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Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
Publié le dimanche 8 avril 2007

  N° 727-728 – Février-Mars 2007 a  

45e anniversaire de la guerre d’Algérie
 
Souvenir et recueillement avec l’ARAC, mais aussi paix et amitié dans l’union… Le 19 mars 1962, souvenez-vous, c’était il y a 45 ans. Date historique du cessez-le-feu officiel qui permit l’arrêt des combats puis la fin de la guerre d’Algérie qui coûta à la France : 30 000 militaires morts ou disparus en pleine jeunesse alors qu’ils n’aspiraient qu’à une joie de vivre et d’aimer, ainsi que les victimes civiles, des centaines de milliers de mutilés, blessés ou malades, traumatisés.

Les rapatriés connurent le déchirement de tous ceux qui perdent leurs racines natales et plus d’un million d’Algériens payèrent de leur vie leur combat pour l’indépendance.

Le 19 mars 62, seule date officielle en relation étroite avec l’histoire de la guerre d’Algérie, c’est notre bien à tous : si le souvenir des morts est l’affaire des anciens combattants et de toute la Nation, il nous faut aussi témoigner sur une période cruelle de l’histoire de notre pays.

Le 19 Mars est le symbole vivant de notre volonté d’unir dans la paix et la sérénité tous ceux qui, acteurs ou témoins de cette histoire, où jeunes générations d’aujourd’hui, sont les artisans de la construction de la France de demain… En cela, nous sommes les soldats de la paix dont parlait si bien Henri Barbusse.

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 b  

Rectificatif : Retard du rapport constant
 
Nos lecteurs nous ont signalé, avec juste raison, une erreur d’impression affligeant la « Résolution 1 : rapport constant » adopté par l’Assemblée générale de l’UFAC fin 2006. Il faut lire, en effet rattrapage de retard constaté, chiffré dans une fourchette de 10,78 % à 22,18 % (et non 12,18 % comme indiqué par erreur) selon le traitement brut annuel de la Fonction publique considéré ».

Ces données résultent de la Fiche technique sur le rapport constant, mise à jour juillet-août 2006, réalisée par l’ARAC, spécialiste reconnue en la matière depuis le siècle dernier.

Ces calculs montrent en effet que l’actuelle valeur du point PMI (13,19) est en retard de 10,78 % (si l’on se réfère au traitement brut annuel de la Fonction publique), voire de 22,18 %, si l’on considère le traitement net annuel de la dite Fonction publique.

Soit, pour une pension PMI à 100 %, une perte annuelle de 1 628,88 à 2573,42 euros, et pour la retraite du combattant (indice 37) une perte annuelle de 55,65 à 108,23 euros.

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 c  

A propos de la décristallisation
 
« Chers amis du Réveil des Combattants, je pense que sur le problème des pensions, il ne faut pas s’en tenir là et continuer à réclamer également la décristallisation des retraites militaires pour ceux qui ont servi plus de quinze ans dans l’armée française et qui perçoivent actuellement une véritable aumône.

Demeure également le problème des Harkis et des veuves de Harkis qui ne perçoivent rien s’ils ne sont pas domiciliés en France.

Bien amicalement. »
Jacqueline THABEAULT ALCANDRE,
Pupille de la Nation

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 d  

Campagne double
 
Le Comité d’entente auquel s’étaient joint l’ARAC et la FNACA s’est réuni à nouveau à l’invitation du président de l’ACVG-PTT, René Peyre, le 12 février dernier. Il a examiné l’avis du Conseil d’État, enfin rendu, qui est favorable à la campagne double mais qui renvoie au gouvernement pour le de l’application de la mesure… Il est convenu de demander une audience au ministre délégué aux Anciens Combattants au nom du Comité d’entente.

L’avis général est aussi que chaque organisation du Comité intervienne auprès des principaux candidats à l’élection présidentielle et aux législatives, ainsi qu’auprès des présidents des UDAC. Il est enfin suggéré d’écrire aux rapporteurs du budget pour demander copie du rapport GAL. Le Comité reste mobilisé si les-démarches n’aboutissent pas dans le moment électoral que nous traversons, l’idée d’une action d’envergure sera reprise juste après les vacances…

Qu’on se le dise.

Raphaël VAHÉ

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 e  

Dernière minute : Départs au Ministère et à l’ONAC
 
Au moment de mettre sous presse, nous apprenons le départ de Gilles de la Caussade, directeur de cabinet du ministre des Anciens Combattants, nommé directeur régional de l’Hospitalisation en Champagne-Ardennes.

Par ailleurs, un décret du 12 mars 2007 a remplacé Guy Collet (appelé à d’autres fonctions) à la tête de l’ONAC, par Rémy Enfrin, préfet hors cadre, nommé directeur général.

Rémy Enfrin était, jusqu’ici, préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Rhône-Alpes. Nous saluons sa venue, tout en saluant Guy Collet que nous avions appris à connaître et à estimer pour sa convivialité, son franc parler et son engagement au service de l’ONAC. Nous lui souhaitons la meilleure « suite » possible dans ses nouvelles fonctions.

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 f  

Allocation différentielle pour les veuves d’AC démunies
 
La circulaire de mise en œuvre de cette mesure votée dans la loi de finances pour 2007 vient d’être soumise pour avis aux membres du groupe officiel ayant travaillé sur ce projet, dont André Fillère et Isabelle Capela pour l’ARAC.

Raphaël Vahé, président national et André Fillère, vice-président national, ont remis, dès le 13 mars à Mme Block, directrice des statuts et pensions, les cinq propositions formulées par l’ARAC pour améliorer ce texte dans l’intérêt des veuves d’AC concernées. Le projet définitif devrait être soumis au conseil d’administration de l’ONAC, le 11 avril prochain.

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  N° 727-728 – Février-Mars 2007 g  

Nouveautés concernant la loi de finances 2007
 
Les articles 75 et 76 de la loi de Finances pour 2006 applicables aux revenus de l’année 2006 ont modifié de façon importante les modalités d’imposition des revenus des personnes physiques.

L’article 75 simplifie le barème de l’impôt sur le revenu. Il diminue de 7 à 5 le nombre de tranches d’imposition et ajuste les taux et les limites des tranches, en reléguant l’abattement de 20 % sur les traitements et salaires, les pensions, les rentes viagères à titre gratuit, les rémunérations des gérants et associés visés à l’article 62 du CGI et les bénéfices des adhérents des centres et associations de gestion agréée.

Il en résulte que le barème applicable aux revenus de 2006 est le suivant pour un quotient familial d’une part :

Fraction du revenu imposable (une part)

  •  n’excédant pas 5 614 € 2 % de 5 614 à 11198 € 5,5 % de 11 198 à 24 872 € 14 %
  •  de 24 872 à 66 679 € 30 % - supérieur à 66 679 € 40 %

    L’article 76 de la loi de Finances pour 2006 tirant les conséquences de l’intégration de l’abattement de 20 % dans le barème de l’impôt sur le revenu :

  •  supprime l’abattement pour les différents revenus professionnels concernés ainsi que pour les pensions et retraites,
  •  ajuste à la hausse le montant imposable des revenus qui ne bénéficiaient pas auparavant de l’abattement,
  •  majore le revenu fiscal de référence retenu par l’application des exonérations et dégrèvements d’impôts locaux,
  •  apporte différentes modifications aux modalités de calcul du revenu imposable (augmentation de certains abattements et charges déductibles)
  •  et enfin aménage le régime des majorations applicables aux contribuables qui ne remplissent pas correctement leurs obligations déclaratives.
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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 h  

    Justes parmi les nations
    Roger Belbéoch
     
    Parmi les Justes auxquels le Président de la République a rendu hommage parce qu’ils avaient sauvé des juifs de la déportation, se trouve notre camarade Roger Belbéoch (1).

    Sollicité par deux résistants de la première heure, Albert Ouzoulias, fondateur des Bataillons de la jeunesse, et Robert Deloche, évadé du camp de Châteaubriant, le jeune Roger Belbéoch passe le concours d’entrée dans la police et le réussit. Son objectif : noyauter celle-ci et l’administration de Vichy afin de servir la Résistance.

    Il était inspiré par l’exemple de son père, Joseph Belbéoch, tombé au combat à la Libération, le 25 août 1944 sous les balles allemandes, ancien combattant de 14-18, militant communiste, redoutable combattant antifasciste et pour la paix.

    Roger Belbéoch a fourni à des dizaines de juifs informations et faux papiers qui permirent de les sauver. Il fut dénoncé et torturé, mais réussit à obtenir sa libération en niant tout, même l’évidence. Avec la complicité de résistants infiltrés dans l’administration préfectorale,- il put-être relâché. Il reprit ensuite ses activités dans des circonstances différentes.

    L’ARAC et le Réveil, ses proches camarades de l’association tien¬nent à se joindre à l’hommage que lui a rendu le Président de la République et à lui redire leur affection.

    Paul MARKIDES

    (1) Roger Belbéoch décrit sa vie de résistant dans un livre intitulé : .« Je n’ai fait que mon devoir »
    Les éditions Robert Laffont

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 i  

    Antoine Beille
     
    Antoine Beille, membre du comité d’honneur de l’ARAC, invité à l’hommage aux Justes parmi les Nations : lors de la cérémonie du 17 janvier au Panthéon, la caméra a montré, à plusieurs reprises, au premier rang des invités, Antoine Beille, membre du comité national d’honneur de l’ARAC, président du comité départemental ARAC et de I’ANACR et du comité départemental de la Résistance de l’Hérault.

    Si notre camarade a été ainsi honoré, c’est parce qu’il est aussi un « Juste parmi les Nations ».

    Mobilisé en septembre 1939, Antoine Beille est nommé aspirant au 21e régiment de marche de volontaires étrangers en formation à Barcarrès, régiment qui comptait dans ses rangs beaucoup de juifs, de républicains espagnols, d’antifascistes autrichiens, polonais, allemands. Au contact de ces hommes, le sentiment de solidarité s’est conforté chez ce jeune officier grièvement blessé dans les Ardennes en mai 1940.

    Dès sa démobilisation, avec le concours de ses parents et de son épouse, domiciliés à Nissan-les-Ensérune, petite localité proche de Béziers, il contribua à soustraire une trentaine de juifs à la barbarie nazie.

    « C’est donc par souci d’humanité que je me suis lancé dans une telle action, déclare-t-il, je sentais qu’il fallait exprimer ma reconnaissance pour ces hommes que j’avais côtoyés sur le front des combats et qui s’étaient engagés spontanément- pour la durée de la guerre afin de défendre leur seconde patrie qui les avait accueillis ; il me fallait aussi faire preuve de solidarité avec cette communauté juive, alors persécutée par les nazis, les policiers et gendarmes de Vichy. »

    Un an plus tard, nommé enseignant à Saint-Pons, dans les hauts cantons de l’Hérault, il poursuivit son activité de résistant en participant, en 1942, avec deux de ses collègues, André Allègre et Henri Lauriol, à la création d’un réseau du Front national de libération, puis, en 1943, du maquis « Jean Grandel » dont il fut un des dirigeants sous le pseudonyme de commandant Nassin. Rappelons que Jean Grandel fut maire communiste de Gennevilliers et exécuté par les Allemands dans la carrière de Châteaubriant en octobre 1941.

    C’est donc un hommage mérité qui fut rendu par le président de la République à Antoine Beille et aux hommes et femmes qui ont sauvé l’honneur de la France en accomplissant, au péril de leur vie, ces actes de résistance à l’oppression nazie. « Je tiens, ajoute-t-il, à associer à cet hommage mon épouse Germaine, ma mère Césarine et mon père Ernest Beille, tous les trois, comme moi-même, titulaires de la médaille des Justes et de la croix de Combattant volontaire de la résistance et tous trois, membres de l’ARAC et de l’ANACR ».

    Notre association peut donc s’enorgueillir de compter dans ses rangs des hommes et femmes d’une telle valeur.

    Maurice MORÉNO
    Président départemental

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 j  

    Inauguration de la place du 8-Février 1962
     
    L’inauguration d’une place du 8 Février 1962 à Paris (métro Charonne) : un premier pas vers la reconnaissance d’un crime d’État ?

    8 février 1962, Paris crie « Non à l’OAS ! » « Non aux fascistes ! », « Paix en Algérie ! », les mêmes voix résonnent à travers toute la France.

    Pacifique, cette manifestation est réprimée par la police du préfet Papon, avec une rare violence. Au métro Charonne : 9 morts, des centaines de blessés, dont Édouard Lemarchand, membre de l ’ ARAC.

    8 février 2007. Quarante-cinq années sont passées. Le carrefour Charonne-Voltaire porte aujourd’hui le nom « Place du 8 Février 1962 - Hommage aux martyrs ».

    Plusieurs centaines de personnes ont participé à l’inauguration. L’ARAC y était représentée par une forte délégation accompagnée de ses drapeaux.

    Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, Nicole Borvo, présidente du groupe communiste et républicain au Sénat, Bertrand Delanoé, maire de Paris, ainsi qu’un délégué du Comité Vérité pour Charonne ont pris la parole avant de dévoiler la plaque commémorative.

    Dans le métro même, des dizaines de gerbes de fleurs étaient déposées par de nombreuses organisations.

    Claude DELEVACQ

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 k  

    Loi du 12 février 2005
    Deux, poids, deux mesures ?
     
    La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation en faveur des Français rapatriés continue de susciter des protestations légitimes. Pourquoi ?

    L’article 2 impose le 5 décembre comme date obligatoire d’hommage aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord.
    Le 5 décembre ne représente qu’une date libre à l’origine dans l’agenda du Président de la République pour l’inauguration du mémorial Quai Branly.
    Cette date ne correspond à aucun événement historique marquant les sept années et demie de guerre.
    Seule le 19 mars, date officielle du cessez-le-feu sur le terrain en Algérie est restée ensuite durablement dans la mémoire des anciens combattants et du peuple de France.

    L’article 13 permet l’indemnisation des fascistes de l’OAS qui, ayant choisi de fuir la justice, se sont réfugiés à l’étranger avant de rentrer en France à la faveur de loi d’amnistie.
    Pour avoir détruit, souvent tué, ils touchent 1259 € par trimestre « d’inactivité », en plus la somme est défiscalisée.
    Par contre, aucune des familles des 2200 morts et des 51 48 blessés victimes de l’OAS n’a à ce jour été indemnisée.

    Deux poids, deux mesures ?

    Après onze mois d’atermoiements, un alinéa de l’article 4 a été supprimé. Il imposait l’enseignement du « rôle positif » de la colonisation. A la veille des élections présidentielle et législative, demandons aux candidats l’engagement d’abroger cette loi scélérate.

    Exigeons la reconnaissance du 19 Mars comme date officielle commémorative du cessez-le-feu en Algérie.

    Ne laissons passer aucune occasion pour nous faire entendre… fort.

    Claude DELEVACQ

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 l  

    Mémoire partagée
    Premières rencontres
     
    Les 26 et 27 octobre 2006, se sont déroulées à l’UNESCO les premières rencontres de la mémoire partagée.
    Elles ont accueilli les représentants de vingt-quatre pays.
    La France y était largement représentée par les dirigeants des associations du mouvement combattant ; parmi eux se trouvait une importante délégation de l’ARAC.

    Ces journées avaient l’ambition de permettre aux participants d’échanger leurs propres expériences sur la façon dont la mémoire des conflits du XXe siècle est transmise dans leur pays et d’affermir des relations permettant une meilleure connaissance réciproque pour promouvoir la paix.

    En développant un dialogue constructif reflétant la diversité des acteurs de la mémoire partagée, ces rencontres entendaient ouvrir la voix à de nouvelles initiatives et à de nouvelles coopérations internationales.

    Au-delà des discours officiels, c’est dans les tables rondes que des apports intéressants ont été exposés. Évidemment, il y avait des inégalités et tous ces apports ne conduisaient pas les participants à les prendre tous en considération. Mais nous avons pu retenir quelques approches intéressantes.

    Passer de la reconnaissance à la réparation

    Ainsi, nous avons pu apprécier la contribution du docteur Alain Payen, psychiatre du Val-de-Grâce, qui a exposé avec clarté en quoi consistaient les troubles psychotraumatiques de guerre sur les combattants d’une part, sur les civils d’autre part, y compris les enfants pour lesquels le Dr Payen a estimé qu’il était nécessaire qu’un programme de soins spécifiques aux enfants ayant subi les guerres soit mis en place.

    Mais si nous pouvons nous féliciter de voir les psychotraumatismes de guerre reconnus, nous restons sur notre attente quant à leur réparation.

    Et les revendications réclamant l’indemnisation des personnes traumatisées, la disposition d’un carnet de soins et l’ouverture de centres de soins restent des exigences tout à fait légitimes.

    Nous avons pu aussi apprécier les contributions qui portaient sur l’amélioration des appareillages et les traitements des appareillés, la nécessité absolue qu’ils constituent pour nombre d’anciens combattants et de victimes civiles des guerres. Mais cette reconnaissance exige des moyens et pour le moment, si les anciens combattants et les victimes des guerres concernés veulent en profiter, ils doivent trouver seuls les possibilités de les financer.

    Les enfants dans les guerres

    A l’occasion de la présentation .des contributions sur la reconversion du combattant, en fait sur les dispositions et moyens à mettre en œuvre pour accompagner l’ancien combattant au retour à la vie civile, la question des enfants soldats a été clairement exposée.

    Ils sont 250 000 de moins de 18 ans, garçons et filles, exploités par des adultes. Il appartient, bien sûr, aux gouvernements des pays concernés de faire cesser cette ignominie, mais il faut aussi donner à ces enfants les moyens de construire leur identité et de recevoir une éducation et une formation professionnelle, le chômage étant souvent à l’origine de cette situation. Et c’est à l’UNICEF que revient cette mission.

    Mais il fut aussi question de la situation des enfants d’aujourd’hui victimes des guerres d’hier. Telle celle des enfants vietnamiens victimes de l’agent orange qui fut évoquée par le général Dang Quan Thuy, président de l’Association des anciens combattants vietnamiens. C’est une situation bien connue de nos lecteurs qui savent l’action de l’ARAC, avec le comité national français du Village de l’Amitié au Vietnam, qui, après en avoir financé pour une bonne part la construction, agit avec suivi pour financer les soins nécessaires à ces enfants et soutient l’exigence vietnamienne d’indemnisation du Vietnam par les sociétés productrices de l’agent orange pour contribuer à financer ces soins.

    Témoigner pour l’avenir

    « Témoigner pour l’avenir », tel était le thème de la troisième et dernière table ronde qui occupa la seconde journée de ces rencontres. De nombreux aspects, parmi lesquels celui qui concerne la manière de mettre en scène un héritage, ont été exposés, avec leurs nombreux côtés positifs mais aussi leurs déviances : le rôle du témoin, le rôle de l’historien.

    Le témoin concoure à la mémoire collective. Il met des faits en mots au fil des grands questionnements dans la société où il vit. Mais, par volonté d’être plus démonstratif, il s’approprie quelquefois des événements vécus par d’autres, souligne Marie-José Chombart de Lauwe d’où la nécessité, dirons-nous, de le pousser à préciser certains aspects de son témoignage.

    L’historien, lui, se meut dans une connaissance partagée. Il propose une intelligibilité du passé. Il s’efforce de rendre actuels, expressifs, compréhensifs les phénomènes du passé. Au total il s’efforce de trouver les mots d’aujourd’hui pour parler d’hier. Tandis que le témoin fait revivre l’événement, l’historien procède à une mise à distance de l’expérience.

    Une confrontation utile

    Malgré des insuffisances indiscutables, cette confrontation des mémoires des conflits du XXe siècle a donc été d’un certain apport et il ne sera pas inutile, lorsqu’ils paraîtront, d’en étudier les actes et de les analyser, car il est sûr que le mouvement combattant pourra en tirer beaucoup de réflexions utiles à son action.

    Paul MARKIDES

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 m  

    Emission d’un timbre sur Henri Barbusse
     
    Depuis deux ans, un comité de soutien, comprenant plus de 50 personnalités de tous bords, présidé par le sénateur-maire de Saint-Quentin (Aisne), auxquels se sont joints les marchands de timbres de Paris, demandent avec notre association nationale, le comité départemental de Picardie, la section de Crouy (Aisne) où a combattu Henri Barbusse, les municipalités de Crouy, Bray-sous-Clamecy el Clamecy, l’émission d’un timbre à l’effigie d’Henri Barbusse à l’occasion du 90e anniversaire de l’attribution du prix Goncourt au « Feu » d’Henri Barbusse, de la création de l’ARAC et de la fin de la guerre 1914-1918.

    Malgré l’appui du ministre délégué aux Anciens Combattants, les instances gouvernementales ont toujours répondu à la suite de l’envoi du dossier de demande que les décisions de l’émission de timbres pour cette période avaient été prises par la Commission nationale chargé de les décider en 2005, sans autres commentaires.

    Ne pouvant accepter ces réponses alors, que la dernière année concernée, 2008 est encore à venir, l’ARAC et l’Association des amis d’Henri Barbusse se sont adressées au Président de la République pour lui demander son intervention.
    Celui-ci a fait répondre qu’il demandait au ministre délégué aux Anciens Combattants de déposer lui-même une demande d’émission d’un timbre à l’effigie d’Henri Barbusse auprès de la commission philatélique.

    Nous voulons espérer que la plus haute autorité de l’État sera prise en considération à temps pour que le timbre puisse être édité enfin en 2008.

    Paul MARKIDES

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 n  

    Des stagiaires de l’ERP "Malterre" (91) en voyage à Oradour-sur-Glane
     
    A l’initiative de Mme Charbonnier, directrice de l’ERP de Soisy-sur-Seine, des« stagiaires de la section BAC TB2E ont effectué un voyage pédagogique de deux jours, encadré par M. Simon, Mmes Erhard et Paquier (professeurs), accompagnés d’anciens combattants de l’ARAC dont André Filière, président départemental et administrateur national de l’ONAC.

    Partis en car à 8 h 30 et après un déjeuner champêtre, ils ont visité, l’après-midi, le magasin d’usine des porcelaines Bernardaud, à Limoges, avec un parcours guidé des ateliers et salle d’exposition. Le reste de la journée fut consacré à une visite du centre-ville de Limoges (les vieux quartiers, celui des Bouchers…), avant de rejoindre l’ERP ONAC du Longbois où les attendait un repas collectif et un accueil fort convivial.

    Le lendemain, après une bonne nuit d’hôtel, ils reprenaient la route pour le centre de mémoire du village martyre d’Oradour-sur-Glane, où venait les rejoindre une délégation de l’ARAC de la Corrèze.
    La visite du centre de mémoire, suivie du parcours dans le village détruit, le recueillement devant les lieux de mémoire dans le cimetière, furent autant de rencontres avec l’Histoire, venant compléter, en émotion, les visites déjà effectuées à Paris, dans le cadre du travail de recherches pour la création d’un mémorial consacré aux 135 jeunes essonniens tombés durant la guerre d’Algérie, projet mené en partenariat avec l’ONAC et l’ERP, par l’ARAC, les ACPG-CATM, la FNACA, l’UF et l’UNC, appuyés par le ministère des ACVG, le conseil général de l’Essonne et la ville d’Evry.

    L’après-midi fut ensuite consacrée à la visite commentée du site gallo-romain de Chassenon, qui permit ainsi de mêler les conditions de l’histoire aux notions d’enseignements pratiques de terrain pour ces stagiaires en section bâtiment-architecture. Le retour en car pour Soisy-sur-Seine fut l’occasion à de multiples échanges, y compris à la poursuite d’information-formation grâce à la projection d’un DVD consacré à la construction commentée du Viaduc de Millau.

    André FILLÈRE.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 o  

    Draveil (91)
    Hommage aux Brigades internationales
     
    Le 1er décembre 2006, la ville de Draveil a inauguré, en présence de Lise London et Cécile Rol-Tanguy, une stèle rappelant l’engagement de ses quatorze concitoyens engagés au côté de l’Espagne républicaine dans la lutte contre Franco, Hitler et Mussolini en 1936.

    L’initiative en revient à Roberto Lamplé qui, pendant près de huit ans, a interrogé les anciens de la commune et compulsé les archives pour retracer le parcours de ces quatorze Draveillois engagés dans le combat des Brigades internationales.

    C’est en effet la première fois que, sur ce thème de la guerre d’Espagne, une commune rend officiellement un hommage à ses « enfants », un geste de portée symbolique soutenu par l’ARAC en présence de Lise London et Cécile Rol-Tanguy (veuves d’Arthur London et d’Henri Rol-Tanguy) deux grandes figures des Brigades internationales, puis de la résistance française à l’occupant nazi.

    Étaient également présents, César Covo (l’un des derniers survivants des Brigades, dont l’association, l’AVER, était adhérente de l’ARAC dès la guerre d’Espagne) et Georges Tron, député-maire UMP, qui déclara notamment :
    « … nous partageons certaines valeurs républicaines qui transcendent les familles politiques. Cette guerre, comme les autres, doit nous inciter à réfléchir, parce qu’elle a porté les prémices de ce qui s’est passé trois ans plus tard. »

    Un sentiment que partage l’ARAC qui s’honore d’avoir été au côté de l’Espagne républicaine et d’avoir soutenu et défendu les anciens des Brigades internationales qui durent attendre 1996 pour que leur soit reconnu enfin officiellement le droit à la Carte du combattant.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 p  

    Cuba
    La main tendue aux Etats-Unis
     
    Le 2 décembre dernier, à l’occasion de la commémoration du 50e anniversaire du retour à Cuba, le 2 décembre 1956, des Barbudos de Fidel Castro et du Che Guevara, Raùl Castro (vice-président du Conseil d’État et des Ministres) a prononcé un important discours dont sont tirés les extraits ci-dessous.

    « Nous saluons (…) les chers amis de la Révolution cubaine qui nous ont offert leur soutien et leur solidarité indispensable tout au long des 50 dernières années de cette longue lutte pour la souveraineté et la liberté. (…) Nous vivons un moment historique exceptionnel… (…) Malgré les manœuvres et les pressions des États-Unis et de leurs alliés, le prestige international de Cuba s’est renforcé. Preuve en est le quatorzième sommet du Mouvement des pays non alignés qui s’est tenu avec succès en septembre dernier et, plus récemment, le soutien record obtenu à l’assemblée générale des Nations unies par la résolution condamnant le blocus imposé par les États-Unis à notre pays. (…) Les récents événements survenus sur la scène internationale témoignent de l’échec des politiques aventureuses de l’actuel gouvernement des États-Unis. Le peuple de ce pays a exprimé, par son vote du 7 novembre dernier, son rejet du concept stratégique de guerre préventive, de l’utilisation du mensonge afin de justifier des interventions militaires, de la pratique de la séquestration et des prisons préventives, ainsi que de la lamentable légalisation de l’emploi des méthodes de torture dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme.

    Aux États-Unis, certains pensent qu’ils ne leur reste plus qu’à se retirer tout bonnement du chaos qu’ils ont créé eux-mêmes. Nous ne savons pas ce que fera dans ce cas l’OTAN, engagée malgré elle par ses partenaires américains dans le conflit Afghan, qui devient également de plus en plus incontrôlable et dangereux.

    (…) Le peuple des Etats-Unis, comme il l’a fait pour le Vietnam, mettra fin à ces guerres injustes et criminelles. Nous espérons que les autorités des États-Unis apprennent aue la guerre n’est nas la solution aux problèmes grandissants que connaît le monde (…) et que ses terribles conséquences pour les peuples, y compris le peuple américain, sont déjà visibles.

    Nous sommes convaincus que l’issue des conflits pressants que connaît l’humanité ne réside pas dans les guerres mais dans les solutions politiques. Nous voulons profiter de cette occasion pour déclarer à nouveau que nous sommes prêts à nous asseoir à la table des négociations pour résoudre le conflit qui oppose Cuba aux États-Unis, à condition qu’ils acceptent, comme nous l’avons déjà dit, que notre pays ne puisse tolérer aucune atteinte à son indépendance et que les négociations se déroulent sur la base des principes d’égalité, de réciprocité, de non ingérence et de respect mutuel.

    En attendant, après presque un demi-siècle, nous attendons encore patiemment que le bon sens s’impose chez ceux qui détiennent le pouvoir à Washington. » (Source UNESCO).

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 q  

    Etats-Unis – Cuba
    Des élus américains pour un rapprochement
     
    Lors du 50e anniversaire du débarquement du bateau Granma ramenant Fidel Castro, Che Guevara et leurs compagnons à Cuba pour reprendre la lutte contre le dictateur Battista, Rail Castro, chef de l’État par intérim, avait « tendu la main » aux USA dans un discours déclarant, notamment, que La Havane était disposée à « résoudre le conflit qui oppose Cuba aux États-Unis (…) à condition que les négociations se déroulent sur la base des principes d’égalité, de réciprocité, de non-ingérence et de respect mutuel ».

    Une délégation de parlementaires américains a saisi cette opportunité pour venir à Cuba rencontrer les autorités de la Grande Ile, durant le week-end du 16-17 décembre dernier.

    Composée de républicains et de démocrates, la délégation a souhaité inscrire sa visite dans ce sens, déclarant notamment, avec Jeff Flake, qu’elle « croyait unanimement que les États-Unis devraient répondre positivement à la proposition de Raul Castro », même si des lignes de fractures existent entre Washington et La Havane, « les États-Unis ayant d’importants intérêts à Cuba et de fortes divergences avec le gouvernement cubain ».

    En effet, du côté des USA, bien des parlementaires se déclarent convaincus de l’inefficacité de la position coercitive et agressive adoptée jusqu’à présent par leur gouvernement à l’égard de Cuba. En témoigne, d’ailleurs, l’isolement de plus en plus marqué internationalement quant aux sanctions économiques à l’encontre de Cuba et la quinzième condamnation consécutive du blocus imposé par les USA au peuple cubain, par l’Assemblée générale des Nations Unies.

    Par ailleurs, à la demande de congressistes républicains US et du démocrate William Dehunt, le bureau de comptabilité du Congrès américain a publié un rapport accablant quant à l’utilisation des 73,5 millions de dollars alloués officiellement depuis 1996 « à l’aide à la démocratie », c’est-à-dire à la subversion interne dans l’île. Ainsi, selon les médias nord-américains, « plus de la moitié de ces fonds ne sont jamais parvenus à Cuba : ils sont restés à Miami » pour enrichir la maffia anticastriste. Que les relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba se réchauffent enfin et qu’une nouvelle étape de relation s’ouvre entre les deux pays, tel ne peut qu’être notre vœu le plus ardent en ce début d’année ; et sans doute aussi celui du peuple cubain, avec la libération de leurs cinq compatriotes antiterroristes injustement emprisonnés aux USA depuis 1998, en violation même de la justice et de la constitution américaine.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 r  

    Des prix Nobel pour la libération des cinq antiterroristes cubains
     
    De nombreuses personnalités protestent désormais contre l’emprisonnement injuste subi par cinq Cubains antiterroristes depuis plus de huit années dans les geôles américaines, en violation même avec la justice et la constitution des États-Unis.

    « Il est temps de mettre un terme au calvaire des cinq Cubains et de leur famille », tel est le sens de l’appel lancé par un certain nombre de personnalités, parmi lesquelles : Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la paix, José Saramago, prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature et de nombreux intellectuels, tels Noam Chromsky et Salim Lamrani qui rappellent notamment que les « cinq » ont été arrêtés aux Etats-Unis en 1998 pour avoir « infiltré (avant le film américain qui vient de sortir sur nos écrans) les groupuscules anticastristes d’origine cubaine responsables de nombreux attentats violents », alors que, grâce aux « cinq », dans le même temps, les autorités avaient informé le FBI de la « dangerosité de plusieurs personnes vivant en Floride, et impliquées dans le terrorisme contre Cuba ».

    L’ARAC et ARAC-Cuba-Solidarité soutiennent cet appel des prix Nobel. Nos lecteurs peuvent se joindre à eux en l’écrivant au Réveil des Combattants.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 s  

    Nations unies
    Demande de la levée du blocus US sur Cuba
     
    Le 8 novembre dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le point 18 de l’ordre du jour intitulé « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » a été voté par 183 États contre quatre et une abstention.

    Les USA apparaissent ainsi de plus en plus isolés sur la scène mondiale et, lors de cette session, Felipe Perez Roque, ministre des Relations extérieures de Cuba, a prononcé un discours que nous résumons ici, et dont l’essentiel sera publié par le Bulletin mensuel d’Information de l’ARAC.

    Ainsi, Felipe Perez Roque révéla les nouveaux plans secrets des USA contre Cuba, demain, s’ils reviennent gouverner la Grande Ile :

  •  confisquer les terres, les appartements, les immeubles pour les rendre aux anciens exploiteurs d’avant 1960, et chasser les Cubains qui s’y trouvent actuellement,
  •  privatiser à tout va et casser la santé et l’éducation actuelles,
  •  développer la répression (« créer comme priorité immédiate un dispositif en ce sens »),
  •  créer un service central d’adoption des enfants qui seront « don-¬nés » à des familles aux USA et dans d’autres pays.

    Déjà des mesures concrètes sont entrées en application :

  •  restriction sévère des visites de Cubains à leurs familles,
  •  suppression des échanges académiques, culturels, scientifiques et sportifs,
  •  plus de 85 compagnies étrangères pénalisées par les USA pour commerce avec Cuba,
  •  applications extraterritoriales de la guerre économique contre Cuba aux marchés du monde,
  •  sanctions et atteintes jusqu’aux relations entre Églises cubaines et américaines,
  •  attaque de la politique d’aide médicale et de soins cubains à l’étranger.

    Le ministre Cubain rappela l’importance de cette aide médicale cubaine aux pays en difficulté depuis 1962, dont il énuméra la liste impressionnante : 132 000 médecins, infirmiers et techniciens de la santé ayant offert leurs services bénévoles dans 102 pays (dont l’Algérie, le Pakistan, l’Indonésie, le Pérou, le Venezuela, le Sri Lanka, le Guatemala, etc.)

    L’échec des menaces et manœuvres des USA à l’ONU

    Le ministre Cubain dénonça la manœuvre du gouvernement des États-Unis. Constatant qu’ils ne pouvaient pas changer l’écrasant soutien à la résolution contre le blocus, les USA ont tout tenté : pression pour l’abstention et chantage auprès des délégations, tentative de faire boycotter le vote et, pour finir, manœuvre visant à faire voter un amendement (présenté par l’Australie, seul pays ayant accepté l’injonction des USA) qui aurait annulé la résolution proposée.

    Rien n’y fit et la résolution intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » fut adoptée par 183 délégations des États représentés à l’ONU, contre 4 et une abstention.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 t  

    Si l’ARAC n’existait pas, comment la ferions-nous aujourd’hui ?
     

  •  Comment devrait-elle agir et avec qui ?
  •  Comment l’organiserions-nous ?
  •  Que doit être une association d’anciens combattants, de combattants pour l’amitié, la solidarité, la mémoire, le civisme, l’antifascisme, la paix au temps d’Internet, de la mondialisation et d’une situation française postélectorale fort mouvante ?
  •  Comment faire pour ouvrir l’organisation davantage aux non anciens combattants ?
  •  Comment leur faire une place réelle grandissante ? Comment faire pour que l’organisation soit un tissu vivant du siège national, place du Méridien, aux sections, en passant par les comités départementaux et, parfois, au niveau interdépartemental voire régional pour certaines actions ?
  •  Comment faire pour ne pas accabler nos responsables par des charges de travail démobilisatrices et que la désignation des responsables à tous les niveaux soit encore plus démocratique et surtout efficace ?

    Le Conseil national des 17/18 février derniers a discuté longuement et adopté un appel totalement inédit dans la démarche de l’association : « Adhérents vous avez la parole ». Il s’agit en fait d’un questionnement ouvert qui va permettre à chacun(e) d’apporter sa contribution au projet de document d’orientation préparatoire au 53e Congrès national.

    Certes, le texte d’orientation et l’Appel de Tremblay-en-France adopté au dernier Congrès national restent non seulement valables, mais sont nos « fondamentaux » sur lesquels on s’appuie au quotidien dans nos actions… Des actualisations seront nécessaires pour certaines résolutions…

    Mais l’essentiel du travail de recherche-action auquel nous voulons que tous nos adhérent(e)s participent se fera dans les assemblées générales, et congrès départementaux, mais aussi par courrier quand c’est possible, par courrier électronique ou par témoignage recueilli par nos responsables.

    Tous les apports seront examinés par un groupe de travail du Bureau national chargé de rassembler et d’élaborer le projet de « Document d’orientation de l’ARAC 2007 » qui sera présenté au 53e Congrès de Savigny-sur-Orge, à la fin de cette année.

    Parallèlement, un « toilettage » de quelques articles de nos statuts nationaux sera soumis à nos Congrès départementaux et au Congrès national. Ils sont devenus nécessaires par l’évolution de la société dans laquelle nous vivons. Le Congrès national déterminera – ou non – s’il y a lieu d’envisager une refonte plus profonde des statuts pour la suite.

    L’expérience accumulée lors des 90 ans de notre existence doit nous permettre de nous projeter de façon réaliste sur ce que peut être le devenir de notre association, de réduire le décalage entre ce que nous voulons, croyons faire et ce que nous faisons réellement.

    De cette évaluation et à partir des valeurs fortes qui nous unissent et nous font agir, nous travaillons à l’ouverture tant espérée.

    Claude DELEVACQ

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 u  

    Jeudi 29 novembre/Dimanche 2 décembre 2007
    53e Congrès national de l’ARAC
    Savigny-sur-Orge
     
    Après 90 ans d’existence, quel devenir pour l’ARAC, le mouvement Ancien Combattant et les institutions au service des anciens combattants et victimes de guerre ? Les travaux commenceront le jeudi 29 novembre 2007 à 9 heures et se termineront le dimanche après le banquet de clôture (vers 16 heures).

    Dans le cadre de sa préparation, le Conseil national vous lance cet appel : « Adhérents de l’ARAC, vous avez la parole », dont vous’ trouverez le texte ci-dessous.

    Il est important que chaque section en discute et fasse part de leurs propositions, critiques ou observations à leur congrès départemental, qui les transmettra à la Direction nationale. Nous précisons que le document d’orientation adopté au 52e Congrès national et l’Appel de Tremblay-en-France (publiés dans le Réveil des’ Combattants) restent nos « fondamentaux ».

    Le groupe de travail Document d’orientation est chargé de traiter tous les courriers nous parvenant. Pour permettre à ce groupe de préparer son travail pour le 53e Congrès, les propositions, critiques ou observations doivent nous parvenir le 31 octobre au plus tard.

    D’autre part, le Conseil national vous soumet des modifications pour le toilettage de quelques articles des statuts nationaux de l’ARAC qui vous seront transmises par votre comité départemental. Une commission sera chargée de rassembler, là encore, vos remarques et critiques. Celles-ci devront nous parvenir le 31 octobre au plus tard.

    En liaison avec l’ARAC de l’Essonne, toutes les informations pratiques utiles pour organiser votre délégation vous seront communiquées d’ici la fin du mois. Dès maintenant retenez vos dates de congrès départementaux et informez-nous. Ceux-ci devront se tenir avant le 31 octobre 2007.

    Chantal DEGRAEVE

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 v  

    Adhérents de l’ARAC
    Vous avez la parole !
     
    Ensemble, préparons le 53e Congrès national de l’ARAC. Nous avons besoin de tous !

    En 2003, le 51e Congrès national prenait à Saint-Quentin la décision unanime de compléter ainsi le titre de l’ARAC : Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre et des Combattants pour l’Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l’Antifascisme et la Paix.

    Cet acte concrétisait l’adoption d’une démarche nouvelle. Son but est important : il s’agit d’aider à la mise en œuvre, devenue nécessaire, de l’ouverture de l’ARAC à l’adhésion des citoyennes et des citoyens, issus du monde combattant ou non, désireux de se retrouver dans une association dont le titre, à lui seul, porte les meilleures valeurs humaines dont il convient d’assurer la protection, le succès et la pérennité.

    Pour notre ARAC, parmi tous les événements qui marqueront l’année, deux faits nous concernent particulièrement en 2007 :

  •  le 53e Congrès national de notre association à Savigny-sur-Orge (Essonne) du 29 novembre au 2 décembre 2007,
  •  la célébration du 90e anniversaire de la naissance de l’ARAC (1917¬2007).

    De grandes questions animeront les débats du Congrès national, qui devra faire le point des droits sur la situation du mouvement AC, en France et au plan international, et notamment :

  •  quel bilan ce congrès fera-t-il de l’ouverture de l’ARAC aux non anciens combattants ?
  •  quelles perspectives en dégageront-elles dans tous les domaines de la pérennioté de l’ARAC ?

    Prenez la parole

    Apportez votre contribution au projet de document d’orientation du 53e Congrès national. Discutez-en dans toutes vos instances.

    Il nous revient, comme cela a toujours été fait avant chaque Congrès national, de travailler à la rédaction d’un texte intitulé : « Document d’orientation ». Son importance est capitale : il soumet et propose l’orientation qu’appliquera l’ARAC pour demain. C’est justement parce que le contenu de ce document d’orientation est capital que votre avis nous intéresse.

  •  Soyez acteurs (trices), prenez place, parmi les rédacteurs (trices) de ce texte !
  •  Faites-nous part de vos propositions, de vos critiques !
  •  Dites-nous pourquoi, selon vous, l’ouverture de l’ARAC aux non anciens combattants tarde à se réaliser !
  •  Écrivez-nous :
      • « Qu’attendez-vous de l’ARAC par rapport à la défense de vos droits et des valeurs républicaines et démocratiques pour lesquelles vous vous êtes battus ? »,
      • « Comment ressentez-vous l’application de l’ouverture de l’association aux non anciens combattants ? »

    Autres questions :

  •  Alors que le monde combattant compte 4,5 millions de ressortissants de l’ONAC, offrant ainsi un vaste champ ouvert au recrutement, pourquoi, selon vous, le nombre d’adhérent(e) s de l’ARAC n’atteint-il pas le niveau nécessaire pour nos multiples initiatives ?
  •  Dans un domaine que d’aucuns classent sous le vocable « politique », telles la sauvegarde de la paix universelle, la solidarité, l’amitié ou la lutte contre le fascisme, le racisme, l’antisémitisme, comment l’ARAC peut-elle mieux y prendre place et, notamment, quels thèmes, quelles actions, selon vous, méritent plus particulièrement d’être pris en compte ?
  •  Le Réveil des Combattants répond-il à vos attentes ? Que désireriez-vous y trouver ? Avez-vous des propositions à présenter ?
  •  Le travail « mémoire » de l’ARAC vous satisfait-il ? Y a-t-il des thèmes que nous n’abordons pas et que vous souhaiteriez voir développés ? Comment aimeriez-vous que cette question soit abordée et traitée ?
  •  Avez-vous conscience que, si vous êtes ressortissant(e)s ancien combattant ou famille de « Mort pour la France » à titre militaire, vous pouvez renforcer votre droit à réparation en constituant une rente mutualiste subventionnée par l’État et gérée par la Mutuelle de l’ARAC ?

    Ce que sera le contenu du « Document d’orientation » repose donc beaucoup, vous l’aurez compris, sur ce que vous allez nous dire ou nous écrire…

    Quel sort sera réservé à votre apport ?

    Tout apport sera examiné, classé et intégré dans le Document d’orientation qui sera au cœur du débat préparant le Congrès. A partir de cette base, interviendront les discussions et le vote du 53e Congrès.

    Nous allons ensemble innover en construisant de nouvelles avancées. Faisons vivre ensemble cette nouvelle étape du fonctionnement démocratique.

    Pour que vive l’ARAC et pour un très fécond 53e Congrès national !

    Paris le 17 février 2007

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 w  

    Dernière minute : Relèvement du point PMI au 1 er février 2007
     
    Suite à l’augmentation de 0,8 % des traitements de la Fonction publique sur lesquels sont indexées les pensions militaires d’invalidité (PMI), les retraites du combattant et le plafond majorable des rentes mutualistes AC, la valeur du point PMI a été portée. à 13,35 euros au ler février 2007.

    Ce relèvement s’accompagne d’un ajustement des valeurs précédentes, calculés selon l’INSEE à :

  •  13,21 (au lieu de 13,19) au ler juillet 2006,
  •  13,24 (au lieu de 13,19) au 1 er novembre 2006. Ces ajustements donneront lieu à perception d’arrérages, soit 2 centimes d’euro par point du ler juillet au 31 octobre 2006 et 5 centimes d’euro par point du ler novembre 2006 au 31 janvier 2007.

    Depuis le 1er février, la retraite du combattant s’établit donc annuellement à 493,95 euros (37 points PMI x 13,35), soit 246,975 euros par semestre perçu.

    Quant aux rentes mutualistes anciens combattants, le montant de leur plafond est relevé, pour 2007, à 1655 euros.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 x  

    L’ONAC passeur de mémoire
    Ouvrage collectif — Éditions de La documentation française — 65 pages — 10 €
     
    Au cœur de la Première Guerre mondiale et face aux dommages humains d’une ampleur jusque-là inconnue, l’État a mis en œuvre les premiers fondements du droit à réparation, à l’origine de la naissance d’organismes publics assurant la prise en charge des différents préjudices liés à la guerre.

    L’évolution des missions va être alors confiée à l’organisme unique chargé de la prise en charge de l’ensemble des statuts d’anciens combattants et victimes de guerre et, principalement, l’adaptation de la mission de solidarité aux changements démographiques survenus parmi ses ressortissants.

    Le passage de l’entretien du souvenir à la transmission de la mémoire s’inscrit dans les enjeux qui sont aujourd’hui ceux d’un office tourné vers l’avenir, à l’écoute autant des besoins de ses ressortissants que de ceux de la communauté nationale, et principalement préoccupé par la mise en valeur de la mémoire combattante au profit des jeunes générations.

    Cet ouvrage, c’est en somme l’histoire du cheminement, à travers le temps, d’une prise de conscience majeure : la dette de la Nation envers tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la sauvegarde de l’intégrité nationale, mais aussi le devoir impérieux de relier le passé et l’avenir en préservant les valeurs qui ont guidé les combattants dans la lutte pour la liberté. Deux principes indissociables qui prouvent qu’il ne peut pas y avoir de solidarité sans mémoire et réciproquement.

    Cet ouvrage rappelle que la France a traversé un XXe siècle tourmenté qui a laissé derrière lui nombre de souffrances ne devant pas être oubliées et ayant vocation à éclairer l’avenir.

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 y  

    Psychopathologie des violences collectives
    Un défi majeur : vivre ensemble en respectant les différences
     
    C’est à cette attitude, à cette pratique déjà définie en l’an 2000 par le musicien Yehudi Menuhin, que nous invite notre amie Françoise Sironi dans le livre qu’elle vient de publier aux éditions Odile Jacob.

    Maître de conférences en psychologie clinique et pathologique à l’université Paris VIII, elle enseigne la psychologie géopolitique, une approche nouvelle qu’elle a créée, à l’Institut d’études politiques de Paris. Françoise Sironi, membre de l’ARAC, joue également un rôle éminent dans le groupe de travail consacré par notre association aux psychotraumatismes de guerre. Elle est intervenue à ce titre, en novembre 2006 à Marseille, lors de notre récent colloque consacré aux laissés-pour-compte des guerres modernes.

    Spécialiste internationalement reconnue, Françoise Sironi a soigné les victimes des Khmers rouges, est allée en mission au Kosovo et a fondé un centre de réhabilitation des vétérans russes des guerres en Afghanistan et en Tchétchénie. Ce n’est donc pas à la légère, mais à partir d’une solide expérience et d’un vécu toujours douloureux et souvent dramatique de terrain, qu’elle peut affirmer que les conflits violents créent des traumatismes psychiques aussi bien chez les agresseurs que chez les agressés. Des traumatismes qu’il faut soigner, qu’il est possible de soigner selon des thérapies précises.

    C’est une démarche qui nous concerne tous, anciens combattants, victimes du terrorisme ou de toutes violences, qu’elles soient dues au travail, à la vie urbaine, à la vie conjugale, aux accidents de la route et du travail, etc.

    C’est une mission de santé publique, à laquelle l’ARAC s’est attelée, dans le domaine qui est le sien, celui des ACVG, avec l’aide de spécialistes aussi confirmés que Françoise Sironi, Marie-Odile Godard, Nathalie Mombet, Bernard Sigg, Jacqueline Thabeault-Alcandre et bien d’autres.

    Et ce livre nous interpelle particulièrement lorsqu’il aborde « les mécanismes de fabrication des combattants par la guerre » qui illustrent le lien existant entre le processus psychologique développé pendant la guerre et ses caractéristiques agissant encore au retour à la vie civile, entre les mécanismes mis en œuvre lors des initiatives par la guerre et leurs séquelles laissant des traces durables dans le fonctionnement psychologique au retour.

    La déshumanisation du soldat commence par lui-même ; en même temps que l’injure, l’insulte, la haine sont des conditions indispensables à la « fabrication » de l’ennemi. L’être humain peut s’interdire de tuer, mais la logique de guerre peut en décider autrement. Surtout dans l’action… L’action inculquée et vécue comme une phase technique où tout devient simple, décomplexifié (« tuer ou être tué »), surtout quand surgit à l’improviste… l’imprévisible.

    Une action qui peut devenir un besoin, une exigence en réaction à… l’inaction ! Quel combattant n’a pas vécu cette tension de l’attente devenue, devenant insupportable ? L’attente de l’embuscade dans laquelle va tomber le convoi ? L’attente du harcèlement du poste… La tension qui fait que soudain on souhaite que çà « craque » enfin pour se libérer par l’action, par le feu, de la pression interne.

    Nous reviendrons avec Françoise Sironi sur ce livre dans lequel, elle traite des thérapies à mettre en œuvre, des pratiques cliniques innovantes et affirme sa certitude qu’il est possible et nécessaire d’œuvrer à l’avènement « d’un nouvel humanisme capable de s’opposer aux possibles fanatismes politiques et religieux contemporains. »

    Psychopathologie des violences collectives, Françoise Sironi, éditions Odile Jacob, 23,50 €

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      N° 727-728 – Février-Mars 2007 z  

    Psychotraumatismes
     
    Pour Maître Jacqueline Thabeault-Alcandre, intervenante au colloque de Marseille, il faut exiger soins et droit à réparation.

    Les 21 et 22 novembre 2006, s’est tenu à Marseille un colloque sur le thème « Les laissés-pour- compte des guerres contemporaines et des essais nucléaires ». Ce colloque organisé par l’ARAC des Bouches-du-Rhône, en coopération avec les comités ARAC de la région PACA et la collaboration de deux autres associations d’anciens combattants (l’AVEN et AVIGOLFE) traita des psycho-traumatismes de guerre ou névroses de guerre, des problèmes des victimes d’irradiations des essais nucléaires français, et de ceux des soldats ayant servi lors de la première guerre du Golfe.

    Jacqueline Thabeault-Alcandre, avocate, membre de l’ARAC, ressortissante de l’ONAC, s’est engagée depuis près de trente ans dans l’action au service des ACVG. Elle nous fait part de ses réflexions.

    Le Réveil des Combattants : Sur le plan du droit en France, qu’en est-il de ces victimes ? Quel sort leur est réservé ?

    L’administration française des anciens combattants et victimes de guerre n’aime pas les nouveautés. .Elle est toujours très en retard sur les progrès de la médecine. Elle se refuse à en tenir compte pour mieux rester campée sur ses positions et refuser un droit à pension pour des troubles médicalement admis. C’est ainsi qu’il a fallu attendre le décret du 10 janvier 1992 pour que les psychotraumatismes de guerre soient enfin qualifiés traumatismes et blessures et non plus maladies.

    Malheureusement ce décret a rapidement révélé ses faiblesses.

    Les décisions des tribunaux et des cours sont loin d’être unanimes. Et, lorsque le dossier arrive au niveau du Conseil d’État, celui-ci interprète de façon très restrictive le décret du 10 janvier 1992, obligeant la victime à apporter la preuve d’un ou de faits précis de service à l’origine de cette névrose traumatique.

    Le problème des soins gratuits est également un problème très épineux. En effet selon la législation actuelle, toujours en vigueur depuis la charte de 1919, l’accès aux soins gratuits n’est ouvert que si l’intéressé est titulaire d’une pension militaire d’invalidité. Les victimes de névrose traumatique n’obtiennent donc l’accès aux soins gratuits qu’après avoir vu reconnaître leur droit à pension.

    Que deviennent les victimes des essais nucléaires français et leurs familles ?

    Fort de l’expérience du semi-échec du décret du 10 janvier 1992 pour les névroses traumatiques, il faut, pour les irradiés nucléaires, éviter les pièges tendus par les institutions. Actuellement aucune législation spécifique n’existe en droit français pour les victimes des essais nucléaires. De nombreuses procédures sont engagées devant des juridictions différentes : juridictions des pensions, CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infraction), juridictions pénales. Aucune procédure pour le moment n’a abouti définitivement et positivement.

    Malgré l’avancée de la recherche scientifique et médicale, capable de déceler, plus de cinquante ans après, des anomalies sur les victimes des essais nucléaires, l’administration reste sur des positions en contestant tout droit à pension.

    Pour ces troubles, il serait également nécessaire de mettre en place un suivi médico-social pris en charge par l’État, tant pour les irradiés eux-mêmes que pour leurs familles.

    La guerre du Golfe a provoqué à son tour des troubles jusque-là méconnus et non répertoriés par le guide barème des pensions militaires d’invalidité. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Il semblerait que les militaires engagés dans ce conflit soient victimes à la fois de médicaments, dont la prise leur était imposée, que des effets de l’uranium appauvri. Ces victimes sont soumises au droit commun des pensions militaires d’invalidité et, si les troubles n’ont pas été constatés dans les trente jours du retour en métropole, les intéressés doivent apporter la preuve d’un fait précis de service à l’origine des dits troubles pour obtenir gain de cause. Voici brièvement exposée la position actuelle du droit français concernant « ces laissés-pour-compte ».

    Que faire dans l’immédiat ?

    L’union faisant la force, il me semble indispensable que toutes ces victimes se rassemblent et agissent avec les sections de l’ARAC, les comités départementaux, et profitent de cette période électorale pour interpeller les députés, les sénateurs et les candidats à la présidence de la République quant à l’indispensable satisfaction de leurs droits aux soins et à réparation par le vote d’une loi adaptée, comme nous l’avons proposée lors des colloques de 1995 et 2006 à Marseille.

    Ne baissons pas les bras, le combat continue !



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    6. Carte du combattant, proposition de loi 1939-1945
      14 septembre 2006

    7. L’Arac reçue par le ministre des Anciens Combattants
      14 septembre 2006

    8. Agent orange, dioxine et leurs conséquences
      14 septembre 2006

    9. Alerte ! Les anciens de l’OAS relèvent la tête
      14 septembre 2006

    10. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’août-septembre 2006.
      14 septembre 2006

    11. ARAC-Cuba solidarité
      15 septembre 2006

    12. Papon : un nouveau scandale
      15 septembre 2006

    13. Veuves d’anciens combattants : Groupe de travail sur leur situation financière
      15 septembre 2006

    14. Cérémonies du souvenir organisées par l ’ARAC
      15 septembre 2006

    15. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’avril-mai 2006.
      20 mai 2006

    16. Trois questions à Claude Delevacq, secrétaire général de L’ARAC
      20 mai 2006

    17. Loi de finances 2006 : Les dispositions définitives.
      21 mai 2006

    18. Yzeure (Allier) : L’agent orange fait toujours des victimes au Vietnam
      21 mai 2006

    19. Yvonne Hagnauer : résistante, pédagogue et Juste parmi les Nations
      21 mai 2006

    20. Le cri des enfants de harkis
      21 mai 2006

    21. Le 19 mars est un combat
      21 mai 2006

    22. Dans l’union, les cinq mutuelles AC en action
      21 mai 2006

    23. Psychotraumatismes de guerre : Un colloque en préparation
      21 mai 2006

    24. Les articles de notre journal : "Réveil des Combattants".
      21 mai 2006

    25. Campagne double : Scandaleuse attitude du ministre des Anciens Combattants.
      5 juillet 2006

    26. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de juin-juillet 2006.
      5 juillet 2006

    27. Colloque sur les psychotraumatismes de guerre
      5 juillet 2006

    28. Services départementaux de l’ONAC : Quel recrutement dans les cinq ans ?
      5 juillet 2006

    29. Croix de guerre Algérie-Tunisie-Maroc - Médaille des évadés
      5 juillet 2006

    30. L’ARAC représentée au CA national de l’ONAC.
      5 juillet 2006

    31. Des anticolonialistes en assemblée générale.
      5 juillet 2006

    32. L’ARAC au Tréport : Succès du rassemblement national.
      5 juillet 2006

    33. Le génocide arménien : Un crime imprescriptible oublié
      6 juillet 2006

    34. Anciens d’Algérie , appel à témoignage
      6 juillet 2006

    35. Guantanamo : A propos des emprisonnés
      6 juillet 2006

    36. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’octobre-novembre 2006
      21 novembre 2006

    37. Legs aux associations
      21 novembre 2006

    38. Jeunes porte-drapeaux à l’honneur
      21 novembre 2006

    39. Avec le Comité Vietnam : « Les enfants et le buffle »
      21 novembre 2006

    40. Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
      21 novembre 2006

    41. Cuba élu au Conseil des droits de l’homme à Genève
      21 novembre 2006

    42. Cuba : Solidarité, liberté et justice
      21 novembre 2006

    43. Cuba : Mieux se connaître pour mieux coopérer
      21 novembre 2006

    44. Aide cubaine à la santé et à l’éducation en Bolivie
      21 novembre 2006

    45. Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
      21 novembre 2006

    46. Le 14 Juillet aux Ulis
      21 novembre 2006

    47. Assemblée générale de l’UFAC : Des revendications réaffirmées clairement
      21 novembre 2006

    48. Carnet de santé et aménagements des automobiles
      21 novembre 2006

    49. Les 90es anniversaires du feu d’Henri Barbusse et de l’ONAC sont bien engagés
      21 novembre 2006

    50. Veuves d’anciens combattants : Une allocation pour les plus démunies
      27 janvier 2007

    51. ONAC : Une carte de la France interactive
      27 janvier 2007

    52. Rente mutualiste : Le plafond porté à 1 649 € au 1er-01-2007
      27 janvier 2007

    53. Anciens harkis et supplétifs : Revalorisation de l’allocation de reconnaissance
      27 janvier 2007

    54. La décristallisation : "Une indemnité de rupture"
      27 janvier 2007

    55. Frais des bénévoles et réduction d’impôts
      27 janvier 2007

    56. Cébazat (63) : Exposition cour la mémoire
      27 janvier 2007

    57. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de décembre 2006 - janvier 2007
      27 janvier 2007

    58. Les Ulis (91) : Un débat d’actualité
      27 janvier 2007

    59. Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
      8 avril 2007

    60. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de février - mars 2007
      8 avril 2007

    61. Le Réveil des Combattants N° 729-730 – avril-mai 2007
      27 mai 2007

    62. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants" d’avril-mai 2007
      27 mai 2007

    63. Le Réveil des Combattants N° 731-732 – juin-juillet 2007
      9 juillet 2007

    64. Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
      23 septembre 2007

    65. Le Réveil des Combattants N° 737-738 – décembre 2007 - janvier 2008.
      19 janvier 2008

    66. Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
      24 mars 2008

    67. Le Réveil des Combattants N° 741-742 – avril-mai 2008
      5 mai 2008

    68. Le Réveil des Combattants N° 772 - mai 2011.
      14 juin 2011

    69. Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
      3 juillet 2008

    70. Le Réveil des Combattants N° 745-746 – août-septembre 2008
      27 septembre 2008

    71. Le Réveil des Combattants N° 747-748 – octobre-novembre 2008
      30 novembre 2008

    72. Le Réveil des Combattants N° 759 – février 2010
      2 mars 2010

    73. Le Réveil des Combattants N° 764 – août-septembre 2010.
      30 septembre 2010

    74. Le Réveil des Combattants N° 766-767 – novembre - décembre 2010.
      31 décembre 2010

    75. Le Réveil des Combattants N° 770-771 - mars-avril 2011.
      12 avril 2011

    76. Le Réveil des Combattants N° 771 - avril 2011.
      18 mai 2011

    77. Le Réveil des Combattants N° 777 - octobre 2011.
      1er janvier 2012

    78. Le Réveil des Combattants N° 776 - septembre 2011.
      1er janvier 2012

    79. Le Réveil des Combattants N° 773 - juin 2011.
      31 décembre 2011

    80. Le Réveil des Combattants N° 774-775 - juillet-août 2011.
      31 décembre 2011

    81. Le Réveil des Combattants N° 778 - novembre 2011.
      1er janvier 2012

    82. Le Réveil des Combattants n°789 de décembre 2012 - janvier 2013.
      23 janvier 2013

    83. 8 mai 2006 : Message de l’UFAC
      20 mai 2006

    84. 8 mars 1962 : Charonne : La mémoire des crimes
      27 janvier 2007

    85. 90e anniversaire de la création de l’ONAC
      5 juillet 2006

    86. 90e anniversaire de l’ARAC : Le combat d’un siècle pour la paix, pour la vie
      27 janvier 2007

    87. 1936 : Solidarité avec l’Espagne républicaine berceau de la Résistance française.
      5 juillet 2006