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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
Publié le jeudi 2 avril 2009, mis à jour le lundi 4 novembre 2013
 

Pour consulter les articles du journal « l’Union » d’une autre période, cliquez sur un de ces liens :
1er trimestre 3007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008 ; 4ème trimestre 2008 ; 1er trimestre 2009

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Union090630a - Marne

VITRY-EN-PERTHOIS : Amicale parachutiste : Un jeune porte-drapeau à Paris

Yohan Charlier, jeune porte-drapeau de l’Amicale parachutiste.
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    Yohan Charlier, jeune porte-drapeau de l’Amicale parachutiste de Vitry et de Champagne, est invité par l’office national des anciens combattants au défilé du 14 Juillet. C’est avec fierté qu’il défilera avec son drapeau et représentera la ville de Vitry.

    À 18 h 30, il participera au ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, suivi d’une réception au ministère des Anciens Combattants.

    Yohan, en plus de ses études, est réserviste au 402e Régiment d’Artillerie de Châlons. Cinquante adhérents de l’Amicale sont aussi invités à assister au défilé.

     

     

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    Union090629b - Marne

    CHALONS : Inauguration d’une nouvelle rue : En hommage aux anciens combattants d’AFN

    La nouvelle rue est située à l’angle de la rue Jean-Henri-Fabre, près de la résidence Sarrail.
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  • Les anciens combattants d’AFN ont désormais leur rue. Celle-ci, située à l’angle de la rue Jean-Henri-Fabre, dans un quartier en pleine rénovation (ancienne caserne militaire Chanzy-Forgeot) a été inaugurée samedi par la municipalité et son initiateur Jean Mondet, président du groupement amical des associations patriotiques. Ceci en présence de nombreuses personnalités du monde des anciens combattants et associations, des porte-drapeaux ainsi que du public riverain de cette nouvelle artère.

    « La paix doit être défendue »

    « Inaugurer cette rue, c’est honorer la mémoire des morts pour la France au cours de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. C’est un hommage juste et nécessaire que nous leur rendons aujourd’hui, tant le souvenir de ces combats est resté trop longtemps enfermé dans le silence et l’oubli », a souligné le maire, « cette inauguration doit nous rappeler combien la paix est fragile et combien elle doit être défendue. Courage, dévouement et loyauté, voilà les valeurs qui ont guidé l’action des hommes et des femmes qui ont été engagés dans les opérations en Afrique du Nord. La France est fière de ses enfants. Nous leur rendons hommage aujourd’hui ».

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    Union090629a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Cérémonie au monument aux morts : Honneur au soldat oublié

    Des gerbes ont été déposées au pied du monument aux morts fraîchement rénové.
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  • Le nom de Natale Zambelli figure désormais en belle place sur l’édifice.
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  • Soixante-cinq ans après les bombardements qui ravagèrent Vitry, le nom de Natale Zambelli figure enfin sur le monument aux morts.

    « EN ce jour de recueillement, nous nous retrouvons autour du monument rénové, afin de réparer un oubli. Nous faisons aujourd’hui œuvre de mémoire », a déclaré hier Jean-Pierre Bouquet, le maire de Vitry-le-François, lors de la cérémonie au monument aux morts. L’oubli, c’est le nom de Natale Zambelli (voir encadré), Vitryat mort pour la France, et pourtant absent de l’édifice commémoratif. Une erreur désormais réparée, même si le devoir de mémoire est un combat perpétuel : « En cet instant, je mesure combien il nous reste encore à faire », a ainsi ajouté le maire.

    Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français, a pris également la parole, afin de rappeler le lourd tribut payé par la ville lors de la guerre : « Rappelons-nous que trois bombardements viendront à bout de la ville, en la détruisant à 97 % : ceux de mai-juin 1940 et du 28 juin 1944. Si le nombre de morts du 28 juin 1944 nous est connu sous le chiffre de 105 dont 96 Vitryats, les victimes des bombardements de 1940 sont assez peu connues », dont Natale Zambelli, précise-t-il. « Plusieurs familles de victimes des trois bombardements sont présentes aujourd’hui, dont le cercle des 17 qui commémore également la mort de l’un des siens, le 28 juin 1944, âgée seulement de 16 ans. » Les discours achevés, la fanfare a alors entonné l’hymne national, et un instant de silence a été respecté, égayé par le gazouillis des oiseaux et la volée de cloches de la Collégiale…

    R.V-D.

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    Un nom, un symbole

    Né le 25 décembre 1906 à Cenate d’Argon, en Italie, Natale Zambelli avait répondu présent à l’appel du maire de l’époque, Lucien Prud’homme, pour un contrat de manœuvre dans la défense passive, dès le 25 août 1939. Marié à Rina Algisi, originaire de Couvrot, et père de trois enfants, il habitait alors ruelle du Bac à Vitry-le-François.

    C’est dans le cadre de ses fonctions qu’il décédera au Pont de Châlons, le 12 juillet 1940, à 11 heures précisément, en voulant déplacer une bombe qui n’avait pas explosé. Il ne sera officiellement reconnu « Mort pour la France » que le 16 novembre 1956. « Aujourd’hui, a clamé Gérald Gaillet lors de son discours, en dévoilant le nom de Natale Zambelli, c’est un peu de sa fonction qui est mise à notre mémoire, celle des employés de la défense passive, qui travaillaient sans compter, n’écoutant que leur courage, sans s’occuper de leur propre sécurité. »

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    Union090628a - Marne

    SON : Jean Moulin et le drame de Caluire

    La Poste rend un nouvel hommage à l’unificateur de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, le préfet Jean Moulin.
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  • Cette fois, le portrait du héros voisine la maison du docteur Dugoujeon à Caluire où il a été arrêté le 21 juin 1943 après avoir présidé le 27 mai la première réunion du Conseil national de la Résistance à Paris. Le timbre émis est un horizontal 35 x 26 d’une valeur faciale de 0,56 euro et qui porte la mention « Mémorial Jean Moulin Rhône » puisque la maison représentée est désormais un musée. Crée et gravé par André Lavergne, accompagné d’un timbre à date 32 mm « premier jour » qui est un gros plan sur le visage inoubliable de cet inlassable combattant de la liberté. Ce timbre rappelle un épisode douloureux de l’histoire de ce conflit au cours duquel, le chef de la gestapo de Lyon, Klaus Barbie a capturé le préfet courage sans savoir qu’il était alors l’homme clé de l’unité de la Résistance intérieure. Torturé par ce bourreau nazi dans les sous-sols de l’Ecole du service de Santé des armées de l’avenue Berthelot à Lyon, Jean Moulin est mort sur une civière dans le train qui le conduisait vers les camps de concentration, le 8 juillet 1943. Petit dernier d’une famille de trois enfants, sa jeunesse est marquée par la rigueur et la probité de son père Antonin, un professeur d’histoire aux convictions républicaines affirmées, franc-maçon et président de la Ligue des droits de l’homme.

    Ennemi de l’intolérance, combattant inlassable des extrémismes et de l’antisémitisme, Jean Moulin est un garçon sérieux dont les résultats scolaires sont modestes. Pourtant le jeune homme est intelligent, sensible, intuitif. S’il réussit à être nommé attaché au cabinet du préfet de l’Hérault grâce aux connaissances de son père, il démontre immédiatement son sens de l’Etat, de l’intérêt général et des services publics.

    S’opposer à Vichy et à l’occupant

    S’il entre dans la préfectorale, c’est qu’être au service de la France lui sied. Il représente de belle manière la République lorsqu’en juin 1940, préfet de l’Eure-et-Loir, il s’oppose aux Allemands et refuse leur diktat, préférant essayer de mettre fin à ses jours plutôt que de se soumettre et déshonorer la France.

    Déterminé à s’opposer à Vichy et à l’occupant il devient une figure de la Résistance. Il est Rex, Max et prend des risques pour rapprocher les points de vue et faire que tous ceux qui s’opposent à Pétain et au nazisme contribuent dans l’unité au retour d’une France humaniste et républicaine. Nommé compagnon de la Libération par le général de Gaulle, ce dernier lui rend ainsi hommage dans ses « Mémoires de Guerre » : « C’est à pas comptés qu’il marcherait sur une route minée par les pièges des adversaires et encombrée des obstacles élevés par les amis… Moulin devait en dix-huit mois accomplir une tâche capitale ».

    Hervé Chabaud

    Disponible dans tous les points philatéliques.

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    Union090626b - Marne

    CHAINTRIX-BIERGES : Retrouvailles à la commémoration

    Les anciens du 21e RI, section transmission à Oran, se revoient régulièrement.
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  • Le mercredi 17 juin, Madame le maire, Mme Pajak, de Chaintrix-Bierges et son conseil municipal, à l’invitation de Michel Vincent et de Bernard Xhaard, accompagnés de leurs camarades, anciens combattants du 21e RI, section transmission à Oran (Algérie), se sont recueillis au monument aux morts et ont déposé une gerbe à la mémoire des soldats morts pour la France.

    A l’initiative de deux des leurs ayant effectué des recherches après les vies actives de chacun, ces anciens camarades se sont donc revus en 1999 après quarante ans de séparation. Quelle émotion cette première fois !

    Depuis, ils ont renouvelé régulièrement ces retrouvailles dans des départements différents selon le domicile actuel des participants : en Alsace (par deux fois), en Bretagne, Touraine, dans les Ardennes, dans l’Aveyron, en Loire-Atlantique, dans le Nord.

    Cette année, ce sont deux Champenois qui organisaient la rencontre : dépôt de gerbe, pot de l’amitié, découverte de la Marne, le tout dans une ambiance très joyeuse et conviviale.

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    Union090626a - Marne

    SOUAIN-PERTHES-LES-HURLUS : Commémoration à Navarin : En souvenir de la 28e brigade

    Au pied du monument, devant une assistance fidèle, le général Gouraud a passé les troupes en revue.
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  • Le devoir de mémoire a été honoré à Navarin au cours de la cérémonie annuelle du souvenir aux morts des armées de Champagne par une prestation militaire suivie d’un office religieux sur le site .

    Devant les autorités militaires et civiles, le général Xavier Gouraud (neveu du Henri Gouraud) a centré son allocution sur cette énergie que le père Doncœur, aumônier des Armées, a déployé dès mars 1919, pour le souvenir de la 28e brigade composée des 35e et 42e régiments d’infanterie.

    Une sépulture digne

    Réunissant des volontaires autour de lui, ils sont venus relever leurs morts sur les lieux de la ferme des Wacques pour leur offrir une digne sépulture, inaugurée le 25 septembre 1919, quatre ans après les combats du 25 au 30 septembre 1915.

    « Après une paix acquise au prix de sacrifices exorbitants, un travail gigantesque de « remise en paix », tant moralement que psychologiquement, était nécessaire. Par la solidarité et la compassion avec les familles, il fallait aussi soigner les cœurs. »

    A l’exemple du père Doncœur et de ces hommes qui sans mesurer leur temps et leur peine, ont érigé cette œuvre rayonnante de force, « soyons des faiseurs de paix , des acteurs de renaissance », a rappelé le général.

    Un thème repris par le père Joël Morlet, vicaire général : « Le souvenir doit permettre de réfléchir à tout cela. Pourquoi ce scandale de la souffrance que nous nous infligeons ? Pourquoi vouloir éliminer, dominer, alors que la différence est une richesse ? Question que la Bible pose dès le début. Pourquoi recourir à l’exclusion, à la condamnation, à la punition ? La force de la messe peut nous faire prendre confiance et risquer notre vie pour construire la paix et la fraternité ». Le chant de méditation du jour « le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » a précédé l’hymne européen final.

    La seconde partie de la cérémonie se déroulait au monument de la 28e brigade où s’est tenue une prise d’armes avec dépôt de gerbes en présence du 35e régiment d’infanterie de Belfort, arrivé le matin même, en manœuvre dans la région. L’hymne national interprété a capella et retentissant sur les lieux même du front , fut particulièrement émouvant.

    A noter que durant cette cérémonie, l’Union musicale de Suippes a assuré toutes les sonneries.

    Les jeunes sapeurs du corps communautaire sont associés au souvenir, tout comme une soixantaine de drapeaux des diverses amicales d’anciens combattants.

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    Union090625a - Marne

    DOMMARTIN-DAMPIERRE : Barbecue à Dommartin-Dampierre : Les anciens combattants festoient

    Les anciens combattants ménéhildiens ont apprécié ce moment de convivialité.
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    Organisé par Michel Glasko, président des anciens combattants de la section de Sainte-Ménehould, et le trésorier, André Golbieski, un barbecue a eu lieu à Dommartin-Dampierre chez M. Boivin qui, comme chaque année, a bien voulu mettre sa grange à disposition de l’association.

    Une joyeuse ambiance très conviviale a rassemblé les membres des anciens combattants de Sainte-Ménehould ainsi que leurs amis.

    Jeux et danses au son du musette ont animé cette journée qui s’est terminée tard dans la soirée.

    Comme a su le dire un des convives, merci aux organisateurs, aux accueillants et à toutes les dames bénévoles qui ont su avec le sourire servir les participants venus nombreux.

     

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    Union090624c - Marne

    REIMS : Médaille de la Fédération des anciens de la Légion étrangère : Un ancien légionnaire à l’honneur

    Paul Pelloni a reçu la médaille de la Fédération des anciens de la Légion étrangère.
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  • Des médailles, Paul Pelloni Il Debrando en arbore un certain nombre sur sa veste : citons, la Croix du combattant, la Croix de guerre, la Croix du combattant volontaire 39/45. Il a aussi la médaille commémorative de la campagne d’Italie.

    Car engagé à l’âge de 20 ans à la 13e demi-brigade de la Légion étrangère d’Ajaccio, il a participé à la campagne d’Italie, du 12 mai au 19 juin 1944, et a combattu au Monte Cassino.

    Démobilisé le 28 juin 1945, il sera immédiatement porte-drapeau : « J’ai fait ma première cérémonie le 11 novembre 1945. J’ai été le porte-drapeau durant douze ans des Français libres » se souvient-il.

    Il sera ensuite le porte-drapeau des anciens de la Légion étrangère. « Cette médaille, c’est un remerciement pour sa présence assidue aux cérémonies et son parcours durant la guerre », explique Michel Bonon, président de l’association des porte-drapeaux.

    La médaille lui a été remise par René Tomezzoli, trésorier de l’amicale des porte-drapeaux de Reims, en présence du sénateur, Jean-Claude Etienne.

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    Union090624b - Marne

    CHALONS : Anciens combattants : La FNACITA à la recherche de délégués

    Georges Duprez est à la recherche de porte-drapeaux pour les commémorations patriotiques.
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    Samedi après-midi, salle de Malte, se tenait l’assemblée générale du groupement châlonnais de la Fédération nationale des anciens combattants d’Indochine, des TOE-ME, d’Afrique du Nord et des rapatriés d’Algérie (FNACITA), présidé par Abdelkader Arbaoui.

    Mais en son absence, c’est le président national, Georges Duprez, qui est venu présenter le bilan et les actions 2008 de l’association.

    L’accent a été mis sur la population harkie, souvent en proie à des difficultés par rapport à la langue française.

    Afin de les aider, les accompagner dans leurs démarches au quotidien, la fédération recherche des délégués pour le département et lance donc un appel aux bonnes âmes.

    La FNACITA apporte également une contribution financière aux adhérents en possession d’une carte d’ancien combattant, à leurs familles, leurs veuves lors de problèmes financiers passagers (paiement d’une facture EDF, frais d’obsèques…)

    Pour 2010, ce sera l’informatisation des fichiers des membres et la mise en place de deux réunions d’informations par an.

    Pour tout renseignement, prendre contact au 03.22.46.28.68.

     

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    Union090624a - Marne

    NUISEMENT-AUX-BOIS : Le monument aux morts rénové

    Roger Butard, président de l’Association des Villages Disparus, devant le monument qui sera inauguré dimanche.
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    La messe du souvenir des trois villages disparus : Champaubert-aux-Bois, Nuisement-aux-Bois et Chantecoq sera célébrée dimanche 28 juin à 10 h 30, en l’église Saint Jean-Baptiste de Nuisement-aux-Bois, en présence des abbés Béal et Tardivel.

    L’animation de la messe sera assurée par la chorale paroissiale.

    À l’issue de la cérémonie, le public pourra assister à l’inauguration de la rénovation du monument aux morts de Nuisement-aux-Bois, avec dépôt d’une gerbe.

    Suivra un vin d’honneur offert par la municipalité.

     

     

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    Union090623b - Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Cérémonie : Le temps du souvenir

    Moment de recueillement en souvenir des soldats tombés lors de la Seconde Guerre mondiale.
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    Les cérémonies du 18 juin se sont déroulées à Vienne-le-Château par l’Appel du Général de Gaulle lu par Henri Chaput, un moment très solennel qui a ému toutes les personnes présentes.

    Et comme a pu le dire Bernard Rocha, « le ton donné par Henri lors du discours, on s’y serait cru ».

    Cette cérémonie qui rassemble les porte-drapeaux, les pompiers, la fanfare et les personnalités est d’une très grande importance pour ne pas oublier tous les soldats tombés durant la Seconde Guerre mondiale comme l’a souligné André Chevalier, président des anciens combattants.

    Ces moments de mémoires sont très importants à transmettre à nos générations futures et qui ont marqué toutes l’histoire mondiale.

     

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    Union090623a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Place Joffre : Le monument aux morts en cours de restauration

    Le monument a tout d’abord été hydrogommé.
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  • Les Vitryats l’ont remarqué. le monument aux morts, qui se dresse au milieu de la place Joffre, suit actuellement une cure de jouvence. Il a tout d’abord été hydrogommé. Cette opération consiste en une projection à basse pression d’un mélange d’eau, d’air et de microgranulats. Histoire d’éviter toutes dégradations liées à l’emploi de techniques de nettoyage trop agressives.

    « Cela fait plus de vingt ans que ce monument n’a pas été restauré. Il était altéré par la pollution et tout le reste. Il paraissait d’ailleurs un peu triste, reconnaît Claudine Brocard, adjointe au maire chargée des affaires générales, des fêtes et des cérémonies. On voit déjà qu’il a changé de couleur… ». Il faut dire qu’un nouveau coup de peinture lui a en effet été donné.

    La plaque de granit, qui abrite les noms des Vitryats morts pour la France, sera par ailleurs refaite. « À la demande du Souvenir français, nous allons ajouter le nom de Natale Zambelli », prévient-elle. Ce Vitryat, qui demeurait dans la ruelle du Bac, est mort pour la France en 1940. Il avait intégré le service de défense passive, au titre de manœuvre. Cette nouvelle plaque sera dévoilée le dimanche 28 juin prochain au pied d’un monument aux morts flambant neuf.

    S.G.

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    Union090622b - Marne

    MAGENTA : En souvenir de l’Appel

     

     

     

    Beaucoup de Magentais se sont retrouvés au monument aux morts, à l’occasion de la cérémonie commémorative de l’Appel du 18 juin.

    Après un moment de recueillement, quatre enfants de la commune ont relu l’appel du général de Gaulle.

     

     

     

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    Union090622a - Marne

    CHALONS : Cérémonie commémorative : En hommage aux aviateurs alliés

    Deuxième édition pour cette cérémonie très solennelle.
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  • Pour la deuxième année consécutive, la cérémonie en hommage aux aviateurs alliés tombés en 1943-1944, se déroulait au cimetière de l’Est (à proximité de la cité Tirlet).

    En 2008, cette cérémonie avait été initiée par M. Delise, alors président des anciens parachutistes, aujourd’hui décédé.

    C’est donc en présence du maire Bruno Bourg-Broc, de Serge Helleringer, conseiller municipal en charge des fêtes et cérémonies patriotiques et de Christian Michel, président du Souvenir français, que la cérémonie s’est tenue.

    Cette année, aucun représentant de l’association des anciens parachutistes car il n’y en aurait plus. Pour cette commémoration, les membres de l’Harmonie municipale étaient bien évidemment présents.

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    Union090621c - Marne

    MOURMELON : Appel du 18 juin : Un soldat à l’honneur

    Le texte de l’Appel du 18 juin du Général de Gaulle a été lu par le soldat de première classe Natchimie, du 8e RMAT.
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  • A Mourmelon-le-Grand, c’est le soldat de première classe Natchimie, du 8e RMAT, qui a lu l’Appel du 18 juin du Général de Gaulle lors de la cérémonie commémorative au monument aux morts.

    Le maire Fabrice Loncol a lu le message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, souhaitant que « l’engagement de ces combattants, compagnons de la Libération et médaillés de la Résistance, et les sacrifices qu’ils consentirent pour que la France vive libre demeurent un exemple pour les générations présentes et futures. »

    Puis le lieutenant-colonel Antropius, commandant d’armes de la place, le colonel Nimser du 501-503e RCC, le maire de Bouy, Guy Bernard, et le maire Fabrice Loncol ont procédé au dépôt de gerbes en présence d’une haie d’honneur de militaires, d’anciens combattants et de Mourmelonnais.

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    Union090621b - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Nouvelle cérémonie du souvenir : Les enfants répondent à l’Appel

    Les autorités vont déposer les gerbes du souvenir.
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  • En ce jeudi 18 juin, journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi, une cérémonie s’est déroulée à la stèle de la déportation, sur la place de la gare, en présence d’une vingtaine de porte-drapeaux, des corps constitués et du Cercle des XVII.

    Après la lecture de l’Appel du Général de Gaulle à la radio BBC de Londres le 18 juin 1940, par Philippe Lepage, au nom de l’association des déportés et de leurs familles, et du message du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants par le sous-préfet Raymond Floc’h, des gerbes ont été déposées par le sous-préfet, par le maire Jean-Pierre Bouquet et par Gisèle Probst, présidente du comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre de Vitry-le-François.

    À la fin de la cérémonie, les enfants ayant participé à la cérémonie de la déportation fin avril, se sont vu remettre un diplôme de remerciements. Puis, les dix participants du collège Marcel-Alin de Frignicourt au concours de la Résistance et de la Déportation ont reçu des cadeaux.

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    Union090621a - Marne

    Des livres pour la mémoire

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    Alias Caracalla


    Jean Moulin en compagnie de Pierre Cot, ministre de l’Air en 1933. À l’époque, il était son chef
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  • Histoire. Daniel Cordier est l’un des cinquante derniers Compagnons de la Libération encore de ce monde. Secrétaire de Jean Moulin, son livre est un précieux témoignage. Il s’est fait le gardien de la mémoire de Jean Moulin et consacre son dernier ouvrage à la Résistance et à ces hommes et ces femmes qui ont eu la volonté de dire non à Pétain, à Vichy, à la collaboration et au nazisme.

    Daniel Cordier, est l’un des cinquante derniers compagnons de la Libération encore de ce monde.

    Le secrétaire de Jean Moulin, ce préfet illustre, unificateur de la Résistance, témoigne d’une lucidité vive et de convictions qui ne sont pas usées avec l’âge. S’il a repris la plume, c’est qu’il est agacé par celles et ceux qui, aujourd’hui s’affichent résistants, parce que les vrais ne sont plus là.

    Ces petits usurpateurs en quête d’une reconnaissance que leurs aînés leur ont refusée l’agacent. Cordier ne recherche pas les honneurs mais garde en son cœur la fierté d’avoir été un Français libre et d’avoir vécu quelques-uns des épisodes les plus déterminants de cette grande aventure de la clandestinité. Il a passé au crible les documents des archives de Jean Moulin et a croisé ses sources avec celles des principaux services qui ont gravité dans le périmètre immédiat du général de Gaulle.

    L’auteur n’a jamais dissimulé les différends qui ont opposé les familles de la Résistance mais sans doute a-t-il été dépassé dans un premier temps par les polémiques et les susceptibilités que son travail avait nourries.

    Ce n’était pas son objectif. Il voulait simplement montrer que l’unification de la Résistance obtenue par Moulin avait été un travail harassant exigeant diplomatie, autorité, références pour bâtir un socle commun et définir des objectifs partagés. Dans « Alias Caracalla », Daniel Cordier remet en scène ce jeune homme d’à peine vingt ans qui est séduit par l’Action française et est persuadé qu’en rejoignant Londres au plus vite après l’appel du 18 juin, il retrouvera tous les monarchistes qui ne peuvent pas se soumettre à l’Allemagne.

    Sa désillusion est grande aussi se rapproche-t-il du préfet Jean Moulin, un républicain authentique. Il ne cache pas son admiration pour ce haut fonctionnaire dont il apprécie la rigueur et la probité. Il a toujours la dent dure contre une Résistance intérieure dont il pointe les faiblesses.

    S’il est aimable avec Georges Bidault qui a été le major du concours d’agrégation d’histoire et a enseigné au lycée de Reims, il se montre très critique à l’égard de l’Aubois Pierre Brossolette, deuxième à ce même concours. Il est tout aussi désagréable envers le colonel Passy. On mesure la fragilité des personnalités et les rancœurs du moment mais l’auteur n’insiste pas toujours assez sur les efforts produits par les uns et les autres pour partager des valeurs communes et mener une cohabitation utile au général de Gaulle et à la libération du pays afin de préparer au mieux l’administration de la France libérée.

    Daniel Cordier est plus témoin qu’historien mais sa contribution est utile à la compréhension d’une période complexe sur laquelle tout n’a pas été dit.

    Hervé Chabaud

    Daniel Cordier, « Alias Caracalla », Gallimard, 932 p., 32 euros.

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    L’Alsace dans la tourmente


    Des premiers bruits de bottes aux fêtes de la victoire, l’Alsace est en première ligne d’un conflit dur qui s’impose à toute la France. En publiant la grande encyclopédie des années de guerre en Alsace, Bernard Reumaux et Alfred Wahl ont choisi de rassembler en un seul volume les travaux qui ont alimenté les sept tomes de « Saisons d’Alsace » consacrés à la Seconde Guerre mondiale. Le résultat est remarquable parce que dans le respect de la chronologie des événements, on se remémore cet épisode si tragique du XXe siècle. Avec la perte de son identité, l’obligation de se reconstruire ailleurs ou de subir les contraintes insupportables imposées par un vainqueur fier et convaincu de la pertinence d’une « regermanisation » de l’Alsace-Moselle, rien n’est simple. Alors que dans quelques semaines ? on célébrera le soixante-dixième anniversaire de la déclaration de la Deuxième Guerre mondiale, ce livre par la densité de ses analyses, la richesse des témoignages recueillis, la force de l’iconographie constitue une pierre du patrimoine mémoriel de ce conflit. Aux questions générales qui sont abordées avec une méthodologie soucieuse de donner les clés indispensables à la compréhension des enjeux de l’époque s’ajoutent des témoignages puissants et poignants qui sont autant de ressentis de cette période violente où l’injustice, la soumission, les persécutions ont abîmé l’espérance humaniste. Chaque année abordée est précédée par un tableau synoptique qui repère toutes les dates majeures et flèche les événements qui ont compté.

    C’est fort de ces balises que le lecteur peut mesurer la tragédie frontalière qu’a constituée l’évacuation et en illustrer les désagréments à partir des tribulations d’un jeune évacué, sans négliger la place de certaines rencontres et la façon dont les journaux ont alors hiérarchisé l’information et décrypté les phases dramatiques comme les moments les plus cocasses. C’est le commencement d’une vie nouvelle en communauté. Les souvenirs des réfugiés prouvent que l’émotion a été considérable. Certaines images sont inoubliables tant elles sont entachées de souffrances que le temps est incapable d’effacer.

    H.Ch.

    « Alsace : La grande encyclopédie des années de guerre », La Nuée Bleue, 1664 p., 35 euros.

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    Après la guerre


     

    Ancien directeur général des Archives de France, Jean Favier est un historien accompli dont les travaux sur l’époque médiévale sont des références. Cette fois, il sort de sa période privilégiée pour raconter son après-guerre à l’ombre d’un clocher parisien. S’il fait appel à sa mémoire pour raconter la vie d’un quartier de la capitale qui est celui de son enfance, ses souvenirs de petit garçon et d’enfant de chœur sont prodigieusement structurés par celui qui est devenu un chercheur et qui sait avec méthode mettre en scène le passé sans en trahir l’authenticité.

    L’ouvrage est riche de ces instantanés qui donnent une couleur locale, de ces portraits qui nourrissent une vie de proximité où certains essaient d’oublier la Seconde Guerre mondiale et d’autres s’appliquent à construire le monde de demain. On goûte à la vie d’alors où le rémouleur crie toutes les semaines à la même heure : « Couteaux, ciseaux, rasoirs » en agitant une clochette. On revit la kermesse des anciens combattants, le bal du 14 juillet, le défilé sur les Champs-Elysées où le quartier se précipite pour applaudir l’armée. On ne manque pas le zoom sur l’économie domestique et ces familles qui sont les premières à disposer d’un aspirateur alors que la machine à laver n’existe pas et que l’on va chercher de la glace parce que le temps du réfrigérateur n’est pas encore venu. Bref, on découvre un autre Favier qui écrit comme un reporter. Il y a de l’émotion dans ce livre et un peu de cette nostalgie sympathique lorsqu’il s’agit de revivre un peu de sa jeunesse.

    H. Ch.

    Jean Favier, « Saint-Onuphre », Fayard, 261 p., 20 euros.

     

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    Union090620c - Marne

    EPERNAY : Commémoration : En souvenir de l’Appel du 18 juin

    Lors du dépôt de gerbes au monument aux Martyrs de la Résistance par Gilles Giuliani, Hélène Plaquin et Philippe Martin.
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  • Jeudi, lors de la cérémonie du 69e anniversaire de l’appel historique du général de Gaulle, les Sparnaciens ont accompagné les autorités et les associations patriotiques.

    La manifestation était rehaussée par la participation d’une importante délégation de porte-drapeaux, la garde des sapeurs-pompiers, l’Avenir Musique, qui se sont rendus en défilé jusqu’au monument aux martyrs de la Résistance.

    Le lieutenant-colonel Claude Metzger, président du comité d’entente des associations d’anciens combattants, a donné lecture de l’appel du général de Gaulle avant de communiquer le message du ministre délégué aux Anciens Combattants.

    Des gerbes ont été déposées au pied du monument par le sous-préfet, Gilles Giuliani, Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, et le député Philippe Martin.

    Avant la dislocation du cortège, un second dépôt de gerbes a eu lieu au monument aux morts de l’hôtel de ville.

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    Union090620b - Marne

    Dédicace cet après-midi à la librairie Rimbaud : Richardot au secours de la bataille de France

    Jean-Pierre Richardot, lorsqu’il était passé par les archives de la bibliothèque centrale.
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  • VOILÀ le résultat du travail de Jean-Pierre Richardot sous la forme d’un gros pavé de 470 pages : « 100.000 morts oubliés, la bataille de France, 10 mai-25 juin 1940 ».

    Pendant ces 47 jours et ces 47 nuits, 100.000 hommes se sont fait tuer sur place pour défendre la France et l’Angleterre, dont ils ont sauvé le corps expéditionnaire à Dunkerque. Durant ce mois et demi meurtrier, 90 % des effectifs français engagés ont été tués. Mais, en face, les Allemands ont eu 2.000 soldats mis hors de combat par jour, dont presque la moitié de tués.

    Jean-Pierre Richardot est un ancien journaliste (Le Monde, L’Express, France 2 et RTL) qui porte allègrement aujourd’hui ses 80 ans. La particularité de son livre est qu’il raconte cet épisode crucial du début de la Seconde Guerre mondiale comme un journaliste-scénariste qui aurait travaillé comme un historien.

    « J’ai été aussi sérieux qu’un sorbonnard ! », dit-il.

    « Je me souviens du discours de Pétain »

    Mais « 100.000 morts oubliés… » se lit quasiment comme un roman, avec des chapitres courts, du factuel indéniable, des anecdotes, du contexte, de l’analyse… et un ton enlevé en qui fait un véritable réquisitoire contre les droites françaises de l’époque.

    « Si la classe dirigeante avait été républicaine, la bataille aurait continué », affirme-t-il. « Pétain n’a pas été appelé par la Nation, mais imposé par l’Armée. Le 21 juin 1940, c’est un coup d’État ! » L’auteur compare volontiers la date du 10 juillet 1940, lorsque députés et sénateurs français votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, à celle du 23 mars 1933 lorsque Hitler obtient du Reichtag allemand les moyens d’établir sa dictature.

    « En 1940, j’avais 11 ans et je me souviens du discours de Pétain à la radio : tout le monde s’attendait à ce qu’il annonce la contre-attaque ! » Jean-Pierre Richardot a écrit sa chronique des 47 jours-47 nuits comme « un cri d’amour » envers son pays.

    Il voudrait que l’on réhabilite Stonne comme une « grande bataille » de 39-45. Ce n’est pas dans les Ardennes qu’il entendra dire le contraire.

    Patrick FLASCHGO

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    Union090620a - Marne

    JUSTES : Seconde Guerre mondiale : L’homme qui a sauvé le « Pianiste » parmi les Justes

    L’officier allemand qui avait secouru pendant la guerre le pianiste juif polonais Wladyslaw Szpilman, une histoire rendue célèbre par le film de Roman Polanski « Le Pianiste » (2002), a reçu hier à Berlin, à titre posthume, la médaille de « Juste parmi les Nations » de Yad Vashem.

    Basé pour la Wehrmacht à Varsovie à partir de 1940, Wilhelm Hosenfeld - dit Wilm - a aidé en 1944-1945 le pianiste et compositeur à survivre en lui fournissant une cachette et des vivres. Arrêté par les Soviétiques et condamné à la prison à vie, il est mort en détention en 1952, à l’âge de 57 ans.

    La médaille et le certificat de « Juste parmi les Nations » de Yad Vashem, le Mémorial pour la Shoah de Jérusalem, ont été remis à ses enfants lors d’une cérémonie au Musée juif de Berlin, en présence de la veuve, du fils et des petits-enfants du pianiste.

    « Des animaux »

    « Wilhelm Hosenfeld a été profondément bouleversé » par les crimes commis par les nazis, il l’a écrit dans des lettres à sa femme en dénonçant « le génocide des juifs » commis par « des animaux », a déclaré la représentante de Yad Vashem, Gisela Kuck, devant des descendants de l’officier.

    « En mars 1941, après sa première visite d’un ghetto juif, il a écrit : "Horribles conditions de vie. C’est pour nous un acte d’accusation épouvantable. Les gens sont forcés de vivre comme des animaux." Et plus tard, après le soulèvement du ghetto de Varsovie : "Nous n’avons mérité aucune grâce et aucune pitié. Chaque Polonais a le droit de nous cracher dessus" », a-t-elle ajouté.

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    Union090619c - Marne

    CHALONS : Légion d’Honneur : Jean-Daniel Courot fait officier

    Jean-Daniel Courot a été décoré par Yvette Lundy, résistante et déportée.
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  • « Votre bonne connaissance du monde combattant, des talents de diplomatie à l’organisme, l’engagement et la compétence, j’apprécie votre collaboration ! » Le préfet de région et préfet de la Marne, Gérard Moisselin, s’est ainsi adressé à Jean-Daniel Courot, directeur du service départemental des anciens combattants, lequel recevait ce mercredi 17 juin, face à de nombreuses personnalités, dans les salons de la préfecture, les insignes d’officier de la Légion d’Honneur des mains d’Yvette Lundy, résistante et déportée.

    Ce à quoi le récipiendaire, qui se veut modeste (et pourtant, ses états de services, notamment en qualité d’ex-officier de l’armée française sont honorables, et les six années passées au service du monde combattant pour le département ont été bien remplies en tâches diverses et ardues), a répondu que sa mission de directeur départemental de l’Office national des anciens combattants, il l’assumait avec fierté pour son pays et la défense des plus belles valeurs humaines que les anciens combattants ont en eux. À savoir le sens de l’honneur, la dignité, le courage et la générosité.

    Il en a profité pour mettre aussi à l’honneur ses collaborateurs directs qui l’ont soutenu dans ses actions quotidiennes au profit du monde combattant. Il a également été soutenu par Gaëtan Charlot et Jean Chabaud, tous deux vice-présidents du conseil départemental pour les anciens combattants victimes de guerre et la mémoire de la Nation.

    Yvette Lundy, pour sa part, qui avait pour tâche de décorer Jean-Daniel Courot, a mis un point d’honneur à vanter l’ardeur des services rendus au monde combattant par le directeur en poste depuis 6 ans alors qu’à l’époque, des interrogations se posaient sur la pérennité de l’Onac au sein du département.

    « Vos efforts ne sont pas vains, vous apportez une importante contribution pour l’art du réel. Votre engagement est sans faille, l’enthousiasme et l’initiative sont à la base de la réussite ! »

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    Union090619b - Marne

    REIMS : Cérémonie : Il y a 69 ans, l’appel du général

    L’appel du 18 Juin a été lu par Asceline Chabaud, élève du lycée Clemenceau.
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    18 juin 1940-18 juin 2009. Hier en fin d’après-midi, Reims a célébré l’appel lancé par le Général de Gaulle depuis Londres il y a soixante-neuf ans.

    Ce discours - très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain - est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française dont il demeure le symbole.

    Réunis hier devant le monument aux morts, place de la République, personnalités et habitants ont rendu hommage à cet appel.

    Le texte dans son entier a été lu par Asceline Chabaud, élève au lycée Clemenceau, suivie de l’appel court lu cette fois par Marine Richard, élève du lycée Jean-Jaurès.

    Cette cérémonie a été suivie par une autre devant le monument des martyrs de la Résistance, esplanade Colonel-Bouchez, qui s’est terminée par le toujours très émouvant chant des partisans.

     

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    Union090619a - Marne

    CHALONS : Commémoration de l’Appel du 18 Juin : Des gerbes pour la liberté

    Nouveau rendez-vous au monument de la Résistance.
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    Afin de commémorer le soixante-neuvième anniversaire de l’Appel du 18 Juin lancé par le général de Gaulle, autorités et ancien combattants châlonnais étaient réunis devant le monument de la Résistance.

    Après un discours rappelant le combat de la Résistance et l’action de la France libre, une gerbe a été déposée devant le monument.

    Pour finir, un moment de recueillement a été observé sur la plaque apposée à la maison d’arrêt, qui rappelle que nombre de Châlonnais ont transité par cet endroit avant d’être déportés.

     

     

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    Union090618e - Marne

    RILLY-LA-MONTAGNE : 65e anniversaire des bombardements : Rilly-la-Montagne se souvient

    Des élus mais et aussi de nombreux villageois des deux côtés de la Montagne de Reims sont venus participer à ce temps du souvenir et saluer la venue de sir Owen et John Bell.
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  • Le bombardement du tunnel était prioritaire. Dès le 29 mars 1944, la Reichbahn (les chemins de fer allemands) avait interdit tout trafic ferroviaire entre Rilly et Germaine et refusé aux agents de la SNCF, la visite du tunnel. Il avait en effet été transformé en une chaîne de montage de V1.
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  • Le vétéran John Bell, 87 ans, un ancien du 617e squadron, avait pour mission de réussir le lancement de la bombe sur le tunnel.
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  • Le bombardement du tunnel était prioritaire. Dès le 29 mars 1944, la Reichbahn (les chemins de fer allemands) avait interdit tout trafic ferroviaire entre Rilly et Germaine et refusé aux agents de la SNCF, la visite du tunnel. Il avait en effet été transformé en une chaîne de montage de V1.

    Une stèle rappelant les deux bombardements du tunnel de Rilly-la-Montagne a été inaugurée à proximité de son entrée en présence d’un vétéran du 617e squadron ayant participé à la frappe du 31 juillet, le Britannique John Bell.

    A l’été 1944, lorsque le Bomber Command organise deux puissants raids aériens contre le tunnel du chemin de fer qui relie Rilly-la-Montagne à Germaine, c’est qu’il dispose d’informations de la Résistance recoupées et selon lesquelles l’immense galerie de 3200 mètres a été transformée en une chaîne de montage de V1, ces missiles de première génération destinés à transformer la vie en enfer dans les métropoles britanniques.

    Dès le 29 mars 1944, la Reichbahn (les chemins de fer allemands) avait interdit tout trafic ferroviaire entre Rilly et Germaine et refusé aux agents de la SNCF, la visite du tunnel. Pour maintenir les passagers à distance des deux entrées du tunnel, les transferts entre les deux gares s’effectuaient au moyen de camions gazogènes. Un cheminot français, M. Gillery, parvient à se dissimuler sous un wagon destiné aux opérateurs ennemis puis à regagner Reims après avoir visualisé la nouvelle utilisation de la galerie transformée en atelier d’assemblage et estimé la menace.

    « Les briseurs de barrage »

    Le 13 juillet, un premier raid est mené mais ses résultats sont jugés très insuffisants. Aussi une nouvelle mission est programmée le 31. 97 Lancaster et six Mosquito constituent la force opérationnelle qui a la charge de larguer à haute altitude des « Tall boys ». Ces bombes redoutables mises au point par l’ingénieur Barnes Wallis pèsent chacune 5.457 kilos.

    Elles arrivent au sol à une vitesse proche de celle du mur du son et s’enfoncent profondément avant d’exploser et de créer une formidable onde de choc capable de venir à bout des structures les plus solides.

    Pour se donner les meilleures chances de réussite, les Britanniques font appel aux experts du 617e squadron, « les briseurs de barrage » dont la précision des frappes est redoutable. Les seize appareils de cette unité lâchent leurs « Tall boys » avant de céder le ciel à d’autres appareils dont les soutes sont chargées de bombes traditionnelles.

    Cette fois, les deux entrées du tunnel sont bousculées et partiellement obstruées mais le village de Rilly-la-Montagne est touché. « 102 maisons furent sinistrées et 156 endommagées. Le kiosque à musique et la salle d’attente de la gare disparurent à tout jamais et on dénombra malheureusement plusieurs victimes civiles » a rappelé le maire Alain Toullec devant plusieurs centaines de villageois des deux côtés de la Montagne de Reims venus participer à ce temps du souvenir.

    Et l’élu d’ajouter : « A la libération, les destructions interdisaient tout accès par fer côté Germaine. Seule la tranchée de Rilly avait été en partie dégagée. Au moment de leur départ, les Allemands ont essayé de miner l’ouvrage mais M. Desenfant, un entrepreneur local est parvenu à couper le cordon d’allumage  ».

    Hervé CHABAUD

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    L’hommage à deux équipages

    Sa taille impressionne d’autant qu’il se tient parfaitement droit. Le vétéran John Bell, 87 ans, un ancien bombardier du 617e squadron dont la mission était de viser de manière à ce que la bombe de son appareil atteigne son but, a tenu à faire le voyage avec sir Owen, l’historien de son unité.

    « Je me souviens parfaitement de cette mission qui était très complexe car la géographie locale ne favorisait pas un juste placement de la bombe et que le site était défendu par la flak. J’ai eu le plus grand mal à faire le job parce qu’il y avait déjà beaucoup de poussière en suspension en raison des explosions mais tout l’équipage avait à cœur de réussir le raid. » Avant d’ajouter : « Je suis aussi venu pour rendre hommage aux deux équipages que nous avons perdus ici en service aérien commandé ».

    Deux Lancaster sont perdus dans le périmètre de la frappe. L’un est touché par la flak (la défense contre avions allemande) et l’autre percuté par deux bombes de 500 kilos largués par des avions volant au-dessus d’eux. Le premier, un Lancaster III n° LM 453, dont l’indicatif est WS-E et qui appartient au 9e squadron, s’écrase vers 20 h 30 tout près de la ferme Saint-Jean sur la commune de Puisieulx. Ses sept aviateurs sont tués. Celui du 617e, le Lancaster I n° ME 557, dont l’indicatif est KC-S, tombe près de l’entrée du tunnel côté Germaine. Cinq des sept membres de l’équipage périssent. Seuls survivent le capitaine Bill Reid, un héros de la RAF décoré de la Victoria cross pour son audace au cours d’un bombardement sur Dusseldorf dans la nuit du 3 au 4 novembre 1943, et son radio le sous-lieutenant David Duker. Tous deux sont faits prisonniers et ramenés au poste de la flak. Ils ne seront libérés qu’à la fin de la guerre. Duker est décédé en Afrique du Sud en 1980 et Reid en novembre 2001 à Crief en Ecosse où il est inhumé.

    John Bell est allé s’incliner avec la maire de la commune et une délégation sur la tombe de Douglas Stewart, le seul membre de cet équipage enterré à Germaine, les autres dépouilles ayant été rapatriées au cimetière de Clichy (Hauts-de-Seine).

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    Savoir se souvenir

    Si le sénateur Yves Detraigne a rappelé devant les membres de l’Association du musée de l’aviation de Vraux et devant une très nombreuse assistance « l’utilité du travail d’histoire et de mémoire », les villageois ont pu découvrir au centre culturel une très belle exposition sur ce bombardement et ses conséquences.

    Après la municipalité, la BA 112 Marin-la-Meslée qui était présente avec Frédéric Lafarge, administrateur de son musée, et une délégation de l’Association des officiers de réserve de l’armée de l’air conduite par le commandant Engrand et le capitaine Marchwant a remis un cadeau à John Bell et à sir Owen. Chacun a pu aussi voir des maquettes de bombardiers Lancaster et Mosquito ainsi qu’une batterie de flak et des images des impressionnantes de « Tall Boys ».

    La représentation de toutes les générations dans ce temps du souvenir a été saluée.

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    Union090618d - Marne

    SOUAIN : Commémoration dimanche : Rendez-vous au « cimetière du père Doncoeur »

    Voici le monument de la 28e brigade, inauguré le 25 septembre 1919.
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  • Parmi les localités qui possèdent des nécropoles du souvenir aux morts des armées de Champagne, Souain figure en bonne place.

    SUR la route entre Souain et Saint-Hilaire, face à la ferme des Wacques, au bout d’un simple chemin de terre, le monument aux morts de la 28e brigade appelé aussi « cimetière du père Doncoeur » mérite aussi le détour. C’est ce haut lieu de combat et de repos éternel qui, cette année, sera à l’honneur à l’issue de la cérémonie annuelle aux morts des Armées de Champagne du dimanche 21 juin.

    Programme

    La cérémonie se déroulera en présence du 35e Régiment d’infanterie de Belfort, régiment qui, en 1915, participa à l’offensive de septembre au sein de la 28e brigade.

    A 9 h 45 : cérémonie militaire à Navarin ; à 10 h 45 : messe célébrée devant le monument ; à 12 heures : pèlerinage au monument aux morts de la 28e Brigade (ferme des Wacques). Ce sera plus qu’un simple dépôt de gerbe puisque le 35e Régiment d’Infanterie de Belfort, en manœuvre à Mourmelon-Suippes, accompagnera la délégation et rendra les honneurs au pied de l’imposante croix de pierres blanches, entourée de stèles disposées en cercles.

    Historique

    Monument, calvaire, nécropole, c’est tout à la fois… Au centre de la croix cette inscription « Aux Morts de la XXVIIIe Brigade », organigramme pétrifié de deux régiments, les 35e et 42e d’infanterie, morts au champ d’honneur lors des combats du 25 au 30 septembre 1915.

    Dès mars-avril 1919, de retour à Belfort, alors que nombre de compagnons d’armes sont restés sur le champ de bataille sommairement ensevelis ou abandonnés sans sépultures, le père Paul Doncoeur, leur aumônier militaire, fait part aux familles des morts de son dessein d’édifier un calvaire monumental à l’endroit même des combats sanglants de septembre 1915 et d’y rassembler, autour de leur colonel, les officiers, sous officiers et soldats tombés à leurs côtés.

    Digne sépulture

    Chargés officiellement de l’opération et faisant appel aux volontaires, dix soldats acceptent spontanément de reporter leur démobilisation pour accomplir cette ultime mission de relever les restes de leurs camarades et leur donner une sépulture digne de leur sacrifice.

    Le 2 mai, le détachement arrive et s’installe dans les ruines de la ferme des Wacques. Voici ce qu’écrivait l’un d’entre eux : « sur le terrain, les fantassins de 1915 gisaient, depuis quatre ans dans le chaos du champ de bataille, la plupart sans sépultures, massacrés de nouveau par la bataille tourbillonnante, et dispersés aux chocs des explosions ».

    Dans le campement, baptisé le « Toutim », l’équipe de volontaires reçoit le renfort d’une douzaine de prisonniers autrichiens dont un précieux charpentier et un détachement de « main-d’œuvre de guerre » constitué d’Indochinois stationnés à Suippes.

    Le 25 septembre 1919, « triomphale et rayonnante de force pour des générations », l’œuvre voulue et menée par le père Doncoeur était inaugurée devant plus de mille personnes, survivants, anciens combattants, familles, pèlerins.

    Cérémonie annuelle du souvenir aux morts des armées de Champagne, au monument de Navarin, dimanche 21 juin dès 9 h 45.

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    Union090618c - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Décédé à 82 ans, Pierre Claude nous a quittés

    Le Châlonnais Pierre Claude, 82 ans, est décédé. Cet homme discret, simple et attachant portait en son cœur une lourde histoire : celle de la déportation avec ses images d’horreur tatouées dans sa mémoire. Pris comme otage à l’âge de 17 ans au cours d’une rafle opérée par les Allemands le 30 juillet 1944 à Clermont-en-Argonne, un bourg à la charnière de la Meuse et de la Marne, il avait fait partie avec son père de plus d’une centaine d’hommes arrêtés en représailles du mitraillage par la Résistance d’un véhicule ennemi.

    La puissance de son témoignage

    Son périple interminable dans un univers de restriction et de promiscuité l’avait conduit au Struthof, à Dachau, à Vaihingen. Comme ses camarades de l’enfer, il avait alors voisiné la mort au quotidien et subi l’humiliation et la férocité des SS. Il parlait peu mais la puissance de son témoignage n’exigeait pas de longues phrases : « On était comme des bêtes, pire même. À certains moments j’aurai presque volé le pain de mon père pour manger ».

    Lorsqu’il était revenu de l’univers concentrationnaire il était très fragilisé : « Je pesais 32 ou 33 kilos ».

    Il relatait parfois de douloureux épisodes de son enfermement lorsqu’il était contraint d’inhumer ses camarades de misère. Il évoquait brièvement son retour à Clermont en mai 1945 : « On était content mais pas vraiment joyeux tellement nous étions affaiblis ».

    Fidèle aux cérémonies du souvenir, il portait dans son regard clair une souffrance éternelle et témoignait par sa gentillesse un humanisme sincère.

    Les obsèques de Pierre Claude ont lieu aujourd’hui à 15 h 30, en l’église de Clermont-en-Argonne. À sa famille dans la peine, à ses amis, l’union présente ses condoléances émues.

    Hervé CHABAUD

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    Union090618b - Marne

    Il y a soixante-neuf ans : 18 Juin : un appel en héritage

    Le général de Gaulle avait déjà conçu la lettre et l’esprit de son appel lors d’un bref séjour dans la Marne, à Savigny-sur-Ardres, le 21 mai 1940.
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  • Louis Carrière.
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  • Victor Desmet.
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  • Soixante-neuf ans après l’appel du général de Gaulle, des cérémonies sont organisées dans la plupart des villes pour rappeler l’esprit visionnaire du général.

    ELLES ont lieu pour la plupart en fin d’après midi à 18 heures ou 18 h 30. Elles rassemblent les autorités civiles et militaires mais sont aussi un temps choisi pour une leçon d’histoire au cours de laquelle des collégiens et des lycéens peuvent être amenés à lire l’un des deux textes du général.

    Dans la Marne, on est forcément très sensible à cet Appel du 18 juin, d’autant que le général en avait déjà conçu la lettre et l’esprit lors de son bref séjour à Savigny-sur-Ardres alors que la menace de la force blindée allemande se faisait de plus en plus pesante sur le front. Le général d’armée Alain de Bois¬sieu, son gendre, a inauguré en son temps une plaque rappelant cet événement un peu oublié de l’histoire de 1940.

    On acte fondateur

    L’épopée des Français libres n’aurait pas existé sans cet engagement puissant et argumenté du général de Gaulle. Sa capacité à rendre l’espoir, à dessiner une France debout alors qu’elle était accablée par la défaite et humiliée par un vainqueur conquérant et sûr de sa force exigeait beaucoup d’audace et un sang-froid sans pareil. Ces Français libres sont devenus les éclaireurs d’un Résistance qui, à l’extérieur comme à l’intérieur, allait bouleverser la donne d’un conflit avec des hommes et des femmes d’ici résolument engagés auprès des alliés.

    Le sens des mots témoigne toujours aujourd’hui du caractère de l’homme : « Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite lis ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver à se mettre en rapport avec moi. » Ces paroles sont bien celles d’un chef.

    Aussi ce qu’on dit des Français libres ne prend que plus de relief : « Refusant la défaite, ils ont rejoint le général de Gaulle pour poursuivre le combat ils se sont battus sur terre, mer, dans les airs et sur tous les fronts, sous toutes les latitudes jusqu’à la victoire. » Bien sûr, résister est une question de caractère. Elle peut être intentionnelle ou résulter d’une sollicitation dont on partage la pertinence. On pourra toujours décrire les problèmes et les difficultés qui ont émaillé cette période difficile de notre histoire contemporaine mais il faut reconnaître que la Résistance française a émergé unie à la fin de la guerre. Ce non intransigeant à Pétain que de Gaulle a promulgué comme un acte fondateur, son projet pour retrouver une France libre, démocratique et républicaine a permis de rassembler des hommes et des femmes de toutes les sensibilités et, à l’extérieur comme à l’intérieur, d’entretenir un patriotisme authentique.

    Hervé CHABAUD

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    Aviateur et gardien de la mémoire

    En mars 1940, Louis Carrière est un jeune aviateur titulaire de son diplôme de radio navigation aérienne. Il est affecté au groupe de bombardement 1/15 à Reims puis transféré à Saint-Yan en Bourgogne. Il sert alors sur des quadrimoteurs Farman et participe à plusieurs bombardements sur l’Allemagne. Son unité est transférée au Maroc à la mi-juin mais ce garçon du canton de Montmort qui a fait ses études au collège de Sézanne n’entend pas rester inactif.

    Lorsqu’il est placé en congé d’armistice et rapatrié à Istres, il réussit grâce à un ami pilote à intégrer le réseau Gallia à Toulouse, réseau qui dépend du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) de Londres. En juillet 1943, il est chargé de diriger la section de Limoges mais au cours d’une liaison qu’il effectue à Toulouse, il est appréhendé par les nervis de la gestapo. Suivent de lourds interrogatoires, l’enfermement, et la déportation à Neue Bremm, Mauthausen, Gusen, Flossenbourg, Leitmeritz. Du 10 octobre 1943 date de son arrestation jusqu’au 10 mai 1945 où il est enfin libéré, il vit le cortège de souffrances des déportés et ne doit qu’à sa force de caractère et cette envie de leur résister jusqu’au bout d’avoir survécu.

    Colonel de l’armée de l’air ayant achevé sa carrière comme sous-chef d’état-major au commandement des écoles, commandeur de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, Louis Carrière s’est investi dans le monde combattant au service des Français libres, des anciens déportés et des combattants volontaires de la Résistance.

    Correspondant de la Fondation de la France libre, il a été en 2004 l’un des artisans du passage à Reims du train de la France libre avec la venue de l’amiral Philippe de Gaulle. Il tient toujours à ce que l’Appel du 18 juin soit célébré dans la dignité et le recueillement. Cette année encore pour la cérémonie de Reims, il a demandé à deux lauréates du concours scolaire de la Résistance et de la Déportation, de lire l’Appel.

    Une façon d’associer les jeunes générations au travail d’histoire et aux temps du souvenir.

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    Le zouave devenu compagnon

    Sur la cinquantaine de compagnons de la Libération encore vivants, Victor Desmet, 88 ans, est le seul Marnais. Le 18 juin reste pour lui un jour particulier. « C’est un moment fondateur où le général de Gaulle s’est clairement engagé pour rendre à la France sa grandeur, sa liberté, les valeurs qui étaient la richesse de son histoire. Sans cet appel, je ne crois pas que des camarades auraient comme moi rejoint la France libre et qu’à l’intérieur la Résistance se serait développée. » De fait, dès juin 1940, Victor Desmet refuse la défaite et s’insurge contre le renoncement du maréchal Pétain. Alors qu’il se trouve au Liban et sert au 2" Zouave, il déserte et gagne la Palestine où sont stationnées les forces britanniques. « Je me suis engagé début juillet dans les Forces françaises libres parce que le général était porteur des vraies valeurs qui sont la fierté de notre pays. J’ai été intégré dans une compagnie commandée par le capitaine Folliot. Notre unité a été intégrée à la 7e division britannique. » Ces jeunes Français libres au cœur gonflé de courage combattent à la frontière de l’Egypte et de la Libye. Desmet est remarqué pour son audace. Certains le trouvent un peu tête brûlée mais il est particulièrement efficace. Il participe à la prise de Bardia et de Tobrouk en janvier 1941. Devant Tobrouk, alors qu’il est tireur au fusil-mitrailleur de sa section, il descend un avion italien puis au cours d’une patrouille non sans avoir traversé un champ de mines, il fait prisonnier le générale italien commandant d’armes de la place. Il lui confisque également son véhicule qu’il remet au lieutenant Barberot, qui sera comme lui fait compagnon de la Libération. Desmet fait partie des premiers nommés par décret du général de Gaulle, le 7 mars 1941. Il est décoré par le chef de la France libre en mai avant la campagne de Syrie. Il est alors versé à la 13e demi-brigade de Légion étrangère et reste attaché au lieutenant Barberot avec lequel il est resté proche jusqu’au décès de ce dernier, il y a quelques années. Dans la région, résident deux autres compagnons de la Libération, l’Aubois Robert Galley, 88 ans et l’Ardennais Alain Gayet, 86 ans.

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    Union090618a - Marne

    ÉDITO : Depuis Londres

    Soixante-neuf ans après, l’appel du 18 Juin résonne comme un non intransigeant à l’idée d’une France occupée et soumise. La capacité du général de Gaulle à initier un sursaut parmi les hommes et les femmes d’un pays bousculé et abîmé par un conquérant sûr de sa force, a donné l’envie aux plus déterminés d’oser, de résister et de combattre si nécessaire jusqu’au don de soi. Ce jour-là est un commencement.

    Cet appel est inusable parce qu’il témoigne de l’homme debout face à l’inacceptable d’une France battue et livrée par un maréchal ayant perdu son âme de soldat. Tout abandonner pour suivre un général encore inconnu a exigé de la conviction et la certitude que d’agir de la sorte était un devoir d’homme libre.

    Ceux qui sans attendre ont franchi le pas, ont ouvert un nouveau chemin de vie. À l’exemple de ces 128 courageux de l’île de Sein qui, avec d’autres ici et là, ont dit un oui sans restriction à de Gaulle, l’idéal de Résistance a soufflé sur la Manche comme une brise fortifiante de liberté.

    Bien sûr, l’appel du 18 Juin n’efface pas la honte du renoncement, ni les quatre années d’une occupation nourrie de persécutions, de délations, d’humiliations, de fusillés, de sacrifiés, de déportés, de souffrances inouïes.

    Mais il témoigne qu’au bord du précipice, la France ne s’est pas couchée et qu’elle a pris date pour la reconquête par un engagement sans faille d’une élite de ses patriotes qui a su fédérer une famille de la résistance où les idées politiques, les convictions philosophiques et religieuses ont été mises de côté au profit d’une communion d’esprit autour des valeurs des droits de l’homme que porte la République.

    On pourra disserter longtemps sur les oppositions manifestées mais encore faut-il reconnaître que la Résistance est sortie unie à la fin de la guerre. Sans de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Henri Fresnay et tant d’autres que serait devenu notre beau pays ?

    Hervé CHABAUD

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    Union090617c - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Anciens combattants : Voyage instructif en Normandie

    Un voyage qui a permis aux anciens combattants de Saint-Martin-d’Ablois de se retrouver, une fois de plus.
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  • A l’initiative de l’association des anciens combattants de Saint-Martin-d’Ablois, présidée par Bernard Joffre, plus d’une cinquantaine d’adhérents accompagnés de leurs conjointes ainsi que les veuves de guerre et amis, ont visité la Normandie durant deux jours, sous un soleil radieux.

    La première journée était consacrée à la visite du musée 39-45, qui perpétue le souvenir du débarquement meurtrier du 19 août 1942, puis du musée de l’Horlogerie de Saint- Nicolas.

    Le lendemain, direction le site de lancement de V1, qui fait partie des 400 bases installées par Hitler pendant l’été 43 entre Dunkerque et Cherbourg, dans le but d’anéantir Londres.

    Pour terminer, nos anciens sont allés visiter une réserve de bisons canadiens, avec dîner à base de cette viande peu connue.

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    Union090617b - Marne

    REIMS : Fête du 14 Juillet / La Ville fait dans le prestige

    Les Rémois se déplacent toujours en nombre pour assister au concert du 14 Juillet
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  • L’équipe d’Adeline Hazan a décidé de changer l’un des événements les plus appréciés des Rémois. Nouveau lieu et changement de direction artistique pour la fête nationale. Oublié le côté « popu », place au prestige du classique…

    MC SOLAAR, Eddy Mitchel, Patricia Kaas, Boney M, Liane Foly, Pierre Bachelet ou encore Adamo, pour ne citer qu’eux, ont fait le bonheur de milliers de Rémois le 14 Juillet. Pour leur musique populaire mais aussi parce qu’en dépit du côté « has been » de certains, ces artistes ont marqué plusieurs générations. C’est désormais terminé. À quoi auront droit les Rémois pour la version 2009 du 14 Juillet ? Une nouvelle fois, l’équipe d’Adeline Hazan a décidé d’innover.

    Premier changement, travaux du tramway obligent, le lieu. Il y a quelques années, les festivités se déroulaient au parc Léo-Lagrange et le feu d’artifice était tiré du stade Delaune. Avec succès. Plus tard, c’est sur la place de la République que la municipalité de Jean-Louis Schneiter a organisé la fête nationale, le feu d’artifice étant tiré des anciens entrepôts de la Sernam. Malgré ce changement, les habitants avaient répondu présents.

    Il faudra être patient…

    Cette fois, les Rémois devront faire le déplacement jusqu’au parc des expositions, là où a eu lieu le congrès du PS. Pas vraiment sympa. Certes, des navettes seront mises en place, mais pour les familles qui avaient pris l’habitude de flâner en centre-ville avant le feu d’artifice, la balade sera désormais supprimée. Quant à ceux qui viendront en voiture, il leur faudra s’armer de patience : un concert rassemblant 6 000 personnes au parc des expos génère déjà d’énormes embouteillages, mais cela risque d’être bien pire si les quelque 30 000 Rémois que rassemble chaque année le 14 Juillet font le déplacement.

    Autre changement et non des moindres : le choix de l’artiste. La municipalité a choisi l’orchestre philharmonique de Prague. La qualité musicale sera au rendez-vous, on n’en doute pas, mais rien à voir avec les stars qui ont fait le succès de cet événement auprès des Rémois. Le côté populaire de la fête nationale sera donc cette année mis de côté.

    Vouloir faire évoluer les choses, vouloir « élever le niveau », c’est bien.

    Mais pourquoi priver les uns pour faire plaisir aux autres ? N’y avait-il pas moyen, outre le philharmonique de Prague, d’inviter un artiste aimé du grand public ? Changer pour changer, cela tourne parfois au n’importe quoi.

    Il serait grand temps de penser à ce qui se passe à Reims en 2009 avant d’essayer de vendre à tous crins son « Reims 2020 » à la population.

    Thierry ACCAO FARIAS

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    « Il fallait élever le niveau culturel »

    Jean-Claude Laval, adjoint en charge de l’état civil et des cérémonies, apporte quelques précisions quant au nouveau visage des festivités de cette fête nationale.

    « Puisque la place de la République est actuellement en travaux, il a fallu logiquement déplacer la manifestation. Nous avons évidement pensé au parc Léo-Lagrange, mais pour des raisons de sécurité liées au Stade de Reims et à l’interdiction de tirer un feu à proximité de celui-ci, nous avons dû penser à un autre lieu », précise l’élu.

    Plusieurs solutions ont semble-t-il été étudiées. « Nous avons réfléchi à un endroit pouvant accueillir 30.000 à 40.000 personnes. J’ai voulu un repli sur le parc de Champagne, mais en terme de sortie, de sécurité, là aussi, ce n’était pas possible. Nous avons alors choisi le parc des expositions car c’était le seul lieu disponible et capable de se prêter à ce type d’événement », ajoute-t-il.

    M. Laval revient aussi sur le choix artistique. « C’est un « Aquatique show » avec l’orchestre philharmonique de Prague. Il fallait élever le niveau culturel. S’il y a de la nouveauté, il faut l’accepter, c’est après que l’on fera le bilan. Il faut rendre les Rémois curieux. Partout en Europe où se produit cette formation, les retours sont positifs. Et puis, qu’est-ce que le populaire ? Un chanteur qui attire 30.000 à 40.000 personnes ? Et si là, il y a 60.000 Rémois ? J’espère que les Rémois vont être séduits par cette nouvelle formule : sûr que ce sera détonnant », conclut-il.

    TAF

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    Que pensez-vous du 14 Juillet new look

     

     

    Priscillia Lasseron, 23 ans, serveuse (Reims).
    Priscillia Lasseron.
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    « Ça risque de perturber les habitudes des Rémois : le parc des expos c’est quand même très excentré. Espérons que les TUR auront prévu assez de navettes pour transporter les gens.

    Je n’ai rien contre l’Orchestre philharmonique de Prague, mai pour une fête de 14 Juillet, on aurait souhaité des musiques plus populaires !

    Quant au feu d’artifice, peu de gens auront la chance de le voir au parc de Champagne. Je préférais les programmes des autres années. »

     

     

     

    Magalie Silva, 31 ans, cuisinière (Reims).
    Magalie Silva.
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    « L’an dernier, avec MC Solaar et Natasha Saint-Pier, place de la République, c’était super !

    Cette année, ça m’étonnerait qu’on ait envie de danser avec l’Orchestre philharmonique de Prague… Je n’aime pas la musique classique en général.

    J’ai deux enfants : vont-ils pouvoir profiter du feu d’artifice tiré au parc de Champagne ? Pourquoi pas la fête à Léo-Lagrange ou place d’Erlon ?

    Avec mon mari, nous irons fêter le 14 Juillet à Asfeld. »

     

     

     

    Guillaume Urbanczyk et Adeline Barbier, 17 ans, lycéens (environs de Reims).
    Guillaume Urbanczyk et Adeline Barbier.
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    « Par rapport au concert de MC Solar de 2008, ça risque de bouleverser les habitudes musicales des gens : nous n’aimons pas trop la musique classique qui n’est pas adaptée au 14 Juillet. Le parc Léo-Lagrange aurait été plus judicieux, ce qui a déjà été le cas.

    Cette année, les deux sites sont trop éloignés du centre-ville : on ne pourra pas prendre un pot à une terrasse, ce sera moins convivial. Nous n’irons pas à ce concert. »

     

     

     

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    Union090617a - Marne

    REIMS : Cérémonies du 18 Juin

    Les cérémonies du 69e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 débuteront à 18 heures au monument aux morts, place de la République : Ravivage de la Flamme, dépôt de gerbes, lecture de l’Appel (deux textes), sonnerie« Aux Morts », minute de silence, exécution de l’hymne national, lecture du message du ministre de la Défense par le sous-préfet. Rendez-vous ensuite à 18 h 15 au monument aux martyrs de la Résistance, esplanade colonel Bouchez : sonnerie « Garde à vous », dépôt de gerbes, sonnerie « Aux morts » exécution du Chant des Partisans.

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    Union090616a - Marne

    REIMS : Cinéma, spectacles, sculpture : La censure ne date pas d’hier

    En février 1985, la diffusion au cinéma l’Atalante de Maison-Blanche du film « Je vous salue Marie »
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  • Deux toiles représentant des nus ont été censurées au conservatoire. Pas de panique, à Reims, la censure ne date pas d’hier. Petit tour d’horizon non exhaustif.

    « POUR éviter la colère des parents d’élèves », un responsable du Conservatoire a préféré interdire l’exposition de deux des toiles présentées par le Salon orange et sur laquelle figuraient des nus. Cette censure n’a rien de nouveau à Reims où l’histoire de la ville est balisée d’interdictions et/ou d’incidents graves à l’occasion de sorties de films, de venues d’artistes ou d’œuvres d’art. Tour d’horizon.

    Novembre 1959.- « Pour éviter les troubles sur la voie publique », le nouveau maire de Reims Jean Taittinger prend un arrêté municipal pour interdire la diffusion à Reims du film de Roger Vadim : « Les liaisons dangereuses » (avec Vadim, Jeanne Moreau et Gérard Philipe) qui raconte l’histoire d’une jeune femme officiellement vertueuse, mais en fait la reine des libertines !

    1972.- Malgré des pressions de l’Etat, le film « Avoir 20 ans dans les Aurès » de René Vautier qui a le premier regard critique sur la guerre d’Algérie sort à Reims.

    1975.- Pourtant sorti aux Etats-Unis en 1957 le film de Stanley Kubrick « Les sentiers de la gloire » qui évoque notamment les mutins de 1917 est jugé « diffamatoire pour l’armée française ». Il ne sortira en France et à Reims qu’en 1975 (sous Giscard). Annette Hesbois, aujourd’hui responsable de l’Opéra, se souvient qu’il y avait la grande foule place d’Erlon pour avoir son billet devant le cinéma « Le Lion d’or », aujourd’hui Gaumont Centre, qui diffusait le film.

    Pas contents les cathos

    1997.- Evocation du quotidien de jeunes d’une banlieue (Meaux), le film « Ma 6-T va crack-er » de Jean-François Richet occasionne une bagarre générale un samedi soir à l’Opéra. Le lendemain, la copie est retirée du circuit.

    Février 1985.- Marche de protestation du collectif « Chrétienté et solidarité » et chapelets de la colère devant la cathédrale pour protester contre la diffusion au cinéma l’Atalante de Maison-Blanche du film « Je vous salue Marie » de Godard, qui porte atteinte au christianisme.

    Plusieurs autres sorties de films ont provoqué l’ire de la communauté catholique rémoise. Annette Hesbois s’en souvient comme si c’était hier.

    1988.- La sortie de « La dernière tentation du Christ » de Martin Scorsese avec un Christ amoureux de Marie-Madeleine scandalise les catholiques qui n’hésitent pas à jeter de l’eau bénite sur les cinéphiles étonnés. C’est tout de même moins dur qu’à Paris où ils incendient un cinéma, faisant quatorze blessés.

    2002.- Protestation cette fois contre le film « Amen » de Costa Gavras qui accuse le pape Pie XII de ne pas avoir dénoncé les chambres à gaz. Comme un peu partout en France, les Rémois sont aussi offusqués par l’affiche du film sur laquelle la croix chrétienne est entremêlée avec la croix gammée.

    2006.- Prières devant le cinéma Opéra à l’occasion de la sortie du « Da Vinci code » de Ron Howard qui évoque la paternité du Christ.

    Alain MOYAT

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    La « War game » de Lapie torpillée par Falala

    Sollicité en 1993 pour réaliser une œuvre d’art « actualisant l’esprit du lieu par rapport à la mentalité de la génération de cette guerre ; à la fois en tenant compte de l’horreur et de la dérision de la guerre », le sculpteur Christian Lapie n’a finalement jamais vu son travail exposé deux ans dans la pièce contiguë à la salle de la Reddition.

    Si l’œuvre - une table en béton rose vif incrustée d’armes-jouets et de troupes en fer à béton - pouvait étonner, son sort fut vite réglé à la suite d’une incroyable chaîne de petites lâchetés.

    D’abord, l’œuvre n’a pas été particulièrement appréciée par les anciens combattants qui avaient toussé, c’est tout. Le scandale (double) allait venir d’Allemagne où à la suite d’un article d’un critique d’art allemand qui saluait la ville de Reims d’avoir osé commander une telle œuvre, la veuve du général nazi, signataire de la Reddition (et condamné à mort comme criminel de guerre à Nuremberg) s’est émue auprès du président Mitterrand de l’inconvenance d’une telle œuvre. L’Élysée a diligenté une enquête auprès de la préfecture qui a posé la question à la Ville

    qui a dit qu’elle n’était pas au courant d’une telle commande. À quelques mois des municipales, les anciens combattants sont montés au créneau pour dégommer l’œuvre. Le maire Falala a cédé, il n’a pas exposé l’œuvre.

    Le temps a passé, la municipalité a changé et Lapie a porté l’affaire en justice. L’adjoint à la culture a calmé le jeu, négocié avec Lapie qui a pu exposer ses œuvres au musée des Beaux-arts. Mais la fameuse sculpture n’a toujours pas été exposée. Le sera-t-elle un jour ?

    A.M.

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    Union090615d - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Décristallisation ou le « Discours de la méthode »

    Notre lecteur réclame le souci d’égalité comme le soulevait le film « Indigènes ».
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  • Le Châlonnais Gaëtan Charlot met les points sur les i en ce qui concerne les pensions.

    « Les Oubliés de la République » demandent très énergiquement la décristallisation des pensions de toute nature versées aux anciens combattants des territoires anciennement sous dépendance, protection ou assistance de la France.

    Toutes ces pensions ont été gelées à la date des indépendances de ces Etats. Le montant de ces pensions était devenu dérisoire par rapport aux taux équivalents versés en France, mais il n’en est pas de même par rapport aux économies locales. C’est pourquoi, depuis fort longtemps, le monde combattant demande une revalorisation de cette catégorie de pensions des ressortissants des Etats ex-dépendants, considérant qu’elle devait être égale au pouvoir d’achat des pensions versées aux citoyens de la République française.

    Il y a lieu de développer l’esprit des lois et d’éviter la trituration des « droits de l’homme », afin de garder la puissance d’une saine analyse.

    La retraite du combattant est afférente à la possession de la carte du combattant. La loi du 31 mars 1932 (art. L. 255 du code des PMI - pensions militaires d’invalidité) qualifie cette aide de « retraite » (non réversible), c’est donc un moyen d’existence et non une récompense selon l’esprit (non déformé) des ébats sur cette loi de 1932.

    A compter du 1er juillet 2009, cette retraite du combattant s’élèvera à 555,55 euros (13,55 euros x 41 points PMI). Cela représente environ deux fois le salaire moyen mensuel de ces Etats ex-dépendants (parfois plus).

    Dans le souci républicain d’égalité soulevé si judicieusement dans le film « Indigènes », il faut donc que la retraite du combattant apporte le même pouvoir d’achat en France ou en pays ex-dépendants, pour suivre l’énergie des « Oubliés de la République », soit : 1 321,02 x 2 = 2 642,04 euros au taux du smic du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009.

    C’est tout à fait la science des confusions, celle qui retourne le constat partiel de départ : c’est le modèle de la mauvaise foi dans chaque sens.

    Le monde combattant ne demande pas une retraite du combattant d’un montant de 2 642 euros, mais que les augmentations des pensions de nos anciens copains (1) des ex-colonies et protectorats, aillent dans leur poche personnelle avec un pouvoir d’achat au moins égal à celui de la métropole pour un taux de pension équivalent (2).

    Merci à ceux qui s’en feront les gardiens et dont l’intelligence tourne à l’endroit.

    Il est temps de terminer cette recherche d’osmose équilibrée en ce domaine des pensions : elle ne sera jamais atteinte en pleurnichant mais en étant un « homme debout » comme un ancien combattant. »

    (1) copains, com avec, panis pain. Qui mangent le même pain (2) nota. En France, l’Etat récupère la TVA sur ces retraites.

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    Union090615c - Marne

    FISMES : La chorale de l’UNC en récital

    La troupe musicale de la section fismoise de l’Union Nationale des Combattants était en concert à la maison de retraite.
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    La troupe musicale de la section fismoise de l’Union Nationale des Combattants (UNC) accompagnée de trois musiciens a donné un récital à la maison de retraite de l’hôpital local de Fismes à l’occasion de la fête des mères.

    Il fut fort apprécié par les résidents et notamment la première partie du nouveau répertoire consacrée aux chants de western.

    La seconde partie a également été fortement appréciée : de nombreux résidents ont repris en chœur les grands classiques de l’accordéon qui leur étaient proposés.

    Une quinzaine de membres composent la troupe musicale de l’UNC.

    Les bénévoles qui souhaitent participer aux activités de l’UNC peuvent contacter M. ou Mme Browarnyj au 03.26.50.16.20.

     

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    Union090615b - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Les écoliers au terrain de la Folie : Un rallye pour comprendre

    Les élèves de l’école La Fontaine et les anciens combattants ont échangé de bons moments autour des connaissances sur le Seconde Guerre mondiale.
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  • Le rallye de la Liberté, appelé dans le passé course de la Liberté et fondé en 1979, est désormais et depuis de nombreuses années déjà, organisé avec la Ville de Châlons, l’Office national des anciens combattants, les combattants eux-mêmes et l’armée. Il s’est déroulé sur deux jours, jeudi et vendredi, sur le terrain de La Folie.

    Cette manifestation, que les différents organisateurs tiennent à pérenniser et dirigé vers les écoles primaires CM1 et CM2 de Châlons, de la communauté d’agglomération et de l’extérieur, a pour but de rendre hommage à ceux et celles qui ont combattu pour la liberté. Quelque 374 enfants ont rencontré les anciens combattants répartis sous six toiles de tente - fournies par le 402e régiment d’artillerie - et qui ont répondu aux questions posées par les anciens combattants et concernant essentiellement la période 1939-1945.

    « Que s’est-il passé les 7 et 8 mai 1945 ? Qu’est-il arrivé sur ce terrain ? Qui étaient les résistants ? »

    Autant de questions, trois ou quatre par groupe d’élèves sur la vingtaine de questions élaborées par les anciens combattants, pour tester la mémoire des écoliers et leur attribuer une appréciation selon la justesse de leurs réponses.

    Ce rallye, qui s’est déroulé dans une bonne humeur générale, a permis de rapprocher les jeunes générations et de nouer quelques liens d’amitié et de respect avec le monde combattant.

    Les récompenses aux élèves auront lieu à la mairie le vendredi 19 juin à 10 heures.

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    Union090615a - Marne

    GERMAINE : Hommage : Des coquelicots pour l’aviateur britannique

    Daniel Godfroy a remis une pièce de l’avion à Robert Owen.
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  • Lors du dépôt de la couronne de coquelicots par Corinne Demotier, Robert Owen et John Bell.
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  • Un hommage a été rendu, samedi, au pilote britannique D.G.W. Stewart, inhumé au cimetière du village en 1944, après le crash de son avion.

    SUR une initiative de la municipalité de Germaine et de Jean-Marie Chapelet du musée de l’aviation de Vraux, un hommage a été rendu, samedi, au pilote britannique D.G.W. Stewart, inhumé au cimetière du village en 1944 après que son avion lancaster s’est crashé au lieudit « La Belle Etoile » en forêt de Germaine.

    Dans une brève intervention, la maire, Corinne Demotier, a rappelé les circonstances du crash : en mars 1944, les Allemands suspendent tout trafic entre les gares de Germaine et de Rilly-la-Montagne et transforment le tunnel en usine de guerre où sont assemblés les V1 (premiers missiles de croisière).

    Aussi, les alliés réagissent et décident de bombarder le tunnel. À deux reprises, le 17 et surtout le 31 juillet 1944, plusieurs vagues de bombardiers déferlent sur le tunnel. Le 31 juillet, cent trois Lancaster des 5e et 8e groupes quittent le sol britannique pour attaquer les deux extrémités du tunnel en déversant des bombes « Tallboy » de 6 tonnes, condamnant ainsi les deux entrées de l’ouvrage. Au retour, deux Lancaster manquent à l’appel, dont celui du lieutenant D.G.W. Stewart du 617e squadron.

    Une pièce de l’avion en souvenir

    La manifestation de mémoire a eu lieu en présence de John Bell, bombardier ayant participé à l’attaque du 31 juillet 1944, et de Robert Owen, président de l’association du 617e squadron, qui, avec la maire, ont déposé une couronne de coquelicots sur la tombe de l’aviateur britannique, le coquelicot étant la fleur symbole du souvenir en Grande-Bretagne.

    Lors du vin d’honneur offert par la commune, une surprise attendait les amis anglais : l’ancien maire, Daniel Godfroy, a remis une pièce de l’avion de S.G.W. Stewart à Robert Owen, à savoir une bouteille à oxygène récupérée sur le lieu du crash par le regretté Roland Larbre qui l’avait transformée en bouilloire ! Agrandir la photo

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    Union090614a - Marne

    REIMS : Monument aux héros de l’année noire : Prise de vues à Bamako

    Le monument de Bamako a conservé toute sa fraicheur.
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  • La Ville a promis qu’un monument dédié aux armées noires serait refait. Une délégation s’est rendue à Bamako pour photographier le monument originel.

    EN novembre dernier, à l’occasion du lancement des cérémonies commémoratives du 90’ anniversaire de l’Armistice, une cérémonie nationale rehaussée par la présence de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la défense et Rama Yade, secrétaire d’État aux affaires étrangères et aux Droits de l’Homme avait rappelé le rôle capital des forces armées noires dans la défense de Reims en 14-18.

    À cette occasion, la mairie, soutenue par les collectivités locales et par l’État s’est engagée à refaire, tel qu’il était en 1924 - avant son démontage en 1940 par les Allemands -, le monument situé contre le parc Pommery. Un superbe monument de bronze réalisé par Paul Moreau-Vauthier et l’architecte Auguste Bluysen.

    La mairie ayant lancé la date du 11 novembre 2010 pour son inauguration, une délégation de la Ville, conduite par Jacques Cohen, adjoint chargé des relations internationales, s’est rendue il y a quelques jours à Bamako (Mali), où un monument identique à celui inauguré à Reims en 1924, occupe la place de la liberté face à l’hôtel de ville.

    Il était accompagné du colonel Boutinaud, attaché de défense de l’ambassade de France et de plusieurs membres de l’association Aman dont Éric Deroo, spécialiste national des troupes coloniales, Raymond Riquier, secrétaire général et Cheikh Sakho à l’origine du projet.

    Mission technique

    « Il s’agissait d’une mission technique », explique Jacques Cohen. « Nous avons déjà déposé une gerbe au pied du monument avec le premier adjoint au maire de district Yehia Maïga, visité le musée d’histoire militaire et le lycée français du secteur. Ensuite, avec le concours d’un gendarme de l’identité judiciaire, nous avons photographié le monument sous toutes ses coutures. C’est l’un des seuls monuments qu’ont d’ailleurs gardé et mis en valeur les Africains car il honore « le héros de l’armée noire ». Les autres qui étaient plutôt des monuments coloniaux, mettant en valeur des blancs, ont été déboulonnés depuis longtemps ! À noter aussi que le général Louis Archinard, qui a créé les troupes coloniales et qui était favorable à donner la citoyenneté française aux « Indigènes » - comme on les appelait - a laissé un bon souvenir. On l’appelle là-bas « le nègre blanc ». »

    Les photos réalisées ont été transmises au responsable des musées nationaux de façon à élaborer un cahier des charges exact pour envisager la reconstruction à l’identique du monument. L’inauguration pourra-t—elle avoir lieu à la date prévue ?

    Il est encore trop tôt pour le dire mais la ville de Reims le souhaite ardemment puisque 2010 correspond aussi à l’année du cinquantième anniversaire de la naissance du Mali et de son armée nationale, un événement auquel l’État français compte s’associer, même s’il n’a pas encore désigné qui fera partie de la mission officielle du cinquantenaire.

    Alain Moyat.

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    Union090613a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Ancien résistant vitryat fusillé en 1944 : René Bégard a désormais sa rue

    Christiane, Madeleine et Annie, les trois filles de René Bégard.
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  • Une nouvelle voie a été inaugurée, hier soir, aux Bords de Marne : la rue René-Bégard. Elle dessert dix-huit logements construits par l’Effort rémois.

    LA cité rose compte désormais une nouvelle voie : la rue René-Bégard (1919-1944). Située dans le quartier des Bords de Marne, en face des courts de tennis, elle porte le nom d’un ancien résistant vitryat, fusillé le 8 avril 1944.

    Jusqu’à sa mobilisation en 1939, René Bégard était employé au service de l’état civil de la mairie de Vitry-le-François. Mais c’est depuis la mairie de Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne), où il est secrétaire, qu’il participe à la résistance locale. « Il a pris une part active aux opérations en remettant des tickets aux prisonniers évadés et aux réfractaires ; en délivrant de fausses cartes ; en stockant des armes et en menant des actions de sabotages », raconte Gérald Gaillet, président du Souvenir français, qui lui consacrera prochainement une exposition. Arrêté à son domicile le 24 février 1944, à 7 heures, par la Gestapo, René Bégard est fusillé à Saint-Quentin (Aisne) comme otage avec vingt-sept autres résistants le 8 avril 1944.

    Lors de l’inauguration de la nouvelle rue, le maire PS Jean-Pierre Bouquet a salué son « engagement « et son « sacrifice ». Puis, il a lu la lettre que René Bégard avait écrite à sa famille avant de mourir.

    Emouvant

    Un moment particulièrement émouvant pour ses trois filles présentes. Madeleine, 66 ans, est venue tout droit de Royan assister à la commémoration. Sa sœur cadette, Annie, 66 ans, de Genève. Seule Christiane, 67 ans, réside encore sur place, à Loisy-sur-Marne. « C’est une reconnaissance de la ville, estiment-elles. Au début, nous pensions que le nom de notre père serait donné à une salle de la mairie… Une rue, ça nous fait plaisir. Mieux vaut tard que jamais… » Cette nouvelle voie dessert dix-huit logements construits et livrés ce mois-ci par l’Effort rémois. Vingt-sept autres sont prévus en 2010.

    Stéphanie GRUSS

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    Union090612a - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Une rando Histoire et VTT dimanche : Se cultiver en pédalant

    L’Historaid fera passer les VTTistes par des zones militaires habituellement interdites aux civils.
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  • L’idée, avec l’Historaid, est de faire en sorte que l’histoire et le VTT se rencontrent. Et cette rencontre aura lieu dimanche à Châlons, organisée par l’ASPTT Châlons sous l’égide de l’Ufolep 51 et avec le soutien de la Ville. Au programme : 85 km à travers les hauts lieux de l’histoire de la campagne châlonnaise.

    Dimanche 14 juin, les Vttites suivront les traces de Napoleon III à Mourmelon, d’Attila et des Huns à la Cheppe, de la Résistance et de la Seconde guerre mondiale à la Butte des Fusillés et vers quelques terres survolées par les grands aviateurs de la fin du 19e siècle. Le parcours sera varié avec des passages techniques, des chemins en sous-bois, quelques bosses à franchir et des endroits très bucoliques le long de la Marne, les Vttistes seront surpris de la variété des paysages autour de Chalons… En parallèle à cette randonnée, un questionnaire historique à compléter permettra à l’un des randonneurs de repartir avec un VTT flambant neuf.

    Historaid VTT, dimanche 14 juin, départ à 8 h 30 au Grand Jard. Inscriptions prises dès 8 heures et départ groupé de Châlons à 8 h 30. Coût : 5 euros. Contact : James Alcon au 06.03.58.13.77.

    Bulletin à télécharger sur www.aspttvttchalons.com

    Infos sur le blog : www.jamesvtt51.skyrock.com

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    Union090611d - Marne

    RILLY-LA-MONTAGNE : Il y a 65 ans : Le bombardement du tunnel

    Le tunnel de Rilly ne comporte plus qu’une voie.
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  • Inauguré le 4 juin 1854, le tunnel de Rilly-la-Montagne est toujours classé deuxième de la région Est pour sa longueur (3.450 mètres). Cet ouvrage, qui permet de relier Reims à Epernay, a connu plusieurs catastrophes.

    A commencer par l’éboulement, pendant sa construction, faisant dix morts et six blessés, ou encore lorsqu’il a fallu faire sauter l’entrée, en 1870 et encore en 1940 en raison de la guerre.

    Mais celui qui fut le plus désastreux reste le bombardement du tunnel en juillet 1944. Les Allemands s’en servaient en effet comme usine de guerre. Dès le 29 mars 1944, le trafic entre les gares de Germaine et Rilly fut suspendu sans motif et il était interdit de pénétrer dans le tunnel.

    Les passagers devaient descendre du train et effectuer le trajet en camions gazogènes. Aucun doute possible : ce tunnel allait abriter un secret de guerre allemand.

    Seul, un cheminot du dépôt de Reims, s’attachant sous un wagon, a pu percer ce secret et le rapporter à la Résistance. Les Allemands y entreposaient des bombes volantes V1.

    Il était donc décidé de détruire ce tunnel et, le 31 juillet 1944, une centaine d’avions devaient larguer leurs bombes, dont des « Tall boy » de 6 tonnes, occasionnant de gros dégâts dans le village.

    Afin de commémorer cet événement tragique, une cérémonie est organisée le samedi 13 juin. Le rassemblement est prévu à 16 h 30, place de la Gare où aura lieu l’inauguration d’une stèle. Une exposition permettra de retracer cette époque à l’espace culturel où l’on pourra également découvrir une brochure relatant l’histoire du tunnel.

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    Union090611c - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : La plaque a été dévoilée : La place Maréchal de-Lattre de-Tassigny inaugurée

    La plaque a été dévoilée à l’issue des cérémonies à la mémoire des soldats morts pour la France en Indochine.
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    A l’issue des cérémonies à la mémoire des soldats morts pour la France en Indochine, le capitaine Raymond Bur, ancien combattant d’Indochine, et le maire Jean-Pierre Bouquet ont dévoilé une plaque de la place du Maréchal Jean-de-Lattre-de-Tassigny, située au rond-point de la résidence L’Étoile.

    Cette place a été créée par délibération du conseil municipal du 9 décembre 2004, à la demande du comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François, et plus particulièrement par son vice-président de l’époque, le capitaine Raymond Bur.

    D’autres plaques de rues verront leur « baptême » au cours de l’année 2009 ?

     

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    Union090611b - Marne

    REIMS : Ils ont fait l’Indochine : Hommage aux combattants

    Ils sont entrés dans la légende et incarnent l’esprit de sacrifice. Deux gerbes ont été déposées à leur mémoire
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  • Depuis quatre ans, le 8 juin est déclaré journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.

    Reims s’est associé à ce devoir de mémoire envers « ceux qui sont tombés entre 1939 et 1954 » au cours d’une cérémonie aux monuments aux morts en présence des autorités civiles et militaires, élus, représentants d’associations d’anciens combattants et victimes de guerre, membres de la Légion d’honneur, rasemblés auprès du colonel Bitzberger, président des Anciens d’Indochine.

    Deux gerbes ont été déposées sous la conduite de Madame Hazan, maire de Reims et de Jean-Jacques Caron, sous-préfet. Ce dernier a ensuite lu un émouvant message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens Combattants, dans lequel étaient rappelés les combats menés dès 1939 en Indochine par les soldats français face aux occupants japonais. Le texte évoquait également le 55e anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu et « le comportement héroïque de ces hommes sautant avec détermination dans la cuvette de l’enfer afin de porter secours à leurs camarades ».

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    Union090611a - Marne

    CORMICY : Commémoration intimiste

    Dépôt de gerbe et recueillement au monument aux morts.
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    Dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine, une trentaine d’anciens combattants de l’amicale de Cormicy s’est réunie accompagnée des membres du conseil municipal.

    Après le dépôt d’une gerbe au monument aux morts, le maire a lu le message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la Défense et aux Anciens combattants.

    Claude Hivet, président des anciens combattants, a rendu un vibrant hommage aux anciens combattants de Cormicy et plus particulièrement à Pierre Mroczko présent à la cérémonie et qui a participé aux opérations en Indochine durant 5 années.

    Une minute de recueillement a clos cette cérémonie en mémoire des victimes de cette guerre.

     

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    Union090609a - Marne

    CHALONS : Hommage aux morts pour la France en Indochine : Une cérémonie pour se souvenir

    Les autorités à l’heure de « La Marseillaise ».
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    Instituée par le président de la République, la journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » en Indochine avait lieu hier.

    Aussi, à Châlons se déroulait une cérémonie organisée par la Ville à 11 h 30, sous la présidence du préfet, du maire, du commandant d’armes de la place de Châlons, et du comité d’entente des anciens combattants.

    Après la lecture d’un message du ministre de la Défense et des Anciens Combattants par le représentant de l’État, les autorités et élus ont déposé plusieurs gerbes avant d’observer une minute de silence en souvenir de ces valeureux soldats tombés en Indochine que nul ne doit oublier.

     

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    Union090607a - Marne

    EPERNAY : Cérémonie du 65e anniversaire du Débarquement : « Un jour formidable »

    Les anciens comabattants ont défilé de la place Mendès-France à la place de la République pour la cérémonie au monument aux martyrs de la Résistance. En vignette, Moïse Henry, ancien des Forces françaises de l’intérieur.
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  • Quels souvenirs gardent-ils du Jour J ? Nous avons posé la question à plusieurs anciens combattants présents hier pour la cérémonie.

    ILS ont répondu présent. Comme toujours. Bérets vissés sur la tête, médailles sur le cœur, ils se souviennent, chacun à leur manière, de ce jour du Débarquement Allié, il y a 65 ans.

    Dans les rangs des anciens combattants présents pour la cérémonie à Épernay hier, la plupart n’étaient que des enfants ce jour-là. Sauf un. Son brassard des FFI autour du bras, Moïse Henry avait rejoint le camp de la Résistance. Le Jour J raconte-t-il, « J’étais à Cramant. On a appris le Débarquement grâce à ceux qui avaient des radios clandestines ».

    « On ne pouvait pas s’exprimer »

    Pour cet ancien des Forces françaises de l’intérieur, qui fêtera ses 89 ans à la fin de l’année, les souvenirs se bousculent encore. Comme ce jour où les Allemands étaient venus réquisitionner le mobilier d’un artisan juif. « Ce jour-là, j’aurais pu être arrêté, mais au moins, j’ai pu sauver cette personne », se réjouit-il encore.

    Ou même ce moment où, caché dans un grenier « avec quatre autres gars », il retenait sa respiration pour que des soldats allemands ne l’entendent pas. C’était quelques jours avant l’arrivée des Américains sur les plages de Normandie. « Ce Débarquement, c’est tout ce qu’on pouvait espérer, parce qu’on était au bout à ce moment. Il y a eu des périodes très difficiles. Alors c’est important de célébrer ce jour », explique-t-il.

    Pierre Lobet, ancien de l’AFN, se souvient aussi de cette journée. À l’époque, il n’avait que 10 ans. « C’était formidable, se rappelle-t-il. Mais on ne pouvait pas vraiment s’exprimer à ce moment-là, il fallait faire attention… »

    Ancien combattant de l’AFN lui aussi, Georges Maucourt n’a pas oublié ce 6 juin. La nouvelle s’était vite répandue. « On entendait nos parents qui en parlaient. Ils disaient que les Américains étaient là… C’était un moment heureux », raconte celui qui n’était âgé que de 12 ans en 1944. Il était très jeune, mais tout de même, « on se rendait bien compte, c’était la Libération. Et puis je connaissais des FFI, des gars qui étaient entrés dans la Résistance ».

    Silence et musique

    Alors Moïse, Pierre, Georges et tous les autres ont une nouvelle fois porté fièrement leurs drapeaux hier matin pour célébrer dignement ce moment. Ils ont observé une minute de silence pour ceux qui ont donné leur vie. Ils ont écouté The star spangled banner, l’hymne américain, pour ceux qui sont venus les libérer. Puis la Marseillaise, pour la France. Avant de se rendre, au pas, de la stèle jusqu’au monument aux martyrs de la Résistance.

    J.G.-A.

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    Union090605a - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Reconnaissance : La fille du couple Chirac remet des médailles

    La cérémonie s’est clôturée par la visite de plusieurs établissements publics ou privés de la région d’Epernay.
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  • Accueillie par le maire de Saint-Martin-d’Ablois Jackie Barrois et Jean-Paul Angers, conseiller régional, la fille de cœur du couple Chirac, Anh-Dao Traxel, présidente de l’association caritative de l’étoile Européenne du dévouement civil et militaire, a remis la médaille d’or à plusieurs personnes qui ont fait preuve de dévouement à travers un comportement bénévole et citoyen. A savoir Jackie Barrois, Bernard Joffre, Jean-Claude Pourrier, Bernard Bouvier, Jean-Claude Desmoulins, Bernard André, René Plançon, Michel Walraët, Raymond Picquot, Claudette Joffre, Marie-Françoise Lelièvre et Gisèle Saroul.

    Une manifestation dont l’origine revient à Frédéric Albiez, président national de l’association Franco-britannique, qui a pour mission d’agir pour que les droits de l’homme soient respectés et de maintenir le souvenir de ceux qui sont morts pour la France et le Royaume Uni.

    A noter que Bernard Joffre, président de l’association des anciens combattants de Saint-Martin-d’Ablois, a reçu la médaille de l’étoile Commandeur de la Franco-britannique Européenne.

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    Union090603a - Marne

    CORMICY : Un week-end de sport et de culture : Sportifs, mais pas seulement

    Samedi, le groupe a effectué 30 kilomètres à travers la forêt pour atteindre Craonne tandis que l’après-midi était consacrée à une marche de trois heures.
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  • Les 30 et 31 mai, la section VTT de l’association de l’ABEP de Cormicy, dirigée par le « TGV » (plus exactement le « Trémoureux, Grosjean Venon » du nom des passionnés qui s’investissent chaque semaine à 200 % pour le VTT), a organisé un week-end de sport et de culture. Ce sont près de trente vététistes, adultes, ados et enfants, qui ont pris la route de Cormicy jusqu’à Craonne en VTT.

    Le samedi matin, le groupe a effectué 30 kilomètres à travers la forêt pour atteindre Craonne tandis que l’après-midi aura été consacrée à une marche de trois heures avec le précieux Noël Genteur.

    Des projets plein la tête

    Maire de Craonne et conseiller général de l’Aisne, Noël Genteur est surtout un passionné d’histoire désireux de transmettre, au-delà de l’historique de la Première Guerre mondiale, une réflexion objective et critique de cette période à la nouvelle génération.

    Julien et Jérôme de l’association des Baïonnettes de Cormicy en tenue de soldats allemand et français ont lu des poèmes et des lettres de Poilus devant l’auditoire de jeunes et de moins jeunes très attentifs aux sacrifices de leurs arrière-grands-parents. Les anciens combattants de Cormicy étaient également présents sous la houlette de leur président Claude Hivet qui était enchanté de voir autant de jeunes intéressés par l’histoire.

    La journée s’est terminée par un joyeux campement. Après une nuit reposante sous les tentes, tout le monde a repris son vélo pour parcourir le chemin du retour avec des souvenirs et des projets plein la tête pour les années à venir.

    Ces journées n’auraient pas pu se dérouler aussi bien si tout le monde n’avait pas participé à cette réussite : les parents accompagnateurs, les bénévoles du VTT, l’association « les Baïonnettes », les anciens combattants de la commune, Noël Genteur, les enfants et la météo, exceptionnelle !

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    Union090602b - Marne

    BEINE-NAUROY : Exposition les 5 et 6 juin : La Grande Guerre s’affiche à l’école

    Les photos de Mathias Dubos seront exposées à l’école durant deux jours.
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  • Suite et fin de la Commémoration du 90e anniversaire de l’armistice. Les vendredi 5 et samedi 6 juin, une exposition sera présentée à l’école de Beine-Nauroy.

    Tout d’abord, en novembre 2008, l’Office régional culturel de Champagne-Ardenne, avait organisé un événement autour du 90e anniversaire de l’armistice de 14-18 : une exposition nommée « Champs de Mémoire » qui était le regard contemporain de quatorze artistes pour un rempart contre l’oubli, une vision créative de ce douloureux passage.

    Mathias Dubos, l’un de ces artistes, a choisi d’exposer quelques-unes de ses œuvres, dans le village détruit de Nauroy.

    Par son travail de recherche photographique, il nous a touchés avec ses photos de cimetières militaires ou autre monuments commémorant celle que l’on appelle plus communément, « la Grande Guerre ».

    Il a sillonné la Marne pour établir un lien entre histoire et art.

    Egalement face à l’ancien cimetière, une tombe est érigée : celle de Jacques Lavoine, un poilu, qui était écrivain et poète. Une superbe affiche sous forme de livre, y retrace quelques-uns des moments forts de cette époque, ainsi que quelques-uns de ses écrits.

    Lors de la commémoration du 11 novembre, afin d’honorer sa mémoire, des enfants en CM2 de l’école de Beine-Nauroy ont lu de deux de ses poèmes devant cette affiche. Ensuite, en cours d’année, dans le cadre de leur programme scolaire, les enfants du CM2 ont étudié cette période tragique, en s’appuyant aussi sur les écrits de Jacques Lavoine.

    L’école organise une exposition toujours ce thème. Il y sera exposé l’affiche consacrée à Jacques Lavoine, ainsi que des photos de Mathias Dubos, qui avaient été exposées à la chapelle de Nauroy et celles de Troyes lors de l’exposition « Champs de Mémoire ».

    Vendredi 5 juin de 17 à 20 heures. Samedi 6 juin de 9 à 12 heures, rue Saint-Rémy. Entrée libre.

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    Union090602a - Marne

    REIMS : Les aviateurs rémois perdent leur cercle

    Conséquence de la réorganisation des armées, le cercle des officiers Marin-la-Meslée de Reims ferme à la fin du mois. Frédéric Lafarge, conservateur du musée de la BA 112, en retrace l’histoire.

    l’union : Pourquoi l’armée de l’air a-t-elle décidé la création de cet établissement au cœur de la cité mais éloigné de la base ?

    Frédéric Lafarge : « En 1937, le Génie se porte acquéreur d’un bel hôtel particulier construit un peu avant la Grande Guerre au 7, boulevard Desaubeau face à la porte de Mars et qui a été épargné par les puissants bombardements subis pendant quatre ans de conflit par la ville. L’objectif est d’y installer des bureaux destinés à l’Armée de l’air naissante. Au rez-de-chaussée et au premier étage s’installe l’état-major du 2e corps aérien léger commandé par le général de brigade Bernard d’Harcourt, corps regroupant l’ensemble des formations de chasse basées en métropole. Le deuxième étage est occupé par l’état-major d’une unité créée le 1er octobre 1936 : le commandement de l’air régional n° 52 du colonel Cressole. »

    Que se passe-t-il pendant la Seconde Guerre mondiale ?

    « L’immeuble est occupé par l’armée allemande. A La libération, l’armée de l’air prend possession des lieux et y installe des bureaux tandis que le dernier étage est réservé aux officiers célibataires qui y disposent de chambres. »

    De quand date la création du Cercle ?

    « C’est en 1953 que le colonel Accart qui commande la base depuis le 12 septembre 1952 émet l’idée de transformer l’immeuble en cercle des officiers, établissement qu’il souhaite voir baptiser comme la BA 112 du nom du commandant Edmond Marin la Meslée (1912-1945), l’as des as rémois aux vingt victoires de la campagne de France. »

    Quelles sont les motivations du colonel Accart ?

    « L’idée de créer cet établissement destiné à offrir des prestations de qualité en matière d’hôtellerie et de restauration est la conséquence d’une préoccupation opérationnelle. Le colonel tient à lutter contre les accidents dont sont fréquemment victimes les pilotes évoluant sur Republic F 84, ce chasseur américain qui équipe l’armée de l’air et dont la base renaissante depuis 1951 est dotée. En effet, si les pannes ont généralement pour origine le réacteur, s’y mêlent des facteurs humains tels que l’accoutumance au danger, la baisse de vigilance, la fatigue, le manque de discipline alimentaire et parfois la fête en ville. En créant un tel cercle, le colonel Accart, un as aux seize victoires pendant la Seconde Guerre mondiale encadre-t-il l’hygiène de vie de ses pilotes et met à leur disposition une structure permettant de les accueillir et de les loger tout en respectant la discipline exigée par les vols effectués sur avions à réaction ».

    N’est-il pas demeuré une des vitrines témoignant du sens de l’accueil des aviateurs ?

    « Assurément ! Cet établissement qui est l’un des derniers cercles gérés par l’armée de l’air avec ceux de Saint-Dizier et d’Aix-en-Provence est un lieu de vie estimé, aussi bien des militaires par la qualité de ses prestations que par les Rémois qui y sont invités dans le cadre des manifestations initiées par la BA 112 ou qu’elle accueille comme par exemple « lire en fête ».

    Propos recueillis par Hervé CHABAUD

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    Union090601a - Marne

    REGION : Mémoire des déportés : Courson met la pression sur Bockel

    EN prenant la défense de la mémoire des déportés de la Seconde Guerre mondiale dans l’Hémicycle, le député marnais du Nouveau centre, Charles de Courson a-t-il provoqué, après la parution dans l’union du dimanche 24 mai de l’article intitulé « Ces déportés oubliés de l’état civil », une prise de conscience argumentée chez ses collègues ? La sincérité de son émotion et la puissance morale de son propos ne sont pas passées inaperçues. Les interventions auprès du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, se multiplient.

    Rachida Dati dans l’embarras

    Il sera encore interpellé le 9 juin prochain au Sénat par l’élu socialiste de Haute-Garonne Jean-Jacques Mirassou qui ne dissimule pas son trouble : « L’approche qui semble être celle du secrétariat d’Etat ne peut que semer l’inquiétude et rendre pessimiste quant au règlement rapide du dossier des actes de décès des déportés non rentrés des camps nazis ».La garde des Sceaux, Rachida Dati, sollicitée par le sénateur et président du conseil général de l’Aube Philippe Adnot ne cache pas son embarras : « Je partage pleinement votre souci et afin de mettre un terme à cette situation douloureuse pour les familles, j’ai donné instruction en vue de permettre un traitement harmonisé de ces dossiers ».

    La ministre de la Justice rappelle qu’une circulaire du 29 octobre 2008 relative aux actes de décès et aux conditions d’apposition de la mention « mort en déportation », élaborée en étroite collaboration avec le ministère de la Défense, décrit les procédures à suivre « pour apporter une réponse appropriée aux demandes en cours ».

    Derrière ces formules administratives ciselées, l’intention ne vaut pas réalisation. D’autant que dans un courrier du 19 février 2009, le directeur de cabinet de Jean-Marie Bockel, Michel Suchod, indique : « La principale disposition de ce texte tend à ce que toute juridiction saisie lorsque le décès d’un déporté n’est pas constaté, délivre un ou plusieurs jugements déclaratifs de décès à l’initiative soit des intéressés, soit du ministère de la Défense. » Cette procédure est le préalable indispensable à toute attribution de la mention : « mort en déportation ». Le président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale, le député ardennais UMP Jean-Luc Warsmann s’inquiète de ce dossier tandis que son collègue marnais Benoist Apparu estime indispensable une accélération du règlement des dossiers en souffrance et veut des engagements.

    Eve Line Blum qui se bat depuis des années pour que la loi du 15 mars 1985 soit enfin complètement appliquée ne masque pas sa colère.

    Contradictions

    Elle avait suggéré qu’on confie aux procureurs de la République le soin de porter directement sur le jugement déclaratif de décès la mention « mort en déportation ». Elle s’est vu répondre qu’une telle procédure serait contraire au Code civil et à la loi précitée qui prévoit que : « L’attribution de cette mention doit faire l’objet d’un arrêté au Journal officiel de la République. » Le directeur de cabinet de Jean-Marie Bockel exprime aussi des réserves sur plusieurs publications.

    « Dans le Livre Mémorial réalisé à l’initiative de la Fondation pour la mémoire de la déportation et dans celui de Serge Klarsfeld, il apparaît que dans certains cas, les informations y figurant contredisent ou s’écartent des témoignages se trouvant dans les dossiers ou des informations produites par les fonds d’archives du bureau des archives des victimes des conflits contemporains du Service historique de la défense », écrit Michel Suchod. Ce qui laisse mal augurer d’une conclusion rapide de l’application d’une loi vieille de vingt-quatre ans.

    Hervé CHABAUD

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    Commentaire : Devoir de la République

    Mettre un terme à la lenteur administrative qui fait que la loi 85-528 du 15 mai 1985 n’a toujours pas été réalisée dans ses objectifs.

    En vingt-quatre ans, 54.503 des 115.500 dossiers, soit 47 % de la totalité ont été traités selon les derniers chiffres disponibles.

    Porter, sur les registres d’état civil la mention « mort en déportation » est peut-être un acte répétitif exigeant des vérifications mais on a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup d’efforts faits pour clore jette affaire.

    Or aboutit à l’aberration suivante. Les déportés sans acte de décès sont considérés comme étant toujours vivants.

    Dans la Marne, l’étude réalisée par l’historienne Jocelyne Husson, pour l’instant arrêtée en septembre 2008 montre que sur les 385 déportés, résistants et politiques, 97 n’ont pas bénéficié de la mention « mort en déportation ».

    l’union, journal issu de la Résistance dont certains de ses fondateurs ont été déportés, tient à honorer la mémoire de tous ceux qui ont péri dans les camps d’extermination et de concentration nazis.

    La République ne doit pas oublier ceux qui se sont sacrifiés pour elle. Jean-Marie Bockel peut imposer des dates butoir pour que son administration clôture cette obligation légale sans entretenir de douloureuses souffrances familiales. C’est une question de volonté.

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    Le sens de l’honneur

    Si Charles de Courson a décidé de s’impliquer dans ce combat mémoriel c’est notamment parce que son grand-père maternel déporté résistant est mort dans les camps nazis. En 1940, Lionel de Moustier, député du Doubs (rattaché au groupe des Républicains indépendants et d’action sociale), président du conseil général et directeur des charbonnages, père de dix enfants, refuse de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. « L’honneur du parlement ne peut pas s’acheter » , déclare l’élu de l’arrondissement de Baume-les-Dames.

    Ce patriote, qui s’est illustré avec son groupe motorisé dans la région de Lille après avoir participé sans faillir à la bataille de la Sambre à l’Escaut, fait preuve d’une énergie sans faille, n’accepte pas l’armistice et pense comme de Gaulle que l’Allemagne ne gagnera pas la guerre. Il ne se soumet pas aux pressions y compris lorsqu’on le menace d’annuler les marchés de l’Etat aux charbonnages.

    Il réplique : « Mes ouvriers en souffriront, moi peut-être. Est-ce une raison pour se déshonorer. » Il entre très tôt dans la résistance qu’il structure dans son secteur.

    Appréhendé au château de Bournel, il est enfermé à Besançon puis transféré à Compiègne et interné au camp de Royallieu antichambre de la déportation. Il fait partie du convoi du 2 juillet 1944. A Neuengamme l’un de ses gendres meurt dans ses bras. Lionel de Moustier meurt d’épuisement et de froid en mars 1945. Pierre Miquel évoquant les quatre-vingts qui dirent non à Pétain écrit : « Le vote du 10 juillet n’était pas sans conséquences : il fit du marquis de Moustier un héros ».

    Un certain nombre de déportés morts dans les camps d’extermination et de concentration nazis n’ont jamais fait l’objet d’un acte de décès.

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    Union090531a - Marne

    CHÂLONS : Seconde Guerre mondiale : Irénée Dlévaque dénoncé par ses élèves

    Pendant l’Occupation, ce professeur de mathématiques, futur maire de la Libération, n’a pas été révoqué parce que socialiste, mais après l’envoi d’une lettre de délation.

    IRÉNÉE DLÉVAQUE dont le franc-parler ne sied pas aux jeunes séduits par l’idéal vichyssois et la personnalité magnifiée du maréchal Pétain sait que ses positions et ses propos sont soigneusement notés et critiqués par ceux qui s’insurgent de sa liberté de ton. Ses élèves du collège de Châlons-sur-Marne (l’actuel lycée Pierre-Bayen) s’appliquent à le décrédibiliser et à réclamer à son encontre une sanction exemplaire. Dans un courrier daté du 12 février 1941, les lycéens de Mathématiques élémentaires et de philosophie s’adressent au recteur d’académie pour l’avertir des postures aberrantes de leur professeur : « Les soussignés ont l’honneur de porter respectueusement à votre connaissance les faits suivants qui les ont profondément écœurés lors de la présentation des cartes postales représentant notre glorieux chef de l’Etat ».

    Un boycott annoncé

    Les lycéens accusent Irénée Dlévaque d’avoir tenu les 10 et 11 février des propos inacceptables sur le maréchal. Et de citer ses paroles contre Pétain qu’ils jugent intolérables : « Je laisse le commerce des vieux débris aux brocanteurs » et : « On devrait choisir un autre moment pour la vente de ces vieilles effigies ». Les élèves qui se sont concertés considèrent que leur enseignant de mathématiques est devenu infréquentable : « Dans ces conditions, ils refusent d’assister aux cours dudit professeur et demandent contre lui les sanctions immédiates qui s’imposent ». Ce courrier au bas duquel on lit distinctement quinze signatures d’élèves effectivement inscrits dans l’établissement châlonnais est également transmis au principal, à l’inspecteur d’académie et au préfet de la Marne, René Bousquet.

    Cette dénonciation s’avère efficace puisque le professeur est révoqué. Il retrouve du travail à la mairie non sans difficulté. Alors qu’il doit être affecté au service des relations avec l’occupant, le premier adjoint au maire, Roger Bouffet, qui est aussi son collègue au collège s’y oppose : « Avant huit jours, tout sera à feu et à sang ! » Irénée Dlévaque rejoint le bureau du ravitaillement. « Je me souviens très bien de lui. Il distribuait les cartes d’alimentation et surtout les bons de chaussures. Il portait toujours sa blouse grise de professeur et s’acquittait de sa tâche avec dignité » se remémore une octogénaire châlonnaise passée à son guichet.

    Acteur de Libé-Nord

    Désormais, l’employé de la Ville participe à la résistance organisée au sein du groupe Libération Nord pour combattre le gouvernement de Vichy et l’occupant et passe entre les mailles des filets de la gestapo. Le 14 juillet 1944, il grimpe avec M. Bruyant au sommet du dôme de l’hôtel de ville pour y déployer un drapeau tricolore. Il participe à la protection du futur commissaire de la République de Libération, Grégoire-Guiselin. A la libération de Châlons, le 29 août 1944, Irénée Dlévaque, préside la délégation municipale où l’on retrouve notamment son ami socialiste Lucien Draveny, l’inspecteur d’académie, Jules Heller, et le commandant, René Derrien, de Ceux de la Libération.

    Hervé CHABAUD

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    Allergique au pétainisme

    Laïc, socialiste de conviction mais loin d’être toujours en phase avec la SFIO, Irénée Dlévaque est déjà à l’automne 1940 dans le collimateur des idolâtres du maréchal Pétain. Après la manifestation réussie des étudiants et des lycéens à l’Arc de Triomphe malgré l’interdiction des autorités, le 11 novembre 1940, il ne s’abstient pas de saluer : « Cet acte de courage d’une jeunesse qui a identifié le danger ». A la fin du même mois, il grommelle contre l’initiative d’Alain Saint-Ogan de demander aux enfants de France d’adresser à Philippe Pétain, un dessin pour Noël : « Bientôt, ils vont le vénérer comme un saint ». Il ignore alors le succès de cette initiative puisqu’environ un million de documents sont adressés à l’hôtel du Parc de Vichy où réside le chef de l’Etat ! En janvier 1941, il s’irrite des gadgets pétainistes qui sont diffusés. Ce ne sont pas seulement les portraits et les cartes postales qui suscitent sa réprobation mais le fait qu’on annonce une épingle à cravate à l’effigie du maréchal, un plumier, des porte-mines, des protège-cahiers pour vanter le chef de l’Etat.

    Le professeur châlonnais sait qu’il est déjà catalogué d’autant qu’il lui arrive aussi de tenir des propos très critiques à l’égard des ecclésiastiques. S’il respecte les hommes il dit clairement ne pas partager leur foi.

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    Précisions

    La publication de deux fascicules pour mieux faire découvrir les maires de Châlons ce qui contribue utilement à une meilleure connaissance de la vie institutionnelle locale a, semble-t-il, suscité quelques remarques de très anciens Châlonnais soucieux de la mémoire d’épisodes de l’histoire contemporaine dont ils ont été les témoins. C’est ainsi que la synthèse réalisée sur le maire de la Libération, Irénée Dlévaque, a provoqué plusieurs réactions de lecteurs. Le parcours de cet enseignant, au caractère bien trempé et au verbe haut, mérite bien quelques précisions s’appuyant sur des documents authentiques. Ce qui clarifiera les choses une fois pour toutes.

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    Union090530a - Marne

    EPERNAY : Anciens combattants et porte-drapeaux : Dans le respect de la journée de la Résistance

    Lors du dépôt de gerbe à la plaque Jean-Moulin par Martial Saint-Jeveint et Remi Grand.
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  • Comme chaque année, l’association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr) d’Épernay et sa région, ainsi que les amis de la Résistance, ont commémoré la journée de la Résistance le mercredi 27 mai.

    Une manifestation où l’on remarquait Remi Grand, conseiller municipal représentant le maire Franck Leroy, Jean-Paul Angers, conseiller régional, Martial Saint-Jeveint président de l’Ufac, et rehaussée par la présence d’une importante délégation de porte-drapeaux et les prestations de la Champenoise d’Aÿ.

    Après les dépôts de gerbes au monument aux martyrs de la Résistance et à la plaque Jean Moulin, rue Jean-Moulin dans le quartier de La Villa, un vin d’honneur était offert par l’Anacr au foyer Lucienne-Vaxélaire.

    Dans une brève intervention, le président Alain Galataud a rappelé que la journée de la Résistance avait été fixée au 27 mai, en souvenir du 27 mai 1943, date à laquelle le CNR (Conseil national de la Résistance) avait été fondé par Jean-Moulin, à la demande du général de Gaulle. Le CNR a été l’organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy.

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    Union090527a - Marne

    CORMICY : La Baïonnette, chapitre II

    De nombreux projets pour les membres de l’association « La Baïonnette ».
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  • Pour « La Baïonnette », les réalisations durant cette première année ont déjà été nombreuses : du 2 au 6 juillet, deux membres de l’association, dont le président, Sylvain Hoquet, ont participé en tant que figurants et conseillers techniques au tournage d’un court-métrage, à Cambrai, intitulé « La flamme du souvenir ». Le 2 novembre, l’association a organisé la 18e édition de la bourse aux armes à Cormicy. Le 9 novembre, une marche commémorative, réunissant des élus, les anciens combattants, les élèves des écoles de Cormicy, et les membres de l’association, est partie de la Caprémib jusqu’à Sapigneul, village entièrement détruit au cours de la 1re Guerre. Un hommage a été adressé à tous les combattants et un dépôt d’une gerbe a eu lieu à Sapigneul avant de revenir à Cormicy. En soirée, des lettres de poilus ont été lues en l’église. Le 16 avril, à 5 heures du matin (heure à laquelle la bataille du Chemin des dames a commencé) a eu lieu une marche à Craonne à l’occasion de la journée du poilu. Et dernièrement, le 8 mai, l’association a été présente avec ses membres en tenue américaine de la Seconde Guerre mondiale.

    La nouvelle année d’existence de l’association démarre activement avec parmi les projets : les 30 et 31 mai, en collaboration avec la section VTT de l’association ABEP de Cormicy, une soirée en plein air avec un campement le 30 au soir à Craonne avec les enfants et une marche le 31. Du 3 au 7 juin l’association se déplacera en Dodge en Normandie où auront lieu diverses cérémonies. Le 8 novembre, ce sera la 19e bourse aux armes de Cormicy.

    Pour tout renseignement sur l’association, contacter le président au 06.14.26.14.13.

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    Union090525b - Marne

    FISMES : Devoir de mémoire au collège

    M. Galentin est venu présenter, à des classes de 3e, l’exposition itinérante sur la Guerre d’Indochine.
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  • Dans le cadre du programme d’histoire, M. Galentin, membre de l’association « Souvenir de Mémoire » est intervenu au collège Thibaud-de-Champagne à Fismes. Il est venu présenter, à des classes de 3e, l’exposition itinérante sur la Guerre d’Indochine. Ces élèves étaient encadrés par Mme Perez, professeur d’histoire.

    Cette magnifique exposition est constituée de dix-huit panneaux qui retracent les moments clés de cette guerre : de l’armée Viêtminh à Diên Biên Phu en passant par l’enfer des combats ou le regard d’Indochine, autant de panneaux aussi intéressants les uns que les autres !

    C’est entre le 16 décembre 1946 (date officielle du début de la Guerre d’Indochine) et la signature des accords de Genève par Pierre Mendes-France le 21 juillet 1954 que l’armée française perd 6.000 hommes.

    Cette exposition n’a pas manqué de faire réagir les adultes comme les élèves de 3e auxquels M. Galentin a fait part de ses connaissances.

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    Union090525a - Marne

    REIMS : Concours départemental de la Croix-Rouge : Les lauréats récompensés

    Sept jeunes Marnais partiront à Solferino.
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  • Associer les jeunes aux enjeux humanitaires, c’est ce qu’a voulu la Croix-Rouge française, en organisant un concours départemental. Les prix ont été remis samedi aux meilleurs projets marnais.

    « Ils vont faire partie des 300 jeunes Français qui participeront aux activités du village humanitaire de Solferino en Italie du 25 au 28 juin 3009 » explique Jacqueline Ibrahim, coordonnatrice du projet pour la Marne. « Ils » ce sont les jeunes lauréats du concours de la Croix-Rouge française « 150 ans de Solferino » (l’union du 24.05) venus recevoir leurs prix au musée Saint-Remi à Reims.

    Un choix qui ne doit rien au hasard, comme l’a expliqué Marc Bouxin, conservateur en chef du patrimoine de la ville, aux nombreuses autorités départementales et locales présentes. Centre hospitalier militaire en 1837, animé par les sœurs hospitalières augustines -« nous avons ici une affiche énumérant les règles de bonne tenue à l’attention des militaires : Ne pas introduire d’alcool, ne pas proférer de grossièreté devant les sœurs… »- le lieu aura un rôle de premier plan durant la Grande Guerre. Incendié en 1916, puis reconstruit, il servira à nouveau durant la Seconde Guerre. « Des Rémois viennent parfois, nostalgiques, revoir la salle où ils sont nés : les lieux faisaient office de maternité ! ».

    Actions au quotidien

    « 150 ans d’actions parfois spectaculaires, mais plus souvent quotidiennes, beaucoup plus difficiles et ingrates à assumer » a souligné Jacques Cohen, adjoint à la maire de Reims. Lauréate du concours des collèges, Cécile Acer, 14 ans, (collège Victor-Duruy de Châlons-en-Champagne) a réalisé un T-shirt mentionnant : « L’important n’est pas ce que l’on gagne, mais ce que l’on partage ».

    Un groupe de 5 étudiants de l’Institut de Formation Sanitaire et Sociale de Châlons-en-Champagne a présenté un projet pour vaincre l’isolement des personnes âgées. Deux jeunes bénévoles rémois, Sophie Beylac et Guillaume Baudrillard, ont eu l’idée d’organiser un atelier photo au sein d’une association accueillant des familles défavorisées. Sophie, 18 ans, qui se destine à travailler dans l’humanitaire, part à Solferino « ravie de participer à ce grand mouvement ».

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    Union090524d - Marne

    DEPORTATION : Lenteur administrative : Ces déportés oubliés de l’état civil

    Selon la loi, pour toute personne déportée et décédée pendant la Seconde Guerre mondiale, la mention morte en déportation doit être portée sur l’acte de décès.
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  • Un certain nombre de déportés morts dans les camps d’extermination et de concentration nazis n’ont jamais fait l’objet d’un acte de décès.

    LORSQUE le 15 mai 1985, le président de la République François Mitterrand promulgue la loi 85-528 qui précise que pour toute personne déportée et décédée pendant la Seconde Guerre mondiale, la mention morte en déportation est portée sur l’acte de décès, beaucoup de familles considéraient que la régularisation administrative qui suivrait se ferait dans des délais raisonnables.

    Cette loi votée à l’unanimité par le Parlement était destinée à assurer définitivement dans les actes d’état civil, la mémoire des exterminations conduite pendant la guerre. Le texte indiquait que la démarche pouvait être accomplie de manière individuelle (par les familles) sur la demande d’un ayant droit du défunt, mais surtout de manière systématique par le ministère.

    Gérer les dossiers de 115.500 personnes mortes dans les camps pour effectuer les rectifications individuelles de chaque acte de décès est un travail long et répétitif. Mais est-ce une raison pour qu’en mai 2009 l’application de la loi soit inachevée.

    Eve-Line Blum, se bat depuis des années pour que ce travail soit accompli. N’a-t-elle pas effectué plusieurs démarches auprès du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants ? N’a-t-elle pas interrogé le médiateur de la République ?

    Les dossiers de 47% des victimes ont été traités

    En janvier 2007, 50.168 dossiers avaient été traités. Le 20 avril 2009 on en recensait 54.503, soit 47 % du nombre total des victimes. « Un certain nombre de déportés ne sont pas déclarés décédés, faute d’un acte de décès rédigé en bonne et due forme. Or dans notre pays, selon le Code civil, toute personne qui n’a pas fait l’objet d’un acte de décès rédigé en bonne et due forme est considérée comme toujours vivante » martèle Eve-Line Blum.

    L’historienne marnaise Jocelyne Husson remarque que sur 385 déportés résistants et politiques non rentrés : « Pour 97 d’entre eux, la mention mort en déportation ne figurait pas après une étude systématique du Journal officiel entre octobre 1986 et septembre 2008 ». En ce qui concerne les déportés juifs, sur 316 déportés, 305 ne sont pas rentrés des camps. N’ont de mention que ceux qui étaient nés en France. « On constate qu’un gros travail a été fait dans la Marne en 1992, 1993, 1994, puisque c’est au cours de ces trois années que la majorité des mentions a été portée. »

    Bref, la lenteur administrative est patente mais soixante-quatre ans après la libération des camps, cette régularisation destinée aussi à couper l’herbe sous le pied des révisionnistes peine à aboutir.

    Hervé CHABAUD

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    La lettre et l’esprit

    Doit-on prendre au pied de la lettre les articles 3 et 4 de la loi du 15 mai 1985 ?

    L’article 3 est ainsi rédigé : « Lorsqu’il est établi qu’une personne a fait partie d’un convoi de déportation sans qu’aucune nouvelle ait été reçue de lui postérieurement à la date du départ de ce convoi, son décès est présumé survenu le 5e jour suivant cette date au lieu de destination du convoi ».

    Or même sans nouvelles, tous les déportés n’ont pas été exterminés dès leur arrivée au camp, ce qui selon le secrétariat d’Etat fait que la règle ne peut pas être strictement appliquée et exige des vérifications administratives.

    Eve-Line Blum dont une partie de la famille a disparu dans les camps regrette que : « les services ministériels à quelque échelon que ce soit ne mettent l’accent que sur la mention mort en déportation, mais font abstraction totale du fait qu’une grande partie des déportés de France n’a jamais fait l’objet d’un acte de décès avec ou sans mention de déportation ».

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    Union090524c - Marne

    REIMS : Projet de fermeture de la BA112 : Il faut sauver le Cercle

    Le personnel qui vivra la fermeture.
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  • Cet hôtel particulier, miraculé de la Grande Guerre, fonctionne comme un hôtel-restaurant pour militaires et anciens combattants
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  • Dans quelques semaines, le Cercle des officiers de l’Air sera fermé dans sa forme actuelle. Tous ses habitués sont d’avis de tenter de le sauver.

    « S I ça ferme, on aura les boules… » Personnel et usagers voient d’un mauvais œil le projet de fermeture du cercle militaire « Marin la Meslée » situé devant la Porte Mars. Il sera le premier symbole de la BA112 à disparaître, même s’il se dit que le ministère de la Défense le reconvertira en un lieu d’échange avec l’armée (Bureau Air information, par exemple).

    En fait, ce bel hôtel particulier est un miraculé de la Grande Guerre. En 1937, il a été racheté par le Génie, dans le but d’y installer les bureaux de l’armée de l’Air naissante.

    À la Seconde Guerre, il est occupé par l’armée allemande.

    Il sera désigné en 1953 comme cercle des officiers de l’armée de l’Air par le colonel Jean-Mary Accart, et prendra le nom d’Edmond Marin la Meslée, comme la BA112.

    Cet établissement vit comme un hôtel-restaurant pour militaires et anciens combattants. Il a ses habitués. Comme Hélène, 76 ans, dont la moitié passée tous les jours au Cercle. Hélène est veuve d’un colonel de l’Artillerie. Elle est « désolée » de voir le Cercle fermer. Car pour elle, comme pour d’autres, c’était un lieu de ralliement quasi-quotidien.

    Une douzaine de salariés

    Georges, 75 ans, est veuf depuis une quinzaine d’années. Il y vient tous les midis, pour continuer à avoir une vie sociale.

    Même chose pour Jean-Claude, 74 ans, et Edwige, 68. Lui y vient régulièrement, notamment pour son association d’anciens combattants. Elle, quand elle vient y déjeuner, sait qu’elle aura sa « matinée. Et je suis sûre que je passerai deux bonnes heures ». Le personnel aussi est très attaché à la maison. Comme le gérant, le sergent-chef Olivier Donniou. Il y travaille depuis quatre ans et apprécie « le contact avec les gens extérieurs à l’armée ».

    Ou comme Laetitia. Elle y travaille dans la restauration depuis 1996. L’année suivante, elle a été séduite par le chef de cuisine, Philippe, qu’elle a épousé. Le couple a eu une petite fille, aujourd’hui âgée de 10 ans.

    La douzaine de salariés sera soit remerciée par l’armée de l’Air, soit intégrée sur la BA112… En attendant sa fermeture définitive en 2012. Après, personne ne sait. Le colonel Perrone a laissé entendre que le Cercle sera fermé dans sa version actuelle en juin, mais restera dans le giron du ministère de la Défense. Ensuite, il pourrait accueillir le bureau Air-information, et abriter une salle de réunion pour les anciens combattants.

    Une chose est sûre : tous ceux qui ont apprécié le privilège d’y entrer regretteront le bon vieux temps. Sauf si on sauve le Cercle, comme lieu pour faire vivre le lien « Armée/Nation » si cher au ministre de la Défense…

    J.F.SCHERPEREEL

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    Union090524b - Marne

    ARGONNE : Les chemins de la mémoire

    Ce circuit en forêt d’Argonne porte le numéro 2. Chaque poteau montre une pastille numérotée sur le sommet qui sert de point de repère.

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  • Le parcours

    1. Prendre la direction de Binarville. Après le pont de la Biesme, emprunter la première rue à gauche. Elle monte sur 1 km et atteint le plateau (poteau 2).

    2. Suivre la route à droite sur 1 km et déboucher sur la D 63 (poteau 3). La prendre à gauche. Passer devant l’ossuaire et le cimetière militaire et atteindre une intersection (poteau 4).

    3. S’engager à gauche sur le sentier qui longe le cimetière et pénétrer dans la forêt jalonnée de tranchées et de trous d’obus (bien suivre le balisage). Déboucher sur la D 266 (poteau 6) et la suivre à gauche sur 1 km.

    4. Emprunter à droite le layon qui descend sur 500 m vers un vallon et débouche sur un chemin (poteau 7). 5. Le prendre à droite. Suivre la D 63 à droite sur 50 m. Au poteau 9, emprunter à gauche le long chemin forestier sur 2,8 km et atteindre un carrefour (poteau 10).

    6. Descendre à gauche la route forestière sur 700 m, puis suivre à droite un sentier qui serpente sur 600 m. Au poteau 11, aller à gauche sur 300 m, puis bifurquer à droite sur un chemin qui dévale la pente et rejoint la vallée de la Fontaine-aux-Charmes (poteau 12).

    7. Le descendre sur 3 km jusqu’au hameau de La Harazée. Au poteau 13, après le lavoir, suivre la route qui passe devant le cimetière militaire.

    8. S’engager à gauche sur un chemin empierré. Passer devant les étangs de la Houyette et continuer jusqu’au village.

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    Union090524a - Marne

    REIMS : Anniversaire : la Croix-Rouge mobilise

    Des responsables de la Croix-Rouge devant une Ford T qui servait d’ambulance durant la Première Guerre
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  • Une Jeep médicalisée avec support brancard et bouteille plasma de l’association Shaef.
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  • À l’occasion du 150e anniversaire de la bataille de Solferino (Italie) qui a donné l’idée à l’humaniste suisse Henri Dunant de créer la Croix-Rouge, les responsables de cette association déclarée d’utilité publique ont organisé un concours à l’intention des jeunes collégiens.

    L’objectif : partager avec eux les valeurs humanitaires de ce mouvement international qui compte 150 salariés dans la Marne et près de 450 bénévoles investis à Reims, Châlons-en-Champagne, Épernay, Vitry-le-François et Sézanne aussi bien dans l’hospitalisation à domicile, des centres de soins, la distribution alimentaire, le Samu social, le secourisme que les vestiaires.

    Avant la remise de prix aux collégiens qui auront le plaisir de se rendre fin juin à Solferino (lire une prochaine édition), les responsables, Daniel Guy, le président de la Croix-Rouge, en liaison avec Marc Bouxin du musée Saint-Rémi ont permis au public de voir une singulière exposition dans la cour du musée.

    Étonnants matériels

    Tous ont admiré la Ford T ambulance de l’association Le Miroir de Suippes ; les matériels américains de la Seconde Guerre mondiale de l’association Sheaf, un Dodge 6x6 avec brancards intérieurs etJeep médicales, une 2 CV ambulance avec un lit à l’intérieur, une ambulance du 402’ RA de Châlons-en-Champagne et une ambulance tout terrain du 503e régiment de chars de Mourmelon-le-Grand.

    Tout naturellement la Croix-Rouge avait aussi un stand pour évoquer son action en matière de secourisme (elle assure des formations pointues à tous ceux qui n’ont pas peur de s’investir à fond) ainsi qu’un stand sur le Samu social qui intervient deux fois par semaine du début novembre à fin avril pour venir en aide aux plus démunis.

    Enfin le musée Saint-Rémi n’était pas en reste, qui a proposé une exposition avec des photos sur l’hôpital qu’il abritait avant d’être un musée ainsi que le dra¬peau de la Croix-Rouge rémoise datant de 1914.

    Alain MOYAT

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    Union090522d - Marne

    TINQUEUX : Assemblée départementale : Les anciens combattants regrettent la baisse des crédits

    De gauche à droite, à la tribune : Gilles Richard, André Doulet, Cédric Lacroix, Gaëtan Charlot et Georges Marette.
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  • L’Union fédérale marnaise des anciens combattants et victimes de guerres s’est réunie en assemblée générale départementale, salle Paulette-Billa à Tinqueux.

    Après les mots de bienvenue de Gilles Richard, le président de l’association des anciens combattants de Tinqueux, André Doulet, secrétaire général de l’Union fédérale marnaise a fait le bilan de l’année écoulée , retraçant les activités comme par exemple, la participation au congrès national à Toulon ou bien encore la participation de l’association à la remise des prix nationaux de civisme et de dévouement à la collectivité qui s’est déroulée au Palais du Luxembourg à Paris le 28 février, une remise à laquelle le département avait un lauréat.

    Des récompenses

    Président honoraire de l’Union fédérale marnaise, Gaétan Charlot a ensuite parlé du monde combattant, suivi de Georges Marette, président de la délégation de Reims de la France mutualiste.

    Le nouveau président de l’Union fédérale marnaise, Cédric Lacroix a lu son rapport moral et a proposé une motion, en six points bien précis, votée à l’unanimité.

    Dans cette motion, il regrette notamment la baisse constante des crédits alloués aux anciens combattants.

    Il espère que la promesse d’atteindre les 48 points PMI (pension militaire d’invalidité) en 2012 pour la retraite du combattant sera tenue… et rappelle que « le monde combattant ne veut pas subir, mais proposer et participer aux évolutions souhaitables parce qu’il en est capable avec tous les décideurs. Il n’attend pas, il agit pour le bien de tous ».

    Avant de clôturer l’assemblée ,Cédric Lacroix a récompensé les personnes suivantes : Marcel Morin, médaille de vermeil de l’Union fédérale, André Francaux et Martial Saint-Jeveint, médaille d’argent, Jean Destouches, diplôme de l’union fédérale, Guy Harrois ,Jean Javanel et Georges Warez ,le diplôme de l’Union fédérale marnaise .

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    Union090522c - Marne

    WITRY-LES-REIMS : Deux collégiens à l’honneur

    Jean Maréchal et François Dumont (représenté par sa maman) ont reçu leurs prix au concours de la résistance.
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  • Comme chaque année les élèves du collèges Léonard-de-Vinci de Witry-lès-Reims se sont passionnés pour l’histoire au travers du concours de la Résistance. M. Gourlain leur a apporté bien volontiers son témoignage et a répondu à leurs interrogations avec beaucoup d’émotion.

    Parmi les travaux remis au jury sur le thème 2009 : « Les adolescents en camp de concentration », le travail individuel de rédaction de Jean Maréchal, ainsi que le dossier-mémoire en travail collectif de Jean Maréchal et François Dumont ont été retenu.

    Ils ont reçu leurs prix et les félicitations du préfet et de l’Inspectrice d’Académie, en présence de M. Mousel représentant le syndicat intercommunal et de MMes Malezet et Ganthier, professeurs.

    De plus leur mémoire est sélectionné pour être présenté au jury au niveau national. Outre les livres qu’ils ont reçus, tous deux ont participé à un voyage à Compiègne, avec visite de musée… de quoi compléter leurs connaissances.

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    Union090522b - Marne

    SUIPPES : Tous unis dans le souvenir

    Les poilus sont allés en cortège jusqu’au cimetière militaire.
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  • Comme pour beaucoup d’autres couples, le bonheur de Louise, Edmond et leur petite Jeanne, bascule ce 1er août 1914. C’est toute la période suippase de la guerre 14-18 qui a été évoquée à partir de ce jeune foyer : la vie de Louise à Suippes, en évacuation, celle d’Edmond au front, puis blessé, son retour après une amputation et celle de Jeanne, enfant durant cette période.

    Réunis d’abord autour du feu de camp et du vin chaud servi par les membres de l’association « Le poilu de la Marne », et en musique avec le groupe Tichot, l’assistance a été dirigée vers le bâtiment de la mairie où des photos projetées ont complété le rappel des moments difficiles, le tout entrecoupé de chansons, poèmes et lettres déclamés dans un silence de plomb. Le summum fut atteint lors de l’évocation des phases évoquant l’exécution pour l’exemple des quatre caporaux de Souain, une ambiance proche de la commémoration. Devant le monument du souvenir la célèbre chanson de Craonne « Nous sommes des sacrifiés » fut interprétée avec beaucoup de recueillement par les musiciens du groupe Tichot.

    En cortège à la suite d’Hélène, directrice du centre d’interprétation, qui avait revêtu le costume d’infirmière, les poilus ont martelé le rythme jusqu’au cimetière militaire où la petite Jeanne écrivait à son papa.

    Sensibilité dans l’interprétation récitée ou chantée des textes entendus, hommage, respect pour ces hommes qui ont façonné notre histoire, et notre patrimoine étaient au rendez-vous de cette soirée.

    On peut découvrir ces groupes intervenants sur les sites www.tichot.com et http://lepoiludelamarne.free.fr/et découvrir : Marne 14-18, Centre d’interprétation, 4 ruelle Bayard BP 31- 51600 Suippes, Tél. 03.26.68.24.09, contact@marne14-18.fr sur le site : www.marne14-18.fr

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    Union090522a - Marne

    REIMS : Les anciens prisonniers d’Indochine réunis à Reims : Un congrès national

    Parmi les officiels, deux épouses d’anciens prisonniers ont déposé une gerbe.
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    Mercredi, 170 membres de l’Association nationale des anciens prisonniers d’Indochine (Anapi), sont venus à Reims à l’occasion de la tenue de leur 22e congrès national.

    Après la messe du souvenir à la cathédrale, deux dépôts de gerbes ont eu lieu au monuments aux morts, puis au mémorial de la Résistance.

    Un déjeuner a réuni ces anciens d’Indochine au centre des congrès où s’est tenue leur assemblée dans l’après-midi.

    Parmi les personnes présentes Jean-Claude Laval, adjoint au maire, le contrôleur-général Bonnetête et Jean Platteaux, présidents national et régional de l’Anapi …

    En 1954, les prisonniers français de l’armée Viet étaient 25.000, ils ne sont plus aujourd’hui que 1.318 dans l’Hexagone.

     

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    Union090520c - Marne

    MARNE : Concours de la Résistance : Les lauréats au camp de Royallieu

    Elèves et enseignants ont découvert un camp d’où partaient des convois vers la déportation.
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  • Parmi les 45 lauréats du Concours national de la Résistance et la Déportation, 31 élèves des différents établissements de la Marne ont répondu à l’appel et accompagnés des personnels de l’ONACVG (Office national des anciens combattants et des victimes de guerre) et de trois enseignants de l’Académie, se sont retrouvés le 16 et le 17 mai derniers.

    Ils sont allés visiter le camp de Royallieu à Compiègne, l’un des plus importants camps de transit en France à partir duquel les Allemands ont déporté des prisonniers politiques, communistes, civils et juifs confondus.

    Le premier convoi français y est parti le 27 mars 1942. A l’emplacement de l’ancien camp, les élèves et les accompagnateurs ont découvert un mémorial neuf (inauguré le 23 février 2008) qui propose un parcours sur la vie du camp et sur le contexte national de la Seconde Guerre.

    Pour une meilleure compréhension, ce parcours est complété par des écrans et des haut-parleurs ce qui permet un va-et-vient entre l’histoire du camp et l’histoire de la France occupée entre 1942 et 1944.

    Le lendemain, les lauréats ont découvert le wagon de l’armistice du 11 Novembre 1918 dans la clairière de Rethondes. Symbole de la revanche allemande, le même wagon a servi 22 ans plus tard pour signer l’armistice, moins glorieux, du 22 juin 1940.

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    Union090520b - Marne

    SAINT-MARTIN-SUR-LE-PRE : Nouveau square : Le beau jardin du père Pérut

    Le nouveau square accueille le monument aux morts. Un choix qui n’aurait pas déplu à l’ancien propriétaire de ce jardin, Paul Pérut, qui a combattu pendant la Grande Guerre.
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  • Le nouveau square accueille le monument aux morts. Un choix qui n’aurait pas déplu à l’ancien propriétaire de ce jardin, Paul Pérut, qui a combattu pendant la Grande Guerre.

    Après la traditionnelle cérémonie du 8 Mai, au cours de laquelle la population a particulièrement apprécié la participation des enfants du Groupe scolaire et de la jeune Saint-Martinaise Auriane Canivet qui a interprété le chant des partisans, il a été procédé à l’inauguration du jardin des senteurs et ce, quelques mois après le transfert du monument aux morts au cœur du village. En hommage à l’ancien propriétaire de ce jardin, il se nomme désormais le « square Paul-Pérut ». Le « père Pérut », comme beaucoup l’appelaient, est encore dans la mémoire des plus anciens. Né le 17 juin 1895 à Chardogne dans la Meuse, il sera mobilisé lors de la Première Guerre mondiale. Il est libéré et arrive à Châlons le 23 janvier 1919. Il entre alors à la SNCF. C’est en 1927 qu’il fait l’acquisition de sa maison rue du Moulin à Saint-Martin. Il s’investit dans la vie du village comme pompier volontaire de 1928 à 1940, conseiller municipal de 1947 à 1950, fonction dont il démissionne pour devenir garde champêtre jusqu’en 1965. Il nous quittera le 3 août 1987 après avoir été de nombreuses années le doyen du village.

    Le monument aux morts est bien à sa place, dans ce square Paul-Pérut, combattant de la Grande Guerre. Rappelons que ce projet de « jardin », remonte à quelques années et n’a pas fait l’unanimité. Le choix de cette réalisation s’est porté sur un aménagement paysager avec une présence minérale forte, de l’eau et un jeu avec les différences de niveaux. Un procédé de filtration naturel par lagunage pour le bassin et l’éclairage exclusivement à base de leds ont été prévus.

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    Union090520a - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Yves Gibeau

    Bien qu’il soit né à Louvois dans la Marne en 1916, le destin d’Yves Gibeau s’est noué un peu dans les Ardennes, à Avaux où habitaient ses grands-parents maternels qui l’ont en partie élevé mais surtout dans l’Aisne en relation avec la Première Guerre mondiale. Il n’a pas connu en effet son père, un poilu venu d’Italie qui a engrossé sa mère avant de succomber dans l’anonymat des champs de bataille.

    Son fils l’a longtemps cherché dans la dernière partie de sa vie. À la retraite, après avoir publié plusieurs livres dont « Allons z’enfants », relatant son expérience d’enfant de troupe que lui a imposée son beau-père, un roman vendu à un million d’exemplaires depuis sa sortie en 1952 et adapté au cinéma par Yves Boisset, il s’est installé à Roucy, un village axonais faisant face au Chemin des Dames, un nom à l’origine pourtant si joli faisant référence aux filles de Louis XV qui venaient à Bouconville.

    Malheureusement, cette crête reste aujourd’hui dans l’histoire comme le théâtre de très violents combats lors de la meurtrière offensive lancée par le général français Georges Nivelle en 1917. Jusqu’à son dernier soupir lâché le 14 octobre 1994, le romancier arpentait sans relâche les labours infinis de cette terre dévastée et scrutait chaque jour, de son regard d’un bleu perçant, l’horizon encore funeste du passé : il y cherchait la trace de son géniteur dans les cimetières mais cet antimilitariste y récoltait aussi tous les témoignages de la présence des soldats comme des bouts de vêtements, des restes de barbelés ou des armes rouillées qu’il entreposait dans son grenier, un musée avec lequel il questionnait le comportement absurde des hommes amenés à s’entretuer.

    Aujourd’hui encore, ce Don Quichotte des temps modernes dont la frêle silhouette, le visage émacié et la barbe blanche finement taillée en collier l’assimilaient à un personnage ascétique du peintre Goya, semble hanter le plateau maudit. Comme s’il voulait poursuivre son utopique quête outre-tombe, il s’est même fait enterrer dans un cimetière abandonné de l’ancien Craonne.

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    Union090516b - Marne

    SUIPPES : A Suippes aussi

    Centre d’interprétation Marne 14-18 : quotidien des soldats pendant la Première guerre mondiale. Nombreux témoignages, films et éléments modernes et ludiques. Ouvert du mardi au dimanche, de 14 à 18 heures.

    Renseignements au 03.26.68.24.09. Site www.marne14-18.fr

    Nuit des Musées : « Suippes 1914-1918 », aujourd’hui. À l’occasion de la « Nuit des Musées », le Centre d’interprétation Marne 14-18 propose de revivre l’histoire des habitants de Suippes pendant la Grande Guerre.

      • De 20 heures à 21 h 30, Marne 14-18 ouvrira ses portes au public pour une découverte moderne et ludique de l’époque 14-18 : deux films, des bornes biométriques interactives, une collection d’objets, des photos, des témoignages…
      • De 21 h 30 à 23 heures, à travers un circuit historique, découvrez le quotidien des Suippas pendant la guerre : l’exode, les combats, les résistants, le retour des populations, la reconstruction…

    Le groupe musical Tichot ponctuera cette soirée de chansons d’époque.

    L’association « Le Poilu de la Marne » reconstituera un bivouac et animera le parcours. Le tout sera illustré de projections de photos de Suippes à cette période.

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    Union090516a - Marne

    HEILTZ-LE-MAURUPT : Musée du folklore et de l’histoire : Un siècle d’histoire exhumé

    Le musée d’Heiltz-le-Maurupt ouvre ses portes demain au public. L’occasion de découvrir comment vivaient les habitants du village entre 1850 et 1950.

    DEPUIS 38 ans, la mairie d’Heiltz-le-Maurupt abrite un fabuleux trésor : outils, vêtements, objets ayant appartenu aux habitants du village entre 1850 et 1950.

    Pour les admirer, il faut monter les marches d’un vieil escalier en bois. Joseph Richard, 70 ans, conservateur du musée du folklore et de l’histoire de la Chée depuis 1973, vous attend pour une visite surprenante. « À la fin du XVIIIe siècle, les gens n’avaient pas d’argent, ils faisaient avec les moyens dont ils disposaient. C’était le système D », raconte-t-il. Il montre ainsi du doigt un étameur qui a fabriqué une turbine alimentée par une demie bicyclette pour attiser le feu. « Il remplaçait avantageusement le soufflet qui pesait très lourd », précise-t-il. Tous les corps de métiers, qui existaient à l’époque, sont représentés : le remouleur, le cordelier-bourrelier avec ses galoches de différentes pointures, le tonnelier, le boisselier, le sabotier, la lavandière… Une épicerie-boucherie a même été reconstituée. « Les prix affichés sont ceux qui étaient pratiqués à l’époque », souligne-t-il. Le filet de viande coûtait ainsi 43,40 francs. « Il y a 40 ans, il y avait encore trois coopératives et trois cafés dans le village. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un seul bistrot ».

    Trois générations dans une pièce

    Un peu plus loin, les visiteurs peuvent voir comment vivaient leurs ancêtres. Trois générations cohabitaient ensemble. La salle familiale était dotée d’une cheminée, d’une pierre à eau, d’une table et d’un lit. L’on peut même apercevoir un bébé se promenant dans ce qui était l’ancêtre du trotteur.

    Autant d’objets qui ont appartenu à des habitants d’Heiltz-le-Maurupt. Roger Mauret, le concepteur du musée, a eu l’idée de les récupérer, de les conserver précieusement et de les mettre en valeur. Au fil du temps, la collection s’est agrandie par des dons et des trouvailles.

    Au deuxième étage se trouvent l’école et son maître. « Il n’y a pas encore d’élèves, mais ça viendra ! », assure Joseph Richard. Plusieurs vieux pupitres ont été installés, ainsi qu’un tableau noir et de grandes cartes murales jaunies par le temps. Des sacs d’école usés et des ardoises trônent sur les tables. Les registres de présence datant des années 1940 aussi. Le conservateur du musée en prend un dans ses mains. Il se met à lire les motifs d’absence : « Scarlatine, fièvre (suite à vaccination), grippe, indisposition, mal aux oreilles, aide ses parents, aide aux travaux de battage » ou encore « n’a pas de chaussures ». Il caresse ensuite de ses mains des carnets de correspondance et de magnifiques cahiers allant de 1920 à 1950. Des cahiers découverts dans les greniers des écoles.

    Des vestiges de la Première et Seconde Guerre mondiale, sont également exposés. Comme cette lettre émouvante retraçant les dernières volontés d’un maquisard condamné à être fusillé par les troupes allemandes en avril 1944. Une vraie plongée dans le temps…

    Stéphanie GRUSS

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    Union090515a - Marne

    MOURMELON-LE-PETIT : En croisière sur la Moselle

     

    Ils étaient bien présents les anciens combattants de l’amicale des ACPG-CATM-TOE pour commémorer vendredi dernier la capitulation de l’Allemagne nazie lors des cérémonies de Mourmelon-le-Petit.

    Mais ils savent aussi se détendre et dimanche, ils étaient 56 avec leurs épouses et amis à prendre le départ, direction le Luxembourg pour une visite de la ville.

    Puis chacun a pu goûter au charme d’un déjeuner-croisière sur la Moselle fort apprécié avant de conclure la journée par la visite de la ville allemande de Trèves.

    Rien de tel qu’un beau voyage pour garder la cohésion au sein de l’association, les participants ayant déjà pris rendez-vous pour l’an prochain.

     

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    Union090514a - Marne

    EPERNAY : Projet de musée consacré aux anciens combattants burkinabés : Un engagement enfin reconnu

    Le maire de Tougan, Mathias Zerbo, s’intéresse à la cause de ces anciens combattants et à la création d’un musée qui leur serait consacré.
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  • Marie-Claude Garza connaît bien les lieux.
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    Le président des poilus de la Marne a effectué un voyage au Burkina Faso afin d’y retrouver les anciens combattants qui ont participé aux engagements de l’armée française.

    C’EST avant tout un voyage de découverte que Dominique Blanchard a entrepris au Burkina Faso, accompagné de son épouse, Lydie, d’Alexandre Lefèvre, de Marie-Claude Garza et sa fille, Maëva.

    La tournée dans le sud et l’ouest de la région, effectuée par 45° à l’ombre, avait, malgré tout, un but bien précis pour Dominique Blanchard, président des poilus de la Marne : retrouver les anciens combattants qui ont quitté la Haute-Volta - devenue Burkina Faso en 1984 - pour participer activement aux engagements de l’armée française, en Indochine puis en Algérie.

    Trois cents objets

    Des contacts ont été noués avec Karim Boro, conseiller dans un village voisin, et Toro Boro, 78 ans, ancien de la classe 51. Engagé dans le 2e Régiment d’Infanterie de marine, il a connu l’Indochine puis l’Algérie.

    Mathias Zerbo, Dominique Zerbo Sangoulé, le président des anciens combattants, Karim Boro et Ousmane Ouattara ont déjà récolté plus de trois cents objets, en vue de constituer le fameux musée.

    Les moyens font cruellement défaut là-bas, que ce soit pour le financement du musée, ou d’un véhicule de transport en commun qui permettrait aux quelque trois cents familles réparties sur les huit « départements » de Tougan d’effectuer les déplacements nécessaires au quotidien.

    Mais plus que tout, ces anciens combattants souhaitent ne pas rester les « oubliés de la République » comme on les qualifie parfois.

     

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    Union090513c - Marne

    AY : Concours de la Résistance : Quatre collègiennes parmi les lauréats

    Quatre élèves du collège Les Bleuets d’Aÿ figurent parmi les 45 lauréats départementaux du concours de la Résistance et de la Déportation sur un total de 327 candidats. Margot Barbier, Céline et Claire Chemin, Célia De Jesus Santos ont reçu leurs prix, mercredi, lors d’une cérémonie à la préfecture de Châlons, présidée par Gérard Moisselin, préfet de Région et préfet de la Marne, en présence de l’Inspectrice d’académie, Anne-Marie Filho et de personnalités du monde combattant de la Résistance et de la Déportation.

    C’est la 5e année consécutive que le collège d’Aÿ obtient des lauréats départementaux au concours de la Résistance et de la Déportation et même en 2007, une lauréate nationale. Ces bons résultats sont en fait dus à un travail de fond accompli au collège autour du devoir de mémoire : conférence annuelle de Yvette Lundy, résistante déportée, expositions et chants, séances de préparation au concours et visite d’un lieu de mémoire (le camp du Struthof). Cette année, une quinzaine d’élèves de 3e ont planché sur le thème national 2009 « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi ».

    Les lauréates ont reçu les félicitations de leurs professeurs d’histoire respectifs, Fabienne Dherse, Gilbert Nolleau et de Grégory Gostowski ainsi que du principal, Yannick Tschens.

    Le collège est maintenant dans l’attente d’un autre résultat, la copie de Célia ayant été retenue au niveau national.

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    Union090513b - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Centre d’interprétation Marne 14-18 à Suippes : Comme au temps de la Grande Guerre

    Le centre d’interprétation Marne 14-18 sera aussi de la partie, proposant de faire revivre l’histoire des habitants de Suippes pendant la Grande Guerre.

    Samedi 16 mai de 20 heures à 21 h 30, Marne 14-18 ouvrira gratuitement ses portes au public pour une découverte moderne et ludique de l’époque 14-18 : deux films, des bornes biométriques interactives, une collection d’objets, des photos, des témoignages.

    De 21 h 30 à 23 heures, à travers un circuit historique, on pourra découvrir le quotidien des Suippas pendant la guerre, l’exode, les combats, les résistants, le retour des populations, la reconstruction.

    Chansons d’époque et bivouac

    Enfin le groupe musical Tichot, groupe de chansonniers œuvrant à traduire 14-18 en mots et en notes, ponctuera cette soirée de chansons d’époque

    Et l’association « Le Poilu de la Marne » reconstituera un bivouac qui animera le parcours.

    Le tout sera illustré de projections de photos de cette période, sur différents monuments et lieux publics de la cité.

    Des textes de courriers de soldats ayant combattu sur place seront aussi lus.

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    Union090513a - Marne

    COURTISOLS : La valse des paras

    Encore un très beau succès pour le thé dansant de l’amicale du 9e RCP Champagne-Ardenne-Loraine à la salle polyvalente de Courtisols.

    Les amoureux de la danse se sont déplacés de tous les départements pour un après-midi dansant de qualité, animé par un orchestre de réputation régionale. Cet orchestre vosgien a entraîné les danseurs sur tous les airs d’accordéon.

    L’amicale, comme à tout ce qu’elle organise, a présenté une animation de qualité, c’est pourquoi, malgré la concurrence, elle attire toujours beaucoup de monde.

    Rendez-vous est pris pour le prochain thé dansant le dimanche 28 septembre, toujours à Courtisols ; et les 22 et 23 août pour un grand meeting parachutiste sur l’aérodrome d’Ecriennes-Vauclerc, près de Vitry le François.

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    Union090512d - Marne

    SAINT-THIERRY : La tradition respectée

     

     

    Jeudi 7 mai, les habitants de Saint-Thierry étaient conviés à la commémoration du 8 Mai, avancée d’une journée compte-tenu de la brocante.

    La fanfare l’Espérance était présente, le cortège a pu se réunir pour la première fois devant le nouvel emplacement du monument aux morts, sur la place de la Mairie.

    Après le dépôt de gerbe, il a été procédé à la passation des pouvoirs de chef de corps des sapeurs pompiers de la communauté de communes du Massif : Eric Bernard succède ainsi à Pascal Didierjean.

     

     

     

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    Union090512c - Marne

    MUIZON : Commémoration : Vrais-faux GI’s et véhicules d’époque

     

    Si, à Muizon, il n’y eut, cette année, pas de remise de médailles, la cérémonie du 64e anniversaire de la Victoire fut, une nouvelle fois, célébrée de fort belle façon.

    L’UNC (Union Nationale des Combattants) avait en effet demandé à des figurants de revêtir des tenues de GI’s américains de l’époque, et pu obtenir quatre véritables véhicules (trois jeep et un camion).

    Ensuite, le défilé dans les rues de la commune et la cérémonie elle-même au monument du souvenir furent accompagnés de l’harmonie d’Intermezzo, école de musique intercommunale placée sous la direction de José Luton.

    Au monument, le président de l’UNC, Jean-Michel Chevalier, le maire de Muizon, Germain Renard, ont déposé une gerbe de fleurs, avant d’inviter la population présente à écouter l’hymne national et de se retrouver à la salle polyvalente pour le verre de l’amitié.

     

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    Union090512b - Marne

    BETHENY : Souvenirs, souvenirs

    Une sacrée organisation pour l’association pour une parfaite réussite.
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    La reconstitution du campement US, situé dans l’enceinte de l’école Equiernolles à Bétheny, organisée par la Shaef a remporté un grand succès : beaucoup de personnes se sont déplacées pour la visiter.

    Pendant tout le week-end, du vendredi au dimanche inclus, il était possible de se replonger dans les années 44/45.

    Tout le matériel était bien exposé : jeeps, véhicules des libérateurs, bivouacs, poste de communication, poste de secours, cuisine de campagne, sans oublier le personnel en tenue…

    Shaef : 1, rue de la gare à Bétheny. Tél. 06.88.01.72.68.

     

     

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    Union090512a - Marne

    IGNY-COMBLIZY : Souvenir et médaille

     

     

     

    Au pied du monument aux morts pavoisé pour la circonstance, élus, anciens combattants, porte-drapeaux et population se sont mobilisés à Igny-Comblizy pour marquer le souvenir de la fin du second conflit mondial du 8 Mai 1945.

    Après lecture du manifeste par le premier magistrat et une minute de silence, Gérard Niger, président cantonal des anciens combattants ACPG et CATM, a remis à Christophe Theill une médaille au titre de la reconnaissance de la nation pour sa participation aux opérations en ex-Yougoslavie.

     

     

     

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    Union090511d - Marne

    MAIRY-SUR-MARNE : La photo du jour : Chat alors

     

     

    Lors des cérémonies de commémoration du 8 Mai à Mairy-sur-Marne, les pompiers et les gendarmes ont eu droit à une visite surprise avec, à la clé, une revue des troupes menée par un hôte inattendu.

    C’est un fier matou qui est venu se frotter contre chacun afin de vérifier que les chaussures étaient bien cirées et les plis de pantalons impeccables.

    Puis, après s’être fixé un instant dans un impeccable garde-à-vous, il est allé présenter ses salutations à Madame le Maire, avant d’aller vérifier de visu l’état de fraîcheur de la gerbe de fleurs déposée au monument aux morts.

     

     

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    Union090511c - Marne

    CHAMPIGNY : Hommage aux combattants

     

     

    De nombreux Campinois se sont rassemblés vendredi autour du monument aux morts, sur la place de la mairie pour le 64e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.

    Avec les membres du conseil municipal, les représentants d’associations de la commune, la fanfare « les Dauphins », le porte-drapeau et les anciens combattants, Daniel Ménard, adjoint au maire, a lu le contenu de la lettre du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel sur le devoir de mémoire.

    Après l’appel aux morts, l’hymne national, la minute de silence, il a déposé une gerbe en compagnie des enfants de la commune. Il a ensuite invité tous les participants à partager le verre de l’amitié en mairie.

     

     

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    Union090511b - Marne

    SUIPPES : En présence d’une délégation allemande

    La journée du 8 Mai a revêtu cette année un caractère particulier à Suippes, dans la mesure où la cérémonie habituelle de matinée a été reportée en soirée afin d’y associer la délégation allemande de Hardheim, présente à l’occasion du 30e anniversaire du jumelage.

    Une trentaine d’habitants de Hardheim parmi lesquels le maire Héribert Fouquet et son épouse, des membres du conseil municipal, des pompiers et des enseignants… avaient fait le déplacement.

    Décorations

    Aux ordres du lieutenant-colonel Lecorguillé, chef de corps du 40e RA, la prise d’armes a été suivie d’une remise de décorations : l’ordre national du Mérite au major Belin, la médaille de la Défense nationale or avec étoile de bronze au lieutenant de Mauraige, et la médaille de la Défense nationale or aux adjudants-chefs Van Nuffelen et Cossiaux, au maréchal des logis chef Oubaali et aux brigadiers chefs Michel Villaz et Miramont.

    Après lecture du message du secrétaire d’état aux Anciens Combattants par le président Jean Collart, les deux hymnes nationaux ont été interprétés par l’Union Musicale devant une assistance nombreuse et recueillie comprenant élus, pompiers, représentants de l’armée, de la gendarmerie, du clergé, d’associations…

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    Union090511a - Marne

    LES RIVIÈRES-HENRUEL : A l’occasion du 8 Mai : Bienvenue aux nouveaux habitants

    Si la cérémonie du 8 Mai est l’occasion de rassembler en partie la population, elle donne désormais l’occasion au maire du village d’accueillir les nouveaux habitants.

    La commune des Rivières-Henruel, située à moins de 10 kilomètres de Vitry, connaît des mouvements de population réguliers. L’élu constate que les nouvelles constructions, le parc locatif et les changements de situations familiales ont profondément modifié les habitudes longtemps figées de ses concitoyens.

    Applaudissements

    « Les modes de vie ont changé, si on veut une population dynamique et ne pas devenir village dortoir, il faut créer des liens entre les Rivenruéliens. C’est pour cela que je souhaite favoriser les premiers contacts. Pour les nouveaux arrivants, c’est je crois, un geste accueillant qui facilite leur intégration dans leur nouvelle cité », explique le maire.

    Mickael, Maud Bernier et leurs enfants ainsi que Jacky Ponsart ont écouté attentivement le mot d’accueil de leur maire et ont reçu en signe de soutien les applaudissements des participants.

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    Union090510n - Marne

    BEINE-NAUROY : Nouveaux musiciens à Beine-Nauroy

     

     

     

    A l’occasion des cérémonies officielles du 8 Mai, la société de musique « la Champenoise » de Beine-Nauroy a présenté 5 musiciens : Nathan Migeon,Alban Legendre, Clément Connoir, Alexandre Gironnet etVictor Soret.

    Ces jeunes ont été formés cet hiver par Joël Connoir et Pierre Bardiaux.

     

     

     

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    Union090510m - Marne

    BOULT-SUR-SUIPPE : Les écoliers de Boult-sur-Suippe commémorent en chansons

    Une cérémonie particulière s’est déroulée vendredi, au monument aux morts de Boult-sur-Suippe.
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    A l’initiative de Claude-Charles Scrabalat, maire de la commune, tous les élèves de l’école élémentaire se sont rassemblés devant le monument aux morts du village.

    Tout d’abord, en présence de Raymond Gourlin, vice-président de l’Unadif, section Marne, de Yannick Kerharo, maire de la commune de Bazancourt et président de la communauté de communes de la vallée de la Suippe, une gerbe a été déposée au pied du monument par des jeunes élèves de l’école élémentaire, puis après un moment de receuillement, sous la direction d’une institutrice, tous ces jeunes ont interprété a capella l’hymne national « la Marseillaise », en présence d’une partie de la population.

     

     

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    Union090510l - Marne

    ESTERNAY : Esternay honore Jacques Henry

     

     

     

    Lors de la cérémonie, Patrice Valentin, député-maire, a lu un message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État en charge des anciens combattants, et a salué la présence de Jacques Henry, qui a durant de nombreuses années présidé l’association des anciens combattants.

     

     

     

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    Union090510k - Marne

    FISMES : Une date toujours aussi suivi à Fismes

     

     

     

    Plus de 200 personnes ont suivi le cortège qui s’est recueilli aux deux monuments aux morts. Jean-Pierre Pinon, le maire et conseiller général de Fismes, accompagné des porte-drapeaux et des responsables d’associations patriotiques a rappelé que Fismes avait été particulièrement touché par les guerres et que le devoir de mémoire était donc indispensable.

     

     

     

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    Union090510j - Marne

    LACHY : Tous mobilisés à Lachy

     

     

     

    Anciens combattants d’Algérie, sapeurs pompiers jeunes enfants des écoles, élus et la population de Lachy se sont rassemblés devant la mairie.

    A cette occasion un hommage particulier a été rendu avec un message lu par Maximin Charpentier, 1er adjoint.

     

     

     

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    Union090510i - Marne

    LE GAULT-SOIGNY : Les enfants chantent à Le Gault-Soigny

     

     

     

     

    Les enfants de l’école ont chanté l’hymne national devant la tombe de deux jeunes décédés en 1940 et enterrés dans le cimetière de Le Gault.

     

     

     

     

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    Union090510h - Marne

    LES MESNEUX : Les Mesneux mobilisés

     

    Le 64e anniversaire de l’armistice du 8 Mai 1945 a été commémoré, ce vendredi 8, aux Mesneux, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

    Le conseil municipal, les anciens combattants et leurs porte-drapeaux, les pompiers volontaires et la population se sont rassemblés devant le monument aux Morts dans l’enceinte du cimetière de la commune. La Maire, Anny Dessoy a lu le message national du devoir de mémoire de Jean-Marie Bockel et rendu un hommage très solennel aux combattants et victimes de la Seconde Guerre mondiale : « cette journée nationale a une place singulière dans le souvenir. Le 8 Mai 1945 est la victoire des valeurs de la civilisation contre la barbarie ».

     

     

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    Union090510g - Marne

    MAIRY-SUR-MARNE : Cérémonie du 8 Mai : Sous les notes de l’Harmonie

     

    La cérémonie de commémoration du 8 Mai 1945 a attiré plus de cinquante personnes au monument au mort de Mairy-sur-Marne : le corps des pompiers volontaires, les deux gendarmes réservistes de la commune, des membres du conseil municipal et des habitants du village.

    La maire a remercié les musiciens de l’Harmonie de Saint-Germain qui ont interprété les différentes sonneries.

     

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    Union090510f - Marne

    MERFY : Merfy met Andrée Lecrocq à l’honneur

    Après le traditionnel dépôt de gerbes au monument aux morts par les enfants, l’appel des morts par les anciens combattants et la lecture du discours du secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants par le maire Eric Verdebout, celui-ci prit la parole pour mettre à l’honneur les femmes et particulièrement l’une d’entre elles, Andrée Lecrocq.

    Elue pour la 1re fois au conseil municipal le 6 mars 1983, Andrée a aujourd’hui entamé son 5e mandat municipal, elle a toujours contribué à l’animation du village, d’abord en tenant le café puis avec le comité des fêtes où elle est toujours membre ainsi que du CCAS depuis 1983.

    C’est également elle, qui, avec l’aide de ses deux fils, dont l’un en est l’animateur, a redémarré la fanfare dont elle est toujours présidente d’honneur. Elle a toujours participé avec assiduité aux conseils municipaux et à toutes les manifestations, à l’entretien des bâtiments communaux et de l’église avec une très grande disponibilité et une grande franchise qui fait avancer les choses. C’est à ce titre que le maire lui remit, au nom du préfet et à son énorme surprise, la médaille d’honneur régionale, départementale et communale ainsi qu’un magnifique et énorme bouquet de fleurs, tout ceci, bien sûr, accompagné par la clique « Espérance » où jouent ses deux fils et même son petit-fils, elle fut chaleureusement applaudie et félicitée par toutes les personnes présentes.

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    Union090510e - Marne

    MONTMIRAIL : Hommage à Montmirail

     

     

     

     

    Avant le défilé.

    Le cortège s’est ensuite rendu devant le monument aux morts.

     

     

     

     

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    Union090510d - Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : Commémoration : Adultes et enfants unis

     

     

    A Mourmelon-Le-Grand, c’est en présence des porte-drapeaux d’associations d’anciens combattants, de nombreux militaires et Mourmelonnais qu’était commémoré le 64e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie.

    Si comme le rappelait Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense dans son message lu par le maire Fabrice Loncol « la mémoire de ces événements doit vivre et doit être transmise aux générations futures », la présence de plusieurs enfants témoignait que ce travail de mémoire n’est pas un vain mot.

     

     

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    Union090510c - Marne

    SAINT-HILAIRE : Anciens et jeunes réunis à Saint-Hilaire

     

     

     

    Les Petits Saint Hillier se sont déplacés nombreux pour assister à la cérémonie traditionnelle du 8 Mai devant le monument aux Morts du village.

    Après les honneurs au drapeau, le maire, J.P Grisouard a fait lecture du message de Jean-Marie Bockel.

     

     

     

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    Union090510b - Marne

    SEZANNE : Sézanne en premiers ligne

     

     

    La cérémonie de commémoration de la victoire du 8 Mai 1945 s’est déroulée en fin de matinée, devant le monument aux morts.

    L’harmonie municipale a participé à cette cérémonie, à laquelle étaient présentes les associations patriotiques ainsi que les sapeurs-pompiers.

    Jean Agrapart, adjoint au maire, a lu un discours avant le dépôt de gerbe.

     

     

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    Union090510a - Marne

    VERZY : Les Verzyats se souviennent

    La victoire des alliés dignement fêtée en ce 8 Mai.
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    Comme chaque année, il est de tradition de célébrer la victoire des alliés en ce 8 Mai.

    La commune de Verzy avait donné rendez-vous aux Verzyats pour le traditionnel défilé et le dépôt de gerbe aux monuments aux morts.

    Christophe Corbeaux, maire a lu à l’assistance la lettre de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État de la Défense et des anciens combattants, puis l’énumération des combattants verzyats tombés lors de la guerre.

     

     

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    Union090509p - Marne

    BETHENY : Les Américains débarquent à Bétheny

    Impressionnant le rassemblement à Bétheny pour commémorer le 8 Mai : il y avait foule. Cela s’est déroulé en 3 temps : dépôt d’une gerbe au Petit-Bétheny, puis rendez-vous à l’école Equiernolles autour du camp américain reconstitué, et enfin défilé vers le monument aux Morts, où les enfants de Farman ont chanté l’hymne à la joie.

    Le maire de la commune a remercié vivement les enfants, leur maîtresse, les décorés, porte-drapeaux, pompiers, chef de la police, BA 112, et surtout l’association Shaef.

    L’exposition organisée par Shaef, dont le siège est à Bétheny, présente des véhicules militaires US d’époque, de matériels exposés durant le week-end : le samedi de 10 à 18 heures et le dimanche de 10 heures à 17 heures, avec tout un côté pédagogique.

    http://shaef-reims.blog4ever.com/

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    Union090509o - Marne

    BEZANNES : Toutes les générations

     

     

    Vendredi matin, devant le monument aux morts, Jean Pierre Belfie, maire de la commune était entouré de nombreuses personnalités civiles et militaires, parmi lesquelles, Eric Quénard, 1 er adjoint au maire de Reims, de l’ensemble du conseil municipal, des porte-drapeaux, anciens combattants et des enfants du groupe scolaire.

    Toutes ces générations se sont rassemblées pour commémorer la fin de la guerre.

    Après l’appel aux morts et la minute de silence, une gerbe a été déposée par le maire et trois enfants.

     

     

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    Union090509n - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Entre commémoration et reconstitution de 8 Mai 1945…

    Coolus accueille, depuis hier et jusqu’à demain, un camp américain reconstitué. Rencontre avec François, collectionneur passionné par la Seconde guerre.

    COMME si le temps avait fait des siennes. Depuis hier, 8 mai 2009, un camp américain est recréé dans le parc du château de Coolus dans le cadre de la reconstitution historique « War of Marne » concoctée par l’association « Marne Memory 44 ».

    Ce camp ouvert au public aujourd’hui dès 10 heures et demain à 9 h 30, permet aux nombreux participants de vivre leur passion et aux visiteurs de participer gratuitement à une manifestation chargée d’émotion.

    Parmi les figurants rencontrés entre véhicules et tentes : François Dos Santos, aide-soignant militaire, membre de l’association châlonnaise depuis un an.

    Son histoire personnelle, truffée de rebondissements, débute alors qu’il n’a que douze ans. « Mes parents bêchaient un jardin dans le Val-d’Oise quand ils ont découvert un casque US que j’ai voulu garder et restaurer plus tard, j’ai bien fait », explique l’intéressé à qui la vie allait réserver bien des surprises.

    Les années passent, il se marie et découvre chez le grand-père de sa femme, un Ardennais qui fut prisonnier de guerre, un gros sac bourré de reliques : képi, trophées, tenue de prisonnier.

    Uniforme au musée

    « Son uniforme est aujourd’hui en Allemagne dans le musée du stalag Ziegenhain où Mitterrand était également », ajoute ce collectionneur passionné à 100 % qui fréquente aujourd’hui les bourses aux armes et autres brocantes.

    Tenue de fantassin, d’invasion, de sortie de l’US Army, du 26e d’Infanterie, du 35e d’infanterie des Ardennes, veste de la 2e DB, de ranger… Bel inventaire. « Depuis 2003, grâce à e-bay US, je déniche des exclusivités, mais il faut savoir s’arrêter », poursuit François achetant également des objets en double afin de les échanger.

    Son seul regret aujourd’hui, que les collectionneurs de pièces allemandes soient mal vus : « Vous collectionnez des pièces de l’Armée allemande, vous êtes vite assimilé à un facho ! », conclut ce « mordu » qui souhaite que les générations futures découvrent la réalité de « ce qui s’est passé » via tous ces objets.

    David ZANGA


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    Pour que vive la mémoire

    « Notre avenir est ici ! »

    C’est entouré de deux enfants qu’il avait pris par les épaules que Gaëtan Charlot, le président de l’union départementale des anciens combattants, a achevé son propos. Un peu comme la passation de pouvoir d’un ancien aux futurs gardiens de la paix mondiale.

    Tout simplement parce que 64 ans après la fin de la deuxième guerre, la planète reste une poudrière. C’était hier au monument aux morts, pour la célébration du 8 Mai. Une commémoration initiée au monument de la résistance, puis à la statue Jeanne-d’Arc.

    Un 8 Mai 2009 aux accents particuliers : à la troupe française représentée par le 402e régiment d’artillerie, s’étaient greffées l’armée US et l’association « Mémory 44 » garantissait un spectacle visuel. Lequel donnait une idée de ce que les Châlonnais avaient pu vivre à la Libération. Avant le défilé rue de Marne, Pierre Jules, de l’association « Rhin et Danube » a lu le message du maréchal De Lattre de Tassigny au lendemain de la guerre, fier des combattants ayant rendu « au pays son rang et sa grandeur ». Préfet de région, Gérard Moisselin, a mis en avant la victoire de la démocratie sur la tyrannie quant à la victoire de 1945, ainsi que sur un plan actuel, la construction européenne comme une garante de la paix.

    A l’hôtel de ville, Bruno Bourg-Broc, le maire a rappelé que le 8 Mai n’avait pas été immédiatement synonyme de paix, témoins Hiroshima et Nagasaki. Il a aussi rappelé le tribut payé par Châlons, 400 morts au total, parmi lesquels 55 fusillés et 41 des 80 déportés qui ne revinrent pas des camps. Il a enfin souligné le travail des réservistes œuvrant aussi, à leur manière « pour que la mémoire continue… ».

    F.M.


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    Que vous évoque le 8 Mai ?

    « Pour moi, c’est un jour férié qui nous donne un long week-end. Ça va me permettre de réviser un peu plus pour le bac de français, mais il ne faut pas non plus négliger la dimension historique. C’est une fête nationale importante. La fin de la guerre, l’arrêt officiel du nazisme en France. »

    « C’est un bon week-end pour décompresser et réviser parce que le bac arrive très vite. C’est aussi l’occasion d’accomplir un devoir de mémoire pour se souvenir des erreurs mais aussi des choses positives que notre pays a produites. »

    « Pour moi, c’est avant tout un jour de paix. Ça permet de ne pas oublier ce que furent cette guerre et les conséquences qu’elle a eues. Il faudrait rendre hommage aux disparus sur les monuments aux morts pour ne pas avoir une mémoire anonyme et mettre des noms sur ce qui ne serait, sinon, que des chiffres. »

    « C’est la capitulation de l’Allemagne nazie. Il est important de le fêter et de commémorer cet événement parce que beaucoup de gens ont tendance à oublier. Le 8 Mai marque la fin de la guerre mais trop de gens le considèrent comme un jour férié comme les autres alors qu’il a une tout autre importance. » Agrandir la photo

    Charlotte Vieville.

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    Union090509m - Marne

    CORMONTREUIL : Appel aux jeunes

    La cérémonie du 8 Mai a été célébrée dans la commune, en présence des élus, des représentants des divers corps d’armée et associations civiles et militaires.

    Claude Viéville, président de la section locale des anciens combattants UNC, a lu la lettre du secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, insistant sur le fait que la mémoire de ces événements doit vivre et être transmise aux générations futures.

    Illustrant ce discours, deux enfants de Cormontreuil, Tanguy Balthazar et Camille Labourot ont lu, à tour de rôle, un texte signé de l’ensemble des fédérations des associations de déportés et internés de la Résistance.

    Journée nationale du réserviste

    A cette occasion, Jacques Divry, ancien parachutiste du 14 RCP, déjà titulaire de la Croix du Combattant et de la médaille de la Reconnaissance de la Nation, s’est vu remettre la médaille commémorative de participation à la guerre d’Algérie. Membre de l’Union des Parachutistes, il a pris part aux opérations menées dans le Constantinois et la Kabylie en 58-59.

    Jean Marx, maire de la commune, soulignant que le 8 Mai était également « journée nationale du réserviste » a tenu à rendre hommage à « ces hommes qui, en cas de besoin, restent engagés à défendre les valeurs démocratiques de la République Française ».

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    Union090509l - Marne

    EPERNAY : Commémoration du 8 Mai 1945 : Les réservistes entrent en scène

    Les 24 réservistes ont suivi une formation de 10 jours lors des vacances de printemps sur la BA 112.
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  • Pour la première fois, la ville d’Épernay a accueilli 24 réservistes pour les cérémonies commémoratives du 8 Mai 1945.

    « T ’as pris des photos ? », questionne une grand-mère. C’est la bousculade devant la gare d’Epernay. Les flashs crépitent. Les parents sont au coude-à-coude pour photographier leur progéniture. Un petit rappel à l’ordre intervient : « S’il vous plaît, l’emplacement est réservé à la musique ». Appareils photos en bandoulière, les parents se retirent. Cette cérémonie du 8 Mai a une particularité. Cette année, le 8 mai se présente aussi comme la journée du réserviste. Vingt-quatre Marnais qui viennent d’achever leur formation militaire initiale du réserviste (FMIR) sur la BA 112 de Reims ont ainsi défilé hier matin.

    Nathalie est venue pour encourager son fils Vincent : « Il veut en faire son métier mais les dix premiers jours de formation n’ont pas été faciles. 5 h 30/23 h 30 tous les jours : il faut tenir le coup ».

    Pour la fille de Thierry, il n’y a pas eu d’accroc. Tout s’est passé comme sur des roulettes pour la jeune Anaïs. Le papa s’inquiète davantage pour sa seconde fille : « Elle ne pourra peut-être pas être formée sur la BA 112 avec la fermeture annoncée de la base aérienne ». Et Thierry en sait quelque chose, puisqu’il travaille comme pâtissier à la base.

    Les jeunes de l’armée de l’air ont donc participé au temps du souvenir dans la cour de la gare d’Epernay avec les porte-drapeaux, les personnalités du monde combattant, la délégation de la ville jumelée de Clevedon et les autorités civiles et militaires.

    Après la gare, le défilé s’est ensuite dirigé vers la stèle du général Patton. Après ce premier dépôt de gerbe, le cortège a rejoint le monument aux martyrs de la Résistance où a eu lieu l’ultime dépôt de gerbes. Et le son de La Marseillaise a, une nouvelle fois, résonné.

    M.B.

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    Union090509k - Marne

    FRESNE-LES-REIMS : Aux urnes citoyens

     

     

    Le conseil municipal de Fresne-lès-Reims a choisi la journée du 8 Mai pour remettre, à l’issue de la cérémonie officielle et à la veille de la journée de l’Europe, à 6 nouveaux jeunes électeurs leur livret du citoyen et leur carte d’électeur.

    En sa qualité de maire, Eric Kariger, a souhaité à Laura, Marine, Anaïs, Baptiste, Étienne et Florent, de prendre toute la mesure de leur nouveau droit et de leurs devoirs de citoyen dès les élections européennes du 7 juin et les a invités à prendre une part active dans l’organisation de cette journée.

     

     

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    Union090509j - Marne

    REIMS : Commémorations : L’Europe au 8 Mai

    On est venu en famille pour assister aux différentes cérémonies.
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  • En fin d’après-midi, les anciens combattants, personnalités, enfants, se sont retrouvés à la Neuvillette pour une cérémonie devant le monument aux morts, puis devant la stèle rendant hommage à l’aviateur australien lan Mac Kenzie.
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  • La journée a commencé par une cérémonie à la gare de Reims.
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    Il y avait du monde hier matin à Reims pour participer aux différentes manifestations célébrant la Victoire de 45.

    DES dépôts de gerbes, des remises de médailles, un défilé, une aubade, des discours… les cérémonies qui se déroulaient à l’occasion de la célébration de la reddition du 8 Mai 45 ont été conformes à la tradition hier matin à Reims.

    Associations, personnalités, population se sont retrouvés en différents lieux de la ville à cette occasion (gare, monument des déportés de la communauté juive, monument aux infirmières, musée de la Reddition, monument aux morts et celui aux martyrs de la Résistance).

    Pour cette année, la maire de Reims avait aussi voulu donne une connotation européenne à cette journée, rappelant l’importance de l’unité européenne pour éviter que des drames comme la Seconde Guerre mondiale ne se reproduisent. Pour l’occasion, les ressortissants européens de Reims avaient été invités à l’hôtel de ville. Une manifestation qui lançait aussi le mois de l’Europe à Reims.

    Photos Christian LANTENOIS

  •  Des photographies de cet événement sont disponibles dans notre galerie d’images

     

     

     

     

     

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    Union090509i - Marne

    REIMS : Courage, honneur et dévouement : Des médailles pour les policiers

    Vendredi après midi, une cérémonie s’est déroulée dans la cour d’honneur de l’hôtel de police de Reims, en présence du préfet de Région Gérard Moisselin, à l’occasion de la remise de médailles à 17 fonctionnaires de police de Reims, de Châlons-en-Champagne et d’Epernay.

    En présence de nombreux cadres de la police nationale, de la gendarmerie, de la justice, de l’administration pénitentiaire, de plusieurs élus dont Jean-Claude Laval, représentant la maire de Reims Adeline Hazan, et de retraités, le commissaire Jean-Jacques Dron, directeur départemental de la Sécurité publique de la Marne et le préfet ont déposés une gerbe devant la stèle des Morts pour la France de la police, suivis en cela par Pierre Marage, représentant les anciens combattants du ministère de l’Intérieur.

    Le préfet Moisselin a ensuite donné lecture d’un message de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, avant de procéder en compagnie du commissaire Dron à la remise de médailles de bronze pour actes de courage et de dévouement, et de médailles d’honneur de la Police.

    Les récipiendaires-
  •  Médailles de bronze : brigadier-chef Devresse, gardiens de la paix Dufour, Gorka, Tereszkiewicz, adjoints de sécurité Curtz et Kiezer, de Reims. Adjoint de sécurité Elissalde de Châlons-en-Champagne.
  •  Médailles d’honneur : capitaine Barraud, brigadiers-chefs Boucher, Duroy, Serpe, gardiens de la paix Pezzella, Supper et Blaison, de Reims. Gardien de la paix Morel de Châlons-en-Champagne. Brigadier-chef Claisse et gardien de la paix Bousquet d’Epernay.
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    Union090509h - Marne

    ROSNAY : Rosnay rend hommage à ses morts

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    Le fils de Félix Eboué, premier administrateur noir(Guyannais) des colonies françaises (Guadeloupe, Tchad), et surtout, héros de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, était à Rosnay hier matin pour le court, mais vibrant hommage du maire Jean Bouget aux habitants du village morts lors des différents conflits.

    Une quinzaine de personnes a assisté à cet hommage.

     

     

     

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    Union090509g - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Commémoration : Hommage, fleurs et recueillement

    Le 64e anniversaire de la victoire du 8 Mai 1945 a été dignement célébré ce vendredi à Sainte-Ménehould.

    Après avoir effectué un dépôt de gerbes au monument aux morts de la Grange-aux-Bois, le maire qui était accompagné du sous-préfet, M. Carton et des nombreux représentants des anciens combattants, a accompli le même cérémonial sur la place Leclerc avec trois belles compositions florales.

    Sous les étendards tricolores des porte-drapeaux, la Marseillaise et les autres chants commémoratifs ont résonné devant l’hôtel de ville, au son mélodieux des instruments d’Argon’Note, et en présence d’une trentaine de pompiers, des représentants de la gendarmerie nationale et de la Ville.

    Le public était présent malgré la grisaille, pour se souvenir le temps d’une cérémonie, la fin de la Seconde Guerre mondiale

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    Union090509f - Marne

    SILLERY : Sillery honore ses combattants

     

     

    M. Hubert est arrivé à Bône (Algérie) le 17 septembre 1956. Affecté au 452e GAA, il a participé à de nombreuses opérations militaires. Il est revenu sur le sol français le 12 août I 958. Sa carte de combattant lui a été décernée le 18 mars 1988.

    Robert Marguet et Jacques Douadi, maire, ont également souhaité un prompt rétablissement à Michel Chasseigne, clairon fidèle depuis de nombreuses années ainsi qu’à Guy Touchard, tous deux hospitalisés.

     

     

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    Union090509e - Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Commémoration : En souvenir des victimes

     

     

    La commémoration du 8 Mai 1945 s’est déroulée selon la tradition.

    La musique de la clique du village a ponctué les moments forts de la cérémonie.

    En présence de la 5e batterie de réserve du 40e régiment d’artillerie commandé par le Capitaine Cavelius, du corps des pompiers et des porte-drapeaux, Marie-Ange Gangand a lu le message en hommage aux victimes militaires et civiles.

     

     

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    Union090509d - Marne

    TINQUEUX : les combattants mis à l’honneur

     

     

    Le 64e anniversaire de l’armistice du 8 Mai a été commémoré en présence de Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux et de nombreuses personnalités, des enfants des écoles, parmi lesquels Léna Colin, maire enfant, de nombreux Aquatintiens, porte-drapeaux et pompiers.

    Les cérémonies ont débuté par un dépôt de gerbes à la plaque des Frères-Glorieux. Puis les participants se sont rendus au monument aux morts sur le parvis de l’église Sainte-Bernadette où a eu lieu une remise de décorations à d’anciens combattants par le président des anciens combattants de Tinqueux.

     

     

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    Union090509c - Marne

    TREPAIL : Les pompiers récompensés

     

     

     

    Lors des cérémonies célébrant le 8 Mai, le maire de Trépail, Catherine Guebels, a récompensé par des diplômes deux des sapeurs pompiers de la commune.

    Cyril Beaufort et Christophe Varlot ont reçu un diplôme concernant l’ARI. Lot Sauvetage, et la Formation Initiale après avoir suivi des stages.

     

     

     

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    Union090509b - Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Cérémonie à Vienne et Florent

     

     

     

    Après s’être rendue aux cérémonies du 8 Mai pour la mémoire des combattants à Florent-en-Argonne, l’harmonie fanfare de Vienne-le-Château a participé aux commémorations à Vienne-le-Château. C’est en présence des différents maires de l’Argonne, des anciens combattants et de la population qu’ont été rendus les hommages avec différents dépots de gerbes sur les monuments.

    Un moment où la population répond toujours présente pour le souvenir de nos anciens. Les étangs de la Houyette sont ouverts. Les cartes sont à présent en ventre chez les commerçants locaux.

    Visite du camp de la Vallée Moreau. Tous les samedis de 8 heures à 12 heures, les bénévoles de Vallée Moreau proposent des visites guidées des installations souterraines et de surface de ce camp de la Grande Guerre. Camp situé en bordure de route entre Vienne-le-Château et Binarville. Possibilité d’accueillir des groupes en semaine.

    Renseignements : Maison du Pays d’Argonne 03.26.60.49.40

     

     

     

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    Union090509a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Commémoration : « Être fier de ce que la France a fait de bien »

    Hier matin, à Vitry-le-François, le 8 Mai a été commémoré avec dépôt de gerbes, défilé dans le centre-ville, discours et remise de médaille. Le dépôt de gerbes à la nécropole du cimetière de la rue des Cyprès.
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  • LE rendez-vous était donné comme chaque année à la nécropole nationale du cimetière du Midi de la cité rose, créée en 1921 pour regrouper les corps des militaires exhumés sur le territoire des communes environnantes et où reposent 62 Français tués au cours de la Seconde Guerre. Avant de se recueillir, les personnalités, le maire, le député, le sous-préfet, le président du Souvenir français de Vitry y ont déposé une gerbe de fleurs, entourés du commandant de l’ECRS de Marolles, du capitaine des sapeurs-pompiers ou encore de Gisèle Probst, figure vitryate de la Résistance et déportée.

    Emmené par les musiciens du Cercle des XVII et les porte-drapeaux, le cortège s’est rendu aux monuments aux morts, accueilli par la population vitryate et les sapeurs-pompiers qui l’attendaient pour commémorer ce 64e anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie. Le sous-préfet a lu le message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants dans lequel ont été rappelés le système concentrationnaire mis en place par l’Allemagne nazie, les souffrances indicibles de cette guerre mondiale mais également les valeurs de liberté et de la résistance, la lutte dont a fait preuve la France, l’importance du devoir de mémoire qu’il faut perpétuer aujourd’hui.

    Une médaille

    Événement particulier cette année : la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile de bronze a été remise au gendarme Picot de la compagnie de Vitry-le-François pour s’être montré courageux et opiniâtre lors d’une intervention le 2 octobre dernier à Vitry. Ce soir-là, ce gendarme, en surveillance de nuit, a poursuivi à pied un individu qui tentait de se soustraire à un contrôle. Le gendarme, au mépris du danger et de la basse température de l’eau, n’a pas hésité à se jeter dans le canal pour appréhender le jeune homme qui tentait de prendre la fuite en nageant.

    Le défilé s’est ensuite dirigé vers la mairie où le premier magistrat a, de son côté, rappelé que le 8 mai 1945 s’est forgé dans la lutte armée et la résistance. « L’idéal noble pour lequel nos courageux anciens combattants ont lutté et sont morts mérite le respect. » Comme Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Bouquet a insisté sur l’atrocité de 1940 : « les rouages de l’État se sont brisés et la nation a été avilie. » Citant les patriotes de l’époque, de Gaulle, bien sûr, mais aussi Berty Albrecht, Germaine Tillion ou encore Jean Moulin ou Manouchian, il a également redit à quel point ces derniers avaient été insultés par les nazis. Le maire a aussi insisté sur la fierté à ressentir en ce 8 Mai, sur « ce que la France a fait de bien. Nous devons être reconnaissants du sacrifice de ceux qui nous permettent aujourd’hui de vivre libres ». Et de s’interroger sur certaines paroles de chanteurs qui, parfois, n’hésitent pas à employer des mots vulgaires pour « parler » de la France « Aujourd’hui, un rappeur peut dire « je suis venu niquer la France, exterminer les ministres » et se faire applaudir… Peut-être ne sont-ce que des mots provocateurs d’une jeunesse qui crie son angoisse. Mais ce ne sont pas des paroles anodines. Les mots ont un sens et il arrive que les plus simples fassent le bruit des épées. Soyons avant tout respectueux de ceux qui nous permettent de vivre libres aujourd’hui ».

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    Union090508e - Marne

    EPERNAY : Aux ateliers SNCF : Commémoration et médailles

    Comme chaque année, c’est la veille du 8 Mai que l’anniversaire de la victoire a été commémoré par un dépôt de gerbes et une remise de médailles à la stèle des ateliers SNCF.

    Devant une importante délégation du personnel, de porte-drapeaux, de responsables d’associations patriotiques, dont René Guillepain, président départemental de la FNDIR, et Rémi Grand, conseiller municipal, des gerbes étaient déposées au pied de la stèle par Didier Camus, représentant la direction des ateliers, Sauveur Mazella, président de l’association des cheminots anciens combattants (Ancac), et Jacky Baron du syndicat des cheminots CGT.

    La cérémonie se poursuivait par une remise de décorations : Daniel Valton était décoré du titre de reconnaissance de la Nation et de la Croix du combattant, Jean-Pierre Meslat a reçu la médaille de bronze de l’Ancac et Sauveur Mazella les médailles de bronze et argent de l’Ancac.

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    Union090508d - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Commémoration du 8 Mai : Le Souvenir français au chevet de la mémoire

    Autour de Vitry, ce sont deux comités du Souvenir français qui s’occupent du devoir de mémoire. Mais des comités vieillissants.

    « À nous le souvenir, à eux l’immortalité » : telle est la devise du Souvenir français. Chaque année et sans relâche depuis 1887, il se charge du devoir de mémoire. En ce 8 Mai, les membres actifs du Souvenir français sont dans les communes pour participer aux commémorations et aux manifestations diverses. Souvent en tant que porte-drapeaux. Ils se seront aussi préalablement impliqués dans certains lieux pour qu’un monument aux morts soit réalisé ou bien restauré pour le jour J, comme à Écollemont pour le 8 Mai de cette année.

    Moyenne d’âge 60 ans

    Mais le comité cantonal de Vitry-le-François et le comité cantonal de Sermaize-les-Bains sont vieillissants, la moyenne d’âge pour l’un dépasse les 60 ans, pour l’autre les 50 ans. Et si on note quelques jeunes au sein du comité de Sermaize-les-Bains, c’est avant tout parce qu’ils ont baigné dans le Souvenir français, leurs parents en étant membres.

    De quoi s’interroger sur l’avenir et la relève. « Oui la relève est un souci parce que les comités sont vieillissants et que le bénévolat ne séduit plus forcément les nouvelles générations », remarque Pierre-Marie Delaborde, président du comité cantonal de Sermaize-les-Bains. Mais surtout l’image du Souvenir français est tronquée dans la grande majorité des esprits. « Être au Souvenir français ne veut pas dire que l’on est un ancien combattant ou que l’on est médaillé. C’est pourtant ce que l’on entend souvent : « je viendrai bien au Souvenir français mais je ne suis pas médaillé »…, insiste-t-il. Pourtant, nullement besoin d’être médaillé, ni être ancien soldat pour appartenir au Souvenir français. « Être au Souvenir français c’est ouvert à tous. C’est partager les valeurs de la France et participer au devoir de mémoire. On est là pour honorer les morts qui ont sacrifié leur vie pour être ce que nous sommes aujourd’hui et là où nous sommes. »

    Pour Gérald Gaillet, président du comité cantonal de Vitry-le-François, comme pour Pierre-Marie Delaborde, il n’y a néanmoins pour l’instant pas d’inquiétude à avoir. « Au sein de nos comités, il y a des personnes capables de reprendre les rennes si souci il y avait. » Il n’empêche quand on voit qu’aucun jeune n’est membre, on peut se poser quelques questions… « Mais les jeunes participent facilement aux manifestations et aux commémorations. Ils sont sensibles et réceptifs », coupe Pierre-Marie Delaborde, lui qui, nommé président en 2001, ne comptait dans son comité que 9 membres. « Aujourd’hui, nous sommes 110. Tout est possible avec du travail. » Pour Gérald Gaillet, « On existera toujours et pour que la relève se fasse, c’est aussi à nous à solliciter les jeunes gens, les bonnes volontés parmi la jeunesse. Travailler avec les écoles reste l’un des meilleurs moyens. » Communiquer sur le Souvenir français aussi.

    A.-S. C.

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    Les deux têtes du Souvenir français

    Sur l’arrondissement, ils sont deux comités à être au chevet de ce devoir de mémoire : le comité cantonal de Vitry-le-François (présidé par Gérald Gaillet) qui englobe 53 communes, et le comité cantonal de Sermaize-les-Bains (présidé par Pierre-Marie Delaborde, également délégué départemental adjoint) qui couvre 55 communes. Ils comptent respectivement 73 membres et 110 membres.

    Au quotidien, les membres actifs de ces comités répondent aux personnes qui recherchent leurs ancêtres morts pour la France, quel que soit le conflit. Ils vont également entamer toutes les démarches pour qu’une tombe reçoive une aide afin d’être rénovée, si la famille du défunt la lègue au Souvenir français. Ils entretiennent, rénovent et fleurissent les tombes des civils et des soldats morts pour la France, en restaurant et réalisant des monuments mais aussi des stèles pour les morts. Ils organisent aussi des voyages de mémoire. pour ne pas oublier le passé, et ne pas le revivre.

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    Repères

    • Création

    Le Souvenir français est une association créée en 1872 en Alsace et Lorraine occupées.

    Un professeur alsacien, Xavier Niessen, refusant l’ordre prussien dans ces deux départements, a tenu à afficher son appartenance à la patrie française. Il pense que le souvenir des morts pour la France permettra de conserver le sentiment d’une union nationale. Le 7 mars 1888, il appelle les Français à rejoindre l’association qu’il avait fondée à Neuilly-sur-Seine en 1887. Une période active s’ensuit.

    • Triple mission

    C’est une association loi .1901 d’utilité publique (l’une des plus anciennes de France) qui est investie d’une triple mission : conserver le souvenir de ceux qui sont morts pour la France ; entretenir les monuments élevés à leur gloire ; transmettre le flambeau du souvenir aux générations successives. Le 1 er février 1906, l’association est reconnue d’utilité publique.

    • Deux guerres

    La Première Guerre mondiale voit nombre des adhérents être mobilisés. Les membres qui restent veillent aux sépultures et à l’accompagnement des familles des décédés.

    L’association a alors à sa charge les 88 000 tombes de 1870 et ne peut s’occuper seule des 1 700 000 morts de la Grande Guerre.

    La loi du 31 juillet 1920 crée le service national des sépultures et prend en charge les cimetières militaires, organise des nécropoles nationales.

    Après la Seconde Guerre mondiale, le général Laca¬pelle, président du Souvenir français, demande de répertorier les sépultures des 100 000 soldats morts pendant les combats de 1940 afin de les entretenir.

    • Comités

    Il y a une délégation générale par département. On compte environ 1 450 comités locaux en France qui vivent des cotisations des adhérents, des subventions de certaines communes et, surtout, des aides du comité national, et 52 représentations à l’étranger. On compte actuellement 130 000 membres actifs.

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    Union090508c - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Le capitaine Durand est professeur de technologie, Réserviste aussi

     

    Ce vendredi, se déroule la journée nationale des Réserves. A cette occasion, le centre du service national de Châlons a voulu présenter un officier de réserve.

    Le capitaine Claude Durand est en effet réserviste et à la fois capitaine de l’armée française.

    A l’attention des jeunes, il a en effet livré quelques informations sur la réserve. Il a 56 ans, marié avec 3 enfants et exerce le métier de professeur de technologie au collège Louis-Grignon de Fagnières. Il a effectué son service national en 1976 comme aspirant puis a intégré « l’active » en 1977, carrière poursuivie jusqu’en 1996 avec le grade de capitaine, avant de rejoindre l’Education nationale. Sa motivation : après 20 ans à l’armée, continuer à servir son pays sous une autre forme.

    A la Journée d’appel de préparation à la défense, il est intervenant conférencier, depuis sa création en 1998, à raison de 6 journées par an. L’important pour lui : garder le contact avec les jeunes, un réserviste étant plutôt bien placé pour parler du lien Armée-Nation. A l’image du capitaine Durand, de nombreux réservistes s’investissent au quotidien pour présenter la défense, la citoyenneté aux jeunes français au cours de ces JAPD.

    « Servir autrement » est la devise que bon nombre de réservistes portent à la réserve.

     

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    Union090508b - Marne

    VALMY : L’histoire du jour : Valmy : l’honneur de la République

    Valmy, un site hautement symbolique pour accueillir le futur Musée de l’Histoire de France.
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  • Les Parisiens snobent-ils Valmy et ont-ils la mémoire courte ! Dans leur rapport, d’éminents historiens, sans doute complexés dès lors qu’il faut s’aventurer loin du périphérique, n’ont retenu que cinq lieux dignes de recevoir le Musée de l’Histoire de France voulu par Nicolas Sarkozy : Vincennes, les Invalides, Fontainebleau, le Grand Palais, le Palais de Chaillot. Une quinzaine de sites avaient été étudiés avec la prise en compte de plusieurs critères comme le caractère historique du lieu, l’accessibilité au public français et étranger, la capacité à accueillir des expositions, la présence de collections historiques, les coûts et les délais.

    Patatras, la commission présidée par Jean-Pierre Rioux n’a pas retenu Valmy. Quel dommage, et cela ne manque pas de chatouiller des Républicains sincères qui ne sont pas des nombrilistes marnais.

    La ministre de la Culture, Christine Albanel ¬doit faire connaître ses propositions au chef de l’État d’ici la fin du mois. Aussi n’est-il pas trop tard de stimuler ses convictions. N’avait elle pas laissé entendre que même si Valmy "n’était pas le pôle phare retenu, le site pourrait s’insérer dans un réseau éducatif et historique ? Elle répondait alors au député de l:Argonne Benoist Apparu et au maire de Châlons-en-Champagne Bruno• Bourg-Broc qui avaient décidé de défendre l’idée de l’implantation de ce nouveau musée sur le lieu du symbole des symboles de la naissance de la République française. N’avaient-ils pas plaidé avec enthousiasme le dossier auprès d’elle, de la commission Rioux et même dit-on à l’Élysée ? Bien sûr on les a écoutés, mais a¬-t-on eu envie d’entendre tous leurs arguments ? Ce projet sur les lieux de la bataille qui a donné naissance à la République française, tout près de Reims, ville des sacres royaux et si près de Varennes…où fut arrêté Louis XVI, avait le mérite de légitimer cette implantation dans un département dont la terre aussi saigne encore des sacrifices consentis pendant les deux guerres mondiales du XX• siècle. Valmy, au cœur de la ruralité française, se trouve au bord de l’autoroute A4 Paris-Strasbourg, et relié avec l’autoroute A26 qui facilite la liaison nord-sud de notre pays. Ces deux axes irradient en Europe ! Lors de la célébration du bicentenaire de la Révolution en 1989, on a mesuré combien il était facile d’équiper en peu de temps le site pour en faire un lieu de mémoire digne. Il ne faut pas baisser les bras ! On ne peut pas exclure la province d’un projet aussi ambitieux. Valmy y a toute ’sa place. Aux Républicains d’ici et d’ailleurs, les valeurs et le drapeau sur le cœur de se lever pour demander à Christine Albanel cette pertinence qu’une agrégée de l’université et femme de culture doit manifester par conviction intellectuelle pour initier un choix digne de notre Histoire et de l’œuvre dont la première pierre a été portée ici. « Il y a tout à gagner et rien à perdre Il déclarait Benoist Apparu. Alors jusqu’au bout, plaidons pour Valmy.

    Hervé CHABAUD

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    Union090508a - Marne

    EDITO : Esprit de paix

    C’est en en ce 8 Mai, jour de commémoration de la paix retrouvée en Europe après tant d’horreurs et d’ignominies du régime nazi et de ses affidés, que Benoît XVI entame en pèlerin son voyage au Moyen-Orient. Il vient pour conforter les chrétiens de Terre sainte et tenir un discours d’équilibre et de réconciliation au carrefour des trois grandes religions monothéistes. Le pape mesure la complexité régionale dont le contexte politique, diplomatique et religieux est d’une rare difficulté. Il sait que chacun de ses gestes et chacune de ses paroles seront pas¬sés au scanner du sens et à l’IRM des sentiments. Si le Royaume hachémite a toujours manifesté une grande bienveillance à l’égard du souverain pontife, l’Irak vacillant, la pesanteur du conflit israélo-palestinien, la fracture ouverte entre le Hamas et le Fatah, les inconnues du gouvernement Netanyahu, les incessantes menaces iraniennes, consolident l’obligation d’authenticité et de prudence. Le Saint-Père, qui espère approfondir les relations avec le judaïsme comme avec les intellectuels musulmans ne veut pas se cantonner à une simple attitude d’écoute. L’hémorragie des populations chrétiennes s’accélère d’année en année, aussi tient-il à renouveler une présence millénaire pour ne pas donner le sentiment aux générations nouvelles que le christianisme n’est qu’une affaire de vieux textes et de pierres érodées. On peut compter sur la clarté de son discours pour peu qu’on le lise jusqu’au bout. 1/ s’inscrira dans la continuité de Jean Paul Il. Et à Yad Vashem comme il l’a fait à Auschwitz, il condamnera la barbarie de la Shoah. Peut-être plus qu’ailleurs dans ce Moyen-Orient cabosse, peut-II évoquer avec profondeur, la paix, la dignité de l’homme, le respect de l’autre, la force de l’amour pour établir des relations nouvel/es d’où sont bannies l’intolérance, les humiliations et les discriminations.

    Hervé CHABAUD

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    Union090507b - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Concours de la Résistance et de la Déportation : Quarante-cinq élèves récompensés

    Quarante-cinq lauréats, sur les 327 candidats du concours national de la Résistance et de la Déportation, ont reçu leurs prix hier mercredi 6 mai, lors d’une cérémonie, dans les salons de la préfecture à Châlons, présidée par Gérard Moisselin, préfet de Région et préfet de la Marne.

    En présence aussi de l’inspectrice d’Académie Anne-Marie Filho, de nombreuses personnalités du monde combattant de la Résistance et de la Déportation, de la fondation pour la mémoire de la Déportation, d’anciens résistants et déportés, du Comité d’Entente des anciens combattants, de l’Onac, des enseignants des classes participantes, ainsi que de nombreux représentants de la Région et du conseil général… cette cérémonie a permis aux autorités de récompenser le travail individuel et collectif de mémoire des collégiens et lycéens qui ont planché sur le thème national 2009 « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi ».

    Pour la 4e fois consécutive, l’Onac 51 prend en charge l’organisation du voyage pour les lauréats, qui aura lieu les samedi 16 et dimanche 17 mai. Ce voyage est axé sur la visite du Mémorial de l’Internement et de la Déportation à Royallieu, le Mémorial de la clairière de l’Armistice à Compiègne et la visite d’une ferme pédagogique à Beaulieu-les-Fontaines. Ce voyage est financé par l’Union départementale des combattants volontaires de la Résistance, avec l’aide d’associations du monde combattant, de subventions de l’Onac, des conseils général et régional.

    Lauréats retenus au niveau national

    Travail individuel de rédaction :

    Célia De Jesus Santos (collège Les Bleuets d’Aÿ) ; Adèle Rousseau (lycée Pierre-Bayen de Châlons).

    Travail collectif de mémoire :

    François Dumont et Jean Marechal, également lauréat départemental (collège Léonard-de-Vinci de Vitry-le-François) ; Aliénor et Aurore Yverneau (lycée Péguy de Châlons).

    Lauréats départementaux

    Travail individuel de rédaction :

    Pauline Gorgery, Ameline Mannechez, Mélanie Manaia, Marthe Lefebvre, Paul Lallement (collège Claude Nicolas-Ledoux de Dormans) ; Elisa Delahaye-Adam, Anne-Hélène Perou, Marie Detour, Mélanie Rigollet, Cécile Henrich (Notre-Dame Perrier de Châlons) ; Marie Thiers, Breda Ben Jelloun, Antoine Chesne, Constance Vouteau (collège Saint-Joseph de Reims) ; Margot Barbier, Céline et Claire Chemin (collège Les Bleuets d’Aÿ).

    Charlotte Million, Valérianne Delachaud (lycée Péguy de Châlons) ; Asceline Chabaud (lycée Georges-Clemenceau de Reims).

    Travail collectif de mémoire :

    Sébastien Lehár, Remy Bertrand, Aurélien Jacquet, Gwenaëlle Henry (Notre-Dame Perrier de Châlons) ; Valentin Neves, Pierre-Edouard Schadeck et Flavien Marchi (collège Saint-Étienne de Châlons) ; Julie Dieux et Julie Montagne (lycée Péguy de Châlons) ; Alexandre Leger, Cécile Legouge, Clémence Paille et Marine Richard (lycée Jean-Jaurès de Reims).

    Travail de mémoire audiovisuel :

    Isma Maaz, Noémie Philippot, Célia Marets, Jérémy Miclo (collège Marcel- Alin de Frignicourt) ; Athenaïs Boilletot, Caroline Laporte (Notre-Dame Perrier de Châlons).

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    Union090507a - Marne

    DORMANS/Grande Guerre : Du neuf au mémorial

    La journée du 25 avril fut l’occasion pour le maire de Dormans et le président de l’association du Mémorial 1914-1918 de présenter de séduisantes nouveautés à un public venu en nombre saluer le travail des bénévoles.

    Exposition Grande Guerre en miniatures : 14.000 figurines miniatures, constituant une surprenante collection sur la Grande Guerre de 1914-1918, seront visibles toute la saison à Dormans ; les propriétaires de cette exposition étant deux Allemands, Roland et Alfred Umhey, que Gérard Niger a su convaincre de la qualité du site marnais pour partager leur trésor.

    Nouveau musée-nouvel accueil : les visiteurs ont pu découvrir un espace d’accueil totalement réaménagé pour faciliter la mission des gardiens bénévoles et proposer de nouveaux articles à disposition des quelque 17.000 touristes. De même, pour qu’ils soient mieux guidés, Pierre Dujarier et Jean-Pierre Drouet ont conçu un agréable cheminement d’interprétation, présentant le vitrail et la statuaire. Au fil de cette promenade dans la crypte, la chapelle, et vers l’ossuaire par le cloître, le visiteur s’arrêtera dans la salle aux souvenirs, totalement revisitée par Frédéric Daubock et Jean-Pierre Moutaud. De très belles collections y sont exposées.

    Ouvert 7 jours sur 7 de 14 à 18 heures et le dimanche matin de 10 à 12 heures.

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    L’hebdo du vendredi- n° 122 - 090506b

    Les Anciens Combattants dans « l’Hebdo du Vendredi »

    Journal gratuit d’information

    N ° 122 - Semaine du 07 au 14 mai 2009

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    REIMS : Le 7 mai 1945, la Reddition est signée à Reims

    Ce n’est pas le 8 mai, mais le 7 que l’on devrait déclarer jour férié. Car avant même que l’aube ne pâlisse, le 7 mai 1945, à 2h41 du matin, le général Dwight Eisenhower, commandant les forces alliées en Europe, reçut l’acte de capitulation signé par le général allemand Alfred Jodl et l’état-major de la Wehrmacht du front Ouest. Après la prise de Berlin par l’Armée Rouge et le suicide d’Hitler, le Troisième Reich décapité et exsangue n’a en effet pas d’autre choix que de se rendre sans condition. Ayant perdu sa foi et son prophète, l’Allemagne n’a plus ni les moyens ni les raisons de continuer à se battre.

    Bien que la nouvelle soit proclamée dès le lendemain, Staline exige qu’une seconde reddition soit signée à Berlin : le 8 mai, celle-ci. C’est donc la reprise soviétique de la reddition que l’on commémore, et non la véritable date de la capitulation : dommage pour la capitale champenoise qui fut ainsi privée de figurer dans les manuels d’histoire pour autre chose que son champagne et ses sacres.

    Car la scène se passe à Reims, non loin de la gare, dans la salle des professeurs de ce qui sera rebaptisé le lycée Roosevelt, transformée depuis le mois de février en salle des cartes, puisque Eisenhower y a installé son quartier général

    L’endroit fut laissé en l’état jusqu’en 1985, date à laquelle le musée de la Reddition fut inauguré. Rouvert il y a quelques jours après une rénovation de 5 mois, le musée sera accessible gratuitement aujourd’hui et demain pour fêter l’armistice et sa rénovation.

    Musée de la Reddition, 12, rue Franklin Roosevelt, à Reims. Tél. : 03.26.47.84.19.

    Ouvert tous les jours sauf mardi de 10h00 à 12h 00 et de 14h00 à 18h00.

    Anne Paulerville

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    Union090506a - Marne

    REIMS : Visites gratuites du musée : La Reddition comme si vous y étiez [1].

    Après cinq mois de rénovation et de remise aux normes, le Musée de la Reddition a rouvert ses portes fin avril et accueille les visiteurs gratuitement les 7 et 8 mai pour commémorer l’armistice.

    IL y en a, dans les campagnes, de ces anciennes écoles communales désaffectées qui se recyclent en musées fleurant bon la nostalgie de l’encre violette et des plumes Sergent Major. Mais si ce que les Alliés appelaient "la petite école de brique rouge" et qui fut rebaptisé depuis le lycée Roosevelt est devenu un musée en 1985, c’est que l’Histoire y est entrée par la grande porte.

    Car si l’Europe entière célèbre l’armistice le 8 mai, c’est pour obéir à un caprice de Staline, qui tint absolument à ce qu’un second armistice soit signé à Berlin et remis entre les mains de son Armée Rouge. Non content d’avoir privé des millions de ses compatriotes de la vie et de la liberté dans ses goulags où il offrait avec générosité le gîte, le couvert, l’activité physique et la rééducation mentale, il prive aussi notre belle cité des sacres de l’occasion de figurer dans les livres d’histoire pour de plus exaltantes raisons que pour son vin qui pique et son huile qui oint les fronts royaux.

    Parce que l’authentique, la véritable Reddition, c’est à Reims, la veille, entre les dernières heures de la nuit et les premières du jour, qu’elle fut signée, par le général Alfred Jodl commandant les troupes allemandes sur le front de l’Ouest. C’est là, dans la salle des professeurs devenue salle des cartes depuis que l’état-major des troupes alliées y a établi son quartier général en février, que Dwight David Eisenhower, chef suprême du corps expéditionnaire allié en Europe et futur président des Etats-Unis, reçut la Reddition sans conditions de la Wehrmacht.

    Il faut dire qu’une semaine exactement après le suicide de son Führer, le Troisième Reich décapité ne voyait plus bien ni pourquoi ni comment il pourrait continuer à entretenir sa fureur.

    Un lieu à (re)découvrir donc, avec l’émotion que provoque le souvenir des effroyables abominations auxquelles ce jour mit fin.

    Anne MIGNOT

    Musée de la Reddition, 12 rue Franklin Roosevelt, à côté de la gare. Tél. 03.26.47.84.19. Ouvert tous les jours sauf mardi de 10 heures à midi et de 14 heures à 18 heures.

    Entrée gratuite exceptionnellement les 7 et 8 mai.

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    Union090504b - Marne

    MUIZON : Anniversaire de la Victoire

    Vendredi 8 mai, la section muizonnaise de l’Union nationale des combattants organise le 64e anniversaire de la Victoire.

    À 10 heures, rassemblement place du Commerce, avec vente du Bleuet de France ;

    à 10 h 30, départ du défilé avec véhicules d’époque, figurants en tenue de G.I., l’harmonie d’Intermezzo, les pompiers et les porte-drapeaux.

    À 11 heures, au monument du souvenir, dépôt de gerbe, allocution, et interprétation de l’hymne nationale et de sonneries par l’harmonie d’Intermezzo, remise de décorations.

    À 11 h 30, retour à la salle polyvalente et vin d’honneur.

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    Union090504a - Marne

    ÉCOLLEMONT : Un nouveau monument aux morts : Du changement pour la cérémonie

    La commune n’avait pas de monument aux morts.
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    Les élus municipaux ont décidé la construction d’un lieu de mémoire réalisé par l’entreprise Mauret en phase de finition pour la date du 8 mai.

    Au programme de la cérémonie cantonale :

  •  à 15 heures : rassemblement des anciens combattants, des porte-drapeaux, des participants à l’entrée d’Écollemont (côté rue Babeure).
  •  A 15 h 15 : départ en cortège avec les drapeaux et la batterie fanfare de Chavanges jusqu’au monument aux morts.
  •  A 15 h 20 : début de la cérémonie et inauguration du monument aux morts, « sonnerie aux drapeaux », lecture du message du secrétaire d’État à la Défense chargé des anciens combattants par le sous-préfet, dépôt de gerbe, appel aux morts pour la France et remise de médailles.

     

     

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    Union090430a - Marne

    MAILLY : Actu 51

    Soixante-cinq ans après, ils n’oublient pas. L’association Mailly (3-4 mai 1944) organise une cérémonie commémorative du puissant bombardement allié qui s’est produit dans la nuit du 3 au 4 mai 1944 sur le camp de Mailly et a été accompagné de combats aériens qui ont embrasé le ciel de l’Aube et de la Marne.

    En présence de contingents britanniques des 57e et 101e esquadron dont les aînés ont participé à cette frappe aérienne, un temps de mémoire aura lieu devant le mémorial de la RAF qui se trouve au centre de préparation des forces de Mailly-le-Camp lundi à 11 heures.

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    Union090429b - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Ne pas oublier le 27 avril 1944 : 74 morts sous les bombes alliées

    Le 27 avril 1944 est un jour néfaste. Ce jour-là, les Châlonnais et particulièrement les habitants du quartier Madagascar vivent le terrible bombardement qui fera 74 tués, 90 blessés, 375 personnes sinistrées et 1200 personnes sans logis.

    228 bombes

    Seulement 30 minutes terribles et interminables, un enfer pour ceux qui ont vécu cette journée tragique. Si Serge Pierrejean était encore là, il pourrait redire que ce bombardement l’a privé de sa mère et de son petit frère de 2 ans, ensevelis sous les décombres comme toutes les autres victimes nombreuses qui se terraient dans des abris au bord du canal.

    Deux abris furent touchés de plein fouet faisant des dizaines de victimes et de nombreux blessés. 228 bombes furent larguées sur Châlons par les avions alliés qui visaient le centre ferroviaire et le dépôt Desmarais. La ville entière, sous le choc, venait de subir le bombardement le plus meurtrier de ces années de guerre.

    Devant la stèle érigée au bord du canal en mémoire des victimes de ce bombardement, le Comité d’Entente des anciens combattants et victimes de guerre, l’association des anciens combattants et victimes de guerre, le conseil municipal ; les personnalités civiles et militaires et présidents d’associations, les porte-drapeaux, de nombreux habitants du quartier et le maire Bruno Bourg-Broc rendaient un vibrant hommage « à tous ceux qui ont quitté ce monde ce 27 avril ». Ils ont exprimé leur compassion pour la douleur éprouvée en ce jour funeste. Et le maire de citer également le courage d’un certain nombre d’anciens, grâce auxquels nous vivons aujourd’hui dans un pays libre et en paix.

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    Union090429a - Marne

    MUIZON : Commémoration : En souvenir des déportés

     

    Dimanche matin, la section muizonnaise de l’Union Nationale des Combattants a tenu à commémorer, pour la deuxième année consécutive, la journée du « Souvenir des Déportés ».

    À cette occasion, le président Jean-Michel Chevalier et le maire de Muizon, Germain Renard, ont déposé, sous le regard de quelques Muizonnais, dont le maire honoraire Michel Caquot, une gerbe de fleurs au monument du souvenir, avant de prononcer quelques discours et d’écouter, recueillis, le « Chant des Partisans », écrit par l’académicien Maurice Druon récemment disparu, et l’hymne national.

    La matinée s’est conclue à la maison du combattant, avec le verre de l’amitié.

    La prochaine manifestation de l’UNC sera la commémoration du 64e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, le 8 mai prochain, dès 10 heures.

     

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    Union090428h - Marne

    REIMS : Conseil municipal : 207.103 € de subventions aux associations

    Le conseil municipal a attribué 207.103 € de subventions à plusieurs associations (hors convention).

    … l’union régionale des anciens combattants français musulmans de Champagne Ardenne : 800 €.

    ….

    306 € à l’association des retraités militaires et des veuves militaires de la Marne ;

    148 € à l’amicale des porte-drapeaux ; 581 € à l’union nationale des combattants ;

    581 € à la société des anciens combattants et victimes de guerre et leurs sympathisants ;

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    Union090428g - Marne

    BETHENY : Noces d’or : Le jubilé de Josette et Daniel

    Daniel et Josette Dogniaux ont célébré
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  • Jean-Claude Mauduit, adjoint au maire, a accueilli les époux Dogniaux, venus célébrer leurs noces d’or, entourés de leur famille et amis.

    Daniel et Josette ont passé toute leur vie à Bétheny, où ils ont leurs attaches aussi bien familiales que professionnelles ou associatives.

    Monsieur a passé toute son enfance à Bétheny, où il est né. Madame est née à Rethel, mais a passé toute sa jeunesse à Reims.

    Après une rencontre au bal, ils se retrouvaient ensuite au dancing de la Cerisaie. Puis, la guerre d’Algérie a séparé les jeunes amoureux pendant plus de deux ans. Ils se sont mariés le 11 avril 1959. Ils ont rénové une maison de famille, où ils ont élevé leurs deux filles. C’est toujours là qu’ils vivent au Petit-Bétheny.

    Daniel a fait toute sa carrière tout à côté aux Docks rémois. Quant à Josette, couturière de formation, elle s’est arrêtée de travailler à la naissance des filles.

    Puis, quand elle a repris son travail, elle a trouvé une activité dans un autre secteur tout près de la maison. A la retraite depuis plus de 10 ans, ils s’occupent de leurs deux petites-filles.

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    Union090428f - Marne

    MONTMIRAIL : Déportation : « Sauvegarder la mémoire »

    Élus et enfants ont déposé une gerbe au monument aux morts.
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    C’est au monument aux morts de Montmirail que s’est déroulée la cérémonie du souvenir des victimes et des héros de la Déportation.

    Accompagné d’élus du canton et d’enfants des écoles, Bernard Lefèvre, 1er adjoint et président des anciens combattants, a déposé une gerbe.

    Puis Bernard Lefèvre a lu le message du ministre rappelant notamment qu’« il y a maintenant 64 ans, les camps de concentration et d’extermination étaient libérés par les armées alliées. Il est inadmissible que ces crimes avérés par les nazis soient ignorés ou même contestés. »

    « La disparition des derniers survivants incite les descendants, les historiens et les pouvoirs publics à sauvegarder la mémoire des événements douloureux qu’ils ont vécus », a poursuivi Bernard Lefèvre.

     

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    Union090428e - Marne

    TINQUEUX : L’hommage des jeunes générations

    Les enfants ont déposé des photophores en souvenir
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    Soixante-quatre années se sont écoulées depuis la libération des camps de concentration nazis.

    Dimanche 26 avril, le conseil municipal, les anciens combattants, les représentants d’associations, les administrés, les enfants, ainsi qu’un nombre important de porte-drapeaux, ont rendu un vibrant hommage à tous les déportés et principalement aux enfants de Tinqueux qui ont péri dans les camps.

    La Mémoire est un devoir de chaque citoyen car l’oubli est facteur de danger.

    Des gerbes de fleurs ont été déposées par Lucienne Becker, adjointe au maire, responsable de la commission animations événementielles et par Gilles Richard, président des anciens combattants de Tinqueux.

    Les enfants ont placé des photophores devant le monument aux morts.

     

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    Union090428d - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Les anciens combattants en colère : « Le 11 Novembre doit être respecté »

    Michel Glako, Bruno Vazart et Henri Golebiewski unis pour dénoncer le non-respect de la date du 11 Novembre : « Cette date officielle ne doit pas être déplacée ».
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  • « C’est une décision lamentable, la cérémonie s’est déroulée le 12 sans nous avoir consultés, contrairement à ce qu’à prétendu le maire », a déclaré Michel Glasko, président de l’association des Anciens combattants et victimes de guerre, dimanche dernier. Il faisait allusion aux cérémonies du 11 Novembre 2008 qui se déroulaient le lendemain. « C’est une honte, nous avons été blessés. Je regrette également que les cérémonies commémoratives ne figurent pas dans le bulletin mensuel d’infos municipales ».

    « Désigner des jeunes »

    Henri Golebiewski s’est « aussi senti blessé, insulté par cette décision. Si le maire veut faire quelque chose le 12, c’est son problème mais la date officielle ne doit pas être déplacée. De plus, nous avons déposé une gerbe le 11 Novembre et pas un seul conseiller municipal de la majorité n’était là. C’est honteux. Puisque le premier magistrat veut associer les jeunes aux cérémonies, pourquoi ne pas désigner un ou deux membres du conseil municipal des jeunes pour accompagner les anciens ? »

    Ces regrets ont été partagés par Bruno Vazart, président départemental des ACPG. Il invitera le maire à respecter la date du 11 Novembre qui est fixée par le législateur.

    Auparavant, le président Michel Glasko avait sollicité une minute de silence pour les anciens combattants disparus en cours d’année.

    Le président départemental, M. Vazart, a félicité les membres du bureau pour le travail accompli et regretté la nouvelle baisse du budget (- 3 % pour le ministère de tutelle).

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    Union090428c - Marne

    MAGENTA : Anciens combattants : En virée à Kirrwiller

    Le groupe, rassemblé pour le retour.
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  • La section Magenta-Epernay-Aÿ et environs de l’UNC-AFN a effectué un voyage vers l’Alsace, à Kirrwiller.

    Le car affrété à cet effet a embarqué 57 personnes, la section ayant reçu le concours des CATM de Saint-Martin d’Ablois et de quelques arbitres de l’amicale d’Epernay. Tout ce monde était fédéré par le sémillant Raymond Picquot.

    Le matin, l’aller s’est fait dans une ambiance plutôt chaleureuse.

    Les anciens combattants se sont rendus au Royal Palace pour le repas et le spectacle de music-hall.

    C’est un groupe, conquis par le spectacle, qui est revenu vers Epernay et Saint-Martin en soirée.

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    Union090428b - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Commémoration : Les déportés ne sont pas oubliés

    Autorités civiles, militaires et anciens combattants rassemblés au monument aux morts.
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    La journée nationale de la déportation a été commémorée dimanche dernier.

    Après une messe célébrée par le père Collard, les autorités civiles, militaires et les anciens combattants se sont rendus au monument aux morts où des gerbes ont été déposées.

    Puis les officiels ont rejoint le hall de l’hôtel de ville pour fleurir la plaque dédiée à la famille Finkelstein, qui fut déportée.

    Bertrand Courot, maire, a rappelé les origines de cette cérémonie avant qu’Henri Golebiewski ne lise le message rédigé par les associations de déportés.

     

     

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    Union090428a - Marne

    EPERNAY : Journée nationale de la Déportation : Pas d’argent pour la gerbe

    Pour la première année, il n’y aura pas eu de dépôt de gerbe au mausolée du déporté inconnu, mais un simple recueillement.
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  • Dimanche, la cérémonie au mausolée du déporté inconnu s’est effectuée sans dépôt de gerbe… faute d’argent.

    À Epernay, la journée nationale de la Déportation s’est toujours déroulée en deux temps : un dépôt de gerbe au mausolée du déporté inconnu, près de l’église Saint-Pierre Saint-Paul, un autre au monument aux martyrs de la Résistance, place de la République. Un double recueillement dû à un cloche merle aujourd’hui enterré. À l’époque, le maire d’Epernay, Roger Menu, ne voulait pas du monument place de la République…

    Mais dimanche, de dépôt de gerbe au mausolée du déporté inconnu il n’y a pas eu… faute d’argent (l’union d’hier).

    « Si j’avais su que cette absence de dépôt de gerbe ferait autant parler, j’aurais payé moi-même la gerbe ! » Yvette Lundy, ancienne résistante déportée, a tenu à faire taire la polémique naissante. « Notre association, l’Unadif, a été dissoute il y a bien des années. Il n’y a plus d’argent ! Jusqu’à l’an passé, nous avions réussi à déposer une gerbe. Là, ce n’était plus possible. Nous n’avons pas mis de fleurs, sachant qu’il y aurait un dépôt de gerbe au monument aux martyrs de la Résistance. Le monument du mausolée est un peu plus privé que celui des martyrs de la Résistance… Il faut le savoir, localement, on joue avec le feu avec l’argent ! »

    « C’était prévisible »

    Pour Alain Galataud, président des anciens combattants de la Résistance, cette absence de dépôt de gerbe « était prévisible. Les associations d’anciens combattants ont du mal à survivre. Il n’y a plus d’argent dans les caisses et ce n’est pas la subvention municipale annuelle, de l’ordre de 75 euros, qui peut changer les choses. L’an passé, l’ANACR en a eu pour 375 euros de fleurs… J’ai soulevé le problème en mairie, le mois passé. J’ai demandé à ce que la Ville fournisse les fleurs en se servant des fleurs des serres municipales. On m’a répondu que ce n’était pas possible, que sinon, la Ville allait se fâcher avec les fleuristes ! Que voulez-vous répondre ? »

    Du côté de la mairie, on rappelle que la journée nationale de la Déportation se réalise en deux phases à Epernay. Le recueillement au mausolée étant à l’initiative des anciens déportés, le dépôt de gerbe reste « à leur charge ». En revanche, le recueillement au monument des martyrs de la Résistance dépend des autorités officielles : une gerbe offerte par la municipalité, une autre par la sous-préfecture, voire une troisième par les anciens déportés. C’est le principe établi.

    Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, a néanmoins indiqué que si elle avait su que les anciens déportés ne pouvaient financer l’achat d’une gerbe, elle s’en serait chargée. Elle a d’ailleurs affirmé que cela ne se reproduirait plus.

    Caroline GARNIER

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    Union090427c - Marne

    ÉPERNAY : Journée nationale de la déportation : « Il faut rester vigilant »

    Hélène Plaquin, Gilles Giuliani, Yvette Lundy et Claude Gobillard ont déposé une gerbe au monument aux martyrs de la résistance.
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  • Hier, pour la journée nationale de la Déportation, une délégation nombreuse s’est recueillie au mausolée du déporté inconnu.

    Les anciens déportés d’Epernay étaient accompagnés des porte-drapeaux, d’Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, ainsi que de René Guillepain et Yvette Lundy, anciens résistants déportés.

    Le défilé, conduit par l’Avenir Musique, la garde du centre de secours et les porte-drapeaux, s’est ensuite rendu au monument aux martyrs de la résistance, où plusieurs gerbes ont été déposées, en présence du sous-préfet Gilles Giuliani et de Claude Metzger, président du Comité d’entente des associations d’anciens combattants.

    Yvette Lundy a lu le message des déportés, rappelant qu’il y a 64 ans les camps étaient libérés : « C’est notre devoir de se souvenir de la défaite du nazisme… Il faut rester vigilant » a-t-elle dit, faisant le procès du négationnisme. Enfin, l’Avenir Musique a interprété le chant des marais pour clore la cérémonie.

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    Union090427b - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Journée de la Déportation et hommage à Jacques Songy : « Ta vie sera la nôtre »

    Jean-Marie Songy a rappelé l’attachement de son père à combattre toutes les injustices.
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  • La rue qui longe la maison d’arrêt porte désormais le nom du résistant qui y fut enfermé, en 1944, avant d’être déporté.
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  • A l’occasion des cérémonies de la journée nationale de la Déportation, un hommage poignant a été rendu au résistant Jacques Songy.

    ROGER ROMAGNY est l’un des rares à être rentré de Dachau. Il y avait été déporté en août 1944 en compagnie du chef de son groupe, Jacques Degrandcourt, et d’un autre Jacques, Songy. Songy l’agent de liaison. L’homme par lequel les informations étaient transmises au maquis et aux membres du groupe Melpomène, brisé par la capture de son chef et de trois autres résistants, le 25 juillet 1944.

    De tout cela, Roger Romagny se souvient comme si c’était hier. « J’avais 20 ans pile ! A cet âge-là, on ne se rend pas compte dans quelle aventure on s’engage. Pour moi, c’était une aventure ! ». Les gestapistes qui l’interrogeront, en juillet 1944, vont lui faire comprendre qu’il s’agit d’une aventure douloureuse et bien plus dangereuse qu’il ne l’avait imaginé. « La première réflexion des tortionnaires c’était : ça va être dur de mourir à 20 ans ! ». Ces souvenirs, ces atrocités, les Songy, Romagny et les autres, revenus de déportation, n’ont eu de cesse de les raconter. Dans les lycées, les collèges, les conférences. Jacques Songy, en particulier, se faisait un devoir de parler. « Ce fut un témoin soucieux de l’être jusqu’à son dernier souffle », rappelait hier matin le maire, Bruno Bourg-Broc.

    « Ils ne pourront pas dire je ne savais pas »

    Songy le témoin, l’optimiste et le père de famille nombreuse. Au côté du fils de Jacques Degrandcourt, Bruno, les enfants Songy et leur mère rendaient hommage à ce combattant de la liberté. « Chez nous, il y avait des scouts, des abbés, des journalistes, des clandestins, des curés et des gamins de la rue, soulignait son fils, Jean-Marie. Tu nous as armés pour lutter contre l’injustice. Ta vie sera la nôtre ».

    Inlassable témoin, Jacques Songy a beaucoup œuvré dans les établissements scolaires. « Trois générations de lycéens de Châlons savent grâce à toi. Ils ne pourront pas dire : je ne savais pas ! », martelait Jean-Marie.

    Pour que la mémoire perdure, celle du résistant et celle de l’horreur du nazisme, la ville de Châlons a choisi de donner le nom de Jacques Songy à la rue qui longe la maison d’arrêt. La plaque a été dévoilée hier matin par sa veuve, Denise. « Les combats pour la liberté, la tolérance et la paix sont toujours à mener, rappelait Bruno Bourg-Broc. C’est aussi le sens de notre présence ici. »

    Stéphanie Verger

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    Union090427a - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Deux cérémonies pour se souvenir : Témoignages

    La mémoire des déportés a été honorée par une veillée samedi soir et une cérémonie hier matin.
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  • Samedi soir, au monument de la Résistance, face à la maison d’arrêt, le comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre, les anciens déportés, internés, combattants, résistants et familles de disparus organisaient une veillée solennelle pour la libération des camps et le souvenir des déportés. De nombreuses personnes assistaient à cette cérémonie commémorative, en présence d’autorités civiles et militaires. Des témoignages d’enfants et d’adultes déportés étaient diffusés avant que résonne le Chant des Partisans.

    Hier matin, une autre cérémonie prolongeait la veillée. Dans la fraicheur et la grisaille, pas moins de 200 personnes étaient venues se recueillir à la mémoire des déportés.

    Deux jeunes lauréates du concours de la Résistance, après avoir déposé une gerbe au monument, ont lu l’un des textes primés, traitant, cette année, d’enfance et de déportation.

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    Union090426a - Marne

    REIMS : Journée nationale de la déportation : « N’oubliez pas que cela fut »…
    La flamme du souvenir a résisté à la pluie battante.
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  • La jeune génération a été invitée à ses mêler aux survivants des années de cauchemar (ci-dessus).
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  • La chorale a repris le chant des Partisans.
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  • La pluie battante a martelé la cérémonie d’hommage aux victimes des Nazis. Sans éteindre la flamme.

    POUR la 64e fois, les survivants de la folie meurtrière de la seconde guerre mondiale se sont retrouvés autour du monument aux Martyrs de la Résistance, avec la génération d’aujourd’hui.

    Une pluie incessante s’est abattue sur les participants accueillis au son lancinant du tambour. Mais la flamme allumée au monument aux Morts de la place de la République ne s’est pas éteinte. Elle a pu être transmise à tous les porteurs de flambeaux, parmi lesquels de nombreux jeunes gens.

    « Un jour, la Gestapo est venue arrêter… Nul ne savait quel serait leur calvaire. C’était « Nuit et Brouillard ». Si peu sont revenus et dans quel état ! Comment exprimer leur souffrance ? 64 ans déjà que le monde apprenait l’affreuse vérité ».

    Une vérité que l’orateur demande aux jeunes générations de ne pas oublier : « le souvenir s’estompe. C’est un devoir de l’entretenir ».

    Une allusion a également été lancée envers ceux qui osent nier ces années de cauchemar vécues par tant de déportés.

    Et de conclure en espérant que le lieu de mémoire placé au milieu de la fête foraine soit (enfin) respecté.

    Quelques secondes plus tard, le public a eu une pensée en écoutant le « chant des partisans » dont le coauteur Maurice Druon a quitté cette Terre ces jours-ci.

    La cérémonie s’est achevée par la « Chanson pour oublier Dachau » de Louis Aragon, et par cette supplique de Primo Lévy : « N’oubliez pas que cela fut. Non, n’oubliez pas ».

    Adeline Hazan, le sous-préfet Caron et le colonel Perrone (BA112) ont terminé en allant à la rencontre de tous les participants à cette cérémonie.

    J.F.Scherpereel

    Photos : Christian LANTENOIS

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    Union090425g - Marne

    LUXEMONT-VILOTTE / Pas d’AG depuis 1990 : Les anciens combattants réunis

    L’occasion de remettre des décorations à Maurice Boudesocq, à Jean Bernard et Jean-Pierre Logoff et à Bernard Kruszewski.
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    Les anciens combattants de l’union nationale du canton de Thiéblemont s’est tenue en fin de semaine dernière sous la présidence de Bernard Thiébaux, qui est également président départemental à Luxmont-Vilotte

    Après l’assemblée générale qui a duré une heure, les participants se sont retrouvés en l’église de Luxemont-Vilotte pour assister à un office religieux.

    A midi, une gerbe a été déposée au monument aux morts. L’occasion de remettre des décorations à Maurice Boudesocq, qui a reçu la démaille commémorative, à Jean Bernard et Jean-Pierre Logoff qui ont reçu la Croix du combattant ainsi qu’à Bernard Kruszewski, qui a reçu et la médaille commémorative et la Croix du combattant.

    L’événement, car il s’agissait bien d’un événement puisque les anciens combattants du canton ne s’étaient pas réunis depuis 1990, s’est terminé par un vin d’honneur et un repas.

     

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    Union090425f - Marne

    ÉPERNAY : combattants ACPG-CATM : Un souvenir à entretenir

    Une importante remise de distinctions a ponctué la manifestation.
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  • L’association du canton d’Epernay des combattants, prisonniers de guerre et combattants d’Algérie, Tunisie et Maroc, présidée par Paul Lallu, a tenu son assemblée générale ce week-end à Saint-Martin d’Ablois.

    Le président local Bernard Joffre, secrétaire cantonal, a rappelé la nécessité d’entretenir le souvenir des disparus pour les jeunes générations et le maintien des missions de l’office national des anciens combattants. En présence de Philippe Martin, député, Jean-Paul Angers, conseiller régional, du ieutenan- colonel Claude Metzger, président du comité d’entente des anciens combattants, Frédéric Albiez, président national de l’association franco-britannique, Robert Gautier, président des Médaillés militaires, Jean Mondet, délégué départemental, Serge Lépine, président de l’UNC Magenta-La Villa.

    A l’issue des travaux statutaires, le cortège s’est rendu au monument aux morts, emmené par la fanfare de Fleury-la-Rivière, un détachement de vingt-cinq poilus de la Marne et les pompiers de la commune.

    Des récompenses

    La médaille Extrême-Orient et médaille commémorative a ensuite été remise à Slimane Raziki, la croix du combattant à Michel Barbier, Jacques Fouju, Jean-Pierre Huot, Gérard Lelièvre et Michel Pienne, le titre de reconnaissance à Jean-Claude Desmoulins, Constant Henrion, Claude Lenoble, René Plancon et Michel Walraet, la médaille de fidélité à Bernard Joffre, la médaille militaire à Henri Bourdon, le mérite fédéral à Bernard Bouvier et Jean Dessaint.

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    Union090425e - Marne

    Matricule 35 265 à Ravensbrück

    Jeanne-Andrée Paté craint la « montée du fascisme »

     
    A 95 ans, jeanne-Andrée Paté sera ce soir aux cérémonies commémoratives de la libération des camps de concentration.

    Pour dire non au fascisme.

    A 95 ans, Jeanne-Andrée Paté ne manquerait pour rien au monde les cérémonies ce soir.
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  • « Il y en a qui veulent nier l’existence des camps de concentration. Que voulez-vous qu’on y fasse… Dès qu’on est sorti des camps en 1945, il y en a déjà qui pensaient qu’on serait rayés de l’Histoire… À notre retour, l e gouvernement n’avait rien prévu pour le retour des déportés. Nous avons dû payer nos soins, chercher du travail, nous battre pour faire valoir nos droits, pour améliorer notre ordinaire. I I y avait les résistants qui avaient leurs titres, les soins gratuits et des pensions correctes et les déportés politiques qui touchaient une misère. À Reims, le maire communiste. Sicre n’a rien fait non plus. C’était pas un cadeau… »

    Peur pour l’avenir

    Alors, les. Dieudonné et les Faurisson qui nient ou minimisent la déportation, elle ne comprend pas. Elle n’a surtout rien à leur dire. La voix ferme, énergique, et le mot juste, jeanne-Andrée Paté, matricule 35.265, rescapée du camp de Ravensbrück où elle a été envoyée en avril 1944 comme déportée politique (lire par ailleurs), la communiste ajoute, un peu lasse : « Que voulez-vous qu’on fasse à notre âge, on n’est plus assez nombreux. On ne peut que continuer à témoigner auprès des jeunes et je peux vous dire que si, au début, ils ne sont pas attentifs, leur petite figure change vite au bout de quelques minutes. C’est tout le travail que l’on peut faire. Si, trop fatiguée, je ne vais plus dans les écoles, en juin, j’irai à l’IUFM témoigner C’est important pour moi d’aller raconter tout cela devant ceux qui seront chargés demain d’éduquer les enfants. »

    Un regard sur sa veste rayée de déportée qu’elle a conservée, preuve, s’il en fallait, de son internement de trois mois à Ravensbrück, Jeanne-Andrée sourit. « Vous savez, ce samedi soir, je serai au monument et je serai heureuse et fière de voir mon petit-fils Jean-Bernard porter le drapeau de la FNDIRP. »

    Si, en vieillissant, Jeanne-Andrée connaît déplus en plus de nuits blanches, il n’y a pas que le passé qui lui remonte à la mémoire. « Quand je vois aujourd’hui les boîtes qui ferment et qu’on met en garde à vue des ouvriers qui défendent leur emploi, j’ai peur et je ne suis pas rassurée. Sarkozy me fait peur. Ça me rappelle la période de 1933 à 1939 et j’ai l’impression qu’on y va tout doucement. Le fascisme s’est nourri de la crise économique. »

    Baignée toute petite dans le communisme avec ses grands et petits idéaux, Jeanne-Andrée n’a jamais rien regretté, mais craint une chose : que les valeurs d’entraide et de solidarité soient aujourd’hui moins fortes qu’hier.

    Alain MOYAT

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    De la rue Jeanne-d’Arc â Ravensbrück
     

    Son papa, qui refusait de faire la guerre, avait été emprisonné durant la Première guerre. Son père s’était fait licencier du textile pour cause de grève. Son oncle voisin militait activement au Parti communiste.

    Normal donc que, très jeune, la Nivernaise Jeanne-Andrée Paté (née Gandon), arrivée à Reims en 1923, s’engage dans les Jeunesses communistes, s’investisse dès 1934 auprès des travailleurs et rencontre son futur mari René, en 1936 lors d’une réunion du parti. Pour le meilleur et pour le pire, qui allait arriver avec la guerre. « Mon mari communiste mis en prison trois ans à Melun dès 1941 a ensuite passé quinze mois à Bukenwald. Ma sœur Armande, engagée chez les Francs tireurs partisans dans l’Aube, a été envoyée à la forteresse de Breslau. » « Moi », raconte Jeanne-Andrée, « j’ai été arrêtée la veille de Pâques, en avril 1943. J’ai été dénoncée par une voisine, elle-même victime de sa fille cavaleuse de 14 ans. » Son crime : avoir distribué des stencils pour faire des tracts pour la Résistance. « Un voisin a gardé ma fille Maryse, qui a ensuite été récupérée par mon oncle réfugié à Saint-Imoges. »

    Rue Jeanne-d’Arc, là où est aujourd’hui le square des Victimes de la Gestapo, Jeanne-Andrée (Antoinette pour la résistance) est interrogée et passée à tabac cinq semaines plus tard. Fidèle à la consigne « Surtout, ne rien dire », elle est envoyée à la prison de Laon, puis à Compiègne et Romainville avant de faire partie d’un convoi de femmes, destination Ravensbrück, en avril 1944.

    Plusieurs jours et nuits dans un wagon à bestiaux avec une tinette en guise de WC, Arrivées à 2 km du camp, « on nous a déshabillées. Celles qui avaient des beaux cheveux étaient rasées. Ils prenaient les bijoux aux bourgeoises comme Mme Michelin, et on nous a distribué une chemise, un pantalon, une gamelle, une cuillère et des claquettes à lanière avant de nous mettre en quarantaine dans un bloc sans chaise, ni lit.

    Je portais le triangle rouge des déportés politiques. Ensuite, réparties en commandos, on était dans des blocs lits à neuf places. Il y en a qui participait à faire les gros travaux sur des routes.

    Après trois mois, j’ai été affectée au commando de Holleischein dans une usine de munitions en Tchécoslovaquie. Après un appel qui durait parfois deux heures, on travaillait douze heures à faire des obus de DCA, nourries avec un bol de soupe à midi, une tartine de pain le soir et, une fois par semaine, une rondelle de saucisson. »

    Finalement, grâce à la solidarité du groupe, Jeanne-Andrée, 32 kg, a survécu à ce traitement. Libérée par les partisans, polonais le 5 mai 1945, elle est revenue à Reims et a retrouvé son mari, rescapé lui aussi de l’enfer.

    Deux ans plus tard, elle donnait un petit frère (Yves) à sa fille Maryse. La vie l’emportait sur l’horreur.

    A.M.

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    Union090425d - Marne

    REIMS : Cérémonies ce soir
     

    A l’occasion du 64e anniversaire de la libération des camps et de la journée de la Déportation, trois cérémonies sont organisées ce soir à Reims.

    A 21 heures au monument aux morts, place de la République et à 21 h 20 au monument des martyrs de la Résistance, esplanade du Colonel-Bouchez dans les Hautes Promenades.

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    Union090425c - Marne

    PONTFAVERGER : Découverte : Le squelette d’un poilu déterré
     

    Une fois encore, la terre de Champagne a restitué le squelette d’un soldat tué pendant les combats de la Première Guerre mondiale. La découverte a été effectuée mercredi après-midi lors de travaux de terrassement effectués dans un terrain militaire situé aux environs de Pontfaverger.

    Les ossements sont ceux d’un poilu qui portait encore une partie de ses vêtements et sa montre à gousset. Son fusil en très mauvais état se trouvait à ses côtés. - Le poilu a pu être identifié grâce à sa plaque militaire. Né en septembre 1895 dans e département de l’Orne (Normandie), le malheureux appartenait à la classe 1916. Des études historiques lais- sent à penser qu’il serait mort au combat le 14 juillet 1917.

    Comme le veut la tradition, une cérémonie a été organisée sur site pour lui rendre les honneurs militaires.

    Ses restes confiés au service des anciens combattants et victimes de guerres basé à Metz devraient être déposés dans le monument ossuaire de la « Ferme de Navarin ».

    Parallèlement, des recherches vont être entreprises pour tenter de retrouver sa famille.

    Des squelettes de soldats de la Grande Guerre sont régulirement mis au jour dans le nord du département.

    Tout récemment, le 25 mars, le squelette d’un soldat allemand fut découvert dans l’enceinte du camp de Suippes par des militaires qui rebouchaient une sape. La vareuse du soldat a permis d’attester de son origine.

    Le 17 juillet 2008, ce sont les ossements d’un poilu qui avaient été découverts près de Prosnes.

    Lui aussi appartenait à la classe 1916. Il était de la région de Montpellier. Déterré par des militaires lors de travaux de déminage, il avait encore sa montre à gousset, ses brodequins et- sa baïonnette.

    F.C.

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    Union090425b - Marne

    SILLERY : Commémoration.
     

    Les cérémonies commémoratives du 8 mai 1945 se dérouleront à 11 h 15 place de la mairie, en présence des anciens combattants de Sillery, de la section communautaire des pompiers, des conseillères et conseillers municipaux et des enfants des écoles.

    Une collecte se fera en faveur de l’œuvre nationale des Bleuets de France permettant à l’office national des anciens combattants et victimes de guerre de remplir au mieux sa mission de mémoire et de solidarité au profit de ses 4 millions de ressortissants.

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    Union090425a - Marne

    Reims / Interview : Dieudonné : « Personne ne me privera de ma liberté d’expression »

    Le bus théâtre « Rosa Parks » de Dieudonné a passé la nuit sur le parking d’une grande surface de Tinqueux
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  • Pourquoi pensez-vous que la mairie de Reims s’oppose à votre venue, sans même savoir les thèmes que vous allez aborder lors de votre représentation ?

    C’est de la censure pure et unique au domaine humoristique. La maire de Reims répond à une directive qui vient de plus haut, les petits soldats répondent à leur chef.

    Pensez-vous faire le plein de spectateurs à Reims ou alors que le public rémois va plutôt s’allier à sa municipalité ?

    Oui, le spectacle fonctionne bien, les politiciens n’ont aucune influence sur les concitoyens, ce qui est un réel signe de rupture. La gauche s’érige en censeur, preuve aussi que le PS est en état de décomposition. Cette même gauche qui soutient les frappes de Gaza. Donc à Reims, c’est la même chose, je suis face à cette puissance pour qui le racisme s’arrête aux portes d’Israël. On a pu s’en rendre compte à Genève lors de Durban II.

    Pourquoi n’y a-t-il pas tout ce remue-ménage lorsque vous vous rendez au Québec pour jouer les mêmes spectacles que dans l’Hexagone ?

    Je pense que s’il y a autant de réactions en France, c’est juste à cause des choix politiques de certains. Choix, d’ailleurs, qui ne sont pas les miens. Mais cette question, je me la pose aussi.

    « Ce sont des associations mafieuses »

    Certains pensent que lorsque l’on vous voit aux côtés de Jean-Marie Le Pen ou de Robert Faurisson, c’est juste un acte de provocation lié au personnage de Dieudonné ; d’autres pensent que cela est lié à vos convictions réelles. Qui à raison ? Les pro-Dieudo ou les anti ?

    Les pros, bien sûr ! Ce sont uniquement des attentats humoristiques qui sont fermés au cercle des gens qui connaissent mon univers. Je ne soutiens pas Jean-Marie Le Pen et le Front national. Quant à Robert Faurisson, je suis attaché à la liberté d’expression, je pense qu’il est libre et qu’il a le droit de s’exprimer.

    La Licra a fait un communiqué de presse pour dénoncer et s’opposer à votre venue, en vous appelant « le négationniste » et sans jamais citer votre vrai nom. Comment prenez-vous le fait qu’ils vous cataloguent ainsi ?

    Ce sont des associations mafieuses qui organisent la censure. Je pense que ce sont des organisations qui nient tous les concepts du racisme à part celui qui concerne les juifs. En fait, ce ne sont que des officines israéliennes.

    « Ce qu’ont fait les nazis est atroce »

    Les jeunes des quartiers rémois ont une réelle vision du conflit palestino-israelien ; pourquoi pensez-vous que, sur ce sujet, nous n’entendons que très rarement les minorités donner leur avis ?

    Parce que les jeunes des banlieues connaissent très bien le problème et la situation, cela fait partie de leur culture. Il y a aussi la diabolisation du monde musulman, pour les rendre responsables de tout. Tout est histoire de manipulation pour faire passer ce génocide en simple acte de guerre.

    Mairie et associations diverses ont invité les Rémois à venir se recueillir devant le monument aux martyrs de la Résistance « pour rendre hommage aux victimes du joug nazi » selon les termes exacts d’Eric Quénard, 1er adjoint au maire de Reims. Qu’en pensez-vous ?

    Je leur réponds que je viendrai avec eux pour me recueillir à leurs côtés. Je regrette aussi qu’ils ne se soucient pas et qu’ils ne se recueillent pas pour les victimes de l’esclavage et des colonisations. Ce qu’ont fait les nazis est atroce, mais bienvenue au club ! Parce que ce qu’a fait l’Occident en Afrique l’est aussi. Mais je ne suis pas étonné de cette réaction. Et puis il faut arrêter avec « Dieudo le nazi »…

    Donc c’est sûr, vous serez samedi à Reims ?

    Oui, et on reviendra même régulièrement à bord de notre car baptisé « Rosa Parks », en hommage à cette femme qui a inspiré une partie de mes idées. Je suis là, il faut faire avec et personne ne me privera de ma liberté d’expression.

    Recueilli par Thierry ACCAO FARIAS

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    Robert, fallait pas l’inviter…
     

    Depuis Coluche, la provocation au vitriol est devenue le plus puissant ressort tendu par les humoristes pour dépeindre la société française. Nombreux sont ceux qui, depuis l’Enfoiré, se sont engouffrés dans la brèche. Dieudonné est de ceux-là. Force est de reconnaître qu’il n’est pas parmi les moins doués. Sa puissance comique, déjà évidente lorsqu’il n’était que le « gentil Dieudo » des sketches avec Elie Semoun, n’a pas baissé en intensité. Mais par la violence d’un sketch raté chez Fogiel, elle a dérivé vers des territoires d’ordinaire peu occupés par l’humour, franchissant parfois la frontière du racisme et de l’antisémitisme.

    Dieudonné, condamné en justice pour ses dérapages, a ensuite pu constater qu’en France, c’est bien la loi - et non la morale, fût-elle laïque, de gauche, saoulée à la moraline et drapée dans la bien-pensance - qui fixe les limites de la liberté d’expression. Tant mieux. Quant au droit à « l’attentat humoristique » dont se prévaut Dieudonné, il n’a de valeur que si il est effectivement drôle. Sans l’ambiguïté déplaisante - et on pense là à Desproges - qui fait que rire d’une blague antisémite avec un antisémite est tout simplement dégueulasse. Quand Coluche moquait les Arabes ou les Noirs, personne de bonne foi ne pouvait douter une seconde qu’il s’agissait de second degré.

    Quand Dieudo fait monter le négationniste Faurisson sur scène pour lui faire remettre un prix par un faux prisonnier en pyjama rayé, ce n’est peut-être pas condamnable par la loi, mais c’est dégueulasse. Et surtout, ça n’est pas drôle, même au dernier degré. Ceux qui apprécient Dieudo et ses quelques vérités - sur l’esclavage et la colonisation par exemple - ne peuvent le suivre dans cette voie.

    Guilhem BEAUQUIER

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    La justice donne raison à l’humoriste
     
    Virginie Coëx, l’adjointe en charge de la lutte contre la discrimination, était présente hier à l’audience.
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  • Hier, au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, avait lieu l’audience qui opposait Dieudonné à la Ville de Reims puisque l’humoriste avait décidé de poursuivre la municipalité pour atteinte à la liberté d’expression.

    Par le biais de la maire de Reims, Adeline Hazan, dans un premier temps et par Eric Quénard dans un second, la mairie avait établi deux arrêtés municipaux à l’encontre de l’humoriste pour trouble à l’ordre public, à l’occasion de sa venue initiale le mardi 21 avril et pour celle d’aujourd’hui.

    Hier après-midi la justice a donné raison à Dieudonné. Le tribunal administratif a, en effet, annulé l’arrêté municipal et Reims devra également verser la somme de 900 euros à Dieudonné.

    Dans son ordonnance, le tribunal stipule « qu’en l’absence de circonstances particulières à la Ville de Reims et notamment de l’existence avérée d’éléments réputés pour leur volonté et leur capacité à troubler l’ordre public […] il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des précisions apportées au cours de l’audience que la tenue du spectacle litigieux présenterait pour l’ordre public des dangers auxquels l’autorité compétente ne serait pas mesure de faire face par des mesures appropriées ».

    « Le tribunal a cassé l’arrêté municipal et nous condamne comme il l’a déjà fait pour les villes de Toulouse et de La Rochelle. On ne peut pas s’opposer à la venue de Dieudonné », explique Virginie Coëz, adjointe au maire chargée de la lutte contre les discriminations.

    Au final, Dieudonné sera libre de circuler dans son bus théâtre comme il le souhaite dans les rues de la cité des sacres. Le fait que la Ville ne puisse préciser officiellement l’endroit où l’humoriste se produira, a également joué dans cette affaire, car pour troubler l’ordre public, encore faut-il déjà savoir le lieu du trouble, chose que la Ville n’a pu mentionner sur ses arrêtés.

    T.A.F.

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    Union090424b - Marne

    SUIPPES : Patrice Alexandre expose
     
    Patrice Alexandre devant l’une de ses sculptures.
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    Autour de l’exposition « Deuils et souvenirs de la Grande guerre » qui se tient actuellement à la Maison des associations 9, rue Saint-Cloud à Suippes, aura lieu le vendredi 24 avril, à 17 h 30, une conférence sur le thème : « la mémoire de la Grande Guerre à travers la sculpture ».

    Le sculpteur et professeur à l’école des Beaux-arts de Paris, Patrice Alexandre, dont trois œuvres illustrent l’exposition, expliquera, entre autres, son interprétation des monuments aux morts de Suippes, de Châlons et de Reims… à partir de documents des sculpteurs d’époque et réalisés au moyen des matériaux naturels du vécu des hommes.

    Entrée libre.

    MDA vendredi 24 avril, à 17 h 30.

     

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    Union090424a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Balades : Les parachutistes au fil de l’eau
     
    Un nouveau rendez-vous est fixé pour le 2 mai, pour un méchoui à Écriennes.
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  • Encore un agréable dimanche pour les adhérents de l’amicale parachutiste de Vitry-le-François.

    Quarante-deux adhérents sont partis de bon matin pour visiter la très belle ville de Briare, située au cœur de la France et réputée pour ses émaux et ses canaux qui datent des années 1600.

    Pour tous, embarquement à 11 h 30 sur un bateau pour un déjeuner croisière d’une durée de 3 h 30. Avec passage de plusieurs écluses pittoresques et du fameux pont canal de Briare auquel Eiffel, l’ingénieur de la Tour a collaboré. Ce pont canal est le plus long pont métallique de 700 mètres. Au retour, un petit train les attendait pour la visite de cette ville typique de la Loire. Après une heure de promenade, il a fallu songer au retour vers Vitry.

    Chacun s’est quitté en se donnant rendez-vous le 2 mai pour le méchoui à Écriennes. A noter que l’amicale, qui compte 120 adhérents, recrute toujours et fait appel aux jeunes pour qu’ils y apportent un sang neuf et de nouvelles idées.

    Pour tous renseignements et adhésion, appeler le 03.26.74.53.72.

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    Union090423b - Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : Association patriotique : Ils resserrent les rangs
     
    Les anciens combattants, accompagnés des autorités civiles et militaires, ont déposé une gerbe au monument aux morts.
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  • L’association des anciens combattants et victimes de guerre (ACVG) de Mourmelon-le-Grand a tenu son assemblée générale dimanche.

    Ils étaient une quarantaine à avoir répondu à la convocation de leur président, Guy Bernard. En présence des autorités militaires représentées par le lieutenant-colonel Droguet, second du 501e-503e RCC et par le capitaine Autier du CEB ainsi que du délégué aux affaires militaires, Serge Masson, représentant le maire, Guy Bernard a ouvert l’assemblée en rappelant la mission propre des associations patriotiques qui est de « perpétuer la mémoire, le souvenir. »

    Il a lancé un appel à « resserrer les rangs pour ne pas se laisser aller à la sinistrose », « à pratiquer la solidarité et à être là pour témoigner du civisme », en n’oubliant pas qu’il n’existe pas que des droits…

    Le bureau a été reconduit : vice-président, Édouard Ostrowski ; secrétaires, Bernard Tabaka et Bruno Follette ; trésoriers, François Dubois et Jacky Liégeois ; porte-drapeaux, Claude Guyot et Édouard Migliorati et photographe, Robert Gini. Jean-Daniel Courot, directeur de l’Onac et Cédric Lacroix, président de l’union fédérale marnaise des ACVG, accompagné du président honoraire Gaëtan Charlot, ont présenté leur action en faveur de la défense des droits du combattant.

    L’assemblée s’est terminée par un dépôt de gerbe au monument aux morts et une minute de silence devant la tombe de l’ancien président, Daniel Daubard.

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    Union090423a - Marne

    SOUDRON : Les anciens combattants en congrès cantonal
     
    Au monument aux morts, souvenir et émotion étaient présents.
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  • Le congrès cantonal des anciens combattants de la Première guerre-CATM-TOE de la section d’Écury-sur-Coole s’est tenu le 19 avril à Soudron.

    Une quarantaine d’anciens combattants étaient présents à l’assemblée générale, organisée à la salle du foyer.

    Après le mot de bienvenue du maire-adjoint, Alain Fleuriet, le président Claude Launois a ouvert l’assemblée générale cantonale, assisté de Alain Valentin, secrétaire de la section et délégué départemental. Charles de Courson était excusé, mais Daniel Collard, conseiller général était présent comme à son habitude.

    Après le compte rendu des activités toujours nombreuses et rapporté par le secrétaire, le compte rendu financier toujours positif par le trésorier et les allocutions des diverses personnalités, une messe a été célébrée par le père Mathieu à la mémoire des combattants disparus, devant une assistance nombreuse.

    Puis une gerbe a été déposée au monument aux morts et l’appel des morts avec les sonneries réglementaires a été joué par des musiciens du canton.

    Pour symboliser encore un peu plus cette belle journée de la Mémoire, un lâcher de pigeons voyageurs avait été prévu, mais le temps ne le permettant pas, tout le monde s’est retrouvé autour d’un vin d’honneur.

    Ensuite, les congressistes, accompagnés de leur épouse et de leurs amis, se sont retrouvés à la salle des fêtes pour savourer un excellent repas en toute convivialité.

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    Union090422b - Marne

    REIMS : Musée de la reddition : Plus beau, plus sûr pour le 7 mai
     
    La vitrine du croiseur « Colbert » et du sous-marin le « Glorieux ».
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  • Ci-dessus la grande vitrine qui abrite trois mannequins, dont les uniformes ont une histoire.
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  • Le musée de la Reddition vient de bénéficier d’une cure de jouvence de 5 mois. Remise aux normes et nouveautés : le musée sera plus beau pour les commémorations.

    QUE les habitués ne s’attendent surtout pas à une révolution au musée de la Reddition.

    Même s’il apparaît plus beau et plus propre ; même s’il présente quelques nouveautés, le fameux musée de la « Capitulation allemande du 7 mai 1945 » a surtout bénéficié d’une (coûteuse) remise aux normes… invisibles pour le grand public.

    Gratuit trois jours

    Ce dernier est cependant invité à redécouvrir ce lieu de l’Histoire officielle du monde. Et pour pas cher, puisque le musée sera accessible gratuitement les 3, 7 et 8 mai.

    Les visiteurs - on en dénombre de 15 à 18.000 par an - pourront retracer les heures qui ont conduit l’armée allemande à se rendre sans condition aux forces alliées, le 7 mai 1945 à Reims, avec une officialisation à Berlin le lendemain.

    Grâce aux travaux, ils pourront également s’arrêter sur de nouveaux trésors dénichés par le directeur Marc Bouxin et son équipe. Comme cette grande vitrine dans laquelle sont réunis trois mannequins, deux femmes et un homme, qui portent des uniformes rares et chargés d’histoire.

    Ceux qui suivront une visite guidée doivent à tout prix demander l’histoire de ces uniformes américains et anglais et de leurs insignes.

    Celle de l’uniforme du soldat américain du corps du « Red ball express » est aussi passionnante que surprenante.

    Croiseur Colbert

    Un peu plus loin, les passionnés d’histoire se régaleront en découvrant la photo du croiseur « Colbert » parrainé par la Ville de Reims et sabordé dans la rade de Toulon avec une bonne partie de la flotte française, pour éviter d’être pris par la marine allemande.

    En dessous de cette photo exceptionnelle, une maquette du « Glorieux », l’un des trois sous-marins qui a réussi à échapper à cette catastrophe militaire et maritime.

    Les journaux - dont l’union et l’Ardennais - du 8 mai ont également été placés bien en vue.

    En reprenant son activité ces jours-ci, le musée de la Reddition en est à sa 4e ouverture. La première en juillet 1945, comme salle « historique » ; la seconde comme musée, en 1985, pour le 40e anniversaire, qui l’a rendu indépendant du lycée ; la 3e en 2005, avec « MAM » comme ministre de la Défense. Quant à Marc Bouxin, il le dirige depuis 1999.

    J.F.SCHERPEREEL

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    Union090422a - Marne

    MUIZON : Anciens combattants dansants : Repas à succès
     
    Beaucoup d’ambiance à ce premier repas de l’UNC…
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  • Le premier « repas de printemps » organisé à la salle des fêtes du Champ-Jeudi à Muizon, dimanche dernier, par la section locale de l’UNC (Union nationale des combattants), a été couronné de succès, avec près d’une centaine de personnes qui y ont pris part.

    Après avoir savouré un délicieux repas, les convives ont pu apprécier un après-midi d’ambiance, avec les jeux et danses de tous styles, de la valse au disco en passant par la java ou le tango, distillés par le duo Aurélie et Denis.

    Quelques convives se sont même risqués à prendre le micro pour pousser la chansonnette ou jouer de l’harmonica.

    Des journées comme cela, on en redemande…

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    Union090421d - Marne

    LA NEUVILLETTE : Anciens combattants : Émotion intacte à Colombey
     
    Le groupe de La Neuvillette a visité le mémorial Charles de Gaulle.
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  • Les anciens combattants de La Neuvillette et leurs sympathisants se sont rendus en car à Colombey-les-Deux-Églises.

    La matinée fut réservée à la visite du mémorial Charles de Gaulle. Ce mémorial, hommage appuyé à l’homme plus qu’au général, conjugue rigueur historique et agrément visuel et sonore. Il s’impose dans le paysage sans écraser, constitue désormais le pivot des parcours de la mémoire à Colombey.

    Après le déjeuner, la visite de la Boisserie était proposée. Même si pour la plupart des participants ce n’était plus une découverte, l’émotion de retrouver les lieux ou vécut et mourut le général reste intacte.

    Pour terminer cette journée très dense, les sociétaires ont visité le château de Cirey-sur-Blaise où Voltaire vécut pendant 15 ans.

    Le président Jean Ledoux et le comité donnent rendez-vous aux adhérents et à la population le 8 Mai à 18 heures, au monument aux morts de La Neuvillette.

    Une journée au zoo d’Amnéville sera proposée début septembre et le traditionnel déjeuner dansant aura lieu dans la salle des Châtillons, le 29 novembre.

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    Union090421c - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : Sous-officiers de réserve : Toute la ville vibre pour de l’armée de l’air
     
    Départ du défilé.
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  • L’ANSORAA, (association nationale des sous-officiers de réserve de l’armée de l’air) du groupement Lorraine-Champagne-Ardenne englobant les départements des Ardennes, de la Haute-Marne, de la Marne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et des Vosges, a sollicité la ville de Saint-Brice-Courcelles pour son assemblée générale et la cérémonie de passation de drapeau régional entre les responsables de deux départements. C’est donc le samedi 18 avril qu’une quarantaine de sous-officiers de réserve de l’armée de l’air, en uniforme, furent reçus par le correspondant défense, Jean-Claude Chaumet, dans la salle des fêtes de la commune.

    L’assemblée générale se déroula sous la présidence de l’adjudant-chef Desinde, président du groupement, accompagné de l’adjudant-chef Georges, président national adjoint, et du major Simon président de la section Marne.

    A l’issue de cette assemblée, les autres personnalités civiles et militaires ont été accueillies : M. Lescouet, maire de Saint-Brice-Courcelles et le commandant Angot, représentant le colonel Peronne, commandant de la Base 112. Le défilé, en musique, jusqu’au monument aux Morts accompagné par les réservistes et des habitants de la commune, s’effectua avec la participation d’une dizaine de porte-drapeaux, la section des pompiers de Saint-Brice-Courcelles et pour donner un plus à la cérémonie, avec les fanfares de Sacy et de Saint-Brice-Courcelles réunies.

    Après le dépôt d’une gerbe, le but de cette manifestation fut la passation du drapeau régional. Ce drapeau était détenu depuis un an par la section Haute-Marne. Il fut remis au major Simon, Président de la section « Marne ». Ce dernier en aura la garde pour une année. Ensuite, retour vers la mairie, toujours en cortège et en musique où les deux fanfares jouèrent un morceau de musique militaire. Cette cérémonie se clôtura par le verre de l’amitié au cours duquel le président du groupement remit la médaille souvenir de l’ANSORAA au maire de Saint-Brice-Courcelles et au représentant de la Base 112. Les représentants de la section « Vosges » offrirent aux différentes personnalités de magnifiques bouquets de jonquilles de leur pays, Gérardmer. Vers 13 heures, la cérémonie prit fin et les aviateurs réservistes se dirent « à l’année prochaine » dans une autre ville d’un département de Lorraine-Champagne-Ardenne pour se retrouver avec le même plaisir.

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    Union090421b - Marne

    REIMS : Camp de Drancy
     
    La Ville de Reims et l’association les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 51) ont organisé conjointement la venue à Reims de l’exposition itinérante du conservatoire historique du Camp de Drancy, exposition rarement présentée au public.

    Après un premier passage à l’hôtel de ville du 7 au 20 avril, l’exposition « Camp de Drancy, 1941-1944 a sera à nouveau visible, toujours en mairie du 27 avril au 11 mai prochain.

    A ne pas manquer (du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 18 h 30. Le samedi, de 8 h 30 à 18 heures).

    Entrée libre.

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    Union090421a - Marne

    REIMS : Jean-Claude Laval a été chasseur
     

    Non, l’adjoint au maire chargé de l’état civil n’a pas été chasseur de « bêtes sauvages ».

    En revanche, il est entré dans le groupe des chasseurs portés le 2 mars 1964. Il y est resté pendant un an, le temps de son service militaire.

    Mais il était d’abord présent en tant qu’élu des Rémois au dépôt de gerbe des Diables bleus.

    Que fait la police ?

    Dimanche, nombreux étaient les anciens combattants « chasseurs » alpins ou mécanisés - qui déploraient l’absence de policiers pour assurer leur sécurité.

    Le cortège devait en effet passer du monument aux morts de la place de la République, à celui des Martyrs, de la Résistance sur les Hautes-Promenades. Entre les deux : plusieurs voies de circulation un peu compliquées à cause des travaux du tramway.

    Qu’à cela ne tienne : le cortège a traversé en suivant les « clous », mais pas très rassuré.

  •  Des photographies de l’assemblée générale de l’« Association des Diables Bleus de Reims et de la Région »du 31 janvier 2009 sont disponibles dans notre galerie d’images
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    Union090420c - Marne

    REIMS : Diables bleus : En souvenir du 1er GC
     
    Pendant le dépôt de gerbe, hier matin.
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    Hier matin, José Domice a accueilli l’adjoint Jean-Claude Laval et diverses personnalités à l’occasion de la journée du Souvenir.

    Tous ont participé à un dépôt de gerbe, en souvenir des camarades disparus, mais aussi pour rendre hommage au 1er GC (groupe de chasseurs), dissous en 1992, mais qui aura sa rue dans le nouveau lotissement qui le remplacera.

    J.F.S.

  •  Des photographies de l’assemblée générale de l’« Association des Diables Bleus de Reims et de la Région »du 31 janvier 2009 sont disponibles dans notre galerie d’images

     

     

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    Union090420b - Marne

    REIMS : Cérémonie : Libération des camps de concentration
     

    A l’occasion du 64e anniversaire de la libération des camps de concentration et de la journée nationale de la déportation, une veillée solennelle aura lieu samedi 25 avril à partir de 21 heures au monument aux Morts.

    Au programme

    A 21 heures : rassemblement des deux présidents des associations d’anciens déportés, de deux porteurs de torche et des deux porte-drapeaux des Déportés, au monument aux morts, place de la République. Les présidents des associations de déportés et résistants raviveront la Flamme du souvenir, puis, symboliquement, allumeront les deux torches.

    A 21 h 15 : départ des deux présidents d’associations, des deux porteurs de torche et des deux porte-drapeaux des Déportés, depuis le monument aux morts jusqu’au monument des martyrs de la Résistance, esplanade Colonel-Bouchez.

    A 21 h 20 : allumage de la vasque placée devant l’urne contenant les cendres des déportés, sonnerie aux morts, allocution par le président d’association de déportés, lectures de poèmes, musiques… au monument des martyrs de la Résistance, sur les Hautes Promenades.

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    Union090420a - Marne

    CHALONS : Porte-Drapeaux : Daniel Bouilly, nouveau président
     
    Le nouveau président Daniel Bouilly (à droite) remplace Camille Henry.
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  • Samedi, sous la présidence de Camille Henry, l’amicale des porte-drapeaux de Châlons et ses environs a réuni ses adhérents à la maison du combattant.

    Objectif primordial : trouver et élire un nouveau président chargé de coordonner les multiples sorties des porte-drapeaux tout au long de l’année.

    Camille Henry avait en effet souhaité confier sa tâche, des problèmes de santé le contraignant à passer le flambeau à quelqu’un de plus jeune.

    Le passage du flambeau s’avérait ardu car, sur les plus de 40 porte-drapeaux présents samedi, nombreux étaient ceux qui ont dépassé ou presque atteint les 80 ans, âge atteint depuis quelques années par l’ancien président.

    « Y a-t-il un volontaire ? » Après quelques hésitations dans la salle, une main s’est levée et Daniel Bouilly s’est dévoué pour prendre le relais et assurer désormais, jusqu’à la prochaine assemblée générale, les fonctions de président des porte-drapeaux.

    Soulagement de Camille Henry et félicitations pour les nouvelles fonctions de Daniel Bouilly, lequel sera définitivement « installé » lors de la prochaine AG.

    Sortie en août

    En conclusion de cette réunion, les adhérents ont pris connaissance d’une sortie conviviale qui aura lieu le samedi 22 août.

    Départ de la cité administrative Tirlet à 9 heures, direction Dormans.

    Visite du musée de l’escargot. A Coincy-Brécy ensuite, repas à la ferme du Buisson. Visites diverses l’après-midi et promenades.

    Retour avec arrêt casse-croûte et retour à Châlons vers 20 heures.

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    Union090419a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Les parachutistes et le devoir de mémoire : Un hommage aux Éparges
     
    Un déplacement devenu traditionnel dans la Meuse.
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  • Le lundi de Pâques, comme elle le fait depuis des années, l’amicale parachutiste de Vitry-le-François et de Champagne a représenté la cité rose à la cérémonie commémorant les combats des Eparges dans la Meuse.

    De nombreux soldats y ont laissé leur vie lors de la première bataille de la Marne en 1914.

    Les trois drapeaux de l’amicale étaient présents sur les rangs. Accompagnée du président et du vice-président, l’amicale parachutiste, par ses multiples déplacements de commémoration, a aussi pour but de faire perdurer le devoir de mémoire envers ceux qui sont morts pour le France.

    Elle sera ainsi présente le samedi 25 avril à Saint-Amand-sur-Fion et le lundi 26 avril à Vitry-le-François pour les journées du souvenir de la Déportation.

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    Union090418a - Marne

    REIMS : Rue Lesage : La bombe fait pschitt
     

    Il ressemblait à un obus, il avait le poids d’un obus mais l’engin déterré jeudi par un grutier lors de travaux de terrassement rue Lesage… n’était pas un obus !

    Ce sont les démineurs de la Sécurité civile venus récupérer « l’explosif » (l’union d’hier) qui ont découvert la confusion. Il s’agissait en fait d’une vieille bouteille de gaz, style gazogène à voiture des années 40, qui ne présentait plus aucun risque.

    La gangue de débris qui entourait l’objet avait entretenu l’illusion d’une bombe, d’autant que la bouteille de gaz affectait une forme allongée, ovoïde à son extrémité supérieure.

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    Union090417a - Marne

    REIMS : Un méga obus mis au jour rue Lesage
     
    Les services de déminage viendront ce matin s’occuper de ces encombrantes trouvailles.
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  • Depuis les deux guerres mondiales du vingtième siècle, la découverte est récurrente : des obus qui n’ont pas explosé. Hier, c’était rue Lesage à Reims.

    GROSSE surprise hier pour Bertrand Mathieu, grutier de l’entreprise Parant occupé à effectuer des travaux de terrassement pour la réalisation de petits logements privés à la hauteur du 78 rue Lesage. « J’ai eu de la chance avec ma pelleteuse de toucher l’obus en son milieu et pas au niveau du détonateur » explique l’ouvrier. « Sinon je ne serai sans doute plus là pour vous montrer la bête. »

    James Parant, son patron ajoute : « On a déjà vu des obus depuis qu’on fait ce métier, mais des comme cela, jamais. Il dépasse le 1,20 m et doit approcher les 100 kilos. M. Mathieu a respecté les consignes et a aussi stoppé son travail. Nous avons téléphoné au service de déminage de Châlons-en-Champagne qui viendra procéder à l’enlèvement ou à la neutralisation de l’engin ce matin à 9 heures. »

    Aujourd’hui, deux des huit professionnels du service de déminage seront présents rue Lesage. Chaque année leur service répond ainsi à plus de 600 demandes et neutralise près de 50 tonnes de munition.

    En attendant, pour des raisons évidentes de sécurité, l’obus a été recouvert de terre.

    Des obus tuent encore

    Se pose la question de la date de cet obus. En 2001, Jacques Machet, sénateur avait fait un rapport sur les munitions de guerre qui tuaient encore en France. On pouvait y lire notamment : un quart du milliard d’obus tiré pendant la Première Guerre mondiale et un dixième des obus tirés durant la Seconde Guerre mondiale n’ont pas explosé pendant ces conflits. A Reims, un violent bombardement avait touché la ville au printemps 44, notamment sur le secteur de la gare. L’obus date-t-il de cette époque ?

    Depuis 1945, date à laquelle les opérations coordonnées de déminage ont commencé, plus de 660.000 bombes ont été dégagées, de même que 13,5 millions de mines et 24 millions d’obus ou autres explosifs.

    Souvenir

    En 56 ans, 617 démineurs ont trouvé la mort en service, soit en moyenne 11 agents par an. Chaque année, l’unité de déminage, constituée de 150 spécialistes, qui participe aussi à la sécurité des voyages officiels, intervient sur plus de 2.000 objets suspects, dont 80, en moyenne, contiennent réellement de l’explosif.

    Les Champardennais ont toujours en mémoire la découverte en janvier 2001 de 8.095 obus allemands totalisant 132 tonnes dans le petit village du Châtelet-sur-Retourne. Des munitions abandonnées en octobre 1918 par les armées du Kaiser lors de leur retraite.

    Après évacuation des 598 habitants du village, fermeture des classes, coupure de la route nationale 51 entre les échangeurs de Rethel et d’Isles-sur-Suippes, fermeture de la ligne SNCF entre Reims et Charleville-Mézières (à l’exception d’une heure le matin et une heure le soir), les munitions avaient été enlevées par plus de cinquante démineurs et apportées à Laon Couvron avant leur destruction sur le camp de Sissonne.

    Alain MOYAT

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    Union090413b - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Les anciens combattants en congrès
     
    Les anciens combattants défileront jusqu’au monument aux morts.
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  • C’est à Saint-Martin-d’Ablois que se tiendra le 19 avril le congrès cantonal de l’association des ACPG-CATM présidée par Bernard Joffre.

    Dès 9 heures 30, en la mairie, différents comptes rendus et rapports ouvriront les débats avec des élections pour le tiers sortant.

    A 11 heures 30 devant la mairie, un grand cortège se formera. Il verra la participation d’une fanfare régionale, de l’association des poilus de la Marne et des porte-drapeaux.

    Le défilé se recueillera et déposera une gerbe au monument aux morts, un repas s’en suivra à la salle des fêtes.

    Renseignement auprès de Bernard Joffre au 03.26.59.99.11

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    Union090413a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Pause thé dansant avec l’amicale des paras
     
    Grand succès au thé dansant de l’Amicale parachutiste le mardi 7 avril à la salle du Manège.
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  • L’amicale, grâce à son dynamisme, a proposé un après-midi dansant de qualité avec un orchestre réputé.

    Les danseurs sont venus de loin : Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Haute-Marne et Vitry. Un encouragement pour cette association, connue dans tous les départements et appréciée pour son sérieux dans ce qu’elle organise.

    Les bénéfices récoltés servent à faire du social au sein de l’amicale et du monde parachutiste.

    L’amicale donne rendez-vous le samedi 2 mai à la salle des fêtes d’Ecriennes pour son méchoui annuel toujours avec danse l’après-midi de 13 à 20 heures animé par le trio Musette.

    Pour tous renseignements : 03.26.74.53.72.

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    Union090411a - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : A l’agenda : Anciens combattants
     

    L’assemblée générale de l’association d’Anciens combattants prisonniers de guerre et CATM des cantons de Sainte-Ménehould et Ville-sur-Tourbe se tiendra dimanche 26 avril à partir de 9 heures, à l’hôtel de ville.

    Ordre du jour : activités de la section, compte rendu moral et financier, renouvellement du bureau, questions diverses.

    A 10 h 30, office religieux à l’église Saint-Charles ; à 11 h 45, dépôt de gerbe au monument aux morts, vin d’honneur à l’hôtel de ville et à 13 heures, repas en commun.

    Inscriptions au repas avant le 20 avril, auprès des responsables habituels.

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    Union090410a - Marne

    ÉPERNAY : Anciens combattants : Effectifs et mémoire
     
    Lors du dépôt de gerbes au monument aux morts.
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  • Dimanche, l’UNC Magenta-Aÿ-Epernay et région recevait le congrès départemental de l’Union national des combattants en Afrique du Nord. Après la bénédiction de l’aumônier militaire, un dépôt de gerbes avait lieu au monument aux morts par les présidents Zentner et Lépine accompagnés d’Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux anciens combattants.

    Un imposant défilé emmené par la musique de Magenta et une soixantaine de porte-drapeaux se rendait à la salle des fêtes où Hélène Plaquin accueillait environ 200 personnes.

    Un ordre du jour copieux était abordé, avec le soutien du colonel Couraud, directeur de l’Onac et de MM. Adaxvimart et Richaud du bureau national des Opex de Paris.

    Des sujets importants étaient abordés tels la diminution des effectifs, le devoir de mémoire avec le concours des écoles, le social pour les aides apportées aux veuves et aux veufs.

    Raymond Triboux, président de l’UNC Prouilly, se vit remettre l’Ordre national honneur du mérite au grade d’officier.

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    Union090409b - Marne

    GOURGANCON : Deux médaillés
     

    Le dimanche 5 avril a eu lieu à Gourgançon, le congrès cantonal des anciens combattants APG-CATM, en présence du député, Charles de Courson ; du conseiller général, Claude Hardy ; du maire de Gourgançon, Philippe Garnesson ; du délégué départemental, M. Zarkovic, et du président de la section cantonale, Gilles Jacquet.

    Une nombreuse assistance a aussi pris part à ce congrès. Après l’assemblée générale et le dépôt de la gerbe au monument aux morts de Gourgançon, une remise de médailles a été effectuée. La médaille commémorative d’Afrique du nord a été remise à M. Lavandier, et la croix du combattant à Serge Martin.

    Un vin d’honneur offert par la municipalité fut servi à la salle communale. Tous les convives se sont ensuite retrouvés à la salle d’Euvy pour un repas convivial.

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    Union090409a - Marne

    REIMS : Conférence sur le camp du Struthof
     

    Le Souvenir français organise le jeudi 16 avril à 10 h 30 une conférence au lycée Gustave-Eiffel.

    M. Boulanger, ancien déporté parlera du camp du Struthof où il a été interné.

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    Union090407d - Marne

    REIMS : Le camp de Drancy l’« antichambre de la mort »
     
    « L’antichanbre de la mort » est a aujourd’hui une cité HLM. 
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  • L’hôtel de ville accueille du 7 au 20 avril et du 27 avril au 11 mai l’exposition « Camp de Drancy, 1941-1944 ». Un document sur ce lieu où 76.000 juifs ont été internés.

    L’EXPOSITION itinérante conçue par le Conservatoire historique du camp de Drancy fait escale à partir d’aujourd’hui dans la cité des Sacres.

    La Ville de Reims et l’association Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 51) ont en effet organisé conjointement la venue à Reims de cette exposition rarement présentée au public. En effet, deux villes de Seine-Saint-Denis et une autre située dans le Sud-Est de la France auront précédé Reims.

    Que les adultes se souviennent, que les jeunes soient sensibilisés sur cette période de l’histoire, tels sont les objectifs partagés par la Ville de Reims et par l’AFMD51 à l’approche de la cérémonie de la « veillée de la Déportation », prévue cette année le samedi 25 avril.

    Le camp de Drancy a été longtemps appelé l’« antichambre de la mort » car il s’agissait en France du principal lieu de rassemblement des juifs avant leur déportation vers les camps d’extermination nazis. Ce camp d’internement fut organisé dans un immeuble HLM à la construction inachevée, en forme de U, situé dans la cité de La Muette, en région parisienne.

    Du 20 août 1941 au 17 août 1944, plus de 76.000 juifs ont été internés au camp de Drancy. Au total, 65.000 d’entre eux ont été acheminés au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau dans lequel seulement 2.500 personnes survivront.

    L’exposition créée en 2000 par le Conservatoire historique du camp de Drancy comporte 22 panneaux incluant des reproductions d’images de l’époque. Les images ont été sélectionnées pour ne pas heurter les visiteurs tout en répondant à l’objectif de rappeler au public des faits historiques.

    Les thèmes abordés dans l’exposition sont les lois anti-juives, l’étoile jaune (port obligatoire dès l’âge de 6 ans en zone occupée), le 14 mai 1941 : la première rafle dans le XIe arrondissement, le camp de Drancy, l’arrivée des premiers internés au camp de Drancy, les déportations des enfants, le camp sous Brunner, le camp sous Röthke et la libération du camp de Drancy.

    Camp de Drancy, 1941-1944. Exposition à l’hôtel de ville de Reims. Du 7 au 20 avril et du 27 avril au 11 mai. Ouverture : Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 18 h 30. Le samedi, de 8 h 30 à 18 heures.

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    Union090407c - Marne

    CHALONS : Société d’entraide Les légionnaires solidaires
     
    La photo de famille sur le perron de l’hôtel de ville de Châlons-en-Champagne.
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  • Plus d’une cinquantaine de membres de la Société d’Entraide des membres de la Légion d’honneur section Marne ont participé dernièrement à l’assemblée générale de la société. Après un dépôt de gerbes au monument aux morts de la ville à Châlons et à l’invitation de leur président Claude Signoret et du maire Bruno Bourg-Broc, récemment nommé dans l’Ordre qui les a accueillis dans le grand salon de l’hôtel de ville, les nombreuses autorités, tous membres de la société d’entraide ont participé aux travaux. Le président de la SEMLH, Claude Signoret, a fait un point rapide de la vie de la société en insistant particulièrement sur la réalité de la mission d’entraide. C’est l’entraide entre tous les membres, la solidarité entre légionnaires, le soutien financier en cas de besoin, voire de dénuement mais aussi la défense de l’ordre et du devoir de mémoire.

    Il a été évoqué, lors de cette assemblée, les conditions requises afin de postuler dans l’ordre de la Légion d’honneur, à savoir 99 signatures plus celle du postulant. Ce qui a fait réagir le général Lemoine qui a désapprouvé cette collecte de 100 signatures considérant qu’une personne méritante n’obtiendra pas obligatoirement 100 signatures. Gaëtan Charlot, président de l’Ufac Marne, a précisé également : « Cent signatures, cela me dérange, il y a partout des personnes méritantes ! »

    Deux nouveaux porte-drapeaux font désormais partie de la section Marne. Corinne Marchal, nouvellement promue dans l’Ordre et membre du comité de Châlons, a en effet accepté de porter le drapeau de ce comité. Celui de la section est désormais porté par Christian Schwint, nommé commandeur depuis le 14 juillet 2008.

    Le directeur de l’Onac à Châlons a rappelé que le rôle de l’Onac était de déceler les problèmes particuliers. Et de préciser que quatre harkis ont été nommés dans le département marnais.

    Cette assemblée générale de la SEMLH fut l’occasion pour de nombreux membres de poser différentes questions aux personnalités présentes et pour conclure de poser pour la postérité sur le perron de l’hôtel de ville châlonnais.

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    Union090407b - Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Serge et Nicolle 50 ans de vie commune
     
    C’est le maire adjoint, Pierre-Marie Delaborde, qui a lu l’acte officiel établi il y a cinquante ans,
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  • Le samedi 4 avril 1959, Serge et Nicolle gravissaient séparément les marches de l’hôtel de ville de Sermaize-les-Bains où les attendait M. Decorps, maire de la ville. Cinquante années, jour pour jour après cette date mémorable, Nicolle et Serge Pillard, entourés de leurs enfants, petits enfants, famille et amis ont renouvelé leur désir de prolonger ce demi-siècle « d’union d’amour, de tendresse et de complicité ».

    C’est Pierre-Marie Delaborde, maire adjoint, ceint de son écharpe tricolore, accompagné du maire Raymond Dzieja qui a accueilli en ce samedi 4 avril, à 18 heures précises, ce couple de « Sermaiziens de toujours », bien connu de tous. De cette union, Corinne, Yannick et Guylaine sont venus égayer leur vie. Serge a fait carrière dans l’administration au sein de la Direction départementale de l’équipement sur le secteur de Sermaize-les-Bains.

    Retraité, dévoué et toujours aussi actif au sein des associations patriotiques, il a été notamment porte-drapeau des anciens combattants et victimes de guerres.

    Actuellement membre du Souvenir français des cantons d’Heiltz-le-Maurupt et de Thiéblement-Faremont, il porte haut et fier le drapeau tricolore de l’association, symbole de la nation, lors des manifestations patriotiques.

    Chaleureusement félicités, ce sont les casques d’argent qui ont assuré la haie d’honneur à la sortie de la mairie, en signe d’amitié.

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    Union090407a - Marne

    REIMS : Henri Morez : un monde à part
     
    Henri Morez, artiste peintre.
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  • Certains y verront un monde de solitude, d’autres une terre paisible. Henri Morez imagine la « peinture que j’ai envie de voir ».

    Né en Roumanie en 1922, arrivé en France à cinq ans, il devient un peintre à seize ans.

    Il fait partie des grandes signatures et des futurs espoirs de la peinture française du prestigieux salon de l’Automne à Paris avant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette carrière est rapidement stoppée par l’arrivée des Allemands et les lois antisémites. Parents déportés, fuite à travers à la France, le jeune homme tente de survivre comme il peut. « Ma carrière, la guerre l’a foutue en l’air. »

    À la Libération, son talent de dessinateur lui permet de survivre. « Je faisais les portraits des officiers américains. » Ce talent lui sert également à devenir un des dessinateurs de presse les plus cotés des années cinquante. On le retrouve au Figaro, à Paris Match et Jours de France.

    À la mort de son épouse, il décide de reprendre les pinceaux. Univers lointains, épure totale, les toiles d’Henri Morez ont un charme envoûtant. Comme si le calme avait décidé d’envahir l’artiste après la tempête d’émotions vécues durant toute sa jeunesse.

    S.C.-P.

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    Union090406a - Marne

    SUIPPES : Devoir et respect du monde combattant
     
    Une soixantaine d’anciens combattants ont participé à l’assemblée générale.
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  • L’assemblée générale des anciens combattants de Suippes et du secteur a rassemblé une soixantaine de participants parmi lesquels Agnès Person, conseiller général, et Jean Huguin, maire de Suippes.

    Après une première partie statutaire, Gaëtan Charlot, président départemental de l’Union fédérale des associations d’anciens combattants, et Cédric Lacroix, vice président, ont apporté des informations sur les problèmes du monde combattant. Cédric Lacroix a traité des MAE et des OPEX (la nouvelle génération d’anciens combattants), et le respect pour eux des droits des anciens combattants.

    Quant à Gaëtan Charlot, c’est le devoir de mémoire qu’il voudrait voir conservé. Pour lui, « nos mémoires sont plus fortes que l’Histoire… nous servons toujours à quelque chose par notre mémoire ».

    Il a développé ensuite la réforme de l’Office national des anciens combattants et la situation des secours apportés par l’office face à des situations exceptionnelles de précarité chez des anciens combattants. Sur ce dernier point, Mme Person est intervenue en rappelant que l’aide sociale représente 50 % du budget départemental.

    Après la messe dominicale et un dépôt de gerbe au pied du monument aux morts, la journée s’est poursuivie par un repas amical.

    Exposition jusqu’au samedi 18 avril chez Intérieur Actuel, rue Buirette à Reims.

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    Union090404c - Marne

    REIMS : Musée de la Reddition
     

    Après cinq mois de fermetures pour travaux de sécurité et de rénovation, le musée de la Reddition rouvre ses portes le samedi 25 avril.

    A cette occasion, une visite guidée gratuite en partenariat avec l’office du tourisme, est proposée au public le samedi 25 de 14 h 30 à 15 h 30.

    Le nombre de place étant limité à 25 personnes, l’inscription est nécessaire auprès du service des publics du musée au 03.26.35.36.91 au 03.26.47.84.19.

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    Union090404b - Marne

    EPERNAY : Les associations patriotiques s’essoufflent
     
    Les associations d’anciens combattants ont du mal à recruter de nouveaux adhérents.
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  • L’avenir des associations d’anciens combattants est incertain. Elles manquent parfois d’adhérents mais ont surtout des difficultés à renouveler leur bureau.

    DERNIÈREMENT, l’amicale des anciens combattants du corps expéditionnaire français d’Extrême Orient a mis la clé sous la porte. Cette association créée en 1987, a été mise en sommeil lors d’une assemblée générale onze ans plus tard. « Depuis la création, 59 de nos adhérents sont décédés, constate Désiré Gillet, le président, âgé de 78 ans. Notre président fondateur Robert Cochod est malade et je suis moi-même atteint de cécité, il fallait quelqu’un pour prendre la présidence… ». Aucun candidat ne s’est présenté. Le bureau ne comptait plus que quatre ou cinq membres. « La guerre d’Indochine (1946-1954), c’était il y a longtemps. On a compté jusqu’à 150 membres, on a fait venir des généraux et un amiral dans le cadre des commémorations ». Et d’ajouter, amer : « Il faut se faire une raison. »

    Epernay compte une vingtaine d’associations patriotiques. Claude Metzger, 67 ans, ancien d’Algérie est le président du comité d’entente des sociétés d’anciens combattants d’Epernay. « Les membres ne manquent pas encore, ce qu’il manque, ce sont des personnes prêtes à s’investir », constate-t-il.

    Il estime à 1 000, les adhérents aux différentes associations d’anciens combattants. « Aux assemblées générales, aux sorties, aux repas, il y a quand même pas mal de monde. Tant qu’il y a un président, un secrétaire et un trésorier, ça va. Mais s’ils veulent passer la main… »

    Ils laissent généralement un vide derrière eux. Les possibilités de recrutement semblent limitées, les anciens combattants ont entre 70 et 80 ans. « Il n’y a plus de régiment sur place. Les soldats plus jeunes qui ont participé à d’autres conflits à l’étranger comme le Kosovo, reviennent dans leur ville mais ne se font pas connaître. Au mieux ils adhèrent à l’UNC ». L’esprit associatif semble beaucoup moins présent chez cette génération-là. « Je suis assez pessimiste sur le dynamisme de nos associations d’ici 15 ans ».

    Un besoin de se regrouper

    Pour Martial Saint-Jeveint, 83 ans, président démissionnaire de l’union des anciens combattants, mutilés, reformés et victimes de guerre, « les associations doivent se regrouper, sinon dans dix ans, il n’y aura plus personne. Les anciens d’Indochine venaient à nos réunions, les épouses d’anciens combattants aussi, ça faisait le nombre ». Mais après 20 de présidence, après avoir eu jusqu’à 120 adhérents, Martial Saint-Jeveint et son bureau vont prendre une décision sur l’avenir de l’association, peut-être la dissolution.

    La section sparnacienne du Souvenir français risque de connaître le même sort. Daniel Lips, le président a rendu le tablier après 25 ans de service. « La section de Châlons me cherche un successeur. Nous avons encore 120 adhérents mais personne ne veut être président ».

    François Dumez, qui a créé la Fnaca en 1965, avant de prendre la présidence de l’amicale des anciens combattants d’Afrique du Nord et d’Outre-Mer, est bien conscient que cette dernière association, s’arrêtera en même temps que lui, faute de combattants.

    Le 8 mai, la journée nationale des réservistes qui a pour objectif d’accroître la notoriété de cette composante des forces armées et de présenter son rôle et de ses missions sera couplée à la commémoration de la victoire des alliées du 8 mai 1945 « Peut-être une occasion de recruter », selon Claude Metzger.

    Rémi Havyarimana

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    Union090404a - Marne

    EPERNAY : Cheminots anciens combattants : quel avenir ?
     
    De gauche à droite : Sauveur Mazella président, Jean-Pierre Meslat, secrétaire, Robert Athanase, membre, Henri Cochard, trésorier.
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  • Dimanche dernier s’est tenue à la Maison des associations, l’assemblée générale de la section locale de l’association nationale des cheminots anciens combattants (Ancac, en présence d’une dizaine d’adhérents, y compris le bureau.

    Un rattachement, mais à qui ?

    En plus des travaux d’une assemblée générale ordinaire, cette réunion était axée principalement sur le devenir de la section d’Epernay. « Comment continuer à faire vivre une association d’une vingtaine d’adhérents où le bureau est réduit à quatre membres ? » s’interroge le président Sauveur Mazella. « Le rattachement en tant que section à une autre association non cheminote semble difficile, d’autres cheminots ayant rejoint ces associations, l’ont fait à titre personnel ».

    Le rattachement à une section départementale semble le plus plausible mais laquelle ? Reims, Châlons, Vitry-le- François, Saint-Dizier ? Mais à l’évidence ces sections si elles perdurent actuellement connaîtront les mêmes difficultés avec l’inévitable disparition des anciens et là on ne peut que s’en féliciter, la non-participation des jeunes cheminots aux trop nombreux conflits qui secouent le monde et où notre armée de métier est engagée.

    « Ceci, entraînera l’inévitable disparition de notre association corporative. Ne serait-il pas plus judicieux de se rattacher au secrétariat national à Paris, celui qui perdurera certainement le plus longtemps ? Que de points d’interrogation… » soulignait encore le président. Un congrès départemental restreint doit se tenir à Epernay le mercredi 22 Avril pour entériner une décision en accord avec les sections encore fonctionnelles.

    Une dernière interrogation, si la section d’Epernay disparaît qui déposera une gerbe le 8 Mai et le 28 Août aux plaques commémoratives des ateliers et de la gare au nom des cheminots anciens combattants ?

    Voila les problèmes posés, espérons que le congrès même restreint apportera des solutions de façon à maintenir le souvenir des cheminots combattants disparus lors des combats où ils furent engagés.

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    Union090403b - Marne

    REIMS : La guerre 14-18 sape un projet routier
     
    La sape est située non loin de la RN44 et de la bretelle de sortie de la zone de la Pompelle, attendue depuis longtemps.
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  • La chambre de commerce a offert un accès flambant neuf aux industriels de la zone de la Pompelle. Au moment de l’ouvrir, le sol s’est affaissé à cause d’une sape de la Grande Guerre !

    PRÈS d’un siècle après l’Armistice, la Grande-Guerre se rappelle encore au bon souvenir des Rémois.

    Il y a quelques mois, déjà, la CCI aurait dû inaugurer une magnifique bretelle d’accès à la zone de la Pompelle en arrivant de la RN44 entre Reims et Prunay.

    Mais peu avant l’ouverture, une « sape » de la guerre 1914/18 a surgi de nulle part à quelques mètres de la bretelle, obligeant les responsables de la Chambre de commerce à repousser l’ouverture de la route de plusieurs semaines.

    « Nous avons enragé. Parce que cette bretelle était attendue de longue date. Ça a été la douche froide ». À la CCI, on a donc très mal vécu le report de l’ouverture de la nouvelle voie d’accès et de sortie de la zone industrielle de la Pompelle. Un équipement utile, puisque près de 250 camions y transiteront chaque jour… une fois l’ouverture effective.

    Injection massive de béton

    Celle-ci était donc prévue en novembre 2008, après 1 M€ de travaux. À l’époque, rappelle le responsable du dossier, « c’était beau et rutilant ». Et paf ! À quelques jours de l’ouverture, un affaissement s’est produit non loin de la voie de sortie, en contre bas de la nationale. Un beau trou bien profond, qui a contraint à différer l’ouverture après une injection massive de béton pour consolider le secteur.

    À la CCI, on savait que l’espace situé à proximité du Fort de la Pompelle risquait fort de présenter de tels risques : sapes, tranchées et obus sont « naturels » dans le sous-sol. Cependant, fait remarquer le porte-parole de la CCI, « il n’existe pas de cartographie précise.

    On cartographie a posteriori ». Par ailleurs, poursuit-il, « la RN44 a été construite par rehaussement. On n’a donc pas d’historique du sous-sol » le long de cet axe. Une fois la sape mise au jour, les autorités - préfecture et bureau régional géologique et minier en tête - se sont précipitées sur place, ont pondu leurs rapports et leurs préconisations.

    À ce jour, on en est quand même parvenu à la phase de « traitement » du problème. On va remplir la bulle de béton », image le responsable de la CCI.

    Ensuite, il restera un problème mineur de récupération des eaux pluviales. Cela dit, au-delà de la sape, il y a deux autres aspects à régler : d’une part, il faut protéger une grosse canalisation de gaz qui passe à proximité de ce chantier. D’autre part, il y a à assurer la mise en place d’une signalétique « à la journée ».

    Préjudice moral

    Deux éléments qui s’ajoutent au surcoût engendré par ces travaux inattendus, mais qui atteindront un niveau relativement supportable, à quelques milliers d’euros.

    En revanche, souligne-t-on à la CCI, le préjudice « moral » et « humain » a été important. Beaucoup ont mal vécu ce coup du sort… D’autant que les travaux avaient été rondement menés pour permettre de livrer la bretelle à l’heure. Fort heureusement, la technique devrait permettre de remettre les choses en ordre.

    Une fois le béton coulé dans les 15 jours, il faudra un petit temps de séchage. Ce qui devrait amener les autorités à ouvrir les deux bretelles d’accès et de sortie vers le mois de mai.

    J.F.Scherpereel

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    Union090403a - Marne

    REIMS : Cérémonies du souvenir pour la Légion d’honneur
     
    L’association rémoise des membres de la Légion d’honneur organisait hier son assemblée générale.
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  • L’association rémoise des membres de la Légion d’honneur a organisé hier matin plusieurs cérémonies du souvenir en marge de son assemblée générale.

    Une soixantaine de personnes se sont retrouvées devant le monument aux morts place de la République puis au cimetière du Nord et devant le monument aux martyres de la Résistance.

    A l’occasion de l’assemblée générale qui a suivi ces dépôts de gerbes, le président du comité de Reims, François Philippoteaux a rappelé les actions de son association tout au long de l’année avec notamment les manifestations culturelles lors de la semaine de la langue française.

    « Je considère cette action citoyenne, qui s’est déroulée en mars, très en rapport avec les valeurs de la Légion d’honneur », explique François Philippoteaux.

    « Nous avons également une autre manifestation en fin d’année sur l’accueil des étudiants étrangers francophones ».

    Les cérémonies se sont déroulées en présence notamment de Jean-Claude Laval, adjoint au maire, et de la député Catherine Vautrin.

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    Union090402a - Marne

    SUIPPES : La 1ère Guerre Mondiale… grandeur nature !
     
    Nicolas Knaff rappelle que le message de 14-18 doit être accessible au plus grand nombre.
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  • Depuis décembre 2006, la maison des associations de Suippes abrite en son sein le Centre d’interprétation Marne 14-18. L’occasion de redécouvrir la Grande Guerre.

    Réparti sur 7 salles dans une surface de 700 m2 au rez-de-chaussée de la maison des associations de Suippes, le Centre d’interprétation Marne 14-18 s’adresse à tous les visiteurs et curieux qui veulent connaître in situ le premier conflit du XXème siècle. Dès l’entrée, une borne automatique permet de choisir une des langues parmi le Français, l’Anglais et l’Allemand et en pointant son index sur le dispositif mis à cet effet, le visiteur personnalise son circuit en suivant le destin d’un poilu qui lui est approprié. « Nous sommes ici dans un musée de concept anglo-saxon », souligne Nicolas Knaff, directeur du centre. « C’est-à-dire avec des objets de collection bien sûr, mais aussi beaucoup de films et d’effets sonores. Ce que nous voulions, c’était raconter la Grande Guerre dans sa diversité et dans sa complexité avec un message accessible au plus grand nombre ».

    Après un premier couloir retraçant la période d’avant-guerre grâce à différentes photographies, le visiteur se plonge immédiatement dans la dure réalité de la Première Guerre Mondiale avec des maquettes d’avions, des armes d’époque et des cartes stratégiques. « Clou du spectacle », la salle des tranchées avec ses 12 écrans muraux et sa projection aérienne qui isole le spectateur alors positionné en plein bombardement. « On n’imagine même pas ce qu’ont pu et du subir les soldats », constate une lycéenne de passage avec sa classe. Suite logique des événements, la partie suivante s’attarde sur la médecine des années 1900 avec un lit d’infirmerie au dessus duquel sont projetées des images de seringues en tout genre. Un dernier espace présente enfin la vie quotidienne des poilus en dehors des heures de combat et de leurs pauvres moments de répit.

    « Ce musée est chargé d’anecdotes et de références » ajoute Nicolas Knaff. « Nous rappelons notamment que les combats ne constituaient que 10% du temps des soldats et que tout un tissu social existait autour des tranchées comme partout ailleurs. C’est pourquoi nous retrouvons des poèmes, des chansons et des œuvres d’art effectuées sur du matériel récupéré comme les obus ou des morceaux de bois ».

    Attirant actuellement près de 5 000 visiteurs par an, le Centre d’interprétation Marne 14-18 veut doubler sa clientèle dans les années à venir en multipliant notamment la signalisation au bord des routes et en rappelant que Suippes était le coeur géographique des zones ravagées par la Première Guerre Mondiale.

    Emmanuel Lagain

    Renseignements au 03 26 68 64 09 ou sur www.marne14-18.fr

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    Union090402a - Marne

    ESTERNAY : Guy Delienne président
     
    Le bureau des anciens combattants ACPG - CATM du canton avec le maire d’Esternay Patrice Valentin.
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    Jacques Rémy a animé sa dernière assemblée générale des anciens combattants ACPG-CATM du canton d’Esternay. Après huit ans de présidence il a choisi pour raison d’âge et de santé de ne pas renouveler son mandat de président.

    Un nouveau bureau composé de treize personnes a été élu, et c’est Guy Delienne qui devient président. Dans cette tâche, il sera secondé par Claude Belin (vice-président). Le nouveau secrétaire est Christian Voisembert. Jacques Rémy devient président d’honneur.

    En 2009, l’ACPG-CATM reportera ses activités à l’identique lors des cérémonies commémoratives et rappelle qu’elle se tient à la disposition des communes du canton qui le souhaitent.

     

     

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    Union090401c - Marne

    CHALONS : Protéger les acquis ; Le monde combattant marnais revendique encore
     
    Cette assemblée s’est terminée par un dépôt de gerbe au monument de la Résistance.
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  • Un dépôt de gerbe au monument de la Résistance a clôturé l’assemblée qui s’était tenue un peu plus tôt à la maison des syndicats.

    L’assemblée générale de l’Union française des anciens combattants (Ufac) Marne s’est tenue samedi, présidée par Gaëtan Charlot avec, à ses côtés, le délégué national et vice-président Serge Cours. De nombreux adhérents, autorités civiles et militaires, la mairie représentée par Serge Helleringer, le député Benoist Apparu, ont pris connaissance de la motion de l’Ufac, motion adoptée à l’unanimité par le monde combattant.

    La motion soutenue par l’Ufac met en exergue la sensibilisation du monde combattant sur la disparition prochaine de la direction des statuts, des pensions, et réinsertion sociale qui entraîne la dispersion de ses missions.

    L’Ufac insiste également sur la nécessité de préserver le contact humain et de maintenir les missions de l’Onac. Elle veut lutter pour que la ferme promesse d’atteindre 48 points PMI (pension militaire d’invalidité) en 2012 pour la retraite du combattant soit tenue et que le plafond de la retraite mutualiste du combattant soit porté à 130 points PMI.

    Il a aussi été question du plafond de l’allocation différentielle des conjoints survivants, afin qu’il soit fixé au taux du seuil de pauvreté français (demandé 817 euros contre 750 euros actuellement).

    Dans cette motion, les anciens combattants se réfèrent au constat de Nicolas Sarkozy affirmant que « Le code des ACVG, sera toujours le fondement des règles qui s’appliquent à leurs droits » et s’offusquent - même si c’est un canular - de constater que la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) puisse proposer le démantèlement des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale pour 2018.

    L’Ufac demande que ces destructeurs soient traités comme les auteurs d’autres écarts, d’où incitation au crime : « Le silence serait une complicité. » Les délégués de l’Ufac affirment enfin « que la mémoire s’oppose à la barbarie et que l’histoire empêche l’avenir d’être à l’envers ».

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    Union090401b - Marne

    HEILTZ-LE-MAURUPT : Un appel des anciens combattants
     
    Les participants se sont dirigés en cortège vers l’église, les quatre drapeaux en tête.
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  • Les anciens combattants et victimes de guerre (ACPG) et combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc (CATM) de Givry-en-Argonne, Vanault-les-Dames et du canton de Heiltz-le-Maurupt, se sont réunis en assemblée générale ce dimanche à Heiltz-le-Maurupt.

    Placée sous la présidence d’Alain Valentin, membre du bureau départemental, cette réunion rassemblait également le président de la section, François Lefort, les membres du bureau, Charles de Courson député de la 5e circonscription, ainsi qu’Huguette Rossard, représentant la commune d’accueil.

    Alain Valentin a annoncé que le congrès départemental se tiendrait le 10 mai à Épernay et que le voyage annuel mènerait les participants sur les plages du Débarquement en Normandie, du mardi 9 au jeudi 11 juin. Il a par ailleurs fait part de la baisse des effectifs passant, au niveau départemental, de 2.596 à 2.406, soit moins 7,3 % au dernier recensement ajoutant en substance : « Les plus jeunes constituant la relève sont les bienvenus ainsi que les bénévoles. Sans eux, il est d’ores et déjà difficile d’assurer le suivi et de mener à bien rapidement tous les dossiers à instruire, déposés au niveau départemental ! »

    Tous les participants se sont dirigés en cortège, les quatre drapeaux en tête, vers l’église Saint-Maurice. Ils ont été accueillis par l’abbé Béal, lui-même ancien combattant. Un hommage a été rendu à René Richet, ancien combattant, et centenaire.

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    Union090401a - Marne

    EPERNAY : Un film et des témoignages pour ne pas oublier
     
    Environ cent vingt collégiens ont visionné le film.
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  • Sur une initiative de la section d’Epernay de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR), le film « La vie est belle » de Roberto Begnini, grand prix du jury à Cannes en 1998 vient d’être présenté à 120 élèves de 3e du collège Terres-Rouges. « La vie est belle » est l’histoire d’un couple de juifs italiens et leur enfant qui sont pris dans une rafle.

    Au moment de monter dans le train qui va les conduire dans un camp, le père a une idée : faire croire à son fiston qu’il s’agit d’un « grand jeu » dont les nazis ne sont que des fonctionnaires chargés de faire « respecter les règles ». Peut-on rire de tout ? Peut-on concilier Shoah et comédie ? Peut-on utiliser l’humour comme exorcisme face à l’horreur ? C’est le pari qu’a réussi le réalisateur.

    A l’issue de la projection, Andrée Paté, Raymond Brocard, Marcel Carré, Yvette Lundy, Yvonne Chatelain et Paule Gelée, ont apporté leurs témoignages d’anciens résistants-déportés à Ravensbrück, Neuengamme, Buchenwald… Après les arrestations, les interrogatoires et un séjour plus ou moins long en prison, les déportés étaient transportés dans des wagons à bestiaux prévus pour 40 où ils étaient parfois jusqu’à 100. Il y avait peu d’air, les détenus se bagarraient pour en avoir un peu. Ils étaient debout, fatigués. Il n’y avait qu’un petit seau pour les excréments qui était vite rempli. Il y avait des morts sur lesquels les détenus marchaient.

    A leur arrivée dans les camps, les SS les accueillaient avec des coups. Les détenus étaient débarrassés de toutes leurs affaires, déshabillés, rasés, douchés, habillés de guenilles sales et rapiécées qui avaient appartenues à d’autres détenus avant eux, ou qui appartenaient à des déportés qui avaient été gazés ou envoyés dans les centres d’extermination… Des camps sauvages de 1933, l’Allemagne est passée à un système concentrationnaire centralisé. Les camps ont été des instruments de terreur rentables pour les nazis. La vie ne devait pas être économisée. Les prisonniers ont été utilisés jusqu’à l’extrême. La mort par le travail, par la faim, par la maladie …

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    Union090331a - Marne

    EPERNAY : UNC-CATM : une assemblée réussie
     
    Les anciens combattants resserrent les liens.
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    Les trois sections d’anciens combattants CATM Epernay, CATM Saint-Martin-d’Ablois et UNC de Magenta Aÿ Epernay se sont retrouvées pour le résultat de leur assemblée générale commune qui s’est déroulée dans une bonne ambiance. Le bilan est satisfaisant, même si quelques modifications doivent être apportées à cette manifestation.

    En 2010, la CATM Epernay aura l’honneur de l’organiser, à une autre date sans doute, en raison d’un calendrier en mars-avril très chargé. Ce resserrement ne peut être que bénéfique, voire obligatoire d’ici quelques années.

    Les présidents Lepine, Huet et Joffre ont remercié tous ceux qui ont participé à cette assemblée et qui ont apporté leur soutien, en particulier la mairie de Magenta, la musique municipale, les porte-drapeaux, les adhérents et les nombreuses personnalités.

     

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    Union090330a - Marne

    EPERNAY : Les anciens d’Indochine jettent l’éponge
     
    Ils ont dû se résoudre à dissoudre l’association.
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  • Le 24 avril 1987, l’association des anciens du Corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient était créée par Guy et Yvonne Picandet, inscrite à la sous-préfecture de Reims et insérée au journal officiel le 20 mai 1987.

    Mise en sommeil lors de l’assemblée générale 2008, après des appels réitérés, le comité a dû se rendre à l’évidence de cesser toutes activités en raison de l’absence de beaucoup d’adhérents due à l’âge et aux décès successifs. Après 22 années d’existence, le président fondateur et son épouse ayant su recevoir de hautes personnalités, le comité s’est réuni au siège de Cumières et a décidé à l’unanimité la dissolution de l’association. Réunion au cours de laquelle il a été décidé de faire don de l’argent en caisse à l’association des porte-drapeaux d’Epernay et sa région.

    Décisions prises à l’unanimité des membres du comité : Robert Cochod, président ; Désiré Gillet, vice-président et secrétaire ; Ghislaine Suisse, secrétaire-adjointe ; Yves Trichet, trésorier ; Françoise Camus, trésorière-adjointe ; Annick Vallier, relations publiques ; Serge Suisse, délégué pour Cumières ; Marcelle Courty, Danielle Rivière et Suzy Cochod, membres.

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    Union090329f - Marne

    LIVRES : Ce que lisait Hitler
     

    Un historien américain nous donne accès à la bibliothèque privée du leader nazi.

    Qui aurait imaginé qu’un individu comme Hitler dispose dans sa bibliothèque de plus de seize mille ouvrages, lui qui donnait l’ordre de brûler tous les ouvrages qui n’étaient pas conformes à son ascension politique ?

    L’historien américain Timothy W. Ryback signe un ouvrage très intéressant dans le lequel il radiographie les lectures du maître du nazisme, qui a mis le monde à feu et à sang et a cautionné non seulement l’extermination des juifs mais la déshumanisation de l’homme pour mieux asseoir son pouvoir autoritaire.

    Un intérêt pour les héros mégalos

    Hitler lisait beaucoup. On découvre qu’il annotait ses livres au crayon de papier et opérait sur ses rayonnages de curieux classements. Pour l’auteur, cette boulimie littéraire est un choix destiné à compenser son manque de culture et à puiser chez les autres des idées qu’il interprète à sa manière pour justifier et argumenter ses choix. Il se livre donc à une lecture utile et exclusivement profitable à son action. On observe Qu’il préfère Shakespeare à Goethe ou Schiller et qu’il témoigne toujours d’un intérêt appuyé pour les héros mégalomanes. Ryback note : « Deux bons tiers de sa collection consistent en ouvrages qu’il n’a jamais vus, encore moins lus, mais le troisième tiers se compose de volumes plus personnels qu’il a étudiés et couverts de remarques. » Aujourd’hui, plus de douze cents des livres qui lui ont appartenu sont inventoriés à la bibliothèque du Congrès à Washington. Les meilleurs auteurs qui avaient leur place aussi bien dans son appartement de Munich qu’à Berlin ou à Berchtesgaden ne doivent pas laisser croire que l’homme avait une passion authentique pour la culture. Cette voracité dont il témoigne est destinée à lui donner une façade. Hitler est effroyable et demeure l’une des taches de l’histoire des hommes.

    Hervé Chabaud

    Timothy W. Ryback, « Dans la bibliothèque privée de Hitler », Le Cherche Midi,416 p.,21 euros.

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    Union090329e - Marne

    VRAUX : Le musée de l’aviation perd son dernier pilote
     
    Lors d’une visite en Champagne, Red Eames (à gauche) et Hugues George devant une bombe de 14-18.
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  • « Red » Eames, 93 ans, dernier pilote du XVe Squadron de la Royal Air Force présent à Vraux sur le terrain d’aviation en 1939-40 vient de s’éteindre en Angleterre. Il était arrivé d’abord à Bétheniville le 1er sept 1939 avec son bombardier moyen Ferrey Battle puis à Condé-Vraux.

    Surnommé « Red » à cause de ses cheveux roux, il préférait qu’on l’appelle « White » depuis quelques années. C’était un solide gaillard, lorsqu’il fut abattu en juin 40 au-dessus de la mer du Nord par les Allemands. Resté accroché à son avion en feu, il avait eu la force de couper la jugulaire de son casque qui le retenait à une pièce de son avion. Ce jour-là, il a vu ses deux coéquipiers se noyer empêtrés dans leur parachute. Après avoir réussi à nager dans une eau glaciale pendant plusieurs heures, il fut hissé par les marins allemands à bord de leur bateau de sauvetage. Mais en ôtant ses gants, il perdit son alliance… Chagriné (il était marié depuis quelques jours), il en parla aux marins qui fouillèrent le pont du bateau pour retrouver enfin le précieux bijou.

    Il fut interné cinq ans dans le fameux camp de prisonniers Stalagt Luft III de Sasan où eut lieu la Grande Evasion d’où fut tiré le film américain avec Steve Mc Queen. Cinq ans passés à creuser des tunnels alors qu’il était claustrophobe avec son coéquipier Len Trent, présent aussi à Vraux. Libéré en 1945 par les Russes, il avait repris du service au sein de la RAF en Corée sur le gros hydravion Sunderland.

    Red avait une particularité que vous pourrez vérifier au musée : pendant la guerre, il ressemblait à Hitler et en vieillissant à Churchill. Il revenait souvent avec son épouse et son ami pilote du XVe Squadron à Vraux visiter l’endroit où il était logé et la « maison rouge ». Depuis de nombreuses années, il se faisait accompagner par son fils Jon, pour les cérémonies du 14-Juillet à Vraux. Il y a trois ans alors qu’il se déplaçait en fauteuil roulant, il s’est levé lors des hymnes pour chanter la Marseillaise et le Good save the queen ! Avec les anciens et les pilotes actuels de Tornado, il allait régulièrement aux commémorations à Géllic en Belgique.

    Il connaissait deux expressions en français apprises pendant son séjour à Vraux, c’était « en avant Jules » pour demander à Jules, le chauffeur rémois du bus qui les emmenait déjeuner et dîner au restaurant le « Soleil d’or » à Condé-sur-Marne et « c’est la guerre ».

    Son absence se fera sentir lors des prochaines commémorations où il aimait raconter aux jeunes générations ce qu’il avait vécu.

    Vous pourrez dès le mois de juillet visiter gratuitement le musée où son histoire est contée.

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    Union090329d - Marne

    REIMS : La déportation au cœur d’une conférence émouvante
     
    Un auditoire touché par les « Poèmes de Czernovitz ».
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  • La Semaine nationale d’éducation contre le racisme avait à son programme rémois une conférence culturelle et historique proposée par l’AFMD (Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation) et la Licra de Reims.

    Elle a eu lieu le mercredi 25 mars à l’hôtel de ville et elle a rassemblé un public nombreux qui a suivi avec intérêt le conférencier François Mathieu, germaniste et écrivain. Il a publié une histoire de Czernovitz et traduit les textes écrits en langue allemande par douze poètes juifs nés entre 1898 et 1924. Quelques œuvres extraites du livre de « Poèmes de Czernovitz » ont été lues par le comédien Gérard Thévenet du Théâtre à pattes.

    Il a été rappelé que le samedi 25 avril aura lieu à Reims, comme partout en France, la veillée de la Déportation : rendez-vous au monument aux morts à 21 heures puis au monument des martyrs de la Résistance à 21 h 15.

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    Union090329c - Marne

    EPERNAY : Monument aux morts déplacé : les Agéens en colère
     
    Le monument aux morts a été démonté pour être remonté place de la Libération.
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  • Dominique Lévêque : « Notre monument mérite mieux qu’un emplacement entre deux véhicules. »
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  • Démonté cette semaine, le monument aux morts de la place de la Mairie à Aÿ sera remonté place de la Libération. Un déplacement qui suscite colère et incompréhension.

    « C’EST honteux ! Nous sommes outrés ! Comment peut-on faire une chose pareille sans consultation de la population ? » Claude Bugat, « ancien combattant d’Algérie », et Jean-Claude Joly, « citoyen agéen révolté », ont découvert mercredi matin dans l’union que le monument aux morts de la place de la mairie allait être démonté et remonté un peu plus loin, sur la place de la Libération. Ce même jour, à 8 h 30, le monument était démonté par une entreprise rémoise.

    « Les gens qui étaient sur place ont cru que le monument était démonté simplement pour permettre les travaux de la place de la mairie, or ce n’est pas le cas », précise Claude Bugat. « Il va être nettoyé à Reims puis réinstallé ailleurs, tout simplement parce qu’il gênait place de la Mairie. Je suis choqué. Le monument aux morts doit rester sur cette place. Il ne doit pas être déplacé, surtout pour être installé sur une place où personne ne va, à côté des urinoirs en plus ! C’est une honte. »

    En colère, Jean-Claude Joly et Claude Bugat s’étonnent « d’une pareille décision, prise sans concertation avec la population. Les représentants des associations d’anciens combattants ont été invités à donner leur avis sur ce déplacement, mais pas la population ! Moi-même, en tant qu’ancien combattant, on ne m’a pas demandé mon avis », assure Claude Bugat. « Une décision comme celle-ci ne peut pas se prendre sans avoir consulté la population. » Conscient de « l’émotion suscitée par ce déplacement », Dominique Lévêque, maire d’Aÿ, précise que « cette décision a fait l’objet d’un traitement par la société des anciens combattants d’Aÿ. Il y a eu 13 votes pour et 2 votes contre. Nous n’avons pas fait les choses à la légère. Le conseil municipal a été unanime ».

    Un déplacement que le maire justifie par des raisons de sécurité. « Il devenait urgent de trouver un autre emplacement. Le monument gêne dans la mesure où il se trouve au milieu d’un parking. La plupart du temps, il est entouré de véhicules. Le 19 mars, nous avons failli être écrasés par des automobilistes excédés. Il fallait trouver une solution, dans des conditions de respect de ce monument. Le site qui lui est réservé, la place de la Libération, sera mis en valeur. »

    Et d’insister : « Personne n’a le monopole de l’émotion. Moi-même j’ai été ému de voir ce monument démonté. Je dois être l’un de ceux qui s’y recueillent le plus souvent… Mais il faut aussi faire place à la responsabilité. Notre monument aux morts mérite mieux qu’un emplacement entre deux véhicules. Nous serons plus en sécurité pour assurer des manifestations patriotiques place de la Libération… Aÿ, ce n’est pas Clochemerle ».

    Caroline Garnier

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    Union090329b - Marne

    AY : Une décoration pour Jacquy Guérin
     
    Jacquy Guérin a reçu la Reconnaissance de la nation.
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    Dimanche dernier, à l’issue de l’assemblée générale de la Fnaca, un cortège emmené par la Champenoise d’Ay, la garde des sapeurs-pompiers et une importante délégation de porte-drapeaux, s’est rendu à la stèle édifiée en mémoire des anciens combattants d’Afrique du Nord.

    Jacquy Guérin a été décoré du titre de Reconnaissance de la nation par le président André Richard, avant l’appel des morts.

     

     

     

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    Union090329a - Marne

    EPERNAY : Le Traité de Versailles au menu de l’IUTL
     
    Un rendez-vous incontournable pour les passionnés d’histoire.
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  • L’Institut universitaire du temps libre proposait, ce jeudi, une conférence sur le thème « Les enjeux et les risques du Traité de Versailles », sujet traité par Hervé Chabaud, orfèvre en la matière.

    Ce n’était pas la première fois que le rédacteur en chef de l’union répondait à l’invitation de l’antenne sparnacienne de l’IUTL.

    Au terme d’un conflit qui avait ensanglanté une partie du pays pendant quatre années, il s’agissait de jeter les bases de relations internationales nouvelles, non conflictuelles, sans omettre un volet particulièrement sensible et douloureux consacré à la réparation des dommages de guerre.

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    Union090328a - Marne

    EPERNAY : Fnaca : les anciens combattants entretiennent le souvenir
     
    L’assistance attentive aux différents discours.
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  • La Fnaca Epernay-Oiry s’est réunie en assemblée générale au palais des fêtes. A l’ouverture de la séance, le président André Richard faisait observer une minute de silence à la mémoire des camarades décédés avant de remercier les personnalités présentes : Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux anciens combattants et Daniel Lemaire, conseiller général.

    Jacky Barré, secrétaire, présentait le rapport moral. André Richard présentait une situation financière positive avec quitus du vérificateur aux comptes.

    Une récompense

    Le bureau est ainsi constitué : André Richard, président et trésorier, Jacky Barré, secrétaire, Jean Catteau, secrétaire adjoint chargé de la communication, André Farget, président de Oiry, Claude Romagny, vice-président de Oiry, Claude Pertois, Gilbert Compos, Claude Duqueroy, Jean Jurado, Bernard Dumont, Edmond Wolak, Henri Parisot, membres.

    A l’issue de l’assemblée générale, un cortège emmené par la Champenoise d’Aÿ, la garde des sapeurs-pompiers, une importante délégation de porte-drapeaux, se rendait à la stèle édifié en mémoire des anciens combattants d’Afrique du Nord où une gerbe était déposée. Jacquy Guérin était décoré du titre de reconnaissance de la nation.

  • [1] Correctif paru le 7 mai : Reddition : Nos lecteurs sont très attentifs, et c’est très bien. Beaucoup ont pesté hier en lisant notre article consacré à la salle de la Reddition qui vient de rouvrir ses portes. On y indiquait que c’est là qu’avait été signé l’Armistice. Il s’agit en fait d’une reddition, c’est-à-dire d’une capitulation sans condition



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