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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
Publié le mercredi 1er juillet 2009, mis à jour le lundi 4 novembre 2013
 

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1er trimestre 3007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008 ; 4ème trimestre 2008 ; 1er trimestre 2009 ; 2ème trimestre 2009

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Union090930b - Marne

MINAUCOURT-LE-MESNIL-LES-HURLUS : Combats de Champagne : Ils n’oublient pas

Recueillement au moment du dépôt de gerbe.
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  • La Nécropole du Pont du Marson, un lieu qui impose le respect des hommes qui y reposent ; 9.010 tombes individuelles et six ossuaires soit plus de 21.000 soldats. Nombreux sont tombés lors des Combats de Champagne en septembre 1915. Durant tout l’été débute d’immenses travaux sur tout le front, aménagements de boyaux, élargissements de tranchées, routes et voies ferrées pour le renfort et les munitions, remplacement de batteries de tir, augmentation du nombre de canons, le commandement prépare une grande offensive avec l’espoir de percer les lignes allemandes pour libérer Reims d’un côté et l’Argonne de l’autre. Celle-ci débute le 22 septembre, les Combats de Champagne débutent par un déluge d’artillerie, trois jours durant, 300.000 obus sont tirés sur les positions ennemies, l’aviation détruit les gares ferroviaires et les axes de ravitaillement. Le 25 sous la pluie, les fantassins baïonnettes au canon s’élancent des tranchées, nombreuses sont les contre-attaques, l’avancée est bloquée au niveau des 2es positions ennemies. Seulement quelques kilomètres de gagnés entre Souin et Tahure, quelques centaines de mètres entre Beauséjour et Massiges. Le 28 septembre le Maréchal Pétain ordonne d’interrompre les attaques et d’organiser les défenses. En quatre jours 140.000 morts ou disparus côté Français.

    Ce dimanche, faisant suite à l’office religieux célébré en l’église de Minaucourt, un vibrant hommage leur a été rendu lors du dépôt de gerbe qui a eu lieu en en présence du secrétaire d’Etat chargé du logement et de l’urbanisme, Benoît Apparu, du député Bruno Bourg Broc, du sous-préfet Carton et des représentants des autorités militaires des camps de Mourmelon et Suippes ainsi que de nombreux anciens combattants et du maire, Jean-Pierre Adam.

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    Union090930a - Marne

    REIMS : Bruno Tessarech aux rencontres Passerelles : Shoah : qui savait quoi ?

    Bruno Tessarech : « C’est un roman qui découle d’une interrogation remontant à mon enfance : est-ce qu’on ne voulait pas ou est-ce qu’on ne pouvait pas savoir ? »
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  • L’écrivain sera ce mercredi 30 septembre à Reims pour évoquer son dernier roman, sur les non-dits entourant la « Solution finale ».

    BRUNO TESSARECH vient à Reims ce mercredi 30 septembre dans le cadre des rencontres Passerelles de l’école supérieure de commerce. Il y donnera une conférence sur le thème de son dernier roman, Sentinelles, sur les silences entourant la Shoah, la « Solution finale » d’extermination des juifs par les nazis. Nous l’avons joint à Nantes, ville où il réside depuis quelques années :

    Comment en êtes-vous venu à ce thème de la Shoah ? A la suite d’un vécu personnel ou familial ?

    « Non, je n’ai pas eu à souffrir personnellement, ni par le biais de la famille, de la persécution nazie contre les juifs, je ne suis pas juif ; ce thème m’est venu à la suite d’une interrogation remontant à mon enfance. »

    Et qui portait sur quoi ?

    « Je me souvenais des récits de mes parents ou de mes grands-parents qui avaient vécu la guerre ; j’entendais bien parler des privations, de tickets de rationnement, des Allemands sur les Champs Elysées, etc. Mais je n’entendais pas parler de la barbarie nazie ; on parlait de Pétain, mais pas des lois antijuives. Alors je me suis posé la question : à cette époque, est-ce qu’on ne voulait pas ou est-ce qu’on ne pouvait pas savoir ? Il y a deux-trois ans, comme j’avais du temps libre, je me suis plongé dans des lectures et dans les témoignages de cette époque, et j’ai découvert un univers merveilleusement romanesque, dans lequel certains personnages ont tenté de témoigner au plus haut niveau des horreurs de la Solution finale, sans y parvenir. J’en fais intervenir certains dans mon roman. »

    Qui par exemple ?

    « Le SS Kurt Gerstein, qui fournissait le gaz Zyklon B, et qui a tenté d’alerter les démocraties occidentales ; il apparaît dans le film Amen de Costa Gavras ; ou bien un courrier de la résistance polonaise, Jan Karski. Et il se trouve qu’un roman vient de paraître chez Gallimard, qui s’intitule précisément Jan Karski. »

    Pour écrire, avez-vous aussi rencontré des témoins ou des acteurs de l’époque ?

    « Non, pour éviter les anachronismes ; je voulais conserver le regard qu’on pouvait avoir à l’époque, pas celui d’aujourd’hui ; c’est pour cette raison aussi que je n’ai pas voulu revoir le film de Lanzmann, Shoah. »

    Vous mettez donc en scène des personnages réels, mais en avez-vous aussi inventé ? « Très peu ; parmi eux, il y a notamment un jeune diplomate français, fils d’émigrants italiens, Patrice Orvieto ; il est à la fois le fil conducteur du roman, et le personnage auquel le lecteur est amené à s’identifier. »

    Reims mieux que Nantes

    Sinon, quels sont vos liens avec Reims ?

    « J’y ai vécu cinq ans à l’époque où ma compagne dirigeait la librairie de la Fnac ici, entre 1997 et 2002. »

    Et quel souvenir en gardez-vous ?

    « Ne croyez pas que je fasse une réponse de circonstance, mais j’en garde un souvenir excellent ! J’ai trouvé que les gens y étaient sincères, chaleureux. Par comparaison, dans les villes du sud, c’est chacun pour soi, chacun sa piscine, l’individualisme ; à Reims j’ai trouvé une qualité de vie formidable ! Et un dynamisme culturel que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. »

    Même pas à Nantes ?

    « Même pas à Nantes. »

    Antoine PARDESSUS

    Conférence Passerelles avec Bruno Tessarech : qui savait quoi, la grande question sur la Shoah, aujourd’hui mercredi 30 septembre à 20 h 30 à RMS.

    Renseignements : 03.26.77.46.41

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    Union090929b - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Journée nationale d’hommage aux Harkis : Pour ne pas oublier

    Après le dépôt de gerbes, pendant la Marseillaise.
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  • Vendredi en fin d’après-midi, une vingtaine de porte-drapeaux, les présidents d’associations d’anciens combattants et leurs membres ainsi que des élus dont le député Charles de Courson étaient présents pour rendre hommage aux combattants d’Afrique et d’Outre-Mer, dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives.

    Le sous-préfet Raymond Floc’h a lu le message du secrétaire d’Etat à la Défense, chargé des anciens combattants.

    Le rôle de cette journée nationale, pérennisée par un décret du 31 mars 2003, est de reconnaître les sacrifices qu’ont consentis les Harkis et les autres membres des formations supplétives du fait de leur engagement aux côtés de la France, lors de la guerre d’Algérie.

    La cérémonie s’est terminée par un dépôt de gerbes par le sous-préfet et le maire de Vitry-le-François.

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    Union090929a - Marne

    REIMS :Fort de la Pompelle : Il y a 95 ans…

    L’événement a été commémoré en présence de nombreuses associations d’anciens combattants.
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  • « Pris par les Allemands le 4 septembre 1914, le Fort de la Pompelle sera reconquis dans la nuit du 23 au 24 septembre 1914 par le 138e régiment d’infanterie », explique Germain Teschner, président des Amis du Fort de la Pompelle.

    La célébration du 95e anniversaire de cet événement a donné lieu à une très belle cérémonie, qui a débuté par une messe célébrée par le père Henry, aumônier militaire, sur le site du fort.

    Après le dépôt de gerbe, en présence des autorités civiles et militaires, et la sonnerie aux morts, l’hymne national a été chanté par la chorale la Villanelle, dirigée par Noémie Dubois.

    Les officiels et les nombreux représentants des associations d’anciens combattants ont ensuite traversé la nationale 44 pour une seconde cérémonie de recueillement devant l’ossuaire de Puisieulx, monument érigé dès la fin de la guerre et qui recouvre les corps de 400 Français et Allemands tombés dans le secteur. Un office œcuménique a suivi au cimetière militaire de Sillery.

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    Union090928a - Marne

    EPERNAY : Dans le cadre de la journée nationale : Hommage aux harkis et anciens supplétifs

    Dépôt de gerbes par le colonel Serge Plaquin, Hélène Plaquin et Gilles Renaud.
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  • Vendredi dernier, un hommage solennel était rendu aux anciens supplétifs lors d’un dépôt de gerbes au monument aux morts de l’hôtel de ville par Gilles Renaud, secrétaire général de la sous-préfecture, Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques et le colonel Serge Plaquin. Les sonneries réglementaires étaient interprétées par l’Avenir Musique. Outre les représentants des associations patriotiques, des portes drapeaux, de la garde du Centre de secours principal d’Epernay, du commissariat et de la gendarmerie, on remarquait plusieurs élus dans l’assistance.

    Président de l’Union fédérale des anciens combattants, mutilés, réformés et victimes de guerre, Martial Saint-Jeveint donnait lecture du message d’Hubert Falco, secrétaire d’état à la Défense, chargé des anciens combattants : « Nous exprimons la reconnaissance du pays tout entier envers les harkis et tous ceux qui ont fait le choix de la France durant ces années terribles… ces hommes et leurs familles ont vécu les pires drames, regardons ce que fut leur vie : ils nous apprennent le courage et la volonté, l’honneur et la fidélité. »

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    Union090927b - Marne

    CHAMPS : Daladier sur le front : Gamelin sûr de lui

    Octobre 1939. Sur le front français, le général Gamelin et le général Gort, commandant en chef des armées britanniques se rencontrent dans la zone des armées.
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  • Un an auparavant, les 29 et 30 septembre 1938, Chamberlain, Daladier, Hitler, Mussolini et Ciano s’étaient rencontrés lors de la conférence de Munich.
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  • PLAN. Tandis que Daladier visite les soldats sans toujours les écouter, le généralissime assène devant les états-majors ses certitudes de bureau qui ne sont guère en phase avec le ressenti de ceux qui sont en première ligne.

    Le 17 septembre 1939, alors qu’il se trouve à Sarreguemines et observe avec l’état-major de la IVe armée, les deux ponts qui ont été jetés sur la Sarre et la Blies, le président du Conseil, Edouard Daladier est préoccupé. Il s’avance, pour l’image, de quelques dizaines de mètres sur le territoire allemand mais l’homme ne semble pas convaincu de la pertinence de la stratégie alors appliquée. S’il a décidé de faire la tournée des régiments qui se trouvent en première ligne, c’est bien pour se rendre compte de la solidité des dispositifs défensifs à la frontière et de vérifier que les soldats ont le moral.

    Profitant du déjeuner au PC du général Réquin, Daladier, bavard, commente la situation en Europe et porte quelques jugements sévères. D’abord, il s’indigne de la conduite de la Pologne à l’égard de la Tchécoslovaquie lors de la crise des Sudètes puis confie qu’il aurait préféré un retour des Habsbourg soutenu par les couronnes belge, italienne et anglaise à la tête de l’Allemagne.

    Il se justifie sur son acceptation de Munich et en fait reposer la responsabilité sur la diplomatie britannique. Il n’est guère amène avec la Belgique et reproche la posture de son souverain : « Le roi est germanophile. Je peux le dire devant des officiers français, et je ne le répéterai pas ailleurs, j’étais partisan de passer par la Belgique pour attaquer sur le Rhin ». Lorsqu’on l’interroge sur ses sentiments à l’égard de l’Union soviétique, il persiste à dire qu’il fallait tout tenter pour obtenir un accord avec le Kremlin. Il ne craint pas l’Italie mais espère simplement qu’elle reste neutre. Un raisonnement un peu court puisqu’on sait alors que Rome cherche à monnayer sa neutralité aussi bien avec Paris qu’avec Londres et Berlin. Le comte Ciano, ministre des Affaires Étrangères de Mussolini ne confie-t-il pas aux diplomates du Reich que l’armée italienne bloque 800.000 soldats français dont 300.000 rien qu’à Tunis ? Le président du Conseil met beaucoup de temps avant d’aborder les problèmes concrets de l’armée. Le général Réquin confesse dans son journal personnel son malaise : « L’impression que me laisse Daladier n’est pas favorable. Il paraît subir les événements ». Cette remarque n’est pas étonnante. Le chef du gouvernement reconnaît que le rythme de fabrication des armements est inadapté avec les besoins recensés par les états-majors mais il se limite en conclusion à cette appréciation : « On veut trop bien faire et finalement on ne fait rien ».

    Trouver les bons arguments

    De son côté, le général Georges prépare le repli de la IVe armée et estime que l’offensive politique qui lui a été commandée fragilise l’ensemble de son dispositif. Il ose cette question : « Comment faire comprendre aux hommes cet arrêt et ce renoncement brutal ? ». Daladier, qui se méfie du général, lui laisse le soin de trouver les bons arguments. Le président du Conseil n’est plus présent ce 20 septembre, lorsque les généraux Georges et Réquin se retrouvent pour échanger sur les nouvelles en provenance de l’ensemble du front. Ce qui domine est leur inquiétude.

    Elle résulte des avis convergents des généraux à la tête des 5e, 9e, 17e et 20e corps d’armée dont les unités sont prêtes pour retraiter vers leurs positions initiales. Ces officiers craignent que des commandos allemands profitent de ce repli pour s’infiltrer dans leur rang et provoquer une désorganisation lourdement préjudiciable. Et ils ont raison. Au cours des opérations, plusieurs incidents et accidents causent des pertes. Des régiments sont pris sous le feu de l’artillerie ennemie, d’autres s’égarent dans des champs de mines qu’ils n’ont pas identifiés.

    Lors d’une tournée d’inspection le 27 septembre au 20e et au 9e corps, Gamelin coache ses généraux : « Hitler ne peut pas rester inactif. Il perdrait son prestige. Il lui faut une victoire. Il doit faire quelque chose avant l’hiver. Sa seule chance est d’envahir la Belgique et peut-être une partie de la Hollande. S’il attend, il donnerait à tout le monde l’impression d’un manque de confiance dans sa force ». Avant de marteler sa certitude : « S’il attaque maintenant, j’espère bien qu’il sera battu. S’il attend le printemps, il le sera à coup sûr ».

    Quand un officier supérieur d’artillerie tente de lui expliquer l’opération destinée à pilonner les casemates fortifiées de l’ennemi, il ne l’écoute même pas et passe à autre chose comme si l’orchestration des combats était une question secondaire. Comme si le bilan du front de trente-huit kilomètres en territoire allemand ne l’intéressait pas. Au 25 septembre, les pertes françaises y sont pourtant de 308 tués, 1378 blessés, 141 disparus. Dans le même temps, trente Allemands ont été faits prisonniers.

    La situation générale exaspère le général Réquin qui s’insurge dans son journal « des lenteurs et des incompréhensions du haut commandement », des « insuffisances de l’intendance » alors que le temps pluvieux rend les conditions de vie des fantassins de plus en plus compliquées. Réquin se demande si les Allemands n’ont pas les moyens de bousculer ses lignes d’autant que leur artillerie est incomparable avec les moyens dont il dispose : « Il faudrait au moins doubler mon artillerie pour que je sois en capacité d’assurer une défensive très forte ».

    Textes Hervé Chabaud

    hchabaud@journal-lunion.fr

    Prochain article : La neutralité de Roosevelt.

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    L’exode des frontaliers

    A Strasbourg, grâce à la mobilisation des tramways qui conduisent les habitants hors de la cité, la ville est complètement évacuée en moins de deux jours.
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  • Dès le 2 septembre 1939, le préfet du Bas-Rhin, A. Viguié rappelle à la population de Strasbourg que l’ordre d’évacuation donné par l’autorité militaire revêt un caractère obligatoire et que toutes les familles doivent s’y conformer à l’exception des personnes qui doivent demeurer dans la ville.

    Comme d’importants moyens de transport sont réquisitionnés pour garantir le déplacement rapide des gens, Viguié insiste : « Les habitants de Strasbourg ont le plus grand intérêt à profiter immédiatement des facilités actuelles de départ ».

    Le préfet ne fait que suivre l’objectif fixé par le commandement français qui est d’éloigner la population résidant dans la zone avant du front entre le moment de la mobilisation générale décrétée le 1er septembre à 11 heures et la déclaration de guerre officialisée le 3 septembre à 17 heures. Cette posture est également valable pour le Haut-Rhin et la Moselle. Si tout va si vite, c’est que le plan d’évacuation de l’agglomération strasbourgeoise est prêt depuis le 18 septembre 1938 et signé du général Héring. Un nouveau plan plus détaillé est validé le 30 mars 1939.

    En août, des cartes dites de « renseignements » sont distribuées aux populations visées par des mesures d’éloignement. En vérité, ce sont des cartes de réfugiés. Depuis la validation le 1er juillet 1938 par le ministre de l’Intérieur Albert Sarrault de l’Instruction générale sur les mouvements et transports de sauvegarde qui résume en réalité les opérations d’évacuation de la population en temps de crise, un exode est administrativement possible. C’est ainsi que les habitants de l’Aisne doivent être évacués en Mayenne, ceux des Ardennes en Vendée et dans les Deux-Sèvres.

    Toujours est-il qu’à Strasbourg grâce à la mobilisation des tramways qui conduisent les habitants hors de la cité, la ville est complètement évacuée en moins de deux jours. L’acheminement des réfugiés s’effectue par trains spéciaux, la plupart du temps dans des wagons de marchandises. Les convois rejoignent des localités du sud-ouest. Certains départements sont vite submergés. C’est ainsi que le préfet de Dordogne indique au ministère de l’Intérieur le 26 septembre 1939 : « Je refoule sur le département de l’Indre tous les trains dirigés sur Périgueux ».

    Les communes évacuées sont investies par les soldats tandis qu’une commission de sauvegarde placée sous l’autorité militaire a la responsabilité de la préservation du patrimoine et des propriétés privées. C’est ainsi que l’armée est chargée de la récolte du houblon et des pommes de terre là où elle n’a pas été faite avant l’ordre de départ mais selon certaines estimations le tiers des récoltes est perdu. Combien de civils restent sur place. Un document en date du 29 septembre 1939 et signé du général Héring, gouverneur militaire de Strasbourg précise que : « sur les 5.000 masques à gaz réclamés par le personnel administratif maintenu, il n’en est arrivé que 200 dont 100 sont incomplets ».

    Couvre-feu

    La réduction du nombre de présents est ordonnée dans les semaines qui suivent. Le couvre-feu est instauré de 21 h 30 à 5 h 30. Les débits de boissons ferment à 21 heures. Les manifestations officielles sont exceptionnelles. On enregistre le service religieux présidé par l’évêque Mgr Ruch qui revient le 22 novembre 1939 pour célébrer le 21e anniversaire du retour de l’Alsace à la France en présence du général Gouraud et du maire Charles Frey. La capitale alsacienne est déjà une ville presque morte puisque depuis la fin septembre, beaucoup d’entreprises sont déplacées. C’est ainsi que les Forges de Strasbourg sont repliées à Marcilly-sur-Eure (Eure), les ateliers SNCF à Tours et Périgueux, les Tanneries de Lingolsheim à Rennes. L’usine de café-malt Ethel se retrouve à Vichy et le port autonome à Chalon-sur-Saône. Sur chaque maison dont les volets sont clos, figure un écriteau : « Eau coupée, gaz fermé ».

    Certains commerces bouclés possèdent encore toutes leurs marchandises. « C’est comme si la vie s’était arrêtée brusquement », mentionne René Meyer. L’agglomération est sous la surveillance des gardes républicains mobiles et il est impossible de pénétrer en ville sans un sauf-conduit. Les activités militaires sont faibles. Quelques coups de feu sont échangés de part et d’autre du Rhin. Quelques vedettes ennemies testent les défenses françaises. Elles sont repoussées à plusieurs reprises par la troupe avec l’assistance des gendarmes du port. Toutes les précautions prises n’évitent pas des pillages.

    Camille Chautemps dans une allocution radiodiffusée s’adresse le 5 novembre aux Alsaciens et aux Lorrains. Son intervention est publiée dans les journaux. Le ministre insiste : « Je vous fais la promesse que sur ces foyers, notre armée veillera avec une attention et une fermeté de tous les instants et s’il est arrivé que parfois certains dommages difficiles à éviter dans les premières heures, ont été causés à vos biens, ne doutez pas que la constatation en sera faite et que la légitime réparation qui vous est due, ne sera pas marchandée ». Dans un rapport à Daladier, le général Gamelin reconnaît le 10 novembre 1939 des pillages et suggère : « la délivrance de bons de réquisitions aux fins d’évaluation d’une indemnisation ultérieure ».

    Cette situation est encore évoquée auprès du général Bineau, major général de l’armée de Terre par le sénateur du Bas-Rhin, Frédéric Eccard. On pointe du doigt les bataillons disciplinaires d’Afrique. Du 12 au 15 novembre, une mission parlementaire visite quatorze communes évacuées et ses membres exigent plus de mesure des militaires dans leurs réquisitions d’objets privés et une collaboration accrue avec les responsables des commissions de sauvegarde locales.

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    Union090927a - Marne

    Algérie : le choix du général

    Comment approcher les choix du général de Gaulle sur l’avenir de l’Algérie ? Peut-être en prenant comme point de départ la déclaration du chef de l’Etat à la nation le mercredi 16 septembre 1959, texte important qui suit un engagement pris devant le conseil des ministres : « J’assume seul les responsabilités de la politique algérienne. On peut être assuré que je ne faillirai pas à cette charge ». Pendant vingt-trois minutes, sans une hésitation et sans avoir besoin de se référer à son texte, le général marque les esprits par cette phrase : « Compte tenu de toutes les données algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire que le recours à l’autodétermination soit dès aujourd’hui proclamé ». Il n’y a pas de calendrier de fixé mais une voie ouverte ce qui ne l’empêche pas d’assurer la présence de l’Etat de l’autre côté de la Méditerranée et de défendre l’idée de sécurité publique. Le général sait que ses interlocuteurs probables sont divisés. Entre les colonels de l’Armée de libération nationale (ANL) qui sont les arbitres des différends internes, un Front de libération nationale (FLN) où les rivalités sont fortes, l’ouverture du général les contraint à se souvenir qu’ils ne représentent qu’une part de l’opinion algérienne musulmane. Malraux le leur a d’ailleurs rappelé par cette formule qui fait mouche : « Il ne suffit pas de prendre un fusil pour représenter le peuple ».

    Benjamin Stora en historien spécialiste de l’Algérie contemporaine construit tout son ouvrage à partir de cette proclamation du président de la République et passe au crible les réactions qu’elle a suscitées dans les différentes sphères de la société. Il montre aussi les raisons qui ont présidé à ce choix et offert aux Algériens le choix entre une association avec la France ou une sécession synonyme de rupture. Pour l’auteur, il est patent que « la grande césure de la guerre » n’est ni 1957 et la bataille d’Alger, ni le 13 mai 1958 et le retour du général aux affaires mais le 16 septembre 1959. Stora explique : « Il implique une sortie de la logique d’affrontement militaire, que celui-ci se caractérise par la mise en œuvre d’une stratégie antiguérilla et une entrée dans une logique éminemment politique des négociations et consultations ». Un livre bien construit dont l’argumentation nourrie de solides références pose un regard renouvelé sur le déroulement de ce conflit.

    Hervé Chabaud

    Benjamin Stora, « Le mystère de Gaulle, son choix pour l’Algérie », Robert Laffont, 268 p., 20 euros.

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    Union090926c - Marne

    REIMS : Combat de Sidi Brahim

    Le président et les membres du comité des Diables bleus de Reims invitent la population à venir célébrer le 164ème anniversaire des combats de Sidi Brahim, le dimanche 11 octobre.

    Le programme : 10 heures, rassemblement au monument aux morts ; 10 h 15, lecture du récit des combats de Sidi Brahim, suivie d’un dépôt de gerbe ; 11 h 15, messe en la basilique Saint-Remi ; 12 h 45, repas (inscriptions avant le 5 octobre au siège.

    Renseignements auprès du président José Domice, au 06.08.91.43.49.).

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    Union090926b - Marne

    CHALONS : Une stèle en hommage aux harkis : Pour que mémoire ne meure

    Le devoir de mémoire passe aussi par la jeunesse.
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  • La journée nationale d’hommage aux harkis et aux formations supplétives a été l’occasion de découvrir une stèle…

    « RAPPELER aux plus jeunes et selon notre volonté à tous ici, l’importance du devoir de mémoire ».

    Même s’il en est trouvé un ou deux pour estimer que l’endroit, à savoir la rue de Normandie, n’était pas exactement le lieu le plus symbolique, personne hier matin n’est allé à l’encontre des propos du premier adjoint Renée Doucet quant à la nécessité d’une nouvelle stèle du souvenir.

    Une stèle inaugurée qui plus est lors de la journée nationale d’hommage aux harkis et aux membres des formations supplétives.

    « Cruellement meurtris »

    C’est en effet au sein du quartier Rive-gauche qu’en urgence étaient accueillis à Châlons, il y a plus de quarante ans, un grand nombre de harkis, « nombre d’entre vous, nombre de vos pères, nombre de vos amis », a listé le premier adjoint, « Nous portons ainsi un regard de vérité et d’émotion sur une histoire méconnue, une histoire déformée, une histoire effacée ». L’élu a aussi souligné le rôle de cette communauté à Châlons, la première du reste à l’échelle régionale.

    Rachid Kaci, directeur du cabinet du préfet de région, n’a pas eu à forcer non plus le propos pour signifier son plaisir d’être rue de Normandie : « Le nom de chacun d’entre vous est entré dans la mémoire collective », a illustré le représentant de l’Etat, louant les actions de ces combattants aux côtés des troupes françaises entre 1954 et 1962, et ponctuant son propos par un tonique « Honneur aux harkis ! »

    Quelques minutes plus tard, la sonnerie aux morts, la Marseillaise et la petite prise d’armes de la Compagnie de commandement et de transmission de la 1re brigade mécanisée ajoutaient l’émotion à la solennité, au milieu des porte-drapeaux.

    Emotion aussi avec le dépôt de gerbes de la part des autorités et des enfants. Bref, un hommage appuyé à tous ceux qui, pendant et après et le conflit « ont été si cruellement meurtris ».

    Chômage : réunion demain

    Reste qu’au-delà de cette stèle, les problèmes de vie quotidienne des harkis sont réels. Dans cet esprit du reste, une réunion est programmée demain à 14 heures, au 11 rue Benjamin-Franklin (Bidée).

    Une réunion qui selon Brahim Abdelhafid, le représentant de la communauté permettra « de discuter ensemble sur la manière dont nous allons préparer une rencontre avec monsieur le préfet et le député de la Marne. La communauté est fortement touchée par le chômage. Notre mobilisation doit être forte si nous voulons être entendus… »

    F.M.

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    Union090926a - Marne

    SEZANNE : Anciens combattants : A l’assaut de la citadelle de Dinant

    Un séjour riche en découvertes pour les joyeux anciens !
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  • L’association des anciens combattants du canton de Sézanne a effectuer un voyage de deux jours dans les Ardennes belges. Dès 6 heures du matin, 51 personnes ont pris le car, direction Dinant.

    Elles ont ainsi pu admirer et visiter la citadelle reconstruite en 1818 à 1821. Rendez-vous avec la nature, ensuite, à travers une croisière sur la Meuse, en admirant les rochers de Moniat, le château de Frey, les célèbres rochers de Frey…

    La journée s’est poursuivie par une visite d’une ardoisière et ses 150 marches.

    Puis, le groupe a enchaîné, vers 15 heures, avec la découverte de Bouillon.

    Ce week-end s’est terminé, comme il avait commencé : dans une ambiance conviviable et très chaleureuse avec de merveilleux souvenirs et riches en découvertes.

    Le prochain rendez-vous des anciens combattants sera un repas d’automne le dimanche 18 octobre.

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    Union090925b - Marne

    CORMONTREUIL : Fnaca

    Le comité local de la Fnaca de Cormontreuil tiendra son assemblée générale le samedi 10 octobre à partir de 15 heures.

    Le lendemain aura lieu un repas dansant avec Bernard Bojanek à partir de 12 h 30 à la salle polyvalente.

    Inscriptions auprès de M. Brujère au 03.26.82.09.88.

    La participation est de 30 euros.

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    Union090925a - Marne

    SUIPPES : « La reconstruction après-guerre » en expo

    Du 10 octobre au 6 novembre, le centre d’interprétation Marne 14-18 - en partenariat avec la médiathèque intercommunale de Suippes - présente : « La reconstruction d’après-guerre », une exposition retraçant les grandes étapes de la reconstruction, en évoquant le bilan désastreux des pertes matérielles au lendemain de la guerre.

    Seront également évoquées les aides nationales et internationales mises en œuvre pour aider les populations.

    Puis une partie sur l’organisation provisoire et l’architecture d’après-guerre (publique et privée) sera mise en avant.

    L’exposition sera appuyée d’exemples locaux des villages avoisinants Suippes, tels que Sainte-Marie-à-Py, Souain et Sommepy.

    L’office régional culturel de Champagne-Ardenne (Orcca), partenaire dans cette opération, confiera des objets d’époque en rapport avec le thème.

    Pour voir l’exposition, se rendre à la médiathèque intercommunale de Suippes du mardi au vendredi de 14 à 18 heures, ainsi que le samedi de 11 à 17 heures.

    Renseignements au 03.26.68.24.09.

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    Union090920b - Marne

    HISTOIRE : La ligne Siegfried dans le collimateur

    Avec plus de 18 000 bunkers, des tunnels
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  • Les Allemands ont disposé près de leur frontière une zone d’avant-postes constituée d’abris bétonnés qui sont échelonnés sur le terrain de manière à ralentir les assaillants. Elle précède une position de résistance forte d’un quadrillage de petits ouvrages fortifiés. On en compte jusqu’à trente à quarante au kilomètre carré construits en profondeur sur deux à trois kilomètres. Tous les ouvrages sont reliés par un réseau enterré de communications. Ils sont protégés par des dispositifs antichars et des réseaux denses de barbelés. Dans les secteurs que les Allemands estiment les plus vulnérables, ils ont établi une deuxième position à une vingtaine de kilomètres de la première ligne de résistance.

    Dès 1938, Daladier, Gamelin et Georges conviennent qu’ils ne disposent pas des moyens opérationnels adéquats pour briser cette ligne de défense. Ils reconnaissent l’insuffisance de l’artillerie de destruction et le déficit d’obus de rupture, l’infériorité de l’aviation, le manque de blindés ! Difficile dans ces conditions d’aider ses alliés et de contraindre l’Allemagne à mobiliser ses réserves sur le front Ouest. Lorsqu’en août 1939, le président du Conseil pose à nouveau la question, la réponse de l’état-major est claire : « Nous ne disposons, en aucune manière, des obus spéciaux, des chars, et surtout de l’aviation indispensable au développement d’une attaque vive force contre un front fortifié moderne ».

    Après l’attaque de la Pologne, envisager une offensive de rupture de la ligne Siegfried repose sur un engagement sur un front élargi pour essayer de limiter les contre-attaques de l’ennemi qui, à n’en pas douter envisage cette hypothèse. Une telle opération pour les Français nécessite d’agir en plusieurs phases donc exige du temps d’exécution. Les moyens terrestres et aériens considérables qui sont recensés pour exécuter de manière coordonnée cette vaste attaque ne sont toujours pas réunis à l’automne 1939. Les principales pièces de l’artillerie de destruction datent de la Première Guerre mondiale et au mieux peuvent être employées sur un front d’une quinzaine de kilomètres. Autant dire qu’une telle capacité de percée est trop limitée au regard des enjeux. Les obus mis à disposition sont inefficaces contre des défenses solidement bétonnées comme celles bâties par les Allemands. Et que dire de l’approvisionnement de la trentaine de canons de 370 et 400 mm qui au mieux disposent de quatre mille coups pour détruire des ouvrages astucieusement répartis en profondeur ! Autant reconnaître que le retard pris dans la mise au point de nouvelles munitions capables de percer le béton est un lourd handicap. Pourtant, dès 1937, l’ingénieur général Gabeaud réclame ce travail qu’il juge urgent.

    Les blindés manquent. On ne recense lors de la déclaration de guerre que cent soixante chars B. Ils seront environ trois cent trente en mai 1940.

    Enfin l’aviation ne dispose pas d’escadrilles d’avions modernes. A quoi sert-il d’employer des équipages performants sur des « coucous » ? Aussi ne faut-il pas être surpris que le 4 septembre 1939, le général Gamelin mette en garde avec l’accord du général Vuillemin le patron de l’armée de l’Air contre le risque : « d’user prématurément notre aviation ». L’idée est de la préserver pour l’employer si jamais l’ennemi choisit de frapper à l’Ouest.

    Les incertitudes sont suffisantes pour que l’état-major impose à la IVe armée de simples opérations de reconnaissance et de coups de main de l’autre côté de la frontière. Au cours d’une réunion à Nancy, le général Georges ordonne aux généraux Condé (IIIe armée), Requin (IVe armée), Bourret (Ve armée) que leurs unités : « fassent des prisonniers ». Dans le même temps, Gamelin demande à Vuillemin d’obtenir l’appui de la RAF pour pallier l’insuffisance de ses propres moyens. Ce qui sur le papier semble simple se révèle beaucoup plus complexe sur le terrain. Les soldats français qui s’infiltrent découvrent tous les pièges que les Allemands leur ont préparés. Résumant les causes des nombreux blessés par mines, le général Requin mentionne dans son journal personnel : « C’est un véritable volcan ». La réaction de l’ennemi est immédiate. Une petite dizaine de divisions est prélevée par le Reich sur ses réserves pour contenir les petites avancées françaises. A aucun moment il n’est question de rapatrier une ou plusieurs des soixante-douze divisions déployées en Pologne. Conscient de l’inefficacité de l’entreprise, Gamelin suggère à la IVe armée de consolider ses positions et de renforcer les défenses de la ligne Maginot avec les unités du génie des IIIe, IVe et Ve armées coordonnées par le général Philippe. Les informations en provenance de Pologne confirment que la situation ne pourra plus être redressée, aussi la défense de la France métropolitaine redevient la première des urgences. Percer la ligne Siegfried relève de l’impossible pour une armée française mal dotée face à des Allemands bien équipés défendant des ouvrages puissamment fortifiés.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : Daladier sur le front

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    La chute des premiers bombardiers alliés.

    A Ecury-sur-Coole, un monument très caractéristique rend hommage aux trois occupants de l’appareil qui s’est écrasé le 20 septembre 1939. Photo Gérard Péron
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  • Tandis que tes premières missions aériennes sont envoyées sur l’Allemagne, les premiers entraînements des équipages de la RAF ne vont pas sans difficultés ni accidents.

    En septembre 1939, si la France et la Grande-Bretagne hésitent à commander des frappes aériennes qui pourraient provoquer de nombreuses victimes civiles dans les faubourgs industriels des villes allemandes, l’idée de larguer des tracts pour contrecarrer la propagande nazie est validée. Il s’agit de l’opération « Nickel ». Jusque dans la nuit du 23 au 24 décembre 1939, des bombardiers sont employés à cet effet. Peu d’unités de la RAF disposent d’aviateurs qualifiés pour le vol de nuit, aussi le gouvernement fixe-t-il dès le 3 septembre aux 51e et 58e squadrons dont les équipages sont immédiatement professionnels d’accomplir ces missions de nuit. Une douzaine de cités sont ciblées du Nord de l’Allemagne à la Ruhr. Ces missions sont complexes parce que la neutralité de la Belgique et des Pays-Bas oblige les appareils à contourner le Benelux par la mer du Nord ou à traverser la France. Si les moyens d’interception de l’ennemi sont encore perfectibles, cela n’efface pas les risques encourus. Le 3 septembre, dix bombardiers, sept du 58e et trois du 51e s’envolent de Linton en Grande-Bretagne pour tracter depuis le ciel mais l’un des appareils, le Whitley MK III (K 8969) répondant au code GE-Gest est victime d’une défaillance mécanique. L’un de ses deux moteurs s’arrête sans pouvoir être relancé. Le pilote, le lieutenant O’Neill, le second pilote, le sous-lieutenant Russell, l’observateur le sergent Rawles et les deux aviateurs de 1ère classe opérateurs radio et mitrailleurs Mitchell et Walker comprennent très vite qu’ils sont contraints à un atterrissage d’urgence. Le 4 septembre à 5 h 45, l’appareil s’abîme près de Dormans. L’équipage est indemne mais l’avion complètement détruit. Il est le premier des quatre-vingt-deux bombardiers qui seront perdus dans la Marne par la RAF durant la Seconde Guerre mondiale.

    Conscient que les Britanniques ont besoin de terrains dans l’Hexagone pour accomplir plus facilement leurs missions et effectuer leurs ravitaillements, l’état-major français leur propose plusieurs sites dont celui de Reims-Courcy. Des appareils du 58e squadron s’y posent. Le lundi 11 septembre, un bombardier piloté par le sergent Dixon qui est accompagné du deuxième pilote le lieutenant Currie, de l’observateur le sergent Cameron et des opérateurs mitrailleurs les aviateurs de 1ère classe Fowcie et Thomas rate son décollage et se crashe avant de prendre feu. Par chance l’équipage est épargné.

    D’ECURY-SUR-COOLE A LA SARRE

    Neuf jours plus tard, le mercredi 20 septembre, c’est un Fairey-Battle, un bombardier léger triplace appartenant au 150e squadron qui est victime d’un accident au cours d’un vol d’entraînement.

    D’abord stationné dans les Ardennes à Challerange dans le Vouziois, le squadron est transféré sur le terrain marnais d’Ecury-sur-Coole. A 11 h 15, le Battle MK 1 (L5225) qui répond au code JN avec à son bord le sous-lieutenant James Lionel Calvert, 22 ans, le pilote, le sergent Thomas Baker Woodmason, 27 ans, observateur t l’aviateur de 1ere classe John Leonard Marsh, 18 ans, opérateur-radio mitrailleur décolle pour un exercice de photographies. Le drame survient après vingt minutes de vol lorsque l’appareil plonge brutalement vers le sol qu’il percute. Woodmason et Marsh sont tués sur le coup. Grièvement blessé, Calvert est dégagé de l’amas e ferrailles et transporté à l’hôpital militaire de Châlons-sur-Marne.

    Il y décède vers 20 h 30. Ce jeune officier qui venait de se marier avec une Sud-africaine Eilen est le fils du lieutenant Calvert, un officier anglais mort en service commandé sur le sol de France le 3o janvier 1917 et de la cantatrice et danseuse Mai Bacon, très connue au Royaume-Uni avant guerre. D’abord inhumé au cimetière communal d’Ecury-sur-Coole, Calvert et ses deux camarades seront transférés au cimetière de Clichy (Hauts-de-Seine).

    samedi 30 septembre 1939, six Fairey-Battle du 150e squadron s’envolent d’Ecury-sur-Coole peu avant 11 heures. Ils doivent opérer une reconnaissance aérienne au-dessus de la Sarre. Très vite, n des avions subit une avarie et le pilote est contraint de rentrer. Les cinq autres appareils poursuivent leur mission, essuient quelques tirs de la flak mais autour de midi, ils sont interceptés par huit Messerschmitt BF 109 de la 2 / J653. Les tirs ennemis sont terriblement précis et efficaces. Quatre des cinq Fairey-Battle sont abattus. Cinq aviateurs sont tués, un est capturé et six tombent derrière les lignes françaises. Rescapé, le Battle (K9283) piloté par commandant William MacDonald et dont l’observateur est le sergent Gardinier et l’opérateur-radio mitrailleur l’aviateur Murcar parvient à s’échapper, sans doute parce que Murcar a touché l’appareil qui tentait de les détruire. Le commandant dont les deux membres d’équipage sont blessés après une rafale tirée par le pilote de chasse allemand Josef Wurmheller se présente pour se poser à Ecury¬-sur-Coole vers 15 h 15. Lorsqu’il touche te sol, le bombardier qui a un pneu crevé fait un tour sur lui-même avant de s’embraser. Les trois aviateurs ont le temps de quitter l’avion en feu. Tous trois seront décorés. Gardinier reçoit la British Empire Medal du roi George VI le 8 décembre 1939 sur le terrain de Plivot tandis que MacDo¬nald et Murcar sont honorés à leur tour en février 1940 respectivement de la Distinguished Flying Cross et de la British Empire Medal. Le 13 novembre 1939, à Aubérive, un Battle MK 1 (K9356) du 218e squadron participe à un exercice de bombardement en piqué. Il est piloté par le sous-lieutenant Robert Thynne, l’observateur est le sergent Richard Pike et l’opérateur-radio mitrailleur l’aviateur Vivian Richardson. Pour une raison indéterminée, le pilote ne parvient pas à redresser son bombardier qui s’écrase. Les trois hommes de la RAF sont tués sur le coup. Ils sont d’abord inhumés au cimetière d’Epernay avant d’être transférés à la nécropole de Wimille (Pas-de-Calais).

    Aujourd’hui encore dans le cimetière d’Ecury, un monument té¬moigne des aviateurs de la RAF morts ici pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces drames vont convaincre les Britanniques de remplacer les Fairey-Battle par des Blenheim mieux à même de se défendre.

    HERVÉ CHABAUD

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    Union090920a - Marne

    REIMS : Journée du patrimoine

    REIMS.- Au musée de la Reddition, les visiteurs ont pu découvrir les collections du musée.

    Cerise sur le gâteau, ils ont été accueillis, hier après-midi, par des véhicules militaires anciens et des personnes en costumes d’époque..

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    Union090919b - Marne

    MAURUPT-LE-MONTOIS : C’était en septembre 1914

    Minute de silence au monument aux morts.
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  • Sous un soleil éclatant, la commune de Maurupt-le-Montois a rendu hommage aux combattants de la Bataille de la Marne de septembre 1914.

    Le député Charles de Courson et le conseiller général Christian Zapior étaient présents tout comme l’adjudant Laurent Barthélémy, nouveau commandant de la brigade de gendarmerie de Sermaize.

    Un détachement du 501e RCC rendait les honneurs, Musique Champagne Parade assurait la partie musicale.

    Après un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune, un cortège dans lequel on remarquait les maires et élus des communes voisines a gagné le monument commémoratif érigé au point extrême de l’avance allemande.

    Après un nouveau dépôt de gerbe, la première adjointe, Laurence Février, a fait une présentation de la bataille.

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    Union090919a - Marne

    ECRIENNES : Saint-Michel : L’amicale parachutiste fête son patron

    La cérémonie a débuté sur le terrain de football d’Ecriennes.
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  • C’est par une très belle journée ensoleillée que l’amicale parachutiste a fêté Saint-Michel à Ecriennes.

    Celle-ci débuta par une cérémonie sur le terrain de football d’Ecriennes, où fut présenté l’ensemble du dispositif à Michel Delaunay, maire d’Ecriennes, accompagné du Sous-préfet de Vitry-le-François, ainsi que les autorités civiles et militaires, dont le général de corps d’armée, Jean-Marie Lemoine, Mme Probst, le capitaine représentant la gendarmerie, les présidents et des Porte-drapeaux.

    Cérémonie aux drapeaux et honneur à la délégation d’anciens parachutistes anglais. Largage de parachutistes. Défilé et cérémonie au monument aux morts où le Sous-préfet décora Olivier Michel de la médaille commémorative avec agrafe Afrique du Nord.

    Une messe fut célébrée par le Père Menetrat, messe en hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, et en particulier aux morts récents de la guerre d’Afghanistan.

    L’Eglise n’était pas assez grande pour accueillir les fidèles, les porte-drapeaux, etc. Un vin d’honneur clôtura cette journée, et plusieurs discours furent lus par les autorités que félicita l’amicale pour son dynamisme. A noter, une forte participation des porte-drapeaux et du Cercle des XVII, toujours présents.

    Le soir, plus de 110 convives se retrouvèrent pour le repas dans le plus pur esprit parachutiste.

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    Union090918d - Marne

    REIMS : Au musée de la Reddition : Les véhicules d’époque sont de sortie

    Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, le musée de la Reddition accueillera des véhicules et des personnes en costumes d’époque, évoquant le 65e anniversaire de la libération de Reims en 1944.

    À noter que le musée a fait dernièrement l’acquisition de tenues d’époque : auxiliaire britannique de la RAF rattaché au Shaef (centre de commandement), femme lieutenant de l’armée de l’air US, caporal du red ball express chargé d’alimenter les troupes en ravitaillement divers (munitions, carburant, médicaments) via une voie stratégique au départ de la Normandie, lieutenant-colonel médecin du service de santé US établi à l’hôpital de la Maison-Blanche.

    Exposition de véhicules d’époque le samedi 19 septembre et le dimanche 20 septembre de 14 à 18 heures. Des véhicules militaires américains de la Seconde Guerre mondiale seront présentés devant le musée et des personnes en uniforme recevront les visiteurs. Avec la participation de l’association Souvenir et Histoire de l’American Expeditionary Force.

    À l’entrée du musée, un livret/questionnaire sera remis au jeune public pour une découverte ludique des collections du musée de la Reddition. Visites guidées le dimanche 20 septembre. Visites commentées de la salle des cartes de 14 à 18 heures par une guide conférencière.

    Musée de la Reddition, 12, rue Franklin-Roosevelt.

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    Union090918c - Marne

    SOUDE ET DOMMARTIN : Des vétérans anglais en visite

    Une délégation de vétérans anglais a rendu hommage dimanche à cinq soldats britanniques et un Canadien qui ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale.
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  • Dimanche après-midi, aux cimetières de Dommartin et Soudé, une délégation de vétérans anglais a rendu hommage à cinq soldats britanniques et un Canadien qui ont été tués pendant la Seconde Guerre mondiale.

    En effet, dans la nuit du 14 au 15 avril 1943, un bombardier de la Royal air force, qui venait du comté de l’Essex, s’écrasait sur le territoire de la commune de Soudé, victime de l’attaque de deux chasseurs allemand de la base de Saint-Dizier.

    Sur les sept aviateurs, six sont tués, un seul aura la vie sauve et passera le reste de la guerre dans les camps de prisonniers allemands.

    Les six jeunes aviateurs de 20 à 27 ans reposent dans ce petit coin de France loin de leurs proches.

    Ces vétérans anglais étaient déjà venus en 2003, et chaque année ils se rendent dans différents villages où un des leurs est tombé.

    Cette nuit du 14 au 15 avril 1943, la Royal air force perdit 25 appareils dont 5 dans la Marne.

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    Union090918b - Marne

    LIVRE : Un roman d’amour dans le Sedan des années 40

    Michel Bernard fait vivre ses personnages dans le Sedan des années 40 qu’il a connu enfant : de la ferme où il a travaillé à la fontaine où les amoureux d’alors se retrouvaient.
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  • En 1944, Michel Bernard, 8 ans, assiste à la tonte de sept femmes accusées de collaboration avec l’ennemi. 65 ans plus tard, il en tire un roman : « La Fontaine du Diable ».

    « LE ciel était triste et gris mais il ne pleuvait pas, alors on était venus nombreux, hommes, femmes, parents et enfants assister à cette parodie d’exécution. On vit les sept filles arriver en même temps, on les avait exposées sur l’estrade après leur avoir fait traverser une double haie de femmes de bonne qualité celles-là qui au passage, dessinaient sur les joues et les fronts des impures, des croix gammées avec du rouge à lèvres. » 65 ans plus tard, Michel Bernard n’a pas oublié cette scène à laquelle il a assisté « au pied de l’échafaud » du haut de ses 8 ans. Il avait été éduqué alors pour « cet odieux protocole » et scandait avec ses camarades « La tondue ! La tondue ! ». Ses « premières images de violence » qui « remontent » avec le temps l’ont finalement inspiré et sont à l’origine du roman qu’il publie aujourd’hui aux éditions Bénévents : La Fontaine du Diable.

    Ce titre est une référence directe à la fontaine qui existait autrefois au pied du Palatinat (aujourd’hui remblayée), lieu central de l’histoire où les amoureux se retrouvent… L’auteur en fait aussi un symbole du malheur à venir en lui attribuant une légende (celle de la source des malheurs à Floing) : « Elle se met à couler quand on sonne le tocsin pour cause de guerre ». Un titre funeste donc pour un roman d’amour sur fond de guerre mondial qui conte de 1943 à 1946, l’itinéraire de Denise, 19 ans, tombée amoureuse de Walter, un sous-officier de la Wehrmacht.

    Huit ans de travail

    La première partie est celle du « temps qui s’arrête » : les amoureux s’échappent de la réalité… Charleville, la vallée de la Meuse, les Ardennes belges, leurs escapades romantiques donnent lieu à des descriptions sorties du monde réel quoique parfois anachroniques (l’auberge du Diapason est une référence directe au restaurant actuel). Dans la seconde partie, la réalité, cruelle, les frappe de plein fouet. C’est « l’épuration » qui commence. En plus de ses souvenirs personnels et de témoignages, Michel Bernard s’est documenté auprès de la médiathèque, des « archives poussiéreuses de l’ancienne mairie », ou encore les ouvrages de Gérald Dardart.

    Huit ans de travail en tout. Le couple fictif évolue donc au milieu de personnages réels qui ont fait la « petite » histoire : comme le Dr François (qu’il a simplement fait déménager) ou certaines des tondues de la place Turenne (les noms ont été changés). « L’histoire sert de fond avec ses réalités à ce qui est avant tout une fiction », relativise l’auteur qui ne se veut pas historien. Sans doute ce roman est-il aussi l’occasion pour lui de réparer une blessure d’enfance, celle d’un orphelin de guerre qui espère aujourd’hui faire réfléchir les grands. Ainsi, « Dame Philo » apparaît régulièrement et sait rappeler que la menace d’un conflit peut toujours exister.

    Nathalie DIOT

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    Union090918a - Marne

    CHALONS : Églises, châteaux et expos autour de Châlons

    De l’histoire de Saint-Memmie à l’église de Jâlons, flânez à la découverte du patrimoine des alentours de Châlons.
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  • De petites villes en petits villages, le patrimoine est aussi à l’honneur tout autour de la ville préfecture. Visites guidées ou libres sont proposées tout le week-end.

    La Cheppe

    Visites guidées de l’enceinte celtique du Camp d’Attila samedi et dimanche à 15 heures.

    Chepy

    A la salle des fêtes, exposition de photos de l’église. Mise en lumière des détails méconnus de l’édifice, actuellement inaccessible au public. Samedi de 14 heures à 21 et dimanche de 14 heures à 17 heures.

    L’Epine

    Visites libres samedi et dimanche de 8 heures à 20 heures Répétitions publiques des concerts du 10e festival de musique sacrée le samedi.

    Jâlons

    L’Eglise Saint-Ephrem ouvrira ses portes aux visiteurs de 14 heures à 18 h 30 samedi et dimanche. Une présentation conséquente s’articulera autour de 4 thèmes différents, outre la visite de l’édifice du 12e et sa magnifique crypte.

    Ainsi vous seront proposés :

    l’exposition de vêtements liturgiques, puis celle de l’ancien Chemin de Croix dit « de l’Abbé Scheuch « , et une visite commentée de l’Eglise à 15 heures les 2 jours. En outre, les Jâlonnais auront le loisir de découvrir l’évolution des rues et bâtiments de la commune par comparaison des cartes postales des années 1900 avec les mêmes endroits photographiés récemment par un amateur plein de talent.

    Juvigny

    Visite libre des extérieurs du château et du parc dimanche de 14 heures à 18 heures.

    L’Eglise Notre-Dame est également ouverte à la visite samedi et dimanche, de 8 heures à 19 heures Des animations sont prévues autour de l’orgue avec Eric Brottier (sous réserve de ses disponibilités).

    Mourmelon-le-Grand

    Dimanche, de 15 heures à 18 heures, une exposition est ouverte au public salle Louisiane. Elle présente l’aviation au début du XXe siècle avec un film en noir et blanc de 1911 montrant le survol de Mourmelon et de nombreuses cartes postales et journaux d’époque.

    St-Hilaire-le-Grand

    Visites libres du cimetière militaire et de la chapelle du souvenir russe en présence des responsables.

    Saint-Memmie

    La commune propose la redécouverte de « l’histoire d’un village » avec la visite guidée de l’avenue Jacques Simon ou « grande rue » anciennement nommée. Marie-Céline Damagnez forte de ses investigations historiques donnera à voir tous les moments forts de cette voie structurante qui jusqu’aux 18e et XIXe siècle constituait l’arrivée aux portes de Chalons, des chemins des routes de Lorraine.

    Le rendez-vous est donc donné ce dimanche à 15 heures au 1 avenue Jacques Simon. La Chapelle de Saint-Memmie sera elle aussi accessible au public.

    Souain-Perthes- les-Hurlus

    Visite libre samedi et dimanche de 10 heures à 12 et de 14 heures à 18 heures du monument ossuaire de Navarin.

    Suippes

    Visites libres du centre d’interprétation Marne 14-18 samedi et dimanche de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures Possibilité d’adopter un handicap pour faire la visite du centre (en fauteuil, avec un casque ou des lunettes spécifiques.

    Vraux

    Dimanche de 14 à 18 heures au musée du terrain d’aviation de Condé-Vraux, les auteurs Françoise et Pierre Roger dédicaceront leurs ouvrages sur La guerre aérienne au-dessus du département des Ardennes volume I et II.

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    Union090916b - Marne

    REIMS : Légion d’honneur : Le colonel Carminati commandeur

    Le colonel Carrière a remis la cravate de commandeur de la Légion d’honneur au colonel Carminati.
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  • La Résistance, la libération de la France, l’Indochine, l’Algérie, les états-majors puis, à l’heure de la retraite, le Souvenir français pour honorer toutes celles et ceux qui sont tombés pour les valeurs de la France.

    Le colonel Henri Carminati a été, de par sa vie, un homme engagé, un combattant courageux, un officier de caractère qui a fait honneur au drapeau et aux valeurs défendues par la République. Quoi de plus logique que son choix se soit porté sur le colonel Louis Carrière pour lui remettre la cravate de commandeur de la Légion d’honneur.

    Il y a d’évidentes similitudes dans le parcours de ces deux officiers et une conscience inaltérée du sens de l’engagement. De toutes ses campagnes, c’est sans aucun doute celle de l’Indochine qui l’a le plus marqué.

    Homme de mémoire

    Si son parrain a retracé les principales étapes d’une carrière riche et dense au service de la France, le colonel Carminati a peu parlé de lui. En acteur et en témoin, il s’est voulu homme de mémoire, celle de l’intelligence du cœur, pour rendre avec « ses tripes » un hommage à tous les combattants de la Grande Guerre, de la Seconde Guerre mondiale, de l’Indochine et de l’Algérie.

    Devant le colonel Meyer, commandant la BA 112 « Commandant Marin-la-Meslée », il a tenu à saluer les aviateurs et tous les autres soldats de France aujourd’hui en Opex, notamment en Afghanistan. Peut-être avait-il alors en mémoire, ce jeune lieutenant de tirailleurs marocains qu’il était, il y a cinquante-cinq ans, lorsqu’il a reçu au Tonkin, sur le front des troupes, la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

    Peut-être encore se souvenait-il de ce moment, il y a quarante-quatre ans, lorsqu’il était élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Depuis la retraite - vingt-cinq années de présidence du Souvenir français pour l’arrondissement de Reims où il s’est démené pour que le travail d’histoire et de mémoire soit accompli -, il a plus pensé aux autres qu’à lui.

    Ce tempérament d’homme franc, modeste, dévoué, doué d’un sens de l’analyse qui n’exclut jamais une dose d’humour, le colonel Carminati a agi pour le bien commun, loin des chapelles et du dernier salon où l’on cause.

    Reconnaissance

    Il a fallu que de grands anciens, aux états de service éminents comme les siens, tiennent ferme et le talent de conviction du professeur Jean-Claude Étienne pour qu’en mai dernier, il apprenne sa nomination par le président de la République sur proposition du ministère de la Défense au grade de commandeur de la Légion d’honneur.

    Alors, lorsque son compagnon de tous les conflits lui a accroché la cravate rouge devant tous ses amis membres de l’ordre et les personnalités réunies au cercle Marin-la-Meslée, il y avait dans les yeux d’Henri Carminati de la gravité, une saine fierté, une immense pensée pour sa femme, ses enfants et petits enfants. Serviteur de causes nobles, il méritait bien la reconnaissance de la nation et les félicitations unanimes dont celles de l’union.

    Hervé CHABAUD

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    Union090916a - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : Commémoration : Hommage aux combattants

    Au cimetière militaire, une gerbe a été déposée pour marquer l’attachement au souvenir.
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  • A l’occasion du 95e anniversaire, la commémoration des combats de la Bataille de la Marne a revêtu une ampleur inconnue depuis de nombreuses années. La présence d’un détachement d’une quarantaine de militaires du 501e RCC y est sans doute pour quelque chose.

    Au cimetière militaire, après le dépôt de gerbe, Monique Debrand, véritable historienne locale, a dépeint la violence de la bataille de Pargny le 6 septembre 1914.

    Emmenée par la musique, la troupe suivie des officiels s’est ensuite dirigée vers la mairie. Une gerbe a été déposée au monument aux morts en présence de nombreux porte-drapeaux.

    Dans son discours, le maire, Roland Leclère, a rappelé l’origine de la guerre de 1914, évoqué l’enchaînement 1870-1914-1939, cité la surprise du généralissime allemand réalisant qu’une troupe (française) épuisée avait pu reprendre l’offensive, arrivant au jumelage avec Neckarsteinach en 1967 et terminant par un message d’espoir : « Quand les hommes vivront d’amour… » (chanson de Gilles Vigneau).

    Pour le député Charles de Courson : « Nos dirigeants n’ont pas été capables de tirer la leçon : 15.000 morts entre Le Buisson et Sermaize, 11 millions pour la Première Guerre mondiale, 55 pour la Seconde ! L’union européenne est la seule solution pour maintenir la paix mais, condition indispensable, avoir les moyens de se faire respecter grâce à une armée forte ».

    Le sous-préfet Raymond Floc’h a mis en avant également l’union européenne et a cité Winston Churchill : « Tourner le dos à un danger, c’est le multiplier par deux, l’affronter c’est le diviser par deux. »

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    Union090915b - Marne

    COURGIVAUX : Commémoration : En hommage aux combattants

    Une cérémonie émouvante au monument aux morts.
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    Samedi après-midi une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie et, la « Starnacienne » en tête, se sont rendues en cortège à la nécropole pour commémorer la première bataille de la Marne en 1914.

    Deux gerbes ont été déposées devant le monument aux morts. L’une par le lieutenant-colonel Alain Hennequin et Patrice Valentin, conseiller général, l’autre par Dominique Bonnivard, maire de Courgivaux et Alain Gillain, adjoint.

    Les anciens combattants, leurs porte-drapeaux ainsi que les veuves étaient également présents pour honorer les morts pour la France.

    « Ces guerres meurtrières ont été les prémices de l’Europe unie », a déclaré le vice-Président du conseil général.

     

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    Union090915a - Marne

    MAURUPT-LE-MONTOIS : Une autre façon de voir la guerre : Le front invisible en expo

    Il y avait du monde lors le vernissage.
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  • Près d’une centaine de personnes ont assisté au vernissage de l’exposition « Le front invisible », samedi soir, à la salle des fêtes de Maurupt-le-Montois. Le maire de la commune, Catherine Giraldo, a fait, dans son allocution, un historique des conflits jusqu’à la période actuelle.

    Le conseiller général Christian Zapior a présenté cette exposition réalisée par le service culturel du département avec les archives départementales : « Les artistes mobilisés sur le front ont porté un regard différent sur le conflit. On a vu arriver les techniciens du camouflage où le cubisme a joué un rôle non négligeable. C’est un aspect méconnu de cette guerre… Que les jeunes viennent voir cette exposition ! »

    Jacqueline Lassauzay, présidente de l’Amicale Laïque à l’origine du passage de cette exposition dans la commune, a fait observer que dans l’armée française, le camouflage avait tenu très tôt une place importante pour dissimuler les axes de ravitaillement, les postes de commandement, les batteries d’artillerie… « Le premier atelier de camouflage a été installé au cirque de Châlons-sur-Marne dès février 1915 ; trente personnes y travaillaient. À la fin de la guerre, elles étaient 3.000. »

    Franck Lesjean du service culturel du département a apporté des précisions : « Les artistes ont fait prendre conscience au haut commandement qu’il fallait être invisible dans cette guerre « moderne ». Cette exposition est un hommage à tous ces hommes. » L’exposition est ouverte au public jusqu’au dimanche 20 septembre inclus de 14 à 18 heures.

    Entrée libre.

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    Union090914a - Marne

    REIMS : Musée de la Reddition : un beau gâchis

    Un bâtiment est en train d’être construit juste devant le musée, l’étouffant et le masquant.
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  • Le nouveau quartier n’a pas été pensé pour mettre en valeur ce lieu historique.
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  • La Ville de Reims a laissé un promoteur masquer le lieu où a été signée la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une décision prise sous Schneiter et exécutée sous Hazan.

    UN beau loupé. Une aberration. Comment a-t-on pu permettre à un promoteur de construire un bâtiment qui masque le musée de la Reddition de Reims ? Depuis les Promenades, et plus précisément depuis le monument dédié à la Résistance, on aurait dû avoir une perspective sur ce lieu historique mondial. Au lieu de cela, l’œil chute sur un bloc de béton en construction. À quoi servent donc toutes les règles sur la protection du patrimoine ? À être brandies par les élus quand cela les arrange et à être enterrées quand cela les gêne ? On peut se poser la question.

    Drapeaux retirés

    « L’affaire a été menée alors que l’ancienne municipalité était en fin de mandat. Ils ont fait cela le plus discrètement possible sans concertation, ni étude », se souvient Marc Bouxin, conservateur du musée. Le terrain avait été vendu par la SNCF à un promoteur à qui Jean-Louis Schneiter n’avait, semble-t-il, rien à refuser. « Quand nous avons appris le projet, poursuit Marc Bouxin, nous avons tenté de nous y opposer mais, en pleine campagne électorale, il n’y avait déjà plus d’interlocuteur intéressé par l’affaire. Quant à la municipalité actuelle, le temps que les équipes s’installent, il était trop tard pour les sensibiliser efficacement. » Et le conservateur régional des monuments historiques, à quoi sert-il ? Quelle est sa raison d’être s’il ne prend même pas la peine de protéger l’endroit où la capitulation de l’Allemagne a été signée le 7 mai 1945. Nous n’avons pas pu le joindre. À sa décharge, Marc Bouxin précise que « seule la salle historique est classée, pas le musée dans son ensemble ».

    En plus du paysage définitivement bouché, le musée a aussi perdu son parking pour les cars. Il ne peut même plus recevoir correctement les groupes de visiteurs. D’autant moins que les travaux du tram font rage dans le secteur. Les drapeaux qui se trouvaient en face du musée ont dû être retirés « sans certitude de pouvoir les remettre un jour ». Ne reste plus que ceux qui longent le bâtiment. Comme le bloc qui abritera des bureaux n’est pas encore fini, on les aperçoit encore depuis les Promenades mais plus pour longtemps. Que l’on cesse d’écouter les élus quand ils disent que Reims a de nombreuses richesses mais ne sait pas les mettre en valeur. C’est du bla-bla.

    Catherine FREY

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    « Nous n’en sommes pas fiers »

    Des deux municipalités, c’est encore celle d’Hazan qui assume le mieux ce gâchis. L’équipe Schneiter par la voix de Xavier Albertini, ancien adjoint et membre de la commission qui a travaillé à l’époque sur les nouveaux bâtiments de Clairmarais, se planque derrière la loi. « Ce permis délivré fin 2007 l’a été en toute légalité. Il n’y a eu aucun recours des riverains. En plus de cela, l’architecte des Bâtiments de France n’a fait aucune remarque. »

    Des riverains il y en a peu dans cette portion de rue. On imagine mal le proviseur du lycée partir en guerre contre la Ville pour sauver la reddition d’à côté. Son devoir de réserve en aurait pris un coup. On imagine mal le conservateur du musée agir de son propre chef alors que son « propre chef », le conservateur régional des bâtiments de France ne moufte pas. Xavier Albertini ajoute que, selon ses souvenirs, « il n’y a pas eu non plus de remarque ou de demande d’informations de la part de l’opposition maintenant au pouvoir ». Tout le monde a laissé faire.

    Jacques Cohen, adjoint de l’équipe Hazan, le déplore : « Ce n’est pas une histoire dont on est très fier », confie sans langue de bois l’élu. « On s’est retrouvé à pouvoir dire non à la dernière minute mais on ne l’a pas fait. » Ils ne l’ont pas fait parce que le projet était déjà bien ficelé, parce que le quartier était en route et « parce qu’on n’a pas eu le sentiment qu’en empêchant ce bloc, on allait tellement rendre service au musée ». Pour Jacques Cohen, c’était déjà trop tard, le quartier n’avait pas été pensé pour mettre en valeur ce lieu historique. « C’est aussi le raisonnement qu’a dû avoir l’architecte puisqu’il a donné le feu vert. Si on avait été là au départ, on aurait sans doute tout fait autrement. Quoi qu’il en soit ce quartier a été gâché dès les années vingt quand le projet de grand pont au-dessus de la voie ferrée a été abandonné. »

    Le gâchis actuel aura au moins fait prendre de bonnes résolutions à l’élu : « Il y a d’autres monuments à Reims comme le musée de l’automobile ou la caserne Colbert qui mériteraient qu’on lutte pour les préserver. Nous ne raterons pas le prochain rendez-vous. »

    C.F.

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    Union090913d - Marne

    CAMP DE SUIPPES : A la découverte des villages disparus

    Toutes les dix minutes un départ vers les villages disparus.
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  • Sur les ruines de-l’église du Mesnil-lès-Hurlus. Claude et Annick, venus spécialement de La Vendelée (Manche), pour découvrir où leur grand-père a été tué.
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  • Ici et là, ce qui reste des cimetières des villages, rendant la visite plus solennelle que prévu.
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  • Dans le cadre des Journées du patrimoine, mais avec une semaine d’avance, le camp de Suippes proposait hier de découvrir trois des villages disparus pendant la Grande Guerre.

    « LES hommes se jettent dans la bataille, au-devant de la mort sournoise qui tournoie au milieu d’eux. Comme une vipère aux mille têtes », ajoute le soldat du 4e RIC Charles Tardieu. « Invisible et sifflante », précise encore le malheureux.

    Nous sommes en septembre 1915, au lieu-dit La Main de Massiges. Dans un champ clos de 30 km sur 4 où s’affrontent Français, Alliés et Allemands pendant quatre années. On y compte sept villages, jusqu’aux Monts de Moronvilliers. Tous détruits et jamais reconstruits

    Pour cinq d’entre eux néanmoins, des vestiges sont encore visibles au sein du camp militaire national de Suippes. Raison pour laquelle ce dernier organise régulièrement des visites. Dernière en date : ce samedi 12 septembre. Dix-huit bus spécialement affrétés. « Nous en avions huit l’an dernier », se rappelle le brigadier-chef Marchal du 40e RA de Suippes. Un nombre insuffisant, au regard de celui des visiteurs ne cessant de croître. « Sur les 2 500 personnes alors venues jusqu’ici, nous avions dû en refuser un cinquième. »

    Dès 9 heures, les voitures affluent. Il faut faire la queue pour monter dans un bus ; et se faire une raison, en attendant le suivant.

    « Bienvenue », lance l’adjudant Baudoin du 8e RMAT, dans le véhicule portant le numéro 7. « Nous allons vous conduire dans trois villages disparus : Le Mesnil-lès-Hurlus, Hurlus et Perthes-lès-Hurlus. Vous pourrez faire une halte dans chacun d’eux, le temps que vous le souhaiterez. Tout au long du circuit, vous trouverez des bus : il en arrive toutes les dix minutes, à chaque arrêt. »

    Petit arrêt imprévu après avoir pénétré dans le complexe Symphonie (zone d’entraînement interarmes) : une meute de sangliers traverse la route, à la grande joie des passagers. Conséquemment animé, le voyage paraît plus court qu’il ne l’est. Le Mesnil-lès-Hurlus, tout le monde descend.

    Sur les traces du grand-père

    Les uns commencent la visite par les ruines de l’école.

    Les autres par celles de l’église, autour de laquelle subsistent une dizaine de pierres tombales. « C’est émouvant », déclare Claude, « ce sont des lieux de silence. La Bataille de la Marne, il n’y a pas, c’était… ». Il n’achève pas sa phrase, préférant se recueillir. Arrivent Annick et Claude. Caméra au poignet. « Nous sommes sur les traces du grand-père de mon épouse », raconte-t-il : « Léon Villedieu, mort pour la France le 7 avril 1915 à la ferme de Beauséjour. Apprenant que son fils venait de naître, il a quitté sa tranchée pour aller le voir. C’est alors qu’il a été tué, décapité par un obus. Venant spécialement de la Manche, nous venons d’apprendre que sa dépouille se trouvait dans l’un des nombreux ossuaires de la commune de Minaucourt ».

    Un peu plus loin, Bernadette et Michel. « J’ai été militaire ici pendant des années, sans jamais avoir eu l’occasion de suivre la visite. Maintenant que je suis à la retraite, j’en profite. » Passionnés par la Grande Guerre, Paul et Lucien confient quant à eux venir tous les ans. « Nous glanons chaque fois de nouvelles informations. »

    C’est qu’il y en a à apprendre, d’un champ de ruines à un autre.

    Sophie BRACQUEMART

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    Union090913c - Marne

    LIVRE : Romance dans les ruines de Berlin

    Dans Berlin ravagée par la guerre, Claire, fille de François Mauriac va trouver l’amour en la personne de Wia, un prince russe déchu. Leur fille Anne a reconstruit leur histoire. Une romance captivante.
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  • La veine des Mauriac écrivains de père en fils, fille, petite-fille.
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  • Espoir. La vie, l’amour ne perdent jamais leurs droits. Même dans l’enfer de Berlin en 1945, une gigantesque machine à trier les réfugiés venus de toute l’Europe.

    L’être humain survit parce qu’il ne perd jamais espoir. Il trouve non seulement de quoi subsister mais il continue toujours de croire en son avenir. Pour la jeune Claire, ambulancière à la Croix-Rouge en 1944, c’est un peu comme si la guerre n’existait pas. Elle côtoie la souffrance et la mort au quotidien, mais elle se réfugie dans un autre monde. Son petit monde à elle d’enfant privilégiée, de petite-bourgeoise, de fille de… Claire est née Mauriac. Et il s’agit donc de la « véritable » histoire de la propre mère de l’auteur, Anne Wiazemsky, (petite-fille donc de François Mauriac) et de son père d’origine russe.

    Claire a vingt-sept ans, elle est très jolie. Elle voudrait qu’on oublie son illustre nom et qu’on l’apprécie pour ses qualités à elle. Claire adore conduire son ambulance. Elle « s’éclate », comme dirait aujourd’hui une jeune femme de son âge. Inconscience ? Plaisir d’enfant gâtée ?

    Elle rompt ses fiançailles avec le pauve Patrice, prisonnier en Allemagne et plaqué dès son retour. Anne Wiazemsky a construit son récit dans un va-et-vient entre les lettres que Claire envoie à ses parents et les extraits de son journal intime. Loin du cocon familial, la petite fille brimée s’émancipe. Jusqu’à sa rencontre du prince russe, Yvan Wiazemsky, un Russe blanc. « Wia » a tout pour plaire. Il l’a fait rire. Extraverti et drôle, il tombe follement amoureux de Claire. Et surtout, il ne connaît pas son père… Il ne sait même pas qu’elle s’appelle Mauriac et de toute façon Mauriac, ça ne lui dit rien. Les lettres à sa famille montrent fort justement qu’au fond, la jeune femme n’a pas vraiment changé. Elle a besoin du consentement de ses parents et ne choisit pas le lieu de son mariage.

    Au fil de la petite histoire, on plonge dans la grande. Au 96 Kurfürstendamm, on s’attache aux personnages de Rolanne, Mistou, Plumette, Olga, Leon de Rosen. Ils sont jeunes, ils brûlent à Berlin les plus belles années de leur vie. Ils n’ont qu’une mission : rechercher les personnes disparues et prennent tous les risques. Claire, amoureuse, jeune mariée, puis jeune maman, demeure privilégiée, chouchoutée, dans son autre monde. Elle pleure sur le sort des plus démunis, mais on n’y croit pas une seconde. Entre sa belle famille et sa famille, il y a un fossé qui demeure infranchissable. Au rythme de ses migraines et de ses crises de foi, elle ne touche pas terre et cette fille romancière, l’enfant de Berlin, née dans les tumultes de l’après-guerre, raconte avec une telle justesse les péripéties de sa propre naissance, qu’on est transporté dans un incroyable no man’s land.

    Cette romance « pressée de vivre », est un pied de nez à l’histoire qui avait tant dérapé, qui avait pris tant de jeunes vies. Comme une parenthèse dans le monde de l’horreur.

    On croise en filigrane le grand homme, François Mauriac vu de l’intérieur, dans une surprenante intimité. Et l’on mesure les futilités du quotidien sur la toile de fond de l’histoire en marche. Même si la force romanesque puisée dans l’écriture limpide d’Anne Wiazemsky, fait oublier les incongruités de l’amour pour cette génération sacrifiée. Académicien gaulliste de ta première heure, François Mauriac a pourfendu la bourgeoisie provinciale. Ses romans sont des conflits entre la foi et La chair. Claude et Jean ses fils, et Anne Wiazemsky, sa petite-fille sont écrivains. Luce sa fille, a publié en 2008, un premier livre à 86 ans.

    Françoise Kunzé

    Anne Wiazemsky, « Mon enfant de Berlin ». Gallimard. 248 pages. 17,50 euros.

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    Union090913b - Marne

    HISTOIRE 39-45 : L’offensive molle

    Le Général Gamelin, chef d’état-major néglige les grandes unités de chars employées en masse indépendantes avec leurs propres moyens d’accompagnement et un appui coordonné
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  • Lorsque la France se résout à attaquer, il est déjà trop tard. Les Allemands ont conquis des positions décisives en Pologne.

    Néanmoins, le 7 septembre à l’aube, plusieurs groupes de reconnaissance qui appartiennent aux IIIe, IVe et Ve armées françaises franchissent la frontière en face de Sarrelouis, de Sarrebrück et de Deux-Ponts. Cette offensive tardive est destinée à soulager la pression subie par les divisions de Varsovie. On est en 1939 et l’horloge de l’état-major français semble être bloquée en 1914 ! On s’est contenté de concentrer les unités derrière un espace protégé et défendu et c’est seulement lorsque ce rassemblement est obtenu qu’on donne le feu vert à l’offensive. La convention d’état-major franco-polonaise qui a été discutée en mai mais n’a pas été ratifiée en raison de l’absence d’un accord positif est d’une conception beaucoup trop classique. Ne prévoyait-elle pas le déclenchement progressif d’actions hostiles dont les objectifs sont très limités et seulement le quatrième ou le cinquième jour de la mobilisation ? N’envisageait-on pas seulement un choc conséquent qu’à la mi-septembre et encore si l’effort principal allemand rendait la situation défensive polonaise intenable ? Bien sûr, le 7 septembre, les soldats polonais se battent toujours mais alors que les éclaireurs français entrent en Sarre, l’effondrement du front à l’Est est perceptible. La IVe armée allemande s’est installée le long de la Vistule jusqu’à Thorn. La IIIe a réussi une percée à Mlawa ce qui lui offre l’opportunité de prendre Varsovie à revers. La XIVe qui a conquis Cracovie fonce désormais vers la frontière roumaine. A l’Ouest de la Vistule, les divisions polonaises du saillant de Poznan destinées à inquiéter Berlin essaient de se rapprocher du flanc gauche de la VIIIe armée du Reich. Von Rundstedt ne s’en laisse pas compter, aussi réoriente-t-il sa Xe armée. Avec le 15e CA motorisé et la 16e blindée, il se place sur les arrières de son homologue polonais Bortnovski. C’est le début d’un encerclement qui va être fatal à dix-neuf divisions de Varsovie. Pendant ce temps à Paris comme à Londres, les représentants de l’armée polonaise réclament l’intervention de l’aviation alliée. Le gouvernement français est défavorable à des frappes aériennes massives qui mettraient en danger ses industries de guerre tandis que le gouvernement britannique largue des tracts mais n’envisage pas encore de s’en prendre aux usines de l’ennemi.

    L’état-major français est concentré sur l’investissement méthodique de la ligne Siegfried entre Haardt et Moselle. L’ennemi observe mais ne déploie que peu de moyens. Hitler ordonne seulement de rendre les coups mais de ne pas favoriser les accrochages. Les unités françaises sont toutefois piégées à plusieurs reprises par les champs de mines de l’ennemi. Elles tuent beaucoup des soldats qui ne sont pas familiarisés avec un tel matériel. Si les généraux sont si peu pressés d’en découdre c’est que leur diagnostic converge. Le manque d’unités blindées est un lourd handicap. Gamelin s’entretient le 9 septembre avec le général Georges commandant la région Nord-Est de la gravité des défaites polonaises. Il rend la priorité aux missions défensives.

    La Pologne dont les états-majors occidentaux évaluaient la capacité de résistance à un an est écrasée en dix-neuf jours. Elle laisse 694 000 prisonniers entre les mains de l’Allemagne victorieuse et plus de 217 000 entre celles redoutables des Soviétiques. Pour obtenir ce résultat, le Reich recense 10 572 tués, 30 322 blessés et 3 409 disparus.

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    Union090913a - Marne

    HISTOIRE 39-45 : De Gaulle s’en mêle

    Sur cette photo prise en 1939, le colonel Charles de Gaulle s’entretient avec le président de la République Albert Lebrun.
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  • Commandant des chars de la Ve armée, le colonel Charles de Gaulle lit dans le détail les renseignements en provenance de Pologne. Il comprend immédiatement que les mouvements de la Wehrmacht sont articulés autour « de masses de chars organisés en grandes unités ». Il s’intéresse à cette succession d’attaques en profondeur qui sont exploitées par l’emploi intelligent des blindés et s’étonne qu’on n’analyse pas le rôle de la Luftwaffe dans ce dispositif. De Gaulle mesure alors les insuffisances françaises et exprime quelques suggestions pour être mieux à même d’affronter un ennemi déterminé à conduire une guerre moderne associant les différents moyens opérationnels à la disposition des armées. Il se prononce pour le remplacement des canons de 37 des chars légers par des tubes plus efficaces. Il réclame une dotation immédiate de moyens de transmission radio de façon à ce que les commandants de compagnie, les chefs de sections puissent communiquer en permanence et que les ordres donnés soient appliqués dans des délais les plus brefs. Et d’indiquer : « Seuls, ils permettent pratiquement d’exercer au combat le commandement des troupes de chars ».

    De Gaulle est-il sur un nuage comme tentent de l’expliquer des officiers restés sur les principes fixés pendant la Grande Guerre ? Le colonel est avant tout pragmatique. Les exemples ne manquent pas. Ne propose-t-il pas pour s’opposer aux raids aériens à basse altitude d’employer les vieux Renault FT 17 stockés à Gien dans le Loiret et de les équiper de mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm ? Il sait de quoi il parle puisqu’il a fait ainsi adapter l’un de ces chars de 1918 à la Ve armée. Il se propose de les disperser sur les principaux axes de circulation. De Gaulle ne ménage pas sa peine pour faire passer ses idées. Il rédige un autre document dans lequel il détaille sa tactique pour combattre au mieux les chars de l’ennemi. Pour justifier ses choix il insiste : « Les blindés allemands vont vite et sont très bien armés. Ils disposent d’une bonne capacité de franchissement mais ils sont dotés d’un blindage relativement faible ». Partisan d’une défense organisée en profondeur, il détaille les travaux du génie qui doivent être menés sans tarder. « Il faut constituer des obstacles avec des lignes d’eau d’au moins trois mètres de large et dont la profondeur ne doit pas être inférieure à un mètre cinquante. Les fossés antichars doivent être privilégiés avec la mise en place de champs de rails et de pieux mais aussi de champs de mines. » Dès le 22 octobre, le colonel décide l’ouverture d’un centre d’instruction de mitrailleurs antiaériens afin de constituer des équipes permanentes de DCA (Défense contre avion). Il ignore encore que les Stukas sont capables d’attaquer en piqué les postes de mitrailleuses antiaériennes et de les neutraliser sans enregistrer de lourdes pertes.

    De Gaulle mène-t-il une stratégie de harcèlement en direction de l’état-major général ? Il affirme sa conviction de concevoir au plus vite une action en masse, en largeur et en profondeur des chars : « dans le cadre d’une division cuirassée ou au moins d’une brigade ». Il martèle qu’une telle organisation exige l’emploi pour tous les types de blindés : « de la radio à tous les échelons et l’usage de véhicules de commandement blindés et tous terrains comme en disposent les Panzers ». Il assène de vives critiques contre ceux qui persistent à : « subordonner les chars et leurs chefs aux unités d’infanterie ». En ce qui concerne l’artillerie, il donne cet avis : « Elle doit former un tout dans le cadre d’une grande unité de chars ». Seulement cette artillerie à même d’être impliquée n’est ni blindée, ni chenillée ce qui limite sa souplesse d’appui aux unités blindées. En revanche, De Gaulle ne consacre pas de place dans son analyse à l’appui direct de l’aviation à une division ou une brigade cuirassée. Est-ce parce que le général Keller, inspecteur des chars de combat a déjà écrit sur le sujet ? N’a-t-il pas mentionné : « Il faut chercher une intervention massive de l’aviation pour interdire l’observation aérienne ennemie et aussi pour paralyser l’adversaire par des attaques au sol à la bombe ou à la mitrailleuse ». Le général Georges ne va pas être convaincu par les observations du colonel de Gaulle. Dans son journal en date du 16 décembre 1939, il se montre sévère : « La note de Gaulle basée sur la Pologne méconnaît l’action combinée chars-infanterie et préconise l’emploi exclusif de grandes unités mécaniques. Si le développement des unités mécaniques s’impose, l’accompagnement par l’infanterie est à maintenir peut-être sous une forme plus souple. Une mise au point est nécessaire. Il ne faut pas laisser dire n’importe quoi ». On mesure qu’il demeure des malentendus. Si on peut envisager que les unités cuirassées soient indépendantes de l’infanterie, leur complémentarité d’emploi est essentielle. Gamelin qui n’ignore rien de cette réflexion donne trop de place aux compagnies de chars d’accompagnement de l’infanterie et néglige les grandes unités de chars employées en masse indépendantes avec leurs propres moyens d’accompagnement et un appui coordonné du feu aérien. Bref, on écoute peu de Gaulle qui a pourtant tout compris des conceptions appliquées par Guderian. Il est à craindre qu’au plus haut niveau de l’armée on ne tire pas les bonnes conclusions des combats de Pologne.

    Textes : Hervé Chabaud

    h.chabaud@journal-lunion.fr

    Prochain article : la ligne Siegfried dans le collimateur.

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    Union090911b - Marne

    ROMAIN : L’UNC 51 en concert

    Cette troupe musicale a permis quelques pas de danse.
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    Mme Petit, la responsable du comité des fêtes de Romain a invité la troupe musicale de la section fismoise de l’Union nationale des combattants à participer à un goûter festif auquel étaient invités les habitants.

    Cet après-midi fut fort apprécié, certains ont même fait quelques pas de danse.

    La représentation a servi de répétition au spectacle que l’UNC 51 donnera à la salle des fêtes de Fismes le samedi 21 novembre prochain.

     

     

     

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    Union090911a - Marne

    BOULT-SUR-SUIPPE : Soirée dansante.

    L’association des ACPG du canton de Bourgogne organise samedi 3 octobre à 20 heures, à la salle des fêtes de Boult-sur-Suippe, une grande soirée dansante « choucroute de la mer » avec animations.

    Les inscriptions sont à déposer à Roger Delorme pour le 15 septembre, 03.26.97.13.95.

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    Union090910a - Marne

    SUIPPES : Thé dansant

    L’association des anciens combattants secteur de Suippes organise un thé dansant le dimanche 13 septembre de 15 à 20 heures, à la salle Geneviève-Devignes à Suippes.

    Elle sera animée par l’orchestre de Jean-Pierre Lepoivre.

    Participation : 10 euros par personne.

    Renseignements complémentaires et réservations auprès de Lucien Butin rue des Trois-Maillets 51600 Suippes tél 03.26.66.08.47.

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    Union090908c - Marne

    LE BUISSON : Ils ont tous un vœu : le souvenir et la paix

    Une cérémonie pour ne pas oublier.
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    Au Buisson, les cérémonies commémorant la Bataille de la Marne ont débuté au monument érigé à la mémoire de la 11e compagnie du 72e régiment d’infanterie.

    Le maire de la commune Roger Mosnier a déposé une gerbe au pied du monument. Le même geste a ensuite été répété devant la mairie.

    Le sous-préfet a rappelé qu’août et septembre 1914 avaient causé la mort de 250 000 jeunes soldats, plus qu’à Verdun en un an. Il a conclu par ces paroles de Saint-Exupéry : « La guerre n’est pas une aventure, c’est une maladie ».

     

     

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    Union090908b - Marne

    AY : Nécrologie : Marcel Dumont

    Marcel Dumont laissera le souvenir d’un homme droit, honnête, fidèle dans ses convictions et dans ses amitiés
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    Nous avons appris, il y a quelques jours, le décès de Marcel Dumont, très connu à Aÿ.

    Bien que né à Lumes dans les Ardennes en 1925, Marcel a passé son enfance à Loivre où ses parents s’étaient installés.

    En 1948, il épouse Jacqueline avec qui il a 4 enfants.

    Après avoir été tour à tour bûcheron puis agriculteur, Marcel a passé les concours des voies navigables de France où il a fini contrôleur principal à Aÿ.

    Pendant, l’occupation, il a participé à la résistance, a été engagé volontaire au 106e Régiment d’Infanterie de 1944 jusqu’à la fin de la guerre. Il fait partie à ce titre de l’ANACR (association nationale des anciens combattants de la résistance).

    Adhérent également du PCF, Marcel a poursuivi son engagement au service des autres comme conseiller municipal, d’abord à Loivre de 1953 à 1965 puis à Aÿ de 1977 à 1989.

    Ces dernières années, la maladie le tenait cloîtré chez lui, mais cela ne l’empêchait pas de rester très sensible aux problèmes des salariés et notamment à ceux de la PTPM où un de ses fils est employé.

     

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    Union090908a - Marne

    CAMP DE SUIPPES : Actu 51

    C’est samedi 12 septembre que les Marnais pourront visiter les villages détruits pendant la Première Guerre mondiale et qui se trouvent sur le camp militaire de Suippes.

    Une journée particulière est organisée par le Centre d’entraînement des brigades avec le concours de plusieurs partenaires pour, à la fois renseigner sur l’armée et les exercices qui sont conduits dans ce périmètre, mais aussi rappeler l’histoire de ces petites communes et la particularité de leurs terroirs.

    Les navettes auront lieu de 9 à 18 heures et passeront toutes les dix minutes de manière à ce que chacun ait la possibilité de rester le temps qu’il souhaite sur chaque étape, que ce soit à Hurlus, Mesnil-lès-Hurlus, Perthes-lès-Hurlus ou Tahure.

    On peut venir en voiture jusqu’à l’entrée du camp puisque des parkings sont prévus à cet effet.

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    Union090906a - Marne

    CAMP DE SUIPPES : Parcours sur le front de champagne

    EXCEPTIONNEL. Venez découvrir, samedi 12 septembre, les villages disparus du camp de Suippes

    La circulaire du camp, cinquante-quatre kilomètres pour faire le tour du propriétaire mais aussi s’infiltrer dans ce vaste espace tourmenté au relief modeste qui porte les traces des effroyables combats qui ont laissé ô combien de cicatrices dans les contreforts et dans le sol. L’adjudant-chef Jean-Michel Hossmann connaît chaque secteur du cœur de la « zone rouge » comme de la périphérie. Lui et son équipe préparent ce samedi de visites et d’animations. Sur cet axe aussi grand que le périphérique de la capitale avec sa route et sa piste pour les chenillés, on bifurque soudain. Depuis le cataclysme de 14-18, la végétation a repoussé et les arbres, fiers et élégants, sont les paravents de verdure qui dissimulent boyaux et tranchées que le temps et l’érosion des sots ne parviennent pas à reboucher. Qui peut imaginer qu’à deux pas, du parcours de tir « Symphonie », le seul en Europe où cavalerie, infanterie et hélicoptères peuvent dans un même élan coordonner leurs frappes pour prendre possession du terrain et défendre leurs positions, un champ de bataille a précédé ce champ de tir dont on commande depuis le PC blockhaus 677 cibles ? L’intérêt de cette journée, qui associe aujourd’hui et hier, est bien de faire passer en revue au visiteur des tranches de vie en même temps qu’il pourra découvrir le char Leclerc, l’AMX 10, le véhicule de l’avant blindé, les engins du génie. Pour un euro symbolique, cela vaut le détour !

    DU MESNIL À HURLUS : DES TRACES QUI PARLENT

    Le parcours est balisé et la rotation des navettes toutes les dix minutes permettra à chacun d’adapter son temps de présence à chaque halte selon ce qu’il vient y chercher. On ne visitera pas Ripont où il ne reste plus qu’une stèle et deux tombes ni à l’écart de tout les quelques ruines de la ferme de Beauséjour transformée en fortin dont les assauts donnés ont été autant d’actes d’héroïsme. Soudain, le passé redevient présent. De chaque côté du chemin, deux escaliers et une pancarte sont les signes de l’arrivée au Mesnil-les-Hurlus. Sur la gauche, il y a les fondations d’une maison avec une cave encore bien visible. Sur la droite, se tient le cimetière et ce qui reste de l’Eglise du XIIIe siècle. Sur les pierres tombales, on distingue encore des noms comme Huguin. En 1914, avant que le front ne se fige le 13 septembre dans le secteur des Hurlus, le petit village qui s’étend sur 1.134 hectares compte quatre-vingt-dix-sept habitants qui sont des paysans et des éleveurs ayant construit Leurs maisons à l’abri de deux modestes collines. Lorsqu’on observe les vestiges de la nef à trois travées dont on devine les grosses colonnes basses, on ne sait pas tout de la commune qui pourtant organise alors un pèlerinage à Saint-Pantaléon et dispose de l’étonnant retable du XVIe siècle en bois peint et doré aujourd’hui à l’abri au musée de Châlons-en-Champagne. Pour satisfaire sa curiosité, le visiteur pourra s’adresser à M. Marchai qui est intarissable sur l’histoire du Mesnil et propose une exposition. Un artiste invité de l’Office régional culturel Champagne-Ardenne offrira un autre regard sur la guerre. Mais impossible d’oublier qu’ici, du 22 au 25 septembre 1915 pendant les meurtrières attaques de la bataille de Champagne, le sol a été criblé d’éclats et de mitrailles et saturé des cadavres des poilus fauchés par la mort en plein assaut. N’est-ce pas le 26 septembre 1918 à l’aube que l’ouvrage du Mesnil avec son réseau de boyaux reliant des tranchées défensives solidement équipés et son tunnel creusé à trente mètres de profondeur ont été reconquis par les nôtres ?

    L’étape suivante est Hurlus. A la Belle Epoque, on atteste de la qualité de son eau claire et fraîche, remontée de puits profonds. C’est sur le territoire de ce village de 888 hectares pour quatre-vingt-huit habitants qu’un certain Charles de Gaulle reçoit sa première blessure de la Grande Guerre. Il persiste quelques éléments de l’église Saint-Rémi, bâtie au XIII’ siècle sur une butte et trouée d’un obus dès décembre 1914. Autour restent des sépultures. M. Ducas, un apiculteur sera au rendez-vous pour livrer les secrets du travail des abeilles tandis qu’un artiste de l’Orcca exposera une œuvre en rapport avec ces temps tourmentés.

    DE PERTHES À TAHURE : LES TRANCHÉES INFERNALES

    L’étape suivante conduit à Perthes-les-Hurlus. Les vieux almanachs le qualifient de plus à l’ouest des trois Hurlus. Il ne faut pas imaginer une quelconque formule péjorative. On dit le village dominé par un moulin parce qu’on y cultive en priorité des céréales comme le seigle, l’avoine et le blé mais on recense aussi plusieurs bois de sapins. Perthes affiche avant la mobilisation 151 habitants mais à la veille de la déclaration de guerre, ils ne sont déjà plus qu’une vingtaine. Son église du XIVe siècle est reconstruite à la fin du XIXe siècle et toujours dédiée à Saint-Martin. Perthes est rasé pendant la guerre de tranchée mais on distingue toujours aujourd’hui son périmètre et l’on devine à peu près comment les fermes et les bâtiments étaient disposés. Le village va revivre comme à ses dernières semaines puisqu’une rue est reconstituée pour l’occasion. Une cérémonie religieuse est prévue dans les ruines de l’église près de laquelle auront été reconstruits une mairie, un bureau de poste où seront disponibles cinq enveloppes pré timbrées, trois sur la vie au combat, une sur les infirmiers et une sur le matériel d’alors. Un boucher de Mourmelon s’est porté volontaire pour proposer des produits du terroir et un boulanger pétrira et cuira du pain d’époque, tandis que la BNP animera une agence bancaire où sera présentée l’histoire de la monnaie de 1900 jusqu’à l’euro. Le musée de la Ber¬tauge y exposera des machines d’époque servant à la moisson. Per¬thes sera un peu une plaque tournante de cette journée de découverte puisqu’on pourra y prendre une navette pour découvrir l’un des six terribles entonnoirs illustrant la violence des combats : « Pour détruire les lignes de tranchées, les sapeurs de l’ennemi creusaient des galeries sous les boyaux de défense français. Ils y accumulaient trois cents à quatre cents kilos d’explosifs. Ils allumaient ensuite une mèche lente et quand l’explosion se produisait les poilus étaient enterrés vivants et la violence du souffle provoquait des entonnoirs impressionnants. Certains atteignent quarante mètres de diamètre pour vingt mètres de profondeur » résume l’adjudant-chef Jean-Michel Hosmann.

    Une dernière étape mène à Tahure, un village d’alors cent quatre-vingt-cinq habitants tout proche de la source de la Dormoise. Avec ses 2.200 hectares de terres labourables et ses 112 hectares de bois, il est connu pour ses élevages de moutons et le sérieux de ses bergers. Il est déjà très lié à Sommepy. C’est la raison pour laquelle l’association du musée de Sommepy-Tahure va y organiser une animation tandis que la Lyonnaise des eaux va évoquer L’approvisionnement en eau. Près de la chapelle dont le chœur a été restauré par des appelés, le visiteur pourra entrevoir entre les arbres, le début d’un réseau dense de tranchées, preuves qu’elles pouvaient aussi traverser un village même vidé de ses habitants. Ce sera la fin du périple mais peut-être pas celui des questions. Tout est fait par les organisateurs pour assurer la sécurité dans le périmètre de chaque halte mais aussi que des réponses adaptées soient données sur chaque site. Un beau challenge préparé par une équipe de passionnés. Ici on se souvient que sur cette ligne de trente kilomètres de long et sur une profondeur de quatre kilomètres, ont été engagés cent trois divisions françaises, quatre divisions américaines, deux brigades russes et des régiments polonais et tchécoslovaques. « D’Aubérive à Minaucourt, vingt-six nécropoles et ossuaires abritent les restes de 130.000 soldats. Et tous les ans au cours de travaux, on découvre encore les dépouilles de soldats tués au cours des cinq grandes batailles livrées ici mais aussi pendant les interminables combats de harcèlement » conclut notre guide.

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    Les pierres de souffrance

    Quelque part au milieu des 14 000 hectares du camp de Suippes où nos forces mènent des campagnes de tir pour conserver leur potentiel fonctionnel et opérationnel se trouvent les vestiges de cinq petits villages qui ont été au cœur du champ de bataille de la Grande Guerre. Ils auraient pu devenir une simple mention dans les livres d’histoire régionale ou ne demeurer qu’un nom associé à des communes proches qui en portent des parcelles de mémoire. Mais l’Armée, gardienne des traditions de ses régiments, joue son rôle dans le travail d’histoire et l’entretien des mémoires locales. Ici Le Centre d’entraînement des brigades s’est fait un devoir de répondre au questionnement des familles d’aujourd’hui sur cet hier tragique qui les a couvert de deuils douloureux. Alors Suippes n’est pas simplement une réserve naturelle exceptionnelle pour la faune et la flore. Ses vieilles pierres parlent et sont autant de balises promptes à nous remémorer les terrifiants affrontements qui, pendant les quatre années de la Première Guerre mondiale, ont symbolisé le courage et l’acharnement des soldats. Dans un face-à-face épuisant, faisant parler au quotidien la poudre et l’acier en remplissant du sang des braves les entrailles d’une terre bouleversée, ils ont été les acteurs de la congestion du front malgré des sacrifices inouïs puis les fantassins vaillant d’une guerre de mouvement retrouvée, aboutissant à l’armistice du 11 Novembre. Mesnil-les-Hurlus, Hurlus, Perthes-les-Hurlus, Tahure, Ripont, la ferme de Beauséjour sont des noms éternels dont les ruines au milieu de la végétation sont l’occasion ce samedi 12 septembre d’un rendez-vous de découverte, de pèlerinage, de quête de sens pour mieux comprendre les complexités d’un conflit majeur du XXe siècle, là même où les soldats d’aujourd’hui testent leurs aptitudes pour garantir la sécurité de la France et concourir aux missions de paix des Nations unies.

    Ce samedi 12 septembre, ces villages vont revivre, preuve que l’oubli n’est qu’un prétexte de l’ignorance.

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    Marne 14-18 de la partie

    Le Centre d’interprétation de la Grande Guerre de Suippes s’est associé à la journée de découverte des villages disparus. De 10 à 13 heures et de 14 à 18 heures, et au tarif préférentiel de 3 euros, il pourra être visité. Une occasion pour compléter ses connaissances sur les batailles du secteur puisqu’il offre une présentation interactive de la Première Guerre mondiale.

    Le visiteur pourra nous seulement y découvrir des matériels d’époque mais aussi des courriers qui témoignent de la dureté de la vie au quotidien. Maurice Genevoix l’a résumé par une formule demeurée célèbre : « Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et nous l’avons fait ».

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    TAHURE : TERRE D’EAU

    La Société Lyonnaise des eaux et Codely GDF Suez présenteront sur le site du village de Tahure une exposition sur le thème de l’eau, une ressource vitale à préserver. On y retracera le cycle de l’eau aussi stratégique durant les combats de la Grande Guerre que dans notre vie quotidienne. Une façon de sensibiliser Le grand public aux vertus de l’eau, à son économie, au respect de l’environnement. Un bar à eau sera installé sur le site. Une manière d’éveiller la conscience écologique de chacun !

    Une démarche qui satisfait aussi les autres partenaires de cette grande journée, BNP-Paribas, La Pote, l’Office régional culturel Champagne-Ardenne, Terre d’émotions Suippes 14-18, l’union-L’Ardennais.

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    Culture et mémoire

    L’Office régional culturel Champagne Ardenne (ORCCA) apporte cette année encore son concours sur trois des sites visités sur le camp de Suippes.

    Au Mesnil-les-Hurlus, à Hurlus, à Perthes-les-Hurlus, cinq œuvres d’artistes qui ont un lien avec te travail de mémoire ont été sélectionnées et seront donc exposées. Il s’agit de l’hommage à Mamadou Diop de Jean Bigot, « Cimetières », une série de photos portant sur les Lieux de mémoire et l’expression matérielle du souvenir réalisée par Mathias Dubos, « Ere XXe » une installation photographique sur te thème du bilan du siècle passé et dont les images ont été obtenues avec un appareil à chambre en bois pour garantir une certaine esthétique. « La Caresse » est une accumulation de photographies d’Audrey Armand qui interroge les souvenirs et la mémoire. L’auteur y développe : « un travail explorant son propre univers issu d’une éducation portée vers la foi, la recherche surnaturelle et la pratique religieuse dont elle parcourt les idéaux, les représentations symboliques et tes limites ».

    Enfin, un hommage à Guillaume Apollinaire est signé Patrice Alexandre qui est un passionné de la statuaire commémorative de la Grande-Guerre. L’artiste propose de réaliser le samedi 12 septembre à Perthes-les-Hurlus une sculpture en pied en argile crue de trois mètres de haut. Par cette forme, ile compte rendre hommage au célèbre poète Guillaume Apollinaire, là où il a écrit en 1914-1915 dans les tranchées, « Les poèmes à Lou ».

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    Ce qu’il faut savoir pour être au rendez-vous

    La visite du camp au cours de cette journée exceptionnelle unique dans l’année sera guidée et encadrée par des militaires qui connaissent parfaitement le terrain.

    L’entrée est d’un euro seulement pour tes personnes âgées de plus de 18 ans. Le point de rendez-vous ainsi que les parkings pour les véhicules seront fléchés depuis les différentes entrées de Suippes.

    Les navettes auront lieu à partir de 9 heures et un passage sur le parcours toutes les dix minutes permettra à chacun d’avancer à son rythme et de choisir les villages où il compte passer plus de temps.

    Parmi tes temps forts on note une cérémonie militaire du souvenir à 11 heures à Tahure, une célébration religieuse à 11 h 45 à Perthes et l’après-midi deux aubades jouées par l’harmonie municipale de Suippes. Attention, le départ de la dernière navette est à 18 heures. La fermeture du camp est fixée à 20 heures.

    Pour se souvenir des cinq villages disparus, des communes voisines situées juste sur le périmètre extérieur du camp, ont associé à leur nom une commune martyre. Perthes-les-Hurlus est rattachée à Souain, Hurlus à Wargemoulin, Le Mesnil-les-Hurlus à Minaucourt, Tahure à Sommepy, Ripont à Rouvroy.

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    Union090905d - Marne

    SEZANNE : 95e anniversaire de la première Bataille de la Marne : Morts dans le Sézannais

    Autour du célèbre Mémorial de Mondement, Français et Allemands se souviendront.
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  • Plus de 20 000 soldats français et allemands ont perdu la vie au cours de la première bataille de la Marne. Retour sur un affrontement décisif.

    LES combats n’auront duré qu’une semaine. Entre le 5 et le 12 septembre 1914, le Sud-O uest marnais aura été le théâtre d’une bataille sanglante, entrée, depuis, dans l’histoire sous le nom de « Première Bataille de la Marne ».

    5 septembre 1914

    Depuis le début de la guerre, les Allemands gagnent du terrain. « A la fin du mois d’août, ils remportent la bataille des Frontières, aux environs de Charleroi (Belgique) et enfoncent les troupes françaises et britanniques jusque dans le sud de la Marne, raconte Michel Tellier, président de l’Association Mondement 1914. Contre toute attente, l’armée française du Général Joffre, fatiguée et moins bien armée, tient tête aux Allemands et stoppe leur progression aux portes du Sud-Ouest marnais, aux alentours de Mondement et Soizy-aux-Bois. »

    Du 6 au 8 septembre

    Un front mouvant se forme alors au nord de Sézanne. Pendant plusieurs jours, les combats font rage. Les villages de Soizy, La Villeneuve, Fère-Champenoise sont pris par une armée et récupérés par l’autre le lendemain. Les troupes allemandes, dirigées par le Général Von Büllow, sont obligées de contourner les Marais de Saint-Gond pour envahir la plaine de Champagne.

    Épargnée par les combats, la ville de Sézanne est rapidement transformée en base arrière. Elle accueille les troupes fraîches et reçoit les nombreux blessés en provenance du front.

    9 septembre

    « C’est une journée à la fois décisive et emblématique, poursuit Michel Tellier. Le matin, les Allemands parviennent à s’emparer du Château de Mondement. Ils n’en profiteront que quelques heures, puisqu’ils seront délogés dans la soirée et repoussés définitivement, jusqu’à Reims, les jours suivants ».

    Mémoire partagée

    Au cours de la Première Bataille de la Marne, environ 10 000 soldats français et 9 000 soldats allemands (enterrés à Connantre) perdirent la vie.

    « Depuis longtemps, notre association met l’accent sur la mémoire partagée. Mais ce n’est pas un message facile à faire passer auprès des anciens. Ainsi, cela fait à peine une dizaine d’années, que les Allemands participent, à nos côtés, à ces cérémonies commémoratives. » Un devoir de mémoire que l’association tente aujourd’hui de transmettre aux jeunes générations.

    Charles MARTIN

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    Union090905c - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : 95e anniversaire de la Bataille de la Marne

    Les cérémonies commémoratives de la Bataille de la Marne de septembre 1914 sur le secteur Pargny-Maurupt auront lieu samedi 12 et dimanche 13 septembre. A Maurupt-le-Montois samedi 12 septembre à 17 heures dépôt d’une gerbe au monument commémoratif et au monument aux Morts.

    A Pargny-sur-Saulx dimanche 13 septembre : 9 h 30 messe du Souvenir. 10 h 30 rassemblement des sociétés et des personnalités au cimetière militaire et dépôt de gerbe, participation d’un détachement du 501e régiment de chars de combat. 11 heures, dépôt de gerbe au monument aux Morts, place du Général-de-Gaulle. 12 heures, vin d’honneur offert par la Ville dans la salle des réunions. A l’occasion du vin d’honneur, Monique Debrand présentera dans la salle des réunions une exposition sur le début de la Première Guerre mondiale, la Bataille de la Marne et plus particulièrement sur les combats du secteur. A Maurupt-le-Montois, à la salle des fêtes, l’Amicale laïque présentera l’exposition réalisée par le conseil général « Le Front Invisible » du dimanche 13 au dimanche 20 septembre inclus (sauf lundi 14) de 14 à 18 heures. Entrée libre. Les participants se rassembleront au cimetière militaire.

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    Union090905b - Marne

    TRIGNY : Nécrologie : Le village perd son doyen

    Michel, 2e à gauche avec la canne donnant le bras à son épouse à sa droite sur la photo.
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  • Trigny a perdu son doyen en la personne de Michel Letailleur, décédé mercredi à l’âge de 96 ans. M. Letailleur avait su relever tous les défis. Né le 18 avril 1913 (jour de la Saint-Parfait), son père est parti à la guerre en 1914 et décédé deux ans plus tard des suites de ses blessures.

    C’est donc seul avec sa mère qu’il a grandi, ce qui ne l’a pas empêché de faire de brillantes études. En 1939, il fut lui-même mobilisé et fut fait prisonnier peu de temps après, d’abord à Trigny où il eut le temps de faire la connaissance de celle qui deviendra son épouse, la jeune Henriette Grignon, avant d’être envoyé en Allemagne d’où il s’est échappé. Rattrapé, il fut envoyé au camp de Rawa-Ruska en Ukraine occidentale où il resta quatre ans.

    Enfin libéré par les Américains en juin 1945, il a pu épouser Henriette en octobre de la même année. Ils vécurent ensuite à Aulnay-sous-Bois dans la région parisienne où il exerça sa profession d’ingénieur en mécanique et son épouse celle de comptable, jusqu’à leur retraite. Ils revinrent aux sources en 1977 en s’installant à Trigny où ils se sont tout de suite investis dans la vie du village, Michel en fondant le club des « Ceps argentés » et en devint le premier président en adhérant à celui des « Loups blancs » du massif de Saint-Thierry. Il fut aussi secrétaire de la section locale des anciens combattants tout en gardant ses fonctions de trésorier à l’association des anciens de Rawa-Ruska alors qu’Henriette participa pendant de nombreuses années à l’entretien de l’église avec Palmyre et fit le catéchisme à plusieurs générations d’enfants.

    Ils ont eu le bonheur de célébrer leurs noces de diamant à la mairie de Trigny en 2005. Malheureusement, la santé de Michel s’était dégradée depuis plusieurs mois mais sa lucidité était intacte. Il s’est éteint chez lui comme il l’avait toujours souhaité auprès de son épouse toujours présente à ses côtés et à qui nous présentons nos sincères condoléances.

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    Union090905a - Marne

    EDITO : L’esprit de Bazeilles

    Ils seront dans tous les esprits lors de l’hommage solennel qui sera rendu ce dimanche à Bazeilles aux Troupes de Marine.

    Oui, nos soldats du 3e Rima de Vannes victimes dans leur véhicule de l’avant blindé d’une bombe infernale des talibans entre Nijrab et Bragram seront dans nos cœurs comme leurs aînés du 8e RPIMa de Castres morts en Afghanistan en serviteur et de la paix et de la sécurité d’un peuple.

    Tous ces hommes d’honneur qui associent dans le même devoir, rigueur, enthousiasme, volonté, courage et abnégation méritent d’être salués avec gravité, dignité et émotion devant la Maison de la dernière cartouche.

    Dans les plis du drapeau leurs noms, sont inscrits à jamais avec ceux qui les ont précédés et ont inscrit avec leur sang les plus belles pages de l’histoire de leur arme.

    Sait-on combien au quotidien, leur mission est difficile ? Ils l’accomplissent, en professionnels aguerris, nourris par des valeurs humanistes, avec cette force de la discipline et ce sens de l’initiative qui exigent la reconnaissance de la République et de la Nation.

    Ce nouveau coup dur qui touche nos soldats illustre la complexité afghane et le degré de violence que les ultras sont prêts à employer. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de tuer des militaires mais de terroriser les populations locales souvent prises en otages malgré elles.

    En se mélangeant aux tribus, les talibans provoquent des drames civils au cours d’opérations aériennes et terrestres qui les visent. Les stratèges en sont conscients, c’est pourquoi ils ont revu leur engagement.

    Le redéploiement des forces françaises s’inscrit dans cette nouvelle approche. La venue ces derniers jours du chef d’état-major français, le général Georgelin a été dans cet esprit.

    La cohérence, l’organisation opérationnelle des déplacements, les interventions coordonnées contre des points de résistance des insurgés nécessitent une concentration sans faille.

    Cela n’empêche pas tous les drames mais rien ne serait pire que d’abandonner

    Hervé CHABAUD

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    Union090904a - Marne

    MUIZON : Un défilé pour le principe… et un mariage dans la foulée : Amitié franco-américaine

    Les mariés, au centre de la troupe de figurants en tenue d’époque…
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    Samedi, un défilé, non suivi d’une cérémonie officielle, commémorant le 65e anniversaire de la libération de Muizon, a parcouru des rues de la commune.

    Arrivés à la mairie, les participants - dont de nombreux figurants en tenues d’époque - y ont été accueillis par Germain Renard, le maire, qui a ensuite reçu les consentements mutuels de Bernadette Raillard, retraitée, née à Reims, et de Jean-Michel Dégremont, conducteur poids lourd, né à Saint-Quentin (Aisne). Le jeune marié est aussi très impliqué dans la vie muizonnaise, puisqu’il est adjudant-chef du corps des pompiers et également vice-président du Groupe Mémoire Commémoration.

    Une surprenante coïncidence leur a fait rencontrer une citoyenne américaine, fille d’un soldat parachutiste qui, faisant partie du 101e Airborne, a sauté sur la Normandie en 1944… Le marié arborant la tenue que portait son papa, la dame s’est approchée de la troupe et a ainsi fait connaissance…

    Nul doute que, ce jour, une solide amitié franco-américaine a vu le jour.

     

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    Union090903c - Marne

    SUIPPES : A la découverte du camp et des villages détruits : Une visite rare

    Chaque année le nombre des visiteurs est important comme ici sur le site de Hurlus en novembre 2008.
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  • Sur un espace d’environ 14 000 hectares, cinq villages de Champagne, Tahure, Hurlus, Perthes-les-Hurlus, Les Mesnil-les-Hurlus et Ripont, furent engloutis lors de la Grande Guerre et jamais reconstruits.

    En 1914-1918, la renommée de ce théâtre de guerre retentissait dans le monde entier : le « Front de Champagne », avait accueilli le monde entier sur ses champs de batailles : poilus français, soldats allemands, tirailleurs marocains et sénégalais, brigades russes, divisions américaines…

    Au lendemain du conflit, cette « zone rouge » fut convertie en terrain militaire, le camp de Suippes, l’un des plus vastes de France, à l’intérieur duquel subsistent les ruines des villages. La « Journée des Villages détruits » est exceptionnelle à plus d’un titre :

  •  elle offre au public la possibilité de découvrir ou redécouvrir, en toute sécurité, les vestiges parmi les plus émouvants de la Grande Guerre en Champagne,
  •  elle est rare, puisque organisée une seule fois par an,
  •  elle comprend de nombreuses animations : visites commentées, reconstitutions, cérémonies, bureau postal temporaire…
  •  elle sera l’occasion, pour de nombreuses familles, de se promener sur les pas de leurs ancêtres combattants, peut-être morts pour la France ou portés disparus sur ces champs de batailles…

    Cette visite des villages disparus du camp militaire de Suippes aura lieu le samedi 12 septembre.

    Au départ du camp de Suippes, la visite du camp militaire est guidée et s’effectue par navettes.

  •  9 heures : ouverture du camp, départ de la première navette (rotation toutes les 10 minutes).
  •  11 heures : cérémonie militaire du Souvenir à Tahure
  •  11 h 45 : cérémonie religieuse à Perthes
  •  18 heures : départ de la dernière navette
  •  20 heures : fermeture du camp militaire.
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    Union090903b - Marne

    39-45 : Nos lecteurs racontent leur 3 septembre 1939

    La page n’est pas encore tournée ! Soixante-dix ans après la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, les premières commémorations qui ont eu lieu en Pologne ont témoigné d’une approche politique restrictive de l’événement, avec une volonté russe de minorer le rôle du pacte germano-soviétique pour mieux chercher à éparpiller les responsabilités en recensant les peurs et les fragilités des chancelleries européennes face aux certitudes du Reich, du pacte de non-agression polono-allemand de 1934 aux accords de Munich de 1938. Si tout ce qui a conduit à cette deuxième tragédie du XXe siècle mérite d’être étudié pour en comprendre la complexité, mieux vaut prendre de la distance avec certains discours officiels réducteurs et restrictifs des relations internationales d’alors.

    Comment de jeunes Français ont vécu la mobilisation et l’entrée en guerre le 3 septembre 1939 ? Nous avions invité nos lecteurs à se souvenir. Voici quelques-uns de leurs témoignages, autant de regards sur un conflit à son commencement, avec le questionnement provoqué par les craintes de nouvelles souffrances qu’il faudrait vivre. Le ressenti de civils au début de la guerre donne le ton, alors que, de façon délibérée, les populations vont être une des cibles des belligérants.


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    CHALONS : Marc Archambault avait 17 ans : « J’ai maudit la cloche de Bouilly »

    « Ce 3 septembre, je repenserai à Bouilly et je me souviendrai. »
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  • Le Châlonnais Marc Archambault n’a rien oublié de cette journée du 3 septembre. « Je venais d’avoir 17 ans et je me trouvais dans une rue du petit village de Bouilly, situé à une quinzaine de kilomètres de Reims, sur la route de Dormans. » C’est une cloche sonnant le tocsin qui l’interpelle en fin d’après-midi. Un son très particulier qui n’annonce jamais rien de bon : « Il m’arrive de l’entendre encore résonner dans ma tête. »

    Bien sûr, l’adolescent sait par les journaux que depuis des semaines les menaces d’un nouveau conflit augmentent. Aussi, lorsqu’il écoute la proclamation de la déclaration de guerre devant l’une des rares maisons que les Allemands n’ont pas incendiée en septembre 1914 pour se venger « de soi-disant francs-tireurs », il frissonne. « J’étais habité de peur et d’espoir quand j’allais les soirs de juillet et d’août dans le hall de "L’Eclaireur de l’Est" pour voir les photos des agences de presse montrant les ballets diplomatiques et les démonstrations des forces armées allemandes. » A Bouilly Marc Archambault comprend qu’après la Grande Guerre dont il a tant entendu parler, une nouvelle tragédie se prépare : « Cette cloche me disait que le jour funeste était arrivé. Elle ne s’était pas trompée. » Même si les témoins préfèrent se souvenir des images de la Libération, ils savent qu’elles ont été précédées par celles du commencement d’une nouvelle guerre. « Ce 3 septembre, je repenserai à Bouilly et je me souviendrai. »


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    CHALONS : Pierre Massu, 83 ans, s’était réfugié près de Châlons chez des amis de son père : « J’avais l’impression d’être en vacances »

    « Mon père avait vécu les bombardements de Reims pendant la Première Guerre. Il pensait que je serais à l’abri à la campagne. »
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  • Pierre Massu, 83 ans aujourd’hui, en avait 13 lors de la déclaration de guerre. Un an plus tôt, il avait obtenu son certificat d’études. Son père était comptable et sa mère s’occupait du foyer. « On vivait simplement, tranquille. On n’avait pas tout le confort : pas de frigo, pas de voiture non plus. Mais faut dire qu’à l’époque on n’avait pas les mêmes besoins qu’aujourd’hui. » Bref, aucune ombre à l’horizon de cette famille rémoise sans histoire.

    Jusqu’en septembre 1938.

    Hitler réclame les Sudètes, une région de la Tchécoslovaquie peuplée d’Allemands. La France et l’Angleterre sonnent la mobilisation. Ancien combattant, André Massu, le père, est envoyé au 132e régiment d’infanterie de forteresse (RIF) à Charency-Vezin.

    Pierre et sa mère l’accompagnent à la gare : « Ce fut un moment très pénible, très douloureux. On ne savait pas quand on allait le revoir. » Finalement, son absence sera de courte durée, les accords de Munich sont signés.

    Le sursis sera bref. Un an après, nouvelle mobilisation. Cette fois, André refuse que sa famille l’accompagne au train.

    La Grande Guerre est présente dans toutes les têtes ; les soldats et la population s’attendent donc à un nouveau déluge de feu. Pourtant, il ne se passe rien. Les belligérants s’observent, s’organisent. Du coup, les civils font de même : « Partout dans la ville, les gens préparaient leurs abris qui se trouvaient le plus souvent dans les caves de leurs immeubles », se souvient Pierre Massu. De sa garnison, à Étain dans la Meuse, son père tente, lui aussi, de protéger sa famille. Il demande à un couple d’amis d’Aubonnay de la prendre en charge. « Il avait vécu les bombardements de Reims pendant la Première Guerre. Il pensait que je serais à l’abri à la campagne », explique Pierre Massu.

    Le 3 septembre, il quitte Reims pour rejoindre la famille Croizy, près de Chalons-en-Champagne. Sans inquiétude particulière, comme un adolescent qui part à la campagne : « Ils avaient cinq enfants, alors on était tout le temps dehors. On ne parlait jamais de la guerre. J’avais l’impression d’être en vacances, se souvient-il. La guerre était une affaire d’adultes, on n’en parlait pas devant les enfants. En fait, j’ai vraiment pris conscience de ce qui se passait en 1940. »

    En mai, les Allemands passent à l’offensive. En juin, le 132e RIF, stationné près de Toul, est balayé et André Massu fait prisonnier de guerre et envoyé à Furstenberg-sur-Oder. Commence alors une longue absence comblée par de multiples courriers qui racontent surtout le quotidien au stalag III. A la suite de sa mère, Pierre Massu conserve soigneusement ces récits. Deux classeurs de cartes postales et de lettres écrites jusqu’en février 1945. Est-ce cette correspondance qui lui a donné l’envie d’écrire sa propre histoire quelques décennies après ? Une autobiographie intitulée « Au fil du temps » et rédigée pour ses enfants. Pour qu’ils ne connaissent pas la même absence.


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    REIMS : Jean Servelle, Rémois, avait 10 ans : « C’était le baptême de ma petite sœur »

    « D’une voix grave, papa a annoncé : la guerre est déclarée. »
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  • Jean Servelle vient de fêter son dixième anniversaire lorsque le 26 juillet son papa lui annonce ainsi qu’à son frère de trois ans et demi, la naissance de sa petite sœur.

    Voici qu’on parle déjà de baptême. Seulement les incertitudes diplomatiques rendent l’organisation de la cérémonie délicate.

    « Le parrain désigné était gendarme mobile, mais il était consigné au camp de Satory, soit à près de cinq cents kilomètres de Lons-le-Saulnier. La marraine était bloquée à Lyon dans son commerce puisque son époux était déjà mobilisé.

    Fin août, mes parents ont décidé que je remplacerais le parrain et que ma grand-mère ferait office de marraine. »

    Jean se souvient que la cérémonie est programmée le dimanche 3 septembre à 11 heures. Toute la famille ignore qu’à la même heure la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne.

    « Cette journée m’a marqué à jamais »

    « Il n’y a pas eu de repas particulier mais mon père a voulu que nous passions l’après-midi au grand air à une quarantaine de kilomètres au bord de l’Ain, d’autant qu’il faisait grand soleil. La petite dormait dans son landau et mon petit frère jouait sur le sable. »

    Peu après 17 heures, le papa de Jean, réformé en raison de ses très mauvaises jambes revient blême et, d’une voix grave, annonce : « La guerre est déclarée. » Jean confie : « Nous avons vite rangé nos affaires et avons repris la route. Le silence était lourd. La petite fête s’était achevée prématurément. Cette journée m’a marqué à jamais comme celle du vendredi 9 juin 1944 où mon père a été arrêté par la milice. »

    Il ajoute, le regard humide : « Il est mort à Dachau le 5 mars 1945. ». À 80 ans, le Rémois Jean Servelle revoit encore en boucle les images de cette journée imprimées à jamais dans sa mémoire.

    Avant de conclure : « Je regrette de n’avoir aucune notion de dessin sinon je pourrais crayonner tout un album de ce dimanche où a débuté la Seconde Guerre mondiale. »

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    SUIPPES : Thé dansant

    L’association des anciens combattants de Suippes organise un thé dansant le dimanche 13 septembre de 15 à 20 heures, à la salle Geneviève Devignes.

    Renseignements, Lucien Butin tél 03.26.66.08.47.

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    CAMP DE SUIPPES : La guerre au quotidien

    La Poste émet un lot de cinq « prêt-à-poster » sur le thème de la « la guerre au quotidien », à l’occasion des animations organisées le 12 septembre autour des villages détruits de la Première Guerre mondiale sur le camp de Suippes.

    Ces enveloppes, illustrées par des photos de collection, sont déjà commercialisées dans les bureaux de poste de Mourmelon-le-Grand et de Suippes.

    Elles seront également disponibles le 12 septembre dans deux bureaux de poste temporaires installés à l’entrée du site et dans le village de Perthes-les-Hurlus.

    Une belle occasion pour les collectionneurs.

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    MONTMIRAIL : 65e anniversaire de la Libération : En voitures et en musique

    Une douzaine de véhicules militaires de l’époque ont formé un cortège qui a sillonné la ville.
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    Vendredi soir, a été célébré le 65e anniversaire de la Libération de Montmirail.

    Le cortège s’est formé au pont de la chaussée de Mécringes par où ont pénétré les forces alliées le 28 août 1944.

    Pour cette occasion, une douzaine de véhicules américains de l’époque, venus de Sézanne, ont suivi environ vingt-cinq musiciens de l’Union musicale de Suippes.

    Une foule nombreuse a assisté à ce défilé encadré par les pompiers qui a parcouru les principales rues de la ville.

    Au monument aux morts, une gerbe de fleurs a été déposée en mémoire des victimes de guerre.

     

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    MOURMELON-LE-GRAND : Commémoration : 65e anniversaire de la Libération

    Les membres et porte drapeaux des anciens combattants se sont rendus au cimetière de Mourmelon-le-Grand.
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    Soixante-cinq ans plus tard, jour pour jour Mourmelon-le-Grand se souvient et, rend hommage au courage et aux sacrifices de toutes celles et ceux qui ont œuvré pour la liberté.

    A Dontrien ; M. Allard, maire de ce village a rendu hommage à Maurice Langlois (Mourmelonnais de naissance) appartenant aux FFI qui fut abattu le 30 août 1944 jour de la libération de Mourmelon-le-Grand dans les derniers assauts pour la liberté.

    En ce même lieu à l’emplacement de la stèle à l’entrée du village de Dontrien ; Etaient présent ce jour, le régiment du 8e RMAT, du régiment 501e 503e régiment de chars et des membres de la gendarmerie nationale ainsi que des représentants des sapeurs pompiers de Mourmelon-le-Grand, le maire de Bouy Monsieur Marc Benard et de Fabrice Loncoln Maire de Mourmelon-le Grand ainsi que les membres et portes drapeaux des anciens combattants qui se sont rendus ensuite au cimetière de Mourmelon-le-Grand pour un dépôt de gerbes aux monuments aux morts.

     

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    COUVROT : En souvenir de la libération

    La solennité était de mise, vendredi.
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  • Le 65e anniversaire de la Libération de Couvrot a été commémoré ce vendredi 28 août à la stèle du Maquis de Couvrot par le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François et l’union des combattants de Couvrot, en présence de treize porte-drapeaux ; de la population, dont plusieurs familles de résistants ; du maire Jean Pankow, président de l’union des combattants ; de Mariane Dorémus, conseillère générale du canton et du colonel Raymond Latreuille, maire de Soulanges.

    Dans son mot d’accueil, le président du Souvenir français, Gérald Gaillet, a rappelé que la stèle à la mémoire des libérateurs américains et du Maquis de Couvrot avait été inaugurée, le samedi 7 juin 2003.

    Il a rappelé que ce sont les troupes du général George-Smicht Patton qui sont venues sur les berges de la Marne ce lundi 28 août 1944 par Loisy-sur-Marne pour libérer Couvrot avec le concours du groupe FFI du Maquis Bonnard, sous la conduite du sergent-chef Marcel Reiss. C’est à 14 heures, le 28 août 1944, que Couvrot a été libéré. Puis, il a cité, un par un, les noms des membres du Maquis de Couvrot, dont les deux survivants étaient présents (Angèlo et Pierre Pettini).

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    REIMS : 65e anniversaire de la Libération : 30 août 1944, vers 6 heures…

    Dans le square de la Gestapo, avec la Résistante Mme Richard.
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  • Hommage aux Martyrs de la Résistance et à toutes les victimes des guerres, par les autorités de Reims. C’était aussi la première sortie officielle du colonel Meyer (BA112).
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  • La Libération de Reims s’est déroulée le 30 août 1944. Partis de Cormontreuil, les GI’s ont franchi le pont Fléchambault.

    À Reims, on évoque toujours le pont de Laon quand on parle des deux grandes guerres. Mais c’est par le pont Fléchambault que la ville de Reims a commencé à se libérer le 30 août 1944, vers 6 heures du matin. C’est cet épisode de la seconde guerre mondiale que les autorités ont célébré officiellement hier soir, et que les Rémois ont pu « revivre » en direct, de Cormontreuil à l’hôtel de ville, en passant par… le pont Fléchambault.

    En 1944, tous les ponts de Reims avaient été détruits par l’ennemi allemand. Tous sauf le pont qui relie les deux rives face à Saint-Remi.

    Un groupe de FFI avait réussi à s’en emparer le 29, dans des « combats serrés », et à désamorcer les charges explosives.

    Dès le lendemain matin, les mêmes FFI envoient des messagers à Cormontreuil pour prévenir les soldats US que la voie est libre.

    À 6 heures, les Américains descendent de Maison-Blanche, franchissent le pont Fléchambault, avant de reprendre Reims, malgré les tirs des francs-tireurs allemands. Au nord de Reims, la 7e division blindée franchit le pont de Laon, mais sans combattre réellement.

    Pendant que les troupes américaines poursuivaient leur progression vers Rethel, les autorités civiles rémoises se réunissaient à l’hôtel de ville dans l’après-midi. Parmi celles-ci, le sous-préfet Pierre Schneiter et le maire M. Bouvier.

    Certains se souviennent encore avec émotion de la « Marseillaise » entonnée ce jour-là. Mais aussi de la colonne ininterrompue de militaires alliées défilant en centre-ville pendant toute cette journée. Et des bals populaires qui la conclurent.

    Inoubliable 30 août 1944.

    J.F. SCHERPEREEL

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    Union090831f - Marne

    REIMS : Reconstitution au pont : Fléchambault : on s’y croyait

    Les « Allemands » ont résisté comme ils ont pu face à la colonne alliée.
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  • Devant l’hôtel de ville, on se croyait vraiment le 30 août 1944. L’ambiance devait être aussi joyeuse…
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    La reconstitution du franchissement du pont Fléchambault par les soldats américains et français a été une réussite. Le public a savouré.

    SI toutes les guerres étaient aussi sympathiques que la reconstitution d’hier après-midi, on en redemanderait. En même temps qu’il était « repris » aux « Allemands » par les troupes alliées, le pont Fléchambault a été pris d’assaut par un public admiratif.

    Sous un magnifique soleil, les premiers coups de feu ont claqué. Assourdissants. Les derniers soldats « allemands » ont été faits prisonniers.

    Ce qui a libéré le passage pour une impressionnante colonne constituée de motos, de chars, de blindés et même d’un véhicule amphibie.

    Dans son fauteuil roulant, Yves (73 ans) était « un peu remué » de revivre cet épisode. En 1944, il était à Épernay. Tout gamin, il était avec son père et a vu « sauter Walbaum ».

    Son épouse, Mauricette, n’a pas vécu cette Libération-là. « Nous étions déportés. 65 ans après, on l’a toujours en travers de la gorge. Je ne me souviens pas vraiment de l’endroit où j’étais le 30 août 1944. Mais la Libération, ça fait chaud au cœur. Parce qu’on en a vu des vertes et des pas mûres ».

    Après le pont Fléchambault, la colonne a rejoint l’hôtel de ville, où d’autres Rémois - dont de nombreux enfants - ont découvert les engins et leurs occupants.

    Les sourires aidant, on se serait cru dans une ville libérée…

    Textes et photos J.-F. SCHERPEREEL

     

     

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    Union090831e - Marne

    CORMONTREUIL : 65 ans après

    Pierre Destremont : « J’y retrouve presque l’atmosphère du 29 août 44 ! »
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  • Avant Reims le 30, Cormontreuil a été libérée le 29. Les FFI partent à la rencontre, route de Louvois, d’un premier convoi d’alliés. Ces derniers s’installeront dans un ancien blockhaus d’où partiront les ordres de l’état-major pour le franchissement du canal. Pierre Veron, un résistant, participera à la neutralisation des Allemands du Pont Huon, permettant l’entrée à Reims des Américains. Pierre Destremont regarde la reconstitution installée sur la place de la République : « On retourne des années en arrière. Cela fait ressortir des souvenirs de jeunesse ». Il avait 15 ans le 29 août 1944. « La veille on avait regardé passer des troupes à pied allemandes qui se dirigeaient vers Taissy ». Les alliés entrent vers 17 heures : « Nous sommes montés sur les véhicules. Les filles sautaient au cou des Américains ! »

    Des Américains dans le jardin

    Tard dans la soirée, il sort de sa maison avec sa mère et se trouve nez à nez avec… une cinquantaine de soldats, enroulés dans leurs toiles de tente, campant dans son jardinet !

    « Nous en avons fait entrer deux ou trois et leur avons servi un semblant d’apéritif de l’époque. » Le lendemain, il y a eu des épisodes moins glorieux : « Comme un peu partout en France, quelques filles ont été tondues… » Quinze jours après, il est arrivé toute une division : « De Cormontreuil à Taissy et au Mont-Ferré, ce n’était que des tentes de soldats. On a vu aussi débarquer une bande de péripatéticiennes, venues exercer leurs commerces avec les GI’s ».

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    VITRY-LE-FRANCOIS : Cérémonie : La rue Lamort-de-Gail enfin inaugurée

    Elus et représentants d’associations patriotiques au pied du panneau portant le nom de ce lieutenant mort pour la France.
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    La rue Lamort-de-Gail existait depuis quelque temps déjà, mais il manquait une inauguration officielle. C’est désormais chose faite.

    A l’occasion du 65e anniversaire de la libération de Vitry, un parterre d’élus et de représentants d’associations patriotiques se sont donné rendez-vous au pied du panneau portant le nom de ce lieutenant mort pour la France à Naives-devant-Bar.

    « Vitry rend hommage à l’un de ses héros », a clamé le maire Jean-Pierre Bouquet, avant d’ajouter : « Recueillons-nous en la mémoire des hommes et des femmes qui se sont sacrifiés pour notre libération. Aujourd’hui, la liberté devient un confort, elle devrait toujours nous motiver à se battre pour nos idéaux. L’égalité, la fraternité et la liberté sont les valeurs pour lesquelles ce lieutenant a sacrifié sa vie. »

     

     

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    Union090831c - Marne

    MAGENTA : C’était le 29 août 1944

    Le devoir de mémoire est respecté plus que jamais.
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    A l’instar des communes voisines, Magenta célébrait, ce samedi 29 août, le 65e anniversaire de sa libération du joug de l’oppresseur nazi.

    Autour du monument aux morts avaient pris place une imposante délégation de porte-drapeaux, d’anciens combattants et une forte représentation de la Musique municipale et de l’Harmonie des chemins de fer d’Épernay.

    Laurent Madeline, maire de Magenta et Serge Lépine, président de l’UNCAFN, ont déposé une gerbe en souvenir de ceux qui ont payé de leur vie le retour à la liberté.

    L’occasion d’un instant de recueillement pour se remémorer les moments de bonheur qui ont marqué l’événement, mais également de tristesse pour ceux qui y ont perdu un être cher.

     

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    EPERNAY : Soixante-cinq ans après : La ville se souvient de sa libération

    Les jeunes se sont associés aux cérémonies du souvenir. A droite, Geneviève Philizot, ancienne résistante.
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  • Les cérémonies du soixante cinquième anniversaire de la libération d’Epernay se sont déroulées vendredi dans le recueillement.
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  • Soixante-cinq ans après, les cérémonies commémoratives orchestrées par Michel Aubert, chargé du protocole, ont été suivies avec ferveur dans la capitale du champagne.

    Après un premier dépôt de gerbes à la stèle des ateliers SNCF vendredi matin, c’est le soir qu’avait lieu le rassemblement des personnalités place de la Gare, en présence de l’Avenir musique, d’une importante délégation de porte-drapeaux, de la garde du centre de secours principal d’Epernay, des représentants des associations patriotiques, des polices nationale et municipale, de la gendarmerie et de la population. Des cérémonies présidées par Gilles Giuliani, sous-préfet de l’arrondissement d’Epernay.

    Lors des dépôts de gerbes à la plaque commémorative située devant la gare, à la stèle Patton, l’Avenir musique interprétait l’hymne américain et la Marseillaise. Le cortège se rendait ensuite au droit de la sous-préfecture, puis, accompagné des porte-torches, se déplaçait jusqu’à la rue du Colonel-Pierre-Servagnat où Yvette Lundy, ancienne résistante-déportée, déposait une gerbe au droit de la plaque de l’ancien chef de la Résistance en présence du drapeau des anciens FFI porté par Moïse Henri. Une nouvelle cérémonie avait lieu au monument aux martyrs de la Résistance. Après les sonneries réglementaires, chant des partisans par Yves Montant et appel des noms des 210 martyrs par le lieutenant-colonel Claude Metzger. Sur le parterre du monument, 210 drapeaux avaient été disposés par Geneviève Philizot en début de journée. Dépôt de gerbes, hymnes alliés et Marseillaise avant la formation du cortège pour le monument aux morts de l’hôtel de ville où avait lieu un dernier dépôt de gerbes.

    Devoir de mémoire

    Après une aubade de l’Avenir Musique, réception à la maison commune où Franck Leroy, premier magistrat, rappelait : « Ce lundi 28 août 1944 marquait la fin d’une période de servitude et de souffrance durant laquelle 210 personnes sont mortes soit les armes à la main soit pour le nom qu’elles portaient. » Et le maire de rappeler : « Il nous appartient de perpétuer le devoir de mémoire en hommage à ceux qui ont su résister. » Gilles Giuliani soulignait qu’il était réconfortant de participer à ce moment de partage en souvenir de tous ces héros ayant libéré Epernay : « C’est une commémoration qui se déroule toujours avec ferveur. Je suis très heureux de voir la participation des jeunes, notamment porteurs de torches. »

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    SEZANNE : Commémoration : Marcel Paulet laisse son drapeau

    Au milieu, Marcel Paulet, le fidèle porte-drapeau sézannais, va céder sa place.
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    Le 65e anniversaire de la libération de Sézanne a été commémoré hier matin au monument aux morts.

    Jean Agrapart, adjoint au maire a prononcé un discours ; Cette année. Marcel Paulet a été tout particulièrement salué. Cet ancien résistant sézannais officiait depuis de longues années comme porte-drapeau.

    Mais à 99 ans, ce fidèle porte-drapeau des FFI se retire. Le drapeau reviendra donc à l’association sézannaise des anciens combattants.

     

     

     

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    Union090830f - Marne

    REIMS : Libération de 1944 : C’est comme à l’époque, dis !

    Exactement comme en 1994, par un jour paisible et doucement ensoleillé…
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  • Quatre associations de collectionneurs ont réuni leurs trésors au parc de Champagne pour reconstituer un campement américain, façon 1944. Bluffant.

    SI la guerre n’était pas synonyme de souffrance et de destruction, on dirait que le campement « américain » du parc de Champagne est superbement réussi. En tout cas, les visiteurs qui s’aventureront dans cet espace kaki ne le regretteront pas. Tous les détails ont été pensés - jusqu’aux chaussettes mises à sécher sur un fil - pour que l’on ait l’impression de se replonger dans une époque qui a dû être dure à vivre, mais qui fleurait bon la liberté retrouvée, ou presque.

    En arrivant au parc de Champagne, on est d’abord accueilli par un « MP » moustachu, puis l’on tombe sur un char sans canon, qui impressionne quand même les enfants.

    Mais le plus « beau » est à venir quand on descend l’allée qui mène au campement lui-même. Une trentaine de tentes - chacune abritant les transmissions, le poste médical, etc. - des Jeep « Willis », des mitrailleuses, des soldats en uniforme, des FFI…

    Une vraie plongée dans cette période vécue par nos (grands) parents comme une époque bénie. Le soleil et la quiétude du parc de Champagne donnent une allure irréelle à ce campement.

    Impressionnant aussi le « parc » de véhicules de guerre, patiemment remis en état par leur propriétaire.

    Reconstitutions

    Quatre associations se sont regroupées pour monter ce camp. « Ardennes 44 » ; « Shaef » ; « Radar ». Et enfin, « Mémoire de la Grande Guerre », dont les membres se prêtent volontiers au jeu des reconstitutions en s’habillant à la façon des FFI (Forces françaises de l’intérieur).

    Cette joyeuse troupe restera en place jusqu’à dimanche soir.

    Cependant, une bonne partie, sinon la totalité des véhicules participera aux défilés/expositions de Cormontreuil et de Reims.

    Le convoi partira du parc de Champagne vers 13 h 15, pour rejoindre la place de la Mairie de Cormontreuil, où il s’installera de 14 h 30 à 15 heures. Ensuite, le même convoi rejoindra le pont Fléchambault, où véhicules et figurants reconstitueront la libération d’un pont (entre 15 h 30 et 16 h 30).

    À 16 h 30, nouveau bivouac devant l’hôtel de ville de Reims, pour une heure environ. Après une exposition statique devant la mairie de Reims, les véhicules de l’US Army rejoindront le parc de Champagne.

    Quant aux cérémonies officielles, elles se dérouleront à partir de 20 heures dans les différents lieux de mémoire (square de la Gestapo ; monument des Martyrs de la Résistance ; monument aux Morts de la place de la République).

    J.-F. SCHERPEREEL

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    Union090830e - Marne

    REIMS : Libération de Reims : Lucien Bovière, 89 ans se souvient de presque tout

    Lucien Bovière, de la boulange à la police.
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  • La grande foule rue de Vesle.
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  • Place Royale, un char américain passe à toute vitesse.
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  • Boulanger reconverti au commerce puis finalement engagé dans la police en 1943, Lucien Bovière a vécu la Libération de Reims. À 89 ans il témoigne, la mémoire presque sûre.

    IL aurait dû finir sa carrière dans la boulange. La guerre en aura décidé autrement. La mémoire encore vive, Lucien Bovière, 89 ans, a vu la Libération de Reims et en a été un acteur, modeste mais efficace. Infatigable boulanger occupé presque jour et nuit à faire des pains de trois livres à Sézanne, Conflans-sur-Seine puis La Forestière où les soldats, eux, coupaient du bois pour faire… une guerre des tranchées, le jeune Maillotin se retrouve obligé de convoyer une famille à Clermont-Ferrand où on le réquisitionne dans la boulange.

    Les temps sont durs, la consommation de pain s’écroule. Il doit se recycler comme commerçant à Verzenay puis à Reims, 17, avenue Jean-Jaurès. On est en 1942 et les ennuis commencent. Par trois fois un policier en civil du commissariat du 2e canton lui apporte une feuille pour partir au Service du travail obligatoire (STO). Ça sent le roussi.

    « Malgré un contact avec un certain Meyer, impossible de se barrer dans le maquis ou de rejoindre De Gaulle. » Le salut allait venir de son cousin germain, Maurice, en stage à Rockfeller qui l’incite à entrer dans la police.
    « Je veux pas bosser pour les Allemands », répond Lucien.
    « Si tu veux faire du bon boulot, c’est justement là que tu peux en faire. »

    Peut-être un peu pistonné (le commandant de Reims venait dans sa boutique chercher des légumes), Lucien passe et réussit son examen de gardien de la paix. Pour quoi faire ? « On nous donnait un fusil pour garder les ponts. Les Allemands d’un côté, nous de l’autre. On nous mettait de garde devant la Légion volante contre le bolchevisme, rue de Vesle. On faisait des contrôles. Une nuit devant La Poste on a contrôlé des prisonniers de guerre évadés. Une autre fois, après le couvre-feu un gars bizarre recherché par les boches. Fallait faire gaffe car on pensait quand on les laissait filer que ce pouvait être un coup des Allemands pour voir comment se comportait la police française. »

    C’est en avril 1943 qu’un jour, place d’Erlon, juste devant ce qui est aujourd’hui le restaurant « le Flo », un monsieur l’aborde et lui demande s’il veut être FFI.

    « Peu de temps après j’ai vu ce monsieur arrêté au commissariat. Il m’a fait signe de me taire. Il fabriquait de vraies fausses cartes d’identité. »

    Dénoncé par un officier français

    1944 : un jour, rue de Vesle, Lucien voit un écriteau marqué sur une devanture de propagande allemande : « Ces salauds d’anglais ». Et de s’engueuler avec un officier français à la retraite qui pestait contre les bombardements.

    Quelques jours plus tard ses collègues policiers lui disent de « foutre le camp » car il a été dénoncé par l’officier comme anti-allemand. « On m’a donné quelques jours pour la naissance de mon fils Michel. C’était en août. »

    28/29 août

    « Il y avait encore des Allemands à Mailly. J’ai entendu des coups de feu en direction des vignes et un ancien prisonnier de guerre a été mortellement touché, criblé de balles. On entendait des coups de feu aussi sur Ludes. Je me suis caché dans les vignes et j’ai vu deux véhicules dont une jeep. Elle avait une étoile blanche sur le capot. Je suis monté sur le marche-pied. Je suis retourné à Mailly où les gens ont sorti les drapeaux tricolores. Par peur d’être considéré comme déserteur je me suis empressé de repartir à Reims à vélo via la voie de Reims. Il y avait une canonnade vers Sillery des chars US autour d’un char allemand transpercé. À Cormontreuil, je suis resté assez loin d’un autre char allemand. Impossible de passer aux écluses il y avait des boches. Rue Simon deux fridolins armés ? J’ai vite déguerpi par crainte d’une rafle. À la tombée de la nuit, j’ai entendu du bruit le long du canal. Ça parlait français. j’ai avancé. Le chef d’un groupe de résistants de Verzenay, Diouy je crois, m’a donné un brassard des FTP. On va prendre d’assaut le pont Huon et zigouiller les Boches. J’avais un revolver à barillet 8 mm. J’ai voulu l’échanger contre une mitraillette Sten qu’avait un gamin de 16 ans. Il n’a pas voulu. En bas du pont Huon, on a entendu une rafle de mitraille, tout le monde s’est mis à terre. On a entendu un bruit. Un résistant a bâillonné un gars. « Espèce de cons ». Y a plus de boches sur le pont, il a sauté cette après-midi. » « On est passé à la queue leu leu dans le bois du cimetière du Sud et on s’est retrouvé salle paroissiale à Saint-Remi.

    C’est là que son chef, secrétaire officier de police, m’a dit de fouiller les prisonniers allemands. Un peu plus tard, du côté du pont Fléchambault, un résistant m’a interpellé. Qui va là ? Qu’est ce que c’est que ce brassard ? Il m’a dit faut pas mettre ça. Il m’a donné un brassard FFI. On a appris que les Allemands étaient à Maison-Blanche. »

    30 août

    Après trois nuits ou presque sans dormir, Lucien Bovière se voit confier plusieurs missions : convoyer un prisonnier allemand blessé de l’hôpital Saint-Remi à celui de Maison-Blanche. « Les gens voulaient lui faire la peau, j’ai dû tirer en l’air. Mais quand je suis entré à l’hôpital avec mon revolver, je me suis fait engueuler. » Lucien a aussi été envoyé à la caserne Colbert pour garder les 70 à 80 prisonniers qui y étaient enfermés. « Je suis arrivé là-bas, il y avait un militaire galonné. Je lui ai dit : tu vas obéir à ce que je te dis. On leur a distribué des conserves. Il voulait laisser les prisonniers enfermés dans un garage fermé par un rideau métallique. J’ai dit non car ils risquaient de mourir. On a laissé entrouvert avec deux hommes en garde de chaque côté. L’après-midi au moment du rendez-vous fixé place de l’Hôtel-de-Ville avec les FFI, les élus, quand j’ai vu le bordel que c’était je suis rentré chez moi. »

    Alain MOYAT

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    CHALONS : Ancien combattant et résistant, Edouard Pérardel était présent lors de l’arrivée des Alliés : Après la terreur, la Libération

    Ami de Jacques Songy et Jean Delettrée, Edouard Pérardel a fait acte de résistance à leurs côtés. Il raconte cette année 1944.

    MOBILISÉ en avril 1940 au 99e Régiment d’infanterie alpine à Lyon, Édouard Pérardel est en première ligne à Grenoble et participe à la bataille de Voreppe. « L’armistice est arrivé à Saint-Pierre-de-Mésage. On nous a gardés en tant qu’armée d’armistice jusqu’à ce que les Allemands réinvestissent la zone libre. Nous avons alors été démobilisés le 12 novembre 1942 », se souvient Édouard Pérardel.

    Il retourne alors chez lui à Longeville-sur-Mogne, dans l’Aube, où il est cultivateur chez ses parents et fait acte de résistance. Au printemps 1944, il héberge ses amis, Jean Delettrée et Jacques Songy pendant près de deux mois. Mais craignant d’être dénoncés, ils repartent chez un oncle à Jacques Songy, résidant à Marigny, dans la Marne.

    Car Édouard Pérardel a déjà été victime d’une dénonciation au début de l’année 1944 ? mais par une heureuse circonstance, elle n’a pas donné lieu à une arrestation ou aux actes de tortures que l’on connaît. Une anecdote qui interloque toujours Édouard Pérardel : « Le fils Simonot, qui avait 10 ans, a trouvé le courrier sous la boîte aux lettres de la Gestapo. Il l’a alors porté à son patron M. Deville-Chabrol, directeur de La Poste, qui nous a rapporté la lettre ».

    « Tout le monde chantait »

    Édouard Pérardel a également assisté aux moments terribles du bombardement de Mailly. « Il y avait au moins 50 chasseurs allemands partis de Saint-Dizier, qui ont descendu les forteresses volantes américaines ». Par la suite, après le démantèlement du maquis de Montra, il a aidé quatre à cinq jeunes, qui étaient parvenus à échapper à la Gestapo, à s’enfuir et à rejoindre le maquis de Soudron, dans le bois de pins où Jacques Songy avait un bâtiment. « Ils m’avaient laissé leurs armes. Je les avais enterrées dans la grange mais j’étais inquiet. Je voulais à tout prix les amener à Soudron, où elles auraient pu être utiles. Finalement, j’ai profité du 14-Juillet 1944, au petit jour pour les emporter, avec l’aide de mon frère, à Soudron », se rappelle Édouard Pérardel.

    À l’annonce de l’arrivée imminente des Alliés, il décide, par précaution, de mettre à l’abri les jeunes de son pays au maquis de Soudron.

    « Nous les avons vus arriver. Nous étions heureux. Nous en avions ras le bol d’être sous tension tout le temps », souligne Édouard Pérardel, qui les a accompagnés lors de leur entrée dans Châlons-sur-Marne : « Tout le monde était si heureux. Ils chantaient pour les accueillir ».

    Dans la foulée, Edouard Pérardel s’est rengagé jusqu’à la toute fin des combats. Stationné à Karlsruhe en Allemagne, il a été démobilisé en août 1945 à Tenningen.

    Céline SOUHAMI

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    CHALONS : 65e anniversaire de la Libération

    En l’honneur de ce 65e anniversaire, les autorités et les associations d’anciens combattants ont inauguré le mémorial installé dans les anciens locaux de la Gestapo, cours d’Ormesson, dans les sous-sols de Châlons-en-Champagne Habitat.

    Auparavant, ils se sont recueillis devant la stèle de la Libération et ont procédé au traditionnel dépôt de gerbe, tout comme devant la stèle de l’ancien siège de la Gestapo. Les cérémonies se sont terminées, devant le monument de la Résistance où le député-maire Bruno Bourg-Broc a retracé la période noire d’avant la Libération et rappelé au devoir de mémoire.

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    VITRY-LE-FRANCOIS : 65e anniversaire de la Libération : Honneur aux 46 résistants

    La cérémonie s’est déroulée au pied du monument des fusillés.
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    « Bourgeois Louis. Mort pour la France. Bolot Gaston. Mort pour la France. Borin Attilio… » L’énumération se poursuit, solennelle. Devant le monument des fusillés, le nom des 46 résistants morts pour la France est clamé haut et fort, afin que leur sacrifice reste gravé dans les mémoires.

    C’est sous un franc soleil que s’est déroulée, hier soir, la cérémonie commémorative du 65e anniversaire de la libération de Vitry-le-François.

    Une foule compacte s’est formée pour l’occasion autour du cortège de porte-drapeaux, de représentants d’associations patriotiques et d’élus. La cérémonie s’est poursuivie avec un dépôt de gerbe au pied du monument. La fanfare a ensuite entonné l’hymne national, repris par certains spectateurs, puis le chant des partisans.

    Enfin, le maire Jean-Pierre Bouquet a serré la main des porte-drapeaux, clôturant ainsi la cérémonie.

     

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    Union090830a - Marne

    REIMS : Nouvelle vitrine au Musée de la Reddition marne

    Après d’importants travaux de mise en sécurité ; le musée de la Reddition où a été signée la capitulation nazie le 7 mai 1945 propose quelques nouveautés dont une nouvelle vitrine présentant les forces alliées présentes à Reims dès août 1944. On peut y voir notamment devant le fabuleux tableau de la signature de la capitualtion peint par Lucien Jonas : une auxiliaire britannique de la RAF rattachée au shaef (centre de commandement), une femme lieutenant de l’armée de l’air US, un caporal du red ball express chargé d’alimenter les troupes en ravitaillement divers (munitions, carburant, médicaments) via une voie stratégique au départ de la Normandie, un lieutenant-colonel médecin du service de santé US établi à l’hôpital de la Maison Blanche. Cela porte à une vingtaine le nombre de mannequins en costume d’époque proposé désormais par le musée de la Reddition fort de bien d’autres richesses.

    Musée de la Reddition, 12, rue Franklin-Roosevelt. Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 heures à midi et de 14 à 18 heures. Entrée gratuite dimanche 6 septembre.

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    REIMS : 65e anniversaire de la Libération : Campement GI’s au parc de Champagne

    130 figurants en tenue avec de nombreux véhicules d’époque participeront au 65e anniversaire de la Libération de Cormontreuil et de Reims.
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  • Comme en 2004, les passionnés dresseront un camp GI’s ce week-end au parc de Champagne. Une page vivante de l’histoire pour un devoir de mémoire.

    PAS moins de 130 figurants en tenue avec de nombreux véhicules d’époque participeront ces samedi et dimanche au 65e anniversaire de la Libération de Cormontreuil et de Reims. Si les manifestations patriotiques se déroulent à partir du dimanche après-midi avec une simulation de combat au pont Fléchambault, le public pourra se rendre dès le samedi matin au parc de Champagne où l’association Shaef, de Bétheny, association de collectionneurs passionnés, présentera une réplique d’un campement GI’s avec deux tentes « squad » sorte de dortoirs, qui peuvent contenir vingt personnes, servant à l’hébergement des soldats. Des « small », à deux places, faisant office de bureau de campagne pour les officiers ainsi que des petites tentes individuelles pour les hommes de troupe.

    Plusieurs véhicules seront présentés : Jeeps Dodge 4/4 et 6/6, des Willys, les différents types de GMC (Général Motors Company), une voiture M8 semi-blindée d’intervention, un char Stuart, petit char obusier à canon court, des motos militaires Harley Davidson. Parmi les curiosités, un camion GMC « DUKW » amphibie surnommé « duck » (en français canard…), et une curieuse petite moto Cuchmann, qui avait la particularité d’être parachutée… Deux véhicules allemands : Un « U-23 » camion Citroën, « un modèle utilisé autant par les Français que par les Allemands » et un « Kubelwagen », modèle très répandu durant la seconde guerre mondiale.

    Devoir de mémoire

    « Nous essayons de coller au maximum à la réalité, sans dériver sur du folklore. Avec le concours de plusieurs autres associations : Ardennes 44, Radar, Mémoire de la Grande Guerre, Maison Rouge, Le Miroir, nous voulons présenter quelque chose de cohérent et véridique », insiste Alain Parmentier, président du Shaef. « Pour nous, c’est d’abord un devoir de mémoire. C’est aussi pour que les gens mettent un visage sur les uniformes que nous portons. Pour les jeunes qui n’ont pas vécu cela, c’est une façon attractive de présenter l’histoire. » Le but n’est pas de « refaire la guerre » : « On montre juste un vécu, une page d’histoire, comme celle que l’on lit dans les livres, mais ici, c’est une page d’histoire vivante ».

    Simulation de combat

    Dimanche, après un arrêt d’une heure à Cormontreuil (de 14 à 15 heures), le convoi repartira en direction du pont de Fléchambault, où il s’arrêtera à nouveau pour une reconstitution de la défense du pont, qui avait été miné. « Nous allons mettre en place la « partie adverse » avant notre arrivée. Nous ferons une simulation de combat d’environ 15 minutes, et nous nous dirigerons ensuite vers l’hôtel de Ville via rue Chanteraine, rue Simon, rue du Ruisselet, rue du Grand-Cerf, rue Aubert, place Saint-Nicaise, rue du Barbâtre, rue de l’Université, place des Martyrs de la Résistance, rue du Grand-Crédo, place Royale, rue Colbert, place du Forum. A 16 h 30, place de l’Hôtel-de-Ville, exposition des véhicules de 16 h 30 à 17 h 30 où nous stationnerons environ une heure. »

    Ni feu ni flamme

    Un peu déçus les membres du Shaef : « Au parc de Champagne, cette année, nous devrons nous contenter d’une présentation statique. Les services de la Ville nous interdisent d’évoluer à l’intérieur du campement, de manœuvrer sur les pelouses, de faire du feu ».

    Pourtant, il faut bien nourrir tous les participants du convoi et du campement.

    Consignes : « Pas de feu, ni de flamme ». Difficile dans ces conditions de reconstituer les « popotes », avec cuisines roulantes et barbecue.

    « Nous avons dû nous rabattre sur la solution d’un traiteur, avec des plateaux-repas, mais les coûts ne seront pas les mêmes… »

    Pas de file de militaires, à la queue leu leu, gamelle et quart à la main, devant les cantines mobiles, cette année…

    Quant aux véhicules d’époque : « Ils devront rester sur une surface goudronnée, à l’extérieur de la pelouse. On ne pourra pas mettre 35 véhicules sur ce petit bout de terrain. Si on arrive déjà à en placer une quinzaine… »

    Un collectionneur passionné

    Claude Caravelas, un collectionneur Rémois, ne rate pas une reconstitution. Son truc à lui, ce sont les transmissions. Il va reconstituer un campement de transmission des GI’s « signal corps » : « Un matériel que j’ai rassemblé au fil des années. » Il montre tout ce qui concerne la radio, la téléphonie de campagne. Cette année, avec d’autres collectionneurs, ils vont monter un coin « US army’s PX store », une sorte d’épicerie de campagne où les soldats peuvent acheter ce dont ils ont besoin. « Nous sommes trois ou quatre collectionneurs à avoir beaucoup de matériel et de produits, savons, tabacs, dans des emballages d’époque. » Il y aura aussi une tente et un centre médical, un « réfectoire sous tente », équipé d’une cuisine « dont on ne pourra pas se servir » (puisque pas de feu…).

    Samedi 29 et dimanche 30 août de 10 à 20 heures au parc de Champagne. Il est conseillé aux visiteurs qui souhaitent voir un maximum de matériel, de venir de préférence le samedi ou le dimanche matin. Le dimanche après-midi, une grande partie des matériels et figurants désertera le parc de Champagne pour le défilé.

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    CHALONS : Inauguration, aujourd’hui, à l’occasion de la cérémonie de la Libération : Un mémorial aux anciens locaux de la Gestapo

    Les anciens locaux de la Gestapo ont été réhabilités et pourront être visités via l’office de tourisme.
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  • Les locaux ont été rénovés par Châlons-en-Champagne Habitat. L’office du tourisme assurera bientôt des visites guidées pour les scolaires et le grand public.

    LIEU de mémoire réquisitionné par la Gestapo pour incarcérer et torturer de nombreux Marnais, les sous-sols de l’actuel bâtiment de Châlons-en-Champagne Habitat, situés cours d’Ormesson, accueille, chaque année de nombreux visiteurs, venus découvrir les cellules des anciens détenus ainsi que des documents historiques relatant cette période sombre.

    Des visites enrichissantes et surtout chargées d’émotions animées jusqu’alors par Jacques Songy, président départemental des anciens déportés, décédé l’année dernière et Jean Chabaud, président départemental des combattants volontaires de la Résistance.

    Après la disparition de Jacques Songy, il a été décidé, en hommage à cette figure emblématique de la Résistance et pour entretenir le devoir de mémoire, de continuer d’ouvrir les locaux au public, à travers des visites organisées également par l’office de tourisme.

    « Nous avons pensé qu’il fallait perpétuer sa mémoire et mettre en œuvre une autre gestion du site, tout en laissant les deux amicales continuer à faire des visites en parallèle », explique le député-maire Bruno Bourg-Broc. La mairie a d’ailleurs conservé en l’état les anciens documents (journaux d’époque, dossiers…), qui vont être mis en valeur, sous verre, afin d’être présentés à tous.

    Beaucoup de sensibilité

    Afin de conserver l’authenticité du travail effectué par Jean Chabaud et Jacques Songy, l’office de tourisme a récupéré des enregistrements de leurs voix, commentant les visites. « Nous allons insérer des parties de ces témoignages dans le futur contenu de la visite. Nous tenons beaucoup à respecter ces témoignages, qui en parlent avec beaucoup de sensibilité », souligne Laurence Padiou, directrice de l’office de tourisme

    Ce musée pourra être visité, par les scolaires, notamment d’ici deux à trois mois et l’office de tourisme pense déjà à organiser des visites mensuelles, sur le même modèle que les visites du patrimoine.

    Céline SOUHAMI

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    SOMMEPY-TAHURE : La journée des villages détruits se prépare

    Les membres des associations, aidés par Hélène Méhault (du centre d’interprétation Marne 14-18 de Suippes) et par Franck Lesjean (travaillant au conseil général de la Marne)..
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  • La journée des villages détruits du camp de Suippes aura lieu cette année le samedi 12 septembre : une visite pèlerinage des cinq villages détruits sur le front de champagne sera proposée au public. Jamais reconstruites, ces anciennes communes se trouvent aujourd’hui dans le camp d’entraînement militaire de Suippes.

    L’ouverture exceptionnelle du 12 septembre permettra aux visiteurs de découvrir des vestiges émouvants des villages et de la Grande Guerre. Un circuit de navettes sera mis en place au départ de Suippes et le public découvrira les restes des tranchées, de sapes, d’entonnoirs de mines ou les ruines des villages. En marge de ce pèlerinage, de nombreuses animations visant à valoriser l’histoire des villages disparus seront proposées : démonstrations militaires, fanfare, expositions, mise en place d’un bureau de poste temporaire et autres propositions.

    C’est dans ce cadre qu’à Sommepy-Tahure, l’association du Souvenir, en partenariat avec l’association Jeux et détentes, travaille à préparer cette journée sur le site du village de Tahure : une exposition guidée par les membres de l’association sera proposée aux visiteurs et un diaporama alternant photos d’époque et prises de vue actuelles du site de Tahure sera mis en place.

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    VIENNE-LE-CHATEAU : Les bénévoles présentent la Vallée Moreau : Une fresque historique ce week-end

    Pour plonger les visiteurs dans l’ambiance, les bénévoles portent la tenue d’époque.
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  • Situé entre Vienne-le-Château et Binarville et redécouvert en 1997 par les membres du comité franco allemand, ce camp allemand de 3e ligne vous transportera dans la vie quotidienne des soldats allemands qui ont occupé ces lieux de septembre 1915 à septembre 1918.

    Grâce à un travail intense des bénévoles et à l’aide de cartes allemandes d’époque, ils s’efforcent de reconstruire ce camp dans les moindres détails.

    Des recherches dans les forêts avoisinantes pour retrouver des vestiges de guerre dont la dernière trouvaille a été le monument reconstitué à l’entrée du site jusqu’à la reproduction de détail lavoir et kiosque à musique dernièrement, ils se doivent d’avoir des talents de maçon, de charpentier et de guide pour l’accueil des nombreux touristes venant d’au-delà nos frontières.

    Pour le plus grand plaisir des visiteurs, ils n’hésitent pas à revêtir des habits d’époque, comme le fait régulièrement très fièrement le plus jeune des bénévoles passionnés de ce site, Maxime, seulement âgé de 14 ans ; la relève sera peut-être assurée pour ne pas oublier les durs combats sanglants qui ont eu lieu en Argonne. Un site historique à découvrir et à redécouvrir qui ne laisse personne indifférent.

    Près de trente figurants

    Tous les samedis matins, ils proposent des visites guidées de 9 à 12 heures ainsi que les 2e et 4e dimanche de juillet à septembre de 14 à 18 heures.

    Aujourd’hui de 14 à 18 heures et dimanche 30 août de 10 heures à 17 h 30, près de 30 figurants historiques de l’association la vie du front, seront présents sur le site pour faire revivre aux visiteurs les conditions optimales de vie des soldats allemands, une fresque historique unique dans son genre, les visiteurs pourront se plonger dans la vie quotidienne des soldats sur le front des scènes dans des conditions optimales seront proposées.

    Ils pourront également visiter les installations souterraines, guidés par les bénévoles du comité franco allemand.

    Entrée libre et gratuite sur le site. Visite des installations souterraines 3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans.

    Les bénévoles seront également présents à la journée argonnaise sur la foire de Châlons le vendredi 4 septembre.

    Pour tout renseignement sur ce week-end et sur les visites, à la maison du pays d’Argonne, au 03.26.60.49.40.

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    EPERNAY : Commémoration de la Libération : « On aspirait à la liberté »

    Suzanne, sans nouvelles de son mari Marcel envoyé au camp de Buchenwald,
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  • La Libération d’Epernay et des environs est commémorée aujourd’hui. Rencontres avec ceux qui ont résisté durant la guerre.

    DURANT la Seconde Guerre mondiale, la ville d’Epernay a été occupée à partir du 14 juin 1940. Des mouvements de résistance se mettent alors en place afin de repousser l’ennemi nazi, et de sauver des copains…

    Marcel, 86 ans, et Suzanne Carré, 87 ans, en font partie dès 1941. « Au travail, un ami communiste m’a fait rentrer chez les Francs tireurs partisans », raconte Marcel. Sa femme l’accompagne dans son combat. « On a refusé le service du travail obligatoire en Allemagne. On ne voulait pas fabriquer les obus qui ensuite allaient retomber sur la France. On risquait notre vie, on ne s’en rendait pas compte car nos actions étaient naturelles », confie Suzanne. Le couple, accompagné de camarades, a réussi à échapper à la police française et allemande jusqu’au 3/4 juillet 1944 où Marcel est dénoncé puis arrêté. « Jusqu’en août, j’ai été interrogé, battu à la prison de Châlons, avant mon transfert à Compiègne où avec 120 autres prisonniers, on nous a fait monter dans des wagons à bestiaux pour une destination inconnue », se souvient Marcel. La destination est le camp de Buchenwald.

    En France, la guerre se poursuit. Suzanne reste sans nouvelle de son mari. Le 28 août 1944, la ville est libérée par les Américains de la 7 th Armored Division, conduite par le général Silvester, de la 3e armée du général Patton.

    Elle vit donc la Libération sans lui. « Ce n’était pas l’enthousiasme complet car je ne savais pas si mon mari était vivant », confie Suzanne. Et de poursuivre : « Marcel est rentré le 27 avril 1945. Il était donc là au défilé du 8 mai et là, c’était la fête. L’Allemagne avait capitulé ». Maurice Lesanne, 90 ans, se souvient aussi de la Libération. Jeune inspecteur de police, il joue avec le feu pour résister aux côtés des FFI et contre-espionner la police d’état secrète allemande. « Je ne suis pas un héros, j’ai rendu des services, prévenu des copains… ».

    La Libération a été rapide. « Les Américains étaient en contact avec les résistants pour se frayer un passage. On avait hâte de les voir, on aspirait à la liberté et au retour de la démocratie », témoigne-t-il.

    Pour les trois Sparnaciens, marqués à vie par cette guerre, le 28 août est un jour important. Membres d’associations patriotiques, ils participent dès qu’ils le peuvent aux commémorations. Marcel Carré a des difficultés pour se déplacer donc il aura une pensée pour ses camarades depuis son domicile. Maurice Lesanne déposera une gerbe ce soir.

    Séverine MIZERA

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    EPERNAY : Les célébrations d’aujourd’hui

    Epernay : à 11 h 15, cérémonie aux ateliers SNCF. A 20 h 15, cérémonie à la gare, puis départ en cortège vers la stèle Patton, la place de République, le monument aux martyrs de la résistance et le monument aux morts de l’hôtel de ville. Aÿ : à 18 heures sur la place de la libération. Après le dépôt de gerbes au monument aux morts et les sonneries d’usages des clairons de la Champenoise.

    Mareuil-sur-Aÿ : rassemblement à 18 h 30 devant le monument aux morts.

    Vertus : à 18 h 30, rassemblement sur la place de la mairie. 19 heures : défilé avec l’harmonie municipale suivi du dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Saint-Martin-d’Ablois : à 18 h 30 rassemblement sur la place de la mairie, défilé suivi du dépôt de gerbes au monument aux morts et sur les tombes des résistants fusillés par les nazis.

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    Union090828c - Marne

    EPERNAY : Foire de Châlons : Les poilus en représentation

    L’association sera présente sur le stand du centre d’interprétation de Suippes.
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    Invitée par le centre d’interprétation de Suippes, l’association du Poilu de la Marne sera présente sur la foire de Châlons-en-Champagne dès ce premier week-end : « Hélène, directrice du centre de Suippes, avec qui nous travaillons souvent, nous a demandé de représenter la première guerre en uniforme sur leur stand », précise Didier Blanchard président de l’association, durant deux week-ends une petite dizaine de poilus s’exposeront au gré des visiteurs pour présenter le centre de Suippes mais aussi les différentes prestations que l’association propose aux communes ou associations patriotiques, parallèlement, d’autres membres se rendront au musée du Bourget, une manifestation organisée suite au contact pris lors de la présence de l’association au centenaire de la base 112 de Reims.

    Renseignements au 03.26.68.24.09.

     

     

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    Union090828b - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Il sera en tête du cortège lors du 65e anniversaire de la Libération : Fier d’être porte-drapeau

    Yoan Charlier aimerait qu’il y ait plus de jeunes dans l’association pour assurer la relève.
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  • C’est un choix insolite pour un jeune lycéen de 20 ans. Yoan a décidé, il y a un an, de devenir porte-drapeau. Rencontre.

    À 20 ans, Yoan Charlier, lycéen en bac pro PSPA (pilotage des systèmes de production et automatisés), est le plus jeune porte-drapeau de l’association des anciens parachutistes de Vitry-le-François et de Champagne-Ardenne.

    Il participera demain à la commémoration de la libération de Vitry-le-François.

    « Honorer les morts »

    l’union : Être porte-drapeau, pour un jeune de 20 ans, semble être un choix singulier surtout si l’on considère la moyenne d’âge des membres de l’association…

    Yoan Charlier : C’est vrai que c’est une association pour le 3e âge et qu’il n’y a donc pas beaucoup de jeunes, mais mon père est un des membres du bureau. Il était parachutiste dans le 9e RCP entre 1980 et 1982. C’est lui qui m’a recruté comme porte-drapeau il y a un an.

    Pourquoi avoir accepté cette fonction ?

    J’ai accepté pour honorer ceux qui sont morts pour la France. Porter un drapeau est plus symbolique que d’assister simplement à une commémoration.

    Ce n’est pas votre seul engagement « patriotique ». Vous êtes également réserviste…

    Je suis réserviste au 402e régiment d’artillerie à Châlons-en-Champagne depuis trois ans maintenant. Ce choix, je l’ai fait parce que j’aime le sport et la discipline.

    J’aime aussi beaucoup les entraînements au tir d’arme, en forêt…

    Et nous avons des actions plus concrètes comme la mise en place de plans vigipirates à Paris par exemple.

    « Ça n’attire pas les jeunes »

    Que pensent vos amis de votre choix de devenir porte-drapeau ?

    Ils sont assez curieux et viennent me voir de temps en temps. Mais même en parlant autour de moi, ça n’attire pas forcément les jeunes. C’est dommage car il faudrait en recruter pour assurer la relève. Plus on sera, mieux ce sera !

    Vous faites partie d’une association d’anciens parachutistes, votre père l’était lui-même. Avez-vous, vous aussi, ce goût pour le parachutisme ?

    J’ai eu la fibre du parachutisme en intégrant l’association. J’ai fait mon baptême à Vauclerc l’année dernière, en tandem. Mais je compte en refaire très prochainement. J’aimerais prendre des cours pour pouvoir sauter seul.

    A la veille du 65e anniversaire de la Libération, votre emploi du temps est-il chargé ?

    En ce moment oui. Ce vendredi (aujourd’hui, NDLR), je vais participer à la cérémonie qui est prévue à Couvrot, ce samedi à celle de Naives-Rosières et à celle organisée par la ville de Vitry-le-François. L’agenda de l’association est rempli toute l’année, entre les cérémonies, les sauts en parachutes à Vauclerc et les repas… Je ne participe pas toujours à tout par contre !

    Propos recueillis par Elodie HERY

    La cérémonie commémorative du 65e anniversaire de la Libération de Vitry-le-François aura lieu ce samedi 29 août.

  •  18 heures : inauguration de la rue Claude-Lamort-de-Gail (à côté du stade Lamort).
  •  18 h 30 : cérémonie de la Libération au monument des Fusillés (faubourg de Saint-Dizier).
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    L’hebdo du vendredi- n° 133 - 090828a

    Les Anciens Combattants de la Marne dans « l’hebdo du vendredi »

    Journal gratuit d’information rémoise

    N ° 133 - Semaine du 28 août au 03 septembre 2009
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    Il y a 65 ans, Reims était libéré

    En ce 30 août 1944, jour de délivrance, la population est en liesse. Grâce à l’arrivée des alliés, à la Résistance et sous le contrôle du Comité Départemental de Libération nationale, la vie reprend ses droits.

    C’est le mercredi 16 août que les premiers convois automobiles allemands battant en retraite ont commencé à traverser la Ville de Reims arrivant par l’avenue de Paris, empruntant toute la rue de Vesle, la rue Cérès et se dirigeant vers Rethel ou Vouziers.

    L’on vit d’abord passer le matériel de l’organisation Todt, des services administratifs venant surtout de Paris et un nombre plutôt étonnant de camions et de voitures portant les insignes de la Croix-Rouge.

    Le rythme et la densité de ces convois augmentèrent sans arrêt les jours suivants, de nombreux véhicules stationnaient à Reims, sous les promenades, le long des boulevards menant vers l’extérieur de la ville, abrités sous les plantations d’arbres. Les convois qui se reposaient de jour, repartaient de nuit. On eut rapidement l’impression d’une retraite importante faisant prévoir un ordre de repli à peu près général.

    Les services administratifs de Reims partirent à leur tour, principalement les femmes. Vers le 23 août, une menace sembla se préciser, celle d’une résistance organisée sur la Marne, dans le Soissonnais et peut-être même sur la montagne de Reims. Le bruit courait que des batteries s’étaient mises en position le long de la Marne, mais ce qui était le plus caractéristique, c’était l’installation à Reims de plusieurs États-majors dans les grands immeubles du boulevard Lundy. Des généraux et leur suite circulaient en ville dans des autos impressionnantes, des lignes téléphoniques étaient installées dans tout un quartier, des immeubles réquisitionnés de toute urgence, des chevaux de frise mis en place dans le quartier des Cordeliers devenu une véritable forteresse. Deux escadrilles d’une quarantaine d’avions de chasse, dans la journée du 24 août, correspondaient certainement à une revue aérienne destinée à donner l’impression de la force aérienne allemande.

    Des rumeurs tendaient à faire croire que les FFI entreraient rapidement en action, ce qui ne manquait pas d’alarmer la population, attendu que l’on estimait les forces allemandes cantonnées en ville à près de 25 000 hommes. Dans le but d’impressionner la Résistance, les Allemands installaient des canons antichars, place Royale ainsi qu’esplanade Cérès. Bref, tout le monde s’attendait à une grande bagarre et chacun prenait des précautions pour trouver un abri dans les caves de champagne, constituer des provisions pour un siège, quand subitement, le samedi 26, on s’aperçut que le quartier des Cordeliers avait été évacué dans la nuit et que les États-majors avaient quitté la ville.

    Le pont de Vesle saute !

    Les défilés des convois, qui s’étaient ralentis depuis deux ou trois jours, reprirent avec une intensité véritablement incroyable et du matériel de guerre défila jour et nuit à travers la ville les 26 et 27 août. La journée du mardi 29 fut remplie de rumeurs, tout le monde savait que les FFI entreraient en action vers 17 h. Les premiers coups de feu eurent lieu dans le courant de l’après-midi et durèrent jusqu’au petit jour. De nombreuses explosions prirent la suite, couronnées, vers 21h30 par une retentissante déflagration correspondant à la destruction du pont de Vesle, la rupture supprimant la voie d’accès normale à Reims par le Sud. Néanmoins, depuis le lundi 28 on s’était aperçu qu’il n’y aurait pas de résistance allemande sérieuse, ce qui calma beaucoup les esprits.

    Le mercredi 30 août, vers 7 h du matin, on entendit le bruit des chenilles des premiers blindés américains du général Patton place du Théâtre, rue de Vesle, Cours Langlet, la foule se répandit immédiatement dans les rues et, à partir de ce moment, les unités motorisées ne cessèrent d’affluer. Il n’y avait eu de résistance sérieuse qu’au Pont Huon, pont sur le canal situé vers Châlons, par lequel les forces américaines étaient arrivées la veille au soir, le pont de Vesle étant détruit… Quelques Américains ainsi que quelques FFI y perdirent la vie.

    Les dégâts se réduiront à la destruction du pont de Vesle, à celle du pont du chemin de fer de la ligne de Reims à Paris, au-dessus du canal ainsi qu’à celle du poste principal de signalisation de la gare de Reims. D’autres destructions partielles, la gare de voyageurs et quelques locaux piégés par les Allemands avant leur départ se révélèrent peu à peu… La libération de Reims s’était déroulée « sans mal ni douleur », la ville ayant eu la chance d’être encerclée, les Allemands n’avaient plus d’autre solution que de se retirer sans tenter de résister. En ce 30 août, jour de délivrance, la population est en liesse. Grâce à la Résistance et sous le contrôle du Comité Départemental de Libération nationale, la vie reprend ses droits.

    D’après les notes rédigées par Henri Druart, le 1er septembre 1944.

    Collection de la Société des Amis du Vieux Reims

    O.M-L.


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    Souvenirs, souvenirs…

    65 ans plus tard, jour pour jour, Reims se souvient et rend hommage au courage et aux sacrifices de toutes celles et ceux qui ont oeuvré pour la liberté retrouvée.

    Samedi 29 et dimanche 30 août :

    Reconstitution d’un campement militaire US au parc de Champagne de 10h à 20h.

    Dimanche 30 août :

    14h : à Cormontreuil, place de la République : exposition des véhicules.

    15h : départ du défilé vers Reims en passant par les rues de Louvois, (simulation de combat au pont de Fléchambault), Chanteraine, Simon, du Ruisselet, du Grand Cerf, Aubert, place Saint Nicaise, du barbâtre, de l’Université, place des Martyrs de la Résistance, du Grand Crédo, place royale, Colbert et place de l’Hôtel de Ville.

    16h30 : Exposition de tous les véhicules d’époque ayant participé au convoi


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    Henri et René Druart… qui étaient ils ?

    Henri, (1902-1979). Homme de lettres. Né à Reims, 37, chaussée du Port, le 6 janvier 1902, décédé à Paris le 30 juillet 1979. Henri Gaston Ernest Druart, président honoraire de la Chambre de commerce de Reims et d’Épernay, chevalier de la Légion d’honneur, président de la Société des Amis du Vieux Reims de 1948 à 1975, épousa à Reims, en 1929, Françoise Marie Alice, dite France Hollande (1910-2001), fiIle de Maurice Hollande. Il repose au Cimetière du Nord.

    René, (1888-1961). Homme de lettres. Né à Reims, 37, chaussée du Port, le 29 septembre 1888, décédé à Reims, 40, cours Langlet, le 8 décembre 1961. René Marie Théophile Druart, négociant en matériaux de construction, fit partie des Amis du Vieux Reims dès la création de cette association en 1909. Il en fut successivement administrateur, conservateur et secrétaire général. Vice-président des Écrivains de Champagne, il publia plusieurs ouvrages et oeuvres poétiques dont l’Épingleur de Haïkaï. Il épousa à Bordeaux, en 1923, Simonne Marie Dambiès (1896-1932). Très érudit, il fut le créateur de la revue Le Pampre, en 1922, publication à laquelle collabora Paul Fort. Il repose au Cimetière du Nord.


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    Reims, ville de paix

    Jacques Deffunt, auteur de l’ouvrage « Reims, ville de paix » avait 12 ans quand, pendant la Seconde Guerre Mondiale, son père profondément marqué par ses quatre années passées dans les tranchées en 14 – 18, s’était engagé dans la Résistance. Il sera arrêté et déporté et terminera ses jours dans le camp d’Oranienburg en 1945. Son fils, Jacques, ne cesse depuis de dénoncer la guerre. Depuis 1997, prenant en compte l’aspiration à la paix que reflète Reims tant de ses monuments, de rues, de places, deux associations « le Mouvement de la paix » créé en 1949 et « l’Appel des cent pour la paix en 1982 » organisent au plan local un circuit à l’occasion des journées du patrimoine (le 21 septembre prochain avec deux départs depuis la place du Forum à 14h30 et 16h). La célébration du 65ème anniversaire de la libération de Reims est ainsi l’occasion de mettre en valeur cet ouvrage : « Reims, ville de paix ».

    L’ouvrage peut être commandé directement auprès de l’auteur Jacques Deffunt, 53, rue de Salzbourg à Reims.


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    EPERNAY : La libération d’Epernay

    Le 28 août 1944, soit 3 jours après la libération de Paris, les troupes américaines se dirigent vers l’Est. Empruntant l’axe Paris Strasbourg, mais aussi en bifurquant par Provins et Sézanne, ils arrivent vers 15h, sur les hauteurs d’Epernay et ainsi que par l’avenue Foch. L’armée allemande qui a posté un canon sur les hauteurs de Bernon fait exploser un char. Mais le 20ème Corps de la 5ème armée du général Patton, surnommé « The Ghost Company » s’active, secondé par les résistants, qui nettoient d’ailleurs Bernon et les dernières poches de défense. Bientôt l’armée allemande en déroute se replie vers les hauteurs d’Hautvillers et Champillon, après avoir fait sauter le pont de Marne, ce qui n’empêchera pas l’armée américaine de passer, lancée à la poursuite des Allemands et pour délivrer Reims deux jours plus tard.

    C’est durant ce moment, mélange de crainte et de fol espoir, que René Fourny, tout jeune résistant sera froidement abattu dans le centre ville d’Epernay. Selon un rapport officiel, six militaires américains ainsi que six résistants et combattants tomberont sous les balles allemandes. Une douzaine de soldats allemands sera tuée et les arrestations seront nombreuses (plus de 300 militaires d’outre Rhin).

    L’une des premières mesures sera de rendre sa dénomination originelle à la place de la République, où le lendemain, dans les rues de la ville aura lieu un grand défilé de résistants et de soldats américains, prélude à une grande fête.

    Pour ces circonstances le général Silvester qui commandait le 20ème Corps sera fait citoyen d’honneur de la ville d’Epernay. L’année suivante ce sera au tour du général Patton, devenu maréchal entre temps. Avec l’aimable collaboration de Françis Leroy

    N’oublions jamais !

    C’est en trois temps que se déroulera le 65ème anniversaire de la libération de Châlons-en-Champagne dans les rues de la ville. Afin de former le cortège le plus digne possible pour rendre hommage aux victimes de la barbarie nazie, la cérémonie commencera à 18h par un dépôt de gerbes au rond-point de Bagatelle (qui était le point de départ de l’entrée des alliés dans la ville), pour ensuite passer par l’ancien siège de la Gestapo (qui abrite aujourd’hui l’administration de Châlons-en-Champagne Habitat) et enfin finir à 19h30 par un discours du maire devant le monument de la résistance (face à la prison).Le passage par l’ancien siège de la Gestapo est notamment l’occasion d’inaugurer l’ouverture de ce lieu au public pour que chacun puisse se faire une idée des conditions des détenues dans les sous-sols où ils étaient torturés, un plus pour l’offre touristique châlonnaise par ce devoir de mémoire. Pas de défilés de chars du régiment châlonnais au programme mais une marche où les silences se feront ressentir pour prouver à quel point, plus d’un demi-siècle après, le plus grand drame de l’histoire contemporaine reste encore gravé dans les esprits.


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    Le 29 août 1944… à Châlons

    À Châlons, malgré les interventions courageuses des FFI, les allemands font sauter le 28 août entre 21h50 et 23h15 le pont de la Marne, le pont du canal et le pont des Mariniers. Les Allemands en fuite font sauter un de leurs chars, bourré de bombes, sur l’esplanade Valmy. Des tirs d’artillerie ont lieu au-dessus de la ville, obligeant les châlonnais à passer la nuit dans les caves. Vers 5h du matin, le 29, le calme est revenu. Vers 10h, les blindés alliés qui ont passé la Marne à Mairy et Pogny, entrent triomphalement dans la ville.

    Le bilan de la guerre est lourd, outre cent trente neuf hommes morts au combat, cent trente habitants furent tués, dont cent vingthuit par bombardement, notamment au quartier Madagascar où périrent quatre vingt deux personnes le 27 avril 1944.

    Le 29 août, Marcel Grégoire-Guiselin, inconnu des châlonnais se présente à la préfecture. Il est désigné depuis le 27 juin 1944, " Commissaire de la République " par le Comité Français de la Libération Nationale (CFLN) pour représenter le gouvernement provisoire dans la Marne. Il suspend immédiatement presque tous les fonctionnaires de Vichy et procède à plusieurs nominations : Jules Heller est nommé préfet de la Marne par intérim, en attendant l’arrivée de Raymond Jammes chargé de cette fonction le 15 juillet 1944 par le CFLN. Le maire de la libération, en attendant les élections municipales

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    REIMS : 65e anniversaire de la Libération : Reims libérée à toute vitesse

    Les Américains dans un camion semi chenillé ou half-track.
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  • Plusieurs membres des forces françaises de l’intérieur.
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  • Grâce au décalage horaire, les Américains de l’Indiana ont pu prendre connaissance de la libération de Reims le jour même.
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  • Marc Bouxin, conservateur du musée de la Reddition.
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  • Conservateur du musée de la Reddition, Marc Bouxin, passionné d’Histoire, retrace les grandes étapes de la libération de Reims les 29 et 30 août 1944.

    « AU départ, les Allemands avaient prévu de défendre Reims, important nœud routier, en y concentrant plusieurs dizaines de chars. La rapidité de l’avance américaine ne leur en a pas laissé le temps. Ils ont mis en place une ceinture fortifiée légère autour de la ville pour retarder un peu les Américains mais le gros des troupes a décroché sur le relief vers Rethel. » Conservateur du musée de la Reddition et passionné par les deux derniers conflits mondiaux, Marc Bouxin nous a raconté la libération de la ville les 29 et 30 août 1944.

    La IIIe armée Patton

    La reconquête de Reims a été confiée à la IIIe armée Patton qui a fait appel à la 5e Division d’infanterie US : les Red diamond reconnaissables à leur insigne sur lequel figure un losange rouge. Le général Erwin a alors désigné le 2e régiment d’infanterie pour prendre la ville. Dotés de chars légers Stuart (canon de 37 mm), de chars moyens Sherman (canon de 75 mm) et de tanks destroyers, ils sont arrivés par la vallée de la Vesle le long de la RN 44. C’est là que restés planqués sur les hauteurs de Beine-Nauroy, le 29 août, des chars Panther allemands les ont stoppés une demi-journée. Parallèlement, les Américains qui ne savaient pas la puissance de feu ennemi avaient envoyé un bataillon sur l’Ouest (Thillois/Gueux) tandis que le gros des forces alliées remontait vers Sillery, Taissy et Cormontreuil.

    Pas prêts à défendre Reims, les Allemands décident toutefois de faire sauter les ponts de la ville pour retarder l’avance américaine. Le pont Huon, le pont de Vesle et les passerelles métalliques sur le canal sont détruits. C’est grâce à l’intervention d’une centaine de résistants FFI du quartier Saint-Remi commandés par le commissaire Bourlon et au terme de combats violents que les sapeurs allemands n’ont pas pu faire sauter le pont Fléchambault, Guy Tabary et Marcel Batreau neutralisant finalement avec succès les charges explosives. Les résistants ont alors envoyé un groupe prendre contact avec les Américains qui se trouvaient à la mairie de Cormontreuil pour leur indiquer qu’ils pouvaient emprunter ce pont.

    Le 30 août vers 6 heures, guidés par des FFI, les premiers chars US sont arrivés par la rue de la Maison Blanche. Il s’agissait d’une cinquantaine de chars du 735e bataillon accompagnés du 2e régiment d’infanterie, les fantassins US passant à pied sur les passerelles de chemin de fer à moitié détruites.

    Les ponts sautent

    En fait, il n’y eut pas de violents combats dans Reims, les nombreux soldats de la Luftwaffe et les parachutistes présents à Reims n’étant pas plus motivés que cela et les quelques SS de la division Panzer-Lehr étant complètement désorganisés à ce moment. Le vrai danger venait de snippers qui tiraient encore çà et là comme rue des Poissonniers où un rangers, atteint d’une balle dans la jambe eut la surprise de voir un Rémois sortir de sa maison pour lui offrir du champagne alors qu’il se faisait soigner.

    Quelques combats aériens ont opposé quelques Messerchmits 109 à des Mustang B 51, des P 47 et des P 38.

    A noter que pour le rassemblement organisé à l’hôtel de ville avec présentation des armes, le 30 août, il fallut faire venir plusieurs secrétaires et autres personnels de service US pour faire nombre car les troupes américaines étaient déjà reparties pour de nouvelles aventures, ardennaises, celles-là. Un cuistot américain avait confié à Marc Bouxin qu’il avait été particulièrement ému par deux choses : l’interprétation de la Marseillaise et le champagne dont il avait abusé.

    Bilan de la libération de Reims : 13 soldats américains tués (surtout dans le secteur de La Pompelle), 86 blessés. Il y aurait eu 446 Allemands tués ou blessés (au Pont de Laon et suite aux mitraillages aériens) et 1.847 Allemands prisonniers.

    Alain MOYAT

    A propos de la défense du pont de Laon

    Difficile de parler de la libération de Reims sans évoquer les fameux défenseurs du pont de Laon qui furent en réalité une grosse poignée mais se trouvèrent dix fois plus au moment des honneurs…

    Sur ce sujet, Marc Bouxin est très clair. « Si quelques FFI courageux et qui méritent tout notre respect ont bien fait le coup de feu pour empêcher les Allemands de faire sauter le pont, la suite me fait penser à la mayonnaise qu’on fait monter. En fait les Allemands se sont vite désintéressés de ce pont car les Américains arrivaient de l’autre côté.

    Ils auraient sans doute pu avec leurs derniers chars Panther anéantir les Français car ils étaient à la hauteur de l’actuelle place de la République et ont tiré dans l’hôtel en face avant de partir. Avec ces chars, s’ils avaient voulu reprendre le pont, cela aurait été assez facile. »

    A.M.

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    CORMONTREUIL : Reconstitution : La Libération comme si vous y étiez

    De nombreux véhicules d’époque et figurants en tenue seront dimanche sur la place.
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  • IL est 17 heures ce 29 août 1944. La première jeep américaine entre triomphalement dans Cormontreuil, guidée par Pierre Véron, un résistant actif. Un drapeau américain est confectionné à la hâte par des ouvriers de l’usine Prévoteau.

    Les FFI de la commune guideront les Américains jusqu’au Pont Huon, où un combat a lieu. Ils ôteront les mines du pont, le consolideront, aidés par les habitants de la Verrerie. Le lendemain 30 août, dès 6 heures, les Alliés investissent Reims. C’est la Libération ! Claude Viéville s’en souvient : « J’avais 7 ans, j’habitais Reims, les convois américains ont remonté l’avenue de Laon, nous étions présents au coin des rues Saint-Thierry et Géruzez, agitant nos petits drapeaux. » Le président de la section locale de l’UNC a pris une part active à la commémoration, contactant ses relations, des collectionneurs de véhicules et matériels de l’époque, pour mettre sur pied une reconstitution de la Libération à Reims et Cormontreuil.

    130 figurants

    Qu’y verra-t-on ? Alain Parmentier, président du Shaef, répond : « Nous serons environ 130 figurants, venant d’associations de toute la région. Nous montrerons des pages d’histoire, des pages vivantes. Pour nous, c’est avant tout un devoir de mémoire. » Le convoi comportera notamment des jeeps Dodge, willys et GMC, une voiture M8 semi-blindée, un Dodge « carrier », un DUKW GMC amphibie, un char « Stuart » obusier à canon court, des motos militaires Harley Davidson, et une curieuse petite moto Cuchmann « parachutée avec les troupes aéroportées » comme le précise Claude Caravelas. Ce collectionneur passionné installera un campement de transmission au parc de Champagne.

    Arrivant de la voie verte, le convoi s’arrêtera dimanche 30 août, vers 14 heures, sur la place de la République, devant la médiathèque, où une exposition de documents et objets de l’époque, prêtés par des collectionneurs, restera en place quelques jours. Les véhicules repartiront vers Reims à 15 heures en direction du pont Fléchambault.

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    Union090827a - Marne

    PASSAVANT-EN-ARGONNE : Souvenir : Commémoration des mobiles

    Lors du dépôt de gerbe au monument aux morts.
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    Les officiels, les anciens combattants ainsi que quelques villageois ont commémoré le massacre des quarante-neuf soldats français prisonniers de guerre à Passavant-en-Argonne.

    La cérémonie a eu lieu au monument dressé en leur mémoire en présence des porte-drapeaux et de la clique de Givry menée par Raymond Paindavoine.

    Après le dépôt de gerbe, le père Collard a dit une prière de paix.

    Une gerbe a été également déposée au monument aux morts du cimetière, rénové. Guy Léonard, président du Souvenir Français, a rappelé le montant de la restauration : 2 700 euros financés par la DMPA, sollicitée par le député Bruno Bourg-Broc, les communes de Passavant, Vitry, Sainte-Menéhould et le siège du Souvenir Français.

     

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    Union090825b - Marne

    CHAMPLAT-ET- BOUJANCOURT : Maquis de Chantereine : Emouvant hommage au président

    Cinq rescapés de cette tragédie (de gauche à droite) :André Patis, Eugène Bourin, Pierre Alves, Pierre Tarillon et Jean Truc.
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  • De nombreux drapeaux ont participé à cette cérémonie du souvenir.
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  • Nichée entre les petites communes de Champlat et Boujacourt, la ferme de Chantereine est devenue un lieu de souvenir et de recueillement.

    C’est ici que, le 28 août 1944, vers 13 heures, deux automitrailleuses allemandes dévalèrent le raidillon menant à la ferme et attaquèrent les partisans. Mais devant la présence des blindés, ceux-ci décrochèrent pour atteindre le bois d’Eclisse en terrain découvert… Cette attaque éclair fit onze morts et six blessés parmi les 116 défenseurs français. Parmi les morts, Philippe Coutiez, jeune Cormontreuillois, avait 17 ans.

    Comme chaque année, a eu lieu dimanche une émouvante cérémonie à laquelle ont participé de nombreuses personnes dont les représentants des communes de Chambrecy, Chaumuzy, Champlat, Jonquery,

    La Neuville-aux-Larris « ainsi qu’une trentaine de Cormontreuillois dont le maire Jean Marx » a tenu à souligner le président des anciens combattants de cette commune, Claude Viéville. Un grand absent toutefois : Roger Cousin, président du « Maquis de Chantereine » décédé la semaine passée et principal artisan de cette cérémonie. Un hommage lui était alors rendu au moment de la minute de silence. Pas moins de 25 drapeaux entouraient le monument où une gerbe était déposée par l’adjointe au maire de Chaumuzy, avant l’appel des morts et les sonneries d’usage enregistrées.

    Tous se dirigeaient alors vers la ferme où ont eu lieu les combats. Son propriétaire, M. Huiban, âgé de 13 ans à l’époque, tient à la conserver en l’état « en souvenir des gens qui se sont battus et qui sont tombés ici ».

    Parmi les participants, cinq anciens, qui ont échappé à cette tuerie : Pierre Tarillon, porte-drapeau du Maquis de Chantereine, Eugène Bourin, Pierre Alvès, André Patis et Jean Truc. Tous se souviennent de ces durs moments.

    « J’ai couru jusqu’au bois pour me cacher et j’entendais les balles siffler autour de moi » se rappelle Eugène Bourin. Un bois d’où il n’est sorti que le lendemain matin. « Pendant la nuit, les Américains étaient arrivés. Nous étions libérés… »

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    Union090825a - Marne

    EPERNAY-MAGENTA : Samedi prochain : La libération fêtée en musique

    Prêts pour entamer une nouvelle saison.
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    Le premier rendez-vous des musiciens de la Musique Municipale de Magenta et de l’Harmonie des Chemins de Fer aura lieu samedi 29 août, pour la commémoration de la libération de la commune.

    Le rassemblement est prévu à 11 h 30 à l’Espace Musical de Magenta, rue des Martyrs de la Résistance.

    La reprise des répétitions se fera, quant à elle, le vendredi 4 septembre à 20 h 30.

     

     

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    Union090824b - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Résistants vitryats : « On a fait notre devoir »

    Hélène Valton, âgée de 20 ans au début de la Deuxième Guerre mondiale (médaillon).
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  • A l’occasion du 65e anniversaire de la libération de Vitry-le-François, le comité vitryat du Souvenir français a décidé de rendre hommage aux résistants de la deuxième guerre à tra- vers une exposition photographique.

    L’expo présentera au total 80 portraits de résistants de l’arrondissement de Vitry, dont les informations ont été réunies par Gérald Gaillet, le président du comité de Vitry du Souvenir français.

    « Ce sont les gens qui m’apportent les photos. Je vérifie si les informations sont correctes et s’ils ont bien reçu une décoration, seule preuve de leur participation à la résistance. Pour cela, je me fie aux documents officiels que l’on peut m’apporter ou je fais des recherches aux archives départementales », raconte-t-il pour expliquer sa démarche.

    Peur

    Parmi ces « héros » de la résistance : Hélène Valton, âgée de 20 ans au début de la deuxième guerre mondiale.

    Soixante-cinq ans plus tard, les souvenirs reviennent toujours avec émotion.

    « Les premières années étaient calmes, mais j’avais peur des Allemands, et peur d’Hitler, ce fou qui voulait annexer tous les pays », se remémore-t-elle.

    Malgré cette peur, Hélène Valton et son mari de l’époque n’hésitent pas à héberger plusieurs dizaines de réfractaires au service du travail obligatoire en Allemagne et de prisonniers évadés. Ils les hébergent à la Cense Neuve, la ferme qu’ils possèdent à Margerie-Hancourt. « Nous n’avons jamais refusé de donner à manger à qui que ce soit… », affirme-t-elle fièrement.

    Rose Mouillet.
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  • Renée Randoulet
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  • Serge Lampin.
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  • Dénoncée

    Cette sollicitude lui vaut d’être dénoncée aux Allemands en 1944.

    « Les gens acceptaient de faire beaucoup de choses pour gagner de l’argent, comme de devenir des délateurs… », regrette Hélène Valton. Même si l’accusation reste sans suite, la ferme devient dès lors plus surveillée que d’ordinaire, obligeant le couple à se méfier de tout le monde, même de ses proches.

    Hélène Valton ne saurait dire combien de personnes en tout, russes, nord-africaines, anglaises ou américaines, elle a pu aider, mais quelques-unes restent gravées dans sa mémoire.

    Comme ce pilote anglais dont l’avion est tombé à l’entrée de Margerie entre le 18 et le 19 juillet 1944 et avec qui elle a correspondu longtemps après la guerre.

    Ou encore ces deux Lituaniens fusillés près de Bar-le-Duc à qui elle repense attristée. Ils s’étaient évadés du camp de Mailly au cours de la nuit du 3 au 4 mai 1944.

    Elle et son mari les avaient accueillis à la ferme.

    L’ambassadeur de Lituanie n’a pas manqué de leur faire part de sa reconnaissance par la remise d’une médaille.

    Fière

    Une décoration symbolique qui est venue s’ajouter à la médaille commémorative 1939-1945 avec la barrette « Libération » reçue en 1974 et le diplôme de gratitude du président américain de l’époque, Eisenhower. « Je suis fière de dire que l’on a fait ce que l’on devait faire », assure Hélène Valton.

    Comme les autres figures locales de la résistance, le portrait d’Hélène Valton et une partie de sa biographie trôneront dans le patio de l’hôtel de Ville jusqu’au samedi 12 septembre aux heures d’ouverture de la mairie.

    Elodie HERY

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    Trois autres figures de la résistance vitryate

     

     

    Originaire de Saint-Amand-sur-Fion, réfugiée à Clermont-Ferrand à la suite du bom- bardement de Vitry-le-François de mai - juin 1940, Rose Mouillet est arrêtée en octobre 1943 comme agent de liaison.

    Internée à Compiègne, puis déportée à Ravensbrück, cette courageuse Française y meurt d’épuisement et de maladie au printemps 1945.

     

     

    Entrée dans le réseau de résistance Robin-Buckmaster de Loisy-sur-Marne au début 1943, Renée Randoulet est chargée des liaisons et de ravitailler ce maquis.

    Arrêtée le 23 octobre 1943 par la Gestapo, elle est conduite à Compiègne et est déportée au camp de Ravensbrück.

    Libérée en mai 1945, elle revient à Loisy. Elle ne pesait plus que 42 kg.

     

     

    Membre du maquis de Trois-Fontaines, Serge Lampin a été résistant très jeune, combattant armé à 18 ans, déporté à 19 ans.

    Il a pratiqué tôt l’allemand et l’anglais et s’en sert dès les premiers contacts avec la Résistance en 1942.

    Le mardi 18 juillet 1944, Serge Lampin est blessé dans la forêt de Trois-Fontaines. Il sera déporté à Dachau.

     

     

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    Union090824a - Marne

    SOUAIN-PERTHES-LÈS-HURLUS : Tourisme intelligent : Histoire et rando se tutoient

    Le groupe de randonneurs juste après le pique-nique, et avant de repartir pour six kilomètres.
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  • Le centre d’interprétation « Marne 14-18 » organisait hier une randonnée à l’attention des amateurs de la Grande Guerre et de l’histoire locale. Ambiance.

    SI un certain regain d’intérêt pour le tourisme historique est constaté ces dernières années, c’est grâce à des initiatives comme celle qui se déroulait hier, rendez-vous sympathique concocté par le centre d’interprétation « Marne 14-18 » de Suippes. Ce dimanche estival a permis à une centaine de personnes au total, toutes passionnées par l’histoire locale et la Grande Guerre, d’investir des sites symboliques via une randonnée. Les thèmes du deuil et de la reconstruction d’après-guerre étant les fils rouges de cette journée baptisée « Et la vie continue… ».

    « Nous expliquons ce qui s’est passé sur le terrain, il faut tout simplement de bonnes chaussures de marche, de la bonne humeur et son pique-nique », explique Hélène Mehault, directrice du centre, qui était en charge de l’un des quatre groupes constitués pour l’occasion.

    Vraie leçon

    Dès 9 heures, un petit briefing a présenté les points forts de la journée. Le départ a eu lieu du cimetière de la Crouée à Souain. Balade dans les champs longeant l’Ain afin de gagner le monument de la 28e Brigade, explications sur les positions françaises et allemandes, sur les attaques. Comme une leçon d’histoire grandeur nature sur un territoire hautement symbolique.

    Quelques-uns ont ramassé des pièces et débris métalliques signes du conflit. Les estomacs vite creux ont été invités à rejoindre une clairière toute proche du cimetière de départ, et les plus malins ont coupé à travers champ histoire d’être les premiers à l’apéro. Glacières, sandwiches, thermos : rien n’avait été laissé au hasard après 7 km. « J’ai reçu un message internet du musée par le biais de sa newsletter, mon mari est passionné par cette période et ce coin de France où son grand-oncle a séjourné, nous avons donc fait un crochet », explique Dominique de Champs-sur-Marne, qui avait quitté l’Auvergne la veille.

    13 km en une journée

    Après 1 h 30 de pause, c’était reparti en tout début d’après-midi pour de nouvelles aventures : le cimetière de la Crouée et le cimetière allemand accolé ; les randonneurs ont également visité l’emplacement de l’ancien hôpital situé entre l’église de Souain et le cimetière de l’Opéra avant d’entamer deux nouveaux kilomètres sur le Camp militaire où les monuments de la Légion et la borne commémorative ont été appréciés. « C’est convivial, nous apprenons beaucoup sur le quotidien et le vécu des soldats, je fais partie d’un club de marche mais c’est bien la première fois que je participe à une randonnée historique », explique Gilles, tout droit venu de Somme-Suippe afin de participer à cette opération gratuite. « En fin de journée, nous repasserons par Souain afin d’évoquer l’architecture de la reconstruction », conclut Hélène Mehault.

    Les visiteurs ont respiré le passé, découvert des terres, théâtres du conflit. Et sont repartis, la vie continue…

    David ZANGA

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    Union090823b - Marne

    REIMS : Les samedi 29 et dimanche 30 août : 65e anniversaire de la Libération

    Jusqu’au 30 août dans la cour du musée Saint-Remi, présentation d’un canon allemand d’infanterie capturé par des FFI de Reims, et appartenant au musée de la Reddition.
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  • Le 65e anniversaire de la Libération de Reims (le 30 août 1944) sera célébré les samedi 29 et dimanche 30 août selon le programme suivant.

    Durant ces deux jours, reconstitution d’un campement militaire US de 10 à 20 heures au parc de Champagne (entrée gratuite).

    Dimanche 30 août.

  •  A 14 heures exposition des véhicules d’époque place de la République à Cormontreuil.
  •  A 15 heures départ du défilé vers Reims via la rue de Louvois, le pont Fléchambault où il y aura la simulation d’un combat ; rue Chanteraine, rue Simon, rue du Ruisselet, rue du Grand- Cerf, rue Aubert, Place Saint-Nicaise, rue du Barbâtre, rue de l’Université, place des Martyrs-de-la-Résistance, rue du Grand-Crédo, place Royale, rue Colbert, place du Forum.

    Cérémonies patriotiques

  •  A 16 h 30, place de l’hôtel de ville exposition des véhicules de 16 h 30 à 17 h 30.
  •  A 20 heures au square des victimes de la Gestapo, rue Jeanne-d’Arc dépôt de gerbes, chant des marais.
  •  A 20 h 30 au monument aux morts aux martyrs de la Résistance, esplanade du colonel Bouchez, dépôt de gerbes, chant des partisans.
  •  A 20 h 45 au monument aux morts, place de la République, ravivage de la flamme, dépôt de gerbe et hymne national.
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    Union090823a - Marne

    CHAVOT : Hommage

    Pour entretenir le devoir de mémoire, la section d’Epernay de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance et les Amis de la Résistance commémoreront plusieurs dates au mois d’août.

  •  Le mercredi 26 août à 18 h 30, anniversaire de la libération de Chavot, dépôt de gerbes au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René Desmarest.

    Rassemblement à l’église de Chavot et défilé jusqu’à la mairie.

  •  Le jeudi 27 août, célébration de la libération de la ville d’Epernay et veillée.
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    Union090822a - Marne

    ACTU 51

    Rachid Kaci, le nouveau directeur de cabinet du préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne, publie un nouvel ouvrage chez Larousse intitulé : « Comment peut-on être français ? », un ouvrage de réflexion où le haut fonctionnaire assure qu’il faut favoriser : « une adhésion positive à la culture française ».

    Dans un entretien à « Valeurs Actuelles », l’auteur insiste sur la nécessité de se réapproprier les valeurs qui ont fait l’unité de la nation.

    Il confie : « A ceux qui nous accusent de tenir un discours réactionnaire, je réponds que c’est là, au contraire, que se trouve la vraie modernité. Prôner la diversité, c’est une façon de mettre l’autre sur la touche. Le vrai respect, c’est de considérer chacun de la même façon ».

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    Union090821g - Marne

    BIGNICOURT-SUR-SAULX : Hommage aux soldats

    Le monument est situé en bordure de la route de Vitry.
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    Dimanche 6 septembre, les communes de Bignicourt-sur-Saulx et de Le Buisson organisent une cérémonie en souvenir des victimes tombées au cours des combats de septembre 1914

    Le programme sera le suivant :

  •  9 h 45, rendez-vous à Bignicourt-sur-Saulx au monument des soldats ;
  •  10 h 30, office religieux en l’église du Buisson ;
  •  11 h 30, dépôt de gerbes au monument aux morts du Buisson en bordure de la route de Vitry ;
  •  12 heures, cérémonie place de la mairie du Buisson ;
  •  12 h 15, vin d’honneur salle des fêtes du Buisson.

     

     

     

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    Union090821f - Marne

    CHALONS : Sur les traces de la Grande Guerre

    Cette randonnée de dimanche, gratuite et ouverte à tous, permettra d’apprécier les sites historiques de la Grande Guerre en Champagne.
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  • Le Centre d’Interprétation Marne 14-18, propose une randonnée historique sur le thème « Et la vie continue », dimanche 23 août au départ de Souain-Perthes-les-Hurlus (cimetière militaire de la Crouée, sortie du village à gauche vers Navarin).

    Des guides accompagneront sur les sites historiques témoignant de la Grande Guerre (cimetière de l’Opéra, monuments de la Légion et de la 28e Brigade…) Les thèmes du deuil et de la reconstruction d’après-guerre seront évoqués.

    Cette randonnée sera gratuite, ouverte à tous (7 km le matin, 6 l’après midi) avec possibilité de ne faire que la demi-journée. Se munir de bonnes chaussures de marche.

    Départ : 8 h 30. Etape déjeuner : 12 heures. Prévoir son pique-nique.

    Renseignements et réservation au 03.26.68.24.09.

    contact@marne14-18.fr

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    Union090821e - Marne

    ANGLURE : Nécrologie : Jean Durda n’est plus

    Jean Durda avait 69 ans.
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    Le comité Fnaca Anglure-Conflans-sur-Seine a conduit dernièrement Jean Durda, l’un de ses adhérents et membre du bureau, à sa dernière demeure. Résidant à La Celle-sous-Chantemerle, il avait 69 ans.

    Né à Fresnes-lès-Reims, Jean Durda s’installe rapidement à Bétheniville où il suit ses études jusqu’à son départ au service militaire le 12 juin 1959.

    Il part en Algérie, à Port-Vendres, le 24 juin 1960. De retour dans son foyer, il travaille d’abord à Soissons avant de devenir représentant vendeur en matériel agricole aux établissements Gay et Melun à Anglure jusqu’à sa retraite en 2000.

    Jean Durda, qui s’est éteint le 31 juillet dernier, était titulaire de la médaille commémorative de sécurité et maintien de l’ordre, du Titre de reconnaissance de la Nation et de la carte et la médaille du combattant.

     

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    Union090821d - Marne

    AUMENANCOURT : ACTU 51

    Robert Clément n’est pas simplement l’historien de Courcy et du canton de Bourgogne. Il est aussi un passionné de la Grande Guerre et un membre actif de l’association « La cavalerie dans la Bataille de la Marne ». C’est à ce titre qu’il prépare pour le samedi 12 septembre une sortie commémorative des combats de septembre 1914 à Auménancourt.

    Sur les lieux où s’est constitué les 29 et 30 août 1914 le 9e groupement d’armée commandé par le général Ferdinand Foch, les passionnés de l’histoire racontée et vécue sur le terrain se retrouveront pour une promenade commentée dont le point de départ sera à 8 heures la salle polyvalente d’Auménancourt-le-Petit.

    Le périple sera riche d’information et une halte est prévue au monument du 151e RI de la 42e division d’infanterie qui s’est battu en ces lieux à la fois en août 1914 et en juin 1940 ! La journée s’achèvera sur la butte de Brimont avec un exposé sur la reprise de Reims les 12 et 13 septembre 1914.

    Un 95e anniversaire en somme bien commenté.

    On peut se renseigner au 06-16-65-02-26.

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    Union090821c - Marne

    SEZANNE : Libération de Sézanne

    La cérémonie commémorant la Libération de Sézanne aura lieu, sur Proposition de l’Amicale des anciens FFI, le dimanche 30 août.

    Cette manifestation du souvenir, placée sous les auspices de la municipalité, sera assurée du concours du Corps des sapeurs-pompiers, de l’orchestre d’harmonie de Sézanne et de toutes les sociétés qui voudront y prendre part, et se déroulera selon le programme suivant : à 10 h 30, messe solennelle, et à 11 h 30, cérémonie au monument aux morts.

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    Union090821b - Marne

    MONTMIRAIL : Commémoration de la libération

     

    Le 28 août prochain, Montmirail fêtera le 65e anniversaire de sa libération par les troupes américaines.

    Le rassemblement des sociétés se fera au pont de la chaussée de Mécringes, à 18h30.

    Défilé en musique avec des véhicules militaires et personnages en costumes d’époque.

     

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    Union090821a - Marne

    DAMERY : Une Jeep, du champagne et une histoire de nom

    La maison familiale a été créée en 1769.
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  • A Damery, la maison Jeeper entraîne les visiteurs dans ses caves ultramodernes, mais peut aussi les emmener dans ses vignes… en Jeep.

    JEEP et champagne. L’association est plutôt osée. Le Dameriat Armand Goutorbe a pourtant tenté le pari.

    Officier colombophile durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands. Lorsqu’il revient en 1944 à Damery, blessé, il est contraint d’utiliser un véhicule pour circuler dans ses vignes. A l’époque, l’état lui permet d’acheter une voiture. Armand Goutorbe se procure une Jeep Wyllis.

    Pour rendre hommage à sa voiture, qui lui est devenue indispensable, et pour se démarquer des nombreux Goutorbe implantés à Damery, il choisit, dès 1945, d’appeler sa maison Jeeper.

    Aujourd’hui, c’est son fils, Christian Goutorbe, 62 ans, qui dirige avec fierté la maison familiale, créée en 1769.

    « Nous avons trois vignobles répartis dans la Marne et dans l’Aube », explique le propriétaire. Le premier se situe dans la vallée de la Marne autour de Damery, Venteuil… Il est composé principalement de pinot meunier et de quelques parcelles de pinot noir et de chardonnay.

    « Nos deux autres vignobles sont dans le Sézannais aux alentours de Beton et dans le Perthois. Ce dernier est 100 % chardonnay ».

    La maison Jeeper est aujourd’hui à la tête d’environ 30 hectares, auxquels s’ajoutent les raisins achetés à des viticulteurs voisins.

    Des caves modernes

    Les 180.000 bouteilles produites chaque année ont séjourné dans des caves ultramodernes. « Nous n’avons plus que des caves modernes, » souligne Christian Goutorbe. « C’est plus pratique et nous pouvons conserver jusqu’à 600.000 bouteilles. Nous utilisons les gyropalettes pour le remuage. C’est plus rapide et plus régulier que la main de l’homme. »

    Le vigneron travaille essentiellement avec des cuves en inox dans lesquelles il peut facilement surveiller la température ainsi que les fermentations.

    Il est particulièrement attentif à la fermentation malolactique (dégradation de l’acide malique en acide lactique). « Je la fais car je n’aime pas le champagne trop acide », avoue le Dameriat.

    Christian Goutorbe travaille principalement avec des Français. L’exportation ne représente que 10 % de son chiffre d’affaires et se concentre notamment en Europe. « Nous fonctionnons essentiellement avec les clients que nous connaissons », ajoute le propriétaire. Ces derniers peuvent ainsi découvrir les deux cuvées principales de la maison qui sont la cuvée Ducale et la grande réserve brut, 100 % chardonnay.

    Caves Jeeper, 8, rue Georges-Clemenceau à Damery. Tél. : 03.26.58.41.23.

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    Union090820c - Marne

    TOGNY-AUX-BŒUFS : Hommage rendu

    La ferme du Maquis de Chantereine, où se sont déroulés les combats, est restée en l’état.
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    Une commémoration s’est déroulée auprès de la tombe de Fernand Arrouart, de Togny-aux-Bœufs, mort il Y a 50 ans lors de la guerre d’Algérie.

    Anciens combattants et famille se sont en effet recueillis.

     

     

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    Union090820b - Marne

    ACTU 51 : Epernay

    La Sparnacienne Yvette Lundy, ancienne déportée résistante dont l’implication dans le travail de mémoire envers les jeunes générations est exemplaire, vient de se voir décerner la médaille d’or de l’Office national des anciens combattants par son conseil d’administration présidé par le secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants.

    Une juste reconnaissance pour l’institutrice de Gionges, qui dès 1940, est entrée en résistance et a jusqu’à son arrestation par la gestapo et sa déportation à Ravensbrück, agi avec sang-froid pour concourir à la Libération de la France.

    Très impliquée avec Jean Chabaud dans la préparation du Concours scolaire de la Résistance et de la Déportation, elle intervient toujours dans les classes des collèges et des lycées pour expliquer son engagement et relater ce qu’elle a vécu dans les camps nazis.

    Sa pédagogie et son sens du contact avec les ados sont unanimement salués par les enseignants.

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    Union090820a - Marne

    BETHENY : L’histoire n’est pas un éternel. ..

    Les membres de l’association Shaef de Bétheny, association militaria qui se passionne pour la période US de la Seconde Guerre mondiale, sont un peu dépités.

    A l’occasion du 64e anniversaire de la libération de Reims, ils vont organiser à nouveau un campement US dans le parc de Champagne.

    Mais contrairement à il ya cinq ans, ils n’auront pas le droit de faire de barbecue ni d’y faire entrer un char Stuart, petit obusier à canon court. Parce qu’il ne faut pas abîmer le parc.

    « C’est dommage », commente un adhérent. « Les gens ne pourront pas voir les soldats à la queue leu leu pour remplir leurs gamelles à l’heure de la soupe. D’autre part, il y a cinq ans, je ne me souviens pas que nous ayons abîmé le terrain … »

    Heureusement que la municipalité rémoise n’était pas aussi exigeante en 1944, on serait sans doute encore Allemand !

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    Union090819c - Marne

    CORMONTREUIL : Rendez-vous au Maquis de Chantereine

    La ferme du Maquis de Chantereine, où se sont déroulés les combats, est restée en l’état.
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  • Le 28 août 1944, à la veille de la libération de Reims, un affrontement entre Allemands et maquisards faisait onze morts et six blessés parmi les 116 défenseurs français dans la ferme de Chantereine.

    C’est ainsi que, chaque année, a lieu une cérémonie du souvenir en cet endroit isolé au milieu des champs, entre les petites communes de Champlat et Boujacourt et où un monument a été érigé à cette occasion.

    Aussi, ce dimanche 23 août aura lieu à 10 h 30 à la ferme de Chantereine la cérémonie du 65e anniversaire des combats du maquis. Parmi les onze morts et neuf blessés, figure Philippe Coutiez, un enfant de Cormontreuil.

    Le comité UNC de Cormontreuil ainsi que celui du Maquis de Chantereine invitent la population à participer à cette manifestation.

    Le départ est fixé à 9 h 30. Rendez-vous est donné à 9 h 15 devant la mairie de Cormontreuil afin de se grouper dans les voitures (économies d’énergie oblige).

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    Union090819b - Marne

    SUIPPES : Double souvenir

    Les descendants Legeay : Constant (né en 1948), son fils Bruno et son petit-fils Baptiste.
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  • Des calvaires élevés sur les lieux d’un accident ou à l’occasion d’autres événements sont nombreux dans le secteur mais celui de la Croix-St-Remy présente une certaine particularité. Quelle ne fut pas la surprise de Michel Sibille, en 2004, lorsqu’il découvrit, qu’au dos de la croix figurait une autre inscription : une effigie de tombe de la Première Guerre mondiale.

    Une gravure permettait d’y lire : « Legeay Constant 26e Art. 7e Bie de Ballon Sarthe 27 mars 1915 ». Des recherches plus approfondies lui apprirent que ce soldat repose actuellement au cimetière de Jonchery-sur-Suippe, tombe 2159 (depuis 1920) après avoir été momentanément enterré au cimetière de Suippes.

    Parlant de sa découverte avec Maurice Feauveau, sarthois d’origine, il apprit que « Ballon était une localité sarthoise, et non pas l’objet aérien » auquel il avait pensé. Et ils retrouvèrent en 2007 les descendants de la famille Legeay (prénommés aussi Constant).

    La famille actuelle (son petit-fils) ne possède que peu de documents dont, transmis par la grand-mère, la lettre de la mairie de Ballon datée du 27 mars 1917 indiquant que son mari « mort pour la France au combat du Jonchery a été inhumé au cimetière de Suippes, tombe n°13 ».

    Après la visite de Maurice Fauveau et de son épouse à Ballon, les Legeay sont venus courant juillet à Suippes, accueillis par les deux familles locales. Ils sont allés se recueillir sur les lieux où est mort et où repose leur ancêtre.

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    Union090819a - Marne

    ACTU 51

    Etes-vous né le 3 septembre 1939 ?
    Vous êtes-vous marié ce jour-là ?
    Avez-vous accouché le jour de la déclaration de guerre, gardez-vous un souvenir particulier de cette journée ou le précieux témoignage d’un parent ?

    Contactez Hervé Chabaud « l’union », 5, rue de Talleyrand, 51 083-Reims Cedex.

    Nous ferons revivre ces tranches de vie dans les prochaines semaines à l’occasion du 70e anniversaire de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale.

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    Union090817b - Marne

    SAINT-MEMMIE : En souvenir des soldats morts à l’hôpital n°4

    La plaque est désormais installée dans le hall de la mairie.
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    Elle avait été dévoilée le 11 novembre dernier par le maire, Pierre Faynot, et Alain Girod, membre de www.memorial-genweb.org, un service bénévole d’assistance généalogique.

    La plaque commémorative des 285 soldats morts à l’hôpital temporaire n° 4 de Saint-Memmie est désormais apposée dans le hall d’entrée de la mairie.

    Elle figure non loin des plaques sur lesquelles sont gravés les noms des enfants de la commune Morts pour la France.

    Comme le souligne Alain Girod, « cette plaque restera la « flamme Souvenir », pensée pour ceux qui ont souffert et sont morts dans la caserne de Chasseurs, transformée en hôpital, de septembre 1914 à fin 1918 ».

     

     

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    Union090817a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Le cimetière Clamart abandonné aux herbes / Des tombes dans la jungle : Une mystérieuse tombe

    C’est la période la plus critique pour le cimetière Clamart, envahi par les herbes. Fermé, il n’est entretenu qu’une fois par an, pour la journée du patrimoine.

    La moitié droite du cimetière Clamart est vide… ou presque. Seule la sépulture d’un certain Charles-Philippe Édouard, marquis de Liniers, décédé en 1881, est présente.

    Après plusieurs recherches, il a été découvert que cette tombe se trouvait initialement dans le cimetière du Midi. Le monument a été transféré au cimetière Clamart, après un accord verbal entre la municipalité, le Souvenir français et de l’association pour la conservation des monuments napoléoniens. Les restes mortels ont été réinhumés le 22 novembre 1989.

    « Le Souvenir français voulait rassembler les tombes des anciens combattants pour n’avoir qu’un seul endroit à entretenir », explique Michel Picard. Pour des raisons inconnues, le projet semble être tombé à l’eau, puisque la tombe de ce grand officier de la Légion d’honneur est la seule à avoir été transférée.

    E.H.

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    Union090816b - Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Un spectacle fin août : Nouvelle signalisation pour Vallée Moreau

    Des pancartes ont été installées pour guider les touristes vers ce site où se déroulera un spectacle historique à la fin du mois d’août.
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  • Récemment, de nouvelles pancartes ont été installées le long des routes argonnaises par le biais du conseil général pour indiquer le site de la Vallée Moreau. En effet, ce site de guerre allemand, situé en plein cœur de l’Argonne entre Vienne-le-Château et Binarville, est très visité par des touristes venant parfois de l’étranger, mais très mal indiqué. Sur Vienne-le-Château, un nouveau panneau a été implanté avec les batailles de la Marne et de l’Argonne.

    De quoi inciter nos visiteurs à se rendre sur les autres sites de guerre. Une belle promotion pour tout le travail des bénévoles.

    De nombreuses visites guidées sont proposées tout au long de l’année par les bénévoles du comité franco-allemand tous les samedis et les 1er et 3e dimanche de juillet et août.

    Les 29 et 30 août prochains aura lieu un grand spectacle historique avec plus de 30 figurants en tenue d’époque de quoi se replonger dans la vie de la première guerre mondiale.

    Pour tout renseignement sur les horaires, contacter la maison du pays d’Argonne au 03.26.60.49.40.

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    Union090816a - Marne

    REIMS : Sabre au clair : des pyramides à la campagne de Russie

    Austerlitz : le 21 janvier 1804, le capitaine Delaitre voit son cheval tué sous lui ; sur cette reproduction de la toile de Gérard, ce serait le personnage en tenue de Mamelouck, en bas, à gauche, qui tient son cheval mourant par la bride…
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  • Le colonel Delaître sera présent sur le site de la foire de Châlons-en- Champagne, sur le stand du Souvenir Napoléonien et dédicacera son ouvrage le vendredi 28 août.

    « Baron Charles Delaitre, général d’Empire - Cavalier de La Garde - Des Mameloucks aux Lanciers de Berg » Editions L’esprit du livre - 27 euros.

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  • Vive l’Empereur ! La fièvre des batailles, l’héroïsme, les charges de cavalerie…

    Quand bien même il n’est plus aujourd’hui politiquement correct de s’enflammer pour l’art de la guerre, force est de constater que le mythe solaire du guerrier conquérant excite toujours l’imagination de nos contemporains, et que depuis l’Anabase de Xénophon, les œuvres du pseudo-Callistène, celles de César (auteur de la Guerre des Gaules), les mêmes passions excitent les mêmes hommes…

    La geste napoléonienne qui a fasciné les contemporains de Bonaparte, ne rend pas toujours grâce aux héros de cette épopée si fort inspirée par celle d’Alexandre, quand l’artillerie subtilement employée par l’Empereur faisait déjà de ses batailles le fondement de la guerre moderne. Le lieutenant-colonel Fabrice Delaître, qui a notamment occupé le poste de commandant en second du 3e régiment du génie de Charleville-Mézières, n’est pas seulement un guerrier moderne et cultivé ; historien de formation, membre du Souvenir napoléonien, il porte encore le même patronyme que l’un des héros de l’Empire, le général baron Charles Delaitre, dont le nom glorieux est gravé sur l’un des piliers de l’arc de triomphe. Un signe du destin qui devait lancer le colonel Delaître sur les traces de celui du général baron éponyme.

    Sa quête méticuleuse et scientifique quant à la méthodologie historique employée, est plus que bien documentée, riche de pièces et de témoignages authentiques ; il faut ajouter à l’avantage du colonel historien que son ouvrage ne sent point le labeur et que sa maîtrise donne au récit produit la qualité, le goût de la chronique, le parfum de l’aventure et du roman. Qui plus est, on s’instruit en lisant ce récit que ne renierait pas un narrateur classique. La vie du cavalier Delaitre, qui combattit avec Bonaparte puis avec Napoléon, est assez hallucinante de par son intensité, l’engagement des hommes qui apparaissent dans son sillage, les circonstances qui les amènent à se surpasser, voire à se sacrifier, comme sur la Bérézina…

    Une vie hallucinante de par son intensité

    A Austerlitz, le 21 janvier 1804, à la tête des Mameloucks, le capitaine Delaitre enfonce et culbute les chevaliers-gardes du tsar Alexandre. Un fait d’armes qui lui vaut, de l’Empereur en personne, la remise de ses épaulettes de chef d’escadrons, sa propre compagnie, une aigle et un guidon. Le 6 avril 1807, à Varsovie, sur ordre de l’Empereur, il crée un régiment de chevau-légers polonais dont la vaillance sera consacrée à Somosierra de la bouche même de Napoléon 1er : « Vous êtes digne de ma Vieille Garde, je vous reconnais pour ma plus brave cavalerie ! »
    Un hommage qui vaut toutes les décorations et qui oblige…

    Les 27 et 28 novembre 1812, lors des combats sur la Bérézina, la division Partouneaux et la 30e brigade de cavalerie du général Delaitre qui lui est attachée doivent conduire une action de diversion destinée à attirer l’attention des Russes sur Borisov. Maintenues trop longtemps en arrière-garde, ces unités sont sacrifiées par l’Empereur pour permettre au maréchal Victor de tenir la tête de pont à Studianka et à la Grande Armée de franchir le fleuve. Delaitre capturé survivra à la chute de l’Aigle, et fait extraordinaire, la Restauration lui permettra de poursuivre sa brillante carrière sans se déshonorer… Il mourra dans son lit après avoir été blessé quatre fois et risqué sa peau sur tous les champs de bataille de l’Empire.

    Un ouvrage à lire après celui de Vivant Denon, membre lui aussi de l’expédition d’Egypte, et avant le Mémorial de Sainte-Hélène.

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    Union090815a - Marne

    VILLENEUVE-RENNEVILLE : Il a participé au débarquement en 44 : Yves Caplat se souvient

    Le 8 mai dernier, Yves Caplat a rencontré le Président Sarkozy lors d’une cérémonie organisée à Sainte-Maxime.
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  • Il avait 20 ans le 15 août 1944. Le Marnais Yves Caplat fait partie des derniers survivants du 2e régiment de cuirassiers qui a débarqué en Provence ce jour-là.

    « C ’ÉTAIT pour nous un jour extraordinaire, une opération d’une formidable précision compte tenu de l’ampleur des opérations. » A 85 ans, Yves Caplat garde imprimées sur sa rétine les images de ce débarquement de Provence. Son débarquement. Il n’avait que 20 ans et portait sur ces opérations militaires un regard empreint d’innocence.

    « Nous étions en mer à attendre de pouvoir débarquer avec nos chars derrière l’infanterie américaine. C’était spectaculaire de voir tous ces bateaux sur la mer, on aurait dit un essaim d’abeilles posées sur l’eau, se souvient-il. Le bruit était infernal car les avions faisaient des rotations pour pilonner les fortifications que les Allemands avaient construites sur la côte. C’était assez féerique dans un sens de voir tous ces impacts sur la terre ! » Quand vient l’heure de toucher terre, on est au milieu de l’après-midi du 15 août 1944. Le 2e régiment de cuirassiers débarque sur la plage de La Nartelle à Sainte-Maxime avec 17 chars et 200 hommes. « La première chose qu’il a fallu faire, c’est retirer la graisse qui protégeait les chars et devait nous permettre, si besoin, de débarquer dans 1 m 50 d’eau. A notre arrivée sur la terre, nous ne nous sommes pas battus. Toutes les positions blindées avaient été pilonnées et la véritable résistance allemande était dans l’arrière-pays. »

    Les troupes montent justement vers la montagne. C’est là que le maréchal des Logis Caplat voit ses premières scènes macabres. « La batterie allemande avait été détruite par l’aviation. Les soldats étaient calcinés, tout noirs… ». L’escadron poursuit son avancée. Gonfaron. Le Luc. « C’était notre premier combat. Nous avons perdu un char et quatre camarades. » Après Marseille, où ils viennent soutenir les tabors marocains, direction la vallée du Rhône.

    Il enchaîne avec l’Indochine

    A Beaune, les combats font rage. Mais la troupe progresse. Viendront ensuite les Vosges - le régiment d’Yves Caplat y reste un mois coincé dans le froid - puis l’Alsace et enfin l’Allemagne. Le fils de l’instituteur de Villeneuve-Renneville ne deviendra pas ingénieur agricole comme il le souhaitait mais choisira l’uniforme. Après l’école de Saumur, il enchaîne avec la guerre d’Indochine. Puis c’est l’Algérie. « J’ai terminé ma carrière comme commandant chef d’escadron », résume Yves Caplat, désormais installé à Nice. Le Marnais est également commandeur de l’ordre national du Mérite et officier de la Légion d’Honneur.

    Il est le plus jeune des sept survivants de cet escadron qui a débarqué à La Nartelle. Aujourd’hui, il participe à la cérémonie en l’honneur de ces soldats présidée par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Hubert Falco.

    Stéphanie VERGER

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    Union090813b - Marne

    VAL-DE-VESLE : Exposition : « Le front invisible » à l’église

     

    Dans le cadre du programme culturel mis en œuvre et financé par le conseil général de la Marne, « Marne, Pays d’Histoire 2004-2009 », Val-de-Vesle va accueillir dans l’église du quartier de Courmelois une exposition itinérante : « Le front invisible », réalisée par les Archives départementales de la Marne et le service des affaires culturelles.

    Les horaires de l’exposition sont les suivants :

  •  samedis 22, 29 août et 5 septembre de 16 à 19 heures ;
  •  dimanches 23, 30 août et 6 septembre.

    A noter que l’entrée de cette exposition est libre.

     

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    Union090813a - Marne

    ESTERNAY : A l’honneur : Maurice Novion, 99 ans, se souvient de la débâcle de 1939

    Maurice Novion a reçu la croix de guerre en 1940 et, récemment, la croix du combattant et la médaille de la reconnaissance de la Nation.
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  • En juin 1940 la nation reconnaissante lui décernait la croix de guerre.

    Soixante-neuf ans plus tard, le 14 juillet 2009, Maurice Novion, désormais âgé de 99 ans, recevait, à Esternay, la croix du combattant et la médaille de la reconnaissance de la Nation.

    Il faut dire qu’en 1939, suite à l’invasion nazie, ce jeune Marnais de 29 ans a courageusement pris son poste de Maréchal des logis, à Belfort. « J’y ai rejoint mon unité, le 107e Régiment d’Artillerie Lourde Automobile, se souvient avec émotion Maurice. Ma mission consistait à me placer à égale distance entre le canon et la cible. Je donnais les instructions pour ajuster le tir. » Face à des Allemands, nettement mieux armés, l’ordre de repli était donné.

    « C’était la débandade, mais avec le brigadier Jobeze, nous avons décidé de sauver un canon.

    Nous en avons accroché un à l’un des tracteurs, récupéré des munitions et en route vers Auxerre. Tant bien que mal, nous avons roulé à 6 ou 7 km à l’heure, jusqu’à une descente où nous sommes sortis de la route. Notre aventure s’est arrêtée là… Mais les officiers ont considéré que notre comportement avait été exemplaire. »

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    Union090812a - Marne

    VILLEDOMMANGE : Obsèques du journaliste Daniel Pellus : Hommage à un humaniste

    Des hommages émus ont salué la mémoire de ce grand humaniste.
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  • Hier à 15 heures, les oiseaux se sont tus. Les arbres ont cessé de bruisser dans le cimetière bucolique planté à côté de la paisible chapelle Saint-Lié surplombant l’océan de vignes de la commune de Villedommange. Comme pour mieux entendre les hommages prononcés à la mémoire du journaliste-historien de l’union Daniel Pellus, décédé dans sa 87e année, la nature a fait silence.

    Regroupés autour de son épouse Tatiana, tous ses proches et ses amis ont été fort émus par les trois interventions prononcées autour du cercueil du défunt.

    C’est le poète rémois Michel Bénard qui a souligné les qualités d’humaniste de Daniel Pellus, « un artisan de l’esprit dans la définition où l’artisan est conservateur du beau, du vrai et du savoir-faire […] Un homme d’équité et de parité s’insurgeant dans son ouvrage sur les scandales procès en Champagne sur une certaine justice bien discutable, lui qui a connu en Allemagne les affres du régime du IIIe Reich et où il rencontra la jeune prisonnière russe qui deviendra son épouse ».

    C’est Maurice Saleck, ancien reporter, formé par Daniel Pellus qui a salué « un homme qui a fait honneur à sa profession, à sa ville et à sa région ; un chef calme, impartial, ayant le sens de la mesure et de la diplomatie ». Rappelant « la langue sobre, l’écriture claire et précise du journaliste capable aussi bien de trousser de savoureux billet signé Clovis que de réaliser des reportages de par le monde », l’orateur a salué « le journaliste de talent, l’historien scrupuleux, la personnalité discrète et attachante qui avait reçu une blessure inguérissable lors du décès de sa fille Sophie », noyée au large des Glénants en 1977.

    C’est Hervé Chabaud, rédacteur en chef de l’union qui a conclu les interventions en saluant « l’homme grand, simple, authentique et toujours égal à lui-même qui a passé 37 ans à l’union. Grand journaliste à la fois témoin de son temps et toujours curieux aussi de remonter le temps il nous a appris à donner un sens aux mots ». Et de rappeler une série de six reportages qu’il avait faits à l’occasion du 30e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis et dans lesquels il avait à la fois restitué la souffrance vécue tout en se posant des questions sur l’homme par rapport à la barbarie, Daniel Pellus ayant toujours une indéfectible espérance dans l’avenir. « Merci à Daniel Pellus qui a apporté aussi une pierre importante à l’histoire de la cité, à l’Histoire tout court ».

    À toute la famille de Daniel Pellus, nous renouvelons nos condoléances attristées.

    Alain MOYAT

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    Union090811a - Marne

    SUIPPES : C’est une date à retenir !

    Le samedi 12 septembre, une visite-pèlerinage, la seule de l’année, est organisée pour découvrir dans le camp militaire de Suippes, les cinq villages disparus pendant les effroyables combats de la Grande Guerre.

    C’est une occasion inespérée de voir les vestiges de Perthes-les-Hurlus, Hurlus, Le Mesnil-les-Hurlus, Tahure et Ripont mais aussi certains ouvrages des lignes de défense d’alors. Ces petites communes n’ont pas été reconstruites après le conflit et leur nom a été associé depuis à des villages dans le périmètre voisin du camp.

    Le Centre d’entraînement des brigades, le Centre d’interprétation de Suippes et leurs partenaires soucieux du travail d’histoire et de la préservation de ces hauts lieux de la guerre, proposent cette visite comprenant des visites commentées, des reconstitutions et cérémonies et même un bureau postal temporaire pour les philatélistes.

    Pour des raisons de sécurité, les personnes intéressées seront prises en charge par des navettes assurées par l’armée de Terre. La première partira à 9 heures, la dernière à 18 heures.

    À chaque fois, des familles viennent de très loin pour se recueillir là où un proche est tombé au champ d’honneur pour la France.

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    Union090810d - Marne

    HUIRON-GLANNES : Une signalétique inaugurée : Un hommage aux aviateurs tombés pour la France

    Une signalétique du monument a été inaugurée.
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  • De nombreuses personnes, dont 23 porte-drapeaux, étaient rassemblées dans le cimetière intercommunal de Huiron - Glannes pour rendre hommage à six aviateurs du Commonwealth et deux agents de renseignements français tombés pour la défense du pays le 5 août 1944. Cet hommage a été rendu à l’invitation de la commune de Glannes et de son maire Monique Martin, en collaboration avec le comité cantonal du souvenir français de Vitry-le-François et le concours de l’union nationale des combattants (UNC) de Huiron.

    Une signalétique officielle indiquant le monument a été inaugurée, au carrefour entre la route départementale qui va de Blacy à Les Rivières-Henruel et celle qui va à Courdemanges en passant par Huiron.

    Après le dépôt d’une gerbe par François Girardin, président de l’UNC accompagnée par Anne, la nièce du Sous-lieutenant français Damas Bernard, les anciens combattants ont procédé à l’appel des Morts pour la France.

    Puis, un hommage a été rendu à un soldat inconnu, décédé lors de la bataille de la Marne en septembre 1914, par le dépôt d’une gerbe par le sous-préfet Raymond Floc’h.

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    Union090810c - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Une centaine d’exposants : Des capsules par milliers

    Les collectionneurs passionnés ont échangé leurs capsules.
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    Une centaine d’exposants avait investi la salle des fêtes de Saint-Martin-d’Ablois pour la traditionnelle bourse d’échange de capsules organisée par l’association des ACPG-CTAM présidée par Bernard Joffre.

    Dans la salle, on pouvait admirer des magnifiques capsules de champagne comme la série des dix soldats de la grande guerre du champagne de la Madelon à Mancy, ou encore la série des anciens combattants très prisées des collectionneurs, français, belges, anglais ou luxembourgeois échangeaient leurs doubles car, dans cette réunion mensuelle, il n’y a pas de transaction d’argent.

     

     

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    Union090810b - Marne

    THILLOIS : Fouilles préventives sur le futur emplacement d’Ikea

    « Les maisons étaient construites avec de la terre crue, séchée au soleil », selon Claire.
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  • « Faire découvrir aux gens leur histoire ! » C’est le métier de Claire Pesenti, directrice des fouilles de la société Eveha de Limoges.

    Elle a été chargée d’effectuer les fouilles avec sept confrères archéologues.

    Depuis le 30 juin, avec son équipe, elle a travaillé sur un espace de 3.400 m2 près du Mont Saint-Pierre à Thillois. Là où va s’implanter le géant suédois Ikea.

    Son équipe a découvert très peu d’objets. Les archéologues pensent qu’il s’agit d’anciennes riches maisons du Moyen-Âge à cause de tuiles vernissées retrouvées sur place.

    « Ce travail est très physique. Nous utilisons très peu la pelle mécanique et beaucoup la pelle et la pioche ! »

    Leurs efforts ont permis de sortir des entrailles de la terre plusieurs parties des anciennes maisons : une cave, des marches, un souterrain d’un dizaine de mètres et une porte murée par les habitants de l’époque. « Peut-être pour éviter un éboulement. »

    Guerre 14-18

    Ils ont abandonné les lieux après avoir scrupuleusement tout emporté.

    Les membres de l’équipe ont découvert des obus de la guerre de 14-18.

    Des tranchées traversaient tout le site ! Les soldats utilisaient même un souterrain creusé au Moyen-Âge.

    Par chance, la guerre n’a pas effacé tous les vestiges. C’est l’homme contemporain qui s’en chargera ! En effet, Claire Pesenti et son équipe font de « l’archéologie préventive ».

    Ils prennent un maximum de photos et font des relevés à la main pour compléter les détails qui ne sont pas visibles sur un cliché photographique. Le travail sur le terrain des archéologues s’arrête là.

    Les futurs travaux de construction du grand magasin débuteront. Le service d’archéologie de la Ville de Reims prendra le relais mais de l’autre côté du site. Pour Claire, le travail aux archives commence avant de repartir sur un autre chantier.

    La société pourra étudier les objets récupérés pendant une année avant de les remettre au dépôt régional archéologique.

    Jean-Christophe LE BLÉVEC

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    Union090810a - Marne

    REIMS : Jean-Baptiste Drouet, comte d’Erlon

    Jean-Baptiste Drouet, comte d’Erlon a été général de division, maréchal de France. Fils et petit-fils de charpentier, lui-même serrurier, il s’enrôle en 1792 dans un bataillon de volontaires nationaux, et participe, en qualité d’aide de camp du général Lefebvre, de nombreuses campagnes de 1793 à 1796.

    En 1803, il est nommé général de division. Il se signale à la bataille d’Iéna, à la prise de Halle (1806). Il est blessé au cours de la bataille de Friedland où il était chef d’état-major du corps d’armée du maréchal Lannes. Il est alors décoré du titre de grand officier de la Légion d’honneur. Il devient officier, général, comte d’Erlon. En 1805, le général Drouet commande une division du 1er Corps du maréchal Bernadotte et participe à la bataille d’Austerlitz. De 1810 à 1814, il combat en Espagne avec le maréchal André Masséna ainsi qu’au Portugal. Il obtient de nombreux succès.

    Erlon à l’étoile

    Sous la Première Restauration, le général Drouet est nommé chevalier de Saint-Louis, grand cordon de la Légion d’honneur et commandant de la 16e division militaire. Son corps est chargé de l’attaque principale à Waterloo le 18 juin, mais sans succès.

    Sa statue, œuvre du sculpteur Louis Rochet, se trouve à l’angle des boulevards Victor-Hugo et Henry-Vasnier. Son nom est gravé sur le côté est de l’Arc de triomphe de l’Étoile.

    Jean-Christophe Le Blévec

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    Union090809a - Marne

    ARGONNE : Les mille et une facettes de l’Argonne

    Ramasser des champignons, chasser te chevreuil, ou tout simplement se promener le long des chemins de randonnée ou des ruisseaux ; surprendre ’.e sonneur à ventre jaune ou la cigogne noire ; se reposer au pied des arbres centenaires, observer le bal des bûcherons et des grumes qui s’en vont…

    Répartie sur la Marne, la Meuse et les Ardennes, sur près de 49.000 hectares, la richesse de son sol et ses bois sont enviés des exploitants. La forêt d’Argonne est décidément une forêt qui vit. On peut la résumer en trois termes : richesse, générosité, opulence.

    Ses épais feuillus et résineux, sa succession de côtes, de vallonnements et de plaines entourées de forêts denses attirent de nombreux randonneurs et du gibier.

    Chargée d’histoire, elle a été le théâtre de violents combats pendant la Première Guerre mondiale. Elle a même inspiré des soldats qui ont écrit des chansons sur le front, comme « Ma p’tite Mimi », composée dans les tranchées, au hameau de la Harazée, par Théodore Botrel, employé des chemins de fer. Sans compter un anonyme anglais qui a composé une ballade nommée « Argonne Forest ».

    C’est aussi à Varennes-en-Argonne que le malheureux Louis XVI a été reconnu dans sa fuite, étape décisive de sa condamnation à mort.

    Terre de repos et de jeux pour les familles et les enfants, on y trouve tables d’hôtes, auberges et campings à proximité de ta forêt.

    A 1h15 de Reims et à 1heure de Charleville-Mézières, le trajet vaut le détour si l’on se laisse surprendre par le clapotis des ruisseaux et les arbres centenaires.

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    Guerre et verdure

    « A la guerre, on n’peut guère
    Trouver où placer son cœur.
    Et j’avais du vague à l’âme
    De vivre ainsi sans ma p’tite femme.
    Quand l’aut’semaine,
    J’eus la veine
    D’être nommé mitrailleur
    Ma mitrailleuse, ô bonheur !
    Devint pour moi l’Ame sœur »

    C’est un extrait de la chanson « Ma p’tite Mimi », composée par un poilu, Théodore Botrel, dans les tranchées du hameau de la Harazée, dans la forêt d’Argonne.

    Lieu de mémoire pour l’historien chevronné, sources de promenades pour le randonneur, gisement de richesses sylvicoles pour l’exploitant, l’amoureux de l’Argonne quel qu’il soit a bien conscience qu’il faut protéger ce patrimoine.

    Au-delà du travail de mémoire et des vestiges, cette forêt recèle bien d’autres histoires.

    A condition de se laisser porter.

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    Vestiges de la guerre de 14-18

    La guerre de 14-18 est l’une des plus grosses boucheries de l’histoire. Et une bonne part du carnage a eu lieu dans l’Argonne. Même si la nature a repris ses droits dans divers endroits, certains lieux gardent encore des traces de la tuerie. Des vestiges sont encore visibles dans les sentiers de randonnées balisés entre Vienne-le-Château et Binarville.

    L’un des monuments les plus importants est sans conteste la nécropole nationale. « En Argonne, il y a plus de monde dans les cimetières que dans les villages », regrette Roger Berdold, président du comité franco-allemand à Sainte-Ménehould.

    En face, l’ossuaire de la Gruerie. Le bois de la Gruerie a été surnommé bois de la Tuerie par les poilus eux-mêmes. De septembre 1914 à la fin 1915, il a été l’un des secteurs les plus dangereux.

    Sur la même route, après la nécropole, à gauche, il y a le Kaiser Lager, un camp allemand de deuxième ligne, faits de tranchée et d’abris. Et toujours sur la même route, le camp allemand de la vallée Moreau. Les soldats se reposaient et se réunissaient dans ses souterrains.

    Comité franco-allemand Souvenir et sauvegarde des sites en Argonne de 14-18 Président : Roger Berdold Visites guidées tous les 2e et 4e dimanche du mois et tous les samedis. Renseignements : 03.29.88.24.21.

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    La nuit de Varennes

    Le 20 juin 1791, pour fuir un Paris en proie aux fureurs révolutionnaires, Louis XVI et sa famille optent pour la fuite et l’exil… Hélas, dans les Ardennes, Drouet et Guillaume les reconnaissent au relais de poste de Sainte-Ménehould et se mettent à leur poursuite après quelques tergiversations. Les deux voitures de la famille royale sont immobilisées sous la voûte de l’église Saint-Gégoult.

    Des patriotes, qui buvaient à l’estaminet du « Bras d’or », obligent les voyageurs à se réfugier dans la maison d’un particulier. L’alarme est donnée, les hommes de La Fayette, partis de Paris à bride abattue, auront le temps de rattraper les fuyards et de faire valoir un décret de l’Assemblée ordonnant l’arrestation de la famille royale. Quinze mois après cette tragique équipée, le roi était déchu de son titre et la République proclamée le 21 septembre 1792.

    Louis XVI fut jugé devant la Convention nationale, condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793 ; destin partagé par la reine Marie-Antoinette le 16 octobre 1793, Madame Élisabeth, sœur du Roi, le 10 mai 1794… Quant au dauphin « Louis XVII », il devait mourir de maladie, à l’âge de 10 ans, le 8 juin 1795, après trois années de maltraitances endurées dans la prison du Temple. Sombres pages de l’histoire de France…

    Violences, procès truqués, la République est née avec le martyre d’un brave homme qui ne méritait certainement pas un tel destin.

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    Union090808b - Marne

    EPERNAY : 5 août : A la mémoire des fusillés

    Lors du dépôt de gerbes sur les tombes de James Lecomte (fusillé) et Thérèse Pierre (assassinée en prison par la gestapo).
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    Comme chaque année le 5 août, l’association des anciens combattants de la Résistance (ANACR) et l’association nationale des Amis de la Résistance, accompagnés d’une importante délégation de porte-drapeaux, ont organisé une manifestation du souvenir à la mémoire des fusillés du 5 août 1944.

    Après avoir fleuri au cimetière Nord les tombes de Pierre Escudié, Pierre Bouché, James Lecomte, Thérèse Pierre, André Tessier, René Herr et Léon Leroy, la délégation a déposé une gerbe à la plaque commémorant l’assassinat de Robert Dié, rue de Reims, capitaine des FTPF, abattu en service commandé par la milice française le 5 août 1944.

    La délégation était alors reçue dans les salons de l’hôtel de ville par Rémi Grand, conseiller municipal, qui remercia l’ANACR et les Amis de la Résistance de perpétuer ainsi le devoir de mémoire.

     

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    Union090808a - Marne

    COOLE : Corse / Résistance : La disparition de Jean-Baptiste Biaggi

    Il était l’un des derniers survivants de la prodigieuse évasion réussie entre Châlons-sur-Marne et Vitry-le-François depuis un train l’emmenant vers les camps de concentration nazis.

    L’avocat corse Jean-Baptiste Biaggi, une figure de la Résistance ayant rompu avec le gaullisme avec la guerre d’Algérie pour se rapprocher de la droite extrême, est mort un mois avant ses 91 ans.

    Si certains de ses camarades ont regretté ses choix d’après, pas un n’a critiqué son courage, son audace et son engagement de patriote pendant la Seconde Guerre mondiale.

    « Bat », le héros qui vient d’être inhumé dans son village de Cagnano (Haute-Corse) s’était illustré en juin 1944 dans la Marne. Arrêté en décembre de l’année précédente et enfermé à Fresnes pendant quatre-vingt-quinze jours, ce grand blessé de guerre n’avait jamais pensé renoncer à son combat contre Vichy et le nazisme.

    Au moyen d’une scie dissimulée

    Lorsque le 3 juin, une liste de deux mille noms est affichée au camp de Royallieu près de Compiègne désignant ceux qui composeront le convoi du lendemain vers l’Allemagne, il n’hésite pas un instant. Avec Jean Martin, un des agents du réseau Orion dont il fait partie mais aussi l’abbé Le Meur et quelques autres, ils se regroupent pour être embarqués dans le même wagon et réussir l’évasion préméditée par le résistant corse.

    Entassés comme des animaux, tous ces hommes disposent de bien peu de place pour se mouvoir, ce qui n’empêche pas Martin d’entamer la porte du wagon au moyen de la scie qu’il a dissimulée. Lorsque l’espace dégagé est suffisant, Biaggi explique aux prisonniers comment s’évader par groupes de trois. Le Meur les a déterminés : « Couvrez-vous d’un maximum de vêtements, protégez-vous la tête, allongez-vous sur le marchepied, tête vers l’arrière du train, couché sur le côté droit, le corps face au wagon et poussez fortement des mains et des genoux pour ne pas tomber sous les roues ».

    Solidarité corse

    Martin, Le Meur et Biaggi sautent entre Châlons et Vitry et à l’aube du 5 juin, ils arrivent à Coole où un jeune abbé le père Weber dit la messe. Il n’hésite pas à leur venir en aide et avec de multiples précautions, il accueille les fugitifs dans son presbytère où ils peuvent se restaurer et se reposer.

    C’est chez ce prêtre que les trois résistants apprennent le 6 juin au matin le débarquement allié.

    Par chance, le maire de la commune, Antoine Leonzi est un enfant de l’île de Beauté. Il vient en aide aux évadés et fait jouer la solidarité corse. Le préfet Louis Peretti della Rocca, corse aussi dont l’épouse est une amie d’enfance de la mère à « Bat » accepte de fournir de fausses identités aux trois hommes et de leur faciliter leur retour à Paris. Ils brûlent d’impatience de reprendre le combat et le feront.

    Une stèle érigée devant l’église de Coole par les anciens du réseau Orion rappelle cet épisode incroyable. Biaggi, l’ancien commando de France et grand résistant s’était vu attribuer par Michèle Alliot-Marie alors ministre de la Défense, la cravate de commandeur de la Légion d’honneur.

    Hervé CHABAUD

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    Union090807b - Marne

    Kellermann, héros de Valmy

    Septembre 1792, l’heure est grave pour le « royaume constitutionnel » de France. Les Girondins ont la main à la Convention. Souvent décrits comme tièdes, ils ont déclaré la guerre à l’Europe des Rois cinq mois plus tôt. Le 18 août, la France est envahie par les Prussiens. Longwy puis Verdun capitulent. Une fois n’est pas coutume, tout va se jouer dans la Marne.

    Deux fortes têtes ont pris le commandement général : les généraux Dumouriez et Kellermann, qui vont parfaitement se compléter. Le premier se place en Argonne, d’où il bloque la route vers Paris. Kellermann est constamment en soutien. Dumouriez allonge ses troupes vers Chalons, et, finalement, les deux armées opèrent leur jonction au niveau de Sainte-Ménehould, le 19 septembre. L’armée prussienne se tient sur les hauteurs de l’Iron et de la Lune. Les Français sont en face, sur une hauteur eux aussi. Au milieu, dans la morne plaine, le moulin de Valmy…

    Une bataille symbolique

    Le 20 septembre, Kellermann prend seul les commandes. C’est l’heure de gloire pour ce général galonné qui a commencé sa carrière militaire à 15 ans, comme cadet dans le Régiment de Lowedath. La bataille de Valmy est courte mais c’est une canonnade victorieuse pour les Français, poussés à l’offensive par leur chef. Valmy est surtout une bataille symbolique.

    Apprenant l’heureuse nouvelle la Convention proclame la République… Kellermann va quant à lui évoluer, devenant huit ans plus tard maréchal d’Empire et président du Sénat conservateur.

    Le héros de Valmy n’est pas toujours présent où il faut quand il faut : en 1797, il laisse ses commandements en Italie au fougueux Bonaparte, qui s’en servira comme marche-pied pour ses ambitions…

    Anthony Renaut

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    Union090807a - Marne

    L’union : Nécrologie : Daniel Pellus est mort

    Entré au journal en 1947 pour ne le quitter qu’en 1983.
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  • Figure du journalisme, cet historien, mémoire de Reims, était une plume inspirée de la vie de proximité. On lui doit une vingtaine d’ouvrages.

    Nous sommes tristes. Notre confrère Daniel Pellus nous a quittés hier, jour de la Transfiguration. Lui, le journaliste et historien lumineux, qui s’est appliqué à l’union comme à l’heure de la retraite, à éclairer avec puissance et rigueur l’histoire de la cité, belle ou douloureuse, témoignant d’une curiosité exigeante pour se faire passeur du sens de notre passé, s’est éteint sans bruit.

    Rémois authentique, fils de sculpteur, ayant préféré la philosophie et les lettres au travail de la pierre, Daniel Pellus entre au journal en 1947 pour ne le quitter qu’en 1983. Localier, il vit cette période exaltante de l’immédiat après-guerre où la reconstruction et la réconciliation sont le socle d’un renouveau dont il sait avec finesse expliquer les temps essentiels dans le périmètre de notre région.

    Ce journaliste doué, observateur minutieux de ce monde en mouvement est profondément marqué par le Seconde Guerre mondiale, ses horreurs et la barbarie à visage humain. Lui qui astreint au STO est accusé de sabotage et connaît en représailles le dur régime des mines de sel, y rencontre Tania, la jeune Ukrainienne qui devient sa femme. Alors, la paix retrouvée, il espère un monde apaisé et rempli de bonté.

    Méthodique et efficace

    Timide et d’une constante modestie, il incarne un humanisme généreux et cette envie de bien faire par idéal et par respect pour les lecteurs. Ses qualités sont remarquées et appréciées et il s’impose comme un reporter de talent mais aussi comme un chef des informations méthodique et efficace. N’obtient-il pas en 1957 pour Les miracles de la chirurgie le prix François-Jean Armorin décerné au meilleur reportage paru dans la presse de province ?

    Observateur de l’actualité, il n’en demeure pas moins un passionné d’histoire. Ses fascicules sur la Libération de Reims, la reddition sans condition des armées nazies le 7 mai 1945, le conduisent à entreprendre d’autres publications qui intéressent les rues de sa ville mais aussi les procès scandaleux en Champagne du Moyen Âge à nos jours, la Révolution dans le département.

    On lui doit aussi La Marne dans la guerre 1939-1945 mais plus encore une série qui fera date sur l’histoire de Reims passée au crible de 1600 à nos jours. Qui a oublié son Reims 1900-2000 qui en deux cents pages illustrées de plus de trois cents photos est une sélection remarquable des grands événements locaux ayant marqué le siècle ? Quel Rémois aimant sa ville n’a pas dans sa bibliothèque ses précieux albums parcourant la ville du XVIIe au XIXe siècle. Daniel Pellus n’a jamais vraiment été à la retraite tant la plume le démangeait tandis que son insatiable besoin d’apprendre lui commandait d’écrire pour les autres. Journaliste d’une grande pudeur, gardant au plus profond de lui cette douleur qui le dévorait, la perte d’une fille, cette grande absente, présente éternelle au fond de son regard clair bouleversé, Daniel Pellus a été un maître redouté mais bienveillant pour ses jeunes confrères.

    À sa famille dans la peine, à ses amis émus, le journal adresse ses condoléances du cœur.

    Hervé CHABAUD

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    Union090802a - Marne

    EPERNAY : Hommage

    Pour entretenir le devoir de mémoire, la section d’Epernay de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance et les Amis de la Résistance commémoreront plusieurs événements au mois d’août.

    Le mercredi 5 août à 18 heures au cimetière d’Epernay, rassemblement porte du bas sur le boulevard Joffre pour un hommage aux derniers fusillés d’Epernay : Pierre Escudé, Pierre Bouché, Thérèse Pierre et James Lecomte. A 18 h 30, rendez-vous rue de Reims à la plaque Robert Dié, abattu par la milice française à la solde des nazis.

    Le mercredi 26 août à 18 h 30, anniversaire de la libération de Chavot, dépôt de gerbes au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René Desmarest. Rassemblement à l’église de Chavot et défilé jusqu’à la mairie.

    Le jeudi 27 août, célébration de la libération de la ville d’Epernay et veillée.

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    Union090730a - Marne

    Valmy : une bataille dans la bataille

    Victoire décisive érigée en mythe fondateur de la République ou combat avorté qui a été monté en épingle pour glorifier la Révolution, la bataille de Valmy continue de diviser les historiens deux siècles après.

    CONFRONTÉ aux historiens, le béotien y perd son latin, lui qui en était resté à l’emphase inspirée d’un écrivain : « De ce lieu, de ce jour, date une nouvelle époque et vous pourrez dire : « J’y étais ». Goethe était présent à Valmy le 20 septembre 1792. Il était dans la suite de son maître, le duc de Weimar, qui accompagnait le roi de Prusse. Vingt-neuf ans plus tard, en 1821, le grand poète avait résumé sa journée sur la célèbre butte d’Argonne d’une envolée que l’on croyait gravée à jamais dans le marbre de l’histoire.

    Visionnaire après coup, Goethe avait salué une victoire d’autant plus éclatante que les Prussiens de son camp étaient persuadés de ne faire qu’une bouchée de ces maudits français qui venaient de jeter leur roi en prison six semaines auparavant.

    Et puis, patatras ! L’épopée épique de la grande geste révolutionnaire était taillée en pièces par des annalistes de l’histoire qui ne passent pas forcément pour des grincheux ou des rabat-joie.

    « Ni bataille, ni victoire »

    Prenez, par exemple, l’historien champenois Georges Clause, 87 ans, réputé fin connaisseur de la Révolution. Parlez-lui de Valmy - il est né à côté - et vous le verrez démarrer au quart de tour : « Une bataille avortée sans combat et pratiquement sans mort ». Environ 300 hommes « hors de combat », blessés ou tués, côté français, 185 très exactement côté prussien où, paraît-il, on les comptait.

    « Ni bataille, ni victoire », insiste Georges Clause. Tout juste, selon lui, « une canonnade considérable avec un échange de 20 000 coups de canons de chaque côté sans doute jusqu’à l’épuisement des munitions ».

    Et Kellermann, qui commandait les quelque 30 000 Français ? « Il a filé à la nuit noire vers Châlons pour protéger Paris ». Et le duc de Brunswick, à la tête des 32 000 Prussiens ? « Il avait compris qu’il n’aurait pas le dessus face à l’artillerie française. Il ne voulait pas sacrifier ses hommes. Ils étaient harassés et affamés. Ils n’avaient plus de vivres. Ce sont des troupes françaises qui leur ont apporté de la soupe le lendemain. Les Prussiens ont occupé les environs de Valmy pendant une dizaine de jours avant de faire demi-tour », raconte l’historien. « Ils étaient pressés de rentrer chez eux. La reine Catherine de Russie se préparait à dépecer la Pologne. Les Prussiens voulaient avoir leur part. Délivrer le roi de France ne devenait plus leur priorité. Ils craignaient un soulèvement de Parisiens qui pourraient aller égorger la famille royale en représailles. Ils étaient affolés par une guerre nationale française ».

    Des volontaires encombrants

    Et l’apport des quelque 3 000 volontaires, ces soldats citoyens qui auraient fait de Valmy une victoire populaire ? « Ils n’ont pas été utilisés. Ils avaient été placés à l’extrémité du champ de bataille. Kellermann s’en méfiait. Beaucoup venaient de participer aux massacres de Paris où ils étaient devenus encombrants. À Valmy, c’est l’ancienne armée royale qui était engagée ».

    Du 2 au 6 septembre, plus de 1 300 personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, des nobles et des prêtres, ennemis présumés de la Révolution, avaient été assassinées dans les prisons parisiennes à l’appel de Marat après la nouvelle de la prise de Verdun par les Prussiens et les Autrichiens. Valmy aurait ainsi la vertu consolante d’un mythe pour faire oublier les atrocités.

    Francis Dujardin

    À lire : « Valmy ou la défense de la nation par les armes », d’Emmnanuel Hublot (Fondation pour les études de défense nationale, 1987) ; « Valmy, la démocratie en armes », de Jean-Paul Bertaud (Julliard 1970).

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    « Évènement considérable »

    Les trois généraux de la bataille de Valmy (de gauche à droite) Dumouriez, le stratège, et Kellermann, l’exécutant, côté français ; Brunswick, le prudent Prussien qui a fait rebrousser chemin à ses troupes.
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  • « Valmy est l’acte fondateur de la République. Le lendemain, la royauté a été abolie et cinq jours plus tard, la République a été déclarée une et indivisible ». L’enthousiasme de Michel Delaitre est à la hauteur de ce qu’il n’hésite pas à qualifier d’« événement considérable » : l’armée qui défendait la Révolution a fait battre en retraite la coalition des troupes de l’empereur d’Autriche et du roi de Prusse qui voulaient la réprimer sous prétexte de venir libérer Louis XVI.

    À 80 ans, cet ancien instituteur rémois passionné d’histoire est le secrétaire des Fils de Valmy.

    Cette association célèbre chaque 20 septembre la bataille de Valmy au pied du moulin reconstruit sur la célèbre butte, près de Sainte-Ménehould. « S’il n’y a pas eu de bataille au sens de corps à corps, il y a eu des morts par les tirs d’artillerie et surtout une vraie stratégie de Dumouriez pour tenir la route de Paris et couper les Prussiens de leurs arrières, donc de leur ravitaillement. L’invasion des coalisés opposés à la Révolution a été stoppée net », s’enflamme Michel Delaitre.

    Pour lui, Valmy marque « la fin de l’Ancien Régime et de la féodalité où les aristocrates avaient le pouvoir, et le début de la démocratie où c’est le peuple qui décide ». Tout un symbole.

    F.D.

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    Union090728c - Marne

    PASSAVANT-EN-ARGONNE : Commémoration du massacre des Mobiles.

    Un dépôt de gerbe par le souvenir français aura lieu le mardi 25 août en commémoration du massacre des Mobiles, le rendez-vous est fixé à 11 heures devant le monument des Mobiles, suivi d’un vin d’honneur offert par la municipalité.

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    Union090728b - Marne

    BRIE-CHAMPENOISE : Le projet de l’Historial de Soizy approuvé

    Le conseil communautaire a évoqué la question du projet d’Historial de la bataille de la Marne, à Soizy-aux-Bois.

    Il a accepté la réalisation de ce projet et son financement.

    Il devrait s’engager en fonction des subventions obtenues

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    Union090728a - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : UN HOMME UN LIEU : L’histoire se joue dans la Marne !

    En cette année 1791, le roi de France est exaspéré de voir ses pouvoirs rognés par l’Assemblée constituante. Il a planifié sa fuite vers Montmédy, une place forte où l’attendra le fidèle marquis de Bouillé. Que veut-il ? Rejoindre ses alliés européens pour reprendre la main ? Lancer un appel au peuple ? Le doute plane encore. En tout cas ce 21 juin est le jour J. Le jour le plus long de l’année…

    Le drame se joue en trois actes. Le voyage vers Montmédy, rocambolesque ! La famille royale doit s’arrêter tous les 20 km pour changer de chevaux ! Surtout, le Roi est trop naïf. Il n’hésite pas à ordonner de grands pique-niques sous le soleil et le temps file. C’est qu’il croit dur comme fer en « son » peuple, qu’il pense indéfiniment fidèle.

    16 heures, Chalons. 18 heures, Somme-Vesle. La mécanique n’est pas huilée. Le duc de Choiseul est censé attendre les berlines, pour assurer une sécurité optimum. Mais las d’attendre, il recule vers Varennes. 20 heures, nouvelle halte du Roi à Sainte-Menehould.

    Une de trop ! Il est reconnu par Drouet, maître de poste. Le quidam est légaliste. Il alerte son conseil municipal, qui décide de prévenir Metz. Drouet poursuit alors la famille royale, avec son compagnon Guillaume. C’est le 2e acte. Fin du parcours à Varennes.

    3e acte : le voyage retour vers Paris. Quolibets de la foule, insultes malgré les injonctions officielles. Le 22 au soir, la famille royale dort à l’Hôtel de l’Intendance à Chalons. Puis elle fait halte à Dormans, sur la route de Paris.

    Le mythe de La Royauté est mort à Varennes. Drouet, à Sainte-Ménehould, en a été l’agent exécuteur… A.R.

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    Union090726b - Marne

    SOIZY-AUX-BOIS : Conseil municipal extraordinaire : Bientôt un Historial de la Marne ?

    Le futur Historial devrait être implanté entre la mairie et la nécropole nationale.
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  • Le futur Historial de la première bataille de la Marne prend vie peu à peu. Il pourrait coûter près d’un million d’euros.

    C’EST À Soizy-aux-Bois que devrait être érigé l’Historial de la bataille de la Marne, pour honorer la mémoire des combattants de la première bataille de la Marne.

    En 2006, l’association « Mondement 14 », présidée alors par Claude Domenichini, demandait une étude de faisabilité concernant un projet d’Historial. Soizy-aux-Bois se positionnait pour accueillir le site. Proche de Mondement, sur la ligne de front en 1914, la commune a déjà un passé chargé d’histoire, avec sa nécropole nationale où reposent 1692 soldats tués du 5 au 12 septembre 1914, dans la région. « Soizy-aux-Bois est un lieu de passage. La départementale compte 7.000 véhicules par jour » précise Michel Tellier, le maire, qui a succédé à Claude Domenichini à la présidence de Mondement 14.

    L’Historial Marne 1914 a de nombreux objectifs, notamment celui de mettre en valeur le site de la bataille et les villages impliqués ou martyrisés. Il devrait permettre d’expliquer aux visiteurs l’importance des succès obtenus par la cinquième armée de Franchey d’Espérey, aidée par le corps expéditionnaire anglais et de présenter au public la vie quotidienne des habitants durant ces événements.

    L’Historial a également vocation à devenir un centre d’accueil et d’histoire, ouvert aux scolaires, aux étudiants, universitaires, avec une salle d’interprétation de la bataille de Senlis à Verdun.

    Un bâtiment de 280 m2

    Le projet devrait être implanté entre la mairie et la nécropole nationale. Le bois sera privilégié pour les ossatures de charpente et des études seront menées pour mettre en place des énergies renouvelables, comme des panneaux solaires photovoltaïques.

    Mais pour l’heure, ce Mémorial n’est qu’un projet en quête de financements. Aussi, à la dernière réunion du conseil municipal, Michel Tellier a tenu à inviter Jean-Claude Etienne, sénateur de la Marne, pour obtenir le soutien des parlementaires. Le sénateur, déjà membre de Mondement 14, n’a pas manqué de dire qu’un tel bâtiment avait sa place dans la région : « Je suis attaché à notre passé, ce lieu mérite d’être consacré ». Reste que l’investissement pour ce projet colossal se monte à près d’un million d’euros (TTC). Si Soisy arrive à décrocher ces subventions, les travaux pourraient débuter en 2011.

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    Union090726a - Marne

    LIVRE : Dans la fournaise afghane

    En plein été 2008, une section du 8e RPIMa (Régiment parachutistes d’infanterie de marine) engagée en Afghanistan tombe dans une embuscade des Taliban dans la vallée d’Ouzbin. Dix jeunes soldats français tombent au feu les armes à la main après une résistance héroïque.

    La France redécouvre alors que des militaires peuvent mourir en mission de guerre et qu’en Afghanistan, ils risquent chaque jour leur vie pour remplir les missions qui leur sont dévolues.

    Frédéric Pons qui n’oublie pas le 8 et le fait qu’il est colonel de réserve des parachutistes a choisi, en journaliste éclairé d’évacuer une idée reçue qui voudrait que depuis les deux grandes guerres mondiales du XXe siècle et les conflits d’Indochine et d’Algérie, l’armée ne se bat plus. C’est évidemment faux et plus que jamais, nos soldats professionnels sont engagés pour maintenir la paix et conduire des opérations risquées pour étouffer les conflits régionaux.

    L’auteur en dresse l’inventaire et parcourt l’histoire récente depuis l’intervention au Liban en 1978 jusqu’à notre présence dans la coalition en Afghanistan aujourd’hui même. S’il s’intéresse particulièrement au 8e RPIMa de Castres c’est que cette unité qui a été la première professionnalisée des parachutistes a renoué avec les opérations extérieures à travers l’engagement de ses commandos au Tchad, au Liban, en République centrafricaine, aux Nouvelles-Hébrides, au Gabon, au Congo, en Nouvelle-Calédonie, au Rwanda, en Irak, au Cambodge, dans les Balkans… Non seulement le 8 a servi les intérêts de la France mais il a sauvé de nombreux compatriotes et protégés des communautés entières menacées. Il faut lire avec attention le récit poignant de l’attaque dont ont été victimes les hommes du 8 dans la vallée d’Ouzbin. Alors on peut mieux comprendre cette certitude de Pons qu’il affirme par sa plume avec ses tripes sur ces soldats d’honneur : « Jeunes mais bien entraînés, courageux individuellement et remarquablement disciplinés, ces parachutistes ont démontré une pugnacité et un sens de l’initiative hors du commun, appris dans la rude matrice du 8e RPIMa, l’un des plus beaux outils de combats de l’armée française ». On retrouve dans ce livre des épisodes de l’actualité dont on n’a pas forcément mesuré toute la complexité. On découvre le portrait de guerriers qui sont des hommes dont les valeurs sont à elles seules un code de conduite qui fait honneur à la France. On discerne aussi leur sens de la diplomatie dans les missions accomplies pour l’Onu mais aussi pour prévenir de redoutables dérapages et déjouer des pièges inimaginables. Et le Liban en est riche d’exemples. Très bien renseigné sur chaque opération décrite, Frédéric Pons est à la fois reporter de guerre et historien de l’immédiat. Ce livre de récits est passionnant et émouvant.

    Hervé Chabaud

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    Union090724b - Marne

    MONTMIRAIL : Promotion chez les sapeurs : Le chef des pompiers nommé capitaine

    Le capitaine Jerger …
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  • … et le sergent Lefèvre.
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  • A Montmirail, la Fête nationale s’est étalée sur deux jours.

    Elle a commencé le lundi soir, par une retraite aux flambeaux, emmenée par l’Union musicale de Montmirail, en présence des élus, des habitants de la commune, de véhicules des pompiers.

    Après avoir parcouru une partie de la commune, le cortège est revenu au stade municipal où les habitants ont pu apprécier un feu d’artifice.

    Le 14, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts, les participants se sont retrouvés dans les avenues, où une remise de galons a été effectuée.

    La première concernait Philippe Jerger, chef du centre de secours qui a reçu les galons de capitaine des mains de Bernard Doucet, maire, et Nicolas Lefèvre qui se voyait remettre les galons de sergent.

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    Union090724a - Marne

    CORMICY : Grande Guerre : Le squelette d’un poilu déterré par l’orage

    Enfouis dans la terre de Champagne depuis 94 ans, les restes d’un poilu ont été exhumés en début de semaine près de Cormicy. C’est la chute d’un arbre, provoquée par la bourrasque d’un orage, qui a mis au jour la dépouille.

    A côté des ossements, quelques petits boutons ont été retrouvés, ainsi que la plaque d’identification métallique du soldat.

    Né à Marquette (Nord) en 1889, enrôlé dans le 120e régiment d’infanterie, il aurait été tué le 15 octobre 1914 selon l’historique des combats répertoriés dans le secteur.

    Conformément aux usages, les honneurs militaires ont été rendus au poilu lors d’une cérémonie sur site, puis sa dépouille transférée au service des anciens combattants et victimes de guerres basé à Metz. Des recherches vont être engagées pour tenter de retrouver sa famille.

    Des restes de soldats tués pendant la Grande guerre sont régulièrement découverts dans la région.

    Le dernier cas connu est celui d’un poilu exhumé le 23 avril lors de travaux de terrassement sur un terrain militaire proche de Pontfaverger. Il portait encore une partie de ses vêtements et sa montre à gousset. Son fusil en très mauvais état se trouvait à ses côtés.

    Le 25 mars, c’est le squelette d’un soldat allemand qui fut déterré dans l’enceinte du camp militaire de Suippes.

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    Union090723c - Marne

    SAINS-RICHAUMONT : Inauguration de la cité Pagnier

    La plaque a été dévoilée.
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  • Ce 14 juillet après-midi, Jean-Pierre Vieville, maire de la commune, a inauguré la petite cité de la rue de la Gare, sans nom jusqu’à ce jour.

    La population sainsoise, invitée à concourir pour proposer un nom a choisi le nom de « cité Pagnier ».

    Ce nom lui paraissait tout fait approprié pour rappeler aux générations présentes et futures qu’un certain Philippe Pagnier a largement participé à l’histoire communale.

    Né à Sains-Richaumont le 24 mai 1854, Philippe Pagnier a exercé la charge de maire de 1899 à 1918. Il a assumé sa fonction avec courage et abnégation pendant toute une période marquée par les événements tragiques et insupportables de la Première Guerre mondiale.

    Pendant quatre ans d’occupation il a dû se soumettre et appliquer les ordres de la kommandantur de plus en plus exigeante. Il avait beaucoup de compassion pour les indigents qui, à cette époque ne bénéficiaient d’aucune aide. C’est pourquoi à son décès le 12 novembre 1928, n’ayant aucun héritier, il rédigea un testament en leur faveur en donnant tous ses biens, titre, maisons et terres au bureau de bienfaisance de l’époque devenu actuellement le CCAS.

    Les recettes de celui-ci ne proviennent que des locations des terres reçues de ce legs. C’est Marie-France Mulet, membre actif du groupe histoire locale, et Vincent Lamoureux, maire adjoint chargé du groupe qui étaient chargés de dévoiler la plaque avec le nom de l’ancien élu.

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    Union090723b - Marne

    VIENNE-LA-VILLE : Le plein d’animations : Une belle fête pour les nouveaux arrivants

    Dix équipes ont participé au tournoi de pétanque.
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    Quatre-vingt-dix personnes ont récemment partagé le méchoui organisé par le conseil municipal et le comité des loisirs.

    Les nouveaux habitants (quatre familles) ont reçu un cadeau de bienvenue. Comme le souligne Michel Curfs, maire du village : « Il est important que les nouveaux se sentent intégrés dans le village ».

    À 23 heures, plus d’une vingtaine de jeunes ont arpenté les rues du village lors de la retraite aux flambeaux. Puis, à minuit, les artificiers ont éclairé le ciel.

    Le lendemain, les équipes organisatrices se remettaient au travail pour accueillir la quinzaine d’amateurs de pêche du concours.

    L’après-midi, tout le monde avait rendez-vous à proximité du terrain de football pour le concours de pétanque.

     

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    Union090723a - Marne

    IGNY-COMBLIZY : la commune en fête

     

     

    Enfants, parents et élus ont joué aux cow-boys et aux indiens dans les rues de la commune.

    Le défilé a été suivi d’un repas, animé par le groupe de danse « Les Country Bulles ».

    Après la retraite aux flambeaux, les habitants ont apprécié le feu d’artifice.

     

     

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    Union090722c - Marne

    VERTUS : Sapeurs à l’honneur

     

    Lors des cérémonies du 14 Juillet, Stéphane Jannet et Mickaël Frapart ont été respectivement promus au grade de caporal-chef et caporal.

    Sophie Mathieu a été nommée infirmière au corps départemental.

    Baptiste Narès et Claude Lopez ont reçu le diplôme de formation initiale de sapeur-pompier volontaire.

    Fabien Peignié a reçu celui du secours routier.

    Jordan Boudrey, Aurélien Masset et Julien Doublet ont obtenu le diplôme de conduite engin pompe (niveau 1).

     

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    Union090722b - Marne

    BROYES : Grosse fiesta : le plein d’animations

     

    Le village était animé dernièrement …

    Feu d’artifice, jeux pour les enfants, questionnaires pour les adultes, rondelle traditionnelle, le beau temps au rendez-vous, un barbecue en fin de journée …

    Tout était réuni pour que ceux ayant répondu positivement à l’invitation du comité des fêtes passent un excellent après-midi.

     

     

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    Union090722a - Marne

    VRAUX : Musée d’aviation de Vraux : La guerre vue du ciel

    M. Faux et M. Pauzié présentent quelques cadeaux reçus d’Angleterre, devant une des pièces du musée.
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  • La visite du musée de Vraux vous plonge instantanément dans le monde de l’aviation de la Seconde Guerre mondiale. Géré depuis 1994 par l’association Maison rouge de MM. Faux, Pauzié et Rigollet, trois passionnés d’histoire et d’aviation, ce musée se donne pour but de rendre hommage à l’histoire locale de l’aviation et de faire découvrir aux plus jeunes ce que fut la guerre côté aviation.

    Le musée de Vraux présente en effet un panorama global de la période 1939-1945. Installé dans une ancienne grange spécialement aménagée, il fourmille d’objets insolites, historiques, et parfois même uniques. Au détour de plusieurs pièces, aménagées selon une thématique, les uniformes de pilotes, portés par des mannequins que l’on croirait vivants, côtoient moteurs d’avions, documents d’époque et autres photos qui retranscrivent l’histoire du terrain d’aviation de Vraux.

    Le terrain est d’ailleurs mis à l’honneur tous les 14 juillet lors d’une cérémonie qui réunit les pilotes ayant séjourné à Vraux (Français, Anglais, Allemands, Américains, Belges…) durant la guerre.

    Ouvert les samedis et dimanches de 14 heures à 18 h 30 jusqu’à la fin octobre. Gratuit, visites guidées possibles. Renseignement au 03.26.66.12.10.

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    Union090721g - Marne

    SOMSOIS : Somsois, Lignon, Châtelraould-St-Louvent, St-Ouen-Domprot / Souvenir : Hommage aux aviateurs

    L’amicale du Maquis des chênes organise, chaque année, des cérémonies en l’honneur des aviateurs alliés tombés en juillet 1944.
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  • L’amicale du Maquis des chênes de Margerie-Hancourt s’est recueillie samedi sur la tombe des aviateurs tombés sur le territoire de la commune de Somsois, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944. Une cérémonie organisée dans le carré militaire du cimetière de Somsois afin de se souvenir des cinq aviateurs alliés (un Canadien et quatre Anglais), morts pour la défense de notre pays : les sergents Térence Michaël Gordon, Neil Hannah, David George Mumford (21 ans), Joseph Edward Shuster (21 ans), et Leslie Wood.

    Tout juste âgé de 21 ans

    Une cérémonie a également eu lieu à Châtelraould-Saint-Louvent, en souvenir de l’aviateur Leslie Lutwyche. Ce jeune sergent anglais, tout juste âgé de 21 ans, est tombé dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944. Il faisait partie de l’équipage qui est inhumé à Somsois, mais son corps a été retrouvé sur le territoire de Châtelraould-Saint-Louvent.

    Une autre cérémonie a aussi été organisée samedi dans le cimetière de Saint-Ouen-Domprot. Les sergents Vincent Gallagher (24 ans), Lester Bertram Holmes (29 ans), Clifford Lacy (26 ans), Douglas Ryan (22 ans), et Ivan Shingles y ont été mis à l’honneur.

    Des membres de l’amicale se sont également recueillis samedi sur la tombe du sergent Douglas Wensley, 25 ans, tombé sur le territoire de la commune de Lignon, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944. Cet aviateur faisait partie de l’équipage qui est inhumé à Margerie-Hancourt, son corps a été retrouvé sur le territoire de Lignon.

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    Union090721f - Marne

    SERMAIZE : Avec les anciens combattants : Un buffet sous la tente

    La rencontre a duré tout l’après-midi.
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    Chaque année, les anciens combattants du secteur de Sermaize se retrouvent pour passer un moment ensemble.

    Les anciens d’Afrique du Nord forment le gros du « bataillon » car les « 39/45 » se font rares et les « opérations extérieures » sont peu nombreux.

    Remarquée toutefois à l’apéritif, la présence de l’abbé Regnaud, âgé de 99 ans.

    Sous la tente montée dans le parc de l’ancien presbytère, le repas, un buffet froid présenté avec art, a duré une bonne partie de l’après-midi.

     

     

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    Union090721e - Marne

    LOUVOIS : Animations tous azimuts : Place à la folie des grandeurs

    Pas si facile de jouer au baby-foot, quand on est accroché à la barre…
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    Organisées allée des Dames de France, les festivités de la fête nationale ont débuté le samedi 11 juillet par la retraite aux flambeaux, emmenée dans les rues du village par le corps des sapeurs-pompiers et l’Avenir musique avec la participation de nombreux enfants et habitants.

    A l’issue du défilé, les habitants ont applaudi le spectacle pyrotechnique tiré du coteau par Philippe Jamin et Jean-Baptiste De La Torre.

    Le lendemain, l’allée des Dames de France était fermée à la circulation, laissant place à un barbecue monstre et des animations en structures gonflables pour petits et grands : trampoline, baby-foot géant, sumos, etc.

    Deux jours de fête qui se substituent désormais à la fête patronale.

     

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    Union090721d - Marne

    SAINT-JUST-SAUVAGE : Retraite aux flambeaux : La pluie n’a pas éteint leur enthousiasme

    Malgré le temps, les enfants n’ont pas manqué le rendez-vous et se sont rendus au stade pour assister au feu d’artifice.
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    Les yeux levés vers les cieux bien encombrés, à l’affût des éclaircies… la retraite aux flambeaux a tout de même été organisée par la municipalité, lundi soir, ainsi que toutes les manifestations prévues dont le feu d’artifice et le bal.

    Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, une trentaine d’enfants, entourés d’adultes munis de flambeaux et de gilets fluo, se sont rendus au stade, où le feu d’artifice n’avait pas pris l’eau.

    Mardi, des jeux étaient organisés pour le plus grand plaisir des petits et des grands… Une fête nationale presque comme toutes les autres en somme, mais tout de même bien arrosée.

     

     

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    Union090721c - Marne

    MAREUIL-SUR-AY : Traditions bouleversées : Les Marotiers font leur révolution

    Spectacle intergénérationnel au karaoké.
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  • Si, traditionnellement, l’anniversaire de la Révolution se résumait à un dépôt de gerbe à Mareuil-sur-Aÿ, la commission municipale des fêtes a innové, cette année, en proposant une rencontre conviviale aux Marotiers.

    Ainsi, après le dépôt de gerbe au monument aux morts, 130 personnes se sont retrouvées au bord du canal, prêtes à se replier à l’espace Jean-Philippe-Collard en cas de mauvais temps. Mais cette fois, le soleil a souri aux audacieux, le pique-nique suivant l’apéritif - offert par la commune - s’est déroulé par un temps superbe, en famille et entre amis.

    De nombreuses animations étaient au programme ravissant toutes les générations : jeux en bois pour petits et grands, karaoké… et, à 17 h 30, partage de la « Rondelle », tranches de saucisses, saucissons…

     

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    Union090721b - Marne

    MONTMIRAIL : Amicale conviviale : La rue des vignes, républicaine

    Une équipe bien sympathique pour une soirée réussie.
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    L’amicale de la rue des Vignes à Montmirail a, une fois de plus, sorti le grand jeu pour fêter le 14 Juillet.

    En effet c’est quelque 70 personnes qui se sont retrouvées pour un repas le 13 juillet au soir, préparé par Jean-Luc, Philippe et Gérard.

    Une ambiance très amicale a régné toute la soirée, la visite de Bernard Doucet, et des rendez-vous qui ont été donnés pour l’année prochaine.

    Monique Desprez, la présidente de l’amicale, a indiqué : « Encore une soirée que les voisins et amis garderont en mémoire ».

     

     

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    Union090721a - Marne

    DAMERY : Reconnaissance : Un diplômé chez les pompiers

    Un pompier à l’honneur.
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    Dans le cadre des festivités du 14 Juillet avec, notamment deux temps forts qu’ont été le feu d’artifice et le spectacle « années 80 », David Gout, membre du corps des sapeurs pompiers volontaires de Damery a reçu le diplôme sanctionnant sa formation de base.

     

     

     

     

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    Union090720g - Marne

    GUIGNICOURT (Aisne) : Aumône combattante

    Gaëtan Cher, de Guignicourt, se plaint d’être traité en « paria » par la République, qui vient pourtant de rendre hommage à ses glorieux combattants.

    « Nous avons fêté le 14 juillet. 36 000 maires ont, avec de beaux discours, glorifié les anciens combattants dont je fais partie. Personnellement, je ne tire aucun mérite d’avoir traversé la Méditerranée pour paraît-il remettre de l’ordre, alors qu’il s’agissait d’une vraie « guerre » avec toutes les horreurs que cela comporte.

    Je viens de recevoir mon bulletin de pension du combattant m’indiquant la somme versée pour un semestre ; il s’avère que l’augmentation pour ces six mois est de 39 centimes d’euros.

    En tant que récipiendaire, comment répondre à cette injure qui m’amène à penser que je suis devenu un sous-mendiant ?

    Que font les associations qui devraient défendre notre dignité ? Pas un mot dans les médias. J’écris ces quelques lignes pour que les jeunes et les moins jeunes comprennent qu’après vingt-sept mois offerts quasi gracieusement à la République, la France nous traite en parias.

    Comment puis-je vous rendre ces 39 centimes qui me restent en travers de la gorge, Monsieur le ministre du Budget, sans me montrer aussi ridicule que vous quand vous m’envoyez cette aumône ? »

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    Union090720f - Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Commémorations de la gruerie : Honneur et mémoire

    Une cérémonie qui rassemble bon nombre de personnes pour honorer la mémoire des soldats.
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    A l’occasion des cérémonies de commémorations des batailles de la gruerie, un office religieux a été célébré devant l’ossuaire par l’abbé Colombard.

    Une cérémonie militaire a ensuite eu lieu et André Chevalier, président des anciens combattants de l’Argonne a remercié toutes les personnes présentes.

    Tanguy Chaput et Malory Moreau ont lu différents textes de soldats ayant combattu en Argonne.

    Différents dépôts de gerbes ont été faits aux monuments de l’ossuaire, de Saint Thomas en Argonne et Servon-Melzicourt.

     

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    Union090720e - Marne

    RECY : Les Tamalous en ont pris plein les yeux !

    Les tenues d’époque étaient de rigueur.
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  • Quarante-quatre personnes ont répondu à l’appel du comité des Tamalous de Recy pour ce deuxième voyage sur le site du château de La Cassine près de Sedan (Ardennes).

    Après une première édition en 2006 sur le thème des « Misérables » de Victor Hugo, cette fois-ci, le nouveau spectacle son et lumière intitulé « Les enfants de la Grande Guerre », proposait une saga vécue des joies et des souffrances partagées par de jeunes Français et Allemands au cours de cette période.

    La soirée a débuté agréablement par un repas très convivial pris dans la chapelle désaffectée du château de La Cassine.

    Ensuite, malgré un temps pluvieux, chacun a pu suivre l’évolution des 100 comédiens tous amateurs, bien installés sur une tribune mobile et couverte, parmi les quelque 1.700 spectateurs présents.

    Décors soignés, ambiance musicale de qualité, jeux de lumière et pyrotechnie… tous les ingrédients étaient réunis pour garantir une soirée inoubliable.

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    Union090720d - Marne

    HEILTZ-LE-HUTIER : Remise de dictionnaires et de calculatrices

    Dépôt de gerbe au monument aux morts.
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    En ce jour de Fête nationale, les membres du Centre communal d’action sociale et Bruno Botella, maire d’Heiltz-le-Hutier, ont souhaité mettre à l’honneur les élèves entrant en 6e en septembre prochain et ont remis à chacun d’entre eux un dictionnaire et une calculatrice qui seront très utiles pour ce démarrage dans les études secondaires.

    Le verre de l’amitié a clôturé cette petite réception qui s’est poursuivie par un piquenique partagé et préparé par les habitants.

     

     

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    Union090720c - Marne

    CHAMPIGNEUL-CHAMPAGNE : 14 Juillet : Le village en fête

    Dépôt de gerbe au monument aux morts.
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    Les Campaliens ont célébré le 14 Juillet… la veille, en déposant une gerbe au monument aux morts avec la participation des enfants.

    Ensuite, la population était conviée à la salle des fêtes en compagnie de la fanfare de Plivot.

    Tous étaient rassemblés autour du barbecue. Le feu d’artifice a clôturé cette soirée sous les applaudissements.

    Le 14 juillet, les habitants étaient invités à participer à des jeux ludiques, notamment un concours de boules, sur la place du village.

    En fin d’après-midi, la coupe a été remise aux vainqueurs.

     

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    Union090720b - Marne

    ORMES : Soirée ciné pique-nique : Pas tout à fait en plein air…

    Même sous un hangar, la rencontre était très conviviale.
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    À l’occasion de la fête nationale, le cinéma plein air ne s’est pas déroulé dans le parc comme prévu.

    En raison d’un ciel capricieux, les habitants d’Ormes et leur maire, Michel Suply, ont préféré partager ce moment de convivialité communale entre voisins et amis dans le hangar, rue du Château.

    Une soirée qui a permis de découvrir ou redécouvrir le film « Bienvenue chez les ch’tis » de Dany Boon, sorti en 2008, l’un des plus gros succès français.

    Les participants, enchantés de cette soirée très réussie, se retrouveront sans aucun doute l’an prochain pour un autre film dans le parc de la commune, si le temps le permet.

     

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    Union090720a - Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS/Médailles et promotions : Des pompiers à l’honneur

    Six pompiers du centre de secours ont reçu une distinction.
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    A l’occasion des cérémonies du 14 Juillet, le maire, Raymond Dziéja, a remis plusieurs distinctions aux pompiers du centre de secours : quatre médailles et deux promotions.

    Ont été distingués :

  •  lieutenant Laurent Chabanois, 25 ans ;
  •  caporal-chef Eric grosbois, 25 ans ;
  •  caporal-chef Jean-Marc Lavrut, 20 ans ;
  •  caporal-chef Etienne Gaillard, 20 ans.

    Ont été promus :

  •  Arnaud Provost au grade de sergent-chef
  •  et Fabian Dieudoné au grade de caporal.

     

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    Union090719f - Marne

    SUIPPES : Une pluie de distinctions

    La médaille d’or de la Défense nationale au maréchal des logis Benattouche.
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    Lampions et musique, couleurs et lumières, danse et convivialité composaient le traditionnel menu du 13 juillet au soir.

    Pour commencer, le colonel commandant la place de Suippes a salué les drapeaux d’anciens combattants avant de procéder aux remises de distinctions militaires. Parmi lesquelles, la croix de chevalier de la Légion d’honneur au lieutenant-colonel Henneberg, au capitaine (ER) Wavelet, en présence du président des médaillés militaires de Suippes M. Zetner, lui-même promu récemment. Une lettre de félicitations a également été lue au capitaine Mohovic.

    Membre de l’Ordre National du Mérite (ONM), Lucien Butin a remis la croix de chevalier de l’ordre national du Mérite à Christiane Clément, responsable d’association.

    Cette cérémonie s’est déroulée en présence donc du colonel Lecorguillé chef de corps du 40e RA, de Jean Huguin, maire de Suippes, et Agnès Person, conseiller général.

    Le défilé des troupes, des pompiers, et de l’Union musicale et enfin des jeux pour les enfants et un concert ont complété la journée.

     

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    Union090719e - Marne

    MONTMORT-LUCY : Récompenses : Trois sapeurs-pompiers à l’honneur

    Ces trois sapeurs-pompiers ont été récompensés pour tous leurs efforts.
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    Lors d’une cérémonie au monument aux morts de la commune, le capitaine Jean-François Alizon et le lieutenant James Potier ont reçu la médaille d’argent des sapeurs-pompiers.

    Ils sont tous les deux rentrés sapeurs-pompiers volontaires le 1er janvier 1989 et ils viennent de se voir remettre cette médaille pour vingt années de bons services envers la population.

    Le sapeur Adrien Poittevin a reçu son grade de caporal après avoir passé son examen en 2008.

    Rentré à la section des Jeunes sapeurs-pompiers, il poursuit ainsi sa progression et ce grade vient le récompenser pour tous les efforts fournis depuis son engagement au sein des sapeurs-pompiers volontaires.

     

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    Union090719d - Marne

    BEZANNES : Convivialité : Un repas républicain au parc

    Un bon moment de détente pour partager son repas avec d’autres Bezannais.
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    Après les célébrations de la Fête nationale, le principe du traditionnel pique-nique dans le parc de l’Espace était de réunir les Bezannais et leurs amis, sans distinction, au cours d’un repas convivial.

    Cela a permis de transmettre les valeurs républicaines, c’est-à-dire « liberté, égalité, fraternité » à tous d’une façon festive et comme pour n’importe quel pique-nique, les convives ont apporté de quoi boire et manger.

     

     

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    Union090719c - Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Célébrations : Un pompier à l’honneur

    Un travail récompensé pour le sergent-chef, Frédérique Barois.
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    Cérémonie placée sous le signe du bleuet, symbole de la première couleur du drapeau, en ce 14 juillet.

    Les enfants, porteurs de bouquets, ont défilé derrière le centre d’intervention des sapeurs-pompiers.

    Lors de la cérémonie, le sergent-chef Frédérique Barois a été décoré de la médaille d’argent de la reconnaissance de l’Union départemental des sapeurs-pompiers pour service rendu à la cause.

     

     

     

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    Union090719b - Marne

    MAGENTA : Le temps du souvenir

     

     

     

    L’équipe municipale, des représentants des associations et des anciens combattants et la Musique municipale ont participé à la cérémonie commémorative du 14 Juillet.

    Après le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts par le maire, Laurent Madeline, et Serge Lépine, président de I’UNCAFN, les participants ont rejoint en défilé l’Espace culturel.

     

     

     

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    Union090719a - Marne

    THIBIE : 14 Juillet gourmand : Méchoui et jeux pour la fête

    Les Thiblots prêts à déguster le méchoui.
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    A l’occasion de la fête du 14 Juillet, le conseil municipal a organisé un méchoui à la salle des fêtes.

    Quatre-vingt-cinq personnes ont répondu à l’invitation et pour agrémenter l’après repas, l’association des loisirs a mis en place diverses activités comme le tir à la corde, la pêche à la ligne et des tirages pour le panier garni et une tombola.

     

     

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    Union090718c - Marne

    ARGONNE : L’association philotechnique de Varennes devient Terres d’Argonne : Un réveil historique

    Michel Godard présente le bulletin n° 1 de l’association devant la collection de gravures d’époque.
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  • L’association qui gérait le musée d’Argonne était en sommeil depuis 1994. Michel Godard, un passionné, a décidé de la réveiller… à sa manière.

    SANS Michel Godard, conseiller municipal de Varennes-en-Argonne, nul doute que l’association philotechnique argonnaise se serait endormie à tout jamais.

    C’est à l’heure de la retraite que ce passionné d’histoire a décidé de redonner vie à l’association sans laquelle le musée d’Argonne, implanté à Varennes, ne serait pas devenu ce qu’il est. M. Godard se souvient : « Le musée a été construit en 1970 par la Ville et inauguré en 1973. À l’époque, le maire, Bernard Guérin, avait créé l’association philotechnique argonnaise, composée d’érudits locaux. Ils apportaient des œuvres personnelles au musée en plus de celles achetées par l’association ».

    En 1994, au décès du maire, l’association tombe en sommeil… jusqu’à ce que Michel Godard s’y intéresse. C’était il y a quatre ans : « J’ai souhaité participer à l’animation du musée qui, depuis 1994, était géré par la Ville. J’ai proposé une exposition sur Lucien Jacques, Mgr Charles Aimond, une collection d’enveloppes, réalisé un plan-relief de Varennes au moment de l’arrestation du roi…

    Nouveau nom, nouveau siège

    Mais ce n’est que début 2009 qu’il reprend vraiment les rênes, avec une nouvelle équipe, mais surtout de nouveaux statuts, adoptés lors de l’assemblée générale extraordinaire du 16 mai. Fini l’association philotechnique argonnaise. Place à Terres d’Argonne, société historique et culturelle de Varennes et de ses environs. M. Godard décide également de changer de siège social : il quitte le musée pour s’installer dans la Tour Louis XVI, un lieu hautement symbolique. « De plus, l’objet de l’association a été élargi », souligne le président. « Il ne se limite plus au musée mais s’étend à la sauvegarde, à la promotion du patrimoine de Varennes et ses environs. On peut imaginer des visites commentées, des causeries hors du cadre du musée. » Cerise sur le gâteau, M. Godard a souhaité éditer un bulletin annuel retraçant toute l’activité du musée et la vie de l’association, qui compte une soixantaine d’adhérents. Une vie d’ailleurs bien remplie cette année puisqu’elle a fait l’acquisition, chez un marchand d’estampes à Paris, d’une série de gravures du XVIIIe siècle relatant les grands moments de la Révolution française. Ces précieux documents, accompagnés d’un descriptif - « leur rôle n’est pas seulement artistique mais aussi pédagogique » -, sont à découvrir au musée, à côté d’une série d’assiettes « historiques » prêtée par des collectionneurs du Bois d’Épense, MM. Jacques Jouètre et Henri Martin.

    Quant à l’avenir, Michel Godard n’a qu’une certitude : Terres d’Argonne sera associée aux festivités 2014-2018 pour les 100 ans de la Première Guerre mondiale, initiées par le conseil général de la Meuse. « Varennes devrait être choisie pour devenir le centre d’interprétation mémoriel de tous les combats d’Argonne », se réjouit le président. Affaire à suivre.

    Marion DARDARD

    Le musée d’Argonne est ouvert du lundi au vendredi de 14 h 30 à 18 heures et les week-ends et jours fériés de 10 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 18 heures.

    Tarifs : 4,20 euros pour les adultes ; 2 euros pour les enfants ; tarif de groupe : 3 euros à partir de 12 personnes.

    Tél.03.29.80.71.14.

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    Union090718b - Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Des fleurs des champs pour le souvenir : Les enfants ont été associés à cette cérémonie.

     

     

    A Sommepy-Tahure, c’est une cérémonie traditionnelle qui s’est déroulée au monument aux morts, avec un dépôt de fleurs des champs en association avec les enfants et membres du conseil, en présence du centre d’intervention des sapeurs-pompiers, d’une représentation de la 5e Batterie de réserve du 40e régiment d’artillerie et de la clique de Sommepy.

     

     

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    Union090718a - Marne

    LES ESSARTS-LÉS-SÉZANNE : Avec le comité des fêtes : Moules frites républicaines

    80 personnes ont apprécié d’être à l’abri dans la salle communale.
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    Le comité des fêtes de Les Essarts-lès-Sézanne n’a pas manqué d’originalité en ce lundi 13 au soir.

    C’est une soirée moules frites qui a été proposée aux quatre-vingts convives présents. Il est vrai que le temps pluvieux incitait à rester à l’abri dans la salle communale pour profiter d’un bon repas.

    Préparées par Bruno, les moules ont été fortement appréciées et les invités étaient pleinement satisfaits de leur soirée.

     

     

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    Union090717v - Marne

    ANGLURE : La foule au 14 Juillet : Magnifique bouquet lumineux

    Beaucoup de monde pour le feu d’artifice.
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    Les communes qui ont choisi le 14 pour tirer le feu d’artifice ont eu de la chance. Pas une goutte d’eau pour gâcher le spectacle.

    Anglure fait, depuis toujours, partie de ces communes et elle a fait le plein de spectateurs mardi soir.

    Des milliers de personnes sont venues d’un peu partout. Peut-être s’étaient-elles abstenues la veille.

    Comme toujours, c’était un spectacle grandiose, moins par l’importance des engins tirés que par le cadre superbe de ce concert lumineux.

    Avec comme cerise sur le gâteau le double effet des fusées, dans le ciel et se reflétant dans la boucle de la rivière.

     

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    Union090717u - Marne

    BAZANCOURT : Repas festif

     

     

     

     

    Les Couriats se sont retrouvés, après la célébration des cérémonies liées à la fête nationale, sur la place de mairie pour le traditionnel repas républicain, préparé par un habitant de la commune.

     

     

     

     

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    Union090717t - Marne

    BOULT-SUR-SUIPPE : Recrue au CPI

     

    Claude-Charles Scrabalat, maire de Boult-sur-Suippe, a présenté la nouvelle recrue du CPl.

    Dorénavant, le CPl, sous le commandement de Jean-Jacques Raach, aura un effectif de 8 sapeurs-pompiers.

    La nouvelle recrue, Stacy Tellier, âgée de 17 ans vient de rejoindre cette unité après avoir été formée à « l’école » des jeunes sapeurs pompiers de Warmeriville.

    Pour sa première apparition officielle dans la commune, elle a, accompagnée de Sandrine Beauboucher, sapeur-pompier de 1ère classe, déposé la gerbe traditionnelle.

     

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    Union090717s - Marne

    CHATILLON-SUR-BROUE : Fête tricolore

     

     

    A l’occasion du 14 juillet, Pierre Le Thies, maire de la commune, et ses bénévoles ont organisé une soirée festive à la salle des fêtes avec apéritif et buffet froid. 56 convives étaient présents alors que le village compte 6I habitants.

    Le service était assuré par les enfants, habillés aux couleurs nationales, confectionnés par les mères de familles. En soirée, feu d’artifice offert personnellement par le maire, devant la mairie.

     

     

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    Union090717r - Marne

    CONNANTRE : La fête malgré la pluie

     

     

     

    Beaucoup de monde le 13 juillet à Connantre pour le feu d’artifice, qui malgré un souci pyrotechnique dû à la pluie, n’a pas empêché les gens de rester puis de s’amuser au bal.

    Le 14, jeux et « saucissonnade » connaissaient aussi le succès.

     

     

     

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    Union090717q - Marne

    CORMICY : Du jamais vu

     

    Les anciens combattants, le comité des fêtes et la municipalité avaient décidé de renouveler les festivités du 14 juillet : tout allait se passer le 13.

    Cette initiative a remporté tous !es suffrages à voir la foule dans les rues.

    Dès 19 heures les corps constitués emmenés par la fanfare de Cormontreuil se sont retrouvés devant le monument aux morts pour la cérémonie officielle.

    Ensuite La fanfare « en attendant Paulette » a animé le repas servi par les bénévoles du comité à plus de 150 convives sur la place de la mairie.

    Vers 23 heures, la retraite aux flambeaux, avant le feu d’artifice, a rassemblé une foule immense, jamais égalée aux dires des anciens de Cormicy.

    La fin de la soirée s’est terminée par un bal populaire animé par des jeunes.

     

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    Union090717p - Marne

    COUVROT : sport et tradition

     

     

    La commune de Couvrot a célébré la fête nationale au travers de nombreuses animations.

    Pour les enfants, des jeux ont été organisés ainsi qu’un goûter et une distribution de jouets aux élèves des classes de maternelle.

    Avant que ne débute le bal gratuit, Christian Michel, délégué général du Souvenir français de la Marne, a remis, à titre exceptionnel, la Médaille d’honneur du Souvenir français à Pierre Pettini, fidèle porte-drapeau du Souvenir français depuis le 11 novembre 1965.

     

     

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    Union090717o - Marne

    ESTERNAY : La pluie n’empêche pas la fête

     

     

    Ce 13 juillet, de nombreuses activités étaient organisées à Esternay.

    Tout d’abord, une retraite aux flambeaux animée par la Starnacienne, mais même si la calèche était au rendez-vous, la marche à travers le bourg a dû être annulée à cause de la pluie.

    Cela n’a pas empêché nos musiciens locaux de jouer quelques notes avec toujours autant de bonne humeur.

    Par contre, la fin de la soirée a pu être maintenue avec une féerie musicale et lumineuse sur le parvis du château et un bal populaire pour le plus grand plaisir de tous.

     

     

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    Union090717n - Marne

    FAGNIÈRES : Apéritif républicain

     

     

    Un concours de pétanque a été lancé dès 13 h 30 au square des Tilleuls à l’occasion du 14 juillet.

    90 joueurs se sont affrontés en doublettes tout l’après-midi.

    Par ailleurs, un apéritif républicain était servi à plus de 300 personnes à la salle André-Gallois.

     

     

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    Union090717m - Marne

    GAYE : Cadeau pour futurs 6e

     

     

    La saucissaunade du 14 juillet de Gaye a une connotation toute particulière, surtout auprès des jeunes qui quittent l’école primaire !

    A cette occasion, la commune remet à chaque CM2 en partance pour le collège, un cadeau sous la forme d’une sacoche à l’effigie du village, contenant un beau livre de collection.

    Cette année, 7 filles et un garçon étaient à l’honneur.

     

     

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    Union090717l - Marne

    GIVRY-EN-ARGONNE : La bonne photo

     

     

     

     

    Une erreur s’est glissée dans notre édition d’hier.

    Voici la bonne photo concernant la cérémonie du I4 Juillet à Givry-en-Argonne.

     

     

     

     

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    Union090717k - Marne

    ISLES-SUR-SUIPPE : Les enfants aussi.

     

     

    Guy Riffé, maire de la commune d’Isles-sur-suippe et les membres du conseil municipal avaient organisé un après-midi festif.

    Jeux pour enfants, remises de récompenses à tous les participants, puis lâcher de ballon.

    En fin de journée, repas préparé par un traiteur local, suivi d’une retraite aux flambeaux et d’un beau feu d’artifice.

     

     

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    Union090717j - Marne

    LA-GRANGE-AUX-BOIS : Cérémonie du 14 Juillet

     

     

    La cérémonie du 14 Juillet s’est traduite par le dépôt de gerbe devant le monument aux morts par le maire Henri Jacquier, accompagné du maire de Sainte-Menehould, Bertrand Courot, ainsi que du maire de Châlons, Bruno Bourg-Broc, en présence notamment des représentants des anciens combattants : Michel Glasko, président de l’ACPG-CTM et François Hermand, président de la Fnaca.

    S’en est suivie une minute de silence.

     

     

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    Union090717i - Marne

    LE MEIX-TIERCELIN : Feux d’artifice et recueillement

     

     

     

    Après la cérémonie du 14 juillet, tout le monde s’est retrouvé l’après-midi pour les traditionnels jeux, à savoir chamboultout, courses en sacs, concours de pénalty et lancer de œuf.

    Enfin, en soirée, un superbe feu d’artifice a été tiré par l’Esat les Antes.

     

     

     

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    Union090717h - Marne

    MOURMELON : Médaillés à l’occasion de la fête nationale : Les pompiers à l’honneur

    Le 14 Juillet a été l’occasion de remettre des médailles.
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    Outre le défilé de troupes à pied et de matériel (280 militaires et 28 véhicules), défilé qui accueillait en tête de cortège les chevaux du centre équestre des armées de Mourmelon, c’était une première, le 14 Juillet a également permis à une bonne centaine de Mourmelonnais de se réunir sur la place du square Jean-Jaurès pour assister à une remise de médailles.

    Cette cérémonie officielle avait lieu en présence des porte-drapeaux des anciens combattants, des membres du conseil municipal, des maires de la communauté de communes, du lieutenant de gendarmerie et des sapeurs-pompiers.

    Instant solennel pour Christian Camus, promu capitaine après 34 ans de service. Christian Poisson s’est vu remettre la médaille vermeil pour 25 ans de service et, le sapeur Florent Degennes accède au grade de caporal.

     

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    Union090717g - Marne

    NORROIS : La foule au pique-nique

     

     

    120 personnes ont participé à cette journée champêtre organisée le dimanche I 2 juillet.

    Après deux copieux repas offerts aux habitants présents, une dizaine de stands animés l’après-midi, la soirée fut clôturée par un superbe feu d’artifice tiré par des jeunes artificiers du village depuis les bords de Marne.

     

     

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    Union090717f - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : Emmanuelle, citoyenne d’honneur

     

     

    Pargny-sur-Saulx a choisi le 14 juillet pour honorer sa championne. Le 31 mai dernier, Emmanuelle Longueville, sociétaire de l’Arc club pargnysien, remportait, à Brest, le titre de championne de France féminine junior de tir à l’arc.

    Elle a été faite citoyenne d’honneur de Pargny-sur-Saulx et a reçu la médaille de la ville et… une jolie gerbe de fleurs comme il convient pour une jeune fille.

    La championne entourée du maire et des adjoints.

     

     

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    Union090717e - Marne

    SACY : Médaillés.

     

     

    Deux jours de fête, organisés par la commission des fêtes, les pompiers et l’association Sacy Animation avec repas champêtre sous les tentes, retraite aux flambeaux avec la fanfare de Sacy, feu d’artifice tiré par les pompiers.

    Alain Damien, le maire Eric Léger et Nicolas Grill ont reçu la médaille de 25 années de musique.

     

     

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    Union090717d - Marne

    SAINT-ETIENNE-SUR-SUIPPE : Barbecue et foot

     

     

     

    Pour faire suite aux festivités, I’ALSC (association, loisirs sports et culture) de Saint-Etienne-sur-Suippe, a organisé un barbecue géant.

    140 convives étaient présents pour déguster les produits préparés par les bénévoles.

    Après le repas, outre les jeux divers, un match de football a été organisé entre les équipes de Bazancourt et les locaux.

     

     

     

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    Union090717c - Marne

    SAINT-RÉMY-EN-BOUZEMONT : Grande tombola

     

     

    Après un 13 juillet pluvieux, le 14 juillet se montrait plus clément et les activités prévues pouvaient se dérouler normalement avec notamment le concours de boules ouvert à tous, les jeux pour les plus jeunes et le tirage de la tombola organisée par le comité des fêtes et la municipalité.

    Le repas champêtre pouvait avoir lieu avant que la retraite aux flambeaux ne démarre vers 22 heures pour se terminer par un spectacle grandiose vers 22 h 30.

     

     

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    Union090717b - Marne

    VILLERS-AUX-NŒUDS : L’Espagne

     

     

    « Cette année, pour le repas traditionnel de la fête communale, nous voulions déguster une paella ! explique André Kaplon, président d’ADL.

    De la paella à l’Espagne… il n’y avait qu’un pas, que les organisateurs ont allègrement sauté.

    Après la traditionnelle cérémonie au monument aux morts, 90 convives ont donc pu déguster un repas espagnol, servi par de sémillantes senoritas.

    Il ne manquait pas un éventail, ni même un jeune traducteur… pour la présentation du menu !

     

     

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    Union090717a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Le capitaine Robert Meunier a sa rue

    La fille du capitaine dévoile la plaque.
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    Une rue baptisée à la mémoire du Capitaine Robert Meunier vient d’être inaugurée dans le quartier dit « du bas village », à Vitry-le-François. Effectuée en présence de la famille du capitaine, du maire de la ville, Jean-Pierre Bouquet cette cérémonie a permis de « perpétuer la mémoire d’un citoyen qui a payé de sa vie la liberté de notre pays ».

    Né à Vitry-le-François le 9 août 1920, Robert Meunier, marié avec Yvonne Gueunier, était coiffeur au salon d’Armand Bruckmann, place de l’hôtel de ville lorsque la guerre l’a mobilisé et envoyé au STO (service du travail obligatoire.). Dès sa première permission, il a décidé de ne pas repartir et a rejoint le maquis dans l’Isère le premier juillet 1943. Il a alors mené une lutte sans merci contre la milice et la Gestapo. Arrêté à Grenoble le 7 juin 1944, au retour d’une mission importante, Robert Meunier est emprisonné au Fort de Montluc, où il est torturé par le sinistre Klaus Barbie. Ne dénonçant pas ses camarades résistants, il est fusillé avec 21 autres patriotes, dans le village de Genas (Isère), au lieu-dit « Bouvaret » le 12 juillet 1944. Robert meunier est fait Chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume le 25 mars 1957.

    C’est sa fille Michèle Matras qui, en présence de sa maman et de sa famille, a dévoilé avec beaucoup d’émotion, la plaque portant le nom de son papa en ce triste jour anniversaire (65 ans jour pour jour).

     

     

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    Union090716v - Marne

    AY : Défilé, musique et lampions

    La retraite aux flambeaux a été agrémentée par les trompettes de la Champenoise.

    Parti de la maison de retraite du château Ayala, le défilé, emmené par les sapeurs-pompiers, et rythmé par la fanfare la Champenoise, a traversé la cité agéenne jusque dans la cour du centre de première intervention où se tenait le traditionnel bal des pompiers.

    Malgré le temps très incertain, une cinquantaine de personnes a participé à la retraite aux flambeaux, avec les lampions évidemment.

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    Union090716u - Marne

    COURTISOLS : Jeux à l’ancienne

     

     

    La journée du 14 juillet a débuté avec le défilé des élus et des associations, encadré par les pompiers et les portes drapeaux des anciens combattants, avant le dépôt de gerbe aux monuments aux morts.

    L’après-midi s’est poursuivie avec la balade en rollers et la course à pied de 10 km.

    Le spectacle était remplacé cette année par des stands de jeux à l’ancienne.

     

     

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    Union090716t - Marne

    ECUEIL : Un habitant à l’honneur

     

     

    Lundi 13 juillet en soirée, Alain Brochet, maire d’Écueil, a honoré Jean-Louis Pointillart, une personne qui a consacré une bonne partie de sa vie active au service de la commune.

    L’occasion, aussi, de déposer une gerbe de fleurs et se recueillir devant le monument aux morts.

    Après la retraite aux flambeaux, l’apéritif de la fraternité a été offert. La soirée s’est poursuivie par un buffet où tous les habitants du village étaient conviés.

    Un feu d’artifice a été tiré par les sapeurs pompiers de la commune vers 23 heures

     

     

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    Union090716s - Marne

    FÈRE-CHAMPENOISE : Rock et saucisson

     

     

    La commission animation a convié la population pour cet après-midi du 14 Juillet à un concert « rock des années 60 ».

    Dans une ambiance très sympa, quelques pas de danse ont été esquissés, pendant qu’étaient servis jambon, saucisson, fromage et tartes.

     

     

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    Union090716r - Marne

    GIFFAUMONT-CHAMPAUBERT : Le méchoui du 14 Juillet

     

     

    L’association du Foyer rural de Giffaumont-Champaubert a, selon son habitude, organisé son méchoui du 14 Juillet, en partenariat avec la municipalité.

    Gros succès puisque 102 convives ont dégusté le délicieux repas préparé par les bénévoles.

    En raison du temps, les barnums montés sur le terrain de foot, ont été appréciés.

    102 convives ont apprécié le repas, à l’abri sous les tentes.

     

     

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    Union090716q - Marne

    GIVRY-EN-ARGONNE : Allemands partenaires

     

     

    Le 14 Juillet a été fêté comme il se doit, avec la retraite aux flambeaux, le feu d’artifice sur l’étang suivi d’un bal à la salle des fêtes.

    Le dépôt de gerbes revêtait un caractère particulier puisque les amis allemands étaient présents avec M. Erhlich, maire du district et M. Walter, maire de Lutzérath.

    Le maire de Givry, François Lefort et les édiles allemands se sont félicités de l’amitié qui lie les deux pays.

    La fête foraine a également joui du temps clément et c’est un bal apéritif qui a terminé ce cru 2009.

     

     

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    Union090716p - Marne

    JUSSECOURT-MINECOURT : A lire et à manger

     

     

    Environ 80 personnes se sont réunies mardi pour participer au barbecue organisé par la commune.

    Par ailleurs, un dictionnaire a été remis aux trois élèves qui entrent au collège à la prochaine rentrée.

    Les plus jeunes écoliers ont reçu chacun un livre.

     

     

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    Union090716o - Marne

    LA CHEPPE : Un moment symbolique

     

     

    « Le 14 Juillet, l’occasion d’évoquer ce que peuvent représenter, à l’aube du XXIe siècle, les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

    Ces valeurs se cherchent toujours dans notre monde en perpétuel mouvement.

    Ces trois noms doivent rester gravés au plus profond de nous-même.

    Soyons-en les gardiens et les défenseurs. »

    Ainsi s’exprimait Marcel Bonnet, maire de La Cheppe, devant la population présente au monument aux morts.

     

     

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    Union090716n - Marne

    LACHY : Un 14 Juillet très réussi

     

     

    La fête nationale a commencé lundi soir avec un défilé dans les rues du village pour la retraite aux flambeaux puis un feu d’artifice tiré au stade.

    Il était suivi d’un bal populaire au foyer des sources.

    Mardi, après un dépôt de gerbe au monument aux morts, le verre de l’amitié était offert par la municipalité au foyer des sources.

    Puis un barbecue pique-nique géant réunissait 150 personnes bien installées au bord de l’étang dans ce magnifique cadre de verdure.

     

     

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    Union090716m - Marne

    LE GAULT-SOIGNY : Flambeaux en fête

     

     

    Comme tous les ans, le 13 juillet au soir, les enfants, munis de lampions, défilent dans les rues, encadrés par les pompiers.

    Malgré les gouttes, tous se sont ensuite retrouvés derrière la salle des fêtes, où un magnifique feu d’artifice a été tiré par Alain.

     

     

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    Union090716l - Marne

    OUTREPONT : Ils entrent au collège à la rentrée : Mathieu et Sébastien gâtés pour la fête

    Mathieu et Sébastien et les membres du conseil municipal.
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    Alors que Mathieu Zdunowski et Sébastien Colibert s’apprêtent dès la rentrée à rejoindre le collège à Vitry-le-François, après leurs années de primaire au regroupement scolaire de Vitry¬en-Perthois, le maire d’Outre-pont Remi Quantinet leur a remis un dictionnaire à l’occasion des festivités du 14 Juillet.

    Une remise de dictionnaires qui a été organisée après le traditionnel dépôt de gerbes au pied du monument aux morts, dans le cimetière intercommunal de Changy-Outrepont.

     

     

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    Union090716k - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : Rappel historique

     

     

    Avant de déposer une gerbe au monument aux morts, le maire Roland Leclère a fait depuis les marches de la mairie un bref historique des événements qui ont eu lieu un 14 juillet.

    Quant aux festivités prévues la veille au soir, l’orage en a décidé autrement !

     

     

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    Union090716j - Marne

    SAINT-GIBRIEN : 14 Juillet : Les aviateurs anglais se recueillent

    À 13 heures le 14 juillet, une courte cérémonie s’est déroulée sur le cimetière du village. Un détachement de 16 aviateurs anglais de la RAF, en uniforme, venu célébrer le « Bastille Day » à Vraux a été reçu par le maire et de nombreux habitants du village. Le commanding officier (colonel) commandant l’escadrille XV en Écosse déposa sur les tombes anglaises, une couronne de coquelicots, tradition anglaise venue de la 1 re guerre lorsque dans la Somme il n’y avait que des coquelicots à déposer sur les tombes des soldats.

    Une minute de silence fut observée en présence du nouveau drapeau de l’escadrille porté par un pilote encadré de 4 mécaniciens, une cérémonie courte mais émouvante, qui sera plus importante l’an prochain.

    Les anciens purent raconter à la jeune génération ce qu’ils ont vu le 16 juillet 44, lorsque le quadrimoteur Lancaster du XVe Squadron survola en flamme Saint-Gibrien avant de se couper en deux parties et s’écraser de chaque côté de la Marne. Il venait de bombarder la gare de Châlons 2 minutes avant, 6 jeunes aviateurs de la RAF périrent ce jour-là.

    Les Anglais étalent aussi très heureux de voir les tombes si bien fleuries par la commune.

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    Union090716i - Marne

    SAINT-HILAIRE-LE PETIT : Les enfants mobilisés

     

     

    Le 14 juillet a été une nouvelle occasion de rassembler les Petits Saint-Hilliers.

    La retraite aux flambeaux, emmenée par les enfants du village, a été suivie par la cérémonie officielle.

    L’enthousiasme et la bonne humeur ont fait une large place à la fête le 13 juillet en soirée.

    Le 14 juillet à 1 I heures, devant le monument aux morts, ce sont également les enfants qui ont animé la cérémonie en chantant l’hymne national.

     

     

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    Union090716h - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Cérémonie du 14 Juillet : Les pompiers toujours à l’honneur

    Le lieutenant-colonel Goulet, chef du CSP a rappelé les chiffres : près de 500 sorties par an.

    La cérémonie du 14 Juillet a réuni de nombreuses personnalités place du Général Leclerc, dont le maire Bertrand Courot, le maire de Châlons Bruno Bourg-Broc, le sous-préfet par intérim Alain Carton…

    Après le dépôt de gerbe devant le monument aux morts, les pompiers et jeunes sapeurs-pompiers ont défilé devant l’hôtel de ville.

    Tous se sont ensuite rassemblés sur le seuil de la mairie pour une remise de galons aux pompiers volontaires. Les récipiendaires promus sont le major Bruno Thirion, le sergent-chef Yann Canonne, le sergent Loïc Neuville, le sergent Marcel Royer et le caporal Guillaume Dubois. Jérémy Foulain a reçu le galon de confirmation de sa formation initiale. Patrick Jacquemet a reçu la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers, niveau vermeil pour 25 années de service.

    Une cérémonie émouvante pour le chef du centre, qui effectuait sa dernière sortie officielle avant son départ en retraite en septembre.

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    Union090716g - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Ambiance morose à la fête : Soirée trop arrosée

     

     

    Les festivités de la fête nationale qui se sont déroulées lundi soir, n’ont pas rassemblé la population menehildienne.

    Armés de leur parapluie, les spectateurs les plus courageux ont pu admirer une pluie de lumières au stade municipal, au son de la musique latine.

    Le bal battait de l’aile également : il aura fallu attendre une heure de spectacle avec le groupe ardennais « Adeline » pour que la piste de danse soit envahie, l’averse ayant enfin cessé.

     

     

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    Union090716f - Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Au temps de La Patriote

     

     

    Les cérémonies du 14 Juillet ont rencontré une importante participation.

    Dans le défilé qui a conduit du parvis de l’église à la mairie, on remarquait derrière la Musique Champagne Parade et les pompiers, un groupe en tenue d’une dizaine d’anciennes gymnastes de la défunte société La Patriote.

     

     

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    Union090716e - Marne

    TINQUEUX : La foule au pique-nique

     

     

    Après les cérémonies officielles du matin… un concert pique-nique a été organisé. Pour cette édition 2009 du concert pique-nique du 14 Juillet, les Aquatintiens ont été fort nombreux à venir dès 19 heures entre amis ou en famille, panier de pique-nique et surtout glacière à la main, pour s’asseoir dans l’herbe, discuter un verre à la main, profiter de l’été et du concert dans ce bel écrin de verdure qu’est le parc Croix-Cordier.

     

     

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    Union090716d - Marne

    TRIGNY : Pétanque républicaine

     

     

    Après les festivités du 13 juillet et le dépôt de gerbe du14, la commune a offert la « soupe républicaine » aux habitants avant que ceux-ci ne sortent leur pique-nique du sac et de s’adonner ensuite à leur passion : la pétanque.

    31 doublettes prirent place sur les terrains de boules et ce sont Les Huttaux Sébastien et Nicolas qui arrivèrent 1er suivis de Claude Courcy et Pascal Sohier, Mickaël Bakarczik et Antoine Godfroy 3e, suivis de Michel Bakalarczik et Laurent Bonnot.

     

     

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    Union090716c - Marne

    VAL-DE-VIERE : Une belle aire de jeux

     

     

    Après le dépôt de gerbes aux monuments aux morts et plaques des communes de Doucey et Rosay, le maire Michel Lecocq a inauguré la nouvelle aire de jeux.

    Pour moins de 5.000 euros et grâce aux nombreux volontaires, deux tables de pique-nique, une balançoire et un terrain de pétanque ont été installés.

     

     

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    Union090716b - Marne

    VANAULT-LES-DAMES : Mardi à la salle des fêtes : Goûter républicain

     

     

    Après-midi républicain à Vanault-les-Dames en ce 14 Juillet. Comme d’autres pra¬tiquent le pique-nique, activité parfois risquée à cause du temps, ici c’est le traditionnel goûter à la salle des fêtes.

    Tous les Vanaultiers sont invités ; environ 70 ont répondu présent

    La jeunesse qui s’ébroue dans la piscine toute proche ne s’est pas fait prier pour participer et est arrivée dégoulinante.

    A cet âge, un gâteau ça ne se refuse pas, surtout quand monsieur le maire fait le service ! Pour les adultes, c’est l’occasion de se rencontrer et d’échanger des nouvelles, ce qui n’est pas si fréquent ; il y a tellement loin d’un bout du village à l’autre !

    70 personnes ont participé au traditionnel goûter du I4 Juillet, dont les jeunes nageurs de la piscine toute proche.

     

     

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    Union090716a - Marne

    VIENNE-LE-CHÂTEAU : Pas de feu d’artifice

     

     

    Ce mardi 14 juillet, l’harmonie fanfare, association dynamique de la commune, donnait la note.

    Bernard Rocha a remercié la population, les pompiers et l’abbé Colombard toujours présents aux cérémonies.

    Il a souligné qu’aucun feu d’artifice n’était donné à l’occasion, vu le coût et l’impact sur la population étant donné que de nombreux feux étaient proposés aux alentours.

     

     

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    Union090715h - Marne

    CHARMONT : Avec les pompiers : Encore un beau 14 Juillet

    Toute l’équipe des bénévoles.
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    Ils avaient pris les devants, les pompiers des Charmontois ! Le feu d’artifice n’a, en effet, pas été tiré en même temps que celui de Givry et de Sainte-Ménehould.

    En attendant l’embrasement du ciel, un bal avec un orchestre chalonnais a fait danser les adeptes jusque tard dans la nuit.

    « Cette réussite, nous la devons à tous les bénévoles. Nous avons pu proposer cette soirée gratuite grâce à la subvention communale et au bon accueil des villageois lors de notre vente de calendriers », explique Jean Limal, responsable des pompiers.

    Et ce fut une véritable réussite ! Tant par la fréquentation que par la qualité du spectacle.

     

     

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    Union090715g - Marne

    EPERNAY : Cérémonies du 14 Juillet : Dans la tradition républicaine

    Une gerbe a été déposée au monument dédié aux martyrs de la Résistance.
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  • Cérémonial immuable pour les cérémonies commémoratives de la Fête nationale, avec un protocole orchestré de main de maître par Michel Aubert.

    En présence d’un escadron de sapeurs-pompiers, de délégations d’anciens combattants, de FFI, de déportés et d’associations d’anciens militaires, Franck Leroy, maire d’Epernay, et Philippe Martin, député de la Marne, encadrés par une imposante haie d’honneur composée de porte-drapeaux, ont déposé une gerbe au pied du monument dédié aux martyrs de la Résistance.

    Après les sonneries et la Marseillaise, le cortège s’est rendu dans les jardins de l’hôtel de ville par l’avenue de Champagne, emmené par l’Avenir Musique, pour un second dépôt de gerbe au pied du monument aux morts.

    En conclusion de l’aubade servie par l’Avenir Musique sur le perron de l’hôtel de ville, Franck Leroy a invité les participants au vin d’honneur. L’occasion pour l’édile de rappeler les fondements de la République et de rassurer l’assistance concernant le feu d’artifice qui aura bien lieu l’an prochain pour renouer avec la tradition.

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    Union090715f - Marne

    ESTERNAY : Décoré à 99 ans

    Maurice Novion a reçu la croix du combattant et la médaille de la reconnaissance de la Nation.
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    Hier après-midi, une centaine de personnes se sont rassemblées place du général-de-Gaulle.

    Le défilé précédé de la Fanfare conduite par Nicole Royer s’est dirigé vers le monument aux morts pour deux dépôts de gerbes.

    L’une par les anciens combattants représentés par Guy Delienne, président de l’ACPG CTAM, l’autre par le maire.

    Par ailleurs, Jacques Rémy a remis à Maurice Novion, âgé de 99 ans, la croix du combattant et la médaille de la reconnaissance de la Nation.

    Place des Droits de l’Homme, Patrice Valentin a remis différents diplômes à des sapeurs-pompiers. Durant l’après-midi, des jeux ont été mis à la disposition du public nombreux.

     

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    Union090715e - Marne

    MOUSSY : Vraiment sympa, la Fête nationale : Barbecue, feu d’artifice et bal

    Toute l’équipe du comité des fêtes était aux fourneaux lundi soir.
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    Les festivités du 14 Juillet « relookées » ont débuté dès lundi 13 à 18 heures avec un apéritif suivi d’un barbecue, offerts à la population.

    La manifestation a réuni près de cent cinquante convives - un peu moins que d’ordinaire, regrette Bérangère Thiercelin, présidente du comité des fêtes - à cause de la pluie en début de soirée. « Mais nous avons prévu des abris ».

    En tout cas, l’ambiance était chaude, aussi bien derrière que devant les fourneaux, car il faut pouvoir servir rapidement les invités aux narines chatouillées par la bonne odeur de grillades.

    La soirée s’est poursuivie par une retraite aux flambeaux dans les rues de Moussy emmenée par la Fanfare des Vignerons de Champillon, un feu d’artifice tiré par les membres du comité des fêtes habilités et formés à cet effet, et un bal sur le jard.

     

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    REIMS : Fin des festivités du 14 Juillet : De l’ambiance place du Forum

    Beaucoup de monde, hier après-midi, dans et autour du cryptoportique, pour suivre le concert.
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    Il y en a eu pour tous les goûts, hier après-midi, place du Forum lors du concert proposé dans le cadre des festivités du 14 Juillet.

    A peine remis de leur prestation la veille place d’Erlon, chanteurs, danseurs et musiciens ont joué des morceaux allant du paso-doble à Village People en passant par des classiques de la chanson française.

    De quoi satisfaire un public assez éclectique même si ceux qui espéraient danser sont restés un peu sur leur faim faute de réelle piste de danse au pied du podium.

    Les plus courageux ont tout de même esquissé quelques pas sur la place même.

     

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    SEZANNE : Les jeunes pompiers à la fête

    La cérémonie officielle de ce 14 Juillet s’est tenue vers 12 heures, devant le monument aux morts, où une gerbe a été déposée, devant quelques dizaines de Sézannais rassemblés.
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  • Pendant plus d’une heure, 22 jeunes sapeurs ont offert une démonstration de leur savoir-faire.
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  • En guise de final, les jeunes pompiers ont offert un « feu d’artifice » d’eau bleue, blanche et rouge.
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  • Après avoir animé la soirée du 13 juillet, l’harmonie était présente, hier, pour la cérémonie.
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    Entre la démonstration des jeunes sapeurs-pompiers, l’hommage aux morts et les animations à l’école du Centre, les festivités du 14 Juillet ont été menées tambour battant.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    VITRY-LE-FRANCOIS : Défilé solennel et promotion chez les sapeurs-pompiers

    Les camions des pompiers, clôturant le défilé, ont remporté un franc succès auprès de la population.
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  • Deux gerbes ont été déposées, avant que ne retentisse LaMarseillaise.
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    Hier matin, une centaine de Vitryats s’est réunie sur la place du Maréchal Joffre pour assister à la traditionnelle cérémonie du 14 Juillet.

    Autour du monument aux morts ont pris place les porte-drapeaux des anciens combattants, les sapeurs- pompiers, la fanfare ainsi que de nombreuses associations vitryates, parmi lesquelles l’amicale du chien d’utilisation. Instant solennel pour Jean-Pierre Bouquet, maire de la ville, de nombreux élus et officiers, avant un dépôt de gerbes.

    Le capitaine Sué, qui orchestrait la cérémonie, a ensuite appelé certains sapeurs-pompiers pour une promotion de grade et appellations remises par le maire.

  •  Le sergent-chef Fabrice Lorentz est promu adjudant,
  •  le caporal-chef Stéphane Beron et le caporal Lionel Vandersnickt sont promus sergents.
  •  Quant aux sapeurs Joël Cossavela, Jérôme Louvet et Joël Vaugin, ils accèdent au grade de caporal.
  •  Les adjudants Jean-Michel Bremond, Gilles Gouet, Alain Bousiquier et Bruno Testa reçoivent l’appellation adjudant-chef.
  •  Le sergent Freddy Pujol, celle de sergent-chef,
  •  et les caporaux Tony Cochut, Fabrice Royer, David Laumont l’appellation caporal-chef.

    Le défilé s’est ensuite dirigé vers la place d’Armes avant de remonter jusqu’à l’hôtel de ville.

     

     

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    DOMMARTIN-LETTREE : Hommage aux aviateurs alliés

    Un 65e anniversaire commémoré comme il se doit.
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    Vendredi, la commune de Dommartin-Lettrée a commémoré le 65e anniversaire du décès des sept aviateurs alliés, par le dépôt de croix de bois, insigne officiel des vétérans du Commonwealth.

    La cérémonie s’est déroulée en présence du maire, James Seurat, et d’une partie de la population ; de Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François ; de Sylvie Donchery, présidente de l’association « Mailly 3-4 mai 1944 » et de trois porte-drapeaux du canton de Sompuis.

     

     

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    CHALONS : Défilé militaire du 13 juillet : Rigoureux mais pluvieux…

    Le 132e bataillon cynophile de Suippes : toujours apprécié.
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  • Un peu gâché par la pluie, le défilé militaire qui se déroulait hier soir à Châlons a regroupé près de 400 hommes ainsi qu’une trentaine de véhicules.
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  • CHÂLONS ne possède ni Arc-de-Triomphe ni Champs-Élysées, mais sa Porte Sainte-Croix et son avenue de Gaulle.

    Cadre idéal tout de même afin qu’évoluent militaires et engins sous les yeux du public. Hier soir, comme le veut la tradition, la capitale régionale a donc accueilli son défilé militaire du 13 juillet, défilé exceptionnel par le nombre de troupes motorisées et à pied qui y participaient. Près de 400 hommes et femmes (de Sarrebourg, Épinal, Suippes, Valence, Mourmelon, Laon ou encore Charleville…), ainsi qu’une trentaine de véhicules (de la gendarmerie, du 402e RA, sans compter ceux du Service départemental d’incendie et de secours) ont ainsi bravé les gouttes et été applaudis par un public qui a fait fi de la météo du soir.

    Après la classique présentation des troupes et les honneurs aux étendards répondant à un protocole parfaitement huilé, deux décorations ont été remises par le général Philippe Bras, commandant la 1re brigade mécanisée stationnée à Châlons.

    Ainsi, le lieutenant-colonel Quiquempoix a été élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur, itou pour le major Collé. Les deux stars du soir.

    Bienvenue aux Spahis…

    Hier enfin, une nouvelle page de la 1re brigade mécanisée a été non pas encore tournée mais rappelée. Car au 1er août, dans le cadre de la réorganisation des armées, le 501e RCC de Mourmelon et le 40e RA de Suippes quitteront la subordination de la 1re brigade pour rejoindre celle de la 2e brigade blindée basée à Orléans.

    Son commandant, le général Sainte-Claire Deville, était d’ailleurs présent hier au défilé.

    Au même moment, la 1re brigade prendra autorité sur le 1er régiment d’artillerie de marine de Laon et le 1er régiment de Spahis de Valence. De ce fait, les « entrants » comme les « sortants » de la 1re brigade mécanisée de Châlons, étaient tous de la partie, d’où un effet de masse pour le public et les autorités.

    Dans son allocution, le général Bras a tenu à « saluer la ville et les habitants de Châlons qui depuis des décennies accueillent avec chaleur les nombreux militaires qui y sont en garnison. Nous sommes sensibles à votre attachement, les troupes présentes sur les rangs vous en rendent témoignage ».

    Fini le discours, place à un beau défilé. Humide sinon rien…

    Flotte… alors

    À l’instar d’une scène de « Bienvenue chez les Ch’tis », alors que les premiers pas « droit devant » étaient entendus grâce aux semelles magiques des rangers cirés, une flotte désagréable est venue titiller d’un seul coup d’un seul le minois de ceux qui n’avaient point le fessier en tribune officielle couverte.

    Droit devant et droite devant. Le maire et le secrétaire d’État Benoist Apparu ont assisté sans pépins au défilé.

    Les vestes étaient humides, restaient à les essorer… mais certainement pas à les… retourner. À Châlons, pas de garden-party, mais un cocktail dans le grand salon de l’hôtel de ville était prévu à l’issue de ce défilé. Sorte de pince-fesses avant les belles bleues du feu d’artifice.

    David ZANGA

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    Feu d’artifice : Une explosion de couleurs entre force et douceur

    Plus de trente heures auront été nécessaire pour tout installer. Audrey Joly.
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  • … Et donner le spectacle pyrosymphonique de 18 minutes qu’ont pu observer les Châlonnais, hier soir, à partir de 23 heures. Aurélien Laudy.
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  • Il aura fallu deux jours à Stéphane, Florian, Emmanuelle et Laurent pour installer ce qui a été, hier soir, une symphonie de couleurs et d’effets.

    Les quatre artificiers étaient venus de Loire-Atlantique pour mettre en place bombes, chandelles romaines et autres feux d’artifice pour offrir au public châlonnais un spectacle pyrosymphonique de premier choix.

    « C’est Joël Hamon, le patron de notre entreprise, Féerie, qui est à la base de la conception de ce feu d’artifice », explique Stéphane. « Pour lui, le plus important est d’arriver à trouver un juste équilibre entre la puissance et la finesse. Il faut savoir laisser le produit s’exprimer en alternant des moments de force et d’autres de douceur. »

    Le but du jeu pour ces artistes est de créer une pyrotechnie très riche, en offrant des changements d’effets, tels que tourbillonnants, sifflets…

    « On ne se contente pas de balancer une belle verte, une belle rouge, une belle bleue… Tout est calé à la seconde près, à la note près… Quant aux effets, cela va du parasol à la pluie d’or, en passant par l’explosion verte avec des traînées, couleur argent. »

    Petits et gros calibres

    Pour illuminer le ciel châlonnais, au-dessus des jards, pendant dix-huit minutes, les artificiers ont optimisé l’espace : « Toute la façade, le long du canal - soit 120 mètres de la pointe de l’île à la passerelle - est équipée de petits calibres (des projectiles de 10 mm environ donnant plusieurs effets à la suite) ».

    Le reste des bombes a été installé dans le jard anglais. « Dans chaque tube, il y a vingt projectiles. Nous les avons réunis par bottes de cinq, multipliés par cinq encore… Ce qui représente une multitude d’effets possibles. »

    Pour sûr, toutes les heures de création, de « topage » (caler le départ d’une bombe sur la bande-son), d’installation… n’ont pas été vaines, au vu de l’air ébloui qu’on pouvait lire sur les visages des Châlonnais, hier soir.

    Quant à la pluie, Stéphane ne s’en inquiétait que très peu, hier matin. « S’il pleut, nous avons des bâches pour protéger nos installations. Et comme maintenant la synchronisation et l’allumage des projectiles se fait de manière électrique, nous ne craignons plus d’avoir des mèches humides. La seule chose, c’est que cela complique un peu la tâche de l’artificier au moment d’installer et gâche le plaisir du public… »

    Au final, le spectacle a été apprécié de tous. « On croyait voir des ailes d’anges », note Simone, « ou encore des chenilles dorées ». « Dommage qu’il y ait eu un petit raté musical, à la fin », relève Jean-François… La bande-son, encore une fois !

    Audrey JOLY

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    REIMS : Festivités du 14 Juillet : Le grand show

    Un défilé, deux shows au parc des expositions et place d’Erlon… les festivités du 14 Juillet ont été réussies hier à Reims.

    Pour les retardataires, un bal populaire cet après-midi place du Forum est au programme.

    Photos Gérard PÉRON et Bernard SIVADE

    Années 70,80,90… les musiciens et chanteurs ont alterné tous les styles pendant plus de deux heures. Avant de laisser la place au sosie de Mickaël Jackson qui était attendu après minuit.
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  • Un show qui n’a pas laissé indifférents ces messieurs.
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  • Beaucoup de rythmes et de variétés dans le spectacle proposé place d’Erlon qui a commencé peu après 22 heures.
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  • Beaucoup de monde hier soir place d’Erlon pour un spectacle bien rodé qui devait se terminer vers 2 heures.
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  • Les jeunes sapeurs volontaires de 13 à 16 ans ont participé au défilé.
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  • Quatre remises de décorations ont eu lieu lors des cérémonies
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  • Le public était nombreux pour assister au défilé devant la mairie.
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  • Ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement pour assister au spectacle.
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  • Le show était Hollywoodien grâce aux musiques de La guerre des étoiles et de Gladiator.
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  • L’orchestre philharmonique de Prague était au complet pour son rendez-vous Rémois.


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    VITRY-LE-FRANCOIS : La Fête a dû faire avec la pluie

    Les enfants sont venus retirer leurs lampions juste après le concert.
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  • Les parapluies étaient de sortie, hier soir, …
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  • … mais le mauvais temps n’a pas empêché le groupe Canned Heat de mettre le feu au public avec des rythmes blues.
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  • Concert endiablé et feu d’artifice, un programme de choix pour une fête nationale que même la pluie n’a pas réussi à gâcher.

    LA pluie n’aura pas eu raison des deux cents personnes venues assister, hier soir, au concert de Canned Heat, un groupe de blues rock américain.

    Et même si les ponchos et les parapluies avaient fleuri sur la place d’Armes - et auraient par ailleurs pu causer quelques désagréments dans l’assistance -, le groupe, qui revendique un blues incisif, a réussi à enflammer les foules.

    Car après tout, lors un concert, le plus important n’est pas de voir, mais de pouvoir entendre.

    Une fois les démonstrations de boogie-blues des musiciens d’outre-Atlantique terminées, les enfants, et parfois même quelques adultes sont allés retirer des lampions un peu plus loin, à quelques pas de la scène.

    Ils ont ainsi illuminé le parcours menant jusqu’au stade Fabien-Ghiloni, tout du moins pour ceux qui ont su résister aux gouttes d’eau incessantes.

    Et malgré les doutes de beaucoup de monde, le traditionnel feu d’artifice a bel et bien été tiré quelques minutes plus tard. La fête nationale, qui n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices, s’est finalement déroulée comme prévu initialement.

    Ceci étant dit, on espère du ciel un peu plus de clémence pour l’année prochaine.

    E.H.

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    Union090714a - Marne

    ÉDITO : Célébrons !

    À quoi peut servir la fête nationale si ce n’est de commémorer un événement fondateur de l’histoire d’un peuple ? Si notre 14 Juillet évoque la prise de la Bastille, il s’inscrit surtout dans la filiation de la célébration de la grande fête de la Fédération qui veut marquer la réconciliation et l’unité d’un pays bousculé par la Révolution.

    Le défilé militaire qui a lieu sur les Champs-Élysées reste un symbole et un hommage à celles et ceux qui ont mission de garantir l’indépendance et la sécurité de la France tout en défendant les valeurs humanistes sur les terrains d’opérations extérieures. Si le 14 Juillet a été retouché, c’est par commodité.

    Bien sûr, à Paris on ne déroge pas au calendrier mais cela fait longtemps qu’en province, on anticipe les festivités la veille au soir pour privilégier le farniente même si c’est au prix de l’omission du sens républicain de ce temps de la France unie.

    Faut-il s’en émouvoir ou simplement admettre que les temps changent et que le patriotisme des cœurs a perdu de son éclat ? Heureusement, la ferveur populaire n’a pas disparu parce qu’il y a toujours ce rien d’émotion qui aide à prendre conscience que l’on appartient à un peuple dont l’histoire témoigne d’un parcours qu’il faut assumer avec fierté et lucidité.

    Oui, il y a un événement à chaque 14 Juillet. Si cette année on assistera dans la capitale au plus grand défilé aérien, c’est bien parce que l’armée de l’air fête son 75e anniversaire sans complexe.

    Si les jeunes porte-drapeaux sont reçus à l’Élysée c’est pour confirmer qu’une jeunesse motivée concourt au travail d’histoire par la gratuité d’un engagement au service d’une mémoire partagée.

    Il y a ainsi beaucoup de signes, petits ou grands, qui même par des temps difficiles donnent un sentiment d’appartenance à une nation fidèle aux rendez-vous de ses valeurs.

    Hervé CHABAUD

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    MASSIGES : Sur les pas des poilus

    Un parcours très enrichissant encadré par Christine et Hélène.
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  • Située à l’extrême droite du front de Champagne, la « Main de Massiges », en pays d’Argonne, fut un haut-lieu de la guerre 14-18. L’endroit a été baptisé ainsi par les poilus en raison de la forme très particulière de ces collines, ressemblant incroyablement à la paume d’une main, avec ses doigts : le pouce, l’index, le médius, l’auriculaire. Sans oublier le « cratère » qui est l’un des rares sites de combats français conservé et visitable.

    Lieu stratégique qui a connu de terribles batailles, notamment au mont Têtu, la Main de Massiges est aujourd’hui un lieu de mémoire où l’empreinte du passé est encore bien présente. Les nombreux bleuets sauvages en témoignent.

    Et c’est dans ce cadre et afin de faire découvrir la nature champenoise que l’office du tourisme du pays d’Argonne a décidé d’organiser cette année un circuit pédestre.

    La grande nouveauté de ce programme, c’est la découverte de vestiges datant de la Grande Guerre tous les jeudis. « L’association La Main de Massiges a acquis des terrains récemment où se trouvent des tranchées ainsi que des trous de mines, qui n’ont pas été remis en état de puis 1918. Nous avons donc entrepris des travaux d’entretien et de débroussaillage pour les rendre accessibles au public », explique Pierre Labat, président de l’office du tourisme et intarissable sur l’histoire et le patrimoine local.

    Ce parcours, très agréable, offre également de magnifiques points de vue. Les randonneurs pourront aussi admirer l’incontournable « Vierge aux abeilles », blessée à son sein gauche, ce qui a offert un toit original à des essaims.

    Grâce aux explications fournies de Pierre Labat, et des guides Hélène et Christine, ce nouveau circuit est vraiment très enrichissant. Il se terminera à la fin juillet par un pique-nique (6 euros par personne) et à la fin août par un succulent repas dans une bonne auberge de la région (23 euros par personne).

    « Nous voulons amener les gens à découvrir les points forts de l’Argonne : la nature, le tourisme de mémoire et gastronomique », souligne Pierre Labat.

    Pour celles et ceux qui souhaitent s’inscrire à cette visite, Pierre Labat donne encore quelques conseils pour profiter un maximum de la balade : « Se munir de chaussures de marche, et ne mangez pas les fruits sauvages ! ».

    Céline Souhami

    Renseignements à l’office du tourisme du Pays d’Argonne, 5 place du Général Leclerc à Sainte-Ménehould. Tél. au 03.26.60.85.83. E-mail : tourisme@argonne.fr

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    OIRY : Les anciens combattants en voyage : Découvertes savoureuses

    Cent cinquante personnes au rendez-vous.
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  • Carton plein pour le voyage en Corrèze organisé par la section Épernay-Oiry de la Fnaca. Il a fallu affréter trois cars, 150 personnes n’ayant pas manqué le rendez-vous pour une escapade de cinq jours.

    Arrivée à Égletons le premier jour et visite de la ville. Dès le lendemain, visite de Vulcania, du Puy de Sancy et de La Bourboule. Promenade en vedette panoramique sur la Dordogne, sur le lac du barrage de Bort-les-Orgues.

    Visite du musée Jacques Chirac à Sarran et du médaillon corrézien (foie gras).

    Et au fil des jours, étapes à Brive-la-Gaillarde (distillerie Denoix), à Colonges-la-Rouge (un des plus beaux villages de France), avant le retour sur Épernay.

    Les voyageurs se retrouveront le 23 octobre pour une soirée dansante à la salle des fêtes de Oiry.

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    Union090713a - Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : La Légion d’honneur pour Alexandre Zentner

    Un moment plein d’émotion aussi bien pour Alexandre Zentner que pour André Chevalier lors de la remise de médailles.
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  • C’est lors des commémorations des combats de la Gruerie qui ont eu lieu récemment, qu’Alexandre Zentner a reçu la Croix d’officier de la Légion d’honneur. Une belle récompense pour un parcours militaire qui a bien du mérite.

    En septembre 1952, Alexandre est engagé volontaire à l’âge de 18 ans au 1er Régiment de Spahis à Médéa en Algérie. Après une formation de base, il obtient différents diplômes et son unité est envoyée en Tunisie pour participer au maintien de l’ordre. Il est reçu au brevet de chef de peleton. Le 1er novembre 1954, le premier Spahis est envoyé dans les Aures, puis courant 1955, en renfort au Maroc.

    Après différentes blessures et trois citations, il est décoré de la médaille militaire à titre exceptionnel en janvier 1961. En mai 1962, après de nombreuses missions, il regagne la métropole, affecté à Reims, Mourmelon puis Châlons. Après dix-sept années de service intense, il demande à bénéficier de ses droits à la retraite en 1969.

    Mais malgré une vie civile bien remplie, il n’oublie pas ses compagnons et dès 1968, il crée une section d’anciens combattants, l’UNC Djebel Argonne, puis fonde l’UNC Marne.

    Il est promu chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur le 19 septembre 1998 au titre du ministère de la Défense. Il prend les fonctions de président de l’UNC en 2003 et est également président fondateur du Mémorial AFN Marne inauguré en 2007 et président des médaillés militaires de Suippes.

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    Union090712b - Marne

    AUBERIVE : Devoir de mémoire

    Le colonel Waldemar Kozicki, attaché militaire de l’ambassade de Pologne, a remercié les porte-drapeaux présents.
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  • Une cérémonie à la mémoire des soldats polonais morts pour la France et la Pologne pendant les deux guerres mondiales a eu lieu dimanche au cimetière d’Aubérive à l’initiative de l’association des anciens combattants polonais de Troyes.

    Cet hommage s’est tenu en présence du colonel Waldemar Kozicki, attaché militaire de l’ambassade de Pologne, de Pascal Lorin, maire d’Aubérive, Stéphane Gradzik, président des anciens combattants polonais en France, de Jean-Claude Kociolek, président de l’amicale régionale franco-polonaise, de Charles Vetter, président des AC de l’Aube, Eric Neveux, vice-président des AC de Tinqueux, des autorités civiles et militaires, de nombreux porte-drapeaux et de tous les participants venus maintenir la fraternité d’armes qui unit les anciens combattants.

    Une messe en plein air a été dite en deux langues au cimetière par le père Gronowicz et chantée par Jaga Wronska, accompagnée au violon par Agata Poltorak, venues de Cracovie.

    Un vin d’honneur et un repas ont clôturé cette journée de mémoire.

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    Union090712a - Marne

    LIVRE : Poètes sous l’Occupation

    « Voici les messages de gens enfermés eux-mêmes dans une bouteille à la mer, messages secrets de gens (dont plusieurs sont morts ou disparus) qui étaient forcés d’écrire « poésie » pour dire « révolution »… » C’est l’exergue de la dernière publication du groupe « La Main à plume », en 1945, qui rassembla durant les années noires de jeunes poètes dont l’ambition était tout simplement de maintenir la flamme du surréalisme.

    André Breton exilé à New York, ces rebelles à l’audace épatante firent davantage : dans des conditions évidemment précaires, ils parvinrent certes à garder le cap fixé après la première guerre par leurs aînés, mais surent aussi défricher des voies nouvelles (tel leur projet d’anthologie autour de « l’objet »).

    Epaulés de temps à autre par quelques figures célèbres (Picasso, Eluard), beaucoup s’engagèrent après la Libération dans d’autres aventures.

    Il n’était que temps, cependant, qu’une anthologie, accompagnée d’un appareil critique de premier ordre, leur rende enfin justice

    Peu sont passés à la postérité (sauf Maurice Nadeau, Edouard Jaguer ou Léo Malet - mais en tant que romancier ! -) : c’est dire que ce livre publié par les audacieuses éditions Syllepse a valeur de manifeste contre l’oubli.

    « La Main à plume, anthologie du surréalisme sous l’Occupation », éditions Syllepse, 350 pages, 30 euros.

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    Union090709b - Marne

    REIMS : Légion d’honneur pour la Ville de Reims : Cérémonie pour les 90 ans

    La maire de Reims, accompagnée du sous-préfet, aux pieds du monument aux morts.
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    Hier, une cérémonie était organisée à l’occasion du 90e anniversaire de la remise de l’insigne de la Légion d’honneur à la Ville de Reims et au drapeau de sa compagnie, à la compagnie de sapeurs-pompiers.

    Pour cette célébration, l’association rémoise des membres de la Légion d’honneur a convié le maire de Reims, Adeline Hazan, le sous-préfet de la Marne et beaucoup d’autres officiels. Après avoir déposé des gerbes de fleurs au pied du monument aux morts, les personnes présentes sont allées se recueillir au cimetière du Nord.

     

     

     

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    Union090709a - Marne

    REIMS : Chiffres faussés

    Le comité départemental du tourisme de la Marne vient de publier un petit dépliant très bien fait sur les chiffres du tourisme dans le département.

    Reims y apparaît régulièrement en tête dans les statistiques. Quand ce n’est pas le cas, cela devrait l’être dans l’absolu. Ainsi le musée de la Reddition est en queue de liste des fréquentations des sites de mémoire. Mais c’est oublier que le site a été fermé de long mois pour rénovation.

    Nul doute qu’en 2009, le musée rémois retrouvera les premières places.

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    Union090708a - Marne

    REIMS : Souvenir : Quand la ville a reçu la Légion d’honneur

    Le docteur Langlet s’adresse au président de la République.
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  • L’association rémoise des membres de la Légion d’honneur et la Ville ont décidé de célébrer le 90e anniversaire de la remise de la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Reims et au drapeau de sa compagnie de sapeurs-pompiers le 6 juillet 1919 par le président de la République Raymond Poincaré. Une cérémonie est programmée ce mercredi 8 juillet à 18 heures au Monument aux morts, place de la République ainsi que sur la tombe des membres de l’Ordre, au cimetière du nord.

    C’est au début du mois de juillet 1919 que le président du conseil, Georges Clemenceau, informe les parlementaires marnais de la décision du gouvernement de décerner la Légion d’honneur et la croix de guerre à la ville de Reims. La cité, mutilée par quatre années de bombardements intensifs, commence à panser ses plaies de pierres. Les Rémois, de retour malgré les difficultés patentes pour reprendre une vie normale, ne dissimulent pas leur fierté bien résumée par le maire Jean-Baptiste Langlet dans son adresse à la population : « En venant ajouter cet insigne au blason de notre vieille cité, le gouvernement a voulu reconnaître la vaillance de ses habitants, leur attachement aux foyers qu’ils ont vu détruire et qu’ils s’apprêtent à reconstruire ».

    Dans la nuit précédant la venue du chef de l’État, le vent souffle en tempête et des façades encore debout mais fragilisées par les explosions s’effondrent tandis que des barrières prépositionnées pour délimiter l’espace concédé au public s’envolent ! Le président de la République arrive à Reims par le train où les honneurs lui sont rendus par une compagnie du 5e régiment de tirailleurs algériens en présence de la musique du 107e régiment d’infanterie. De la gare en passant par la rue Thiers et jusqu’à la place de l’Hôtel-de-Ville, la foule est au rendez-vous.

    C’est face à la façade encore debout mais noircie et criblée d’éclats que se déroule la cérémonie. Le chef de l’État lit la citation attribuée à Reims : « Ville martyre qui a payé de sa destruction la rage d’un ennemi impuissant à s’y maintenir : population sublime qui, à l’exemple d’une municipalité modèle de dévouement et de mépris du danger, a montré le courage le plus magnifique en restant pendant plus de trois ans sous la menace constante des coups de l’ennemi en ne quittant ses foyers que par ordre ».

    Raymond Poincaré épingle la croix de la Légion d’honneur sur un coussin qui est brodé aux armes de Reims puis il décore le drapeau de la compagnie des sapeurs-pompiers qui est porté par l’adjudant Eloire. Souvenons-nous de l’hommage du président : « Parmi toutes les villes qui ont fourni sur le front de combat une chaîne de bastions imprenables et qui se sont sacrifiées à la défense de la Nation, Reims est l’une de celles qui ont subi le plus douloureux supplice et qui ont gardé dans leurs épreuves le plus de constance et de fermeté ». Et d’ajouter : « Malgré tant de ruines et de souffrances, voici déjà que les habitants de Reims, privés d’abris et dépourvus de ressources reviennent en hâte pour faire revivre leur cité ».

    Hervé CHABAUD

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    Union090707c - Marne

    LA NEUVILETTE : Les anciens conbattants au vert

    Le comité a organisé une journée détente pour ses adhérents.
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  • Le président du comité des anciens combattants de La Neuvillette, Jean Ledoux, a convié les membres de l’association et les bénévoles qui les aident habituellement à se retrouver pour une journée de détente dans le cadre verdoyant d’un joli site de la vallée de la Marne.

    Le bal à papa en février

    Ce fut l’occasion de faire le point sur les activités de l’année, passées et futures. Après une journée au zoo d’Amnéville, en septembre, seront à mettre sur pied la cérémonie du 11 Novembre à La Neuvillette, le déjeuner dansant de l’Armistice le 29 novembre, à la salle des Châtillons, puis début 2010, le fameux bal à papa prévu le dimanche 7 février après-midi et l’assemblée générale le 14 mars au centre des congrès.

    Les participants se sont montrés résolus à apporter tous leurs efforts pour poursuivre inlassablement l’activité de la société tant sur le plan des manifestations patriotiques que des actions conviviales au service des adhérents.

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    Union090707b - Marne

    SERMIERS : Le monument aux morts restauré

    Une cérémonie respectueuse des traditions.
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  • 25 octobre 1925 : Albert Lagrive, maire, inaugure le monument.
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  • « Cette colonne de pierre qui s’étire vers le ciel est une silhouette familière de notre commune », a déclaré Gérard Fresne, maire de Sermiers, devant les nombreux élus de la Marne venus assister à la réception des travaux de restauration du monument aux morts.

    84 ans après son inauguration s’est déroulée une seconde belle cérémonie, à laquelle assistait Roland Lagrive, fils du maire de l’époque, Albert Lagrive, qui avait inauguré le monument en 1925.

    Son érection, par Emile Focant, marbrier-monumentiste à Reims, avait coûté 14.000 francs (de l’époque). Depuis plusieurs années, le monument s’écrasait sur sa base.

    C’est Anne André-Beaufort, jeune architecte, qui a supervisé les travaux de restauration de cette colonne en pierre bleue des Ardennes, qui pèse onze tonnes. « Nous avons dû démonter pièce par pièce et numéroter les éléments avant de les remonter dans l’ordre. » À leur grande surprise, les ouvriers ont constaté que le coq, en bronze, était… simplement posé et aurait pu facilement être volé ! Il est à présent dûment scellé.

    Le budget de cette rénovation s’élève à 37.800 euros. Gérard Fresne a tenu à remercier ceux qui ont contribué par leurs dons à la souscription lancée, notamment le secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants, la Fondation du Patrimoine et les habitants. Regardant avec émotion les photos anciennes, Catherine Vautrin, vice-présidente de l’assemblée nationale, a pensé « au drame des familles, réunies autour du monument ».

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    Union090707a - Marne

    MUIZON : Epoux Collot-Desmasures : Un couple en or

    Mireille et Michel se sont redit « oui », mais cette fois, en présence de leurs enfants !
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  • Ce samedi, Germain Renard a reçu à la mairie de Muizon Michel Collot et son épouse Mireille à l’occasion de leurs cinquante ans de mariage. Michel Collot est né le 22 avril 1934 à Neufchâteau (Vosges) et est arrivé à Reims à l’âge de dix-huit mois. Petit-fils et fils de boulangers, il a repris la boulangerie familiale, située rue de Tambour.

    Mireille Desmasures, elle, a vu le jour le 20 septembre 1937 à la Ferté-Chevresis (Aisne). Fille de menuisier, elle a passé son BEPC puis a poursuivi ses études à l’école Pigier, ce qui l’a amenée à travailler pendant deux ans comme secrétaire à l’hôpital de Laon. Par l’intermédiaire de sa cousine, qui tenait la blanchisserie face à la boulangerie Collot, elle fait la connaissance de Michel en 1958. C’est alors le coup de foudre entre eux deux et ils se marient un an plus tard, le 2 juillet 1959, à la mairie de la commune natale de Mireille. Par la suite, elle devient vendeuse dans la boulangerie dont ils ont hérité, jusqu’à leur retraite en 1994, date à laquelle ils ont décidé de s’installer à Muizon. Entre-temps, ils auront eu le bonheur d’être les heureux parents de deux garçons, lesquels leur ont donné trois petits-enfants, puis une arrière-petite-fille.

    Bien que retraité, Michel reste encore très actif : il surveille cinq fois par an les examens de boulangerie-pâtisserie au CFA de Châlons-en-Champagne. Parmi ses loisirs, il pratique régulièrement la pétanque et le jardinage et est membre des anciens combattants de Muizon et du club des boulangers retraités. Il aime remettre quelquefois « la main à la pâte » en confectionnant de la pâtisserie traditionnelle pour la petite famille et les amis. Mireille pratique le yoga avec des amies de l’association des coronariens, sans toutefois avoir de problèmes cardiaques, et, avec son époux, ils aiment faire des sorties au sein des associations.

    Au cours de la cérémonie, les deux époux ont choisi de renouveler leurs consentements mutuels, comme il y a un demi-siècle, en présence de leurs deux témoins d’origine, et tous deux ont reçu des mains du maire la médaille de la commune.

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    Union090706a - Marne

    VALMY : Centre d’interprétation historique du site de la bataille de Valmy : Du virtuel à la réalité

    Une vue aérienne du projet.
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  • Le site sera reconstitué au milieu d’écrans géants, au-dessus d’un plan. On pourra même apercevoir le moulin grâce à une ouverture creusée dans le bâtiment.
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  • Le futur « musée » de Valmy a désormais un visage. Vendredi, la communauté de communes a validé officiellement le choix du maître d’œuvre. Visite virtuelle en avant-première.

    EN images de synthèse, il a déjà la classe… Alors dans la réalité, le centre d’interprétation historique du site de la bataille de Valmy va, sans nul doute, faire des émules !

    Le projet a pris de la vitesse en juin lorsque la communauté de communes de Sainte-Ménehould a désigné le lauréat du concours de maîtrise d’œuvre (*). « Le projet de l’agence parisienne Faloci a fait l’unanimité », souligne Emmanuelle Bissieux, directrice de la CC. « Nous avons cherché à être fidèles au programme « Valmy, j’y étais ». On voulait quelque chose de vivant, avec un recours aux nouvelles technologies. »

    Vendredi soir, le processus de création du centre d’interprétation historique a fait un bond. La communauté de communes a, en effet, validé officiellement à l’unanimité le choix du maître d’œuvre lors du conseil. Reste à franchir la phase d’études prévue jusqu’en juin 2010, et les travaux pourront commencer. Le sondage des sols devrait d’ailleurs débuter d’ici un mois. L’ouverture du petit bijou étant programmée à l’été 2011.

    1 610 000 euros

    Pour faire patienter les touristes, petite visite virtuelle en avant-première : le bâtiment, totalement intégré au paysage, s’étend de plain-pied sur 570 m2, sans jamais dépasser la colline. Même le parking se fond dans la butte. Après le hall d’accueil et la billetterie, place à une grande salle d’exposition temporaire dont le visiteur pourra profiter dès son entrée ou à la sortie. « Cette salle, modulable, nous permettra d’accueillir toutes sortes d’expositions, des projections, des conférences… » se réjouit la directrice. Vient ensuite un espace d’exposition permanente, un plongeon dans l’époque révolutionnaire jusqu’à l’arrestation du roi. Et enfin, nous voilà au cœur de la bataille de Valmy. Le site sera reconstitué au milieu d’écrans géants, au-dessus d’un plan, histoire de suivre l’avancée des combats de manière interactive. On pourra même apercevoir le moulin grâce à une ouverture creusée dans le bâtiment, avant de s’attaquer à la dernière partie de l’expo consacrée à « l’après Valmy ». Voilà qui devrait permettre d’exploser la moyenne de 18.000 visiteurs par an à Valmy. Sachant que pour équilibrer le fonctionnement d’un tel site, il en faudra 19 000…

    Mais tout ça a un coût : 1 610 000 euros hors honoraires (1 050 000 euros pour l’architecture et 560 000 pour la muséographie). Côté subventions, la communauté recevra 200.000 euros de réserve parlementaire, une dotation pour le développement rural (DDR) - qui prendra en charge 25 % de la phase architecture ; une demande a été faite pour la phase muséographie -, une subvention du conseil général (20 % du projet), et une du conseil régional (20 % de la maîtrise d’œuvre ; une demande de financement de 20 % du projet global a été demandée). La communauté compte aussi demander un fonds européen de développement régional.

    « C’est un beau projet qui mérite toute notre attention », insiste Emmanuelle Bissieux. « Ce site devrait créer un réel engouement touristique pour l’Argonne. » Assurément.

    Marion DARDARD

    (*) Un jury composé d’architectes, du conservateur du musée de Sainte-Ménehould, d’élus, de la Drac et d’un architecte des Bâtiments de France, s’était réuni le 3 juin pour établir un classement des trois projets retenus parmi 35 candidats. La communauté de communes a choisi le n° 1.

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    Union090705c - Marne

    CHALONS : Concours sur les 150 ans de la bataille de Solférino : Deux collégiennes s’illustrent

    Cécile Acer revient de son séjour à Solférino avec des souvenirs inoubliables. Ce fut pour elle une expérience humaine exceptionnelle.
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  • Le collège Victor-Duruy, qui d’année en année gagne des effectifs, vient de voir deux de ses élèves récompensées lors du concours national organisé à l’occasion des 150 ans de la bataille de Solférino (1859). Bataille qui rappelons-le, est à l’origine de la création de la Croix-Rouge Française par Henri-Dunant. C’est donc pour commémorer cet anniversaire que l’Education nationale, en partenariat avec la Croix-Rouge, met en place ce concours destiné à des élèves de 4e issus des différents établissements de la Marne. Et pour la première fois, le collège Victor-Duruy a donc proposé sa candidature au même titre que cinq autres collèges du département.

    Quiz

    Au terme d’une première étape qui consistait à répondre d’une manière collective à une série de questions (quiz sur les valeurs de la Croix-Rouge), l’équipe du collège châlonnais a terminé en pole position. Ce fut ensuite la sélection individuelle où là encore, Victor-Duruy a brillé.

    En effet, deux élèves se sont classées première et seconde au niveau départemental : Cécile Acer et Mélissa Jamain.

    La première candidate a pris un tee-shirt sur lequel elle a rédigé le slogan suivant, « l’important, ce n’est pas ce que l’on gagne mais ce que l’on partage » et au dos, elle avait repris des images, des logos représentant l’organisme caritatif.

    En guise de récompense, elle est allée du 24 au 28 juin à Solférino en Italie, dans le cadre d’un rassemblement international de la Croix-Rouge.

    Ce fut l’occasion pour cette collégienne, de surcroît qualifiée de bonne élève par son professeur d’histoire, Christophe Lucas, de rencontrer ses homologues venus des quatre coins du monde et de pouvoir échanger sur des sujets très variés.

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    Union090705b - Marne

    AUBERIVE : Commémoration

    La mairie d’Aubérive, l’association des anciens combattants polonais à Troyes et l’amicale régionale franco polonaise organise une cérémonie ce dimanche 5 juillet à partir de 10 heures au cimetière franco polonais d’Aubérive, pour commémorer les morts français, polonais, résistants et parachutistes, tombés en 1914-1918 et 1939-1945.

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    Union090705a - Marne

    REIMS / Légion d’honneur : Le colonel Carminati commandeur

    Le colonel Carminati est titulaire de sept citations.
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  • Ce Rémois de souche investi dans le monde ancien combattant est on ne peut plus légitime puisque son parcours l’a conduit de la Résistance à l’Indochine avant l’Algérie. Le colonel Carminati vient d’être promu commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur en récompense de ses états de service.

    En octobre 1942, alors qu’il n’est pas parvenu à quitter la France pour rejoindre les Forces françaises libres, il s’engage dans l’armée d’armistice à Nîmes pour avoir l’opportunité de gagner le Maroc. Le mois suivant, il est surpris par l’invasion allemande de la zone libre en réplique au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. Il est alors renvoyé dans ses foyers à Reims. En 1943, il intègre la Résistance auprès de Pierre Grandremy sont ancien chef scout et de Jean Esteva. Tous deux sont appréhendés par la gestapo et meurent en déportation.

    C’est alors que le directeur du CBR, M. Thiebault lui recommande de quitter sans tarder la Marne. Carminati se rend en Ardèche et entre au corps franc Raymond de l’Armée secrète. En septembre 1944 après la libération de ce département, il intègre le 15e bataillon de chasseurs alpins dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny. En 1946, il entre à Saint-Cyr-Coëtquidan. En 1949, il gagne l’Indochine comme sous-lieutenant puis lieutenant au Sud-Annam au 4e bataillon de marche d’Extrême-Orient.

    En 1953, il est cette fois au Tonkin et sert comme lieutenant au 5e régiment de tirailleurs marocains. De 1959 à 1961, il est capitaine en Algérie au 35e régiment d’infanterie. Il poursuit sa carrière comme commandant d’unités de tirailleurs marocains puis commandant du bataillon des élèves officiers préparant Coëtquidan. Il revient à Reims et prend le commandement du corps logistique de la 10e brigade mécanisée avant de faire valoir ses droits à la retraite. Pendant vingt-cinq ans, le colonel Carminati a été président du Souvenir français de l’arrondissement de Reims, a participé aux activités de Rhin et Danube participant à des projets pédagogiques dans des établissements scolaires. Il est titulaire de la croix de guerre 39-45 (1 citation), de la croix de guerre des Territoires d’opérations extérieures (4 citations), de la croix de la valeur militaire (2 citations).

    H. Ch.

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    Union090704b - Marne

    CHALONS : Enfants de Harkis

    Gérard Moisselin, le préfet de la région Champagne-Ardenne et préfet de la Marne, assure la coordination du dispositif social destiné aux enfants des anciens harkis.

    Un bilan des actions entreprises a été présenté jeudi devant les représentants de l’État, des collectivités territoriales et des associations.

    Au 1er juillet, 227 enfants de supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie ont été identifiés par le service des rapatriés de la préfecture marnaise comme étant à la recherche d’un emploi ou d’une formation. Parmi eux, 83 se sont présentés au rendez-vous fixé par le pôle emploi et se sont vu remettre un passeport spécifique vers l’emploi.

    À ce jour, 43 personnes inscrites dans l’un des dispositifs ont retrouvé un emploi et 7 ont bénéficié d’un accompagnement pour la création ou la reprise d’une entreprise et ont créé leur propre société. 36 suivent une formation qualifiante financée par le pôle emploi et le cabinet du préfet.

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    Union090704a - Marne

    CHALONS : Vandalisme : Des croix gammées sur la vitrine

    Situé au croisement de la rue Jean-Jacques-Rousseau et de la rue Sainte-Marguerite, l’agence immobilière de Sandrine Guiffray-Forest et de son frère Nicolas Forest a été taguée de deux croix gammées rouges dans la nuit de jeudi à vendredi.
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  • Hier matin, alertée par une voisine, une commerçante découvre deux croix gammées rouges sur le crépi de la devanture de son magasin.

    « CHOQUÉE. » Hier, Sandrine Guiffray-Forest était aux bords de la crise de nerfs sur le trottoir de son magasin. Au petit matin, c’est une voisine qui l’a prévenu par téléphone : « Il y a des croix gammées sur votre vitrine ». L’agence immobilière que la jeune femme tient avec son frère Nicolas Forest au 42 de la rue Jean-Jacques-Rousseau a été la cible dans la nuit de jeudi à vendredi d’un tagueur mal intentionné.

    À leur arrivée, Sandrine et son frère ne peuvent que constater les deux symboles antisémites inscrits sur les murs encadrant la devanture. À la bombe rouge sur le crépi jaune, sur une large surface. « On a honte. Les gens qui passent dans la rue nous dévisagent. Ce n’est pas tant le fait d’être tagué, que le sens du tag. » Le frère et la sœur, âgés d’une petite trentaine d’années, ont eu, en arrivant sur place, le réflexe de chercher la bombe de peinture, après avoir prévenu la police.

    Et c’est avec des gants stériles qu’ils ont récupéré un petit flacon dans la poubelle située à un mètre de là à peine. Récipient qu’ils ont placé dans un sac, et ensuite confié à un officier de l’identité judiciaire. Et si la jeune femme place beaucoup d’espoir dans cette pièce à conviction, le fonctionnaire de l’État lui précise « qu’il faut encore que les empreintes soient fichées ».

    Pas de témoin oculaire, mais la voisine qui a alerté la commerçante avait entendu « quelque chose de métallique » rouler sur le coup des trois heures du matin. Au lever du soleil, elle a compris qu’il s’agissait de la bombe de peinture.

    Des fruits pourris la veille

    Les deux agents immobiliers de « www.immoliaison.fr » étaient déjà à cran avant ces inscriptions. « Hier matin (jeudi NDLR), c’étaient des fruits pourris éclatés sur la porte. On a cru que c’étaient des gamins qui s’amusaient. Mais là c’est trop. On en a juste ras-le-bol. Ce n’est pas anodin », insiste Sandrine. Et Nicolas de rappeler : « Il y a un an et demi, quand on faisait les finitions de la façade, on avait été tagué « pédé ». On a aussi eu du vol de courrier et des dégradations sur la voiture ».

    Une main courante avait été déposée, puis le calme était revenu. Pour ce côté-ci de la rue Sainte-Marguerite. Car il y a quatre mois, c’était au tatoueur d’en face, au 44 rue Jean-Jacques-Rousseau, de voir sa vitrine dégradée. Du dissolvant avait été copieusement jeté sur le dessin fait main, toute la peinture s’étant alors craquelée. Hier matin, vers onze heures, après les constatations d’usage par les forces de l’ordre, Sandrine s’attaquait au nettoyage des murs sous le regard dérobé des passants.

    Sophie CARIVEN

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    Union090702a - Marne

    SAINTE-MARIE-DU-LAC-NUISEMENT : Deux cérémonies : Hommage aux soldats et villages disparus

    Les personnalités présentes également à l’office religieux, au monument aux morts.
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  • La traditionnelle messe du souvenir des villages disparus s’est déroulée en l’église Saint-Jean-Baptiste de Nuisement-aux-Bois, reconstruite sur le site du musée du Pays du Der de Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement.

    Etaient présents les anciens habitants de Nuisement-aux-Bois, leurs familles et les personnalités locales (MM. de Courson, député ; Bouquet, conseiller général et maire de Vitry-le-François ; Raymond Floc’h, sous-préfet ; Simon, président de la communauté de communes du Bocage Champenois ; Gaillet, président du Souvenir Français ; Mme Creusefond, maire de Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement ; M. Lardin, lieutenant des pompiers de St-Remy-en-Bouzemont, ainsi que de nombreux maires des communes voisines).

    Monument rénové

    Les abbés Béal et Tardivel ont officié avec la participation de la chorale « Marne et Bocage ». À la fin de la cérémonie religieuse, le sous-préfet inaugurait la rénovation du monument aux morts de Nuisement, œuvre du sculpteur vitryat Viellard en 1920. Il a été déplacé en juin 1973 et il méritait bien une belle rénovation, notamment le dos du monument qui reprend les noms des soldats mobilisés de la Première Guerre mondiale qui sont revenus au pays.

    La rénovation était financée par la commune de Sainte-Marie-du-Lac, avec l’aide du Souvenir français dont son président Gérald Gaillet a mentionné les actions. Après le dépôt de gerbes de MM. Gaillet et Butard, la lecture de la liste des jeunes morts pour la France, de la minute de silence et de la Marseillaise chantée par le public, Mme Creusefond invitait les participants à un vin d’honneur offert par la municipalité, à l’ombre des tilleuls du musée.

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    Union090701a - Marne

    FISMES : L’UNC 51 à Colombey-les-Deux-Églises

    Les adhérents de la section locale de l’UNC ont passé une journée dans le village d’adoption du général de Gaulle.
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    Les adhérents de la section locale de Fismes de l’Union Nationale des Combattants (UNC 51) ont passé une journée à Colombey-les-Deux-Églises, le village d’adoption du général de Gaulle.

    Tout au long de la journée, ils ont visité tous les sites en liaison avec le Général : le mémorial, la célèbre Croix de Lorraine qui domine une partie de la Haute-Marne ainsi que l’exposition sur la réconciliation franco-allemande.

    La journée a été fort appréciée par les anciens combattants.

    De nombreuses activités sont d’ores et déjà prévues jusqu’à la fin de l’année.

    Pour tous renseignements : M. ou Mme Browarny au 03.26.50.16.20.

     

     

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    Union090630a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Amicale parachutiste : Un jeune porte-drapeau à Paris

    Yohan Charlier, jeune porte-drapeau de l’Amicale parachutiste.
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    Yohan Charlier, jeune porte-drapeau de l’Amicale parachutiste de Vitry et de Champagne, est invité par l’office national des anciens combattants au défilé du 14 Juillet. C’est avec fierté qu’il défilera avec son drapeau et représentera la ville de Vitry.

    À 18 h 30, il participera au ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, suivi d’une réception au ministère des Anciens Combattants.

    Yohan, en plus de ses études, est réserviste au 402e Régiment d’Artillerie de Châlons. Cinquante adhérents de l’Amicale sont aussi invités à assister au défilé.

     

     

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    Union090629b - Marne

    CHALONS : Inauguration d’une nouvelle rue : En hommage aux anciens combattants d’AFN

    La nouvelle rue est située à l’angle de la rue Jean-Henri-Fabre, près de la résidence Sarrail.
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  • Les anciens combattants d’AFN ont désormais leur rue. Celle-ci, située à l’angle de la rue Jean-Henri-Fabre, dans un quartier en pleine rénovation (ancienne caserne militaire Chanzy-Forgeot) a été inaugurée samedi par la municipalité et son initiateur Jean Mondet, président du groupement amical des associations patriotiques. Ceci en présence de nombreuses personnalités du monde des anciens combattants et associations, des porte-drapeaux ainsi que du public riverain de cette nouvelle artère.

    « La paix doit être défendue »

    « Inaugurer cette rue, c’est honorer la mémoire des morts pour la France au cours de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. C’est un hommage juste et nécessaire que nous leur rendons aujourd’hui, tant le souvenir de ces combats est resté trop longtemps enfermé dans le silence et l’oubli », a souligné le maire, « cette inauguration doit nous rappeler combien la paix est fragile et combien elle doit être défendue. Courage, dévouement et loyauté, voilà les valeurs qui ont guidé l’action des hommes et des femmes qui ont été engagés dans les opérations en Afrique du Nord. La France est fière de ses enfants. Nous leur rendons hommage aujourd’hui ».

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    Union090629a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Cérémonie au monument aux morts : Honneur au soldat oublié

    Des gerbes ont été déposées au pied du monument aux morts fraîchement rénové.
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  • Le nom de Natale Zambelli figure désormais en belle place sur l’édifice.
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  • Soixante-cinq ans après les bombardements qui ravagèrent Vitry, le nom de Natale Zambelli figure enfin sur le monument aux morts.

    « EN ce jour de recueillement, nous nous retrouvons autour du monument rénové, afin de réparer un oubli. Nous faisons aujourd’hui œuvre de mémoire », a déclaré hier Jean-Pierre Bouquet, le maire de Vitry-le-François, lors de la cérémonie au monument aux morts. L’oubli, c’est le nom de Natale Zambelli (voir encadré), Vitryat mort pour la France, et pourtant absent de l’édifice commémoratif. Une erreur désormais réparée, même si le devoir de mémoire est un combat perpétuel : « En cet instant, je mesure combien il nous reste encore à faire », a ainsi ajouté le maire.

    Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français, a pris également la parole, afin de rappeler le lourd tribut payé par la ville lors de la guerre : « Rappelons-nous que trois bombardements viendront à bout de la ville, en la détruisant à 97 % : ceux de mai-juin 1940 et du 28 juin 1944. Si le nombre de morts du 28 juin 1944 nous est connu sous le chiffre de 105 dont 96 Vitryats, les victimes des bombardements de 1940 sont assez peu connues », dont Natale Zambelli, précise-t-il. « Plusieurs familles de victimes des trois bombardements sont présentes aujourd’hui, dont le cercle des 17 qui commémore également la mort de l’un des siens, le 28 juin 1944, âgée seulement de 16 ans. » Les discours achevés, la fanfare a alors entonné l’hymne national, et un instant de silence a été respecté, égayé par le gazouillis des oiseaux et la volée de cloches de la Collégiale…

    R.V-D.

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    Un nom, un symbole

    Né le 25 décembre 1906 à Cenate d’Argon, en Italie, Natale Zambelli avait répondu présent à l’appel du maire de l’époque, Lucien Prud’homme, pour un contrat de manœuvre dans la défense passive, dès le 25 août 1939. Marié à Rina Algisi, originaire de Couvrot, et père de trois enfants, il habitait alors ruelle du Bac à Vitry-le-François.

    C’est dans le cadre de ses fonctions qu’il décédera au Pont de Châlons, le 12 juillet 1940, à 11 heures précisément, en voulant déplacer une bombe qui n’avait pas explosé. Il ne sera officiellement reconnu « Mort pour la France » que le 16 novembre 1956. « Aujourd’hui, a clamé Gérald Gaillet lors de son discours, en dévoilant le nom de Natale Zambelli, c’est un peu de sa fonction qui est mise à notre mémoire, celle des employés de la défense passive, qui travaillaient sans compter, n’écoutant que leur courage, sans s’occuper de leur propre sécurité. »

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    Union090628a - Marne

    SON : Jean Moulin et le drame de Caluire

    La Poste rend un nouvel hommage à l’unificateur de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, le préfet Jean Moulin.
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  • Cette fois, le portrait du héros voisine la maison du docteur Dugoujeon à Caluire où il a été arrêté le 21 juin 1943 après avoir présidé le 27 mai la première réunion du Conseil national de la Résistance à Paris. Le timbre émis est un horizontal 35 x 26 d’une valeur faciale de 0,56 euro et qui porte la mention « Mémorial Jean Moulin Rhône » puisque la maison représentée est désormais un musée. Crée et gravé par André Lavergne, accompagné d’un timbre à date 32 mm « premier jour » qui est un gros plan sur le visage inoubliable de cet inlassable combattant de la liberté. Ce timbre rappelle un épisode douloureux de l’histoire de ce conflit au cours duquel, le chef de la gestapo de Lyon, Klaus Barbie a capturé le préfet courage sans savoir qu’il était alors l’homme clé de l’unité de la Résistance intérieure. Torturé par ce bourreau nazi dans les sous-sols de l’Ecole du service de Santé des armées de l’avenue Berthelot à Lyon, Jean Moulin est mort sur une civière dans le train qui le conduisait vers les camps de concentration, le 8 juillet 1943. Petit dernier d’une famille de trois enfants, sa jeunesse est marquée par la rigueur et la probité de son père Antonin, un professeur d’histoire aux convictions républicaines affirmées, franc-maçon et président de la Ligue des droits de l’homme.

    Ennemi de l’intolérance, combattant inlassable des extrémismes et de l’antisémitisme, Jean Moulin est un garçon sérieux dont les résultats scolaires sont modestes. Pourtant le jeune homme est intelligent, sensible, intuitif. S’il réussit à être nommé attaché au cabinet du préfet de l’Hérault grâce aux connaissances de son père, il démontre immédiatement son sens de l’Etat, de l’intérêt général et des services publics.

    S’opposer à Vichy et à l’occupant

    S’il entre dans la préfectorale, c’est qu’être au service de la France lui sied. Il représente de belle manière la République lorsqu’en juin 1940, préfet de l’Eure-et-Loir, il s’oppose aux Allemands et refuse leur diktat, préférant essayer de mettre fin à ses jours plutôt que de se soumettre et déshonorer la France.

    Déterminé à s’opposer à Vichy et à l’occupant il devient une figure de la Résistance. Il est Rex, Max et prend des risques pour rapprocher les points de vue et faire que tous ceux qui s’opposent à Pétain et au nazisme contribuent dans l’unité au retour d’une France humaniste et républicaine. Nommé compagnon de la Libération par le général de Gaulle, ce dernier lui rend ainsi hommage dans ses « Mémoires de Guerre » : « C’est à pas comptés qu’il marcherait sur une route minée par les pièges des adversaires et encombrée des obstacles élevés par les amis… Moulin devait en dix-huit mois accomplir une tâche capitale ».

    Hervé Chabaud

    Disponible dans tous les points philatéliques.

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    Union090626b - Marne

    CHAINTRIX-BIERGES : Retrouvailles à la commémoration

    Les anciens du 21e RI, section transmission à Oran, se revoient régulièrement.
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  • Le mercredi 17 juin, Madame le maire, Mme Pajak, de Chaintrix-Bierges et son conseil municipal, à l’invitation de Michel Vincent et de Bernard Xhaard, accompagnés de leurs camarades, anciens combattants du 21e RI, section transmission à Oran (Algérie), se sont recueillis au monument aux morts et ont déposé une gerbe à la mémoire des soldats morts pour la France.

    A l’initiative de deux des leurs ayant effectué des recherches après les vies actives de chacun, ces anciens camarades se sont donc revus en 1999 après quarante ans de séparation. Quelle émotion cette première fois !

    Depuis, ils ont renouvelé régulièrement ces retrouvailles dans des départements différents selon le domicile actuel des participants : en Alsace (par deux fois), en Bretagne, Touraine, dans les Ardennes, dans l’Aveyron, en Loire-Atlantique, dans le Nord.

    Cette année, ce sont deux Champenois qui organisaient la rencontre : dépôt de gerbe, pot de l’amitié, découverte de la Marne, le tout dans une ambiance très joyeuse et conviviale.

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    Union090626a - Marne

    SOUAIN-PERTHES-LES-HURLUS : Commémoration à Navarin : En souvenir de la 28e brigade

    Au pied du monument, devant une assistance fidèle, le général Gouraud a passé les troupes en revue.
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  • Le devoir de mémoire a été honoré à Navarin au cours de la cérémonie annuelle du souvenir aux morts des armées de Champagne par une prestation militaire suivie d’un office religieux sur le site .

    Devant les autorités militaires et civiles, le général Xavier Gouraud (neveu du Henri Gouraud) a centré son allocution sur cette énergie que le père Doncœur, aumônier des Armées, a déployé dès mars 1919, pour le souvenir de la 28e brigade composée des 35e et 42e régiments d’infanterie.

    Une sépulture digne

    Réunissant des volontaires autour de lui, ils sont venus relever leurs morts sur les lieux de la ferme des Wacques pour leur offrir une digne sépulture, inaugurée le 25 septembre 1919, quatre ans après les combats du 25 au 30 septembre 1915.

    « Après une paix acquise au prix de sacrifices exorbitants, un travail gigantesque de « remise en paix », tant moralement que psychologiquement, était nécessaire. Par la solidarité et la compassion avec les familles, il fallait aussi soigner les cœurs. »

    A l’exemple du père Doncœur et de ces hommes qui sans mesurer leur temps et leur peine, ont érigé cette œuvre rayonnante de force, « soyons des faiseurs de paix , des acteurs de renaissance », a rappelé le général.

    Un thème repris par le père Joël Morlet, vicaire général : « Le souvenir doit permettre de réfléchir à tout cela. Pourquoi ce scandale de la souffrance que nous nous infligeons ? Pourquoi vouloir éliminer, dominer, alors que la différence est une richesse ? Question que la Bible pose dès le début. Pourquoi recourir à l’exclusion, à la condamnation, à la punition ? La force de la messe peut nous faire prendre confiance et risquer notre vie pour construire la paix et la fraternité ». Le chant de méditation du jour « le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » a précédé l’hymne européen final.

    La seconde partie de la cérémonie se déroulait au monument de la 28e brigade où s’est tenue une prise d’armes avec dépôt de gerbes en présence du 35e régiment d’infanterie de Belfort, arrivé le matin même, en manœuvre dans la région. L’hymne national interprété a capella et retentissant sur les lieux même du front , fut particulièrement émouvant.

    A noter que durant cette cérémonie, l’Union musicale de Suippes a assuré toutes les sonneries.

    Les jeunes sapeurs du corps communautaire sont associés au souvenir, tout comme une soixantaine de drapeaux des diverses amicales d’anciens combattants.

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    Union090625a - Marne

    DOMMARTIN-DAMPIERRE : Barbecue à Dommartin-Dampierre : Les anciens combattants festoient

    Les anciens combattants ménéhildiens ont apprécié ce moment de convivialité.
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    Organisé par Michel Glasko, président des anciens combattants de la section de Sainte-Ménehould, et le trésorier, André Golbieski, un barbecue a eu lieu à Dommartin-Dampierre chez M. Boivin qui, comme chaque année, a bien voulu mettre sa grange à disposition de l’association.

    Une joyeuse ambiance très conviviale a rassemblé les membres des anciens combattants de Sainte-Ménehould ainsi que leurs amis.

    Jeux et danses au son du musette ont animé cette journée qui s’est terminée tard dans la soirée.

    Comme a su le dire un des convives, merci aux organisateurs, aux accueillants et à toutes les dames bénévoles qui ont su avec le sourire servir les participants venus nombreux.

     



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    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

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      18 juin 2010