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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
Publié le samedi 29 septembre 2007, mis à jour le dimanche 27 janvier 2008
 
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Union071231a - Marne

Sainte-Menehould : Un nouveau livre sur les combats d’Argonne
 
Entre Meuse et Argonne sur les sentiers de la Mémoire. Le général Bernède vient de sortir un livre remarquable sur « Les combats oubliés d’Argonne ».

Personnage au verbe haut, le général Bernède assure : « L’homme peut mourir deux fois ! Une première quand il perd la vie, une seconde quand ses enfants l’oublient ! ». Un risque devenu bien minime grâce aux efforts conjugués de l’officier mais aussi de Colette Martin-Blanchet.

A propos de cette dernière, le maire de Clermont-en-Argonne, Bernard Villefayot a résumé assez justement : « Elle est la mémoire de notre commune, du secteur ».

Personnalité bien connue du côté de la vallée de la Biesme, la dame mène avec une rare opiniâtreté au ravin du génie, du côté de la Haute Chevauchée, un combat incessant pour que ce haut lieu de notre Histoire, « l’Argonne de 14-18 », ne tombe pas dans l’oubli.

La bénévole a ainsi été fort inspirée de s’adresser il y a quelque temps au général Allain Bernède, expert en histoire militaire, instructeur aux Ecoles de Saint Cyr-Coetquidan, professeur de l’enseignement militaire supérieur : « Faites quelque chose pour l’Argonne ! ».

Après avoir longuement visité les sites actuels réouverts, constaté les réalisations effectuées avec le dévouement des associations en place, cet historien de talent, secondé par son épouse Denise, a apporté ses connaissances aux efforts en cours par le biais d’un livre consacré entièrement à la région et à son passé de guerre.

Le général explique : « A la sortie de la guerre, les hommes ont écrit une histoire ; celle dont ils avaient besoin pour faire leur deuil. Un siècle plus tard, nous avons besoin d’autre type d’histoire. De celle qui doit nous aider à renouveler la pensée des jeunes générations qui ont rompu avec les poilus de la Grande Guerre ».

Historien ménéhildien, Françoise Stupp ne tarit pas d’éloges sur le livre : « Chacun a déjà pu y remarquer l’originalité de sa présentation, ses encarts historiques, ses photos exceptionnelles dont certaines sont inédites, ses croquis d’offensives, ses encarts techniques, le tout assimilable par tout un chacun, avec des noms de nos villages. Une anthologie particulièrement vivante d’histoire militaire locale. Le temps de l’envahisseur, la bataille pour les Islettes, les combats du désespoir en 1916, l’incertitude de mai 1916 à la délivrance de 1918, autant de phases commentées par des anecdotes, dont certaines particulièrement émouvantes. […] On est frappé notamment à la lecture de cet ouvrage par les conditions de survie des combattants particulièrement éprouvantes ; une vie en ligne « partagée avec les rats ». Et l’on retrouve des personnages aussi connus que Sœur Gabrielle ou Pershing ».

Jérôme Gorgeot

« Les combats oubliés d’Argonne » aux éditions 14-18

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Union071221a - Marne

Gisele Probst
 

 

 

 

 

VITRY-LE-FRANÇOIS. A 85 ans, la Vitryate Gisèle Probst, ancienne résistante rescapée des camps de concentration, continue d’aller de collèges en lycées pour raconter aux élèves son combat.

 

 

 

 

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Union071220a - Marne

Tinqueux : Serge Billa n’est plus
 
Serge Billa est décédé à l’âge de 73 ans.
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  • Président des anciens combattants et victimes de guerre de Tinqueux, conseiller municipal depuis 1995, conseiller à Reims Métropole depuis 2001, Serge Billa est décédé à l’âge de 73 ans, mardi à la suite d’une longue maladie.

    Le 1er juillet 1980, sous l’instigation de Paulette Billa, maire, Maurice Siegel fonde la société des anciens combattants et victimes de guerre de Tinqueux, à ses côtés sept anciens combattants de générations différentes dont Serge, neveu de Paulette Billa. La première assemblée générale aura lieu le 25 octobre de la même année, il sera élu vice-président.

    Juin 1982, le président fondateur, Maurice Siégel décède, c’est alors que Serge Billa lui succède. Dès lors il ne cessera, entouré de son conseil d’administration et des membres du bureau, de développer les actions, d’être à l’écoute, d’aider, d’organiser les cérémonies commémoratives et aussi festives…

    Il sera également vice-président du Souvenir français jusqu’en 2002 et vice-président départemental de l’UFM jusqu’en 2003.

    Plusieurs distinctions lui seront décernées, parmi lesquelles la médaille militaire, celle de chevalier de l’ordre national du mérite, la croix de la valeur militaire, la croix du combattant volontaire AFN, ainsi que plusieurs titres de reconnaissance.

    Sa carrière professionnelle, il la commença en 1952, comme mécanicien-ajusteur aux Verreries Mécaniques Champenoise, puis en 1958, chez Chausson. La même année, il rejoint la ville de Tinqueux aux services techniques.

    Puis à la ville de Reims, en 1968, tout d’abord comme mécanicien auto, responsable du garage et terminera sa carrière, en 1998, contrôleur de travaux, responsable du service propreté de la ville de Reims. Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux a tenu à saluer sa mémoire. « J’ai toujours bien travaillé avec Serge Billa », indique-t-il. « Il s’est très impliqué dans les différentes commissions à laquelle il siégeait. C’était un homme de rigueur et surtout fidèle. Je le retrouvais aussi à Reims métropole où il prenait une part active. Serge était un ami. »

    Ses obsèques seront célébrées lundi 24 décembre à 9 h 15 en l’église Sainte-Bernadette de Tinqueux.

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    Union071218c - Marne

    SUPPLEMENT ECO : Le Polygone de Moronvilliers joue la transparence
     
    Des concentrations d’uranium et de béryllium dans l’air toujours très inférieures aux seuils de référence admis.

    Et depuis l’origine, aucune pollution dans les eaux souterraines aussi bien que dans les eaux de surface, aux alentours et sur le site du Polygone d’expérimentation de Moronvilliers (Marne).

    Voilà qui est de nature à rassurer, si besoin était, les populations et élus de ce secteur rural qui vit, depuis 1958, dans l’ombre d’un centre d’expérimentation « mettant en œuvre » des explosifs.

    Quand il s’agit de faire le point sur l’état de l’environnement, la « Grande muette » sait communiquer. C’est plus précisément à la direction des applications militaires du commissariat à l’énergie atomique -CEA- DAM- qu’est rattaché le Polygone de Moronvilliers.

    Ecologie et économie

    Christophe Behar, le directeur du CEA-DAm-Ile de France, vient de faire le déplacement à Pontfaverger-Moronvilliers pour informer les habitants Cartes sur table, en présence de spécialistes et de l’un des médecins chargés de la surveillance du personnel.

    « Le service de santé au travail n’a jamais détecté de situation mettant en jeu la santé des personnes ».

    La qualité environnementale est particulièrement sensible dans ce secteur classé « zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique ».

    La partie sud est également classée en zone Natura 2000. A la fin de la Première Guerre mondiale, le terrain alors « truffé d’obus » n’avait pu être rétrocédé aux civils, a rappelé Eric Kraus, responsable du Polygone.

    Depuis 1957, 1/5e du terrain est en concession au CEA qui dispose d’environ 500 hectares.

    Les expérimentations mettant en œuvre l’uranium (appauvri) et le béryllium connus pour leur toxicité, se déroulent depuis 2000 dans des installations nouvelles, en milieu confiné.

    Pour 2008, le CEA vise une certification aux normes ISO 14.001 qui viendra conforter sa démarche environnementale.

    Car les enjeux ne sont pas seulement écologiques, ils sont aussi économiques. Le polygone de Moronvilliers emploie 125 salariés du CEA pour trois millions d’euros de salaires nets versés par an. Plus une cinquantaine de personnes qui en vivent.

    Une dizaine d’entreprises extérieures de la région sont en effet présentes sur le site. Chaque année, quatre millions d’euros sont en moyenne dépensés dans la région : génie civil, fournitures pour les expérimentations, logistique, restauration, sous-traitance… Moronvilliers, ce sont également plus de 450 visiteurs par an et une quinzaine d’universitaires accueillis chaque année.

    Un tel poids économique et social vaut bien une transparence sur l’impact des expérimentations.

    Sous le contrôle vigilant de l’association locale de l’environnement.

    D.H.

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    Union071218b - Marne

    MUIZON : Les anciens combattants au secours des plus démunis
     
    Une salle comble pour assister au bilan de l’année 2006-2007.
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  • La section muizonnaise des anciens combattants vient de tenir sa 36e assemblée générale.

    Guy Berrot, qui, l’année dernière, a démissionné de son poste de président de l’association, a, malgré tout, présidé cette réunion, aucune personne ne s’étant, à ce jour, portée candidate à ce poste.

    Un instant de recueillement a été respecté à la mémoire de trois membres de l’association disparus au cours de la saison 2006-2007.

    Forte de ses 120 adhérents, la section organise des cérémonies plusieurs fois dans l’année afin de commémorer et d’honorer la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la nation.

    L’UNC aide aussi les plus démunis, familles de victimes et aide aux frais d’obsèques, porte secours et organise des visites en milieu hospitalier.

    A signaler que Michel Caquot, maire de Muizon, a dévoilé, au cours de la cérémonie en hommage aux victimes de l’Afrique du Nord, une plaque commémorative au nom de Casimir Kowal, tombé durant ce conflit.

    Enfin, il faut savoir que l’UNC possède également un musée important, richement garni de documents, costumes et armes de tous les conflits. Il est situé dans la cour de la caserne des pompiers. Il est ouvert à tous, écoliers compris, tous les jours sur rendez-vous à prendre auprès de Guy Berrot, au 03.26.02.97.31.

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    Union071218a - Marne

    Pargny-sur-Saulx : Cantons de Thièblemont et d’Heiltz-le-Maurupt : Bilan et projets du Souvenir Français
     
    La visite envisagée de la base de Saint-Dizier est reportée en 2009.
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  • Le Souvenir Français reçoit l’aide de 27 communes sur les 55 que comptent les deux cantons.
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  • Le comité du Souvenir Français de Sermaize-les-Bains qui regroupe les deux cantons de Thièblemont et d’Heiltz-le-Maurupt a tenu samedi son assemblée générale annuelle à Pargny-sur-Saulx en présence du conseiller général Christian Zapior, du maire de la commune Andrée Cheneby, de plusieurs maires des deux cantons ou de leurs représentants, du Directeur Départemental de l’Office National des Anciens Combattants et de plus de 50 adhérents.

    Le président P.-M. Zélia Delaborde a rappelé l’activité de l’année 2007 : participation aux cérémonies et réfection de huit tombes, les travaux ayant été réalisés par des bénévoles de l’association pour plusieurs d’entre eux.

    Ces activités ne sont possibles que grâce à l’aide de 27 communes sur les 55 que comptent les deux cantons.

    Les projets

    Le programme 2008 était ensuite présenté :

  •  en janvier, projection du film mémoire « Les veilleurs » à la MJC de Sermaize-les-Bains avec une exposition sur les poilus de 14/18 puis galette des rois ;
  •  en février repas de cohésion à Revigny ;
  •  en avril messe des Rameaux avec une commémoration importante de la fin des hostilités de 1918 pour le 90e anniversaire ;
  •  en mai voyage d’élèves avec les écoles de Sermaize-les-Bains, Pargny-sur-Saulx, Maurupt-le-Montois, Bignicourt-sur-Saulx, le lieu n’étant pas définitivement arrêté (le Chemin des Dames ?) ;
  •  en septembre voyage annuel des membres du comité.

    La visite envisagée de la base de Saint-Dizier est reportée en 2009.

     

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    Union071216a - Marne

    Tchéky Karyo à Reims : voix d’outre-tombe
     
    Le comédien lira de larges extraits d’un bouleversant témoignage sur la Shoah

    TCHÉKY KARYO interviendra demain à Reims dans le cadre de la manifestation « A scène ouverte ». Pendant un plus d’une heure, de sa voix puissante et rocailleuse, il donnera de larges extraits de « Si c’est un homme » de Primo Levi.

    Dès son retour d’Auschwitz, l’écrivain italien a traduit dans ce livre les mécanismes d’asservissement de l’homme jusqu’a sa destruction. « Je vais essayer de faire résonner, au-delà de la description du camp, tout ce qui est lié à la privation, à l’humiliation et à l’horreur », explique le comédien qui s’était déjà fait l’écho de ce texte, une première fois, à l’occasion d’une exposition sur les Juifs de Hongrie en 2005 à Paris.

    Chaque soir, après les répétitions de la pièce « La tectonique des sentiments » d’Eric-Emmanuel Schmitt, qu’il jouera à partir du 25 janvier au Théâtre Marigny, l’acteur s’entraîne chez lui à lire ce bouleversant témoignage sur la Shoah. En suggérant « les forces de survivre » qui animaient les déportés, il veut être un passeur de l’auteur « pour inciter les gens à lire ce livre et à le colporter ».

    « Il faut décrire et radiographier cette horreur mais comment la comprendre », s’insurge cet homme d’origine turque qui, à travers le génocide perpétré par les Nazis, s’en prend à toutes les autres exterminations, notamment celle dont la Turquie s’est rendue coupable vis-à-vis des Arméniens.

    Son engagement personnel se situe dans ses choix artistiques.

    Un nouvel album

    Sa prochaine échéance est donc liée au théâtre. Il en éprouve un grand plaisir : « J’ai commencé comme cela. Je vais retrouver mes racines. J’ai des sensations plus fortes sur une scène. C’est plus sensuel, plus prenant physiquement au niveau des personnages que le cinéma où la dimension physique de mon jeu a surtout été exploitée à travers des films d’action ».

    L’artiste se réjouit aussi de cette série de représentations parisiennes jusqu’en mi-juin qui va lui permettre de se consacrer à son autre passion du moment : la musique. Il a enregistré un premier album, « Ce lien qui nous unit », qui, truffé de ballades portées par le piano et la guitare acoustique, un instrument qu’il pratique depuis dix ans, se situe dans la lignée de la grande chanson française.

    Le chanteur qui signe les paroles et les compositions annonce un nouvel opus pour 2009. En attendant, en terre rémoise, il fera vibrer les mots, chargés d’émotion, de douleur mais aussi de dignité, de tous ces damnés revenus d’outre-tombe.

    Fabrice Littamé

    Lecture lundi 17 décembre à 19 heures à l’Atelier de la Comédie de Reims (10 à 11 euros. 03.26.48.49.00).

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    Union071215b - Marne

    Avize : Entre générations, pour la mémoire
     
    Les élèves de 3e1 avec les résidents, pendant le goûter.
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  • Lors de la cérémonie commémorative de la résistance, le 26 octobre, au collège Saint-Exupéry, un groupe de retraités de la maison Augé-Colin était présent (l’union du 31 octobre). Les élèves de 3e1 avaient souhaité rencontrer les résidents, de façon à ce que ceux-ci leur apportent les témoignages de ce qu’ils vécurent lors de la deuxième guerre mondiale.

    Une dizaine de résidents accepta la rencontre. Les élèves purent formuler leurs questions. Les retraités apportèrent leurs réponses, y ajoutant quelques anecdotes. Ces souvenirs déclenchèrent l’émotion, mais tous furent heureux de ce partage.

    Après cet entretien, tous partagèrent un goûter, moment propice à d’autres échanges plus légers, occasion pour un résident de faire partager aux collégiens quelques chansons qu’il fredonnait à l’époque.

    La classe a apprécié à sa juste valeur cette rencontre et s’est mise au travail pour restituer par écrit ces précieux témoignages.

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    Union071215a - Marne

    EPOYE : Le monument aux morts a repris des couleurs
     
    Le maire, Pierre Boulonne devant le monument aux morts et la stèle de 1940/45.
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  • Ce sera l’une des dernières réalisations de la municipalité d’Époye pendant ce mandat 2001-2007. Et Pierre Boulonne, le maire n’est pas peu fier du résultat.

    Le monument aux morts, il le voit depuis son enfance, puisqu’il a été érigé en 1931, juste quelques années avant sa naissance. Depuis, le monument a davantage subi les outrages du temps. M. Boulonne tenait à sa restauration pour maintenir « le souvenir de la barbarie et le bonheur de la paix ».

    Le conseil municipal a donc décidé de consacrer 15.000 € à la rénovation du monument aux morts de 1914/18 et de la stèle dédiée à ceux de la Seconde Guerre. L’ancien socle en béton du monument aux morts étant en béton, il avait beaucoup souffert des infiltrations d’eau. Aussi, un marbrier de Mourmelon a procédé à son remplacement par un matériau plus noble. Le parterre a été réalisé par un bénévole de la commune.

    La facture a été allégée grâce au député de la circonscription qui a versé 40 % pris sur les sommes allouées par l’Assemblée nationale.

    Maintenant, le maire peut envisager sereinement les élections. Malgré ses 75 ans, il a bien l’intention de se représenter et de rester maire des 420 habitants d’Époye.

    J.F.Scherpereel

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    Union071213f - Marne

    Reims : L’hommage à Jacques Bronchard
     
    Son portrait, sa tunique de déporté, sa Légion d’honneur, sobrement déposés sur une table. Tout autour, sa famille, ses camarades survivants de l’enfer concentrationnaire nazi, ses amis tous soucieux de l’enseignement de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, du concours scolaire de la Résistance et de la Déportation mais aussi des valeurs de la démocratie et de l’humanisme.

    Au Cercle Marin-la-Meslée, on s’est souvenu de Jacques Bronchard, ancien déporté résistant, militant de la mémoire, passeur de sens auprès des plus jeunes. Ses camarades des camps qu’il s’agisse du colonel Louis Carrière, de Raymond Gourlain, Roger Boulanger ou de Mme Paté ont souhaité lire quelques épisodes poignant de sa vie de résistant et de sa condition de déporté.

    Une manière d’associer aussi tous ceux qui ne sont pas revenus ou qui nous ont déjà quittés. Il y avait de la gravité, de l’émotion et un amour filial intact chez ce fils en uniforme qui a salué le drapeau lorsqu’il a recouvert les pièces témoins de son père et qu’après la sonnerie aux morts la Marseillaise a retenti.

    Jacques Bronchard ne sera pas oublié.

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    Union071213e - Marne

    Reims : Pierre Jacquart s’en est allé
     
    Major de la première promotion de l’ESC Reims en 1932, dernier survivant des pionniers du jumelage Reims/Aix-la-Chapelle en 1957, Pierre Jacquart est décédé le 8 décembre dernier, à l’âge de 94 ans.

    Né le 18 novembre 1913 à Passy-Grigny, Pierre Jacquart était un grand sportif. Il fut gardien de but du Racing club d’Epernay au début des années 30.

    Après son service militaire en Corse, il épousa pendant l’été 1939 Madeleine, avec qui il venait de fêter ses 71 ans de mariage. Mobilisé au 106e RI en tant que motocycliste en 1939, il fut prisonnier en 1940 et envoyé dans la région de Hambourg pendant 5 ans. Il finit la guerre comme sergent interprète anglais/allemand dans la British libération army.

    Après la guerre, il effectua une brillante carrière dans le champagne. Dans le cadre du jumelage avec Aix-la Chapelle, il fit de nombreuses interventions et fut un grand artisan du rapprochement franco-allemand.

    Pendant sa retraite, il fut secrétaire du syndicat de maîtrise et d’employés du champagne, délégué départemental de l’Éducation nationale.

    Il écrivit des ouvrages sur la bataille de Valmy et un ouvrage de poèmes « Humour chez les bêtes », dont certains poèmes sont actuellement étudiés dans les écoles.

    Libre penseur, pacifiste convaincu, idéaliste, Pierre Jacquart était très discret.

    Selon sa volonté, il a été incinéré dans l’intimité familiale hier, mercredi 12 décembre.

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    Union071213d - Marne

    Dormans : La résistance expliquée aux collégiens
     
    « Ils sont venus m’arrêter dans ma classe ».
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  • YVETTE LUNDY était au collège de Dormans jeudi dernier où elle a témoigné devant les jeunes de 3e, ainsi que des professeurs intéressés.

    Ancienne institutrice, elle a expliqué comment elle a fait de la résistance, son arrestation et sa déportation au camp de concentration de Ravensbrück. Elle a davantage détaillé l’aide apportée aux pourchassés et persécutés car c’est le thème du concours de la résistance de l’année scolaire.

    « Être résistant, c’est être un peu « anormal » dans la société de l’époque. Au début de la guerre il y avait seulement quelques dizaines de résistants dans la Marne. Ma famille s’est retrouvée engagée dans la résistance dés l’été 1940.

    Nous habitions au Nord de Reims, pas très loin du camp de Bazancourt où étaient enfermés plus de 3.000 soldats français prisonniers, gardés par les Allemands. Certains sont parvenus à s’enfuir et nous en avons recueilli. Il fallait les habiller en civil, les nourrir, leur changer l’identité. Comme j’étais institutrice et secrétaire de mairie, je pouvais faire des fausses cartes. Les cartes d’identité étaient nécessaires pour pouvoir obtenir les cartes d’alimentation à cause du rationnement. Mes frères avaient de la place chez eux et pouvaient héberger plusieurs personnes, moi je ne pouvais en héberger qu’une seule à la fois. J’ai aussi fait des fausses cartes d’identité pour des familles juives, pour des gens qui refusaient de faire le STO et qui se cachaient. D’autres personnes ont hébergé des aviateurs anglais et américains dont les avions avaient été descendus par la DCA et qu’il fallait cacher pour les faire repartir en Angleterre ».

    Et de rappeler :
    « J’ai été dénoncée et les Allemands sont venus m’arrêter dans ma classe devant mes élèves ! J’ai été emmenée et interrogée au Cours d’Ormesson à Châlons puis emprisonnée au fort de Romainville et ensuite on nous a entassées en train, dans un wagon à bestiaux : 120 femmes là où il y a de la place pour 6 chevaux. Nous avons eu 4 jours et 3 nuits de voyage avec juste une ration de pain chacune, une bassine d’eau et une tinette commune. On ne pouvait être toutes assises en même temps. Puis on est arrivées au Nord de Berlin, à la gare de Fürstenberg, on a fait 4,5 km de marche et on est arrivées au camp de Ravensbrück ».

    « Si je vous parle ce n’est pas un plaisir, c’est pour répondre à un engagement, pour le Concours national de la résistance et de la déportation, qui existe depuis 1961 et que certains d’entre vous préparent. Ce concours permet de témoigner face à vous ! ».

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    Union071213c - Marne

    Châlons-en-Champagne : La Fnaca en assemblée générale
     
    L’assistance : 24 adhérents.
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  • La FNACA (Fédération nationale des anciens combattants d’Afrique du Nord) section locale, présidée par Michel Noël, a rassemblé, à l’occasion de son assemblée générale annuelle, 24 de ses adhérents lundi à la maison du combattant.

    Points les plus importants abordés par le président et les anciens combattants AFN : une meilleure attribution de la carte du combattant, les droits et la revalorisation des pensions des veuves dont certaines n’ont pas encore atteint le seuil des 550 euros minimum mensuels.

    Michel Noël faisait ainsi état d’une veuve d’ancien combattant qui ne percevait que 399 euros net par mois. « Difficile en effet de survivre avec cette somme ! ».
    Elle se voit désormais attribuer 156 euros de plus.

    Cette assemblée générale, très constructive, s’est soldée par la réélection du bureau qui se décompose ainsi : président, Michel Noël ; vice-président, Louis Trouillard ; secrétaire, Daniel Fritz ; trésorier, Pierre Picard ; trésorier-adjoint, Claude Poterlot ; porte-drapeau, Daniel Bouilly ; délégué au journal, Alain Leyravaud ; membres, Daniel Ayot, Vincent Guillou, Jean-Marie Neirs, Stanislas Pawtowski, vérificateur aux comptes, Mauricette Bouilly.

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    Union071213b - Marne

    Fismes : Les anciens combattants jusqu’au bout de la nuit
     
    Le plaisir de jouer et chanter pour les autres.
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    Le dîner dansant organisé par les anciens combattants de l’UNC-51 a été un tel succès que le président Browarnyj a eu du mal à fermer les portes tard dans la soirée ou tôt dans la matinée, c’est selon.

    Les 200 convives ont apprécié la soirée animée par la troupe musicale de l’UNC-51 qui a joué des chansons sur le thème « Plaisir d’amour ».

     

     

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    Union071213a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Noël avant l’heure pour 44 anciens combattants et veuves du Village
     
    Le précieux colis de douceurs remis aux anciens combattants, au Village.
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  • Le directeur pour la Marne de l’office national des anciens combattants, et quelques présidents d’associations d’anciens combattants de Châlons, se sont rendus lundi, à la maison de retraite « Le Village » du centre hospitalier.

    Le but de leur visite : à l’approche des fêtes de Noël, porter un colis de douceurs, aux anciens combattants et ressortissants de l’office, ainsi qu’aux veuves d’anciens combattants vivant en maisons de retraites ou résidences pour personnes âgées.

    Ce sont ainsi 21 femmes et 23 hommes, souvent nonagénaires, qui ont reçu le précieux colis, gage d’amitié et de respect pour celles et ceux qui ont beaucoup donné pour la Patrie.

    Odette Aguilera, 92 ans, Denise Caillet, 84 ans, Andrée Chardain, 84 ans, Andrée Choubat, 96 ans, Cécile Commenil, 96 ans, Janine Cuillier, 91 ans, Marie-Thérèse Daire, 87 ans, Ghislaine Dallou, 83 ans, Marcelle Debuire, 96 ans, Mariette Guilloux, 80 ans, Germaine Henrot, 97 ans, Gilberte Lheureux, 93 ans, Marie-Thérèse Lorent 97 ans, Aimée Paulin, 86 ans, Georgette Person, 93 ans, Germaine Rennesson, 87 ans, Madeleine Rollet, 90 ans, Yvette Van Parys 91 ans, Madeleine Vautrelle, 90 ans, Renée Charbaut, 87 ans, Paulette Lambin, 87 ans, Fernand Gueu, 94 ans, Ammar Hadi, 89 ans, André Huguet, 73 ans, Gilbert Janson, 90 ans, Jean Lejeune, 91 ans, Lucien Maillet, 74 ans, Raymond Marceline, 93 ans, Auguste Masson, 87 ans, Jean Maujean, 93 ans, René Millot, 92 ans, Paul Roussel, 79 ans, Gilbert Sauvage, 93 ans, André Roux, 87 ans, Henri Appert, 94 ans, Khemissi Atamenia, 76 ans, Jean Bernat, 98 ans, René Brodiez, 89 ans, André Chatelain, 72 ans, André Debouzy, 88 ans, Georges Donrault, 85 ans, René Etienne 93 ans, Gabriel Gaudichau, 93 ans, Guy Charton, 73 ans.

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    Union071212b - Marne

    Cormontreuil : Anciens et jeunes réunis
     
    Des enfants du CME se sont joints aux délégués des anciens combattants.
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    Georges Saint-Jeveint, trésorier départemental de la Fnaca et Claude Viéville Président de l’UNC, sont venus remettre quinze colis de douceurs, aux anciens combattants ou à leurs veuves de la résidence des Bords de Vesle.

    Ce qui est à noter, c’est la touchante idée d’associer trois jeunes du conseil municipal d’enfants à cette remise.

    Clémence Champy, Michel Duval et Mickaëlla Maujean ont aidé à la distribution, après avoir lu quelques textes en hommage aux anciens.

    Un touchant geste de ces enfants qui ont été félicités par la directrice Catherine Guibert.

     

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    Union071212a - Marne

    Fismes : Les anciens combattants choisissent leur « Catherinette »
     
    Les anciens combattants récompensent les « Catherinettes ».
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    Les anciens combattants de l’UNC51 Fismes et sa région et leur président M. Browarnyj ont célébré la Sainte-Catherine à leur façon.

    Ils ont fait défiler 13 jeunes filles avec leur chapeau, sous l’œil avisé de MM. Mourra (conseiller général), Pinon (maire, conseiller régional), Galentin et Delmotte (associations) et Marie-Paule Moreau, professeur de danse.

    À l’issue de cette « compétition », Émilie Coutant est arrivée en tête, devant Audrey Coutant et Émeline Gantois.

     

     

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    Union071211d - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : LE MARNAIS DE L’ANNÉE : Gisèle Probst, le combat d’une résistante
     
    Giçsèle Probst faisait partie du réseau Mithridate, l’un des plus importants réseaux de renseignements militaires franco-britanniques.
    « Je ne m’arrêterais que les pieds devant ! ». A 85 ans, la Vitryate Gisèle Probst, ancienne résistante rescapée des camps de concentration, continue d’aller de collèges en lycées pour raconter aux élèves son combat.

    Elle est l’une des seules de l’arrondissement de Vitry-le-François à perpétuer le « devoir de mémoire ».

    « Chaque fois que des professeurs ou des chefs d’établissement me le demandent, je viens, affirme-t-elle. Je ne m’impose pas ! ».

    Ce bout de femme au caractère bien trempé a 20 ans et une fille d’un an lorsqu’elle est arrêtée chez elle par la Gestapo, avec une quarantaine de personnes.

    « Quelqu’un nous avait dénoncés », affirme-t-elle. C’était le 17octobre 1943. Elle se trouve alors à Clermont- Ferrand.

    Son père y avait racheté une épicerie. A l’époque, Vitry-le-François était dévasté par les bombes.

    Avec la nièce du Général

    La jeune femme intègre le réseau Mithridate, l’un des plus importants réseaux de renseignements militaires franco-britanniques.

    « Le magasin est très vite devenu une boîte aux lettres et notre domicile, un lieu d’émission vers Londres…

    Je faisais passer des messages dans les couches de ma fille ! », raconte-t-elle. Arrêtée, matraquée, elle est envoyée, avec son père et sa belle-mère, à la prison de Clermont-Ferrand.

    Parquée dans un train à bestiaux, elle est amenée au camp de concentration de Ravensbrück, à 90km au nord de Berlin. Là, elle se retrouve avec Geneviève de Gaulle, la nièce du général.

    Rasée de haut en bas, Gisèle Probst est confinée au bloc 13. Elle enchaîne les corvées de sable, doit faire face aux épidémies, déblaie les usines bombardées de Leipzig, pousse des wagonnets dans le Kommando de Schlieben… Le 21avril 1945, elle est libérée par les soldats de l’Armée rouge.

    Une partie de son histoire est retracée dans un livre « Femmes en résistance » qui devrait paraître en mars prochain aux éditions « Autrement ».

    Outre le mémorial de la déportation à Vitry-le-François qu’on lui doit notamment, Gisèle Probst, commandeur de la Légion d’honneur, souhaite « léguer » aux générations futures la robe qu’elle a portée durant sa déportation.

    Une robe qu’elle aimerait voir exposer au lieu culturel et de pédagogie qui devrait voir le jour à la synagogue. Pour que jamais on oublie…

    Stéphanie Gruss

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    Union071211c - Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Musée revu et corrigé
     
    André Perard, membre très actif de l’association, au centre du nouvel aménagement du musée.
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    Tout au long des mois derniers, l’association du Souvenir a réfléchi à la manière de mettre en valeur le musée mémorial.

    Avec l’aide de Franck Lejean et du capitaine de gendarmerie Petrequin, les membres de l’association ont œuvré pour rendre le contenu de la salle plus accessible à tous.

    L’ensemble du circuit a été réaménagé de façon plus pédagogique : les objets vestiges de la guerre sont par exemple étiquetés afin de faire connaître leur nom et leur provenance quand cela est possible.

    Avec ces améliorations, l’association du souvenir espère accueillir un public plus nombreux : l’office du tourisme de Reims a dernièrement formé des guides à la connaissance du tourisme historique dans notre région et la salle mémorial de Sommepy-Tahure ferait partie de nouveaux circuits proposés aux voyageurs américains.

    Rens. 03.26.66.80.07.

     

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    Union071211b - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : A propos des colis douceur de l’Onac
     
    Concernant les « colis douceur » remis aux anciens combattants en maison de retraite (l’union du 29 novembre), il faut préciser que cette distribution est une initiative du service départemental de l’ONAC (office national des anciens combattants et victimes de guerre).

    L’association ACPG/CATM, avec son président Michel Glasko, a reçu la mission d’assurer cette distribution pour le centre hospitalier de Sainte-Ménehould.

    On saura encore que « le financement de cette opération, à hauteur de 13.700 euros cette année pour le département de la Marne, est assuré grâce aux produits des collectes du 8 Mai et du 11 Novembre par l’œuvre nationale des Bleuets de France, dont la gestion est garantie par l’Onac. »

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    Union071211a - Marne

    SEZANNE : Les anciens d’Algérie et de Tunisie honorés
     
    L’association des Anciens combattants prisonniers de guerre et combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc, du canton de Sézanne s’est donné rendez-vous au monument aux morts de Sézanne.

    Cérémonie organisée par la municipalité de Sézanne, afin d’honorer la mémoire des 24.000 « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie, ou pendant les combats en Tunisie et Maroc. Philippe Bonnotte maire de Sézanne accueillait une cinquantaine de personnes et présenta les excuses de Bernard Obara président des anciens combattants. Puis il laissa la parole au vice président Bernard Louise qui a lu le message des CATM.

    Ils déposèrent ensuite une gerbe en présence des porte-drapeaux. A la fin de la cérémonie deux anciens combattants ont été décorés de la croix du combattant. Il s’agit de Henry Monchaussé et d’Antoine Pereira.

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    Union071208d - Marne

    MAFFRECOURT : Hommage aux combattants d’Afrique du Nord
     
    Un moment de recueillement.
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    L’association du Djebel Argonne de Minaucourt et les ACPG de Vienne le Château se sont réunis pour rendre hommage aux combattants morts en Afrique du Nord.

    Un office religieux a été célébré par l’abbé Collard en l’église de Maffrécourt, puis devant le monument aux morts du village, ont été prononcés des discours.

    Le maire du village, Bernard Francart a rendu un hommage particulier à un jeune appelé du village, Roland Faoül mort pour la France en Algérie.

    Il repose à Pogny auprès de sa famille.

    La cérémonie s’est achevée par un dépôt de gerbe puis la chorale a interprété la Marseillaise.

     

     

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    Union071208c - Marne

    ESTERNAY : Esternay Hommage aux combattants d’Afrique du Nord
     
    Un hommage de la population.
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  • Aux monument aux morts, les anciens combattants se sont réunis au côté de Jacques Rémi, président des anciens combattants ACPM et ACPG ainsi que de Pierre Delannoy, président de la Fnaca Esternay/Sézanne.

    Il s’est agit de rendre hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

    Les pompiers étaient représentés par le Major Jean-Claude Dart et la gendarmerie par le gendarme Pascal Barthélemy.

    Après les sonneries d’usage jouées par Nicole Royer et Daniel Cibois, Jacques Rémi a pris la parole : « Nulle voix n’est plus qualifiée pour s’élever en faveur de la Paix, que celle des hommes qui ont combattu dans les guerres… En ce 5 décembre, nous saluons la mémoire de nos frères d’armes morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc ».

    Patrice Valentin, maire d’Esternay et vice-président du conseil général de poursuivre : « Le pays tout entier se souvient des combattants appelés du contingent, militaires de carrière, Harkis unis par la fraternité des armes, ont servi la République avec courage et loyauté.

    Nous leur exprimons notre reconnaissance. Nous saluons leur sacrifice ».

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    Union071208b - Marne

    COUTISOLS : Les anciens combattants se souviennent
     
    M. Boullez avec le maire M. Arrouart.
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    Les élus et les anciens combattants d’Algérie-Tunisie-Maroc (A.C.A.T.M) ont rendu hommage aux soldats mercredi aux monuments aux morts de Courtisols, en présence aussi de nombreux porte-drapeaux, d’associations, d’élus et des pompiers.

    M. Boullez, président des anciens combattants a repris cet hommage : « Nous ne laisserons pas le voile de l’oubli recouvrir le linceul de gloire ».

    Lors de l’assemblée générale qui a précédé la cérémonie, M. Boullez a soulevé le problème de sa succession puisqu’il souhaite se retirer en 2009.

    Un appel aux candidatures est lancé.

     

     

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    Union071208a - Marne

    CHALONS EN CHAMPAGNE : « Algérie je t’écris » : 40 ans de souvenirs sur scène
     
    Frédérique et Cécile, les deux interprètes de la compagnie des Comédiens.
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  • « Algérie, je t’écris… » La représentation théâtrale mise en place par l’Onac Marne et les ACPG-CATM, à la salle Pelloutier de la maison des syndicats mercredi 5, jour de l’hommage national aux morts en AFN, a rassemblé quelque 150 à 200 personnes. Anciens combattants ayant connu ou non la guerre d’Algérie, épouses ou amis, chacun et chacune a pu apprécier la prestation de Frédérique et Cécile, les deux interprètes féminines de la compagnie des Comédiens associés.

    Durant une heure trente, elles ont évoqué quelques moments difficiles vécus par les populations algériennes de cette période.

    Celle-ci laisse encore des souvenirs cruels dans les mémoires et des stigmates ancrés à jamais chez les jeunes soldats qui, malgré eux, ont vécu le drame algérien.

    « Plus de quarante années de cris, de pleurs, de déni, de non-dit et de spoliation de la mémoire. Quarante années qui n’ont pas suffi, d’un deuil pas encore fait et une traversée à refaire… » Un message issu de témoignages (cf. Télérama du 15 mars 2002) souvent bouleversants, un message où la haine est absente.

    Pas totalement convaincu sur certains points, mais satisfait de la prestation des deux jeunes comédiennes, l’auditoire n’a pu qu’applaudir cette évocation d’un passé déjà lointain.

     

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    Union071207d - Marne

    Givry-en-Argonne : Emouvant hommage
     
    L’assistance attentive.
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  • Un émouvant hommage a été rendu aux morts pour la France , pendant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc.

    Nombreux étaient les maires et habitants du secteur de Givry et Vanault-les-Dames a avoir répondu à l’invitation du président François Lefort à la cérémonie qui s ’est déroulée à Givry en présence de Françoise Duchein, maire et conseiller général, des portes drapeaux et de la clique givryenne.

    François Lefort a rappelé que parmi les 25000 morts de cette guerre d’Afrique du Nord qui a duré 8 années plus de 200 sont morts dans la Marne et 5 dans le canton :

  •  Michel Richard mort le 12/12/55 à l’âge de 24 ans
  •  Jack Cabart mort le 24/01/57 à 21 ans
  •  René Magot mort le03/03/57 à 21 ans
  •  Rémi Nicolas mort le 23/11/57 à 20 ans
  •  Denis Thiriot mort le 05/03/59 à 24 ans.

    Comme il est dit dans le message des CATM que François Lefort a lu « Restons ces témoins de mémoires qui ont la noble mission de transmettre aux jeunes générations le soin de faire vivre le souvenir dans le cœur des vivants ».

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    Union071207c - Marne

    Châlons-en-Champagne : L’hommage national aux morts en AFN
     
    Les enfants ont aussi rendu hommage aux combattants d’AFN disparus.
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  • L’hommage national aux soldats tombés en Afrique du Nord lors de la guerre d’Algérie s’est déroulé mercredi 5 au mémorial AFN de Châlons, en présence de nombreuses autorités civiles et militaires, d’une multitude de présidents d’associations d’anciens combattants de Châlons et sa région, des porte-drapeaux, etc.

    Huit enfants de l’école du Mau, auxquels s’est joint Saadi, 4 ans, étaient aussi présents pour déposer chacun un petit bouquet de fleurs au pied du monument où sont inscrits les noms des Châlonnais morts sur cette terre d’Afrique.

    « La route qui conduit à la mémoire apaisée est encore longue. Aucun disparu ne doit être oublié.Saluons leur sacrifice ainsi que les nombreuses victimes civiles qui ont ensanglanté la terre africaine ! »
    Tel était le message du secrétaire d’Etat à la défense, lu par le représentant de la préfecture, avant un dépôt de gerbes.

     

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    Union071207b - Marne

    Magenta : En mémoire des combattants d’AFN
     
    Dépôt de gerbe au monument aux morts de Magenta.
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    Les anciens combattants de l’UNC-AFN de la section Magenta-Épernay-Aÿ et environs, se sont présentés à 10 h 45 au monument aux morts d’Aÿ. À 12 h 15, ils étaient à Magenta.

    Serge Lépine et Jean-Noël Batilliot ont déposé une gerbe en présence des porte-drapeaux alors que les clairons et trompettes de la musique de Magenta exécutaient les sonneries.

    Serge Lépine a adressé quelques mots sur le sens de cette cérémonie de recueillement avant de remercier les porte-drapeaux et les musiciens.

     

     

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    Union071207a - Marne

    Courtisols : Thibaut a retrouvé le propriétaire du ceinturon US
     
    Le ceinturon retrouvé.
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  • C’est une très belle histoire que celle arrivée à Thibaut de Courtisols. Ecoutez…

    THIBAUT, lycéen de 15 ans, passionné par la Seconde Guerre mondiale, a reçu un jour de la part d’un ami, un ceinturon d’un soldat américain, trouvé dans une maison de Rettel (une ville de Moselle). Seul indice, le nom et le matricule d’un soldat écrit sur le ceinturon.

    Déterminé à retrouver le propriétaire du ceinturon, Thibaut a entrepris des recherches sur le nom de famille Shemelia sur Internet. Il est alors tombé sur un site qui retraçait l’histoire de la famille de Mike Gilbert, un parent de la famille Shemelia.

    Mettant leurs recherches en commun, le jeune Français et la famille américaine ont fini par retrouver Ron, le fils du soldat Barkley Shemelia, propriétaire du ceinturon, malheureusement décédé en 1990.

    Après une correspondance d’un an avec la famille, Thibaut a souhaité retourner le ceinturon, à ses frais et sans contrepartie, sauf celle d’en savoir plus sur la vie de ce soldat. La famille américaine précise qu’« elle savait le ceinturon entre de bonnes mains », mais Thibaut leur a dit que ce serait un honneur que de leur renvoyer.

    La veuve de Barkley ne sait pas vraiment comment ce ceinturon a pu se retrouver à Rettel.

    Elle se souvient seulement que son mari était stationné à la frontière germano-luxembourgeoise pendant son service dans l’armée de 1943 à 1946. Retrouver, 63 ans après, un objet ayant appartenu à son mari qui ne gardait rien de sa vie militaire a profondément ému Evelyn Shemelia. Pour elle, une petite part de la vie de son défunt mari est revenue à la maison à Hainesport.

    Le journal local du comté, le Burlington County Times, a d’ailleurs mis à l’honneur cette histoire entre ces deux familles.

    Depuis, les deux familles continuent de correspondre par Internet.

    Une amitié est née.

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    Union071206d - Marne

    En souvenir de la guerre d’Algérie
     


     
     
     
     
    Le patron de la BA 112, le sous-préfet de Reims, le maire et Reims et le président de l’Union nationale des combattants de Reims ont déposé hier matin une gerbe au monument aux morts de Reims.

    Une cérémonie qui se déroulait dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

    Christian LANTENOIS
     
     
     
     

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    Union071206c - Marne

    Reims : Des douceurs pour les anciens combattants
     
    Des anciens combattants gâtés.
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    Président de la section Marne de l’Association des anciens combattants et victimes de guerre et résistants, Pierre Marage assisté de Eric Rochette représentant l’office National des A.C a procédé tout dernièrement à une remise de colis « douceurs » aux résidants anciens combattants et victimes de guerre en séjour à la Résidence Orbais de Reims.

    Une matinée récréative pour ces aînés préparée par Frédérique Fouet animatrice de cette résidence.

    Ces colis annuels ont été distribués aux résidents suivants : Armande Marchand-Corroy, Suzanne Simon-Balthazar, Antoinette Nuttal-Sanchez, Antoinette Guilloret, Irén Roussin, Jean Renard, Marcel Moreaux, Roger Molle (ancien de l’Union) Raymonde Istel-Lorre, Marie Louise Servais, Marie Claude Piat, Antoinette Lemaréchal.  

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    Union071206b - Marne

    Maisons-en-Champagne : Maisons-en-Champagne Des douceurs pour les anciens combattants
     
    Les anciens combattants ont reçu leur colis de l’Onac.
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    Comme chaque année, le directeur de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac) de la Marne a fait distribuer un colis de Noël à chacun des anciens combattants ou veuves, présents dans une maison de retraite.

    Les résidents de la maison de retraite Domremy de Maisons-en-Champagne viennent de recevoir ce colis. Ils sont trois anciens combattants d’Algérie et une veuve de guerre 1939/1945.

    La remise des douceurs a été effectuée par Éric Rochette, adjoint au directeur de l’Onac et Guy Coste, président des sections cantonales de l’arrondissement de Vitry-le-François de la commission d’action sociale de la direction départementale de la Marne de l’Onac.

    Une tradition bien ancrée et attendue, les résidents de la maison de retraite ont reçu leur colis de Noël dans une ambiance très conviviale, en présence du personnel de l’établissement.  

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    Union071206a - Marne

    Vitry-le-François : Sortie gratuite avec la Fnaca
     
    La section locale de la Fnaca (fédération nationale des anciens combattants d’Algérie) organise une sortie gratuite offerte par Hélios, le jeudi 10 janvier, au manoir de Saint-Herem, près de Fontainebleau.

    Au programme : départ du parking des Couturières de Vitry à 6 h 30 ; accueil chaleureux autour d’un petit-déjeuner au manoir ; présentation de divers produits par l’un des sponsors du voyage ; repas autour d’une bonne table.

    Les informations sont à prendre auprès de Jean-Pierre Mathieu, président de la Fnaca de Vitry, au 03.26.74.32.15. ou 39, rue du Petit Parc à Vitry.

    Les inscriptions sont à faire impérativement avant le dimanche 30 décembre, afin d’assurer le maintien de la journée.

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    Union071204e - Marne

    REIMS : Jacques Bronchard, ancien du train de la mort, est décédé
     
    Jacques Bronchard a présidé de nombreuses associations dans la Marne.
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  • Il faisait partie de ces personnes qui inspirent le respect de part leur engament et leur histoire. Jacques Bronchard, déporté résistant s’est éteint le 30 novembre dernier à l’âge de 84 ans. Il a marqué la vie associative marnaise en étant notamment président de l’Ufac rémoise (Union fédérale des anciens combattants), président départemental de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes), président départemental de l’Anacr (Association nationale des anciens combattants et résistants). Une de ses dernières apparitions publiques remonte au 30 juin 2004. Il était venu à Saint-Brice-Courcelles pour les commémorations du 50e anniversaire du passage du « train de la mort ».

    Le 2 juillet 1944, le train 7909, convoi de déportés parti de Compiègne à destination de Dachau, avait en effet été stoppé plus de deux heures à Saint-Brice Courcelles sous une chaleur de 34°. Jacques Bronchard faisait partie de ce train dans lequel 536 personnes ont trouvé la mort pendant le voyage.

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, Jacques Bronchard résidait à Nevers dans la Nièvre. Militant des Jeunesses communistes âgé seulement de 17 ans, il a été arrêté une première fois le 14 décembre 1940, dans son lycée pendant un cours de français. Il avait distribué des tracts et affiches du Parti communiste. Relâché après deux jours d’interrogatoire, il s’est « tenu tranquille » quelques mois, avant de reprendre des activités de résistance dans les FTP qui se structuraient peu à peu.

    Arrêté à nouveau en septembre 1943, il subit plusieurs interrogatoires musclés et il est interné à la prison de Riom. Fin juin 1944, la prison de Riom est évacuée par les Allemands. Les prisonniers attachés deux par deux, bras et jambes avec des chaînes à vélo, sont emmenés à Compiègne. Le 2 juillet 1944, à 5 heures du matin, c’est le rassemblement et l’appel : des « paquets de cent prisonniers » sont formés et poussés dans les wagons à bestiaux. C’est le fameux train de la mort.

    Jacques Bronchard sera libéré par les Américains le 1er avril 1945. Il est rentré en France le 22 avril de cette même année. Il s’installe ensuite à Reims pour y fonder une famille. Malade, il ne peut reprendre son métier d’instituteur qu’en 1954, dans l’école du boulevard de Belges.

    C’est dans ces années cinquante qu’il commence à s’investir dans les associations locales d’anciens combattants pour en devenir plus tard le président local et, pour certaines, départemental.

    Décédé le 30 novembre dernier, il avait exprimé sa volonté de rejoindre ses camarades déportés dans l’anonymat et de faire don de son corps à la science.

    G. A.-T.

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    Union071204d - Marne

    SUIPPES : Le monument des « fusillés pour l’exemple » inauguré
     
    Famille Maupas (dont Théophile est devenu le personnage emblématique des fusillés de Souain) : Jean Laurent, fils de Suzanne Laurent-Maupas, la fille de Théophile née de son premier mariage était présente avec son épouse, son fils et deux petits-enfants qui ont déposé la gerbe au pied du monument inauguré (ci-dessus avec André Mauclert et Agnès Person).
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  • Les descendants de Louis Lefoulon : son petit-fils et son arrière petite fille (à gauche) ainsi que son petit neveu (qui a effectué son service militaire au 132e BCAT dans le service vétérinaire) et son épouse… Pour ces jeunes femmes « c’est l’occasion de se connaître » car voici le modèle de ces familles que la guerre a déstructurées. Le descendant de Louis (célibataire à l’époque) n’a pas connu sa famille paternelle.
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  • Devant le monument, Jean Laurent et Michel Girard. Pour ce dernier, petit neveu de Louis Girard dont la sépulture est la seule restée à Suippes, « c’est un complément à la réhabilitation de ces quatre hommes mais aussi une reconnaissance pour tout le régiment. Dans la famille, on parlait très peu de ce fait, une famille nombreuse qui donna aussi deux autres de ses garçons à la patrie. » Michel est le petit-fils d’Albert tué à la Harazée et le neveu de Casimir tué en Belgique.
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    « Caporaux Maupas, Lefoulon, Girard, Lechat, Suippes fut pour vous le lieu du déshonneur et de la mort, que ce soit pour vous, aujourd’hui, celui de notre éternelle reconnaissance ». Cette phrase extraite du discours du maire de Suippes, André Mauclert, résume le ton de cette cérémonie empreinte d’émotion à laquelle assistaient, samedi, aux côtés des familles, de nombreux Suippas, porte-drapeaux, élus, représentants de l’armée, des cimetières militaires, de l’Office National des Anciens Combattants de la Marne, des associations patriotiques.

    La sculpture, désormais accolée au bâtiment corps de garde, répare l’oubli de 90 années et sera pour le passant le témoignage de l’iniquité d’une justice expéditive, sans cesse à éviter et toujours à combattre.

    Dévoilée par les descendants des familles Maupas et Girard, l’œuvre du sculpteur meusien Denis Mellinger réalisée d’après une esquisse de Jacqueline Laisné (auteur d’un livre qui fait référence sur ce sujet « Pour l’honneur de Théo et des caporaux de Souain ») est en pierre blanche de Savonnières.

    Les faits historiques rappelés par Michel Godin maire de Souain (voir l’union du mercredi 28 novembre) expliquent le caractère audacieux de cette rébellion qui ne sera qu’un prélude à celles de 1917 plus connues sous le nom de « Mutineries de 17 », et dont l’aboutissement fut analogue.

    Déshonneur pour les familles

    Alors que tous ces hommes pouvaient se reconnaître derrière cette phase écrite par Théophile Maupas dans sa dernière lettre à son épouse : « Je n’ai rien à me reprocher, je n’ai ni volé ni tué, je n’ai sali la réputation ni l’honneur de personne. Je puis marcher la tête haute », leur famille vivaient une double souffrance : à la peine qui les frappait s’ajoutait le déshonneur (la suspicion dans le regard des autres, pas de glas, ce sont des condamnés, et l’Église entérinait à sa façon la décision de l’État.

    « Les quatre caporaux de Souain fusillés pour l’exemple » c’est aussi le combat d’une veuve, courageuse et opiniâtre, qui entend honorer la mémoire de son mari.

    Blanche Maupas, alertée par des lettres des compagnons d’armes de son époux lui signifiant son innocence, entreprend une enquête auprès des témoins du drame mais se heurte aux difficultés d’obtenir des déclarations écrites par crainte des représailles. Soutenue par la Ligue des droits de l’homme et après deux échecs de révision du procès, elle crée le « comité Maupas » qui deviendra par la suite « comité national pour la réhabilitation des victimes de guerre ».

    Pendant plusieurs années, des meetings ainsi que la presse ne cessent de ressasser cette affaire.

    Ce n’est qu’en 1934 que la cour spéciale de justice militaire décide de donner un avis favorable à la réhabilitation des quatre caporaux.

    Ce samedi, Suippes a replacé le souvenir de ces hommes dans son contexte, quant à la région de Suippes, elle a accompli son devoir de mémoire envers un événement local.

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    Union071204c - Marne

    Mourmelon-le-grand :Colis de douceurs à la maison de retraite
     
    Bonbons, chocolats, champagne et cadeaux garnissent les colis.
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    Claude Desplanches, le représentant départemental de l’office national des anciens combattants a remis le traditionnel colis de fin d’année aux anciens combattants de 39/45 et AFN, ainsi qu’aux veuves d’anciens combattants qui résident à la maison de retraite.

    Quinze colis ont ainsi été remis il y a quelques jours dans cette structure hospitalière de la cité des mails dont celui offert à la doyenne âgée de 97 ans, Carmen Bachelier.

    Une petite cérémonie qui a été suivie du verre de l’amitié.
     

     

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    Union071204b - Marne

    CHALONS : Sarrail : anciens combattants choyés
     
    Les veuves de guerre ou d’anciens combattants ont aussi été choyées.
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    Anciens combattants ou veuves d’anciens combattants vivant en résidences pour personnes âgées ou maisons de retraites de Châlons, sont récompensé(e)s chaque année à l’approche des fêtes de Noël au travers d’un colis de douceurs.

    À la résidence Sarrail, vendredi, ce sont 16 pensionnaires ressortissants de l’Onac (office départemental des anciens combattants) qui ont reçu avec une certaine émotion leur colis des mains de Jean Hendziak et Yves Schmitter, anciens combattants eux-mêmes, et responsables d’associations à divers niveaux.

    Les bénéficiaires sont Mme Maillet née Maupoix, 93 ans, Thérèse Risse, 95 ans, Paulette Cappy, 91 ans, Solange Mahieu, 86 ans, Raymonde Richard, 90 ans, Raymonde Barbara née Waharte, 92 ans, Cécile André, née Verdienne, 94 ans, Denise Pradeur, née Maugin, 81 ans, Theddee Bednarek, né en Pologne, 90 ans, René Pourrier, 94 ans, Désiré Waharte, 90 ans, Gaston Zaluski, 85 ans, Marcel Départ, 89 ans, Martial Rozé, 92 ans, et Edgard Collin, 89 ans.
     

     

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    Union071204a - Marne

    MUIZON : Téléthon
     
    Comme chaque année, Muizon va faire partie des communes fidèles au rendez-vous du Téléthon

    La réunion qui s’est tenue le 9 novembre (l’union du 19 novembre) avait permis de déterminer les grandes lignes des manifestations qui allaient se dérouler dans la commune les 8 et 9 décembre prochains.

    Le programme complet vient d’être rendu public, et celui-ci annonce des idées qui ont été apportées après la réunion : si la grande majorité des associations muizonnaises a promis sa participation, les Anciens combattants ont décidé de s’associer également aux manifestations en proposant une course de furets.

    De même, le groupe de jeunes rockers Freakles — qui s’était déjà produit deux fois à la fête de la musique, et qui répète le dimanche au Foyer des Jeunes — fera un concert le dimanche après-midi au dojo du complexe sportif, route de Trigny…

    Toutes ces manifestations seront réparties entre la rue des Ecoles, le complexe sportif et associatif, le gymnase et le parc de loisirs du Champ-Jeudi. Tous les détails et le programme complet sont sur le site Internet de la mairie http://communedemuizon.free.fr

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    Union0712031b - Marne

    L’ÉDITO d’Hervé Chabaud : Le rendez-vous d’Alger
     
    C’est un Nicolas Sarkozy déterminé à renforcer les liens politiques et à développer les échanges commerciaux avec le Maghreb qui se rend aujourd’hui en Algérie. Il fait le pari qu’il n’y aura pas au cours de cette visite d’Etat de nouvelle guerre des mémoires ni une surreprésentation médiatique du poids du passé qui pour lui sont très éloignées des enjeux économiques et sociaux contemporains.

    Le président de la République se rend à Alger avec une volonté affichée de renforcer les coopérations énergétiques pour mieux sécuriser les approvisionnements français mais aussi garantir des débouchés à l’Algérie et concourir à la diversification de son industrie pour préparer l’après pétrole. Bref, le chef de l’Etat s’est refusé à répondre à la polémique lancée sur l’histoire coloniale pour ne pas ouvrir une nouvelle bataille des mots sur le champ du ressentiment.

    Est-il à l’abri des rancœurs de la vieille garde et de ces petites phrases racistes et antisémites capables de souffler le chaud et le froid ? Rien n’est moins sûr aussi la plus grande vigilance est-elle de rigueur. Si le président algérien a désamorcé la polémique naissante, il n’a pas toujours été au-dessus de tout soupçon, en particulier au cours du quinquennat de Jacques Chirac.

    S’il aime à rappeler que la politique extérieure relève de son domaine réservé, Bouteflika a bien fait capoter le traité d’amitié franco-algérien après des déclarations humiliantes. Est-il prêt à appuyer Nicolas Sarkozy dans son projet d’Union méditerranéenne dont la finalité est de retisser une politique audacieuse d’échanges entre les pays des deux rives maritimes ? Des proches de Bouteflika n’ont-ils par qualifié la visite officielle du président français de baiser empoisonné ?

    En ne reportant pas son déplacement mais en exigeant une clarification de la position algérienne dès la parution de propos grossiers contre la France, Nicolas Sarkozy a tenu à témoigner de son autorité et à valoriser une politique aux retombées positives pour les deux pays.

    Hervé Chabaud

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    Union071203a - Marne

    Vitry-le-François : Les anciens combattants gâtés
     
    Les récipiendaires des colis de l’Onac.
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  • Comme chaque année, l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac) a fait distribuer un colis de Noël à chacun de ses anciens combattants ou veuves.

    Les résidents de la maison de retraite l’Arc-en-ciel Jean-Juif de Vitry-le-François viennent de recevoir ce colis. Ils sont six anciens combattants et dix-huit veuves.

    La remise des colis a été effectuée par Éric Rochette, adjoint au directeur de l’Onac, et Guy Coste, responsable vitryat au sein de l’Onac.

    Cette tradition bien ancrée est toujours très attendue et les résidents de la maison de retraite ont reçu leur colis de Noël dans une ambiance très conviviale, en présence du personnel de l’établissement.

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    Union071201a - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Bourse d’échange et inauguration : les anciens combattants font le point
     

     

    Présidée par Bernard Joffre, la réunion des anciens combattants avait pour ordre du jour deux points importants.

    Le premier était la présentation de la nouvelle capsule qui sera distribuée le 6 janvier lors de la bourse d’échange à la salle des fêtes.

    Le second point était l’inauguration le 5 décembre, de la restauration des écritures du monument aux morts.

    Lors de cette réunion, les membres ont évoqué pour cette même date l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, et enfin le salon des collectionneurs de capsules le 5 décembre prochain toujours à la salle des fêtes.

     

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    Union071130b - Marne

    Châlons-en-Champagne : Théâtre : Algérie je t’écris
     
    A l’occasion de la commémoration de la « Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en AFN », le service départemental de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de la Marne, en partenariat avec l’association des anciens combattants, prisonniers de guerre et combattants d’Algérie-Tunisie et Maroc, organise une représentation théâtrale « Algérie, je t’écris » le mercredi 5 décembre, à 18 h 30 à la salle Pelloutier (maison des syndicats place de Verdun à Châlons-en-Champagne).

    Ce spectacle a été créé à partir de lettres de lecteurs, publiées dans le hors série de Télérama en 2002.

    Ces correspondances évoquent la nostalgie du pays perdu, les séquelles laissées par la guerre, mais aussi l’espoir…

    Les auteurs de ces lettres, des appelés, militaires, Algériens, harkis ou pieds-noirs, témoignent du profond attachement qui lie encore nos deux sociétés, algérienne et française.

    Le spectacle est ouvert à tous, et l’entrée est gratuite.

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    Union071130a - Marne

    Magenta : Anciens combattants
     
    Deux points principaux étaient au programme de la réunion du bureau de la section d’Épernay, Magenta et Aÿ et environs des aNciens combattants de l’UNC-AFN.

    Il était d’abord question de l’organisation des cérémonies du 5 décem bre. Les populations, ainsi que les adhérents de Bisseuil et Châtillon sont invités à se pré sen ter aux monuments aux morts.

    Deux rendez-vous sont donnés : à 10 h 45 à Aÿ et à 12 h 15 à Magenta. « La mémoire de nos camarades tués en AFN mérite une présence plus nombreuse que celle de l’an passé »,déclarait le président Serge Lépine.

    Le deuxième point à l’ordre du jour portait sur l’organisation du voyage des 12 et 13 avril 2008 en Bourgogne. Ce voyage est ouvert aux adhérents et sympathisants. Il y a lieu de s’adresser au secrétaire Raymond Picquot : 03.26.59.96.09 (aux heures des repas).

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    Union071129e - Marne

    Reims : De Croix-Rouge à la Pologne à travers un film
     
    Organisateurs et jeunes présenteront leur séjour en Pologne.
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    Dans un objectif d’éveil à la conscience européenne et de lutte contre les discriminations, la Maison de quartier Croix-Rouge, le Service départemental de prévention en partenariat avec l’association polonaise Ecoeurowies présentent « Échan ge culturel européen de jeunes », un film sur la Pologne réalisé par les jeunes du quartier, notamment dans le camp de concentration d’Auschwitz.

    La projection de ce film de 23 minutes sera suivie d’un échange avec les jeunes ayant participé à cette expérience.

    Samedi 1er décembre à 14 h 30 à la médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis Debar (Tél. 03.26.35.68.45.).

     

     

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    Union071129d - Marne

    Reims : Des collégiens associés au devoir de mémoire
     
    Une vidéo rappelait les visites effectuées sur les différents champs de bataille de la Marne.
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  • Présidée par Jean Cienki, l’assemblée générale du Souvenir Français s’est tenue lundi au lycée Gustave-Eiffel de Reims.

    Une séance de travail consacrée aux objectifs de l’association qui sont de pérenniser par tous les moyens la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur.

    Au programme ce jour-là, le rappel de l’opération restauration des tombes de soldats qui reposent dans les cimetières locaux et un exposé des jeunes du collège Mont-d’Hor de Saint-Thierry, vidéo à l’appui, sur les visites effectuées sur les différents champs de bataille de la Marne.

    Faire vivre la mémoire

    En mettant l’accent sur les actions des enseignants sur l’histoire de nos armées et la nécessité du devoir de mémoire, le président Cienki a informé son auditoire sur les manifestations qui auront lieu à Reims lors de la commémoration du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Forte de 222 adhérents, l’association du Souvenir Français souhaite que soit créée à Reims une commission particulière ayant pour but, non seulement de lutter contre le désintérêt de la mémoire mais encore d’agir pour la faire vivre.

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    Union071129c - Marne

    Sainte-Menehould : Colis douceur pour les prisonniers de guerre
     

     

    Elles sont veuves de prisonniers de guerre, ils ont été prisonniers ; quatre femmes et trois hommes ont reçu à la maison de retraite l’annuelle visite de Michel Glasco, président des ACPG-CATM, et du trésorier Henri Golobiewski, venus apporter un « colis de douceur » : gâteaux, chocolats, bonbons, et une (petite) bouteille de champagne.

    Thérèse François, Gilberte Claustre, Jeanne Fiers et la doyenne Pierrette Poncelet (92 ans), Raymond Rochet, Gaston Meunier et le doyen Emile Perdu (né en 1912) ont été surpris du contenu du colis (préparé au niveau départemental) et de sa présentation ; de quoi s’offrir une petite douceur ou, de l’avis d’une mamy qui pense à sa famille, « de quoi faire un petit plaisir… ».

     

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    Union071129b - Marne

    Courtisols : Première Guerre mondiale : immersion totale avec le Souvenir français
     
    Le comité du Souvenir français a présenté, le dimanche 25 novembre à la salle polyvalente, la 3e édition de l’exposition portant sur la 1re Guerre mondiale.

    Cette page d’histoire a débuté par un rappel de la vie locale, à l’aube des hostilités. Les visiteurs ont alors pu tourner les pages de ces terribles années qui allaient endeuiller, à 46 reprises, Courtisols, déjà cité par les Poilus comme étant le plus long village de France.

    Des champs de blé de l’été 1914 rougis par les pantalons garance, au premier Noël dans les tranchées de l’Argonne transformées en véritable forteresse, Denis Dupuis, président du Souvenir Français, a su retracer avec exactitude les hécatombes de 1915 et 1916. Différents supports ont montré l’engagement et les sacrifices consentis par l’Armée britannique. Il a abordé « 1917 — année particulière » ainsi que des sujets clefs : les Canadiens à Vimy, le Chemin des dames, les Etats-Unis dans la guerre.

    La participation des aumôniers militaires a été retracée avec l’évocation d’un homme de foi et Poilu particulier : le père Paul Doncoeur. Il sauvera, réconfortera, sauvera ses compagnons d’armes en Champa gne, à Verdun, dans la Somme.

    Bref, un tour d’horizon complet pour un hommage à cette génération d’hommes et de femmes qui n’étaient autres que nos parents, nos grands ou arrière grands-parents.

    Anciens combattants

    Un hommage aux soldats tombés en Afrique du Nord sera rendu le mercredi 5 décembre par les anciens combattants.

    La cérémonie, organisée par l’ACPG (anciens combattants prisonniers de guerre) du canton de Marson, se déroulera au monument aux morts de Courtisols à 18 h 30.

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    Union071129a - Marne

    Les anciens combattants ont choyé leurs aînés
     
    Des coffrets de douceurs ont été remis aux résidents.
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  • « Les anciens sont très touchés par notre geste. C’est aussi un contact personnel et humain ». Richard Adam, Noris Daïna et Pierre Marcoup, représentent tous les trois la section Marne de l’Association des anciens combattants et résistants du ministère de l’Intérieur, présidée par Pierre Marage.

    La démarche qu’ils entreprennent chaque année, à la même époque, va bien au-delà de la simple remise d’un colis de douceurs : « Notre objectif, c’est aussi de rendre une visite individuelle, à tous les anciens combattants ou à leurs veuves ».

    37 résidants de Wilson ont ainsi reçu individuellement les coffrets-cadeaux de l’Office national des anciens combattants. Les visiteurs ont tenu à échanger quelques paroles d’amitié avec chacun.

    454 colis au total sont offerts par l’ONAC sur l’ensemble du département, à tous ceux qui se sont battus pour la France et résident dans les maisons de retraite marnaises.

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    Union071128c - Marne

    Suippes : Monument des fusillés : bientôt l’inauguration !
     
    Les inculpés furent emprisonnés dans un appentis, démoli en 1992, contigu à ce corps de garde et servant en temps de paix à remiser la pompe à incendie. C’est là que s’élèvera le monument.
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  • Au cimetière militaire, la tombe de Louis Girard.
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  • La Communauté de communes de la région de Suippes met tout en œuvre pour inciter à valoriser le souvenir d’une période qui en a modifié le contexte. C’est pourquoi le conseil municipal, lors de sa séance du 29 septembre 2004, a décidé d’ériger un monument à la mémoire des « caporaux de Souain ».

    Réalisé en pierre blanche de Savonnières et installé sur la place, ce monument sera inauguré samedi 1er décembre à 10 h 30.

    Suippes, lieu de leur jugement, de leur exécution, lieu de souvenirs dont on n’a pas fait grand cas depuis plus de 90 ans, vient de trouver l’occasion de réparer cet oubli.

    La proximité du centre d’interprétation « Marne 14/18 », la médiathèque avec son fonds local spécialisé, et le monument aux morts œuvre de Desruelles, vont former un environnement de choix à cette sculpture.

    Le 17 mars 1915, la guerre déclarée, connaît déjà des révoltes justifiées. L’« affaire des caporaux de Souain » fusillés pour l’exemple, est l’un des cas de l’injustice militaire durant la Grande Guerre.

    Le 16 mars 1915, le conseil de guerre a lieu, 24 hommes désignés sont mis en jugement direct et jugés à Suippes pour « refus d’obéissance devant l’ennemi ».

    Quatre caporaux, tous originaires de la Manche, sont condamnés à mort, un choix totalement arbitraire réalisé par tirage au sort de Nounou Cuperly, une enfant du pays alors âgée de 5 ans.

    « Les caporaux Girard, Lechat, Lefoulon et Maupas, sont condamnés à mort à l’unanimité avec dégradation militaire. Ni sursis, ni recours, ni droit de grâce ».

    Pourquoi une rébellion ?

    Le lendemain, mercredi 17 mars, à une heure de l’après midi, ils sont fusillés à la butte de tir de la ferme de Suippes (actuellement cimetière militaire de la route de Châlons), environ deux heures avant que n’arrive le recours en grâce qui commuait la peine en travaux forcés.

    Le 10 mars 1915, à cinq heures du matin, après deux mois d’accrochages et deux récentes attaques infructueuses, les Poilus de la 21e compagnie du 336e régiment d’infanterie reçoivent l’ordre d’attaquer de nouveau, à la baïonnette, et de reprendre les positions ennemies établies au nord de Souain.

    Devant eux, sous le feu allemand, le sol est jonché de cadavres. De plus, l’artillerie française envoie ses obus qui tombent sur le terrain français.

    Épuisés après déjà plusieurs jours de tranchées, démoralisés, les soldats refusent d’obéir. Une sanction est exigée par le général.

    Dès la fin de la guerre, la veuve Maupas, des comités de soutien et des associations vont mener un combat sans relâche contre les institutions.

    Ce n’est que le 3 septembre 1934 qu’un avis favorable à la réhabilitation de ces quatre hommes, est donné par la cour spéciale de justice.

    La veuve Blanche Maupas écrivit son histoire « Le Fusillé », récit qui inspira en partie le film : « Les Sentiers de la gloire » interdit en France en 1958. Parmi les 4.734 sépultures qui composent la nécropole de Suippes (route de Souain), il en est une, « anonyme » parmi tant d’autres, qui mérite que l’on s’y attarde quelques instants : c’est celle de Louis Girard, l’un de ces quatre caporaux fusillés pour l’exemple, le seul à reposer encore sur le sol suippas, les trois autres ayant rejoint leur famille et leur terre natale.

    Sources : « Pour l’honneur de Théo et des caporaux de Souain fusillés le 17 mars 1915 » de Jacqueline Laisné.

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    Union071128b - Marne

    BOURGOGNE : Devoir de mémoire
     
    Des lycéens procèdent à l’appel aux morts.
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  • Il y a environ 2 ans, Marc Christophe, professeur au lycée Croix-Cordier de Tinqueux, soumettait au maire de Bourgogne son souhait de voir rénovées les trois sépultures des 11 soldats tombés lors du conflit de 1914-18 et inhumés au cimetière du village.

    Après une étude technique et financière le conseil municipal a rendu un avis favorable. Samedi 24 novembre une cérémonie officielle de commémoration réunissait autour de MM. Quantinet, maire de Bourgogne, et Marc Christophe, M. Cienki, président de la section locale du Souvenir français, M. Kariger, conseiller général, des anciens combattants et porte-drapeaux.

    Un groupe d’élèves du lycée Croix-Cordier a procédé à l’appel aux morts et fixé sur les tombes des plaques portant les noms des soldats. Les élèves de CM1-CM2 du groupement scolaire de Bourgogne-Fresne se sont associés à cette célébration et ont déposé une rose et un photophore sur les trois tombes ainsi que sur quatre tombes familiales où reposent également des soldats, enfants du village.

    Tous les participants ont rappelé unanimement l’importance du devoir de mémoire et la reconnaissance envers ceux qui ont lutté pour les valeurs et la liberté de notre pays. « Ces soldats ont agi pour nous, à nous d’agir pour eux », a conclu M. Quantinet avant d’inviter les nombreux villageois présents à rejoindre, derrière la batterie-fanfare des sapeurs pompiers, la salle de la mairie pour y partager le verre de l’amitié.

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    Union071128a - Marne

    MONTESCOURT-LIZEROLLES Un nouveau président à la tête des anciens combattants
     
    Ils ont élu un nouveau président.
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  • A l’association républicaine des anciens combattants (ARAC) suite à la démission du président René Paté pour cause de santé, les membres de l’association, section de Montescourt et des environs s’étaient réunis pour procéder à un nouveau bureau en la salle de l’Embellie.

    En présence de Antoine Cristani secrétaire national de l’ARAC, après les mises au point sur la section et la préparation de l’assemblée générale qui aura lieu courant décembre, les membres ont procédé à l’élection du président et d’une trésorière.

    Composition du bureau :

  •  président Jean-Claude Accart,
  •  secrétaire Josiane Marchandise,
  •  trésorière Claude Caillot,
  •  porte-drapeaux Jean Bonnard et Claude Caillot.

     

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    Union071127b - Marne

    Suippes : Des colis pour les veuves d’anciens combattants
     
    Deux aînées ont reçu leur colis dans leur chambre.
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    Chaque année, l’Office national des anciens combattants (Onac) offre à ses adhérents ou à leurs veuves séjournant en maison de retraite un « colis douceurs ».

    Jean Collart, président des anciens combattants de Suippes, et Francis Fouillé, trésorier, ont ainsi remis mercredi 21 à la résidence Pierre-Simon des colis à sept épouses dont les maris ont combattu dans différentes guerres : Henriette Charlier (95 ans), Henriette Cordier (93 ans), Nicole Loche (78 ans), Germaine Goyeux (96 ans), Paulette Bouchez (86 ans), Mauricette Simon (86 ans) et Raymonde Francart (89 ans).

     

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    Union071127a - Marne

    Pargny-sur-Saulx : Pargny-sur-Saulx Le Souvenir français en assemblée générale
     
    Vendredi 30 novembre, à partir de 18 heures, dans la salle polyvalente de Pargny-sur-Saulx, se tiendra l’assemblée générale du comité cantonal de Sermaize-les-Bains du Souvenir français qui regroupe les cantons de Thièblemont et d’Heiltz-le-Maurupt.

    Cette assemblée sera présidée par le directeur départemental des anciens combattants de la Marne.

    Il y sera rendu compte des activités de l’année 2007 et les activités et travaux envisagés pour l’année 2008 seront présentés.

    La tombe du Dr Fritsch, résistant abattu par les allemands la veille de la Libération, est entretenue par le Souvenir français.

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    Union071124b - Marne

    Courtisols : La Première guerre en expo à Courtisols
     
    Le comité du Souvenir Français présentera demain dimanche 25 novembre la 3e édition de l’exposition portant sur la Première guerre mondiale.

    Cette page d’histoire débutera par un rappel de la vie locale, à l’aube des hostilités. Les visiteurs tourneront alors les pages de ces terribles années qui allaient endeuiller Courtisols à 46 reprises.

    L’histoire d’un aumonier

    Différents supports retraceront l’engagement et les sacrifices consentis par l’Armée britannique.

    Denis Dupuis, président du comité, rappellera les hécatombes de 1915 et 1916 et présentera « 1917 — année particulière ».

    Il évoquera des sujets clefs comme les Canadiens à Vimy, le Chemin des Dames, les États-Unis dans la guerre…

    La participation des aumôniers militaires sera retracée par l’évocation d’un homme de foi et poilu particulier : le père Paul Doncoeur. À l’époque, ce Jésuite va réconforter, secourir et sauver ses compagnons d’armes en Champagne, à Verdun, dans la Somme.

    Outre des figurants, des appareils photos d’époque, des vestiges, du courrier rappelleront cette génération d’hommes et de femmes, qui n’étaient autres que nos parents, nos grands-parents ou arrière grands-parents.

    Exposition ouverte de 14 h 15 à 18 heures.
    Animation et visite commentée à partir de 15 heures.
    Salle polyvalente de Courtisols.
    Entrée gratuite.

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    Union071124a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Des colis de Noël pour les anciens combattants
     
    Cinq colis ont été remis à la résidence Bichat.
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  • A l’approche des fêtes de Noël, l’Onac (Office national des anciens combattants) distribue des colis de douceurs à tous ses ressortissants hébergés en maisons de retraite et résidences du département.

    Cette année encore, Pol Cher, président des anciens combattants et victimes de guerre, « dans le but de rendre hommage aux anciens combattants, ressortissants, veuves ou pupilles de la Nation » s’est rendu, accompagné de Jean-Marie Gagnaire, à la maison des prêtres, à la résidence d’Automne puis à la résidence Bichat, afin de porter les précieux colis toujours appréciés par les pensionnaires.

    A la maison des prêtres, ils ont rencontré Mgr Pierre Carriere et Charles Vicherat. A la résidence d’Automne, André Cordival, Robert et Marie-Paule Smauch, Marie-Josèphe Soyez, Albert Cellier, Henriette Protin, Mmes Coulon et Nicolardot. A la résidence Bichat, Ginette Champy, Mireille Gouet, Madame Raulin, Jacques Samuel et Pierre Petifourt.

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    Union071122b - Marne

    FISMES : Les collégiens font leur devoir de mémoire dans l’Aisne
     
    Depuis de nombreuses années, les élèves de 3e du collège « Thibaud-de-Champagne » de Fismes travaillent sur le devoir de mémoire.

    Suite à la Première Guerre mondiale, plusieurs communes du Calvados avaient mis en place un comité de soutien afin d’aider des communes de l’Aisne victimes des destructions liées à la guerre, en l’occurrence Villers-en-Prayères et Longueval.

    Pour cette raison, le collège de Livarot, près de Lisieux, a pris contact avec son homologue fismois afin de réactiver le processus de jumelage créé en 1918.

    Des contacts ont été pris avec les élus de Villers-en-Prayères afin qu’ils mettent de nom breux documents de l’époque à la disposition des élèves.

    Une exposition a été créée par les jeunes fismois et a été très apprécié de leurs homologues calvadosiens et des habitants de Villers-en-Prayères.

    Tous les jeunes se sont retrouvés au cimetière local avec les habitants, afin d’entonner une « Marseillaise » émouvante.

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    Union071122a - Marne

    Suippes : 70 anciens combattants autour de la table
     
    Le repas a eu lieu le 18 novembre.
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    En raison de la fête patronale à Suippes, le traditionnel repas de l’association des anciens combattants de Suippes et des environs a été reporté au 18 novembre.

    Jean Collart, président de l’association des anciens combattants et victimes de guerre, et Marcel Bonnet, maire de La Cheppe, ont accueilli le groupe dans la salle des fêtes de La Cheppe préparée par la section des anciens combattants du village.

    Soixante-dix personnes de Suippes, Bussy-le-Château, Sommepy, Somme-Suippe, Sainte-Marie-à-Py et La Cheppe se sont retrouvées dans une ambiance chaleureuse.

     

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    Union071121a - Marne

    Vienne-le-Château : Anciens combattants : des colis « douceurs »
     
    La remise des colis.
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    André Chevalier, président des anciens combattants de Vienne-le-Château, a remis un colis « douceurs » aux anciens combattants pensionnaires de la maison de retraite de la commune.

    En effet, chaque année, l’office national des anciens combattants et victimes de guerre remet un coffret à tous les anciens combattants des maisons de retraite pour ne pas oublier leur courage et leurs actes durant les différentes guerres.

    A Vienne-le-Château, ce sont huit personnes (cinq hommes et trois femmes) qui ont reçu ce colis : Mmes Odette Francart, Georgette Houssemann, Marthe Chermont et MM. Raymond Jacquesson, Bernard Varoquier, Camille Braux, Lucien Mangin, Robert Perotin.

     

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    Union071120b - Marne

    Suippes : 3e Journée du livre 14-18 : succès explosif
     
    Pour cette 3e journée du livre 14-18, les visiteurs ont eu droit à deux conférences consacrées au rôle des États-Unis pendant la Première guerre mondiale.
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  • La 3e Journée du livre 14-18, organisée par la médiathèque intercommunale de la région de Suippes a une nouvelle fois mobilisé les passionnés d’histoire.

    Le thème développé était le 90e anniversaire de l’entrée en guerre des États-Unis aux côtés des alliés.

    Dès 10 h 30, un public de passionnés, amateurs et spécialistes, parcourait les stands pour prendre connaissance et se faire dédicacer les derniers ouvrages d’historiens, auteurs et illustrateurs.

    Odile Huvet, présidente de la commission bibliothèque et vice-présidente de la communauté avait tout fait, avec le personnel de la médiathèque, pour un accueil chaleureux, y compris le repas de midi avec « la roulante » de l’office de tourisme du Pays d’Argonne.

    Malgré un programme modifié sur le tard en raison de la conjoncture actuelle des transports, deux conférenciers ont pu être présents.

    Marc Meigs, professeur à l’Université de Paris VII, a ainsi présenté sa conférence consacrée aux « Américains dans la grande guerre », et Yann Brouillet, historien et membre du CRID a traité du thème des « Américains dans les Vosges 1914-1919 ». Chaque conférence débat a rassemblé une bonne quarantaine de participants passionnés. Les visiteurs ont pu également consulter le fonds local de la médiathèque et constaté la quantité d’ouvrages relatifs à cette période mis à disposition des lecteurs du secteur.

    L’exposition « Wake up America ! 1917-1918 » restera présente jusqu’au dimanche 16 décembre inclus, ouverte tous les jours (dimanches compris), sauf les lundis, de 14 à 18 heures, en entrée libre, salle du rez-de-chaussée de la Maison des associations de Suippes, 9 rue Saint-Cloud.

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    Union071120a - Marne

    Une conférence sur l’histoire des harkis de la Somme [1]
     
    Bérenger Bonneau (à droite) est professeur d’histoire géographie.
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  • Une trentaine de personnes ont débattu de ce vaste sujet.
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  • Dans le cadre du cycle de conférence EPI Logue, l’EPI, espace picard pour l’intégration, et en partenariat avec la direction de l’Acsé Picardie a organisé une conférence-débat autour de l’ouvrage « Les Harkis de la Somme — de 1954 à nos jours : un retour de guerre » en présence de l’auteur Bérenger Bonneau, au CRIJ.

    « Notre objectif est de favoriser l’intégration sociale, culturelle et professionnelle des populations étrangères ou immigrées en rassemblant à l’échelle régionale les acteurs qui, par leurs pratiques associatives ou fonctions institutionnelles, œuvrent dans le champ de l’intégration. Nous travaillons avec les associations qui s’occupent des problématiques de l’intégration et de la ville en Picardie. Nous organisons, tous les trimestres une conférence, ouverte au grand public, sur des sujets complexes et nous y invitons nos partenaires associatifs. L’objectif étant de créer un débat, un échange », explique Arnaud Déhédins, directeur de l’EPI.

    Bérenger Bonneau, professeur d’histoire géographie, s’est appuyé sur des documents d’archives et sur des témoignages oraux afin de retracer dans ce livre l’histoire des harkis, de 1954 à nos jours, de l’Algérie à la France, de leur engagement dans le conflit, de leur long retour de guerre et de leur difficile insertion sociale et mémorielle.

    « A l’origine c’était ma maîtrise d’histoire. C’est un sujet qui me passionne depuis 40 ans et je souhaitais apporter un regard neuf. Le travail d’un historien n’est pas sociologique mais un travail de mémoire », explique-t-il.

    EPI, tél. 03.22.91.92.38 site web : http://www.epi-centre.org.

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    Union071116a - Marne

    Suippes : 3e Journée du livre 14-18 demain à Suippes
     
    Un programme encore bien chargé samedi !
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  • La médiathèque intercommunale de la région de Suippes tiendra sa « 3e Journée du livre 14-18 » le samedi 17 novembre de 10 h 30 à 17 heures.

    Ce sera l’occasion d’une nouvelle rencontre entre les spécialistes de cette période et le public, autour des grandes problématiques de la première guerre mondiale et de l’anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917.

    Cette année, la médiathèque s’associe à « Marne 14-18, centre d’interprétation », situé lui aussi dans les locaux de la Maison des associations où est présente, jusqu’au 16 décembre, l’exposition « Wake-up America », la grande guerre des Américains vue par affiches.

    Le film « Les fragments d’Antonin » de Gabriel Le Bomin sera diffusé la veille, vendredi 16 novembre à 18 h 30, suivi d’une discussion avec Céline Biava de l’Office national des anciens combattants de Châlons.

    D’autre part, deux conférences débats sont programmées : l’une à 11 heures sur « Les Américains dans la grande guerre » par Marc Meigs ; l’autre à 14 h 30.

    L’historien Yann Brouillet remplacera Remy Cazals initialement prévu mais retenu en raison des grèves des transports en commun. Il développera le thème : « Les Américains dans les Vosges 1914-1919 ».

    Toute la journée, des historiens et des auteurs dédicaceront par ailleurs leurs ouvrages. L’office de tourisme du pays d’Argonne proposera un repas complet samedi midi.

    Restauration complète pour 15€ (soupe, potée, fromage, salade, vin, tarte aux fruits) réservation obligatoire auprès de la médiathèque — 9 rue Saint-Cloud — au 03.26.63.52.63. E-mail : mediatheque.suippes

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    Union071115c - Marne

    DIZY : Théâtre : sensibilisés par Marcel
     
    Ce dimanche 11 novembre, la Maison des associations de Dizy accueillait le « Théâtre à pattes » venu jouer « Paysages de l’insomnie » d’après le roman de Gisèle Bienne.

    La Grande Guerre est terminée et voilà déjà deux ans que Marcel est de retour, physiquement sain et sauf. Le fermier, jadis efficace et serviable, est devenu inconstant, irritable et violent, révolté contre l’armée, l’église et la société. Il voudrait oublier le carnage, rendre sa famille heureuse, redevenir le Marcel d’autrefois… mais la force lui manque et l’habitude de boire prise au front l’entraîne vers l’abîme.

    Tout au long de la pièce, faite de tragédie et aussi de tendresse, le spectateur assiste au combat que livre Marcel pour se reconstruire.

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    Union071115b - Marne

    GIVRY-EN-ARGONNE : Anciens combattants : retour sur la réunion d’automne
     
    Le bureau.
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  • L’assistance.
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  • Les ACPG/CATM du canton de Givry et du secteur de Vanault-les-Dames ont tenu leur réunion d’automne à la mairie de Givry. De nombreux points ont été abordés par le président François Lefort, le bureau et la nombreuse assistance.

    Il a été rappelé la réunion du 22 juin, où de nombreux adhérents ont pris contact pour les retraites complémentaires et les avantages fiscaux qui en découlaient. La croisière sur le Rhin a été évoquée, avec 36 participants pour trois journées de décontraction et de convivialité. La formule sera sans nul doute renouvelée en 2008.

    Sans oublier le 30e anniversaire de Notre Dame-de-Lorette. Quatre cars sont partis de la Marne, dont 31 personnes de Givry qui ont grossi cette imposante cérémonie.

    Le président a invité les adhérents à participer nombreux aux réunions de l’Adac. Il a rappelé que l’Ufac (l’Union française des anciens combattants) regroupe plus de 40 associations d’anciens combattants et qu’elle est l’interlocuteur du Gouvernement et des pouvoirs publics.

    Il a été précisé que l’assemblée générale aurait lieu le 20 avril à Noirlieu ; la cotisation est fixée à 20 euros et à 10 pour les veuves.

    La cérémonie à la mémoire des AC morts en Algérie, aura lieu le 5 décembre prochain à Givry-en-Argonne pour tout le canton et le secteur de Vanault-les-Dames. Par ailleurs, le drapeau CATM est en mauvais état, son remplacement conséquemment prévu en 2008.

    Deux problèmes particuliers ont été soulevés : celui d’un soldat mort pour la France en Indochine et dont la plaque a disparu du monument aux morts, et celui de la seule tombe qui reste d’un cimetière militaire, et qui, suite au remembrement, se retrouve maintenant sur un terrain privé.

    Le président a promis de s’informer et de revenir sur le problème lors de la prochaine réunion de bureau en janvier.

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    Union071115a - Marne

    MARGERIE-HANCOURT-SAINT-UTIN : L’Amicale du 11 Novembre a tenu son assemblée
     
    Une fleur a été déposée au monument aux morts.
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  • C’est en présence des maires de Margerie-Hancourt et de Saint-Utin, du président de l’Amicale du 11 Novembre Georges Humbert, du secrétaire Philippe Humbert, du trésorier Pierre Brunette et des adhérents que s’est déroulée l’assemblée générale de l’Amicale. Après une minute de silence à la mémoire des membres décédés dans l’année, le secrétaire a dressé le compte rendu de 2006.

    Le trésorier a lu le rapport financier puis il a annoncé que la cotisation pour 2008 resterait inchangée : 3 €. Jeannot Humbert a décidé de rentrer au bureau de l’Amicale.

    Voici la composition du nouveau bureau : président Georges Humbert, vice- président Hubert de la Hamayde, secrétaire Philippe Humbert, trésorier Pierre Brunette.

    Après l’assemblée générale, les membres de l’Amicale se sont rendus au monument aux morts afin de déposer une fleur pour rendre hommage aux anciens combattants des deux guerres mondiales morts pour la France ainsi qu’aux maquisards qui se sont battus pour que la France reste libre.

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    Union071114d - Marne

    Châlons-en-Champagne : L’Armistice commémoré à l’Ensam
     
    L’appel des morts pour la France, face aux plaques qui portent leurs noms.
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  • Les élèves-ingénieurs des promotions 2006 et 2007, les anciens élèves-ingénieurs de l’école nationale des arts et métiers (Ensam) de Châlons, les autorités civiles et militaires, un peloton du 402e RA pour les honneurs, les élus et la direction de l’école, n’ont pas oublié les anciens élèves morts pour la France.

    Lundi 12 novembre, dans la cour d’honneur de l’école, rassemblés en ordre parfait, la casquette à leurs pieds en signe de respect, ils ont rendu hommage aux 723 jeunes gad’zarts fauchés en pleine jeunesse lors de la Grande Guerre.

    « C’est accomplir notre devoir de mémoire à l’égard de ceux qui se sont battus avec courage pour la liberté. Aussi, le souvenir d’un tel événement doit-il à jamais rester vivant », ont fait savoir les futurs ingénieurs.

    Ce rendez-vous du recueillement en mémoire des anciens élèves de l’école, le dépôt d’une gerbe en leur honneur au pied des plaques où sont gravés les noms des disparus depuis 1861 jusqu’en 1962, l’appel de leurs noms, constituent un incontournable rendez-vous du 11 novembre.

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    Union071114c - Marne

    Sézanne : Les aînés en agapes
     
    Ambiance et convivialité au rendez-vous.
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  • Un rendez-vous sympathique que le repas d’automne des anciens combattants qui s’est déroulé de façon très traditionnelle à la salle polyvalente de Sézanne.

    Pour le président, Bernard Obara ce rendez-vous annuel avec les adhérents, la famille, les amis est un moment important.

    Avant que tout le monde ne s’installe à table, le président prononça quelques mots d’accueil aux 120 convives.

    Le repas a ravi toutes les personnes présentes de même que l’animation musicale qui à fait danser les nombreux amateurs.

    L’Association a donné rendez-vous à tous ses amis à l’assemblée générale au mois de février 2008 et au prochain voyage qui aura lieu en Irlande du 2 au 9 juin 2008.

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    Union071114b - Marne

    SILLERY : Français et Allemands pour le même hommage
     
    Une belle reconstitution historique.
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  • Depuis deux ans maintenant, l’association « Bleu Horizon », présidée par Brice Blanchard, travaille à sa manière pour le souvenir de la guerre 14-18.

    Ces passionnés de cette époque participent aux hommages rendus dans le secteur, mais n’hésitent pas aussi à se déplacer pour représenter les soldats de cette époque. Certains ont pu récupérer des uniformes d’époque ainsi que les armes, d’autres ont créé des copies de très belle qualité.

    A l’initiative de leur président, les « Bleu Horizon » viennent d’accueillir le temps de ce week-end de commémoration des homologues allemands. En effet, outre-Rhin, une association intitulée « D. S. M » s’est créée en Bavière afin de faire perdurer aussi le souvenir de cette époque, même si, bien évidemment, les motivations sont assez différentes.

    « On a pardonné mais on n’oubliera jamais »

    A leur arrivée en Champagne, les Allemands ont été accueillis par les membres de l’association, escortés de Robert Marguet, président de la Société des Anciens Combattants de Sillery-Taissy, Puisieulx et Saint-Léonard. En effet, une visite du Fort de la Pompelle était offerte aux invités et Brice Blanchard ne s’est pas trompé de guide en choisissant le président sillerotin.

    Après cette visite très appréciée, Français et Allemands se sont rendus à Châtillon-sur-Marne où Français et Allemands étaient côte à côte dans un hommage rendu aux combattants français.

    « Les Allemands ont bien compris notre démarche, indique Brice Blanchard. C’était aussi une façon de leur montrer que l’on a pardonné, mais qu’on n’oubliera jamais ».

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    Union071114a - Marne

    Épernay : La médaille de la ville pour Daniel Lips
     
    Monique, Daniel Lips et Franck Leroy.
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  • Lors de la dernière assemblée générale du Souvenir français, Daniel Lips annonçait qu’il mettait un terme à son mandat de président qui arrivait à échéance le 30 mai 2008. Aussi, Franck Leroy, premier magistrat, profitait de la commémoration du 89e anniversaire de la Grande Guerre pour lui remettre la médaille de la ville d’Epernay.

    Tout un symbole

    Dans son intervention, le maire a rappelé que Daniel Lips était président du Souvenir français d’Epernay depuis 1999, mais aussi délégué général adjoint pour le département de la Marne, association dont il est membre depuis 25 ans : « Avec les bénévoles qui vous entourent, dont votre épouse, également porte-drapeau depuis 1987, vous intervenez pour entretenir des sépultures dans une centaine de cimetières de l’arrondissement d’Epernay. Aujourd’hui, pour vous marquer notre estime et vous remercier du dévouement dont vous avez fait preuve, j’ai l’honneur de vous remettre la médaille de la ville d’Epernay et je tiens à associer à cet hommage votre épouse qui vous a accompagné quotidiennement dans votre action ».

    C’est avec émotion que Daniel Lips a remercié le maire d’Epernay pour l’honneur qui lui a été rendu le jour du 11 Novembre : « Tout un symbole », rappelant : « Je me suis toujours battu pour défendre le devoir de mémoire en intervenant sur des centaines de sépultures, entretien, fleurissement… grâce à nos délégués et à tous nos bénévoles. Cet après-midi, nous allons inaugurer la stèle d’Albert Mathieu à La Villenenuve-les-Charleville. Il fut tué lors de la 1re bataille de la Marne et nous avons fait déplacer en bordure de route et rénové sa stèle qui se trouvait au milieu d’un champ, afin qu’elle soit bien visible et rappelle aux jeunes générations le sacrifice de ce soldat ».

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    Union071113i - Marne

    Courrier des lecteurs : Flammes de la mémoire
     
    « Je m’adresse à vous au sujet de l’article de l’édition du 7 novembre concernant « Les Flammes de la mémoire » *. Je ne souhaite pas apporter de critiques quelconques, ce ne sont que des constatations regrettables que j’ai d’ailleurs déjà soulevées l’année dernière et je m’aperçois que rien n’a changé, hélas. En allant sur le site de ladite opération, je constate une fois de plus que notre département ne possède que sept points de vente, alors qu’il s’agit d’une région qui fut particulièrement touchée, notamment durant la Première Guerre mondiale. Que Damien Georges veuille mettre en exergue les activités du Souvenir français, ceci est tout à fait normal. Par contre, ce qui l’est un peu moins, c’est de s’apercevoir que, dans le Vouzinois, il n’y a aucun point de vente, alors que le délégué général y demeure. Qu’il communique son numéro de téléphone pour qu’il nous indique le comité le plus proche où acheter une bougie, me paraît être un mode de fonctionnement bien compliqué. N’aurait-il pas été plus judicieux de sensibiliser davantage les buralistes, via leur fédération ? Il n’y a pas de quoi être fier de s’apercevoir du peu de mobilisation que cette opération entraîne dans les Ardennes. La faute à qui ? »

    * Vente de bougies à l’occasion du 11 Novembre au profit notamment de l’entretien des sépultures.

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    Union071113h - Marne

    VITRY : 11 Novembre 2008
     
    Pour le 90e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François recherche des photographies de soldats ayant participé à la première guerre mondiale et ayant un lien avec l’arrondissement de Vitry-le-François (naissance, campagne, domicile, décès ou inhumation).

    Une exposition « À la mémoire de nos poilus vitryats » est en préparation.

    Elle devrait avoir lieu les samedi 8 et dimanche 9 novembre 2008, dans un lieu qui n’a pas encore été défini.

    Pour tous renseignements, contacter le Souvenir français 9 rue des Hauts Pas (51300) à Vitry-le-François.

    Tél. 08.75.61.15.91. Internet : souvenir.vitry

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    Union071113g - Marne

    Réveillon : A Réveillon, une médaille à André Grandjean
     

     

     

    A l’occasion de la commémoration de l’Armistice, Viviane Arnoux, maire de Réveillon, a déposé une gerbe de fleurs au monument aux morts.

    Etaient présents les pompiers, les porte-drapeaux et des représentants de la musique « Starnacienne ». Jacques Rémy président des anciens combattants du canton a décoré André Grandjean de la médaille coloniale avec agrafe Indochine, au titre de la reconnaissance de la Nation : « Lorsqu’André Grandjean est arrivé en Indochine, il était affecté dans les commandos parachutistes, les fameux bérets noirs. Il a participé aux durs combats de Hanoï, puis à une opération d’envergure où cinq cents paras avaient pour mission de prendre possession de points stratégiques. Opération réussie grâce au courage et à la précision du saut. Pour cela, je vous félicite et vous remercie au nom de la Nation ».

     

     

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    Union071113f - Marne

    BROYES : L’amicale des pompiers fait le point
     
    Les membres de l’amicale des sapeurs-pompiers.
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  • Avant de rendre hommage aux morts de toutes les guerres lors de la cérémonie commémorative de l’Armistice du 11 Novembre 1918, l’amicale des sapeurs pompiers a tenu son assemblée générale.

    Après avoir présenté un bilan en équilibre et fait une rétrospective des activités proposées tout au long de l’année, le président Philippe Denis a procédé à l’élection du bureau qui est reconduit à l’identique : vice-président, Dominique Jacopé ; trésorier, Philippe Cassier ; secrétaire, Mylène Denis.

    Pour l’année 2008, l’amicale propose : le dimanche 17 février un loto, le samedi 23 février une choucroute, le samedi 10 mai un concours de boules, le dimanche 15 juin un barbecue et le 6 décembre la Sainte-Barbe. Pour cette fin d’année 2007, sainte Barbe patronne des pompiers sera honorée le samedi 8 décembre.

    Après un dépôt de gerbe au monument aux morts, les amicalistes se retrouveront salle du château autour d’une bonne table ; le repas est ouvert à tous, les inscriptions se font dès maintenant au 03.26.81.20.25 ou 03.26.81.30.61.

    Parallèlement à cette assemblée générale, c’est en présence d’anciens combattants, des pompiers, de la musique, de représentants des associations et de la population que le maire, Gérard Vinot a déposé une gerbe au monument aux morts avant de convier les personnes présentes à partager le verre de l’amitié.

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    Union071113e - Marne

    Livry-Louvercy : A Livry-Louvercy
     
    Lecture par les jeunes écoliers de Livry-Louvercy, du poème d’Apollinaire.
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  • Bravant la pluie et le vent, les valeureux collégiens étaient bien présents pour chanter la Marseillaise aux cimetières civil et militaire de Mourmelon.

    A Livry-Louvercy, les écoliers étaient présents devant le monument aux morts pour chanter la Marseillaise, mais aussi pour lire un poème de Guillaume Apollinaire, « Mourmelon-le-Grand ». Poème composé en avril 1915, à son arrivée à Mourmelon, avant que le poète ne rejoigne les tranchées. Il est adressé à son amie Lou, Louise de Coligny-Chatillon :

    « Ma Lou, je coucherai ce soir dans les tranchées
    Qui près de nos canons ont été piochées
    C’est à douze kilomètres d’ici que sont
    Ces trous où dans nos manteaux couleur d’horizon
    Je descendrai tandis qu’éclatent les marmites
    Pour y vivre parmi nos soldats troglodytes. »

    C’est à la suite d’un travail scolaire sur la Grande Guerre, avec lecture de nombreuses lettres écrites par des poilus de la région et une visite du centre d’interprétation de Suippes, que les élèves de CE2, CM1 et CM2, ont été invités à lire ce poème lors de la cérémonie commémorative du 11 Novembre.

    Une façon originale de les associer à cette cérémonie pour que l’histoire de ces Poilus ne soit pas lettre morte pour les jeunes d’aujourd’hui !

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    Union071113d - Marne

    Mourmelon-le-Grand : A Mourmelon-le-Grand
     
    Bravant la pluie et le vent, les valeureux collégiens étaient bien présents pour chanter la Marseillaise aux cimetières civil et militaire de Mourmelon.
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  • À Mourmelon-Le-Grand, si la traditionnelle cérémonie commémorative du 11 Novembre, en présence des autorités civiles et militaires, revêt chaque année un caractère solennel en raison de la présence nombreuse des porte-drapeaux d’associations d’anciens combattants et d’une impressionnante garde d’honneur militaire, elle a été, cette année, marquée par la présence d’une délégation de collégiens venus chanter la Marseillaise.

    À la demande du lieutenant-colonel Antropius, commandant d’armes de la garnison, le collège Henri-Guillaumet avait en effet proposé à des collégiens volontaires de répéter la Marseillaise, sous la direction de leur professeur de musique, Mme Calamy, afin de les sensibiliser aux valeurs de la République et au devoir de mémoire.

    La démarche semblait répondre par avance aux souhaits du secrétaire d’État chargé des Anciens combattants, Alain Marleix, dont la lettre a été lue par le maire de Mourmelon, Fabrice Loncol : « Honneur aux Poilus ! Œuvrons sans relâche pour les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, garants de la paix entre les nations. »

    Les jeunes de Mourmelon, sensibilisés par la proximité des lieux de combats de la Grande Guerre qu’ils ont déjà visités, n’ont pas manqué de répondre à l’appel !

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    Union071113c - Marne

    Sainte-Menehould : 11 Novembre : recueillement et émotion
     
    Hommage aux morts.
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  • En présence d’une foule importante et recueillie, le maire Bertrand Courot, le Général Jean, Maurice Kegelears représentant le sous-Préfet et M. Glasko président des ACPG-CATM ont déposé des gerbes au pied du monument aux morts de la ville en hommage aux combattants morts pour la France. Cérémonie en mémoire du 11 novembre 1918, date à laquelle la France et l’Allemagne mettaient fin à la Grande Guerre.

    Puis la fanfare ainsi que les pompiers et jeunes sapeurs-pompiers ont défilé jusqu’au parvis de l’hôtel de ville où les officiels ont salué les portes drapeaux.

    Le maire a transmis le souvenir avec le message du ministère de la Défense : « Cette guerre fut grande par son ampleur, la violence des combats, les souffrances endurées, l’héroïsme et l’abnégation de tous les combattants, enfin par son immense cohorte de blessés, de mutilés, de « gueules cassées », de gazés, de prisonniers, de veuves et d’orphelins à jamais meurtris. En ce 90e anniversaire de 1917 symbolisant la période d’engagement des premiers contingents américains et portugais, renforts alliés qui décideront du sort de la guerre ».

    Parmi l’assemblée, le Colonel Dutailly, militaire à la retraite et collectionneur passionné de 14-18 : il a présenté son exposition d’affiches à thèmes éditées à partir de 1917 à l’intention des écoles populaires par le ministère de l’Instruction publique. Le verre de l’amitié a clôturé cette manifestation.

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    Union071113b - Marne

    Suippes : Les Américains débarquent à Suippes
     
    Le visiteur découvrira, au fil de l’exposition, l’évolution des images, mais aussi de la mobilisation des civils américains pour leurs soldats sur le front en France.
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  • Nicolas Cnass, directeur du centre d’interprétation de Suippes devant les affiches les plus allégoriques des États-Unis.
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  • « IL y a 90 ans, les États-Unis entraient dans la Première Guerre mondiale. Par des actions indépendantes ou coordonnées à l’offensive française de l’automne 1918, l’armée américaine a marqué de façon décisive la dernière phase de la guerre. Elle a même été libératrice de nombreuses communes de Champagne-Ardenne. »

    C’est dans cet esprit que la municipalité de Suippes a demandé la mise en place d’une exposition « Wake up, America ! 1917-1918 », incontournable pour la commune et sa région, qui a vécu la guerre au plus près.

    Ainsi, le centre d’interprétation Marne 14-18, de Suippes, a-t-il fait appel à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, pour présenter en vingt-quatre affiches reproduites à partir d’originales, la mobilisation du pays, à cette époque.

    « Afficher son identité »

    Au fil de l’exposition, le visiteur peut apercevoir l’évolution de cette mobilisation. « Le gouvernement américain a su tirer partie du cinéma et des médias, ainsi que des artistes pour réaliser des affiches de plus en plus réalistes et aux messages de plus en plus forts », explique Nicolas Cnass, directeur du centre.

    « Il faut savoir que lorsque les États-Unis entrent dans cette guerre, c’est un jeune pays, et que sa participation est un moyen d’afficher son identité. C’est un grand moment où il se révèle à lui-même. » Une réflexion sur le pouvoir des images est alors possible. Surtout avec des affiches représentant la Statue de la Liberté, le doigt tendu, clamant : « Vous achetez des obligations de la Liberté sinon je meurs ».

    Cette interpellation directe du passant marquera les campagnes d’affichage du siècle. Sans oublier l’Oncle Sam, comme sortant de l’affiche, la main également tendue vers le passant, pour lui demander : « Serons-nous plus tendres avec nos dollars qu’avec la vie de nos fils ? »

    Une manière de dire aux Américains d’investir dans des emprunts pour aider les soldats au front.

    Avec l’argent des civils, du matériel peut être fabriqué pour sauver des vies… Allégorie, sentimentalisme et menace… pour mieux faire passer le message. Tout est représenté dans ces affiches. Histoire, société, culture… Tout y est pour mettre en avant l’importance d’un pays en devenir.

    Des objets de la vie quotidienne

    Même au sortir de la guerre, des images représentent des familles américaines qui retrouvent leur héros, un casque allemand accroché autour du cou, en signe de victoire. Par ailleurs, quelques objets de la vie quotidienne complètent cette exposition. Particulièrement représentatif, un coussin « Mother ».

    Le lien entre les soldats et les civils est réaffirmé à travers le patriotisme de tous. Les hommes s’engagent, les femmes affichent fièrement à leur fenêtre le drapeau signifiant que la famille a « son » soldat.

    Chaque détail a son importance dans cette exposition, qui permet de (re) découvrir la place qu’ont occupée les États-Unis dans la Première Guerre mondiale.

    Une exposition à vite « explorer ».

    A.J.

    Exposition « Wake up, America ! 1917-1918 », à la maison des associations de Suippes, tous les jours, sauf le lundi, de 14 à 18 heures. Jusqu’au dimanche 16 décembre. Entrée libre.

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    Union071113a - Marne

    REIMS : Retour en images sur le 11 novembre
     
    Des jeunes de 3e de Croix-Cordier à Tinqueux ont posé des plaques d’identité sur les tombes des soldats de la Grande Guerre situées dans les carrés 14 et 31 au cimetière du Nord. Cette initiative était l’aboutissement d’un travail de mémoire intitulé : « Envie d’agir pour ne pas les oublier ».

    L’instant qui a failli être à l’origine d’un incident quand le député Renaud Dutreil décide de déposer une gerbe au monument aux morts. Refusant toute mise en avant de l’un par rapport à l’autre, le maire Jean-Louis Schneiter a décidé que tous les députés iraient en même temps déposer une gerbe.

    Une cinquantaine d’enfants des écoles élémentaires Prieure-de-la-Marne et Clairmarais ont participé aux cérémonies, place de la République. Ils sont ensuite allés à la mairie où ils ont reçu des ouvrages sur la Grande Guerre.

    Sous-lieutenant des Forces françaises combattantes, membre du réseau Shelburn Possum, déportée au camp de Ravensbrück, l’ancienne résistante Geneviève Tavernier a reçu la cravate de commandeur

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    Union071112q - Marne

    MAGAZINE : 1914-1930 : le récit bilingue de deux occupations
     
    A gauche : la couverture de la partie occupation des Ardennes par les Allemands. Illustration centrale : une carte de Joyeuses Pâques en allemand, montrant la ville de Mouzon, sur la Meuse. A droite : la couverture de la partie occupation de la Rhénanie par les Français. Illustration centrale : le bonjour du soldat français en garnison à Euskirchen, ville aujourd’hui jumelée à Charleville-Mézières !
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  • Un volumineux ouvrage bilingue français-allemand raconte les deux périodes d’occupation déclenchées dans les Ardennes et en Rhénanie par la Première Guerre mondiale.

    LES éditions associatives Terres Ardennaises viennent de publier « Occupations-Besatzungszeiten », un gros ouvrage de 392 pages qui raconte en textes et photos d’époque (souvent inédites) deux périodes d’occupation déclenchées par la Première Guerre mondiale.

    La première de 1914 à 1918 dans les Ardennes par l’armée allemande. La seconde de 1918 à 1930 en Rhénanie par les soldats français.

    Minutieux travail collectif

    Dans le premier cas, ce fut une occupation en temps de guerre avec son cortège d’exactions, d’exécutions, de privations pour les populations occupées ; on vit même un camp de travail à Sedan qui ressemblait (déjà) à un camp de concentration.

    Dans le second cas, ce fut une occupation en temps de paix -théoriquement pacificatrice - mais une paix qui avait tout de même le goût amer de la défaite pour l’Allemagne.

    Les ordonnances de la Haute Commission Interalliée étaient considérées comme des chicanes. Les interdictions (défilés, presse, livres…) pleuvaient. Les incidents se multipliaient entre la population allemande et les forces militaires étrangères.

    En Allemagne, on ne supportait pas, par exemple, que l’armée française ait envoyé des contingents coloniaux ; pour les Rhénans, c’était la « honte noire » ! Le livre de Terres Ardennaises est le fruit d’un minutieux travail collectif franco-allemand d’historiens, d’une part, ardennais et, d’autre part, de la ville d’Euskirchen, aujourd’hui jumelée avec Charleville-Mézières.

    Derrière les communiqués officiels, cette histoire des anecdotes montre à quel point les deux périodes ont contribué au renforcement de la tension qui allait préparer 39-45 et à la montée d’un « nationalisme haineux » dont les douze années de l’après 14-18 ont été le terreau fertile.

    Enfin, le livre a la particularité d’être bilingue français et allemand et de s’ouvrir soit par le côté allemand, soit par la partie française.

    S’il en fallait un, cet ouvrage unique est forcément LE livre de la réconciliation entre Ardennais et Rhénans, entre occupés et occupants, qui tour à tour ont eu à jouer les deux rôles entre 1914 et 1930.

    Patrick Flaschgo

    Occupations-Besatzungszeiten, Éditions Terres Ardennaises, 392 pages. Grand format. 38 euros. En librairies et maisons de presse dans les Ardennes et la Marne.ou par correspondance à : Éditions Terres Ardennaises, 6, rue des Sources, 08000 Charleville-Mézières. (38 euros, franco de port).

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    Union071112p - Marne

    Hommage à Roger Fleury
     
    Émile Gendarme de Livry-Louvercy se souvient de la lettre d’adieu d’un résistant marnais.

    « La lettre de Guy Môquet vient d’être lue dans les établissements scolaires de Mourmelon-le-Grand. Je me souviens d’une autre lettre lue à Mourmelon.

    Avant mon service militaire, j’avais côtoyé à l’Aéro-club de Mourmelon un garçon de mon âge Roger Fleury. Sa famille et son travail partageaient son temps entre Mourmelon-le-Grand et Châlons-sur-Marne. Entré dans la Résistance avec le groupe Tritant à Châlons, il fut capturé par les Allemands avec plusieurs camarades et exécuté quelques semaines avant la libération de la région au printemps 1944.

    Au cours de la cérémonie religieuse célébrée à sa mémoire, l’abbé Courtaud curé de Mourmelon, bouleversa l’assistance par la lecture de la lettre d’adieu de Roger à sa maman. Lettre d’affection et acceptation sans révolte. Il avait 25 ans. »

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    Union071112o - Marne

    Reims : Les municipales s’invitent aux cérémonies du 11 Novembre
     
    Cinq candidats sur une même ligne avec de gauche à droite Jean-Marie Beaupuy, Adeline Hazan, Jean-Louis Schneiter, Catherine Vautrin et, à côté du sous-préfet, Renaud Dutreil.
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  • Ces cérémonies étaient avant tout l’occasion de rendre hommage aux anciens combattants et résistants dont Geneviève Tavernier qui a reçu la cravate de commandeur de la Légion d’honneur
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  • Un protocole changé à la dernière minute, des petites phrases… les cérémonies du 11 Novembre avaient hier à Reims un avant-goût de municipale.

    Lorsqu’elle a reçu la cravate de commandeur de la légion d’honneur la résistante Geneviève Tavernier était sans doute loin de ces gué-guerres politiciennes. Idem pour les collégiens de Croix-Cordier qui ont posé des plaques d’identité sur la tombe de 30 soldats de la Grande Guerre… pourtant hier matin les cérémonies du 11 Novembre ont pris dans les coulisses des allures de campagne électorale.

    Lors de son discours à la mairie, Jean-Louis Schneiter expliquera ainsi avoir « modifié très légèrement le protocole » face à une initiative qu’il jugea « pré électorale ». Au cœur de cette mini-polémique, la décision du candidat Renaud Dutreil de déposer, en tant que député, une gerbe au monument aux morts.

    Une initiative, qui n’est pas dans les habitudes de ces cérémonies, qui aura eu le don d’agacer ses opposants. Plutôt que de laisser le candidat investi par l’UMP aller seul déposer sa gerbe, le maire décida donc d’associer tous les députés, nationaux et européens, à cette manifestation. Tout le monde alla donc en même temps, dans un bel élan solidaire, déposer des gerbes de fleurs.

    Tout au long des différentes manifestations de la matinée, la tension aura ainsi été palpable. Les uns évitant soigneusement les autres avec au milieu un sous-préfet qui a du sans doute arrondir les angles pour ne froisser personne.

    On pouvait notamment apercevoir Renaud Dutreil avec son écharpe tricolore de… député. Le seul à porter une telle marque, les autres parlementaires et le maire ayant préféré la laisser au placard. Au milieu des officiels, le quidam peu au fait de la vie municipale pouvait presque se demander qui était le maire…

    Preuve enfin s’il en est besoin de cette ingérence municipale dans les cérémonies, certains sont venus nous approcher au cimetière du nord, qui pour Jean-Claude Thomas de confier un communiqué sur son soutien à Renaud Dutreil (voir par ailleurs), qui pour les Bonapartistes d’en faire autant pour soutenir par contre Catherine Vautrin.

    On était alors bien loin du 89e anniversaire de l’Armistice de 1918

    Hervé Oudin

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    Union071112n - Marne

    Cormontreuil : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    La croix du combattant a été remise à Roger Foulard.
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    Une nouvelle fois, et malgré la pluie, les habitants se sont déplacés nombreux dimanche pour participer aux cérémonies du 89e anniversaire de la capitulation allemande de la guerre 14/18.

    Après la messe et le dépôt de gerbes aux monuments aux morts auquel ont participé de jeunes membres du conseil municipal d’enfants, Claude Viéville, président de la section locale de l’UNC et Michel Voisin, ont procédé à la remise de la croix du combattant à Roger Foulard, soldat de 1re classe au 55/2C.

    Celui-ci a été affecté en décembre 1955 au 24e groupe vétérinaire à Suippes. Muté en Algérie en mai 1957 au 4e régiment d’artillerie (8e compagnie) dans le secteur de Bone, il a été libéré en janvier 1958.

     

     

     

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    Union071112m- Marne

    Witry-lès-Reims : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Le caporal chef Hervé Détraigne et le caporal Romuald Nouvelet décorés par Yves Détraignes, sénateur-maire.
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    À l’occasion de la cérémonie du 11 Novembre qui a rassemblé une foule nombreuse et beaucoup d’enfants encadrés par les enseignants, Yves Détraigne, sénateur-maire de Witry-lès-Reims, a fait sortir du rang du corps des sapeurs-pompiers du village le caporal Romuald Nouvelet pour lui remettre la médaille d’honneur d’argent pour 20 ans de service et le caporal chef Hervé Détraigne pour le décorer de la médaille d’honneur vermeil pour 25 années de service.

    Il leur a adressé ses félicitations et ses remerciements au nom de la population locale pour leur dévouement.

     

     

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    Union071112l- Marne

    Tinqueux : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Personnalités, Aquatintiens et écoliers ont rendu un vibrant hommage lors de cette cérémonie.
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    La ville de Tinqueux a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui ont laissé leur vie durant les quatre années de guerre de 1914 - 1918, qui ont engendré 12 millions de morts.

    Ce 89e anniversaire de l’Armistice a réuni sur le parvis Sainte-Bernadette, devant le monument aux morts, de nombreuses personnalités civiles et militaires, d’Aquatintiens, des membres du conseil municipal, (adultes et enfants) des anciens combattants, l’association des anciens parachutistes, porte-drapeaux, sapeurs-pompiers.

    On notait la présence de Jean-Pierre Fortuné, conseiller général, maire de Tinqueux, l’adjudant-chef Thierry Martin, de la BA112, des représentants de la police nationale et de Henri Wenisch, vice-président des anciens combattants.

     

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    Union071112k - Marne

    Bétheny : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Les Béthnyats de plus en plus nombreux.
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    Malgré le vent et la pluie, les Béthnyats se sont déplacés très nombreux pour la cérémonie du 11 Novembre : enfants, parents, élus, clairon, délégation BA 112, corps des pompiers et chef de police.

    Dans un premier temps, au petit-Bétheny, puis ensuite place de la mairie pour se rendre au monument aux morts, où la traditionnelle minute de silence fut respectée.

    Comme à l’accoutumée, une gerbe de fleurs fut déposée aux deux endroits.

    L’école Farman était fort représentée, ainsi qu’une classe de l’école Equiernolles.

     

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    Union071112j - Marne

    Saint-Brice-Courcelles : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    M. Aimable Denhez a reçu la croix du combattant ainsi que la médaille de la reconnaissance de la nation pour les opérations en Afrique du Nord.
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    C’est en présence des jeunes de l’Ecole des jeunes sapeurs-pompiers, des élus, du représentant de la Police nationale et de la population qu’a eu lieu le traditionnel défilé du 11 Novembre. Précédés de la fanfare « Les Dauphins », tous se sont rendus au monument aux morts où une gerbe a été déposée.

    Après la semaine théâtrale qui a eu lieu, avec la pièce « Comme en 14 », une des actrices de la Compagnie des Elles, Catherine Reibre, a fait lecture d’une lettre de poilu.

    Le maire a procédé ensuite à la remise de Médaille. Aimable Denhez a ainsi reçu la croix du combattant ainsi que la médaille de la reconnaissance de la nation pour les opérations en Afrique du Nord.

     

     

     

     

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    Union071112i - Marne

    Isles-sur-Suippe : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Les récipiendaires et le maire, Guy Riffé.
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  • Après les cérémonies du souvenir au monument aux morts de la commune d’Isles-sur-Suippe, Guy Riffé, maire du village, a tenu à rendre hommage à deux membres du conseil municipal. Janine Redon née à Paris et son mari en Aveyron, sont arrivés en 1973 à Isles. Très rapidement, ils se sont intégrés à la vie associative et aussi municipale. Ainsi son mari s’occupe du club de foot, et quant à Janine elle rejoint l’équipe du conseil municipal en 1977 et est encore après 5 mandats, soit 31 ans, membre du conseil. En reconnaissance, elle a reçu la médaille d’honneur régionale et communale de vermeil.

    Joël Bacquenois, est né à Isles et son implication dans la vie communale date des années 1965 au foyer des jeunes. Puis intégration au club de foot jusqu’en 2000, et président du club de pêche. En 1983 il est élu conseiller municipal et voilà 25 années qu’il est présent au sein du conseil. Il a reçu la médaille d’honneur régionale et communale d’argent.

    Conjointement à cette manifestation, Claude Manond, président de l’association des anciens combattants, a tenu à remettre à Guy Riffé, maire du village, une bronze représentant le monument élevé à Châlons en reconnaissance des événements d’AFN, ainsi qu’un recueil de ces événements. Cette médaille et ce document, seront gardés en mairie.

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    Union071112h - Marne

    Bazancourt : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Les récipiendaires.
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  • André Ghyllebert reçoit sa médaille.
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    Lors des cérémonies de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, deux remises de médailles ont eu lieu à Bazancourt.

    Tout d’abord auprès du monument aux morts, Yannick Kerharo maire de la commune, a décoré Gérard Blavette, André Chappat, Julien Gregorczyk, Henry Garnesson, Joseph Staszczyk, de la médaille de reconnaissance de la nation et Amar Maklouf, commémoration Algérie (de gauche à droite sur la photo).

    Deux absents lors de cette remise, René Godiet et Gérard Roesch (médaille de reconnaissance de la nation).

    Ensuite, salle Miche Prévoteau, André Ghyllebert a reçu des mains du maire, une médaille et le diplôme d’honneur de porte-drapeau, en reconnaissance de ces 13 années de dévouement.

     

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    Union071112g - Marne

    Fismes : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    Les écoliers du primaire ont déposé des colombes confectionnées en classe tout autour du monument aux morts
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    Entouré de nombreux enfants de la cité et des officiels, Jean-Pierre Pinon, le maire, a rappelé le devoir de mémoire envers les soldats morts pour la France lors de la première guerre mondiale et notamment envers les atrocités qui se sont déroulées lors de la bataille du chemin des dames dont on commémore le 90e anniversaire.

    Les enfants ont déposé des colombes confectionnées en classe tout autour du monument aux morts.

    Les plus grands du collège Thibaut de Champagne ont interprété des chants sous la direction de Marie-Christine Robion, leur professeur de musique.

     

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    Union071112f - Marne

    Muizon : Les cérémonies du 11 novembre.
     

     

     

    A Muizon, l’Union nationale des combattants a remis, par les mains de son ex-président Guy Berrot, la croix du combattant à Jean-Michel Chevalier, ancien d’Afrique du Nord (à gauche).

    Les voici tous deux, en compagnie de Michel Caquot, maire de la commune. Quatre « vrais-faux » Poilus en, costumes authentiques, faisaient également partie du cortège…

     

     

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    Union071112e - Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Le 11 Novembre commémoré
     
    Les porte-drapeaux pendant la montée des couleurs.
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    A la sortie de l’office religieux, élus, anciens combattants, médaillés militaires, représentants du Souvenir Français, ont rejoint les porte-drapeaux et les sapeurs-pompiers pour un lever des couleurs au cimetière communal.

    Emmené par la Musique municipale de Pargny-sur-Saulx, le cortège s’est dirigé ensuite vers le monument aux morts pour l’appel des « Morts pour la France » et des victimes civiles de la guerre 1914-1918.

    Dépôt de gerbe et minute de silence ont clos les cérémonies.

     

     

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    Union071112d - Marne

    Chalons : Cérémonie du 11 Novembre : toujours un « spectacle »
     
    L’ultime rendez-vous des cérémonies du 11 Novembre s’est tenu au monument aux morts de la ville, présidé par le préfet de Région, avec les enfants des écoles et le public, massé derrière les barrières. Bernard HALEUX
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  • Chaque année le 11 Novembre, anciens combattants, élus, militaires, porte-drapeaux… se réunissent pour célébrer la fin de la guerre 14-18. Pour le public, cette cérémonie représente toujours un beau spectacle.

    « OH ! Tu as vu les pompiers… Ils ont un gros casque ! » Une petite fille à peine âgée de 4 ans observe les hommes en tenue, réunis dans le hall d’entrée de l’hôtel de ville. Hier, pour commémorer le 11 novembre, militaires et autres corps avaient revêtu leur tenue d’apparat. Pour le public et surtout les petits, le défilé avait un air de représentation historique. « Nous sommes venus avec nos petits enfants », racontent Joseph et Christiane, retraités châlonnais. « Il est important de ne pas oublier que des soldats se sont battus pour défendre notre pays. Et même s’ils sont un peu petits pour tout comprendre, cette commémoration est un bon moyen de les sensibiliser ».

    Juste à côté, Bernard et Nadine ont accompagné leur fille Christelle. « Bientôt, elle abordera la Première Guerre mondiale à l’école », remarque Bernard, « en écoutant la lecture du préfet, cela lui permettra de situer un peu mieux le contexte, et peut-être, sait-on jamais, lui donner le goût de l’histoire. »

    Ils n’étaient pourtant pas venus nombreux, les spectateurs. Le mauvais temps, une lassitude des commémorations ou bien plus simplement l’oubli de cette partie de l’histoire ?

    Devoir de mémoire

    Certains ne veulent pas « oublier le courage de ces soldats », à l’instar de Maurice, ancien combattant d’Algérie, « mais je peux comprendre que les nouvelles générations ne s’intéressent plus à de telles manifestations. D’où l’importance des cours d’histoire à l’école, qui permettront peut-être de pérenniser le souvenir ». Maryse s’est arrêtée par hasard. « Nous allions chez des amis en centre ville. J’avais complètement oublié que nous étions le 11 Novembre. Mes petits garçons jouent souvent à la « guerre », alors je leur ai montré ce que sont de vrais soldats. » Mathieu, 7 ans et Jérémy, 8 ans apprécient. « Pourquoi pas, plus tard, s’engager ? » s’interrogent-ils. « On verra ça après, quand on sera plus grand ! »

    Les plus petits, encore jeunes pour saisir l’importance de la commémoration, préfèrent s’intéresser aux bottes, médailles, bérets ou drapeaux des militaires et porte-drapeaux. Quelques-uns ne pourront s’empêcher de gigoter au rythme des marches militaires interprétées par l’harmonie municipale. D’autres suivront même le cortège, au pas, comme de vrais petits soldats.

    Adultes et bambins, en tout cas, ont respecté la cérémonie… ou presque ! « Monsieur, voulez-vous bien éteindre votre cigarette ? Un peu de respect tout de même ! » Et le monsieur de s’exécuter. Il avait sûrement affaire à un ancien caporal… Alors pas question de désobéir à ses ordres.

    Comme quoi le devoir de mémoire est bien plus fort qu’une bouffée de cigarette…

    A.J.

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    Union071112c - Marne

    sezanne : Les cérémonies du 11 novembre.
     
    La photo du jour 11 Novembre : sobre mais émouvant
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    Hier matin, la municipalité sézannaise a opté pour une cérémonie sobre mais néanmoins empreinte d’émotion pour commémorer l’anniversaire du 11 novembre 1918.

    Le traditionnel dépôt de gerbe s’est déroulé dans les jardins de la mairie. Le maire a notamment lu un texte évoquant le destin d’un jeune homme « comme les autres », avant, pendant, après et bien après le conflit. « Ils étaient des milliers comme lui, pleins de courage […] Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux survivants », a lu Philippe Bonnotte.

     

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    Union071112b - Marne

    Vitry-le-François : 11 Novembre : les soldats alliés honorés
     
    Le maire Michel Biard a déposé une gerbe sur les marches de la chapelle Notre Dame de Lourdes, à la nécropole nationale.
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  • Sept élèves du collège Immaculée-Conception étaient présents pour la première fois à la nécropole nationale.
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  • La commémoration de l’Armistice a été célébrée hier matin à la nécropole nationale de Vitry-le-François, en présence d’une dizaine de porte-drapeaux.

    Après le traditionnel dépôt de gerbes, les autorités se sont rendues devant les stèles des sept soldats du Commonwealth. Là, les élèves du collège Immaculée-Conception ont déposé une fleur à la demande du Souvenir Français.

    Tous se sont ensuite rendus au monument aux morts, place Joffre, pour la cérémonie officielle. Le sous-préfet de l’arrondissement de Vitry-le-François, Julien Le Gars, a lu le message du Secrétaire d’État aux anciens combattants, avant de déposer une gerbe avec le maire Michel Biard, le colonel Espinassse de l’ECRS (Établissement central de ravitaillement sanitaire), et les anciens combattants.

    De nombreux jeunes Vitryats étaient présents, dont les jeunes sapeurs-pompiers de Vitry-le-François.

    La commémoration du 11 novembre s’est terminée l’après-midi dans la salle du Manège, avec le traditionnel concert du Cercle des XVII.

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    Union071112a - Marne

    Vitry-le-François : Une assistance émue pour la messe du Souvenir Français
     
    L’assistance.
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  • Une nombreuse assistance a assisté, vendredi soir, en la collégiale Notre-Dame de l’assomption de Vitry-le-François, à l’hommage aux défunts du Souvenir Français mais aussi à ceux qui se sont honorés par de belles actions au cours de l’Histoire, en présence de deux porte-drapeaux.

    Ainsi, dans son mot d’accueil, le président du comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François, Gérald Gaillet, a rappelé la mémoire de l’homme du 18 juin 1940, le général de brigade Charles de Gaulle, à l’occasion du 37e anniversaire de son décès. Il a également demandé de rendre hommage à un militaire vitryat, le colonel Henri Moll qui, âgé de 39 ans, a disparu à la tête de ses hommes le 9 novembre 1910 à Dorothée (Ovada) au Tchad, il y a 97 ans.

    À quelques jours de l’armistice du 11 novembre 1918, il a rendu un hommage appuyé aux soldats et militaires morts pour la France, ainsi qu’aux nombreuses victimes civiles des différents conflits.

    Enfin, il a cité les membres du Souvenir Français décédés au fil des années, et en particulier les anciens présidents : Jules Delaunay, le commandant Terme, Jacques Dessagne, Lucien Paulin, le colonel Jacques Chauvin ; les anciens porte-drapeaux : Jean Romieu et Jean Bourrier ; et les anciens membres du bureau : le commandant Marcel Degliame et Françoise Allèrat (décédée le 1er août 2007).

    Il a terminé son message par une prière pour tous les anciens combattants des associations patriotiques qui ont quitté ce monde cette année.

    Dans son homélie, le père Bernard de Billy a insisté sur les mots « Paix et amour » et pour se faire, il a lu quelques passages des décisions du concile « Vatican II ».

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    Union071111d - Marne

    « Morts pour la France » : l’appel aux familles argonnaises
     
    Alain Girod : « Le seul canton de Sainte-Ménehould compte 700 morts pour la France ».
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  • Depuis sept ans, Alain Girod écume cimetières, nécropoles et églises pour son site qui recense les « Morts pour la France ». Pour compléter ses recherches, il lance aujourd’hui un appel aux Argonnais.

    QUEL est l’objectif exact du site internet « Memorial GenWeb » ?

    « Le but de ce site internet est de recenser les Morts pour la France. Il s’agit en fait de proposer une série de bases de données sur la question, à la disposition, et surtout, qui soit entièrement gratuite ! Pour chaque soldat, nous réalisons une fiche personnalisée où il est mentionné l’affiliation, les circonstances du décès, le lieu. Parfois, il est possible grâce au concours des familles, d’y ajouter des photos.

    Nous écumons tous les sites du département où l’on peut trouver des Morts pour la France.

    Nous avons effectué nos relevés dans 616 communes sur les 619 que compte la Marne. […] En Argonne, par exemple, il y a pas mal de petites communes. Cela nécessite donc qu’outre les cimetières, nous allions voir dans les églises où l’on trouve fréquemment des plaques commémoratives ».

    Pourquoi cet appel aux Argonnais ?

    « Le canton de Sainte Ménehould, est le premier sur lequel nous avons travaillé et donc le premier que nous avons terminé et mis en ligne ! Le secteur est en effet très riche en Histoire et puis, ma grand-mère était originaire de Vienne-le-Château. Vous savez, sur ce seul canton de Sainte-Ménehould, on dénombre pas loin de 700 morts pour la France. Et il y a sur le secteur pas mal de nécropoles. […]

    A Minaucourt, au cimetière militaire, on a recensé 13.000 corps dont pas mal n’ont pu être identifiés (NDLR : précisément 12.223 dans 6 ossuaires qui proviennent de 18 communes envi- ronnantes). C’est peut-être la plus grosse nécropole du département ».

    Quand vous dites « on » ou « nous », de qui s’agit-il exactement ?

    « De bénévoles, bien sûr. Mais ce peut-être n’importe qui. Vous-mêmes, par exemple, qui seriez de passage, voyez un monument et faites le relevé des inscriptions pour nous envoyer ensuite une photo. Ce « nous » peut-être également le passionné. Nous devons être trois sur la Marne à avoir franchement écumé les sites de ce type ».

    Et ceux qui n’auraient pas internet, peuvent-ils tout de même vous aider ?

    « Oui, bien sûr ! Je prends tout aussi bien les infos envoyées par courrier à mon adresse postale personnelle (3 allée Arthur Rimbaud, 51470 Saint-Memmie).

    Nous avons besoins de personnes qui nous aideraient à compléter nos fiches. Nous comptons sur les petites communes où les traces sont plus rares ! ».

    Propos recueillis par Jérôme Gorgeot

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    Union071111c- Marne

    14-18 : à l’assaut des souvenirs
    La nostalgie de 14-18 fait toujours recette
     
    La Première Guerre mondiale crée de l’emploi dans les cimetières militaires : près de 130 personnes y travaillent dans la région.
    La nostalgie de la Grande Guerre fait toujours recette : les sites de mémoire font le plein, les objets souvenirs s’arrachent. Le regain d’intérêt pour les cimetières militaires est éloquent.

    Il ne reste que deux poilus vivants. Mais le souvenir du 11 Novembre et de la Grande Guerre ne s’estompe pas. Les sites de mémoire font le plein, les objets souvenirs s’arrachent et les cimetières de la Der des Der créent de l’emploi !

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    La mémoire en chantant
     
    Le paysagiste Joël Clément dirige le Sesma (Service entretien des sépultures militaires allemandes) qui emploie 30 jardiniers dans la région.

    THIEPVAL, c’est le Lourdes des Anglais », ironise Guillaume de Fonclare.

    « A Péronne, le directeur de l’Historial de la Grande Guerre n’en revient pas. Près d’Albert, l’Arche qui commémore la disparition de 73.000 soldats britanniques tombés dans la Somme en 1916 explose les records. 250.000 visiteurs en 2006 et une moyenne de 400.000 euros de gadgets vendus dans les boutiques voisines : médailles, assiettes, porte-clés, stylos…

    Au premier rang des visiteurs, les Anglais, de loin les étrangers les plus’ fidèles aux sites de mémoire en Picardie et Champagne-Ardenne. « L’intérêt des Français s’atténue, mais le leur est intact. De plus en plus de jeunes adoptent même des tombes de soldats inconnus ! », s’étonne M. de Fonclare dont l’Historial — une référence — attire 80.000 visiteurs par an.

    En Picardie dont elle est l’un des fers de lance touristiques, la Der des Der continue donc de faire recette. « Le souvenir de 14-18 est toujours très présent, curieusement chez les jeunes », confirme Gaëlle Texier, chargée de communication de la Caverne du Dragon, près de Laon.

    Le musée a lancé sur son site web un Mémorial virtuel où figurent les noms de 38.000 soldats. Les connexions ne se comptent plus.

    A l’exception de la vente d’ouvrages historiques, la Caverne évite l’exploitation mercantile du souvenir. Une seule exception, honorable : les 5.000 exemplaires du CD de la « Chanson de Craonne », interprétée par Le Forestier, sont partis en moins de quatre ans. En Champagne-Ardenne aussi, la Première Guerre reste une bonne affaire, même si la région tarde à s’organiser. Hormis les chiffres de fréquentation (voir par ailleurs), le comité régional de tourisme est dans l’incapacité d’en mesurer les retombées économiques. Un paradoxe alors que la région pullule de lieux de mémoire. Il est vrai que la plupart sont gratuits.

    Mais le succès rencontré par le dernier né des musées de 14-18, à Suippes (Marne) est éloquent. En moins d’un an, il a accueilli 6.000 visiteurs. Une performance dans ce coin perdu au milieu des betteraves. « Les jeunes arrivent et les anciens reviennent », se réjouit le directeur, Nicolas Knass.

    Les cimetières militaires connaissent eux aussi un regain d’intérêt. Ainsi, plusieurs milliers de visiteurs se recueillent chaque année dans les 48 nécropoles qu’entretient le Volksbund, le service chargé par la République fédérale de s’occuper des 300.000 sépultures allemandes réparties sur l’Aisne, la Marne et les Ardennes. Dirigé par le paysagiste Joël Clément, le Sesma (Service entretien des sépultures militaires allemandes) emploie 30 jardiniers. Sur les trois départements, les 79 nécropoles françaises emploient près de 70 personnes. Et dans l’Aisne, les 3 cimetières américains de la Grande Guerre font travailler 30 Français.

    Gilles Grandpierre

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    Trois sites parmi d’autres
     
    « Drachenhôle » - caverne - surnom soldats allemands avaient donné à cette ancienne carrière du Chemin des Dames en raison du grand nombre de bouches à feu installées pour canarder l’ennemi. Archives Didier TATIN
    Le fort de la Pompelle, près de Reims, maintenant transformé en musée, a résisté 4 ans aux assauts de l’armée allemande.

    Caverne du Dragon (Aisne)

    Les troupes allemandes ont aménagé cette ancienne carrière du Chemin des Dames en caserne souterraine avec postes de tir et de commandement, hôpital militaire, centrale électrique et même un cimetière. Allemands et Français ont fini par y cohabiter dans l’obscurité, séparés par des murs de défense. Un musée émouvant y a été aménagé à Oulches-la-Vallée-Foulon.

    Visite guidée de 10 heures à 18 heures, dernier départ à 16 h 30, durée 1 h 30, 5 €, tél. 03.23.25.14.18.

    Fort de la Pompelle (Marne)

    Bombardements, gaz, mines, chars, attaques, le fort de la Pompelle, près de Reims sur la route de Châlons-en-Champagne, a résisté pendant quatre ans aux assauts de l’armée allemande. L’ennemi n’a eu de cesse de vouloir le reconquérir après l’avoir occupé sans combat dès le début de la guerre.

    Classé Monument historique en 1921, le fort a été aménagé en musée. Canons, baïonnettes, uniformes et objets de la vie quotidienne évoquent la terrible réalité des tranchées.

    Ouvert tous les jours de 10 heures à 17 heures (sauf le mardi), 3,50 €, tél.03.26.49.11.85.

    Vrigne-Meuse (Ardennes)

    Le dernier poilu mort au feu, Augustin Trébuchon, est enterré au cimetière de Vrigne-Meuse, un village entre Charleville-Mézières et Sedan où s’est déroulé l’ultime combat de la Première guerre, livré les 10 et 11 novembre 1918 alors que l’armistice se négociait à Rethondes. Vingt minutes plus tard, le caporal Delaluque surgissait d’un trou d’obus et sonnait le cessez-le-feu. Une stèle rend hommage « Aux glorieux morts de la 163e division.

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    Repères
     

    * Les sites de mémoire de 14-18 dans la région attirent près de 90.000 visiteurs par an : 40.000 à la Caverne du Dragon, près de Laon, 17.200 au Mémorial de la bataille de la Marne (Dormans), 13.800 au musée Guerre et Paix en Ardennes, 13.000 au fort de La Pompelle, 13.000 au monument national de Mondement (Marne), 3.600 au monument et ossuaire de Navarin (Marne).

    En ce 11-Novembre, plusieurs livres à signaler : le « Larousse de la Grande Guerre » écrit par des historiens français, allemands, britanniques et américains (480 pages, 39,90 €) ; « Le cœur des batailles - la Marne », Zef tome d’une bande dessinée consacrée à la vie d’un soldat originaire des colonies (Éd. Delcourt, 12,90 €) : « Quand le Miroir racontait la Grande Guerre », catalogue d’une exposition consacrée aux images de la Der des Der dans la presse de l’époque par

    Trois historiens rémois (Nouveau Monde Editions, 23 euros)

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    « Une forme de relecture de l’histoire »
     
    Philippe Buton : « Une nostalgie, non de la réalité, mais de ce qu’on aurait voulu qu’elle soit ».
    Trois questions à Philippe Buton, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Reims.

    Pourquoi la mémoire de la Der des Der est-elle encore si vive ?

    PHILIPPE BUTON : Rappeler que notre région était au cœur du cyclone ou que les Français se sont toujours intéressés à l’histoire est vrai mais insuffisant. En réalité, la Première Guerre a été doublement fondatrice : pour la première fois, les Français font l’apprentissage de la mort de masse. Contrairement à ce qui a été dit, ils en voyaient quotidiennement des photos dans la presse, alors que l’Allemagne en cachait soigneusement la vision à son opinion.L’autre raison est que la guerre sème les germes d’idéologies nouvelles et politiquement révolutionnaires, le fascisme, le communisme. Après 1918, les politiciens qui tentent de ressusciter les idéaux de la démocratie et du libéralisme font vieux jeu. Les jeunes ont basculé de l’autre côté.

    Y a-t-il une nostalgie de la Première Guerre dont témoignerait le succès des films qui lui sont consacrés ?

    P.B. : Je ne crois pas qu’il s’agit de nostalgie. Au cinéma, l’énorme succès inspiré par la Seconde Guerre mondiale est une comédie, « La Grande Vadrouille ».

    Rien de tel avec la Première qui a fait 1.350.000 morts parmi les Français, trois fois plus que la Seconde. Notre pays n’a pas envie de rigoler avec ça. Il est vrai, en revanche, que le cinéma inspiré par la Grande Guerre cultive la nostalgie du pacifisme. L’épisode conté dans « Joyeux Noël », qui évoque la fraternisation des ennemis autour d’une partie de foot, est un fait marginal et sans signification historique. Et quand il cherche l’équivalent des résistants de 40, le cinéma en appelle aux mutins de 17 ou aux déserteurs, également des phénomènes marginaux à l’époque.

    S’il y a une nostalgie de 14-18, ce n’est donc pas celle de la réalité, mais de ce qu’on aurait voulu qu’elle soit. On peut parler d’une forme de relecture ou d’instrumentalisation de l’histoire.

    Les ressentiments entre Allemands et Français ont-ils définitivement disparu ?

    P.B. : Pour les jeunes générations, certainement. Travaillant beaucoup avec des chercheurs allemands, je me trouve avec eux beaucoup plus d’affinités dans l’analyse des faits qu’avec mes confrères anglais. C’est sans doute pourquoi Français et Allemands sont parvenus à sortir un manuel commun sur l’histoire des guerres.

    Propos recueillis par G.G.

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    Que représente pour vous le 11 Novembre ?
     
    André Haine
    Louis Devosse
    Pascale Dalle Vedove
    Hélène
    André Haine, 75 ans, Villers Cotterêts :

    « Le 11 Novembre, c’est la fin de la guerre1914-1918, le retour des hommes à la maison, pour ceux qui s’en sont sortis, souvent estropiés, et l’espoir de ne plus voir ces horreurs et d’entreprendre la reconstruction et une nouvelle vie.

    C’est la journée « mémoire », pour leur rendre hommage et transmettre le souvenir aux plus jeunes. »

    Louis Devosse, 62 ans, Givet :

    « Pour moi, le 11 Novembre, c’est avant tout la foire aux oignons de Givet, une foire liée à l’histoire puisque c’est Napoléon qui l’a promulguée par un décret en 1806.

    La foire aux oignons, c’est l’unité des deux Givet, le rassemblement franco-belge de l’année. Plus de 40.000 personnes dans les rues de Givet, une vraie marée humaine. C’est impressionnant.

    En tant que porte-drapeau du Souvenir français, je n’oublie pas aussi l’anniversaire de l’armistice 1918. C’est toujours un moment émouvant ».

    Pascale Dalle Vedove, 44 ans, Reims :

    « Je sais que c’est la date commémorative d’un grand événement d’une des deux guerres mondiales… Oui, c’est le 11 Novembre 1918, le jour de l’armistice ! Dans ma famille, on n’a ni souvenir ni relique de cette époque assez lointaine.

    Je ne regarde que très rarement les émissions sur cette période historique à la télé, mais je comprends qu’on continue toujours de commémorer cette date. »

    Hélène, 24 ans, Vitry-le-François :

    « Pour moi, le 11 Novembre évoque avant tout un moment de peine pour les gens qui ont pu mourir et pour tout ce qui a pu se passer au cours de la Première Guerre mondiale. C’est bien qu’il y ait encore des commémorations car il y a eu tellement de morts ! Je vais de temps en temps aux cérémonies, c’est important de parler des gens qui sont morts au combat.

    Le 11 Novembre, c’est l’histoire, on l’apprend à l’école. Mais il y a aujourd’hui des gens qui ne savent plus vraiment ce que cela signifie. C’est dommage. »

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    Union071111a - Marne

    suippes : La journée du livre 14-18 de Suippes aura lieu le samedi 17 novembre
     
    La médiathèque intercommunale de la région de Suippes prépare sa « 3e journée du livre 14-18 » qui aura lieu le samedi 17 novembre de 10 h 30 à 17 heures.

    Forte de l’expérience des deux dernières « Journées du livre 14-18 » et à la suite du succès grandissant rencontré chaque année, la médiathèque intercommunale de la région de Suippes réitère son action.

    « Avec cette manifestation, nous participons à la valorisation du tourisme de mémoire sur le territoire, l’une des actions de la communauté de communes. La médiathèque a choisi d’inscrire sa spécificité dans la création de son fonds thématique 14-18, ouvert en novembre 2005, et depuis lors complété régulièrement », spécifie Caroline Oudart responsable de la médiathèque. La « 3e journée du livre 14-18 » sera l’occasion d’une nouvelle rencontre entre spécialistes de cette période et le public autour des grandes problématiques de la Première guerre mondiale et de l’anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917.

    « Cette année, la médiathèque s’associe à Marne 14-18, centre d’interprétation, situé lui aussi dans les locaux de la Maison des associations où est présente, du 9 novembre au 16 décembre l’exposition « wake-up America », la Grande guerre des Américains vue par affiches, en partenariat avec l’historial de la Grande guerre de Péronne », ajoute Odile Huvet, vice-présidente de la communauté de communes, en charge de la médiathèque. « Pour valoriser notre vidéothèque, soutenue et renouvelée à présent par le prêt de DVD de la bibliothèque départementale de prêt de la Marne, le film « Les fragments d’Antonin » de Gabriel Le Bomin sera diffusé la veille, vendredi 16 novembre à 18 h 30 suivi d’une discussion avec Céline Biava de l’Office national des anciens combattants de Châlons. »

    Afin de sensibiliser tous les publics, il a été proposé aux élèves de 4e du lycée professionnel de Somme-Suippe, et aux élèves de 3e du collège Louis-Pasteur de Suippes, une rencontre avec l’auteur rémoise Gisèle Bienne qui sera présente le vendredi 16 novembre autour de son texte « le cavalier démonté » paru à l’École des loisirs en 2006, dans la collection Medium.

    D’autre part, deux conférences-débats sont programmées : l’une à 11 heures : « les Américains dans la Grande guerre » par Marc Meigs, la seconde à 14 h 30 : témoignages sur le service de santé pendant la Grande guerre » par Rémy Cazals.

    Toute la journée, des historiens et des auteurs dédicaceront leurs ouvrages : Rémy Cazals, Marc Meigs, Gisèle Bienne, Jacques Pernet et Luc Corlouër.

    Restauration sur place : « la Roulante » de l’office du tourisme du pays d’Argonne, le samedi 17 novembre à midi avec repas complet pour 15€ (soupe, potée, fromage, salade, vin, tarte aux fruits) réservation obligatoire auprès de la médiathèque 9 rue Saint-Cloud, 51600 Suippes. Tél. : 03.26.63.52.63. Fax : 03.26.66.30.59.

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    Union071110i - Marne

    Mémoire d’ici
     
    Deux survivants sur plus de huit millions de soldats français engagés dans la Grande Guerre ! Quatre-vingt-dix ans après la signature de l’armistice, leur longévité en fait des sages sacrés de la mémoire contemporaine parce qu’ils sont, ici, les derniers acteurs d’un conflit industriel où l’humanité a été plongée dans l’inhumanité par le règne de l’absurde. Mille morts par jour pendant quatre ans, qui peut oublier ? Ils ont été comme leurs frères d’armes dans la boue, le sang, la neige, l’acier chaud, les vapeurs des gaz, des poilus ordinaires à la fierté inaltérable au service de la France. Ils incarnent les sacrifices de leurs camarades dans les tranchées éventrées, les trous d’obus grêlant une campagne déjà défigurée. Ils sont les ultimes témoins des vagues d’assaut envoyées à la boucherie de la mort.

    Se lasse-t-on de célébrer chaque année le 11-Novembre ? Le dépôt de gerbes est-il devenu un geste routinier, un abus de compassion presque inutile parce qu’on est incapable d’expliquer aujourd’hui le patriotisme de ces soldats armés du courage des braves et prêts à mourir pour la France ? S’incliner devant les monuments aux morts est-il jugé ringard surtout un dimanche lorsque l’appétence des loisirs tue jusqu’au sens des fériés du calendrier ? Il y a au pied des croix qui tapissent les bordures des champs de bataille et dans les ossuaires, des vies données, des vies écourtées par l’implacable violence d’un conflit effroyable.

    La mémoire de la Première Guerre mondiale relève d’une quête de l’identité nationale. Aussi faut-il se donner les moyens d’être pédagogue pour faire percevoir la résonance de la Grande Guerre dans l’histoire du siècle dernier, dans celle de nos familles et mieux s’intéresser à la vérité de ces soldats tombés au feu ou cabossés à vie par le souffle des machines à tuer qui préfiguraient la capacité de l’homme à détruire son monde. La sonnerie aux morts ne suffit pas à la paix durable. Commémorer sans savoir ni comprendre est une impasse indigne de la République.

    Hervé Chabaud

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    Union071110h - Marne

    Épernay : Les anciens combattants en voyage à Kerwiller
     
    Après un passage à Verdun, les Sparnaciens ont passé le reste de la journée à Kerwiller.
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  • Après un passage à Verdun, les Sparnaciens ont passé le reste de la journée à Kerwiller. Le comité d’Epernay de la fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) vient d’organiser un voyage à Kerwiller.

    Dans le cadre des sorties organisées par la section locale, cette fois, 130 personnes avaient pris la direction de l’Alsace pour assister à un spectacle intitulé « Oui, j’adore ».

    Une journée bien remplie et appréciée de tous. La Fnaca donne rendez-vous à ses membres à l’occasion de la galette des rois le 6 janvier prochain à la salle des fêtes de la commune de Oiry.

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    Union071110g - Marne

    Vitry-le-François : L’amicale parachutiste honore ses disparus
     
    Devoir de mémoire pour l’amicale parachutiste de Vitry.
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    Comme chaque année, une délégation de parachutistes et membres amis est allée déposer des chrysanthèmes sur chaque tombe de leurs chers disparus, la semaine dernière.

    Le mercredi 31 octobre a été consacré aux cimetières extérieurs de Vitry-le-Francois et le jeudi 1er novembre à celui de Vitry.

    Plus de vingt-deux tombes ont été fleuries au total, pour cette cérémonie de devoir de mémoire.

    En outre, ce même mercredi 31 octobre, les porte-drapeaux de l’amicale étaient à Courtisols pour la cérémonie du passage de la flamme qui avait été allumée la veille sous l’Arc de triomphe et passait de village en village pour rejoindre Verdun le 1er novembre.

     

     

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    Union071110f - Marne

    Vienne-le-Château : Toujours plus de projets pour le comité franco-allemand
     
    Cette association œuvre pour le souvenir et la sauvegarde des sites en Argonne.
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  • La douzième assemblée générale du comité franco-allemand s’est tenue à la salle bleue, de Vienne-le-Château.

    L’année écoulée a été bien remplie.

    Avant de démarrer cette assemblée, le président, Roger Berdold, a tenu à rendre hommage à Michèle Van Houdt, cette bénévole très active, décédée cette année.

    Cette association qui œuvre pour le souvenir et la sauvegarde des sites en Argonne commence à être connue au-delà des frontières et ce, grâce notamment, à la restauration et aux nombreuses visites du camp de la Vallée Moreau (situé entre Vienne-le-Château et Binarville).

    Dans un premier temps, le président est revenu sur les différentes activités de l’année. En commençant par les travaux sur le camp de la Vallée Moreau — réalisation du lavoir, des toilettes, de la barrière d’entrée… — les différentes manifestations, les visites guidées qui sont organisées les samedis et dimanches, ainsi que l’accueil des randonneurs lors de la marche du 1er mai.

    Par ailleurs, le président a souligné la participation à différentes cérémonies comme celle de la gruerie le 2 juillet ou bien la fête de la moisson à Autry, dans les Ardennes.

    L’année 2007 a connu un vif succès lors de la présentation d’une pièce de théâtre en plein air sur le camp même de la Vallée Moreau, mis en scène par Philippe Lunard et interprété par des acteurs venus de la Meuse, des Ardennes et de la Marne.

    Et pour 2008…

    Les bénévoles ont encore des ressources et des idées pour l’année 2008, toujours des travaux sur le site de la Vallée Moreau mais également un souhait pour la remise en état de différents sites comme le Kaisertunnel, les abris du Kronpriz…

    Le musée de guerre qui se trouve à la Maison du Pays d’Argonne devrait ouvrir ses portes plus fréquemment au public et s’associer à la visite du camp de la Vallée Moreau. Cependant 2008, sera une année historique car une manifestation départementale aura lieu pour les cérémonies de la Libération par les américains.

    En ce qui concerne le comité franco-allemand, il participera à une cérémonie qui se déroulera le 2 octobre aux étangs de Charlevaux avec la participation de soldats américains en mémoire au « bataillon perdu ».

    Avant de passer à l’élection du bureau le président a tenu à remercier les bénévoles mais également l’ONF, le département, la commune de Vienne-le-Château et la communauté de communes de Ville-sur-Tourbe.

    Pour tout renseignement sur l’association ou pour les visites, contacter la maison du Pays d’Argonne à Vienne-le-Château au 03.26.60.49.40 (chaque samedi matin, des visites de 9 à 14 heures sont possibles sans rendez-vous).

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    Union071110e - Marne

    Suippes : La journée du livre 14-18 de Suippes aura lieu le samedi 17 novembre
     
    La médiathèque intercommunale de la région de Suippes prépare sa « 3e journée du livre 14-18 » qui aura lieu le samedi 17 novembre de 10 h 30 à 17 heures.

    Forte de l’expérience des deux dernières « Journées du livre 14-18 » et à la suite du succès grandissant rencontré chaque année, la médiathèque intercommunale de la région de Suippes réitère son action.

    « Avec cette manifestation, nous participons à la valorisation du tourisme de mémoire sur le territoire, l’une des actions de la communauté de communes. La médiathèque a choisi d’inscrire sa spécificité dans la création de son fonds thématique 14-18, ouvert en novembre 2005, et depuis lors complété régulièrement », spécifie Caroline Oudart responsable de la médiathèque. La « 3e journée du livre 14-18 » sera l’occasion d’une nouvelle rencontre entre spécialistes de cette période et le public autour des grandes problématiques de la Première guerre mondiale et de l’anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917.

    « Cette année, la médiathèque s’associe à Marne 14-18, centre d’interprétation, situé lui aussi dans les locaux de la Maison des associations où est présente, du 9 novembre au 16 décembre l’exposition « wake-up America », la Grande guerre des Américains vue par affiches, en partenariat avec l’historial de la Grande guerre de Péronne », ajoute Odile Huvet, vice-présidente de la communauté de communes, en charge de la médiathèque.

    « Pour valoriser notre vidéothèque, soutenue et renouvelée à présent par le prêt de DVD de la bibliothèque départementale de prêt de la Marne, le film « Les fragments d’Antonin » de Gabriel Le Bomin sera diffusé la veille, vendredi 16 novembre à 18 h 30 suivi d’une discussion avec Céline Biava de l’Office national des anciens combattants de Châlons. »

    Afin de sensibiliser tous les publics, il a été proposé aux élèves de 4e du lycée professionnel de Somme-Suippe, et aux élèves de 3e du collège Louis-Pasteur de Suippes, une rencontre avec l’auteur rémoise Gisèle Bienne qui sera présente le vendredi 16 novembre autour de son texte « le cavalier démonté » paru à l’École des loisirs en 2006, dans la collection Medium.

    D’autre part, deux conférences-débats sont programmées : l’une à 11 heures : « les Américains dans la Grande guerre » par Marc Meigs, la seconde à 14 h 30 : témoignages sur le service de santé pendant la Grande guerre » par Rémy Cazals.

    Toute la journée, des historiens et des auteurs dédicaceront leurs ouvrages : Rémy Cazals, Marc Meigs, Gisèle Bienne, Jacques Pernet et Luc Corlouër.

    Restauration sur place : « la Roulante » de l’office du tourisme du pays d’Argonne, le samedi 17 novembre à midi avec repas complet pour 15€ (soupe, potée, fromage, salade, vin, tarte aux fruits) réservation obligatoire auprès de la médiathèque 9 rue Saint-Cloud, 51600 Suippes. Tél. : 03.26.63.52.63. Fax : 03.26.66.30.59.

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    Union071110d - Marne

    Reims : A la mémoire de tous les anciens combattants
     
    Un office a été célébré à la synagogue de Reims.
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  • Association Cultuelle Israélite de Reims, le commandant Laurent Grandjean Initié conjointement par l’association « Le Souvenir Français » et la Croix Rouge Française, un office, dédié à la mémoire des anciens combattants de toutes les guerres, vient d’être célébré à la synagogue de Reims par le rabbin, Ygar Amar, représentant la communauté israélite de Reims et sa région.

    Assistaient à cette cérémonie du souvenir, les porte-drapeaux de l’Amicale de Reims, Roger Vache, adjoint au maire de Reims, MM. Guy, de la Croix Rouge Française, Jean Cienki, président du Souvenir Français, Marc Lagache, président de l’Association cultuelle israélite de Champagne Ardenne, le commandant Laurent Grandjean représentant la BA 112, entourés de nombreux Rémois venus participer à ce moment de recueillement.

    Un nouvel office sera célébré à la Cathédrale de Reims le 18 novembre prochain. Par ailleurs, l’assemblée générale du Souvenir Français se tiendra à partir de 10 heures le mercredi 21 novembre prochain au lycée Gustave-Eiffel.

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    Union071110c - Marne

    FISMES : 14/18 : les collégiens travaillent la mémoire comme un devoir
     
    Ce sera la première sortie officielle pour la nouvelle chorale du collège.
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  • Cette année, la commémoration de l’Armistice de 1918 prendra une tournure particulière pour les collégiens de Fismes. Certains d’entre eux participeront aux commémorations de deux communes.

    L’AN dernier, la principale du collège Thibaud-de-Champagne, Martine Berjot avait regretté l’absence de la jeune génération aux commémorations de l’Armistice du 11 Novembre 1918. Cette année, les collégiens de Fismes répondront à l’attente de Mme Berjot. Non seulement, ils seront présents à Fismes par la voix de la toute nouvelle chorale du collège, mais aussi dans un village de l’Aisne, Villers-en-Prayères, où des volontaires chanteront « la Marseillaise ».

    Préoccupation

    Le « devoir de mémoire » semble être une préoccupation au collège. Fin octobre, un échange particulier a été opéré avec un établissement de Livarot en Normandie, pour 25 élèves « germanistes » de 3e. Ceux-ci ont été reçus dans des familles d’accueil fismoises et ont travaillé le programme d’histoire de la 1re guerre mondiale « in situ », au Chemin des Dames entre autres.

    Lors de la Reconstruction de l’Est de la France à partir de 1919, la commune de Livarot avait justement aidé le village de Villers-en-Prayères. Ce qu’ignoraient les habitants actuels de ce village situé à quelques kilomètres de Fismes, car les archives ont été détruites. La société d’histoire de Livarot ne l’avait pas oublié.

    Aussi, le fil a-t-il été renoué. Le 22 octobre, le conseil municipal de Villers et son premier adjoint, M. Gabot, ont accueilli les jeunes gens lors d’une manifestation qui a permis de remonter dans le temps.

    L’an prochain, les jeunes Fismois se rendront au mémorial de Caen et sur les plages de Normandie pour compléter cette leçon d’histoire vécue.

    Valeurs de la République

    En attendant, quelques volontaires conduits par la principale adjointe Patricia Lacombe et le professeur d’histoire Monique Pérez, se rendront à Villers-sous-Prayères le 11 novembre. Ils participeront aux cérémonies et interpréteront l’hymne national.

    Pendant ce temps, certains de leurs camarades de 5e et de 6e seront autour du monument aux morts de Fismes à 11 h 30. Les enfants formeront la nouvelle chorale du collège dont ce sera la première sortie. Ils chanteront du gospel, la Marseillaise, et interpréteront un poème d’Éluard sur la liberté.

    Le professeur d’histoire qui les suit, Isabelle Norjman insiste sur le fait que les valeurs de la République — « Liberté, égalité, fraternité » — rimeront ici avec « universalité ».

    J.-F. Scherpereel

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    Union071110b - Marne

    Reims : Cérémonie du souvenir pour la « Nuit de cristal »
     
    Pendant la cérémonie. C. Lantenois
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    Un verre de cristal qui se brise peut émettre un joli son. Le bruit de verre brisé qui a tinté dans la nuit du 9 novembre 1938 sonnait le glas d’une époque pour les Juifs d’Allemagne. Près de 70 ans après cette « Nuit de cristal », la Licra et les associations « Ras’l’front » et « Ex-aequo » se sont associées pour une cérémonie de commémoration de cet événement qui annonçait l’Holocauste et, plus généralement, l’extermination de tous ceux qui déplaisaient aux Nazis.

    Suite à l’assassinat d’un politicien allemand par un jeune juif, rappelle la présidente de la Licra, Anne-Marie Ducos, les Nazis brûlèrent 280 synagogues et détruisirent 7.000 magasins tenus par des juifs. D’où l’appellation « Nuit de cristal » à l’image du son des vitrines brisées.

    Les trois associations commémorent cet événement depuis 5 ans à Reims. Chaque responsable a lu un texte, avant d’inviter à une minute de silence.

    J.F.Scherpereel

     

     

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    Union071110a - Marne

    Geneviève Tavernier commandeur de la Légion d’honneur
     
    Sous-lieutenant des Forces françaises combattantes, membre du réseau Shelburn Possum, déportée au camp de Ravensbrück, l’ancienne résistante recevra le 11 novembre à Reims la cravate de commandeur de la Légion d’honneur « N’EN dites pas trop, vous savez d’autres en ont fait plus que moi. » Ainsi s’exprime Geneviève Tavernier. Sa voix est douce, son visage grave, sa mémoire vive, chargée de souvenirs douloureux qu’elle délivre avec une modestie touchante.

    A 89 ans, elle transmet par la justesse de ses mots cette vitalité qui l’a forgée du courage et de l’envie de servir son pays. Comme pour s’excuser par avance si jamais elle venait à être imprécise, elle glisse avec humour : « A mon âge, il y a quelques fuites dans la toiture ! ». Geneviève a perdu la vue. Elle aime prendre la main de l’autre pour se rassurer mais, en vérité, elle voit avec son cœur.

    Résistante elle le devient presque par hasard. Son mari, Marcel appartient au réseau franco-canadien Shelburn. Un jour, il lui confie son engagement pour la liberté et le besoin de sa complicité. Elle n’hésite pas un instant.

    Elle s’implique à son tour par fidélité, conviction et l’amour de la France.

    Renseignements, ravitaillement, accueil d’aviateurs alliés et transfert de ceux-ci vers la gare de Reims, elle se veut une femme d’action à la vie ordinaire. Elle cache chez elle plusieurs pilotes et mitrailleurs en attente d’être exfiltrés.

    En toute discrétion d’autant que le couple tient alors une boucherie, rue des Romains. « Nous avons eu des Britanniques mais surtout des Américains. »

    Le coup de filet de la gestapo

    A la charnière des années 1943 et 1944, le réseau Possum qui est infiltré par un agent double est démembré par la gestapo. Geneviève est arrêtée comme son mari, conduite rue Jeanne d’Arc, interrogée, transférée à la prison de Laon puis au fort de Romainville, dernière étape avant la déportation.

    La voilà, comme ses camarades, enfermée dans un wagon à bestiaux sur les rails de l’enfer concentrationnaire avec Lucienne Ledru, Fernande Mondet, Berthe Aubert.

    C’est d’abord Neuenbremme entre Sarrebruck et Forbach puis le camp de Ravensbrück. Pour elle, ce sera un « Kommando » où l’on fabrique des ailes d’avions. Les semaines sont longues mais il faut tenir, espérer, s’accrocher à la vie. Epuisée, elle est libérée. Nous sommes au printemps 1945. et elle est de retour à Reims où son mari l’a précédée. La vie reprend plus tout à fait comme avant. Le général Dwight Eisenhower la félicite pour son aide aux aviateurs alliés puis le Premier ministre du Royaume-Uni Clement Attlee lui témoigne la gratitude du roi pour son engagement.

    Geneviève Tavernier reçoit la croix de guerre avec palme, la Légion d’honneur en 1961. En 1975, elle est promue officier et c’est autre déporté-résistant Louis Denis, « un homme bon et simple » qui lui remet la rosette.

    Elle reçoit en ce dimanche 11 novembre cette fois la cravate de commandeur des mains du colonel Louis Carrière, un aviateur déporté résistant. « Cet honneur va vers mes camarades disparues. Elles sont chaque jour avec moi ».

    Dimanche, elle pensera aussi à ces deux oncles tombés au feu pendant la Grande-Guerre : « Toutes les familles alors ont pleuré un être cher ».

    La République se veut reconnaissante envers une vieille dame aux beaux états de service chez qui l’humanisme, la fraternité, la gentillesse témoignent d’une épaisseur d’âme qui réchauffe les cœurs.

    Hervé Chabaud

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    Union071109a - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : Une semaine théâtrale réussie
     
    La troupe a réuni une soixantaine de spectateurs par soirée.
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  • En résidence sur la commune depuis près de deux ans, la compagnie des Elles a offert la primeur de sa création aux Bricocorcelliens. Avec une moyenne de 60 spectateurs par soirée, la pièce « Comme en 14 » présentée par la compagnie des Elles du 1er au 8 novembre a connu le succès escompté, satisfaisant ainsi les vœux de la compagnie.

    Ecrite par Dany Laurent et mise en scène par Isabelle Jolly-Troyon, « Comme en 14 » relate la vie des infirmières et bénévoles dans un hôpital de campagne à la veille de Noël pendant la grande guerre. Marguerite, Louise, Suzy ainsi que Pierrot et sa mère, Adrienne font partager au public leur vie, leur action, dans cet hôpital à une époque où, les hommes étant au front, elles assuraient le quotidien, maintenant la vie sociale, la vie tout court.

    Moments d’émotion, de gravité, de tristesse, ponctués de sourires et même de rires lorsque Suzy, petite main dans une autre vie, entonne « La Madelon » ou « Ça va bien, ça va loin » (accompagnée ou non du public, plus ou moins réactif selon les soirs !) A l’issue du spectacle, acteurs et spectateurs pouvaient se rencontrer, regarder les photos et objets relatifs à cette époque qui étaient exposés ou bien discuter aut

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    Union071108b - Marne

    CHALONS : 11 Novembre : la collecte des Bleuets
     
    Dimanche 11 novembre, vous rencontrerez sans doute des quêteurs sur le domaine public. Il s’agit comme chaque année à l’occasion des 8 mai et 11 novembre, d’une collecte en faveur de l’Œuvre nationale des Bleuets de France, organisée par l’Onac (Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre).

    La collecte des Bleuets sert à financer des actions de mémoire et de solidarité. Ainsi, cette année en France, de janvier à août, 18.509 personnes (veuves, orphelins, victimes d’attentas, anciens combattants, etc.) ont reçu un soutien financier pour faire face à une situation de précarité.

    Pour la Marne, l’Onac a aidé ses ressortissants les plus démunis à hauteur de 90 695 euros, pour du maintien à domicile, le règlement de factures impayées, la prise en charge de frais médicaux, la distribution de « colis douceur » aux ressortissants hébergés dans les maisons de retraite, etc.

    Par ailleurs, la collecte des Bleuets a également permis au service marnais de l’Onac de créer des expositions telles que « la vie quotidienne des poilus », « la Marne sous l’occupation » ; d’organiser des représentations théâtrales.

    En France, on dénombre 4 millions de ressortissants de l’Onac. Ils sont 33.000 dans le département de la Marne.

    Pour tout renseignement : Onac, 6 quai Notre-Dame 51038 Châlons-en-Champagne Cedex, Tel : 03.26.65.17.60, fax : 03.26.21.07.64.

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    Union071108a - Marne

    Épernay : La Pologne au centre des débats des officiers de réserve
     
    Une riche assistance.
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  • L’association des Officiers de réserve a tenu son assemblée générale à l’hôtel de ville d’Epernay, son siège social. La partie statutaire se déroula avant l’accueil des personnalités. Le président Gérard Mégret présenta le bilan de l’année écoulée, après la minute de silence pour les défunts de l’association : le commandant André Pasquier et les capitaines Yves Munier, Marc Scialom et André Godoc. Le lieutenant colonel Claude Metzger présenta le bilan financier. Gérard Mégret donna les principales missions qui incombent aux officiers de réserve qui n’ont plus d’affectation active.

    Les plus importantes concernent : la relation Armée-Nation ; le devoir de mémoire ; l’engagement de l’officier de réserve dans la nation pour favoriser et soutenir les associations qui œuvrent pour la vie en collectivité ; la construction de la défense Européenne.

    Armée européenne

    A l’issue de l’assemblée, le président souhaita la bienvenue, aux personnalités présentes, dont Benoît Moittié conseiller général, adjoint au maire d’Epernay et présenta le Colonel Kozicki attaché de défense, Militaire, Naval et de l’Air à l’ambassade de la république de Pologne, venu informer les participants sur les liens qui unissent la Pologne à la France. Sur le plan historique, économique, militaire et maintenant appartenant à l’union européenne comme la France avec les euros. Il fit remarquer aux participants qu’en Pologne, le 11 novembre est comme en France un jour férié. L’armée polonaise reçoit des missions de l’Otan, de l’ONU, et s’implique dans la construction d’une armée européenne. La défense européenne est sur la bonne voie. Après avoir partagé le verre de l’amitié, les participants ont assisté au dépôt de gerbe au monument aux morts.

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    Union071107c - Marne

    GIGNY-BUSSY : La commune a son monument aux morts
     
    Gigny-Bussy a désormais son monument aux morts.
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    Depuis plusieurs mois, un monument aux morts a été installé sur la place devant la mairie de la commune de Gigny-Bussy. Son édification est issue de la volonté des conseillers municipaux et du maire Pascale Chevallot qui ont voté à l’unanimité une délibération en février 2006.

    A Gigny-aux-Bois, une plaque apposée au fronton de la mairie rappelait les morts pour la patrie. Pour Pascale Chevallot, le dépôt d’une gerbe au monuments aux morts marque le « respect de la Nation envers ses enfants ».

    Le monument en granit noir représente un poilu sans fusil. Cela signifie tout simplement : « Plus jamais cela ».

    Cet ouvrage a été financé en partie par le Souvenir français et le ministère des anciens combattants, le reste étant à la charge de la commune.

     

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    Union071107b - Marne

    Vitry-le-François : Cérémonie au monument du Souvenir français
     
    Les soldats morts pour la France ont été honorés par Gérald Gaillet, président du Souvenir français.
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  • Les gerbes ont été déposées par les élus et les responsables du Souvenir français.
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  • À l’occasion de la journée nationale du Souvenir français, un hommage a été rendu à tous les soldats de l’arrondissement de Vitry-le-François décédés lors des conflits auprès du monument de la place Maucourt, en présence d’une cinquantaine de personnes dont l’adjoint au maire Alain Pasquier ; le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine ; la présidente du comité d’entente des anciens combattants Gisèle Probst, de nombreux présidents d’association d’anciens combattants et sept porte-drapeaux.

    La tombe du capitaine d’artillerie Hoche Hébert a ensuite été fleurie, au cimetière du Midi de Vitry, ainsi que celles de Jules-Delaunay, fondateur du Souvenir français de Vitry-le-François ; de Mgr Jules-Nottin et Émile Paillard, otages des Allemands lors de la première bataille de la Marne, et enfin celle de Françoise Allerat, vérificateur aux comptes, décédée le 1er août 2007.

    Sept membres du comité de Vitry-le-François se sont relayés au cimetière du Midi pour la quête nationale qui a rapporté la somme de 372 euros.

    De nombreuses restaurations en 2008

    En 2008, plusieurs tombes ou monuments vont faire l’objet de restaurations à Vitry-le-François : soldat André-Colson ; président Jules-Delaunay, fondateur du comité vitryat du Souvenir français ; sépulture militaire de la famille De Morlaincourt ; sépulture de l’ancien député (1910-1925) et ancien sénateur (1925-1932) Ernest-Haudos ; sépulture d’Émile Paillard, président de la commission spéciale municipale pendant la Première Guerre mondiale ; sergent Marcel-Lévy ; plaque à la mémoire de Raymond-Marx ; plaque à la mémoire de Gabriel-Mayer et de son épouse Andrée-Deutsch et Roger-Tauber ; plaque à la mémoire de Charles-Rzepkowicz.

    Des travaux auront également lieu à Blacy, Châtelraould-Saint-Louvent, Couvrot, Courdemanges, La Chaussée-sur-Marne, Le Meix-Tiercelin, Saint-Ouen-Domprot et Sompuis.

    Pour signaler d’autres travaux nécessaires, contacter le Souvenir français, 9 rue des Hauts-Pas à Vitry.

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    Union071107a - Marne

    Le Réveillonnais André Grandjean décoré
     
    Une nouvelle médaille patriotique pour André Grandjean.
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  • A l’occasion des cérémonies du 11 novembre, André Grandjean se verra décerner la médaille de reconnaissance de la Nation. A presque 80 ans, le Réveillonnais se souvient encore de son départ « pour la guerre ».

    DANS quatre jours, le dimanche 11 novembre, le Réveillonnais André Grandjean se verra décerner la médaille de reconnaissance de la Nation de guerre 1939-1945 et Indochine. Une distinction qui lui sera remise par Jacques Rémy, le président de l’association des Anciens combattants du canton d’Esternay. Ce n’est pas la première fois, qu’André Grandjean se voit honorer. « En 1947, j’ai déjà reçu la croix de guerre TOE, puis la croix du combattant volontaire, la médaille Coloniale, celle de la campagne France-Allemagne 1939-1945, et pour la campagne d’Indochine », confie l’ancien combattant âgé de près de 80 ans.

    La cérémonie se déroulera à 10 heures au monument 1914-1918 de Réveillon. Cette médaille, il l’a doit à un parcours hors du commun débuté en 1945. André Grandjean est alors âgé de dix-sept ans et demi, il travaille alors dans une ferme des alentours de Réveillon. « Un jour, mon patron m’a demandé de venir travailler un dimanche », explique le Réveillonnais. Le jeune homme préférant bénéficier de sa seule journée de repos refuse net. « Mon patron a menacé de m’envoyer travailler chez les Allemands. Je l’ai cru, et le lendemain je ne me suis pas présenté au travail. J’avais fait mon baluchon dans la nuit, direction Chalons-sur -Marne ».

    Las des guerres

    Le jeune homme s’engage dans les troupes de choc.

    « Après quinze jours de classes, j’ai été envoyé en Alsace pour bouter l’ennemi hors du territoire Français. J’avais rejoint la première armée du général Delattre de Tassigny en provenance d’Afrique du Nord et fraîchement débarquée en Provence. Suite à une blessure en Allemagne, j’ai été rapatrié en France », se souvient André Grandjean Après avoir suivi des stages de parachutisme chez les bérets noirs, il est envoyé en Algérie, à Blida fin avril 1946. « Déjà, il y avait quelques mouvements de révolte ». Puis après un bref passage au Maroc, il rejoint les unités combattantes en Indochine. André Grandjean raconte alors : « Les paras « bérets noirs » dont je faisais partie, étaient surnommés « Les démons aux fusils d’argent ». Pour les paras, les crosses pliantes étaient en aluminium. Quand on allait au feu, on sautait de l’avion juste assez haut pour que les parachutes ne s’ouvrent qu’à quelques mètres avant le sol. C’était le seul moyen pour ne pas se faire descendre lors du saut. Les pilotes disaient de nous qu’on était dingues. Les combats ont été terribles et lors d’une patrouille nous avons été blessés par une mine antipersonnel. Je suis resté deux mois à l’hôpital ».

    Le retraité confie alors : « Lorsque je me suis engagé en 1945, je l’ai fait pour libérer la France de ses envahisseurs. Pour moi cette mission était valorisante. Or, en Indochine, j’ai compris que cette fois, c’était moi l’envahisseur, et que je devais combattre des gens qui étaient chez eux. Cela ne correspondait pas à ma philosophie ».

    Le 2 février 1949, las des guerres, il décide de quitter l’armée. « De ces horreurs, on reste marqué à vie. Il m’arrive encore d’en rêver… ».

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    Union071106c - Marne

    Suippes : Une expo sur l’entrée en guerre des Américains en 1917
     
    Le musée Marne 14-18 de Suippes propose à partir de vendredi une exposition relative à la mobilisation des États-Unis lors de la Première Guerre mondiale.

    IL y a 90 ans, les États-Unis s’engageaient dans la Première Guerre mondiale. Pour commémorer ce 90e anniversaire, une exposition intitulée « Wake up America ! 1917-1918 » sera présentée par le centre d’interprétation Marne 14-18 de Suippes du vendredi 9 novembre au dimanche 16 décembre.

    24 affiches exposées

    Suivant une approche à la fois chronologique et thématique, « Wake up, America ! 1917-1918 » est construite autour d’une sélection de vingt-quatre affiches reproduites à partir d’originales conservées à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne. Ces affiches donnent un aperçu saisissant de la mobilisation totale d’un pays, et ouvrent une intéressante réflexion sur le pouvoir des images.

    Les thèmes qui y sont abordés reflètent le soutien de la population américaine aux alliés européens et la nécessité de l’engagement dans cette guerre. Les slogans figurant sur les affiches sont sans équivoque : « La guerre fait rage en France, nous devons les nourrir… », « Engagez-vous dans les Marines des États-Unis et soyez les premiers à défendre terre et mer », « Achetez des obligations de la liberté, sinon je meurs », « Jeanne d’Arc sauva la France, femmes d’Amérique sauvez votre pays » et bien d’autres encore.

    Des objets de la vie quotidienne seront également exposés, soulignant le lien puissant qui unit les civils à « leurs » soldats, tel un coussin patriotique, un casque américain du Field Service Ambulance ou encore une douille gravée de l’aigle américain.

    L’armée américaine, par des actions indépendantes ou coordonnées à l’offensive française de l’automne 1918, a marqué de façon décisive la dernière phase de la guerre. De nombreuses communes de Champagne et d’Argonne ont été libérées par les soldats américains. Le sujet était donc incontournable pour Suippes et sa région, qui a vécu la guerre au plus près et sans interruption pendant quatre années.

    Contact : Centre d’interprétation de Suippes, 4 ruelle Bayard. Tél. 03.26.68.24.09. Exposition du 9 novembre au 16 décembre chaque jour sauf le lundi de 14 à 18 heures.

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    MARDEUIL : Le Souvenir français poursuit sa mission de mémoire
     
    De gauche à droite : Maurice Lesanne et James Sommesous, vice-présidents, Daniel Lips, président, Ginette Sommesous, secrétaire, et Monique Lips, trésorière.
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  • Une riche assistance rassemblée à la salle des fêtes.
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  • C’est en présence de nombreuses personnalités que la section d’Epernay du Souvenir Français s’est réunie en assemblée générale à la salle des fêtes de Mardeuil, samedi dernier.

    Créé en 1887, le Souvenir Français a pour objet la transmission des valeurs de la République aux générations successives, la conservation de la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour la France, ou qui l’ont servi, dans la gloire ou dans l’ombre, afin de préserver la liberté et les droits de l’homme et l’entretien des tombes et des monuments élevés à leur mémoire en France et hors de France, qu’ils soient connus ou inconnus. Après son mot de bienvenue, le président Daniel Lips a fait observer un instant de recueillement à la mémoire des disparus de l’année.

    Daniel Lips quitte la présidence

    Dans son rapport moral, le président a rappelé les participations de l’association aux différentes commémorations et plus particulièrement les activités de rénovation : au carré des enfants d’Epernay, une tombe à Chamguyon et à Magenta, différents entretiens aux cimetières de Moussy et Villeneuve… Daniel Lips a de nouveau remercié la municipalité de Mardeuil qui, au mois de mai dernier, a inauguré « l’Espace du Souvenir Français » à l’entrée du cimetière.

    Enfin, le président a annoncé qu’il quittait la présidence et a lancé un appel afin qu’un nouveau président soit élu au terme de son mandat, soit le 30 mai 2008.

    Anne-Lise Petitpas, adjointe au maire d’Epernay, le colonel Claude Metzger, président du comité d’entente des associations d’anciens combattants, Pierre Martinet, maire de Mardeuil et son adjoint, Jean-Claude Heydecker, Philippe Martin, député, ont félicité Daniel Lips et son équipe, garants des valeurs de la République et du devoir de mémoire.

    Le colonel Metzger a cité une déclaration du général de Gaulle datant de 1944 rappelant qu’il était essentiel pour le pays que le Souvenir Français conserve son allant et son efficacité : « C’est la vie de la France que le Souvenir Français défend en s’occupant de ceux des siens qui sont morts pour elle. Leur exemple doit permettre aux générations nouvelles de mesurer la valeur de la liberté et le prix dont il faut savoir la payer ».

    À l’issue de l’assemblée, il y a eu un dépôt de gerbe au monument aux morts accompagné de l’harmonie de Mardeuil et un banquet à la salle des fêtes a suivi.

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    Vitry-le-François : Près de 200 danseurs au thé dansant des ACPG-CATM
     
    Les organisateurs ravis de ce succès.
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    La section des anciens Combattants ACPG-CATM & Veuves du canton de Vitry-le-François a organisé dimanche son thé dansant d’automne avec Tony et Coralie Brusse, à la salle du Manège de Vitry-le-François.

    Plus de 200 danseurs avaient répondu à l’appel de l’association vitryate d’anciens combattants qui va pouvoir poursuivre ses actions, notamment sur le plan de l’entraide. Le prochain thé dansant aura lieu le mardi 10 février 2008, toujours à la salle du Manège, de 15 à 20 heures.

    L’assemblée générale de la section aura, quant à elle, lieu le dimanche 9 mars à l’ESAT (ex-CAT) de Vitry-le-François, avenue de la République.

     

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    Union071105c - Marne

    COURRIER DES LECTEURS : En toute bonne foi
     
    Daniel Damien, un lecteur axonais, souhaite que l’on ne fasse pas de faux procès autour de la lecture de la lettre de Guy Môquet.

    « Nous n’avons pas fini avec une polémique que le jour suivant une autre surgit. Ainsi, que penserait le jeune Guy Môquet de ces palabres ridicules au sujet de la lettre qu’il a écrite à ses parents, la veille de son exécution ? Il serait heureux, dans un sens, que le sacrifice de sa vie n’a pas été vain, puisqu’il n’est pas oublié.

    Désolé il serait de constater que dans le pays où tant sont morts pour redevenir libres, les hommes de droite et de gauche se chamaillent toujours autant et pour n’importe quelle raison. Ils feraient mieux d’essayer de régler les gros problèmes de notre pays au lieu de se quereller.

    Que l’on lise cette lettre à l’école ne me choque pas, mais il aurait fallu le faire depuis longtemps. Voilà un demi-siècle, à mon école, en présence de la veuve d’un instituteur tué pendant la guerre, le 1" novembre, nous lisions quelques vers de Victor Hugo.

    La lettre de Guy Môquet, alors, aurait été de circonstance. Tout de suite on parle de récupération politique de la part du président de la République. Il faut savoir que Guy Môquet, sacrifié comme tant d’autres, était, comme ses parents, communiste. Il avait déjà une certaine idée de la France tout comme le général de Gaulle. Ce dernier, en 1956, a adressé une lettre de condoléances écrite de sa main, après le décès brutal de Mme Môquet. Cette lettre disait, entre autres mots : « Je n’ai certes pas perdu le souvenir de notre jeune Guy mort si bravement et cruellement pour la France. Mme Môquet, elle aussi, prit part au combat… »

    Certains professeurs craignent une leçon de patriotisme, dénonçant l’union sacrée de la nation à travers son président.

    Quand nous entendons chanter « La Marseillaise » au Stade de France, ce n’est pas pour le président que les gens chantent.

    Est-ce que, de chanter notre hymne national, nous risquons de développer un élan patriotique, voire nationaliste ? Il est bon, même quand on est européen, d’aimer son pays.

    En quoi ce serait condamnable ? Cette lettre doit être lue à nos enfants.

    Après, cependant, les bonnes leçons de morale et d’instruction civique qui leur seront inculquées dès leur plus jeune âge ».

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    Union071105b - Marne

    Favresse : Un monument aux morts pour ne pas oublier l’histoire
     
    Des enfants du village ont porté le ruban que les officiels ont coupé.
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  • Moment de recueillement pour le maire Jacques Loiselet et le conseiller général du canton Christian Zapior lors de l’appel aux morts.
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    C’est désormais un monument aux morts flambant neuf qui commémore la mémoire des huit Favressois tombés pour la France pendant la Première Guerre mondiale, dans cette petite commune de 180 habitants.

    « Il est important de rappeler l’histoire de France et Favresse a eu un rôle particulier pendant la guerre », souligne le maire Jacques Loiselet qui a soigneusement récupéré des dizaines de cartes postales écrites de Favresse pendant le conflit mondial.

    Rendre le passé visible

    Le village abritait en effet à l’époque un camp de permissionnaires où ont transité de nombreux soldats.

    « Comme dans beaucoup de communes, il y a eu alors ici des victimes et des dégâts mais Favresse accueillait aussi une gare régulatrice, véritable point fort de l’approvisionnement général dans la région », ajoute le premier magistrat. Jusqu’alors, une simple plaque accrochée dans l’église communale rappelait ces souvenirs.

    « Nous nous sommes aperçus qu’elle n’était visible que lors des cérémonies religieuses aussi nous avons réfléchi à faire apparaître les noms des morts pour la France de façon plus visible, explique Jacques Loiselet. Cela fait partie des missions d’un conseil municipal. »

    Posée depuis un mois, la nouvelle stèle a été inaugurée samedi, sous l’œil attentif des porte-drapeaux du secteur, des différents représentants des sections d’anciens combattants et de la population locale.

    Après l’appel aux morts, le monument a reçu la bénédiction de l’abbé Béal. Le maire a conclu : « Avoir quelque chose d’officiel et de visible semblait plus que nécessaire. »

    A.J.

     

     

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    Châlons-en-Champagne : Un nouveau président pour les Anciens marins
     
    Étienne Richy (à droite) le nouveau président. À ses côtés, le président sortant Jean Bonnet et son épouse.
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  • L’amicale des marins et marins anciens combattants de Châlons tenait son assemblée générale le 13 octobre (l’union du 16). Jean Bonnet, son président, à la barre depuis plus de trente ans, attendait avec impatience un successeur. L’élection du nouveau bureau lui a permis de le trouver. C’est désormais Étienne Richy qui assurera la présidence de l’amicale, ayant quitté la Marine avec le grade de Major après 34 années de service dont quelques-unes passées au bureau d’information sur les carrières de la Marine, à l’époque où celui-ci se trouvait à Châlons.

    La réunion mensuelle du mardi 30 octobre à la maison du combattant a été l’occasion pour le nouveau président, entouré de son bureau, d’adresser de vifs remerciements à Jean Bonnet, accompagné de son épouse, pour leur investissement personnel dans l’amicale.

    Les manifestations importantes initiées sous sa présidence ont été nombreuses. Jean Bonnet aujourd’hui président honoraire a souhaité : « Bon vent et belle mer » à son successeur.

    Pour tout renseignement : Étienne Richy, 8 Rue Berlioz. 51460 Courtisols. Tél. : 03.26.66.91.10.

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    Union071103a - Marne

    Tilloy-et-Bellay : … souvenirs
     
    A Tilloy-et-Bellay.
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    Mercredi, Tilloy-et-Bellay a accueilli la flamme du souvenir. En effet, désirant préserver le souvenir et perpétuer la tradition, la commune, au travers de ses anciens combattants, s’est toujours associée au comité de la Voie Sacrée, de la Voie de la Liberté, via la Flamme sacrée, êt son relais pédestre entre l’Arc de Triomphe à Paris et Verdun.

    Une fois la flamme de la plaque commémorative ravivée et les morts de la commune honorés, une minute de silence fût observée en présence du corps des pompiers et des personnalités présentes.

     

     

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    Union071102a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Toussaint : trois hommages aux morts pour la France
     
    Au monument du Souvenir français au cimetière de l’Est.
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  • L’appel des Morts pour la France à l’entrée de la prison.
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    Un hommage solennel est rendu chaque année aux morts pour la France à l’occasion de la Toussaint, par les associations d’anciens combattants, résistants, rapatriés, déportés… et le public.

    Trois rendez-vous ont ainsi eu lieu hier au pied des monuments ou aux cimetières.

    Le premier s’est déroulé lieu en comité restreint, en présence de Ceux de la Libération, le président de l’amicale de la Résistance Jean Chabaud, accompagnés du maire Bruno Bourg-Broc, avec dépôt de gerbes et fleurs.

    Celui-ci s’est tenu au monument de la Résistance près de la prison et à l’entrée de celle-ci où est effectuée la lecture des disparus.

    Le deuxième hommage s’est déroulé au monument du Souvenir français au cimetière de l’Est sous la responsabilité de Christian Michel, le délégué marnais qui a rappelé « qu’il appartient aux compagnons du Souvenir français, de faire vivre en permanence la mémoire des héros anonymes qui ont donné leur vie pour défendre le pays ».

    Enfin, au cimetière du Sud, au pied de la stèle érigée en mémoire des victimes civiles et militaires, au nom des rapatriés, des disparus, aux anciens d’AFN et aux pieds-noirs, Jean Arbassette, délégué départemental des rapatriés d’Algérie, a lu un communiqué rendant hommage aux milliers de personnes disparues en Algérie.

    Il a rappelé que le 25 novembre aura lieu à Perpignan l’inauguration du Mémorial national des disparus en Algérie de 1954 à 1963.

     

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    Union071101d - Marne

    Épernay : La Flamme sacrée brûle au pied du monument aux morts
     
    Candy Lheureux a prélevé la Flamme au flambeau.
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  • L’arrivée de la Flamme Sacrée
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  • Cette année encore, en liaison avec la municipalité et les associations d’Anciens combattants de Verdun, le Comité de la Voie Sacrée et de la Voie de la Liberté, a ramené sous la forme d’un relais pédestre, la Flamme sacrée de l’Arc de triomphe à la Citadelle de la cité héroïque.

    Prélevée à l’Arc de triomphe le 30 octobre, la Flamme Sacrée a été transmise aux athlètes de l’Association sportive du ministère de l’Intérieur et à des scolaires verdunois qui, en relais, ont parcouru 331 km traversant 6 départements et 71 communes. Cette flamme relayée jusqu’à Verdun brûlera jusqu’au 11 novembre.

    Dans chaque commune traversée, des cérémonies ont eu lieu, la flamme prélevée au flambeau porté par l’athlète étant déposée au pied des monuments aux morts pour y brûler jusqu’à l’anniversaire de l’armistice. Pour son arrivée à Epernay, hier à 5 h 30, la flamme était escortée par des athlètes du Jogging-club d’Epernay.

    Elle a été accueillie au monument aux morts de l’hôtel de ville par Candy Lheureux et Anne-Lise Petitpas, adjointes au maire, Claude Metzger, président du Comité d’entente des associations d’anciens combattants, René Guillepain, président départemental de la FNDIR et une importante délégation de porte-drapeaux et de représentants des associations patriotiques, la cérémonie étant orchestrée par Michel Aubert, directeur du service de la population.

    Candy Lheureux a prélevé la flamme au flambeau et allumé la vasque où elle brûlera jusqu’au 11 novembre.

    Maurice Michelet, président du Comité de la Voie Sacrée et de la Liberté, Candy Lheureux et Claude Metzger ont déposé une gerbe au pied du monument.

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    Union071101c - Marne

    Épernay : Des figures illustres au cimetière nord
     
    Francis Leroy, responsable des archives d’Epernay, près du carré prussien dont il reste une dizaine de tombes. Ces hommes avaient combattu en 1870 et sont morts à Epernay durant le conflit.
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  • Abel Faivre : le scoutisme va marquer sa vie.
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  • Louis-Isidore Godart : il a été président du tribunal de commerce, administrateur temporaire de la ville.
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  • Le cimetière nord compte 8000 tombes dont celles d’hommes illustres qui ont marqué l’histoire d’Epernay. Ce jour de la Toussaint peut être l’occasion de passer devant leur tombe. Retour sur cinq personnalités d’exception.

    Gabriel Bachelin

    Il a donné son nom à une école primaire. Né le 30 décembre 1865, il a été animateur de la Ligue de l’Enseignement et de la Ligue des Droits de l’Homme, sections d’Epernay. Ce démocrate convaincu mais à l’esprit tolérant fut le fondateur de l’association républicaine radicale et radicale socialiste d’Epernay. La place de la Cité (ouvrière), voisine de l’école, devint la place Gabriel Bachelin par délibération du conseil municipal du 27 mai 1925.

    Abel Faivre

    Il est né à Epernay le 20 juillet 1900. Le scoutisme va marquer sa vie. Après un pèlerinage à Rome, il fonde l’embryon du scoutisme à Epernay en juin 1926. Il crée la première « meute » le 15 janvier 1927 et développe le mouvement de 1929 à 1935. Il enseigne les sciences naturelles à Châlons et Epernay et participe à une mission scientifique en Abyssinie. Après un camp en Corse, il s’alite pour ne plus se relever. Il est mort le 9 octobre 1935.

    Louis-Isidore Godart

    Epoux d’Adélaïde Roger, il est né à Epernay le 13 mai 1776. Président du tribunal de commerce, administrateur temporaire de la ville lors de l’invasion de 1814, maire-adjoint et membre du conseil d’arrondissement, il succéda le 6 janvier 1831 à Jean Moët, au poste de premier magistrat. C’est sous son mandat que fut dressé le cadastre de la ville, fondée la Caisse d’Epargne, ouvert le cimetière du faubourg d’Igny, et aménagée l’actuelle place de la République. Il a donné son nom au lycée d’enseignement professionnel et technique.

    Le capitaine Deullin

    Il est né à Epernay le 24 août 1890. Il commença la guerre de 1914 dans la cavalerie. Sous-lieutenant en 1915, il passa dans l’aviation et prit part aux exploits de l’escadrille des « Cigognes ». Commandant l’escadrille SPA 73 puis du 19e Groupe de Chasse, il soutint vingt combats aériens, ce qui lui valut la Croix de guerre et la Légion d’honneur. Il termina la guerre comme capitaine, après avoir obtenu 14 citations et reçu deux blessures. Il se tua à Villacoublay le 29 mai 1923, en essayant un nouvel appareil qui s’écrasa au sol.

    Pierre Escudié

    Il est né le 13 mars 1921 à Vincennes. Engagé volontaire en mars 1939, il fut blessé gravement en mai 1940 et réformé à 70 %. Il entra dans les Forces Françaises Combattantes en qualité d’officier de renseignements. Il capta de précieuses informations sur les mouvements des troupes ennemies. Audacieux, il déroba les plans d’un nouveau type d’avion allemand. Arrêté sans preuves par la Gestapo en janvier 1944, il fut relâché en février 1944. Le 8 mai 1944, il fut arrêté à nouveau ainsi que sa fiancée, Denise Carroy. Il n’a jamais dévoilé les noms de ses camarades de combat. Il fut fusillé le 5 août 1944 après avoir audacieusement égorgé la sentinelle allemande qui venait lui annoncer son exécution.

    Jean Batilliet

    Ces renseignements nous été communiqués grâce au concours de Francis Leroy, responsable du service des archives de la ville d’Epernay.

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    Union071101b - Marne

    Châlons-en-Champagne : La fin de la Première Guerre s’expose à l’hôtel de ville
     
    Les batailles les plus importantes de la Première Guerre sont à l’honneur dans une exposition itinérante qui est arrivée lundi, au hall de l’hôtel de ville de Châlons.

    L’exposition baptisée « Les rebondissements des 20 derniers mois de la Grande Guerre » a passé une quinzaine de jours à Suippes, où elle retournera après son passage par Châlons où elle restera jusqu’au vendredi 16 novembre.

    Plus d’une quarantaine d’affiches évoquent l’attaque des Russes le 16 avril 1917 à Courcy, les arrières du chemin des dames à Saint-Gilles et Fismes, la traversée de la Marne à Dormans, les poussées allemandes vers Epernay ou le bombardement de Reims, parmi d’autres événements à La Marne.

    L’exposition est réalisée dans le cadre de la commémoration du 90e anniversaire de la fin de la première guerre.

    Ainsi, l’association « La cavalerie dans la Bataille de la Marne », qui a travaillé pendant deux ans à l’initiative, organise une quarantaine de marches gratuites pour faire connaître tous ces événements qui datent de février 1917 à novembre 1918, dans les départements du Nord et de l’Est de la France.

    Pendant le vernissage de l’exposition, Robert Clement, de cette association, s’est montré satisfait du succès mais a souhaité attirer l’attention des jeunes. Ainsi, il a invité les écoles à participer à cette expo pour son caractère pédagogique.

    Afin de participer aux prochaines marches, s’inscrire sur le site : http://20072008. free.fr où les affiches de l’exposition sont aussi disponibles.

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    Union071101a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Nouveau passage de la Flamme sacrée
     
    La Flamme a été rallumée par les autorités.
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  • Comme chaque année, la Flamme sacrée a tenu son rendez-vous habituel hier matin au monument aux morts de Châlons. À 10 heures précises, portée en relais depuis l’Arc de triomphe de Paris par les athlètes de l’Association du ministère de l’intérieur et des scolaires verdunois, elle a été rallumée par les autorités.

    Un dépôt de gerbe a également marqué cette brève cérémonie avant que les marcheurs ne reprennent la route via Verdun, dernière étape d’un relais pédestre. « Nous sommes très honorés de transporter cette flamme et de pouvoir, au fil des 350 kilomètres, la déposer au pied des monuments aux morts des 75 communes traversées, souligne le président du comité de la Voie Sacrée, Maurice Michelet. Car nous, jeunes générations qui n’avons connu que la Paix, avons conscience que nous avons une dette envers ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie. Nous souhaitons ainsi, à travers nos actions, leur rendre notre modeste hommage posthume ! »

    C’est en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, sous la présidence de Sylvaine Astic, chef de cabinet du préfet de région, du maire Bruno Bourg-Broc, d’associations d’anciens combattants, des porte- drapeaux et des musiciens de l’harmonie municipale, que cette halte châlonnaise de la Flamme sacrée a rendu hommage à tous ceux qui ont perdu la vie lors la Grande Guerre.

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    Union071031e - Marne

    AVIZE : Le collège Saint-Exupéry a commémoré la Résistance
     
    Depuis la rentrée, des élèves du collège Saint-Exupéry travaillent sur la période de la Résistance. Ce travail a ainsi été matérialisé par une exposition traitant de la montée du nazisme, de la Résistance en France et des résistants locaux.

    Vendredi 26 octobre, le collège a organisé une cérémonie commémorative rassemblant, salle Pierre-Callot, les élèves de 3e, les choristes et un groupe de résidents de la résidence Augé-Colin. Mme Lemaire, principale du collège, a ouvert la cérémonie rappelant le contexte de notre histoire contemporaine émaillée pour beaucoup de souvenirs personnels ou familiaux.

    En présence de Pascal Desautels, conseiller général, le député Charles de Courson rappelait ses motivations, dont son grand-père, résistant mort en camp de déportation et fait « compagnon de la libération ».

    Avec une émotion difficilement contenue, il a lu la lettre de Guy Môquet. La chorale dirigée par M. Peltriaux a ensuite interprété un chant dont le choix n’avait pas été laissé au hasard. Ce « chant des marais » a pour origine un texte allemand symbole de la Résistance allemande au régime nazi.

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    Union071031d - Marne

    Sézanne : Permanences pour les anciens combattants
     
    Le 2e mercredi et 4e mercredi de chaque mois, les anciens combattants , prisonniers de guerre, CATM, TOM, et veuves de guerre du canton de Sézanne tiennent des permanences de 17 heures à 18 h 30 au rez de chaussée de la mairie de Sézanne. Ces permanences sont assurées par le bureau et particulièrement par son président Bernard Obara. Les membres du bureau se tiennent à la disposition de toutes les personnes concernées pour l’obtention de la carte du combattant, de la demande de retraite du combattant, les droits pour les veuves d’anciens combattants ou la retraite mutualiste.

    « Aujourd’hui, l’ancien d’AFN, ne doit plus rester isolé. Il lui faut rejoindre ses camarades dans nos Associations départementales car avec eux, il mènera l’action pour la reconnaissance et la défense de ses droits matériels et moraux » déclarent les responsables.

    Les permanences sont ouvertes à toutes et à tous.

    C’est aussi les comptes rendus des différentes assemblées générales, de réunions à Chalons, de projets de voyage comme celui de l’année prochaine au mois de mai 2008 qui aura lieu en Irlande pour 8 jours, les organisations des différents repas amicaux (repas d’automne) , assemblée générale, ou les invitations avec d’autres associations comme Mondement 14.

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    Union071031c - Marne

    Reims : Un nouveau bureau à la Fnaca
     
    Jean Forget conduit le nouveau bureau à la Fnaca.
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  • L’assemblée générale annuelle du comité rémois de la Fnaca vient de se tenir au centre des congrés de Reims sous la présidence de Jean Forget, et en présence de François Borel président du comité Fnaca de Longwy et de Françis Kaminski, représentant le maire de Reims.

    Dans son rapport moral, Michel Choquet secrétaire,a donné de nombreuses informations sur l’exercice écoulé, a traité de la mutuelle, de la retraite du combattant, de la carte des veuves de guerre « une Arlésienne » comme le soulignera le secrétaire en évoquant ces problèmes qui sont trop souvent sans réponses.

    La date du 19 mars reste toujours d’actualité pour les anciens d’Algérie-Tunisie-Maroc qui tous les ans déposent une gerbe aux monuments aux morts de Reims, Bétheny et Witry-les-Reims.

    De fréquentes rencontres s’opèrent entre les adhérents de la Fnaca, ceux-ci restent vigilants sur leurs revendications. Aprés la remise de médaille traditionnelle à la Fnaca, l’élection d’un nouveau bureau a donné ces résultats : Jean Forget, président, Michel Choquet, vice-président et secrétaire, Guy Malvy, trésorier et Pierre Marcoup, porte drapeau.

    Les décorés du jour sont Alain Bister (médaille de la reconnaissance de la Nation) et MM. Machet, Marage et Kaminski (médaille de l’association).

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    Union071031b - Marne

    Fagnières : Flamme sacrée
     
    Ce mercredi 31 octobre aura lieu la cérémonie de la voie où les anciens combattants prélèveront la flamme et la déposeront au monument aux morts à 8 h 40 à l’ancien cimetière de Fagnières.
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    Union071031a - Marne

    Châlons-en-Champagne : En bref
     
    1er Novembre

    Les membres du Souvenir français déposeront une gerbe devant le mémorial érigé au cimetière de l’Est, le jeudi 1er Novembre à 11 heures, à la mémoire des victimes militaires et civiles de toutes les guerres.

    Ceux de la libération

    La cérémonie du souvenir de Ceux de la libération Marne, remplaçant le pèlerinage sur les tombes des disparus se déroulera au monument de la résistance de Châlons jeudi 1er novembre à 9 heures. Hommage

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    Union071030d - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : Semaine théâtrale : feu vert jeudi prochain
     
    L’une des scènes de la pièce « Comme en 14 ».
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    Troisième acte du projet communal autour de la Grande Guerre.

    Après l’exposition des toiles de Pascal Boillet et la soirée lecture, la semaine théâtrale débutera le jeudi 1er novembre et se poursuivra jusqu’au 8.

    Le Compagnie des Elles interprétera « Comme en 14 » (texte de Dany Laurent et mise en scène d’Isabelle Jolly-Troyon) qui témoigne du courage de ces femmes, infirmières et bénévoles, qui juste derrière la ligne de front essaient d’être heureuses et d’offrir à ceux qui souffrent un sourire, un mot une chanson.

    Jeudi 1er et dimanche 4 novembre : représentations à 16 heures ; les 2, 3, 5, 6, 7, 8 à 20 h 30, salle des fêtes de Saint-Brice-Courcelles. Entrées 8 €, 6 € (tarif réduit), 5 € (membres associés).

    Renseignement et réservation au 03.26.08.75.59. e-mail : lacompagniedeselles@free.fr

     

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    Union071030c - Marne

    FISMES : Ils entretiennent la mémoire des hommes tombés pour la France
     
    Ce jeudi 1er novembre, Claude Galentin, le président du comité de Fismes du Souvenir Français et son équipe de bénévoles se posteront aux entrées du cimetière municipal afin de récolter des fonds pour le fonctionnement de l’association.

    La quête nationale autorisée est la principale source de revenus du Souvenir Français. L’argent récolté sert principalement à financer les manifestations consistant à préserver la mémoire des hommes tombés pour la France.

    L’association tient également une part importante dans la conservation et la rénovation des tombes des français morts pour la France.

    A ce jour, elle a renouvelé la concession de seize tombes sur le secteur de Fismes lorsque celles-ci tombaient en déshérence. La plus ancienne date des guerres napoléoniennes.

    Le Souvenir Français veut monter aux plus jeunes, le respect que chacun doit à ceux qui sont morts pour défendre le droit et la liberté.

    Quête nationale autorisée jeudi 1er novembre toute la journée au cimetière de Fismes.

    Pour tout renseignement :
    M. et Mme Claude Galentin, 22 rue du tordoir à Fismes. Tél. 03.26.48.13.63.

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    Union071030b - Marne

    Orbais-L’Abbaye : Bleuets de France
     
    Lors de la commémoration du 11 novembre 1918 à Orbais-L’Abbaye, qui aura lieu au monument aux morts, des autocollants bleuets seront proposés en échange d’un don en faveur de l’Œuvre nationale des Bleuets de France.

    Cette collecte permet à l’office nationale des anciens combattants et victimes de guerre de remplir au mieux ses missions de mémoire et de solidarité au profit de 4 millions de ressortissants dont 33.000 sont dans le département de la Marne.

    Sacripan

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    Union071030a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Porte-drapeaux : un nouveau président
     
    La médaille de la ville pour trois porte-drapeaux.
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  • Camille Henry (au centre) passe le relais.
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    L’amicale des porte-drapeaux présidée par Camille Henry, a tenu son assemblée générale samedi 27 au Foyer du jeune travailleur, en présence de Jacques Adnot, adjoint au maire délégué aux affaires militaires et cérémonies et quelque 80 personnes sur les 98 adhérents qui composent cette amicale.

    Camille Henry qui affiche ses 80 ans, n’a pas souhaité continuer son œuvre en qualité d’organisateur des nombreux hommages sur les différents sites.

    Ce sera désormais Gilbert Laroche, le plus ancien des porte-drapeaux qui assurera sa succession lors des différentes cérémonies. Celles-ci, énumérées par René Primot, sont nombreuses tout au long de l’année et ce ne sont pas moins de 35 sorties en 2006, parfois deux dans la même journée. Pénible pour les plus anciens qui sont plus que septuagénaires voir nonagénaires, surtout quand il faut être présents souvent plusieurs heures et par tous les temps.

    Un nouveau porte-drapeau intègre l’amicale, à savoir Daniel Ponche. Cette assemblée s’est soldée par la remise de la médaille de bronze de la Ville de Châlons à trois porte-drapeaux, Claude Penloup, pour les anciens combattants de Saint-Memmie, Guy Moulun pour Ceux de la Libération et Marcel Plu, porte-drapeau suppléant pour l’amicale de la légion étrangère.

     

     

     

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    Union071029c - Marne

    Courrier des lecteurs : Guy Môquet n’était pas un résistant
     
    Dominique Chathuant, un professeur de l’académie de Reims explique pourquoi il faut être clair dans les explications de la disparition tragique de Guy Môquet.

    « Singulière conception de l’histoire que celle qui apparaît chez un représentant du pouvoir exécutif qui prétend décider lui-même des résultats de la recherche en matière de science historique.

    Singulière conception que celle de ces commémora-tionnistes d’en face pour qui un jeune militant communiste est devenu un résistant aux Allemands. Guy Môquet est arrêté parce qu’il distribue en octobre 1940 la propagande d’un parti qui exalte jusqu’au printemps 1941, le pacte germano-soviétique et s’en prend volontiers aux leaders républicains, notamment au « juif Mandel ».

    L’homme qui fait de Guy Môquet un héros national est Jacques Duclos, dirigeant communiste qui s’adresse en juin 1940 à l’Allemand Otto Abetz pour lui demander l’autorisation de faire reparaître l’Humanité, interdite en 1939 par… la République, en raison du fameux pacte germano-soviétique.

    Guy Môquet a sans doute changé pendant son année de captivité. Le PCF est entré dans la résistance au printemps 1941, après l’invasion de l’URSS et le jeune chante la Marseillaise au moment de mourir. Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas arrêté en 1940 pour les faits de résistance qu’on lui impute aujourd’hui mais pour la propagande d’un parti qui, à l’été 1940, faisait savoir aux Allemands qu’il ne ferait rien contre eux en raison du pacte de 1939.

    S’il meurt, c’est comme otage et parce qu’il a été placé sur une liste par le ministre vichyssois Pierre Pucheu, lequel choisit délibérément Guy Môquet parce qu’il est le fils d’un député communiste. Certains communistes sont entrés en résistance avant le printemps 1941 mais en désobéissant au parti comme l’ont fait Gabriel Péri et Charles Tillon.

    Entre commémorations falsificatrices de tous bords, on a surtout l’impression d’assister actuellement au grand choc des incultures. Le fait que des Français perçoivent désormais l’affaire de la commémoration comme une simple polémique droite-gauche brouille le message des professeurs d’histoire-géographie à qui l’éthique historienne commande simplement d’enseigner l’histoire telle qu’elle s’est faite. Guy Môquet a été fusillé comme otage et pour ses idées communistes mais pas comme résistant ayant pris les armes contre l’occupant : il n’en a pas eu le temps. »

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    Union071029b - Marne

    Courrier des lecteurs : « Pas touche à notre Guy Môquet »
     
    Raymond Gourlin, un lecteur marnais, ancien déporté résistant, revient lui aussi sur la commémoration de la disparition de Guy Môquet.

    « Guy Moquet n’appartient pas à un parti politique quel qu’il soit. Il appartient à l’Histoire de la France Résistante.

    Combien de Français ont osé dire « non » à l’occupant nazi ?

    Avant la lecture de sa lettre d’Adieux à ses parents et à sa patrie, combien de nos concitoyens se souvenaient de ce jeune homme fusillé à l’âge de 17 ans ?

    Lecture faite en un lieu où furent fusillés des jeunes Français, communistes ou pas, dénoncés par un collaborateur.

    Depuis des dizaines d’années, je possède un portrait de Guy Môquet et je ne suis pas communiste ».

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    Union071029a - Marne

    Châlons-en-Champagne : De nombreuses actions pour le monde combattant
     
    Une quarantaine de personnes représentaient le conseil général, l’Education nationale, la mairie, l’armée et le monde combattant.
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  • Le conseil départemental des anciens combattants, présidé par Philippe Deslandes, préfet de région, a tenu son assemblée générale vendredi, avec Jean-Daniel Courot directeur départemental de l’Onac Marne, Gaëtan Charlot et Jean Chabaud, vice-présidents.

    Tutelle du ministère de la Défense

    En présence de quelque 40 personnes, représentant le conseil général, l’Education nationale, la mairie, l’armée et le monde combattant, le directeur départemental a abordé les grands points et dressé un bilan de l’année écoulée, insistant particulièrement sur les actions « mémoire, solidarité, reconnaissance et réparation » en direction des anciens combattants.

    L’Office départemental a obtenu le label Marianne attribué par l’Onac. Il se voit de même conforté dans ses missions de proximité et de « paritarisme ».

    Pour l’avenir de L’Onac, suite à une inquiétude du monde combattant en 2006 sur sa pérennité, le directeur a rassuré, expliquant que le monde combattant reste bien sous la tutelle du ministère de la Défense. « Il n’est donc pas question de suppression de services départementaux ».

    Butte des fusillés

    Pour le rallye de la Liberté qui se déroule chaque année à la Butte des fusillés, sur le terrain militaire de La Folie, à la demande de Jean Chabaud et Gaëtan Charlot, il est souhaité que ce haut lieu du souvenir soit réaménagé et « accessible à tous », une voie à explorer avec le Souvenir français.

    Le préfet de région a souligné pour sa part que « le patriotisme et l’implication des élèves sont plus réduits chez nous qu’ailleurs en Europe » tout en incitant les professeurs et leurs élèves à venir plus nombreux assister aux cérémonies patriotiques.

    Le mercredi 5 décembre, à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux morts pour la France en AFN, une représentation théâtrale aura lieu salle Pelloutier avec une pièce intitulée « Algérie, je t’écris ».

    « Armée de la Mémoire »

    L’Onac prépare également le rendez-vous de l’an prochain, 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, avec un projet baptisé « Armée de la Mémoire » initié par l’association « La coordination du souvenir des combats en Champagne » et l’implication d’élèves dans le cadre d’actions pédagogiques, sur des lieux symboliques du département.

    D’autre part, l’Office départemental recherche activement des maisons de retraite acceptant de recevoir le label « Bleuet de France » en s’engageant à accueillir un certain nombre de ses ressortissants.

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    Union071025a - Marne

    Histoire contemporaine : encore un mythe qui s’écroule…
     
    L’exposition (ici pendant la visite inaugurale) le montre clairement : pendant la Grande guerre, la France de l’arrière avait connaissance des horreurs du front.
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  • « Contrairement à ce qu’on prétendait, la France de l’arrière était parfaitement au courant de ce qui se passait sur le front. C’est un mythe, celui de la France qui ne savait pas, qui s’écroule. Cela entraîne la disparition d’un autre mythe : celui du peuple naturellement pacifique… »

    Ainsi Philippe Buton, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Reims, commente-t-il l’exposition qu’il a fait installer dans le hall de la bibliothèque universitaire Robert-de-Sorbon, sur le campus Croix-rouge.

    Une exposition que le palais du Tau avait accueillie naguère, consacrée au magazine le Miroir, qui s’était distingué pendant la guerre de 14, en publiant d’abondantes illustrations provenant des zones de combat.

    « Ces photos sont-elles prises sur le vif, ou sont-elles posées ? Ce n’est pas là la vraie question », estimait Joëlle Beurier, une des commissaires de l’expo lors de l’inauguration. « L’important, c’est de voir la volonté du magazine de montrer ce qui se passait, sans se soucier de donner une version officielle. »

    Les étudiants usagers de la bibliothèque ont jusqu’aux vacances de Noël pour découvrir ce Miroir et ses comptes rendus de guerre.

    Dommage qu’ils ne puissent plus disposer des commentaires avisés de Mme Beurier, qui rendaient l’expo tout de suite bien plus attractive !

    A.P.

    Trois rencontres-débats sont organisées autour de cette exposition :

  •  jeudi 8 novembre à 17 heures : la presse illustrée allemande pendant la Grande guerre.
  •  Jeudi 22 novembre à 17 heures : la mémoire cinématographique française de la Grande guerre.
  •  Jeudi 6 décembre à 17 heures : la mémoire de la Grande guerre en Europe.
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    Union071025c - Marne

    Vitry-le-François : Sortie d’automne réussie pour la Fnaca
     
    57 personnes ont participé à la sortie champenoise de la Fnaca.
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  • Sympathique balade automnale, vendredi dernier, pour cinquante-sept membres et sympathisants de la Fnaca (fédération nationale des anciens combattants en Algérie). Au programme de cette journée : la découverte de la ville voisine, Reims, avec visite libre de la cathédrale, voyage en petit train au cœur des caves de champagne avec dégustation à la clé puis, après un copieux et savoureux repas dans un grand restaurant, une croisière en bateau à Cumières.

    Tous les participants sont rentrés satisfaits et joyeux, se donnant rendez-vous pour une prochaine sortie.

    La section vitryate de la Fnaca ne perd d’ailleurs pas de temps puisqu’elle propose d’ores et déjà une halte au marché de Noël de Strasbourg,, le mercredi 12 décembre. Départ prévu à 6 h 30 de Vitry, parking des Couturières ; retour vers 20 h 30. Parmi les animations de la journée, la visite de la cathédrale de Strasbourg, un repas choucroute et la découverte libre du marché de Noël.

    Tarif : 42 euros par personne (chèque à l’ordre de la Fnaca).

    Renseignements et inscriptions auprès de Jean-Pierre Mathieu, 39 rue du Petit Parc à Vitry. Tél. 03.26.74.32.15.

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    Union071025b - Marne

    Sainte-Ménehould : Une autre cérémonie du souvenir au lycée professionnel
     
    C’est une autre lettre qui a été lue…
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  • … devant les élèves du lycée.
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    Au lycée professionnel de l’Argonne, ce lundi matin, ce n’est pas une lettre de Guy Môquet qui a été lue dans la cour de l’établissement mais celle d’un autre jeune homme âgé de 20 ans.

    Une missive écrite à l’attention d’un professeur le 6 octobre 1943 trois heures avant l’exécution de son auteur par les nazis.

    Celle de Guy Môquet étant estimée par le groupe de réflexion interne au LP qui s’était réuni vendredi, « trop intimiste et chargée en émotion » pour une lecture scolaire. Dixit le proviseur du lycée. A cette occasion étaient présents Guy Léonard, président du Souvenir français ainsi que le député Benoist Apparu.

    Ce dernier déclarant aux lycéens : « L’auteur de cette lettre avait à peu près votre âge. Des jeunes, il y a 66 ans ont été fusillés parce que s’ils s’étaient engagés pour défendre notre pays, pour que nous soyons aujourd’hui dans un pays de liberté. C’est un beau symbole ».

     

     

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    Union071025a - Marne

    Châlons-en-Champagne : La lettre de Guy Môquet lue au collège Notre-Dame
     
    Dans le cadre de la commémoration de l’exécution de Guy Môquet, ancien élève du lycée Carnot à Paris, par l’armée allemande, après les lycées Bayen et Péguy, Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants, ancien résistant et déporté au camp du Struthof et Dachau, est intervenu, mardi 23 octobre, auprès de trois classes au collège Notre-Dame Perrier.

    Devant une classe de 23 élèves de 3e, salle des Récollets, Jacques Songy a convié une élève, en l’occurrence Romane Jonet-Larue, 14 ans, à lire la dernière lettre émouvante de Guy Môquet expédiée à sa famille avant son exécution par les Allemands à Chateaubriant le 22 octobre 1941.

    Pour les collégiens présents, la lettre est émouvante et le courage du jeune condamné est exemplaire.

    D’autres témoignages

    D’autres témoignages de résistants châlonnais fusillés ont été lus par Jacques Songy, comme la lettre de Roger Fleury, fusillé le 6 mai 1944, ou encore celle de Robert Baudry, fusillé le 19 février 1944, lesquels font partie des 49 fusillés à Châlons par les Allemands. Et l’ancien déporté de rappeler ce que fut la Résistance, mais aussi la déportation dans la Marne.

    Il a parlé des camps, de son passé de déporté et convié les jeunes collégiens à se rendre au siège de la Gestapo, Cours d’Ormesson, afin de mieux comprendre ce que furent les arrestations, les supplices endurés, les sentences.

    Il les convia enfin à préparer le nouveau concours de la Résistance qui débutera bientôt.

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    Union071024c - Marne

    suippes : Deux lettres de résistants ont été lues aux collégiens
     
    Moment de recueillement lors duquel tous les élèves se sont réunis pour la lecture des deux lettres.
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  • Panneaux d’exposition sur la Déportation pour quelques jours au collège, lettre de Guy Môquet lue par Léa, lettre de Guido Bracadoro (second texte retenu) lu par Jean Collart, dialogue avec les classes de troisième : la commémoration du souvenir au collège Louis-Pasteur de Suippes s’est déroulée lundi, avec des représentants d’anciens combattants.

    « Les élèves ont de cette époque une culture littéraire, il était nécessaire d’avoir les témoignages de personnes ayant vécu cette période », souligne le principal, N. Morelle.

    Devoir de mémoire et message d’espoir avec le second document qui s’achève ainsi : « Ce sont les Français qui me livrent, mais je crie Vive la France, les Allemands qui m’exécutent et je crie Vive le peuple allemand et l’Allemagne de demain ».

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    Union071024b - Marne

    mourmelon-le-grand : La lettre de Guy Môquet lue aux élèves de 3e
     
    Lecture solennelle et témoignage de deux résistants pour les 3e du collège Henri-Guillaumet.
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  • Les élèves de 3e du collège Henri-Guillaumet de Mourmelon-le-Grand étaient rassemblés, lundi, pour écouter la lecture de la lettre de Guy Môquet par une de leur camarade.

    La présence d’Adolf Lang, résistant arrêté par dénonciation et déporté à 23 ans au camp de Buchenwald, et de Jean Roucheau, engagé à 16 ans dans la Résistance, donnait à cette lecture le poids de vie et de réalité que leur témoignage apportait d’une façon incomparable.

    Les deux porte-drapeaux mourmelonnais, Paul Larribe, des médaillés militaires et Claude Guyot de l’ACVG (Association des anciens combattants et victimes de guerre) solennisaient aussi cette lecture.

    Mais comme le rappelle la principale du collège, Marie-José Debout, « la commémoration de ce jour s’intègre dans une démarche de devoir de mémoire que le collège pratique tous les ans. L’an dernier, soixante-neuf collégiens s’étaient rendus au camp d’extermination nazi d’Auschwitz et avaient à leur retour accueilli le témoignage de ces deux résistants ».

    La principale ajoute : « La proximité des villages disparus, détruits durant la Première Guerre mondiale, leur donne chaque année l’occasion d’une visite organisée avant le 11 novembre.

    Pour cette même commémoration, cette année, il leur a été proposé d’aller chanter la Marseillaise au cimetière militaire et ils sont plus de cinquante jeunes à s’être inscrits et à répéter. »

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    Union071024a - Marne

    TINQUEUX : Lettre de Guy Môquet : l’émotion chez les lycéens
     
    Sébastien Teixeira
    Simon Jovet
    Hirant N’Gome-Lobé
    Pauline Bardol
    Taftaf Anace
    Grégory Vandenbrouke
    Florent Rameaux
    Richard Leroy
    Beaucoup d’émotion se lisait sur les visages des 330 élèves du lycée des métiers de Tinqueux lors de la lecture de la lettre de Guy Môquet par Mme Jeanne-Andrée Paté, résistante, déportée. Quelques réactions…

    Sébastien Teixeira, 20 ans

    « Je ressens de l’émotion, Guy Môquet était plus jeune qu’une majorité d’entre nous ici, il avait 17 ans… oui de l’émotion et de la reconnaissance. Pour moi cela est une bonne chose que cette lettre soit lue dans l’ensemble des lycées de France. »

    Taftaf Anace, 21 ans

    « Si je suis ici, avec mes camarades, pour la lecture de la lettre de Guy Môquet, c’est pour tous ceux qui ont combattu pour la liberté de la France, pour tous ceux qui sont morts pour notre avenir. »

    Simon Jovet, 20 ans

    « La lecture de la lettre de Guy Môquet, me met à la place de ceux qui se sont battus pour la France et ont ne sait comment nous réagirions dans une telle situation… sentir que l’on va être exécuté.

    Ils ont tout sacrifié pour la France, pour notre avenir, il ne faut pas les oublier. »

    Grégory Vandenbrouke, 20 ans

    « Je trouve cette initiative vraiment bien, cela nous rappelle ces années de guerre et qui peuvent se reproduire si nous ne sommes pas vigilants. Oui tout comme Guy Môquet, j’aurais réagi comme lui. »

    Hirant N’Gome-Lobé, 18 ans

    « Je ressens comme un rappel de mémoire pour une période que nous n’avons pas connue ni vécue.

    C’est donc nécessaire pour notre génération.

    J’aurai peut-être réagi pareil, tout dépend des circonstances, pour défendre la patrie, probablement. »

    Florent Rameaux, 18 ans

    « J’ai ressenti beaucoup d’émotion en pensant à ce qu’il a vécu, lui et tous ceux qui ont combattu par le passé, c’est assez terrible de savoir qu’on allait mourir, surtout de l’écrire à ses proches.

    Cela est une bonne chose de parler ces événements, car beaucoup de jeunes oublient ce qui s’est passé. »

    Pauline Bardol, 14 ans

    « J’ai ressenti beaucoup d’émotion à la lecture de la lettre de Guy Môquet et aux autres lettres qui ont été lues après.

    Que des personnes n’ont pas eu peur de mourir pour la France, et aussi pour assurer notre avenir.

    Cette initiative est pour moi une bonne chose. »

    Richard Leroy, 18 ans

    « J’ai éprouvé beaucoup d’émotions à la lecture de la lettre de Guy Môquet et de celles qui ont suivi.

    C’est poignant, on ne pense pas toujours à ce qu’ils ont vécu, les camps de concentration… espérant que nous ne connaîtrons plus jamais cela.

    Pour moi cette initiative est une bonne chose, elle nous permet de ne pas oublier. »

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    Union071023d - Marne

    Repas des anciens combattants châlonnais
     
    Comme chaque année, le comité d’entente des associations d’anciens combattants et victimes de guerre et des sociétés patriotiques et régimentaires de Châlons-en-Champagne, organise son repas annuel, le dimanche 11 novembre.

    Cette année, celui-ci se tiendra à Chepy, à 10 km de Châlons. Pour ceux qui n’ont pas de voiture ou des difficultés de conduite, il est possible d’organiser un covoiturage.

    Le repas a été fixé à 25 euros. Les participants au repas devront impérativement donner leur réponse pour le mercredi 31 octobre, avec chèque libellé à Comité d’entente AC et envoyer à l’adresse suivante : Jacques Delise, 40 rue Jean-Moulin, 51000 Châlons-en-Champagne.

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    Union071023c - Marne

    Reims : Sur le chemin de Guy Môquet
     
    Rendre hommage à Guy Môquet d’une façon originale… telle est la démarche de Maurice Sauvage. Celui-ci entend lancer une randonnée itinérante baptisée « Le Chemin de Guy Môquet ».

    « Cette rando pèlerinage partirait de la salle de reddition de la rue Roosevelt à Reims pour se rendre à pied sur la tombe de Guy Môquet, au père Lachaise et au Mont Valérien pour honorer toute la Résistance dans sa diversité », explique Maurice Sauvage. « Je suis passionné de haute montagne et de randos, ça serait aussi continuer avec d’autres grands randonneurs, une activité du genre pèlerinage, un peu comme le sont Compostelle ou Stevenson ».

    L’objectif est donc de pérenniser une telle manifestation dont la première pourrait avoir lieu dans le premier semestre 2008. Maurice Sauvage en appelle pour cela à toutes les bonnes volontés pour concrétiser le parcours et les hébergements.

    Renseignements et contact : Maurice Sauvage, 22 avenue de Reims, 51390 Gueux. Tél. 03.26.03.69.96

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    Union071023b - Marne

    TINQUEUX - WITRY-LÈS-REIMS : L’hommage à Guy Môquet
     
    Au collège Léonard de Vinci de Witry-lès-Reims, c’est le maire qui a lu la lettre.
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  • Jean-Charles Pipino, proviseur du lycée Croix Cordier de Tinqueux et Jeanne-Andrée Paté, résistante et déportée qui a lu la lettre.
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  • Très grande émotion, quel-ques yeux brillants sous la voûte du gymnase Croix-Cordier de Tinqueux et respect des 330 étudiants du lycée des métiers, face à Jeanne-Andrée Paté, résistante, déportée à Ravensbrück et Holleischen durant la dernière guerre, qui est venue leur lire hier la lettre de Guy Môquet.

    C’est dans un silence complet, parfois emprunt de frissons, que tous ces jeunes qui ont à quelque près l’âge de Guy Môquet ont pris conscience de ce que furent ces terribles années de guerre.

    Après la lecture de la lettre, cinq lycéens ont à leur tour avec beaucoup de dignité et d’émotion, lu chacun un texte.

    Même initiative au collège Léonard de Vinci de Witry-lès-Reims où la mémoire de Guy Môquet a été évoquée ainsi que la période de la Seconde Guerre mondiale. Pour ce moment particulier tous les élèves ont été rassemblés dans le gymnase avec leurs professeurs.

    M. Gourlin, résistant, a aussi pris la parole pour apporter son témoignage sur le difficile vécu des résistants et des déportés.

    La lettre de Guy Môquet a ensuite été lue par le maire Yves Détraigne.  

    Qui était Guy Môquet ?
     
    Né à Paris le 26 avril 1924, Guy Môquet militait clandestinement au sein des Jeunesses communistes.

    Arrêté en octobre 1940, au métro Gare de l’Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste, il est passé à tabac pour qu’il révèle des informations puis emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux. Il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d’autres militants communistes.

    Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-Inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. En représailles, cinquante Français doivent être tués. Parmi eux, 27 étaient enfermés à Châteaubriant, dont Guy Môquet. Il était le plus jeune, il avait 17 ans. Avant d’être fusillé, il a écrit une lettre à ses parents.  

    Entre nous soit dit : Etre et savoir
     
    Parmi les élèves invités à écouter la lettre de Guy Môquet, hier matin, si certains étaient plutôt bien « au fait », ne nous mentons pas, d’autres ignoraient encore jusqu’au nom de Guy Môquet. Mais, bon, on peut être digne de quelqu’un sans même savoir qu’il demanda qu’on le soit !

     

    Parole de Bouffon : Faire tomber les murs
     
    Ravivage de la Flamme, lecture de la lettre de Guy Moquet, les gestes symboliques marquant les grandes dates de l’Histoire font l’actualité. Dimanche matin, dans le coin du Festival Ciné-Jeune, au Multiplexe, deux réalisateurs, l’un allemand, l’autre israélien, ont échangé autour d’un café. Samedi, les mamans africaines ont tendu une main à toutes les mamans de la ville qui rencontrent des difficultés. Des petits pas qui peuvent aussi conduire à de grandes avancées.  
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    Union071023a - Marne

    Épernay : Les lycéens à l’écoute de Guy Môquet
     
    Les lycéens de bac pro se sont retrouvés hier pour parler de l’engagement de Guy Môquet. Respectable mais un peu lointain à leurs yeux.
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  • Claude Maréchal, le proviseur du lycée, a replacé cette commémoration dans son contexte historique.
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  • Les émeutes des banlieues ou le problème des sans-papiers parlent davantage aux lycéens que l’engagement de Guy Môquet. Mais cette commémoration a été l’occasion d’un travail autour d’un temps fort de l’histoire à Godart-Roger.

    PAS de polémique, pas de dérapage, pas d’état d’âme. Mais un dialogue sérieux et digne. Pendant une heure une cinquantaine d’élèves de bac pro du lycée Godart-Roger ont échangé hier autour de l’engagement de Guy Môquet. « Seriez-vous prêts à donner votre vie pour sauver votre patrie ? » a demandé Claude Maréchal, proviseur de l’établissement. Après un long silence les réponses ont été réservées, voire très réservées. Mais les élèves ont totalement justifié leur position. « Nous ne sommes pas dans une situation de conflit. C’est difficile à imaginer. Même si je reconnais qu’il fallait avoir du courage pour faire ce qu’il a fait. J’ai l’impression que nous sommes moins impliqués dans la défense de notre pays » a commenté un garçon.

    Au lycée Godart-Roger on ne s’est pas cantonné à la lecture de la lettre du jeune communiste fusillé le 22 octobre 1941. Un long travail en amont avait déjà été réalisé avec les professeurs chargés de l’enseignement civique, juridique et social. « Nous voulions replacer la lettre dans son contexte historique et réaliser un travail de fond autour de cette commémoration » poursuit le proviseur.

    « Et les sans- papiers ? »

    Les élèves se sont montrés lucides et concentrés mais un peu circonspects. « Nous sommes plus sensibles à des sujets de notre temps comme la discrimination, le racisme, la situation des clandestins ou des sans-papiers » explique une jeune fille. Et d’ajouter : « la guerre c’est aussi cela. Comme les problèmes des banlieues ou des quartiers. Des choses que l’on peut vivre au quotidien ».

    Claude Maréchal a insisté. « Comprenez-vous l’engagement de Guy Môquet pour sa patrie ? Ceux qui pensent que sa mort a servi peuvent-ils lever le doigt ? » Une majorité l’a fait.

    Les enseignants comprennent, cependant, la réaction tout en nuances des élèves. « Pour eux l’Europe est un pare-feu contre la guerre. Et les émeutes dans les banlieues leur parlent davantage » explique un prof. « Ils s’engagent davantage pour des choses de proximité »

    Invité à cette rencontre, Philippe Martin, député UMP de la Marne, a rappelé aux lycéens que Guy Môquet appartenait à l’armée des ombres. « Il lui fallait une sacrée dose de courage. Mais s’il est vrai qu’en France la liberté est encadrée par des lois la situation n’est, en rien, comparable à celle qu’a connue Guy Môquet » L’élu a reconnu cependant que même si l’Europe est protectrice « les gens ne sont pas meilleurs aujourd’hui. » M.Jacquin, inspecteur de l’Education nationale, a souligné que « cette commémoration était un support de l’enseignement de l’histoire. Un droit à la mémoire » L’après-midi, le lycée accueillait un grand témoin de cette époque.

    Yvette Lundy, ancienne déportée, est venue parler de son engagement au sein de la Résistance, de ses souffrances et de ses valeurs. Une autre leçon d’histoire.

    Jean Batilliet

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    Union071022d - Marne

    LE DOSSIER DU JOUR
     
    Guy Môquet retourne à l’école par la grande porte
     
    Les profs des lycées sont invités à lire ou faire lire aujourd’hui devant leurs élèves la lettre de Guy Môquet, ce jeune résistant communiste fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941. Des enseignants et un écrivain s’insurgent.
    Au lycée Croix-Cordier (Tinqueux) : « Quand on habite un pays, on est solidaire, non ? » Christian-Philippe PARIS
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  • Nicolas Sarkozy en rêvait. Bon gré ou mal gré, les profs des lycées sont invités aujourd’hui à lire ou faire lire devant leurs élèves l’ultime lettre de Guy Môquet, ce résistant communiste fusillé à 17 ans et demi par les Allemands, le 22octobre 1941. « Une récupération politicienne », estime le Snes, principal syndicat du secondaire, qui freine des quatre fers. L’unique biographe de Môquet, Pierre-Louis Basse, dénonce « l’excès de pathos » qui, selon lui, entoure cette commémoration. Loin de la polémique, le lycée professionnel Croix-Cordier de Tinqueux a confié à la Rémoise Andrée Paté, 93 ans, doyenne des déportés marnais, le soin de lire la lettre.

    A 14 h 30, les 350 élèves du LP Croix-Cordier seront rassemblés dans le gymnase. La cérémonie a été mûrement réfléchie. « Je me suis demandé comment faire pour que cette lecture prenne tout son sens », explique le proviseur, Jean-Charles Pipino. La solution s‘est imposée naturellement. Depuis longtemps, l’établissement mène un travail de mémoire sur la Grande Guerre. Chaque année, Marc Christophe, un prof d’électrotechnique, fait restaurer à ses élèves les tombes des poilus oubliés dans les cimetières rémois.

    De 14-18 à la Seconde Guerre, il n’y avait qu’un pas, que la recommandation présidentielle n’a fait qu’accélérer. Marc Christophe a recherché les plaques de déportés ou de fusillés disséminées dans la ville. Il en a trouvé 147 ! Qu’il charge ses élèves de repérer à leur tour. A chacun sa plaque. C’est l’opération « Passant, lève la tête ! ».

    « Résister »

    Les Terminale se prêtent volontiers à l’exercice. « Parce que si on est là, c’est grâce à eux », résume Anace, 21 ans, qui lira aujourd’hui l’un des textes proposés par le ministère. Parmi eux, la lettre de Guy Môquet dont la lecture a fait évidemment débat parmi les profs.

    Andrée Paté avec sa robe de déportée : « J’étais fort amochée, mais je n’ai jamais rien avoué… » Christian-Philippe PARIS
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  • « Ce qui nous a irrités, c’est l’obligation de la lire aujourd’hui. Je ne critique pas le fond mais la forme », résume un prof de lettres et histoire, Benoît Tournier, tandis qu’une collègue, Sylvie Dussourd, trouve qu’il est « bon d’apprendre à résister ». Les élèves font peu cas de la polémique. « Ça ne sert peut-être pas à grand-chose mais c’est utile de savoir ce que les résistants ont ressenti », commente Simon, 20 ans. Hiram et Sébastien se demandent simplement comment ils réagiraient « si la France était à nouveau en guerre ». « L’important, ce n’est pas l’idée de patrie mais de fraternité. Quand on habite un pays, on est solidaire, non ? », interroge Hiram. Au début des années 40, Andrée Paté ne s’est pas posé la question longtemps. Communiste viscérale, elle est devenue résistante comme on se jette à l’eau. C’est elle qui lira la lettre aujourd’hui à Croix-Cordier. Membre des FTPF (Francs tireurs et partisans français) auxquels appartenait Môquet, elle a 29 ans quand une voisine la dénonce à la Gestapo rémoise, le 22avril 43. Un an avant, son mari et sa sœur avaient connu le même sort.

    « Confiance »

    Torturée 13heures durant à la prison de Reims, transférée à Laon et Compiègne, finalement déportée à Ravensbrück en avril 44, Andrée, malgré ses 93 ans, se souvient de tout. Du nom du gestapiste Weissensee, des pleurs de sa fille, des gifles et des coups de « schlag », du wagon à bestiaux et des chiens mordeurs, du froid et des robes rayées, de la libération et du retour à Reims, en juin 45.

    « J’étais fort amochée, mais je n’ai jamais rien avoué », raconte Andrée qui se souvient d’avoir entendu le nom de Môquet dès 1941. « La presse clandestine parlait beaucoup des fusillés de Châteaubriant. Pour nous, les 27 sont toujours restés des symboles de liberté », confie l’ancienne résistante qui, même si elle ne porte pas Nicolas Sarkozy dans son cœur, « trouve bien » de leur rendre hommage : « Ça aurait dû être fait depuis longtemps ».

    Trente fois par an, elle raconte son histoire dans les collèges marnais. « Et jamais aucun chahut. Comme quoi j’ai raison d’avoir confiance dans la jeunesse. »

    Dossier Gilles Grandpierre

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    « Ma petite maman chérie »

    Le 22 octobre 1941, quelques instants avant d’être fusillé, Guy Môquet adresse sa dernière lettre à sa famille. En voici l’intégralité :

    « Ma petite maman chérie,
    mon tout petit frère adoré,
    mon petit papa aimé

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire, hélas !

    J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour. A toi, petit papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi, maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime »

    Guy

    Dernières pensées : Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! »

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    Mode d’emploi

    La lecture de la lettre de Guy Môquet est une consigne ministérielle. Elle s’adresse prioritairement aux lycées, même si de rares collèges emboîteront le pas.

    L’organisation de la commémoration est laissée à la discrétion des chefs d’établissement. Les enseignants ne sont pas dans l’obligation de la lire personnellement. Elle pourra l’être par des comédiens (comme Jacques Bonnaffé aujourd’hui à Châlons), d’anciens déportés et résistants, etc.

    Outre la lettre de Môquet, le ministère propose un choix d’une dizaine d’autres textes dont des poèmes de René Char et Louis Aragon, d’anciens courriers de résistants exécutés, un texte du groupe de résistance allemand « La rose blanche »…

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    Le Snes fait de la résistance

    Selon le Snes, principal syndicat du secondaire, beaucoup de professeurs d’histoire-géographie refuseraient de lire la lettre de Guy Môquet aujourd’hui à leurs élèves. Dans un communiqué, le Conseil national du Snes a appelé les équipes éducatives à être vigilantes « face à toute tentative d’instrumentalisation de l’histoire et de la mémoire collective au prétexte de l’école républicaine ».

    Christophe Girardin : « Jouer sur le pathos en opposant mémoire et histoire, cela me semble abusif ».
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  • Prof d’histoire-géo lui même, le secrétaire académique du syndicat, Christophe Girardin, ne se pliera pas à l’exercice. « Livrer la lettre sans la remettre dans son contexte, sans expliquer que Guy Môquet et ses camarades ont été livrés par la police française, c’est jouer sur le pathos et opposer mémoire et histoire.

    Cela me semble abusif », explique-t-il. Aujourd’hui, devant ses élèves de Seconde, le syndicaliste s’en tiendra donc strictement au programme et au thème de la citoyenneté à Athènes.

    « Mais les profs n’ont pas attendu la recommandation présidentielle. Moi-même, j’utilise la lettre de Guy Môquet en fin de Première et en Terminale quand j’aborde la question de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. »

    Pressions ?

    Christophe Girardin reconnaît néanmoins s’être « posé la question » de lire ou pas la missive du jeune résistant. « Ma première intention était de l’utiliser dans le cadre de l’éducation civique sur le thème : comment on construit la mémoire de l’histoire. Mais cela m’a paru une autre forme d’instrumentalisation. » Le syndicaliste, qui se dit « issu d’une famille de résistants gaullistes », voit enfin dans l’initiative de Nicolas Sarkozy la volonté de « récupérer la Résistance à l’heure même où sont remis en cause les grands acquis inspirés par le Conseil national de la Résistance, dont la Sécurité sociale ». « Le refus de lire la lettre ne doit donc pas être considéré comme une injure faite aux mouvements résistants, bien au contraire. Mais on peut les honorer d’une autre manière. »

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    Pierre-Louis Basse : « Une trahison ! »

    Le journaliste et écrivain Pierre-Louis Basse a publié en 2000 la biographie référence de Guy Môquet (« Une enfance fusillée », Stock).

    Si vous aviez à lire cette lettre, aujourd’hui, le feriez-vous ?

    PIERRE-LOUIS BASSE : « Dans ces conditions, non, parce qu’il y a une volonté manifeste de détournement de l’histoire. Pour moi, Môquet, l’ADN et le Kärcher, ça ne va pas ensemble.

    Que la République rende hommage à Guy Môquet, très bien. Et j’ai applaudi quand Nicolas Sarkozy a évoqué son nom pendant la campagne.

    Mais saigner l’histoire à blanc, transformer ce garçon en image publicitaire, c’est trahir l’image de ces 27 types qui sont morts pour un monde meilleur et une France solidaire. »

    Ne peut-on pas faire crédit au président de la République d’une forme de sincérité ?

    P-L.B. : « Môquet et ses camarades sont absolument irrécupérables. Ils sont porteurs de valeurs hautement civilisatrices qui impliquent réflexion, respect, dignité. En tout état de cause, ce n’est pas aux politiques d’imposer à des élèves une lettre qui commence par ces mots terribles : « Je vais mourir ! ».

    Ou alors, on la replace dans son contexte et les profs n’ont pas attendu Sarkozy pour le faire. On ne peut pas passer sous silence, par exemple, que Môquet et ses camarades ont été donnés par des Français et que la liste des fusillés a été établie par les autorités allemandes et françaises. »

    Pourquoi avoir écrit la biographie de Môquet ?

    P-L.B. : « En 1941, ma mère, alors âgée de 15 ans et demi, avait ramené clandestinement de Châteaubriant à Nantes les planches sur lesquelles les 27 fusillés avaient écrit leurs dernières volontés.

    Toute mon enfance a été hantée par cette histoire.

    Et mon grand-père, Pierre Garçon, était dans le camp de Choisel où se trouvait Môquet avant son exécution à Châteaubriant. C’est de ce camp qu’il s’est évadé en compagnie d’un Rémois célèbre, Auguste Delaune. Les deux hommes avaient été repris un mois plus tard et mon grand-père est mort en déportation. »

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    Paroles d’internautes : « lunion.presse.fr »

    Fallait-il lire la lettre de Guy Môquet ? Nous avons ouvert le débat sur notre site internet.  

  •  « La lecture de la lettre de Guy Môquet doit être faite, je la lirai à mes classes de philosophie de Terminale au lycée Pierre-Bayen. La Résistance est toujours vivante et cette lettre, c’est aussi à nous de lui rendre tout son sens. […] Saisissons donc cette opportunité et donnons à penser aux lycéens, sans émotion stérile ni rituel vide de sens, comme le cadre pédagogique de leurs études le suppose. » Fernand Naudin  
  •  « Il était temps de se souvenir de ces hommes qui ont servi la France - pas forcément leur pays-au péril de leur vie pour notre liberté. Un petit mot sur les autres qui ont collaboré ne serait pas de trop non plus ! ! ! » Calife51  
  •  « Comme enseignant, dont la liberté pédagogique est reconnue par le président de la République dans sa « lettre aux éducateurs », je ne souhaite pas faire cette lecture car ce document (qui n’est reconnu par personne comme un document patrimonial) n’apporte que très peu d’éléments sur l’Occupation et la Résistance. Il ne fait pas mention non plus des convictions idéologiques du jeune Môquet, pourtant essentielles pour comprendre sa mort, mais il s’agit seulement d’un document privé, familial. D’autre part, il n’est pas acceptable ni défendable de fonder l’enseignement sur le recours à l’émotion. […] Il est annoncé, dans certains établissements, la lecture de cette lettre après La Marseillaise… Pour être tout à fait objectif il conviendrait de faire entendre L’Internationale aux élèves… » fc121  
  •  Avec une ironie dont nous vous laissons ju¬ges, un internaute transpose Guy Môquet dans la peau d’un candidat à l’immigration.

    « Lettre du jeune G’Moké, de Bamako, clandestin en France : « Chers parents, ici c’est trop dur… Le froid, la faim et la peur sont mon quotidien dans cette France que je croyais être terre d’asile et d’accueil. Si je veux que mon frère vienne, on doit prélever ma salive comme pour un animal. C’est ça le pays des Lumières, de la tolérance ? Je vais mourir, mes chers parents… S’il vous plaît, lisez ma lettre à tous ceux qui veulent partir… Votre fils G’Moké. » Jean-Pierre Monlatin

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    Châlons-en-Champagne : Lira, lira pas… la lettre de Guy Môquet
     
    Vendredi, dans la salle de conférence, une élève de terminale a lu la lettre de Guy Môquet…
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  • AUJOURD’HUI, lundi 22 octobre, les lycées devront faire la lecture de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant de 17 ans, fusillé le 22 octobre 1941.

    Cette demande émane du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans une volonté d’honorer la mémoire de Guy Môquet, mais aussi de révéler aux jeunes l’importance d’aimer sa patrie.

    Au lycée Bayen de Châlons-en-Champagne, Elisabeth Laurin, proviseur, a choisi de faire cette lecture en deux temps. « Nous souhaitions avoir la présence de Jacques Songy, président de l’Amicale des déportés, internés et familles de disparus, pour resituer cette lettre dans son contexte. C’est pourquoi, nous avons fait la lecture un peu en avance sur la demande présidentielle. »

    Pour le concours de la Résistance

    Dans un deuxième temps aujourd’hui, l’acteur Jacques Bonnaffé, attaché à La Comète, proposera des lectures croisées à des élèves de première et terminale littéraire.

    Pourtant, tous les professeurs des établissements châlonnais ne participeront pas à cette lecture. Pour grand nombre d’entre eux, elle vient « comme un cheveu sur la soupe ». À l’instar des professeurs d’histoire du lycée Bayen qui pensent tout de même que cette initiative est positive.

    « Nous n’abordons la Seconde guerre mondiale qu’en mai ou juin. Ce serait donc la bonne période pour en parler. Sinon, il est toujours possible de l’intégrer dans le cours d’instruction civique. »

    …Devant Jacques Songy et deux classes de ses camarades littéraires.
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  • De son côté, la documentaliste du lycée pense que le moment le plus opportun sera au moment de l’exposition, mise en place pour le concours de la Résistance en cours d’année. Un professeur de littérature, quant à elle, trouve indécent de faire cette lecture aujourd’hui, alors qu’elle traite les fables de La Fontaine. Elle préfère attendre d’aborder les poésies de la Résistance pour introduire cette lettre, au demeurant idéale pour resituer le contexte de l’époque. Pour Bernard Schmitt, responsable départemental du Snes (syndicat national des enseignants du second degré) et professeur à Suippes, « cette intervention ne peut être faite à n’importe quel moment. Cela demande un travail de préparation et de réflexion, afin de conceptualiser ce courrier ».

    Pas n’importe quoi n’importe quand

    Selon lui, la demande du président pour cette date du 22 octobre est « plus du sentimentalisme que de l’éducatif ». « Il ne s’agit pas d’aller contre l’hommage à Guy Môquet, mais cette façon d’isoler la lettre de Guy Môquet met en avant l’engagement internationaliste et l’amour de la patrie, sans vraiment expliquer ce qui se passait à ce moment-là. » Le responsable syndical pense également que, dégagé de tout, les élèves risquent de trouver ce courrier bien niais, par les termes employés par son auteur. « La lettre doit être lue dans une progression de travail, ou à l’occasion du concours de la Résistance. Les enseignants ne peuvent pas faire n’importe quoi, n’importe quand. »

    Didier Garrez, président de la FCPE (fédération des parents d’élèves) de Châlons, partage cet avis. « Cette lecture est loin d’être inutile. Nous ne sommes pas contre, dans l’esprit, parce qu’il faut faire prendre conscience de notions importantes à nos enfants. Mais une simple lecture ne sert pas à grand-chose. »

    Consolation pour le président de la République : si la lettre n’est pas lue aujourd’hui, elle le sera de toute façon dans le courant de l’année…

    Audrey Joly

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    La lettre en question
     
    Guy Môquet, né le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un militant communiste, célèbre pour être le plus jeune des 27 otages du camp de Châteaubriant, fusillés en représailles après la mort de Karl Hotz, un officier allemand.

    Tout au long de sa détention à Châteaubriant, Guy Môquet a écrit un certain nombre de lettres à sa famille. La plus célèbre est celle qu’il a écrite la veille de sa mort.

    « Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose.

    Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.

    À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme. Dix-sept ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime.

    Guy

    Dernières pensées : Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! »

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    Union071022b - Marne

    Montmirail : Un voyage en Provence
     
    Les participants sous le soleil de la Côte d’Azur.
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  • L’association des anciens combattants du canton de Montmirail a organisé un voyage de 7 jours en Provence-Côte d’Azur. Les 53 participants ont quitté Montmirail pour la direction du Midi, une journée de voyage qui les a fait arriver à Hyères. Ils ont visité la route du littoral au pied du massif des Maures qui mène à Port Grimaud, un peu de temps libre à Saint-Tropez, ils ont découvert les constructions médiévales de Hyères, la beauté des gorges du Verdon, la cité de la Fayence à Moustier Sainte Marie, le charme de Grasse et Nice avec sa baie, et bien sûr Monaco, son palais et la relève de la garde.

    Ils ont également visité la Ciotat, les calanques de Cassis, le tour de Marseille. Bernard Lefèvre président de l’association a indiqué que « le jour du retour est arrivé bien vite, mais chacun était heureux de cette parenthèse au soleil, dépaysante et instructive.

    Cet agréable séjour donne envie de renouveler l’expérience et nous souhaitons que chacun d’entre nous soit partant l’an prochain pour la découverte d’une autre de nos belles régions de France ».

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    Union071022a - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : Lecture de lettres de poilus
     
    Des témoignages poignants pour partager la vie des soldats.
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  • La soirée lecture qui a eu lieu à la bibliothèque s’inscrit dans un projet global de la commune autour de la Grande Guerre.

    Elle s’accompagne d’une exposition des toiles de Pascal Boillet « Chemin de croix du poilu de la grande guerre » (toujours visible à la bibliothèque) et d’une semaine théâtrale, du 1er au 8 novembre, avec la Compagnie des « Elles » qui interprètera « Comme en 14 », relatant la vie des femmes à cette époque notamment dans les hôpitaux de campagne.

    Avec « La Madelon » comme entrée en matière, la lecture de ces lettres, de poilus, de leur famille, de soldats allemands, par Monique, Cédric, Isabelle, membres de la Compagnie et Philippe Hurlupé président du comité des fêtes, a emmené les auditeurs au cœur de ces années de guerre.

    Ces témoignages poignants, véhéments, nostalgiques et même drôles pour certains, ont fait partager pour un moment, le souci des soldats pour leur famille, leur moisson, leur vendange, la douleur de la blessure, du sang qui coule, la faim qui les tenaille les faisant rêver de bonbons acidulés, les brimades, les exécutions, les moments douloureux des anniversaires, de Noël, leur hâte de rentrer et enfin, la joie de la paix retrouvée.

    La lecture des ces lettres était entrecoupée par celle de réflexions sur les quatre saisons qui défilèrent durant ces quatre années.

    En conclusion, « La Madelon » a été de nouveau entonnée, avec, cette fois, le choeur des auditeurs.

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    Union071021a - Marne

    Sainte-Ménehould : En souvenir du « Guy Môquet » de l’Argonne
     
    Fernand Gérard à l’âge de 16 ans
    Grâce au Souvenir français, un monument situé en bordure de RN67 entre Hans et Somme-Bionne a pu être restauré. Il évoque la mémoire de Fernand Gérard, abattu à cet endroit en 1944.

    A chaque fois qu’il entend parler de Guy Môquet, Olivier Gérard, 74 ans, a comme un pincement au cœur.

    Cet habitant de Hans songe invariablement à son frère, Fernand, tué par les soldats allemands dans la nuit du 29 au 30 août 1944.

    L’Argonnais n’avait que 16 ans. « Lui aussi aurait aimé l’écrire, sa lettre. Hélas, il n’en a pas eu le temps… » Ironie du sort, les Américains arriveront sur le secteur juste après que le jeune Marnais ne soit abattu.

    Que s’est-il passé exactement cette nuit-là ? Personne ne le saura jamais vraiment. Tout semble parti de l’incendie d’une ferme à Hans. Les secours cherchent la clef du château d’eau. Elle est au village voisin. Les volontaires ne se bousculent pas pour aller la chercher, les Allemands patrouillent dans les environs ; nous sommes en pleine débâcle.

    Fernand Gérard accepte de faire l’aller-retour à Somme-Bionne. Qu’est-ce qui, chez ce garçon de 16 ans, a bien pu déclencher l’hostilité des soldats germaniques ? On ne le saura jamais. Toujours est-il que son corps sans vie sera retrouvé en bordure de la route départementale 67.

    Fernand était l’aîné d’une famille de cinq enfants. Olivier, qui avait alors 11 ans, se souvient très bien de cette époque tragique. « Guy n’était toujours pas rentré quand j’ai vu cette automitrailleuse traverser Hans avec le vélo de mon frère à son bord. Je me suis dit que ce n’était pas normal ».

    La guerre s’achève. Très vite, la famille de ce « Mort pour la France » fait installer un monument en pierre, à l’endroit exact où Guy fut assassiné. Celui-ci sera toujours entretenu avec soin par les Gérard, du moins jusqu’à la fameuse tempête du 26 décembre 1999.

    C’est à cette date que le dit monument est retrouvé cassé en deux. Précisons néanmoins qu’Olivier n’est pas du tout certain que cette catastrophe météorologique soit la cause réelle de ce désastre. « J’ai retrouvé l’autre morceau de la pierre au moins quatre mètres plus loin dans le champ. » Quoi qu’il en soit, le Souvenir Français prend alors les choses en main. Son président Guy Léonard précise : « Il a fallu le temps de retrouver tous les frères et sœurs de Fernand Gérard ».

    Un investissement de 730 euros partagé entre l’association, les communes de Hans, Somme-Bionne et, bien sûr, la famille. Les travaux ayant été achevés cette semaine.

    Un joli cadeau pour la mémoire de Guy, 63 ans après sa disparition…

    Jérôme Gorgeot

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    Union071020b - Marne

    Reims : Pas touche à notre Guy Môquet !
     
    Un jeune communiste a lu le message de Guy Môquet.
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    Guy Môquet était communiste, pas sarkozyste.

    Non mais ! La CGT et les communistes de Reims ont rendu leur propre hommage à ce jeune fusillé par les nazis à 17 ans en 1941.

    La cérémonie qui a regroupé une cinquantaine de personnes, hier en fin d’après-midi à la maison des syndicats, était destinée à dénoncer « la récupération politicienne de Guy Môquet par le président de la République. On ne peut pas se réclamer d’un résistant communiste quand on porte atteinte aux droits acquis des salariés comme le fait Nicolas Sarkozy ».

    Même le parti socialiste s’en est mêlé par l’intermédiaire de la candidate à la mairie Adeline Hazan qui, elle aussi, accuse le Président « d’instrumentalisation de l’histoire ».

    Andrée Paté, ancienne déportée, est montée à la tribune pour encourager les jeunes générations à lutter contre le fascisme.

    C.F.

  •  Des photographies de cette manifestation sont disponibles dans notre galerie de photos  

  •  Regardez le film vidéo de notre Camarade Anrée Paté lisant une lettre d’un Résistant avant son exécution

     

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    Union071020a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Le PC expose la vie de Guy Môquet
     
    Les membres du parti communiste de Châlons présentent l’exposition sur Guy Môquet. Elle se tiendra ce samedi à la mairie de Fagnières de 14 à 18 heures
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  • Ce jeudi, le parti communiste châlonnais organisait une exposition en l’honneur de Guy Môquet. Prêtée par l’amicale de Châteaubriant, cette expo avait pour objectif de faire connaître tout d’abord l’homme au grand public puis de rétablir certaines vérités historiques.

    Elle était organisée dans la salle Guy Môquet construite au début des années 1980 pour que la jeunesse ait un lieu bien à elle pour faire la fête. Jean Reyssier, ancien maire de Châlons, lui avait donné ce nom en hommage à un homme jeune mort pour son pays. Elle avait été inaugurée en 1982 en présence du père de Guy Môquet.

    Né en 1924, Guy Môquet a, au cours de la Seconde Guerre mondiale, poursuivi les actions de son père, député communiste à l’époque mais interné rapidement en Algérie. Hélas, il se fait arrêter à l’âge de 16 ans alors qu’il distribue des tracts contre les Allemands. Il sera fusillé le 22 octobre 1941.

    A l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, les enseignants seront amenés à lire dans quelques jours la lettre de Guy Môquet. Et pour rétablir certaines vérités historiques, le parti communiste, section de Châlons, souhaite rappeler que « l’homme était avant tout un communiste engagé contrairement à ce que Nicolas Sarkozy semble dire », explique Bernard Barberousse, conseiller général.

    Cette exposition se voulait donc certes informative mais aussi engagée afin de rétablir auprès du grand public des vérités historiques et rappeler que le parti communiste souhaite poursuivre les actions de Guy Môquet dans les conditions actuelles.

    L’expo se tiendra dans la salle de mariage de la mairie de Fagnières samedi 20 octobre de 14 à 18 heures.

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    Union071019b - Marne

    Vitry-le-François : Le Souvenir français dresse son bilan
     
    L’assemblée générale du Comité de Vitry-le-François du Souvenir français vient de se dérouler à l’Espace Paul-Bert, sous la présidence de Christian Michel, délégué général de la Marne du Souvenir français.

    Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont Michel Biard, maire de Vitry-le-François, Thierry Mouton, conseiller général, Guy Léonard, président du comité de Sainte-Ménehould du Souvenir français et plusieurs maires et présidents d’associations d’anciens combattants.

    Le comité cantonal du Souvenir français de Vitry comprend 58 communes qui sont géographiquement rattachées aux cantons de Saint-Rémy-en-Bouzemont, Sompuis, Vitry-le-François Est et Ouest.

    Monument, voyages de mémoire, accueil

    Au cours de l’exercice 2006/2007, le comité a œuvré à la construction d’un monument aux morts à Gigny-Bussy qui a été inauguré le 8 mai dernier.

    Il a organisé une exposition dans le cadre du 60e anniversaire de la stèle, en hommage aux aviateurs tombés pour la France à Glannes ainsi que plusieurs voyages de mémoire. La visite de l’attaché de défense de Lituanie, le colonel Arturas Balynas à Vitry, a par ailleurs été agrémentée, grâce au comité, d’une réception et d’un dépôt de gerbes au cimetière du Midi en souvenir des soldats lituaniens tués en 1944.

    Le président Gérald Gaillet a tenu à remercier les communes qui, cette année encore, ont adressé des photocopies des morts pour la France ou décédés sur leur territoire aux enfants de leur commune.

    Un diplôme d’honneur a été remis à Françoise Allérat, vérificateur aux comptes depuis 2002 (décédée le 1er août) ; à Serge Deland’huy, conseiller technique depuis 2003 ; et à la commune de Glannes pour l’entretien perpétuel de la stèle des aviateurs alliés, depuis son érection le 11 mai 1947.

    Le président Gérald Gaillet est aidé dans sa tâche par Guy Coste, vice-président ; Yvan Broussard, secrétaire trésorier ; Andrée Jeanmaire, secrétaire adjointe ; Jean-Frédéric Allérat, trésorier adjoint ; Jean-Claude Louis, porte-drapeau ; Jack Beck, Jean Bernard, Raymond Bur, Jean-Marie Lemoine et André Protat, membres du bureau.

    Souvenir français de Vitry-le-François, 9 rue des Hauts Pas. Tél. : 08.75.61.15.91.

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    Union071019a - Marne

    Vitry-le-François : Thé dansant
     

    L’association des combattants prisonniers de guerre ACPG-CATM & TOE organise un thé dansant le dimanche 21 octobre, de 15 à 20 heures, à la salle du Manège.

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    Union071018b - Marne

    Hommage particulier à Guy Môquet
     
    Demain, vendredi à 17 heures, les responsables de l’Union départementale de la CGT, le PCF, le PS et quatre associations d’anciens combattants et de déportés, se réuniront à la Maison des syndicats de Reims pour rendre un hommage particulier à Guy Môquet et aux fusillés du 22 octobre 1941.

    Cette manifestation sera l’occasion de présenter l’exposition consacrée à ces 27 « morts pour la France ». Andrée Paté et Michel Dehu commenteront cette exposition l’amicale des « Amis de Châteaubriant ».

    Puis les représentants des différentes associations, partis et syndicats prendront la parole, avant la lecture de la lettre de Guy Môquet à sa maman (qui sera lue dans les écoles le 22 octobre, à la demande du président de la République).

    La cérémonie s’achèvera par un dépôt de gerbe devant la stèle de la Maison des syndicats, 15 boulevard de la Paix à Reims.

    Entrée libre.

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    Union071018a - Marne

    Tirailleurs sénégalais
     
    Une association se met actuellement en place pour tenter de (faire) reconstruire le « monument aux héros de l’armée noire », dont la première pierre avait été posée par André Maginot le 29 octobre 1920.

    Le monument avait été inauguré par Édouard Daladier (ministre des colonies) quatre ans plus tard puis déposé par les Allemands en septembre 1940. Depuis, une stèle remplace ce monument face au Château des Crayères.

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    Union071017a - Marne

    Châlons-en-Champagne : L’engagement comme moteur
     
    Les adhérents présents.
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  • Devant le bureau du Souvenir français.
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  • Nelly Beaufort, 60 ans, présidente de la Licra de Châlons.
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  • Aider et servir les autres, mouiller sa chemise pour un monde plus juste et fraternel : Nelly Beaufort en a fait son cheval de bataille depuis des années.

    Oui, des années, car cette fonctionnaire du ministère de l’Agriculture ne compte pas ses heures pour venir en aide aux demandeurs d’asile, à tous ces « autres » que la société ne gâte guère. Halte aux racismes de tous poils et à l’antisémitisme, halte aux différences, Mme Beaufort a toujours été habitée par cette lutte contre les injustices, et ces comportements de haine à l’encontre des « autres » parce qu’ils sont nés ailleurs ! Bref, l’engagement, c’est quasi génétique chez Nelly Beaufort, et là, pas besoin de tests ADN.

    Ses parents lui ont transmis leurs influences humanistes, son frère fut député dans le Finistère en… 1981. Mais c’est très exactement en 1988, suite à une rencontre avec l’un des fondateurs de la Licra-Châlons, Me Jean Sammut, que Mme Beaufort passe à l’action.

    Des convictions, une envie d’agir motivée notamment par ses parents qui ont vécu les épisodes douloureux de deux Guerres mondiales, elle n’hésite pas alors à adhérer à la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme, avec une envie d’agir bouillonnante en toile de fond. Communiquer ses valeurs d’égalité et de fraternité, elle en fait un principe, une philosophie qu’elle transmet à son tour chez les scolaires, lors de débats, sur la foire de Châlons. Son engagement dans une association laïque sans esprit syndical ou politique lui est cher, on l’aura compris.

    Et dès la retraite venue, elle en fera « encore davantage », comme elle le dit, dans un monde sans pitié.

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    Union071016b - Marne

    Sezanne : Anciens combattants
     
    La section ACPG/CATM du canton de Sézanne organise son repas d’automne le samedi 20 octobre.

    Repas ouvert à tous.

    Renseignements et réservations au 03.26.80.69.11 ou 03.26.80.65.81.

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    Union071016a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Les marins « unis comme à bord »
     
    Le président Jean Bonnet, son bureau et les invités.
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  • De nombreux anciens marins ont assisté aux travaux de l’assemblée.
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  • L’amicale des marins et marins anciens combattants de Châlons et de sa région, présidée par Jean Bonnet, a tenu son assemblée générale ce samedi 13 à la maison du combattant.

    En présence du maire Bruno Bourg-Broc, ainsi que du premier maître Duchaussoy du BICM de Reims (bureau d’information sur les carrières de la Marine), venu spécialement parler de l’évolution de la profession et des critères de recrutement, Jean Bonnet qui souhaitait déjà l’an dernier céder son poste pour cause d’ennuis de santé, a dressé un rapport moral très succinct des activités multiples de l’amicale châlonnaise.

    Avec ses quelque 50 adhérents, l’objectif de l’amicale est en effet de faire connaître la Marine aux jeunes, de les inciter à y aller, de les orienter vers le BICM et surtout de leur montrer combien cette arme est formatrice tant sur le plan moral que professionnel. Si tout va pour le mieux au sein de cette amicale qui multiplie les rendez-vous patriotiques de tous genres, notamment avec la présence de ses porte-drapeaux sur tous les fronts, le président a fait remarquer au maire, « qu’une salle serait la bienvenue et nécessaire » : pour les maquettistes et pour la constitution d’une bibliothèque Marine regroupant de nombreux ouvrages…

    « Il n’en est pas question pour l’instant, mais je ne dis pas non à votre revendication. Il y a beaucoup de demandes ! », a répondu le maire, lequel prenait bonne note de cette demande.

    Jean Bonnet, « toujours à la barre du bateau », attend avec impatience un successeur, lui souhaitant d’avance « bon vent et belle mer, unis comme à bord ».

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    Union071015a - Marne

    Cormontreuil : Les revendications des anciens combattants
     
    De nombreux adhérents étaient présents dans la salle.
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  • De nombreux adhérents et sympathisants ont participé à l’assemblée générale du comité local de la Fnaca qui vient de se tenir en présence de M. Voisin et Marx.

    Après l’accueil de M. Bo, président du comité de Cormontreuil, M. Brujère a dressé un bilan comptable et Mme Boileau a fait le résumé des activités de l’année écoulée.

    M. Saint-Jeveint et Fauvet, respectivement président et trésorier départementaux ont alors rappelé les différentes revendications du monde combattant à savoir :

  •  obtenir la reconnaissance de la date du cessez-le-feu du 19 mars au lieu et place du 5 décembre ;
  •  revaloriser la retraite du combattant de 11 points ;
  •  respecter le droit à réparation des anciens combattants et victimes de guerre tel qu’il découle du code des pensions militaires et d’invalidité ;
  •  mettre en place rapidement l’allocation différentielle, décente, pour les veuves d’anciens combattants les plus démunies soit un minimum de 788 € mensuel et non de 550 € ;
  •  octroyer la carte du Combattant aux rapatriés sanitaires sans condition de durée, ni d’autres critères ;
  •  relever le plafond de la rente mutualiste du combattant ;
  •  conserver le ministère des Anciens combattants et un budget autonome ;
  •  et enfin pérenniser l’Office national des anciens combattants au niveau départemental et non pas au niveau interrégional.

    Il a également été souhaité la présence du ministre aux cérémonies du 19 mars.

    Avant de clore la réunion, M. Bo a tenu à remercier les porte-drapeaux, M. Sautret et Timal « pour leur présence aux cours des différentes cérémonies » ainsi que M. Chamelot, Forbotteau, Rousseau et Saint-Jeveint « pour leur aide apportée à la distribution des cartes et à la préparation des repas ». M. Coltier s’est alors porté volontaire pour faire partie du bureau.

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    Union071013a - Marne

    Sommepy-Tahure : Musée 14/18
     

    Le musée mémorial historique 14/18 franco américain de Sommepy- Tahure accueille les visiteurs en permanence, sur demande.

    Renseignements au 03.26.66.80.07 ou 03.26.66.81.92 ou encore au 03.26.64.45.43.

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    Union071012a - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : La Grande Guerre en peinture
     
    Les toiles de Pascal Boillet.
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  • Né un 11 novembre et résidant dans les Ardennes, Pascal Boillet expose 12 tableaux intitulés « Chemin de croix du poilu de la Grande Guerre » ainsi que quelques portraits de soldats et aquarelles relatant la vie militaire.

    Cette exposition se tient à la bibliothèque municipale, place Jacques-Brel, jusqu’au 25 octobre. L’entrée est libre.

    Pascal Boillet travaille sur le sujet depuis 1988, par la peinture ou l’écrit, et sa démarche va au-delà de la peinture et devient éducative.

    Elle s’apparente à un travail de conservation de la mémoire.

    Dans un même temps, le mercredi 17 octobre à 20 heures, toujours à la bibliothèque, la Compagnie des Elles fera la lecture de lettres de poilus.

    Les places sont limitées (une quarantaine) et la réservation (gratuite) est conseillée au 03.26.87.45.26.

    Ces animations sont le prélude à la semaine théâtrale qui aura lieu du 1er au 8 novembre. La Compagnie des Elles interprétera « Comme en 14 » pièce qui relate la vie des femmes pendant la grande guerre, notamment les infirmières et bénévoles dans les hôpitaux de campagne.

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    Union071007a - Marne

    DÉBAT / Faut-il lire la lettre de Guy Môquet aux lycéens le 22 octobre ?
     
    "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
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  • Nicolas Sarkozy a souhaité que la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet soit lue aux lycéens le 22 octobre dans le cadre d’une journée de commémoration du souvenir.

    Le jeune homme n’avait que 17 ans quand il a écrit, depuis sa prison, cette lettre d’adieu adressée à ses parents avant d’être fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.

    Pour le Snes-FSU, le principal syndicat d’enseignants du secondaire, "il n’est pas défendable de fonder l’enseignement sur le recours à l’émotion, ni d’obéir à une prescription du Président, venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise s’inscrivant dans le respect des programmes".

    Qu’en pensez-vous ?

    La lettre de Guy Môquet

    "Ma petite maman chérie,

    mon tout petit frère adoré,

    mon petit papa aimé,

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.

    Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime.

    Guy

    Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

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    Union071004a - Marne

    Reims : Odette et Louis : l’amour en diamant
     
    Odette et Louis : 60 années de mariage célébrées en famille.
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  • Le 5 avril 1947, Louis Préaux né le 12 janvier 1920 à Vitry-le-François épousait Odette Pioche née le 21 mai 1924 à Laon (Aisne).

    Samedi dernier, l’événement était célébré 60 ans après ! L’adjoint au maire Roger Vache a souligné la carrière exceptionnelle de Louis Préaux.

    En 1936 il entre « aux postes » et accomplira toute sa vie professionnelle dans ce grand corps d’état. Ses qualités professionnelles et humaines seront appréciées à juste titre, le petit postier sera, au fil des années, promu technico-commercial à l’agence commerciale des télécommunications, place Paul-Jamot à Reims. En 1977 il fera valoir ses droits à une retraite bien méritée.

    Louis musicien

    Parallèlement à sa carrière dans les télécommunications, Louis Préaux s’investira dans le milieu musical rémois au sein de l’orchestre « Cocorico Jazz ».

    Odette résistante

    Flûtiste et saxophoniste de talent ce musicien fera également partie de l’Harmonie municipale de Reims.

    Pour sa part, Odette Pioche sera aussi employée dans les télécommunications et deviendra l’adjointe de son époux durant 10 années. D’un esprit volontaire sa vie sera marquée par son engagement dans la résistance durant le dernier conflit mondial et à ce titre elle sera décorée de la Croix du combattant volontaire de la résistance.

    Une journée à l’éclat du diamant pour Louis et Odette dans une belle ambiance familiale.

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    Union071003c - Marne

    Reims : En souvenir des combats de Sidi-Brahim
     
    Les anciens chasseurs à pied ont déposé une gerbe.
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    L’Amicale rémoise de la fédération nationale des chasseurs à pied, alpins et mécanisés a rassemblé ses adhérents ce dernier samedi au monument aux morts de la ville pour un dépôt de gerbe en souvenir des combats de la Sidi-Brahim qui ont eu lieu du 23 au 26 septembre 1845 au Maroc.

    Un temps de recueillement en compagnie du colonel Peronne commandant la BA 112, du président de l’Amicale José Domice, de Francis Kaminski représentant le maire de Reims et de nombreuses personnalités civiles ou militaires liées au monde des anciens chasseurs à pied.

    Après lecture du récit de ce haut fait d’armes, une messe à la mémoire des soldats qui ont participé aux combats de la Sidi-Brahim a été dite en l’église Saint-Etienne de Reims.

     

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    Union071003b - Marne

    Suippes : Quelle archéologie pour la Grande Guerre ?
     
    Un beau voyage pour les anciens combattants.
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  • L’archéologie en Champagne-Ardenne et en Nord-Pas-de-Calais avec un sous-sol profondément marqué par les vestiges de la Grande Guerre, a été le sujet d’un colloque dont la première partie s’est déroulée à Suippes (la seconde aura lieu à Arras) entre plus de soixante-dix spécialistes en matière d’archéologie, d’histoire, de patrimoine… venus de toute la France.

    Un premier bilan de vingt années d’archéologie de la Grande Guerre en Arrageois (région d’Arras) démontre l’intérêt archéologique et patrimonial de ces vestiges qui méritent d’être pris en compte lors des investigations d’archéologie préventive sur le terrain.
     

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    Union071003a - Marne

    LACHY : Les anciens combattants au Futuroscope
     
    Un beau voyage pour les anciens combattants.
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  • Les anciens combattants du canton de Sézanne et leurs amis ont participé à un voyage de deux jours au Futuroscope de Poitiers.

    Ce déplacement était placé sous le signe de la convivialité et des retrouvailles. Départ de Sézanne à 5 h 30 pour arriver à 11 h 30.

    Les 40 personnes ont été accueillies par leur guide, un jeune polonais venu en France pour apprendre la langue. Direction le restaurant pour un déjeuner sur le site fort apprécié, puis départ pour les visites des différents pavillons…

    Sous les mers du monde, épopée des débuts de l’aéropostale, le gyratour à 45 mètres de hauteur, une vue panoramique sur le parc, puis pour les amateurs de sensations fortes, la Vienne dynamique, et le monde virtuel en 3 D. A 20 h 45, un magnifique spectacle nocturne intitulé La forêt des rêves, qui entraînait nos 40 anciens dans un tourbillon d’images sur écran d’eau, de lumière et de feux.

    Première journée superbe un peu de fatigue pour tous mais une bonne nuit de repos remettait tout le monde en pleine forme… ! Le programme prévoyait d’autres visites de spectacles un peu plus calmes avec quelques projections de films comme les voyageurs du ciel et de la mer, la légende de l’étalon noir tourné dans des merveilleux paysages de l’atlas marocain.

    Sensations fortes pour la douzaine de courageux qui affrontèrent un spectacle très agité et secoué, pendant que les 28 autres accompagnaient une équipe d’explorateurs en canoë kayak pour la descente du Nil, de l’Éthiopie jusqu’au Caire.

    Il est temps de charger les valises dans le car et de repartir pour Sézanne en adressant leurs compliments au président Bernard Obara ainsi qu’aux membres du bureau, pour cette virée effectuée par un sans faute du départ au retour, aux dires des participants radieux à leur arrivée à Sézanne.

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    Union071001a - Marne

    Commémoration en gare de Reims
     

     

    Samedi matin, un dépôt de gerbe s’est déroulé devant la’ stèle commémorative des anciens combattants de la SNCF, sur le quai de la gare de Reims.

    Entouré de divers élus, de représentants de l’Ufac, de la Fnaca et de la direction de la gare, M. Marchandeau, président de la section de Reims de l’Ancac a dirigé la cérémonie.

    L’assemblée générale des Cheminots anciens combattants devait se dérouler en ville dans l’après-midi.

     

  • [1] Bien que cette conférence ne se soit pas déroulée dans la Marne, nous l’incluons dans notre revue de presse en raison de l’importance du sujet trop souvent oublié



    Articles de cette rubrique
    1. Cérémonie commémorative de la guerre d’Algérie, le 19 mars 2006 à Reims.
      19 mars 2006

    2. Honorabilité des Anciens d’AFN et Mémorial à Trois-Puits.
      20 mars 2006

    3. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2010, pour le 65e anniversaire de la victoire sur le nazisme.
      24 mai 2010

    4. Des « Justes » de la région honorés au Panthéon
      18 janvier 2007

    5. La retraite du combattant a sensiblement augmenté selon l’UNC-Reims.
      21 mars 2006

    6. Le site internet de l’ARAC de la Marne analysé par le journal "L’Union"
      28 juin 2006

    7. Les cérémonies du 11 novembre 2006 dans la Marne
      22 novembre 2006

    8. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - année 2007
      24 décembre 2006

    9. Des mesures au profit des anciens combattants
      23 janvier 2007

    10. Assemblée Générale de l’AFMD de la Marne le 28 janvier 2007
      23 janvier 2007

    11. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/1
      28 janvier 2007

    12. Le film vidéo de la cérémonie commémorative du cessez le feu de la guerre d’Algérie au Monument Aux Morts de Reims, le 19 mars 2006.
      4 février 2007

    13. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    14. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    15. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/2
      26 avril 2007

    16. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/3
      1er juillet 2007

    17. La galère d’un anticolonialiste durant la guerre d’Algérie
      13 juillet 2007

    18. La Marne en fête pour le 14 juillet 2007
      16 juillet 2007

    19. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
      29 septembre 2007

    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010