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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
Publié le mardi 24 juillet 2012, mis à jour le dimanche 26 août 2012
 

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1er trimestre 2007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008 ; 4ème trimestre 2008 ; 1er trimestre 2009 ; 2ème trimestre 2009 ; 3ème trimestre 2009 ; 4ème trimestre 2009 ; 1er trimestre 2010 ; 1er trimestre 2011 ; 2ème trimestre 2011 ; 2ème trimestre 2011 ; 3ème trimestre 2011 ; 4ème trimestre 2011.

 

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Union120825a - Marne
REVOLUTION : Dans les pas de Louis XVI

Une expo dédiée au Roi décapité à voir jusqu’au 30 septembre au Musée de l’Argonne.
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  • Varennes-en-Argonne (55)

    Une exposition de premier ordre est en place au musée d’Argonne à Varennes-en-Argonne dans la Meuse.

    Un portrait en grand format du roi, imagé en pointillé, qui retient l’attention du visiteur à l’accueil.

    Tout le panneau du fond lui est réservé, comme pour remettre, de suite, en mémoire l’événement qui a fait entrer Varennes dans l’histoire.

    Les raisons de la fuite de Louis XVI, les préparatifs, les péripéties et les étapes du voyage sont ainsi retracées sur une grande carte. Sans oublier l’arrestation, la nuit et le retour qui s’en sont suivis. Des encarts de texte nombreux et précis, des portraits, dont celui de l’épicier-chandelier Sauce, complètent ce mur d’informations qui se veut l’image de la cité et de son passé.

    Il suffit de suivre le couloir d’entrée du musée pour découvrir ensuite une belle série de portraits du roi fugitif, depuis son enfance, tout au long de sa jeunesse et durant son règne très bref.

    Ce sont ainsi pas moins de dix-huit panneaux avec chacun un tableau ou un dessin, complétés par une notice précise décrivant l’épisode et donnant la date, le tout à l’aide de titres évocateurs, qui s’offrent au public.

    Le fil d’un destin

    Le visiteur peut ainsi voir « Un roi au physique ingrat », « Le futur dauphin », « En costume royal », « Une remise à Franklin du traité France -Amérique », « Le roi en habit rouge », « Le roi à cheval », « Le voyage », pour terminer par « L’arrestation ».

    On peut suivre le fil d’un destin, la marque des années qui passent sur un visage.

    Une allée riche en faits historiques, un rappel de la vie de celui qui s’est égaré à Varennes pour une tentative d’exil bloquée sur les bords de l’Aire jusqu’au retour à la capitale qui le conduira en prison et à l’échafaud.

    Exposition « Portraits de Louis XVI, avant et après Varennes ». Visible jusqu’au 30 septembre au musée d’Argonne. Tous les week-ends et jours fériés de 14 h 30 à 17 h 30.

    Renseignements au 06.14.53.29.96 ou 03.29.80.71.01

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    Union120824a - Marne
    Reims n’a pas oublié le « Normandie-Niémen »

    La dédicace des aviateurs soviétiques à leurs amis pilotes et mécaniciens du « Normandie-Niémen ».
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  • Les six MiG 21 sur la BA 112 le 6 septembre 1971.
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  • Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense, reçoit son homologue, le général Iazov.
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  • De juin 1966 en provenance d’Orange jusqu’à l’été 1993 et son départ pour Colmar, le « Neu-Neu » a été sur la BA 112 « commandant Marin-la-Meslée ».

    SI l’armée de l’air a été invitée mi-août au centenaire des forces aériennes russes, ce n’est pas un hasard. L’histoire qui lie les deux armées passe par l’épopée de l’escadrille « Normandie-Niémen » donc par l’ancienne base aérienne 112 « commandant Marin-la-Meslée » de Reims où la prestigieuse unité compagnon de la Libération a stationné.

    Si le « Neu-Neu » qui avait été mis en sommeil a été réactivé au printemps sur la base de Mont-de-Marsan, ce n’est pas une surprise que le Rafale qui a effectué une démonstration de sa polyvalence et de ses aptitudes au cours de ce centenaire, était aux couleurs du « Normandie-Niémen ». Comme l’a redit, le général de corps aérien Antoine Noguier, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes et nommé ce mardi chef du cabinet militaire du ministre de la Défense où il succède au général marnais Denis Mercier prochain chef d’état-major de l’armée de l’air : « C’est un grand honneur d’être aux côtés de nos camarades russes avec qui nous partageons une longue tradition qui remonte à la Seconde Guerre mondiale ». Avant d’ajouter : « C’est impressionnant de se rendre compte de la symbolique que représente cette escadrille pour le peuple russe. Les aviateurs sont venus combattre auprès de leurs frères russes pendant la Deuxième Guerre mondiale.

    Beaucoup y ont laissé leur vie mais leurs mémoires sont très présentes ». Si ce centenaire s’est terminé le 13 août par le survol d’une patrouille composée de deux Rafale et un Sukhoï russe au-dessus du terrain de Khatenki à environ 200 kilomètres de Moscou, c’est que d’un commun accord l’histoire est au rendez-vous. C’est depuis ce terrain que le groupe de chasse n°3 « Normandie » auquel Staline décidera d’adjoindre le 31 juillet 1944 le nom de « Niémen » a débuté son engagement sur le front de l’Est. Ce terrain délaissé depuis une vingtaine d’années va bientôt accueillir un aéro-club portant le nom de « Normandie-Niémen ». Il comprendra un musée dédié au souvenir historique du célèbre « Neu-Neu » et cela grâce à un passionné d’aéronautique, Gritchenko Andreï Alexandrovitch.

    Des MiG à Reims

    Le « Normandie-Niémen » a été stationné sur la BA 112 de Reims aussi les Marnais sont-ils toujours sensibles à son évocation. En pleine Guerre froide, il y a même eu un épisode remarquable. Le 6 septembre 1971, au lendemain de l’atterrissage d’un Iliouchine II-18, six MiG 21 PF se posent sur la BA « commandant Marin-la-Meslée ». Le maréchal Pavel Stepanovitch Koutakhov, commandant les forces aériennes soviétiques est accueilli à Reims par le général Gabriel Gauthier, chef d’état-major de l’armée de l’air. C’est tout simplement la première fois que des MiG 21 se posaient sur une base de l’Ouest !

    Cet échange placé sous le signe de la convivialité fait suite à l’accueil du 21 au 25 juin en URSS de six Mirage IIIC de la 10e escadre de chasse et s’inscrit dans le souvenir de l’action exemplaire menée dans le ciel soviétique par l’escadrille « Normandie-Niémen ». Du 4 au 8 septembre 1978 six MiG 23 Flogger stationnent une fois encore à Reims. En prime, il y a aussi un Tupolev-124 et un Antonov-12 Cub. La délégation est conduite par le lieutenant-général Vadim Andreev, commandant l’aviation du district aérien de Moscou. Il est reçu par le général Louis Grouiller commandant la défense aérienne et le colonel Étienne Copel commandant la BA 112. Un détachement de l’escadron 02.030 « Normandie-Niémen » s’est rendu l’été précédent en Union Soviétique. La météo rémoise ne permet pas une démonstration des MiG23 mais avant le départ de leurs pilotes et mécaniciens, un jeune pilote natif de Fresnes-lès-Reims et futur chef d’état-major de l’armée de l’air, le commandant Jean-Pierre Job, second du « Normandie-Niémen » fait une démonstration sur Mirage F1C qui stupéfie les aviateurs soviétiques ravis de leur séjour rémois.

    Le 30 mars 1990, le ministre de la Défense, Jean-Pierre Chevènement accueille à Reims, son homologue le général Dimitri Iazov qui vient visiter le « Neu-Neu ». Cela préfigure un nouvel échange avec la présence de six MiG 29 fulcrum assistés d’un Iliouchine II-76 Candid. Les MiG appartiennent à une patrouille de voltige créée au sein du 234e régiment de chasse de la Garde de Kubinka et dénommée « Striji », « Martinets ». Ils arrivent accompagnés d’une patrouille de deux Mirage F1 C du « Normandie-Niémen » conduite par le commandant Philippe Charles. Le lieutenant-général Nikolaï Antoshkine, commandant les forces aériennes du district de Moscou est reçu par le général Bernard Norlain, commandant la défense aérienne. C’est une fois encore un échange qui fait suite au déplacement en juin de six Mirage F1C du « Neu-Neu » sur le terrain de Kubinka.

    Le jubilé du « Neu-Neu »

    Le 9 septembre 1992, une délégation de l’armée de l’air s’envole pour la Russie pour célébrer le 50e anniversaire de l’escadron de chasse 02.030 « Normandie-Niémen ». Le 16 septembre, les trois Mirage F1C et les trois Mirage 2000B sont de retour en France accompagnés de six Sukhoï-27 Flanker. Une grande cérémonie se déroule sur la BA 112 le 18 septembre en présence du ministre de la Défense, Pierre Joxe, du général Deynikine, chef d’état-major de l’armée de l’air russe et de son homologue français le général Vincent Lanata. Le 30 septembre, le maréchal Chapochnikov, chef d’état-major de l’armée russe visite la base rémoise et le 19 janvier 1993, c’est le général Pavel Grachev, ministre de la Défense russe qui fait de même.

    Bref, Reims n’a jamais oublié le « Neu-Neu » et a même conservé ses traditions et son drapeau après sa mise en sommeil grâce au colonel Gilles Perrone qui avait été l’un des patrons du « Normandie-Niémen ». Aujourd’hui loin du ciel marnais, le prestigieux escadron doté de Rafale va reprendre toute sa place dans l’armée de l’air.

    On peut retrouver les épisodes significatifs de cette unité, fierté de l’armée de l’air dans l’histoire de la BA 112 de Reims cosignée par Frédéric Lafarge ancien conservateur du musée de la base et de l’aéronautique locale (désormais installé à Bétheny) et du major Jean-Pierre Calka.

    Hervé CHABAUD

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    Union120822a - Marne
    CORMONTREUIL : Hommage et recueillement au Maquis de Chantereine

    Pas moins de 21 drapeaux étaient présents.
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  • André Patis, Pierre Tarillon et Eugène Bourin, ont survécu à cette attaque.
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  • Une fois n’est pas coutume. Il n’a pas été besoin de s’équiper de bottes, cette année, pour rejoindre le monument dédié au Maquis de Chantereine, sur la commune de Champlat-et-Boujacourt. Et nombreux ont été les participants à avoir répondu à l’invitation du président Michel Voisin pour commémorer les combats du 28 août 1944.

    La plupart sont arrivés en voiture au milieu des champs. D’autres, tel Arnaud Delonghe, petit-fils de Pierre Alves, qui a combattu en ces lieux, accompagné d’une dizaine de personnes, dont Olivier, 9 ans, n’ont pas hésité à venir à pied à travers champs, depuis Chambrecy.

    Pas moins de 21 drapeaux étaient présents, dont celui du Maquis, tenu par Pierre Tarillon, un des derniers survivants de cette attaque, aux côtés de ses camarades Eugène Bourin et André Patis.

    Une délégation d’anciens combattants de la section UNC de Fismes avait fait le déplacement. « Ils sont trois de Fismes parmi les tués », se souvient Eugène Bourin : Georges Paté, André Thomas et Bernard Petithomme. Et, parmi les personnalités civiles et militaires, maires et élus des communes environnantes, des adjoints de Cormontreuil ainsi que Claude Viéville, président de la section UNC, qui, depuis de nombreuses années, participe à cet hommage. « Philippe Coutiez, de Cormontreuil, fait lui aussi partie des onze tués ».

    Après les cérémonies d’usage, le dépôt de gerbes et l’audition du « Chant des partisans » interprété par Johnny Hallyday, Michel Voisin retraçait les événements qui ont conduit à cette tragédie dans la ferme que Raymond Huiban mettait à la disposition de la Résistance et qui servait notamment à entreposer les munitions et le matériel largués lors de parachutages.

    « Le canard a les pattes jaunes »

    Ainsi, le 25 août 1944, le message « Le canard a les pattes jaunes » donnait le signal d’une nouvelle opération. 17 containers de 200 kg étaient largués à 23 heures puis 17 autres quelques heures plus tard. Mais, le 27 août, vers 16 heures, des avions allemands survolent la ferme et un véhicule allemand est aperçu sur la route Chaumuzy-La Neuville.

    Le 28 août vers 12 h 30, l’alerte est donnée. Deux automitrailleuses se dirigent vers la ferme et attaquent les braves FFI qui décrochent pour gagner le bois d’Eclisse. Mais le champ de blé ayant été fauché, les combattants sont à découvert. Un char posté à un kilomètre, sur la route de La Neuville, dirige ses tirs vers le bois.

    « Une tragédie. Le bilan est sévère, des blessés sont achevés froidement », explique le président du Maquis qui rappelle que cette attaque a fait onze morts et six blessés « dont certains très gravement atteints ».

    « Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent » disait Lucie Aubrac. « ll faut que nos jeunes sachent comment des hommes ont su donner leur vie pour sauver leur pays », poursuivait M. Voisin dont le seul mot qui lui vint à l’esprit pour conclure était « Merci ».

    Tous étaient alors invités à poursuivre cet hommage « au frais » à la mairie de Champlat. Au moment de repartir, le thermomètre affichait déjà 30°. Mais surtout, la ferme, où se déroulait il y a quelques années encore la réception, se délabre lentement et est devenue désormais trop dangereuse…

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    Union120821a - Marne
    GLANNES : Deux expos pour rendre hommage aux aviateurs

    La maire Monique Martin et le président du Souvenir français Gérald Gaillet avec un passionné de l’histoire aérienne du secteur.
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  • Au cours de ce dernier week-end, la salle socioculturelle de Glannes a accueilli près de deux cents personnes venues regarder des photographies rendant hommage aux aviateurs tombés dans l’arrondissement de Vitry au cours de la Seconde Guerre mondiale. Une initiative du comité cantonal du Souvenir français vitryat, à l’occasion du 65e anniversaire de l’édification du monument en hommage aux aviateurs alliés.

    Deux expositions étaient proposées. La première était consacrée aux pilotes, aviateurs et passagers des différents avions qui sont tombés, sous les tirs de DCA aux chars allemands. Les biographies de chacun étaient proposées. Les avions étaient tombés sur les territoires des communes de Bassu, Blacy, Blesme, Châtelraould-Saint-Louvent, Couvrot, Dommartin-Lettrée, Glannes, Huiron, Heiltz-le-Maurupt, Jussecourt-Minecourt, Lignon, Margerie-Hancourt, Pargny-sur-Saulx, Saint-Ouen-Domprot, Saint-Utin, Sogny-en-L’Angle, Soudé-Sainte-Croix.

    La seconde exposition présentait plus d’une cinquantaine de clichés de l’inauguration du monument en hommage aux aviateurs installé dans la plaine de Glannes le dimanche 11 mai 1947, à quelques mètres du crash de l’halifax, où périrent le 5 août 1944 deux aviateurs néo-zélandais, quatre aviateurs anglais et deux agents de renseignements français.

    Cette exposition a permis aux organisateurs de récupérer d’autres nouvelles photographies qui seront présentées lors d’un autre anniversaire.

    Par ailleurs, le comité du Souvenir français de Vitry proposera les samedi 8 et dimanche 9 septembre prochains, de 14 à 17 heures, à la bibliothèque municipale de Châtelraould-Saint-Louvent, une exposition consacrée à la côte 153, dite Le Mont-Morêt, à l’occasion de la sortie du recueil de 92 pages intitulé « Le Mont-Morêt pendant la Grande Guerre », écrit par Philippe Michel, historien de la commune.

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    Union120819e - Marne
    REIMS : Pratique du sport sous l’Occupation / Michel Verdelet, 83 ans, se souvient

    REIMS (Marne). Alerte octogénaire, Michel Verdelet, ancien artisan, se souvient d’une époque où il n’était pas si facile de pratiquer un sport à Reims.

    « A 83 ans, je continue à faire du tennis. Pas pour crâner, ni par orgueil, mais parce que j’aime ça. »

    La moustache frétillante, Michel Verdelet constate avec plaisir que Reims est une ville sportive. Si, durant sa jeunesse, lui aussi a beaucoup eu d’activités sportives, ce ne fut pas toujours dans des conditions faciles, faute de matériel.

    André Petitfils, entraîneur de foot

    Entré en 1941 en 6e au lycée Jean-Jaurès (les Allemands avaient réquisitionné le collège de garçons situé rue de l’Université et tout était fait dans l’établissement pour que garçons et filles ne se croisent pas avec des heures et des portes de sortie différenciées ainsi qu’une haie au milieu de la cour), Michel Verdelet est entré dans une des deux équipes de foot de l’établissement entraînée par André Petitfils, le milieu de terrain du Stade de Reims. L’autre était dirigée par Albert Batteux en personne.

    « Vous imaginez-vous aujourd’hui un Benzema ou un Ibrahimovic entraîner des lycéens ? Le matériel manquait. Nous n’avions que deux ballons. Les crampons des chaussures n’étaient pas métalliques et il était difficile d’en trouver à Reims Sportif, rue de Vesle, l’unique magasin de sport de la ville. »

    Natation au parc Pommery

    Durant la guerre, il n’y avait que deux piscines à Reims : à Talleyrand et au parc Pommery, Michel Verdelet se rappelle que « la municipale était chauffée avec parcimonie en raison du rationnement du charbon et accessible au public que dans de très courts créneaux ».

    En effet, les Allemands réquisitionnaient le bassin plusieurs jours par semaine pour l’entraînement de leurs troupes. Venaient ensuite les jours d’entraînement pour les nageurs de compétition (Stade de Reims, La Muire et UAR) ainsi que les équipes de water-polo.

    Ajoutés à cela les jours pour les scolaires, cela laissait peu de place au public.

    Quant à la piscine du parc Pommery, elle était soit claire et glacée ou, à la fin de l’été, chaude, mais verte car elle ne possédait pas de filtre.

    Tennis : des balles en plastique

    Les troupes d’occupation allemandes utilisaient énormément les courts de tennis du parc Pommery. Comme il n’existait pas à cette époque de système de réservation (badges ou écran informatique) comme aujourd’hui, il fallait à l’estime demander à l’équipe en place de céder le court. Si ça l’était assez facilement avec les Français, ça l’était beaucoup moins avec les Allemands.

    « Alors, le jeune garçon que j’étais à l’époque attendait patiemment avec son adversaire, un court vacant. Cette attente nous permettait d’observer les joueurs et surtout les joueuses d’outre-Rhin. Certaines auxiliaires de la Wehrmacht et de la Luftwaffe étaient très jolies et athlétiques dans un pays où le sport occupait une grande place. Les balles étaient introuvables et utilisées jusqu’à crevaison. Nous n’en avions qu’une récupérée derrière le grillage et pas perdue pour tout le monde. Les Allemands ne semblaient pas mieux fournis qui avaient des balles en espèce de plastique alvéolé. »

    Michel Verdelet qui a aussi pratiqué le volley-ball au lycée, avec M. Avalard, a fait partie des mordus qui ont joué de 1951 à 1975 à Reims au hockey sur gazon, un épisode peu connu des Rémois (lire par ailleurs).

    En 1952, il s’est même initié au vol à voile sur le terrain situé contre le parc Pommery face à l’actuel IUT.

    « Nous étions lancés au treuil à moteur qui nous montait au mieux à 300 mètres. De là, si les conditions étaient bonnes, nous réussissions à nous maintenir (variomètre à zéro) ou mieux à gagner un peu d’altitude. Je passais des dimanches entiers à attendre mon tour pour ne voler que 5 à 10 minutes. Mon premier vol seul a été réalisé sur un solo SA 104. Ma meilleure performance fut un gain d’altitude de 700 mètres dans une thermique. Lâché à 300 et arrivé à 1 000 mètres en vingt minutes. »

    Alain MOYAT

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    Union120819d - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Lucien Jacques : écrivain, peintre et poète

    Lucien Jacques est né à Varennes le 2 octobre 1891, dans la rue de la Basse-cour.
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne). Son existence, sa carrière et ses carnets de guerre ont fait l’objet il y a peu d’une conférence à Chepy. Dans le public, un grand nombre des amis de la société qui s’est créée en sa mémoire.

    IL fut en son temps un écrivain, un poète et un peintre renommé. Un artiste qui illumina les cercles artistiques de la première moitié du XXe siècle, qui découvrit Jean Giono, le fit connaître et fut son ami. Lucien Jacques est né à Varennes le 2 octobre 1891, dans la rue de la Basse-cour, non loin de la demeure de l’épicier Sauce où Louis XVI a été arrêté. Il a fréquenté l’école des garçons de la place du Marché.

    Il a suivi ensuite sa famille à Paris, où il a entamé ses premiers pas vers la carrière artistique.

    Un antimilitariste au front

    En 1912, sa feuille d’appel le conduit à rejoindre Saint-Mihiel à contrecœur, car antimilitariste et épris de liberté. Ses talents de musicien le conduisent à la musique du 161e RI.

    La guerre de 1914 arrivant, il devient brancardier et suit son régiment dirigé vers l’Argonne, sa patrie de naissance, passant directement du service militaire à la guerre.

    Il retrace alors « sa » guerre dans un journal, retrouvant son pays d’origine, Montfaucon, Cierges et Varennes, meurtrie et défigurée. Ce journal paraît 25 ans plus tard, sous le nom de « Carnets de moleskine », préfacé par Jean Giono. De Saint-Mihiel, il se retrouve à Vigneules où il reste jusqu’au 17 août. De là, il se rend avec son régiment à Marchéville puis Bethincourt. La chaleur des marches ne lui paralyse pas le crayon. Il dessine au repos les églises, raconte les populations qui les hébergent : « s’il y a des paysans chiens et secs, il y en a vraiment de très bons et très humains ». Lesquels leur apportent des légumes, voire une bonne bouteille, opposés à ceux « qui leur font payer quatre sous une tasse de lait aigre et six sous un morceau de pain large comme la main ! ».

    C’est là qu’il dessine et écrit sur « un noyé qui n’a plus d’humain qu’une main rongée ». Toujours en Lorraine, il se retrouve à Lacroix-sur-Meuse, puis à Julvécourt, où il rase sa barbe, accessoire répandu chez les musiciens militaires.

    Le 15 mars, il est à La Harazée, le 9 avril à Moiremont. Il y croque l’église, « intime et reposante », admire l’accueil de la boulangère qu’il décrit « lumineusement blonde, rose comme une branche d’églantine », mais signale que « le plaisir de sa vue est singulièrement diminué par les propos salés qu’on entend aux alentours ».

    Le 29 juin, il écrit depuis le Four de Paris. Une photo le représente décoré le 11 juillet 1915 de la Croix de guerre devant la ferme de la Seigneurie à la Placardelle.

    En 1915, il est victime de la typhoïde, et passe sa convalescence à l’hôpital militaire de Châlons-sur-Marne. Une autre suit en 1917.

    Ami de Giono, Matisse et Prévert

    A la fin de la guerre, il entame sa carrière d’écrivain, riche de ses souvenirs récents, tout en persévérant dans la peinture.

    Pour raisons de santé, il gagne la Provence, et la région de Manosque, qui lui inspire une production abondante de dessins, fresques, panneaux décoratifs, statues, tapisseries et surtout aquarelles et gravures.

    Il a de nombreux amis, parmi lesquels Jean Giono, à la carrière duquel il a contribué, mais aussi Buffet, Matisse ou Prévert.

    Deux de ses poèmes ont été réédités par la société historique et culturelle de Varennes, un sur le village qu’il décrit sous tous ses aspects et notamment l’activité de ses artisans et Vauquois, qu’il visite après la guerre, en juillet 1930 : « En Argonne, le passé s’élève presque toujours à chaque pas, malgré les arbres refeuillus et les maisons rebâties ».

    Le spectacle de ce village, haut lieu de la sauvagerie de la guerre des mines et de la destruction, lui inspire les lignes d’une poésie dans laquelle transpirent les souvenirs d’une guerre qui l’aura marqué toute sa vie.

    Enterré près de Manosque, ce Varennois au triple talent a une tombe entourée de graminées, des fleurs qu’il aimait peindre.

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    Union120819c - Marne
    BASTOGNE : Au cœur de la bataille des Ardennes

    Ce nouveau musée permet de revivre la terrible bataille des Ardennes. Photos FTLB- P.Willems
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  • A découvrir. Si vous voulez plonger dans l’histoire, la commune de Bastogne et sa région vous accueillent de l’autre côté de la frontière, en Luxembourg belge. Un nouveau musée « Bastogne Ardennes 44 » est venu compléter l’offre exceptionnelle en musées et monuments des lieux de commémoration de ce haut lieu de la bataille des Ardennes.

    Se retrouver au cœur des combats, vivre l’enfer de la mitraille sur la ligne de front, pour mieux s’imaginer ce que fut la terrible bataille des Ardennes, c’est ce que propose sur 1500 mètres carrés le musée de la bataille des Ardennes à deux pas de Bastogne en Belgique.

    Du 16 décembre 1944 au 28 janvier 1945, alors que les Ardennes connaissaient l’un des plus rudes hivers de son histoire, la bataille a fait rage. Qualifiée par les Américains de « plus grande bataille terrestre de la Seconde Guerre mondiale », elle peut être dans ce musée qui lui est dédié, vécue véritablement de l’intérieur. Des décors aux mannequins particulièrement expressifs, des objets rassemblés aux véhicules de combat, des films et des cartes proposés, tout y est pour donner l’illusion de cette sinistre guerre.

    Sur deux niveaux, les spécialistes comme les familles sont invités à découvrir la chronologie des événements mis en scène de façon hyper réaliste. Le sous-sol est réservé à une évocation de la fameuse ligne Siegfried où les troupes étaient cantonnées et à la reconstitution d’un combat sur la ligne de front. Les décors sont soigneusement travaillés. On trouve dans les moindres détails, un poste de secours, la cantine des soldats, les prisonniers… personnifiés par plus de 120 mannequins de soldats américains, anglais et allemands et même des Ecossais avec uniformes, équipements et armement.

    Une section britannique

    Les uniformes sont d’autant plus réalistes et émouvants qu’ils ont été vraiment portés par des vétérans de la bataille des Ardennes qui les ont offerts au musée. Beaucoup des objets présentés comme les armes lourdes et légères, les objets personnels des combattants, les photographies ont été trouvés sur le terrain des combats comme les véhicules militaires au nombre d’une vingtaine. Les donations faites par les vétérans sont réunis dans la salle des vétérans.

    Le musée de la bataille des Ardennes se targue d’être le seul à présenter une section britannique. Le rôle joué en effet par les Anglais lors de la contre-offensive alliée du 3 au 16 janvier 1945 et la libération des villages de la rive gauche de l’Ourthe réclament attention et souvenir.

    Les vétérans ne s’y trompent pas qui reviennent au musée avec une émotion particulière.

    Les uniformes et les pièces d’équipement sont présentés au premier étage.

    Parmi les trésors, on peut voir la veste de combat du lieutenant-Colonnel Cathhaert, commandant du septième bataillon Black Watch de la 51e division des Highlands, lequel a libéré la ville de La Roche-en-Ardenne le 11 janvier 1945. On peut voir aussi la veste de combat du lieutenant-colonnel Lord Goerge Scott, commandant en second du premier régiment Northamptonshire Yeomanry. Ce régiment fut en renfort lors de la libération de La Roche.

    La salle d’armes expose 90 fusils, pistolets et revolvers et la machine à décoder « Enigma », d’origine polonaise. Des films et des cartes permettent aux visiteurs de se repérer dans le temps et dans l’espace et de suivre la chronologie des événements.

    On peut voir le film de la libération de La Roche. Tous les objets, la scénographie, les reconstitutions ont été accumulés et conçus par Gilles Bouillon, déjà propriétaire du musée de La Roche-en- Ardenne et sa famille. Une passion au service de la mémoire collective.

    Françoise Kunzé

    Bastogne Ardennes 44 museum. Le musée de La bataille des Ardennes à la Roche-en-Ardenne est ouvert tous les jours d’avril à décembre de 10h à 18h sauf lundi et mardi. Le reste de l’année, le musée est ouvert le week-end. Entrée : 6,40 euros. Moitié prix pour les enfants de 4 à 12 ans.

    www.bastogneardennes44.com

    En dix-huit jours la Belgique était prise

    La Belgique, pays neutre, se devait d’interdire le passage sur ses terres de toute force belliqueuse. C’est pourquoi, une véritable ceinture de forts tous plus puissants les uns que les autres fut édifiée autour de Liège face à l’Allemagne et de Namur face à la France. En 1936, quatre nouveaux forts ont même renforcé cette ligne de défense : Aubin-Neufchâteau, Tancremont, Battice et Eben-Emael. Ce dernier, réputé imprenable, fut attaqué le 10 mai 1940 par neuf planeurs allemands qui atterrirent sur le fort à proximité des casemates. Ce fut la surprise totale pour la poignée d’hommes sur place. En un quart d’heure, le fort était pris. L’avance allemande ensuite ne put être contenue. Les autres forts tombèrent l’un après l’autre. La route vers Maastricht, la Meuse et Anvers était ouverte. Hitler avait préféré cette attaque à une percée par Sedan, obligeant ainsi les alliés à pénétrer en Belgique. Français et Anglais en ordre de marche opéraient leur jonction sur la ligne Louvain-Wavre. Les unités belges se concentraient sur une ligne Anvers-Grand canal-Namur. Le but, retarder l’avance ennemie vers la Meuse où était établie la vraie ligne de défense. Mais c’était sans compter sur le rouleau compresseur allemand et malgré les actions de retardement en Ardenne, la puissance de guerre allemande ne peut être contenue et les villes tombent l’une après l’autre. En 18 jours, les Allemands ont envahi plus de 95 % du territoire belge. Le 31 mai, les Britanniques se retirent sur Dunkerque dans l’espoir d’évacuer le plus d’hommes possible vers l’Angleterre. La guerre était finie pour les Belges.

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    MONTMIRAIL : 68e anniversaire de la libération Montmirail se souvient

    Le cortège se dirigera vers le monument aux morts.
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    La municipalité organise la commémoration du 68e anniversaire de la libération de Montmirail le mardi 28 août.

    Le programme de ces cérémonies a été établis comme suit : à 18 heures, rassemblement au pont de la Chaussée de Mécringes, puis défilé en musique avec des véhicules militaires et personnages en costumes d’époque, dans les rues de Montmirail.

    Le cortège remontera jusqu’au monument aux morts cantonal où une gerbe sera déposée.

    A l’issue, le verre de l’amitié sera servi à la salle de la Halle aux Veaux.

     

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    Union120819a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Impressions du Levant

    De Gaulle fait porter la responsabilité des troubles à Spears.
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  • Le Général poursuit son voyage d’inspection.
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  • Alors que le général de Gaulle continue son voyage d’inspection des territoires et des troupes de la France combattante au Levant et en Afrique, il se tient au courant de tous les événements. C’est ainsi que pour maintenir la pression sur les Américains afin qu’ils fournissent aux Français libres des avions de transport, le Général adresse le 16 août 1942 depuis Beyrouth un télégramme au général Leclerc qui se trou- ve à Brazzaville concernant la venue de l’Américain Fitzgerald : « J’approuve toutes dispositions que vous avez réglées avec lui. Mais je vous rappelle que vous devez interdire, je répète interdire toute utilisation de Pointe-Noire par avions militaires américains jusqu’à ce que je vous autorise à permettre cette utilisation ».

    Bien sûr, si la Maison Blanche se montre compréhensive, les appareils US obtiendront immédiatement le droit de se poser. Le 17 août, il adresse cette fois un télégramme confidentiel où il manifeste une analyse bien actualisée de la position politique, militaire et morale des Etats du Levant. « La réalité est que jamais l’action de la France ne se serait exercée plus aisément et utilement à l’égard de la Syrie et du Liban sans les ingérences britanniques. » De Gaulle manifeste son agacement sur la persistance de comportements parasites qui entretiennent un avenir incertain et expriment surtout des prétentions territoriales pour l’après guerre. « Ces ingérences, presque toujours injustifiées, ont même revêtu à divers égards un caractère de sabotage. J’ajoute qu’elles ne sont pas le fait des éléments proprement militaires. Ces éléments collaborent au contraire avec les nôtres dans l’esprit de l’alliance. »

    De Gaulle fait porter la responsabilité des troubles à Spears qui, avec ou sans instruction, intimide Casey, Auchinleck et Lampson et les engage dans des interventions abusives. Le Général persiste à croire que la présence française n’est pas menacée : « Personne ne voudrait voir l’Angleterre se substituer à nous. C’est pourquoi les oppositions demeurent inconsistantes et se dénouent comme elles se nouent ». Le chef de la France combattante redit que l’autorité du général Catroux est incontestée avant de porter cette appréciation : « Bien que la situation générale de la guerre, l’influence souterraine de l’Axe et, et par-dessus tout, les menées britanniques nous aient amenés à reporter les élections à des temps plus favorables, il n’est pas douteux que ces élections devront être faites un jour ».

    Engagements tenus

    Le Général maintient ses engagements. Il est favorable à l’indépendance de ces Etats et au maintien d’une alliance particulière avec la France qui aurait une base constitutionnelle. S’il n’y a pas de désir immédiat d’élection en raison de la priorité donnée par tous au ravitaillement, la question doit être travaillée. De Gaulle est satisfait de constater que les troupes, les services et l’état-major sont en bon ordre. Il conclut : « Il saute aux yeux que si l’année dernière notre action de force en Syrie-Liban a malheureusement fait couler le sang, cette action a bien servi la France. Je compte prononcer avant de quitter le Levant et dans des conditions aussi solennelles que possible, un discours sur notre position en Orient et sur le rôle essentiel que la France joue dans la guerre et qu’elle jouera dans la paix ». De Gaulle visite Damas, Soueïda, Palmyre, Deir-ez-Or, Alep, Hama, Homs, Lattaquié et comme il le confiera aussi bien à Maurice Dejean, commissaire national aux Affaires étrangères ou encore dans les Mémoires de guerre, il est enthousiaste de la ferveur sincère et exceptionnelle qui est manifestée envers la France : « Notre position morale est certainement meilleure qu’elle n’a jamais été. Il reste à affermir et éclaircir notre position politique ».


    Le souffle de la Résistance morale

    Les rafles du Vel d’Hiv sont dénoncées avec vigueur.
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  • Pétain et sa politique de soumission sont sévèrement condamnés.
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  • Maurice Schumann : une parole juste et forte.
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  • La persécution des Juifs se poursuit.
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  • Georges Bernanos dénonce les persécutions.
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  • Mobilisation. La posture des collabos suscite un mépris croissant tandis que la volonté de s’opposer selon les moyens dont on dispose relève d’une réflexion où se mêlent les valeurs chrétiennes et républicaines.

    La relève est morte. La réquisition s’annonce. C’est en ce 15 août 1942 une certitude affirmée par les Français libres. Ce qu’ils craignent le plus est la mise en place d’une législation d’exception pour contraindre les gens à travailler dans des entreprises de l’ennemi. On accuse à juste titre Radio Paris de relayer le message menaçant des négriers nazis dont le bureau d’embauche de la rue Scribe ne fait jamais le plein. C’est l’appât du gain qui décide les plus vulnérables à signer mais désormais l’occupant menace d’organiser la famine dans l’Hexagone si ceux en âge de travailler de l’autre côté du Rhin ne se soumettent pas.

    La manipulation des collabos

    Jean Luchaire, collaborateur notoire, annonce que les journaux parisiens vont réduire leur personnel afin de grossir le nombre de volontaires pour la relève. Comme si les salariés du livre et des rédactions ont manifesté l’envie d’aller travailler en Allemagne. A Londres, depuis le studio de la BBC, les Français libres mettent en garde : « Luchaire crée là un précédent dangereux pour lui-même, les Suarez, les Crouzet, les Déat et autre Stéphane Lauzanno. Car enfin, le jour où Abetz s’apercevra qu’il les paye pour rien et que le rendement de la trahison est nul, peut-être se décidera-t-il à leur reprendre leur tablier, à les remplacer par une bonne à tout faire, et à les envoyer mourir sous une bombe de la RAF, en fabriquant des tanks au lieu de fabriquer des faux. Après tout n’est-ce pas la fin rêvée pour un Européen ? ». Ce qui est esquissé par Vichy est une réquisition indiscriminée.

    Si la persécution des Juifs se poursuit, chez les gaullistes, on craint une extension à d’autres catégories d’hommes et de femmes pour des raisons une fois de plus iniques et scandaleuses. Il y a volonté de convaincre que l’esclavage de tous les Français est en cours de réalisation et que les combattants de la Grande Guerre ne sont plus protégés. Sur quatre mille Israélites étrangers déportés en Prusse orientale, figurent des survivants des combats de Carency en 1915. Ces hommes sans y être obligés, s’étaient enrôlés sous le drapeau de la France et pour elle, avaient versé leur sang sous un général qui se nommait Philippe Pétain. Le chroniqueur qui énumère ces faits ajoute : « Contre cette horreur, à Vichy même, le nonce du pape a élevé la protestation des âmes. Inutile de démentir, monsieur Marion. Nous avons sous les yeux la consigne textuelle de votre censure en date du 12 août qui confirme cette démarche en interdisant d’y faire allusion ».

    L’ombre de la gestapo

    Depuis Londres, on insiste pour dire que les offices de placement pour l’Allemagne sont sous l’autorité directe de la gestapo. La direction générale de ces offices est désormais placée sous la responsabilité de l’Allemand Bausel dont les adjoints Horndolser et Funck sont d’anciens collaborateurs du boucher de Prague, Reinhard Heydrich assassiné par la Résistance. Les risques sont évidents puisque Berlin tient désormais à s’approprier des travailleurs en provenance d’Afrique du Nord. Une commission allemande est en effet envoyée en Algérie avec mission de recruter 150.000 indigènes. On murmure la mobilisation prochaine pour l’Allemagne des affectés spéciaux. « La relève est morte. Laval lui-même l’a tuée, en avouant textuellement que son but n’était pas de libérer les prisonniers, mais d’en libérer au plus un sur vingt-cinq en l’échangeant contre dix prisonniers de l’armistice. Mais tandis que de gare en gare, il promène le cadavre maquillé de la relève. Laval prépare sa revanche, celle de l’ennemi : la déportation massive et forcée vers l’Allemagne des usines françaises et des travailleurs français » dénonce le chroniqueur.

    Il est patent que face au péril commun, il n’y a pas d’autre choix pour les Français des deux zones que de s’unir pour s’aider et empêcher que la politique de soumission de Vichy enregistre le moindre succès. La France combattante qui travaille à sa délivrance se doit d’oser faire capoter la sinistre politique esclavagiste soutenue par le Maréchal et son gouvernement. Le 17 août, Maurice Schumann le redit après avoir fait le point sur les données qui lui ont été communiquées sur le travail en Allemagne : « Les travailleurs français sont les nouveaux otages chargés de déblayer les zones bombardées et exposées aux munitions à retardement et autres pièges ».

    Le refus du mensonge

    Le 15 août est aussi une journée de prières mais Maurice Schumann ne veut pas que Radio Paris donne à cette occasion des leçons de morale aux Français. Ainsi la défaite aurait tout balayé y compris la religion.

    « Je préfère cette franchise, je l’avoue, au pharisaïsme, pour ne pas dire à la tartuferie, qui place sous le patronage de la Vierge du Puy, la collaboration avec le paganisme raciste » insiste l’éditorialiste qui mord les vendus à l’ennemi : « Quand un sous-Goebbels donne à un Jean Azema ou à un Lucien Rebatet quelconque l’ordre de comparer François Mauriac à une hyène fielleuse, Georges Bernanos à un pochard lugubre et aberrant, Louis Gillet à un paillasson cochonné d’encre et même, car le culte nouveau de la race et du sang exclut le respect des morts, Georges Goyau à un vénéneux champignon de grimoire, il rend à la pensée française et, en particulier à la pensée catholique, un hommage digne de notre gratitude ». Contrairement à ce que cherche à soutenir Vichy et la propagande ennemie, les clercs n’ont pas trahi. Le brevet de fidélité que l’ennemi leur décerne confirme les mérites que les Alliés leur reconnaissent. La bassesse est le dernier outil de ceux qui n’ont plus rien à dire mais veulent encore occuper le devant de la scène. Il existe n’en déplaise au Maréchal un front de Résistance spirituelle dans le combat national contre l’envahisseur et contre l’anti-France. Schumann est particulièrement corrosif lorsqu’il déclare : « Résistance spirituelle : nous savons bien que ces mots-là ne pénètreront jamais dans les sépulcres blanchis de l’hôtel du Parc ». C’est à Vichy la résidence officielle du Maréchal. Cet esprit de Résistance ne reforge pas simplement l’unité française, il est en train pour la première fois dans l’Histoire de la nation de forger l’unité de l’Europe. Quand les évêques, les pasteurs et les instituteurs de Norvège défient la prison et la torture plutôt que de prêter serment de fidélité à Quisling et, par leur union totale et farouche, obligent Quisling à céder ; quand cinq Hollandais, parmi les plus éminents, tombent fièrement sous les balles allemandes en fixant sur leurs meurtriers le même regard que nos otages, quand le général Mikhailovitch, dans la grotte des montagnes serbes d’où il mène contre l’envahisseur une guérilla plus invincible qu’une guerre, apprend que l’Allemand pour l’obliger à se rendre a jeté dans un camp de concentration sa femme et ses jeunes enfants on mesure la violence des Nazis. Et l’on se réjouit que dans chaque pays accablé il demeure ce même refus de démission morale, cette même affirmation d’une résistance spirituelle et matérielle. Les vaincus doivent devenir des vainqueurs. Maurice Schumann conclut : « C’est cela l’Europe. Ce n’est pas l’uniformité des bagnards dans l’unité du bagne allemand. C’est l’union dans la douleur et dans le combat, des hommes libres qui, avant de retrouver toutes leurs armes, ont gardé contre l’Allemagne : « la vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse et l’esprit pour épée » ».


    Coup de main sur Dieppe : le sacrifice des Canadiens

    De nombreuses victimes.
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  • Les troupes canadiennes vont très rapidement être soumises à des tirs meurtriers.
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  • Un commando amphibie composé de cinq mille Canadiens, de onze cents Anglais, de cinquante rangers US et d’une poignée de Français libres débarque sur la côte normande mais subit de lourdes peines. Les Alliés vont retirer de cette expérience meurtrière de riches enseignements pour préparer l’opération Overlord près de deux ans plus tard.

    L’opération qui est menée contre Dieppe est à la fois audacieuse mais sans issue. Il est patent que l’état-major ne s’attend pas à ce que ce mini-débarquement réussisse mais il faut observer de près le comportement de l’ennemi, la manière dont il emploie ses structures défensives et sa capacité à mobiliser ses moyens pour rejeter un envahisseur venu de la mer. Le 19 août 1942, dès 3 heures, les unités qui transportent les troupes de débarquement progressent sans être vues à environ huit milles des côtes de Dieppe. Une demi-heure plus tard, les navires de débarquement de l’infanterie mettent à l’eau les péniches chargées de déposer sur la côte les commandos. Seulement les difficultés s’accumulent d’entrée. La flottille de chalands transportant le régiment royal du Canada dévie du cap qui lui a été fixé. Il lui est donc impossible de repérer la plage qui lui a été indiquée pour établir sa tête de pont.

    Un feu d’enfer

    A 3h47, la canonnière qui ouvre la voie du troisième commando prêt à l’assaut est prise dans un groupe de bateaux de pêche ennemis armés. Immédiatement, un feu d’enfer est déclenché. Les Britanniques ne parviennent pas à prendre le dessus et les unités de débarquement se dispersent dans les environs. Les Canadiens finissent par se repérer et reviennent vers les points qui leur ont été indiqués. Malheureusement, ils sont soumis à des tirs précis et meurtriers. Ils sont cloués sur la plage de galets. Très vite à peine débarqués, une trentaine de chars légers sont détruits par les Allemands tandis que les assaillants sont massacrés à l’arme automatique.

    Vers 9 heures, alors que les nouvelles du front sont alarmantes, l’ordre est donné de réembarquer ceux qui peuvent encore l’être. Malheureusement, trois mille hommes sont perdus, tués ou prisonniers. Beaucoup de véhicules et d’armement sont abandonnés sur place. Cynique, Hitler qui est heureux d’apprendre l’échec allié félicite ses généraux et déclare : « C’est la première fois que les Anglais ont l’amabilité de traverser la mer pour offrir à l’ennemi un échantillonnage complet de leurs nouvelles armes ».

    Comment les Alliés communiquent-ils sur l’événement ? Ce n’est que le 21 août que, dans l’émission « Les Français parlent aux Français », un message officiel est transmis de la part du haut commandement britannique. Il ne s’agit que d’une information brute qui n’est pas commentée. Les Anglais affirment que le 19 août à partir de 6h15, ils ont radiodiffusé la nouvelle d’un coup de main sur Dieppe. Ils disent avoir demandé à la population de la région dieppoise d’éviter toute action susceptible de compromettre sa propre sécurité : « Cet appel avait été précédé, vous le savez, plusieurs semaines auparavant et à maintes reprises d’un avis plus général adressé à l’ensemble des habitants de la zone côtière. Cet avis les engageait dans leur propre intérêt à évacuer les zones interdites et leur conseillait de n’intervenir d’aucune façon en cas d’opération de guerre ». Après l’action militaire sur laquelle aucun détail n’est donné, les autorités militaires précisent : « Nous tenons à féliciter les Français qui se trouvaient sur place de la manière scrupuleuse dont nos recommandations ont été observées ».

    Un lourd bilan

    Les autorités reconnaissent pourtant au début du dernier paragraphe que de lourdes pertes ont été enregistrées par les combattants de deux côtés. On ne méprise pas l’ennemi qui a résisté et s’est battu intensément. Les Anglais regrettent quelques victimes parmi les populations civiles : « Nous rendons hommage à ces morts en même temps qu’aux nôtres. Nous voulons remercier vous tous, qui, par votre compréhension et votre sang-froid, avez réussi à limiter le nombre de ces deuils. Nous reconnaissons également combien la sage attitude de nos amis français a facilité la tâche de nos troupes ». Les Britanniques considèrent dans le même texte que les mesures de prévention et de protection qui ont été recommandées avant l’opération sur Dieppe demeurent. Il s’agit de développer une insécurité chez l’ennemi en laissant croire que d’autres opérations de même nature peuvent être menées à tout moment même si elles sont coûteuses en hommes et en matériel : « Continuez à nous aider en suivant nos conseils jusqu’au jour où nous serons autorisés à faire appel à votre concours actif ».

    Pour faire de cette opération qui est un échec un grand moment pour les forces de la reconquête, Jean Marin invite au micro le 22 août deux Français qui ont pris part à l’opération dieppoise.

    Il y a un officier des équipages et un second-maître. L’officier a trente ans, il a laissé en France métropolitaine une femme et une fille pour venir se battre pour la France depuis Londres. A douze ans, il est entré à l’école des pupilles de la marine avant d’intégrer l’école des mousses puis celle de maistrance. Il a appartenu à l’escadre de Méditerranée puis à celle de l’Atlantique. Le second-maître est un Normand de vingt-huit ans qui avant la guerre était un employé des chemins de fer. Tous deux appartiennent aux commandos français.

    Un beau coup de main

    C’est une manière de dire qu’à Dieppe, la France combattante était bien présente. « Nous sommes partis d’un port d’Angleterre à bord d’une barge blindée spécialisée dans le transport des tanks et dont l’avant se rabat automatiquement au moment du débarquement. Nous avions pris un repas chaud avant de partir. A bord, on nous a donné un petit casse-croûte et nous nous sommes endormis après avoir jeté un dernier coup d’œil à nos armes. » Les deux hommes expliquent qu’il y a eu une préparation aérienne grâce au concours des bombardiers de la RAF.

    « Quelques minutes plus tard, nous avons entendu les premiers coups de canon de la flak. Le tir était intense. Les traçants remplissaient le ciel de lignes et de fusées de toutes les couleurs. Mais, en même temps nous voyions éclater les bombes anglaises. »

    Les hommes pensent alors que les aviateurs vont leur prendre tout le travail ! Les descriptions sont choisies pour attester l’intensité des combats mais aussi la puissance de l’ennemi. « D’un bout à l’autre de la journée, depuis l’aube jusqu’au retour, sur la mer comme sur terre, nous avons pu voir ce que c’est que la supériorité aérienne et c’est nous qui l’avions. Ça a dû leur coûter chaud aux Boches. On les voyait tomber dans la mer en feu ». Les Français expliquent qu’ils devaient débarquer à Varengeville et détruire les batteries côtières qui y ont été établies.

    On exagère à souhait lorsqu’on mentionne que l’ennemi n’a pas réagi et que la progression s’est effectuée comme à l’exercice ! Tout le monde fait son travail avec application après avoir détruit trois lignes de barbelés. Les descriptions sont largement romancées pour donner de l’épaisseur à l’épopée française alors que tous les soldats impliqués n’ont pas été à la fête. « Une détonation formidable, une grande masse de flammes, de fumée et de terre, il n’y avait plus de batterie. Elle sautait, avec toutes ses pièces et son dépôt de munitions ».

    Le marin dit encore avoir surveillé les prisonniers allemands qui aidaient au transport des blessés. Il conclut : « Nous avions revu la France, nous étions heureux. On avait mené la vie rude aux Boches. Et maintenant nous disons à nos compatriotes : courage ! Nous reviendrons, et un jour, ne vous en faites pas, ce sera pour de bon ».

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    Union120818a - Marne
    DORMANS : Glenn Miller s’invite place du Luxembourg

    A l’occasion du 68e anniversaire de la libération de Dormans,Claude Jamin, musicien dormaniste passionné de jazz, donnera un concert avec le Big Bang de Muizon sur la place du Luxembourg à Dormans le dimanche 26 août à 17 heures.
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  • Agé de 4 ans en 1940, Claude Jamin se souvient très précisément de cette époque, où avec sa mère et une personne, il est parti en exode dans l’Indre durant 4 mois.

    Au retour à Dormans, le village n’est que désolation après des bombardements, le pont est détruit et la mère de Claude Jamin offre l’hospitalité à Mme Gille productrice de fruits et légumes qui a vu sa maison disparaître.

    Les maris des deux femmes étant fait prisonniers, l’entraide est présente. M. Jamin père sera rapatrié en septembre 1943.

    Le 28 août 1944, Claude alors agé de 8 ans, a fêté la Libération avec ferveur, et n’a jamais manqué une commémoration depuis, notamment en Normandie à Sainte-Mère-l’Eglise ou encore à Arromanches.

    Fidèle des fidèles à l’harmonie municipale locale, Claude Jamin est un musicien mélomane averti et n’hésite pas à assister aux différents festivals musicaux que proposent les villes de la région.

    Le dimanche 26 août donc, Glenn Miller notamment sera à l’honneur pour le plus grand plaisir des mélomanes locaux.

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    Union120817a - Marne
    REIMS : Petite plaque pour immense événement

    La plaque siège dans une vitrine entre deux mannequins en uniformes américains. Don du général Eisenhower à la ville de Reims.
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  • REIMS (Marne). La capitulation allemande a été signée à Reims en 45. Une plaque relativement modeste en garde le souvenir au musée de la Reddition.

    C’EST une plaque de cuivre relativement modeste : de la taille d’une feuille de journal de jadis.

    En revanche elle porte le souvenir d’un événement immense : la signature de la capitulation allemande mettant fin à la Seconde Guerre mondiale, au moins sur son versant occidental. Rien que ça !

    Cette plaque, on peut la voir à Reims, dans les murs du musée de la Reddition. Logique, puisque c’est à Reims que cette capitulation avait été signée. « C’était le 7 mai 1945 à 2 h 41 du matin » rappelle l’administrateur du musée Marc Bouxin, dans les murs de ce qui n’était pas encore le lycée Roosevelt, mais s’appelait le collège moderne et technique.

    Sauce américaine pour l’emblème français

    Cette plaque a été offerte à la ville de Reims par le général américain Eisenhower, qui était alors le chef des forces expéditionnaires alliées en Europe.

    « Il avait installé son état-major dans ce collège, poursuit M.Bouxin, pendant plusieurs mois du 25 février au 25 mai 45, sans que les Allemands aient jamais soupçonné sa présence ici, car le collège continuait à fonctionner normalement. »

    En témoignage de gratitude, Eisenhower fut fait citoyen d’honneur de la ville, le 12 mai de la même année, et à titre de remerciement, il fit faire à son tour cette plaque, rappelant, en anglais et en français le rôle tenu par Reims dans la signature du 7 du même mois.

    Une plaque assez sobre somme toute, discrètement ornée de quelques émaux aux couleurs des vainqueurs ; on remarquera d’ailleurs que celles de la France avaient été quelque peu cuisinées à la sauce américaine, associant croix de Lorraine et bonnet phrygien…

    Mais on n’en tiendra pas rigueur au donateur, il était déjà heureux que notre pays soit associé, même au titre de simple témoin, à la signature si lourde de conséquences.

    Antoine PARDESSUS

    Musée de la Reddition, rue Franklin-Roosevelt. Tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Entrée 3 euros ; gratuit pour scolaires et étudiants.

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    Union120816b - Marne
    REIMS : Souvenir au Maquis de Chantereine

    La ferme où se sont déroulés les combats est restée en l’état.
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  • Ils ne sont plus qu’une poignée, encore en vie, à avoir survécu à la tragédie du Maquis de Chantereine (commune de Champlat-et-Boujacourt) en 1944. Parmi eux, MM. Oudin, Truc, André Patis, Pierre Tarillon ou Eugène Bourin. Décédé au début de l’année, Pierre Alvès ne rejoindra pas ses camarades, dimanche 19 août, au pied du monument érigé en souvenir de ce triste combat.

    « Le canard a les pattes jaunes ». Ce message du 25 août 1944 en direction de la centaine Davoust, qui comprenait 120 hommes, donnait le départ de l’opération de parachutage de containers autour de la ferme de Chantereine, propriété de Raymond Huiban, résistant de la première heure.

    Onze morts et six blessés

    Mais des indiscrétions ou une dénonciation ont fait basculer cette opération dans l’horreur. « Vers 13 heures, le 28 août 1944, deux automitrailleuses allemandes dévalèrent le raidillon menant à la ferme et attaquèrent les partisans », se souvient l’un d’eux.

    « Mais devant la présence des blindés, ceux-ci décrochèrent pour atteindre le bois d’Eclisse en terrain découvert… Cette attaque éclair fit onze morts et six blessés ». Et d’ajouter : « le lendemain, 29 août, nous retrouvions notre liberté, la région était libérée ».

    Parmi les onze morts et neuf blessés figure Philippe Coutiez, un enfant de Cormontreuil. Aussi, comme chaque année, une cérémonie se déroulera de nouveau le dimanche 19 août à 10 h 30, à l’initiative des membres du comité du souvenir du Maquis de Chantereine, présidé par Michel Voisin. Les populations des communes alentour sont invitées à y participer. De nombreux drapeaux seront présents ainsi que des représentants des communes alentour.

    A l’issue de la cérémonie officielle, chacun pourra alors visiter la ferme qui est restée en l’état depuis soixante-huit ans grâce à son propriétaire, M. Huiban, qui était âgé de 13 ans à l’époque, et qui a souhaité la conserver « en souvenir des gens qui se sont battus et qui sont tombés ici ». Les habitants de Cormontreuil sont eux aussi invités à y participer. Pour ce faire, par souci d’économies, le rendez-vous est prévu à 9 h 15 devant la mairie afin de se grouper dans les voitures (départ à 9 h 30).

    A noter qu’une quête au profit du mémorial du maquis de Chantereine sera proposée sur place.

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    Union120816a - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Dans les pas de Louis XVI à Varennes

    Dix-huit panneaux racontent la vie du souverain.
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  • L’ultime dessin d’un homme au visage marqué par l’embonpoint.
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne). Un grand moment d’histoire locale et nationale, œuvre de Terres d’Argonne qui donne ici un exemple de plus de son intérêt pour l’histoire de Varennes.

    UNE exposition de premier ordre est en place au musée d’Argonne.

    A l’accueil, c’est un portrait en grand format du Roi, imagé en pointillé, qui retient l’attention du visiteur.

    Tout le panneau du fond lui est réservé, comme pour remettre de suite en mémoire l’événement qui a fait entrer Varennes dans l’histoire.

    Les raisons de la fuite de Louis XVI, les préparatifs, les péripéties et les étapes du voyage sont ainsi retracées sur une grande carte. Sans oublier l’arrestation, la nuit et le retour qui s’en sont suivis.

    Des encarts de texte nombreux et précis, des portraits, dont celui de l’épicier-chandelier Sauce, complètent ce mur d’informations qui se veut l’image de la cité et de son passé.

    Le fil d’un destin

    Il suffit de suivre le couloir d’entrée du musée pour découvrir par la suite une belle série de portraits du roi fugitif depuis son enfance, tout au long de sa jeunesse et dans son règne trop bref.

    Ce sont ainsi pas moins de 18 panneaux avec chacun un tableau ou un dessin, complétés par une notice précise décrivant l’épisode et don nant la date, le tout à l’aide de titres évocateurs qui s’offrent au public.

    Le visiteur peut ainsi voir « Un roi au physique ingrat », « Le futur dauphin », « En costume royal », « Une remise à Franklin du traité France -Amérique », « Le roi en habit rouge », « Le roi à cheval », « Le voyage » pour terminer par « L’arrestation ».

    On peut suivre le fil d’un destin, la marque des années qui passent sur un visage.

    On retient les derniers portraits, et celui de l’ultime dessin d’un visage marqué par l’embonpoint, portrait où l’on pense forcément au peu de temps qu’il reste alors à vivre à Louis XVI.

    Une allée riche en faits historiques, un rappel de la vie de celui qui s’est égaré à Varennes pour une tentative d’exil bloquée sur les bords de l’Aire jusqu’au retour à la capitale qui le conduira en prison et à l’échafaud.

    Exposition « Portraits de Louis XVI, avant et après Varennes ». Visible jusqu’au 30 septembre au musée d’Argonne. Tous les week-ends et jours féries de 14 h 30 à 17 h 30.

    Renseignements au 06.14.53.29.96 ou 03.29.80.71.01.

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    Union120815a - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Rafle du Vel d’Hiv’ / Une Argonnaise se souvient

    Après avoir été préfet de la Marne, René Bousquet (sur la photo il porte un col en fourrure) est nommé secrétaire général de la Police Nationale. C’est lui qui organise la rafle du Vel’d’Hiv. Pendant 5 jours, 7 000 personnes de tous âges vont tenter de survivre sans nourriture, dans une chaleur étouffante et avec un seul point d’eau.
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  • En juillet 1942, infirmière de la Croix-Rouge, Geneviève Woiselle découvre l’horreur du Vel’d’Hiv.
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  • Il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942, c’était la rafle du Vel d’Hiv’, Geneviève Woiselle a 20 ans. Infirmière de la Croix-Rouge, elle n’oubliera jamais les deux jours qu’elle a passés au milieu des 7 000 personnes raflées au Vélodrome d’Hiver.

    MODESTE et discrète, Geneviève Woiselle coule une retraite paisible en Argonne. Comme tout un chacun, au cours de son existence, elle a connu des joies et des peines. Deux dates l’ont plus particulièrement bouleversée. Infirmière de la Croix-Rouge durant la Seconde Guerre mondiale, Geneviève Woiselle a passé deux jours à aider du mieux qu’elle le pouvait les hommes, les femmes et les enfants raflés au Vélodrome d’Hiver.

    9 000 policiers et gendarmes français

    Nous sommes en juillet 1942. Depuis le début du mois, le secrétaire général de la Police Nationale, René Bousquet, accompagné de Louis Darquier de Pellepoix, le commissaire général aux questions juives et assisté de Jean Legay et Pierre Gallien s’entretiennent avec les autorités allemandes d’un projet de grande ampleur : l’arrestation de plus de 22 000 Juifs étrangers vivant en France.

    L’opération sera menée les 16 et 17 juillet dans la capitale, le gouvernement de Vichy mobilisant 9 000 policiers et gendarmes français. Selon la préfecture de Paris, 13 152 personnes sont arrêtées. Une partie d’entre elles est directement conduite au camp de Drancy. L’autre est retenue dans le XVe arrondissement de Paris, au Vélodrome d’Hiver.

    Dans cette enceinte où les plus grands sportifs ont réalisé des records, Geneviève Woiselle, 20 ans tout juste, découvre l’horreur absolue. Dès l’entrée, elle suffoque. Les victimes de la rafle sont entassées, serrées les unes contre les autres. Elles n’ont rien à manger, un seul point d’eau pour 7 000 personnes et pas de toilettes. Les uns hurlent, tous se désespèrent.

    Des souvenirs indélébiles

    Avec fort peu de moyens mais beaucoup de courage et de compassion, la jeune infirmière tente de venir en aide aux malheureux. Son histoire rejoint le témoignage d’une autre bénévole de la Croix-Rouge, J-M Matthey-Jonas, dont le courrier figure en annexe de « Je vous écris du Vel’d’Hiv », un émouvant recueil de lettres paru l’an dernier et préfacé par Tatiana de Rosnay.

    Comme cette infirmière, Geneviève Woiselle raconte comment elle a assisté les femmes, les hommes et les enfants, arrêtés à leur domicile et parfois à l’hôpital où ils étaient en cours de traitement. Jamais elle n’a pu effacer de sa mémoire l’indignation devant l’absence de toute installation sanitaire, de lavabos, de toilettes. L’absence de nourriture aussi, sauf la soupe envoyée par la Croix-Rouge mais dont les quantités étaient insuffisantes pour être distribuée à tous.

    Elle raconte aussi l’atmosphère étouffante et nauséabonde, les crises de nerfs, les hurlements des enfants et parfois des adultes, les personnes qui perdent la raison et sèment la panique, la misère du couchage, l’absence de matelas. Comble de la tristesse, elle se souvient des enfants malades couchés à même le sol, dans les loges entourant la piste centrale. Répartis par catégories de contagion, ils étaient emmenés chaque soir vers une destination inconnue…

    Pendant cinq jours, ces 7 000 personnes vont tenter de survivre. Une centaine d’entre eux se suicideront. Ceux qui tenteront de s’enfuir seront tués sur le champ. Passé ce délai, les prisonniers seront conduits à Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Là, ils attendront la déportation vers les camps d’extermination allemands. Seulement 25 adultes et quelques enfants seuls ont survécu à cette gigantesque rafle.

    Geneviève Woiselle n’a passé que deux jours dans l’enfer du Vel’d’Hiv. Pourtant, elle n’en a rien oublié. Chaque année, la date anniversaire de la rafle la ramène des années en arrière, loin de son paisible jardin argonnais, auprès de ces prisonniers dont le seul crime était d’être juifs.

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    Union120814a - Marne
    HUIRON : Souvenir : En hommage aux aviateurs

    Lors du dépôt de gerbes à la stèle de Huiron.
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  • Samedi, en fin d’après-midi, de nombreuses personnes dont une vingtaine de porte-drapeaux étaient rassemblés dans le cimetière intercommunal de Huiron - Glannes pour rendre hommage à six aviateurs du Commonwealth et à deux agents de renseignements français tombés pour la défense du pays le 5 août 1944, à l’invitation de la commune de Glannes et de son maire Monique Martin, en collaboration avec l’Union Nationale des Combattants (UNC) de Huiron et le comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François.

    Après le dépôt d’une gerbe par François Girardin, président de l’UNC accompagné par Nicole Mischler, la sœur du sous-lieutenant Bernard Damas, les anciens combattants Émile Collet et Claude Choque ont procédé à l’appel des Morts pour la France.

    Puis, un hommage a été rendu à un soldat inconnu, décédé lors de la bataille de la Marne en septembre 1914, par le dépôt d’une gerbe par le conseiller général Thierry Mouton.

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    Union120813b - Marne
    REIMS : Le curé avait planqué un débris d’avion derrière ses orgues

    REIMS (Marne). Ce morceau d’avion abattu par les Allemands est visible au musée de la Reddition. « Une relique émouvante » au cœur d’une anecdote croustillante.

    Il n’a l’air de rien ce morceau d’avion dans sa vitrine. Une sorte de presque-triangle gris pigeon, avec une partie peinturée en bleu-blanc-rouge.

    On voit bien qu’il s’agit d’un débris, que l’on suppute provenir de quelque accident, mais on ne peut deviner, rien qu’en le voyant, toute l’histoire dont il témoigne.

    Il faut pour cela s’approcher de la vitrine, en haut d’un palier du musée de la Reddition. Et là on découvre en quoi ce morceau d’avion constitue une « relique émouvante » pour reprendre l’expression du « patron » du musée Marc Bouxin.

    Ne pas laisser « le trophée » aux Allemands

    Une affichette, accompagnée de quelques photos, vous explique en effet que ce morceau est en fait la dérive d’un avion de chasse français de la Seconde Guerre mondiale, un Morane-Saulnier, qui se trouvait basé à l’époque non loin de Reims, sur le terrain de Wez-Thuisy (commune de Val-de-Vesle), et qui était piloté par un certain sergent Arnould Thiroux, comte de Gervillier, avion qu’il avait baptisé le Dahut.

    « Cet avion, raconte M.Bouxin, a été abattu par la chasse allemande au sud de Cambrai, le 21 mai 1940, et s’était écrasé au sol, provoquant la mort de son pilote. » Et ce n’est qu’un an plus tard, en mai 41, que l’abbé Peugniez, curé du village de Gonnelieu, et lui-même pilote de chasse de réserve, tombe par hasard sur les débris de l’avion. Comme il ne veut pas que les Allemands s’en emparent pour en faire un trophée, il va dissimuler cette dérive derrière les orgues de son église. Cette dérive ne réapparaîtra qu’en 1979, dans un remarquable état de conservation, de ses couleurs en particulier, pour le plus grand bonheur des amoureux des maquettes. Mais on voit que les visiteurs simplement friands d’anecdotes savoureuses ne sont pas déçus non plus.

    Antoine PARDESSUS

    Musée de la Reddition, rue Franklin-Roosevelt. Tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Entrée 3 euros ; gratuit pour scolaires et étudiants.

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    Union120813a - Marne
    MONDEMENT : Le musée de Mondement fait peau neuve

    Des objets fabriqués par les Poilus sont regroupés dans une même vitrine.
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  • Les visiteurs peuvent découvrir une belle collection de casques.
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    MONDEMENT (Marne). Les remarquables collections du musée de Mondement bénéficient d’une présentation plus attractive. De quoi redécouvrir ce lieu très instructif.

    PLUS aéré et plus pédagogique. Le musée de l’association Mondement 14, au pied du monument de Mondement, vient de faire peau neuve.

    « Nous avons redonné de l’espace entre les vitrines, nous avons regroupé les objets par thème pour donner davantage de cohérence à ce qui est exposé, pour permettre aux visiteurs de mieux comprendre », présente Christian Schopphoven, bénévole de Mondement 14 qui se charge de la gestion de ce musée.

    De nombreux objets

    Casques, képis, cervelières et masques à gaz sont dans la même vitrine. Douilles sculptées, bijoux et autres objets fabriqués dans les tranchées sont regroupés non loin de là.

    Le pistolet a été sorti de son étui « jambon ».

    Une bougie a été placée dans la lanterne du Poilu. Les deux mannequins sont posés sur de la moquette verte. Une canne de tambour-major est installée à côté d’une béquille, comme une métaphore de la Grande Guerre.

    Rien n’a été véritablement modifié, « mais nous avons apporté plus de soin à la présentation de la collection », précise Christian Schopphoven.

    De petits détails qui rendent ce musée, installé depuis 1997 dans une ancienne salle de classe, plus vivant et donc plus attractif.

    Un tour de force lorsqu’on sait que le musée de Mondement fait… 38 m2. Malgré cette modeste surface, les collections présentées à deux pas de la célèbre « carotte » sont très instructives, à la fois sur le déroulement de la première bataille de la Marne et de l’histoire de la Première Guerre mondiale.

    Du monde à la « carotte »

    Des objets issus pour la grande majorité de dons de particuliers de la région. « Avec cette réorganisation du musée, nous avons choisi de présenter de meilleure manière les plus belles pièces de notre collection, comme un casque de dragon retrouvé dans les marais de Saint-Gond », ajoute Michel Tellier, président de l’association Mondement 14, très satisfait de cette nouvelle organisation. Son seul regret : « Que les gens qui viennent voir le monument de Mondement ne descendent pas jusqu’au musée, indique t-il. 13 000 à 15 000 personnes s’arrêtent chaque année au pied du monument, mais le musée ne reçoit que 500 à 800 visites par an. »

    Guillaume TALLON

    Nouveau musée et parcours mémoire en projet

    Un nouveau musée et un parcours autour des grands lieux de la Première Guerre mondiale sont en projet. « La commune de Soizy-aux-Bois porterait le projet de bâtiment pour accueillir le musée de Mondement avec davantage d’espace, ainsi que l’accueil pour les circuits autour de l’histoire et de la mémoire », explique Michel Tellier, maire de Soizy, qui précise : « C’est un vrai projet de territoire, qui va de Montmirail à Anglure et d’Esternay à Fère-Champenoise. »

    Le Pays de Brie et Champagne piloterait quant à lui la réalisation de ces circuits que les visiteurs pourraient suivre à l’aide de leur téléphone portable ou bien sur un dépliant. D’autres circuits autour de la nature ou bien du vin pourraient être mis en place. Des réalisations qui ne sont pour le moment qu’à l’état de projet.

    « Il nous reste encore un peu de temps pour réaliser le bâtiment et les circuits, souligne Michel Tellier, mais tout doit être prêt avant 2014, nous ne devons pas rater cette occasion, après il sera trop tard. »

     

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    Union120812b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : L’odyssée du sergent Harper

    Le cimetière abrite les tombes de sept aviateurs tués cette nuit-là.
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  • C’est en novembre 1943 que des aviateurs anglais qui survolaient la Marne ont été abattus par l’armée allemande.
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  • Sur les traces du Sergent Harper, seul rescapé du crash de la Chalade.
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  • SEPT tombes d’aviateurs anglais occupent un espace dans le cimetière de la Chalade : ce sont les restes de l’équipage d’un avion de bombardement, un Stirling du 622e Squadron, recueilli par la population après son crash en novembre 1943.

    Après recherche auprès des services britanniques, on avait appris qu’ils étaient huit à bord de cet avion. Le sergent Bob Harper, seul survivant, avait pu s’extraire de l’appareil. On doit à Hervé Chabaud d’avoir connu la suite de son odyssée.

    Blessé, il est secouru par M. Zunino, bûcheron. Porté sur les épaules de ses sauveurs, il est caché d’abord dans la cabane d’un forestier de Varennes, M. Alin. Le fils du médecin local, Pierre Valiadis, ira le chercher dans sa voiture. Il le fera soigner par son père Jean Valiadis.

    Son parcours local commence. D’abord chez André Collignon, FFI, qui s’en occupe deux nuits de suite puis le remet à un résistant de Chatel-Chéhery, M. Munier. Il passe à Sillery. De Là, il prend le train pour Reims le 7 ou le 8 décembre 1943, avec d’autres aviateurs et un radio, pour se rendre à Fismes avec le commandant Pottier, alias commandant Nollet, chef du réseau Possum.

    Libéré par les Alliés

    Ce dernier, aviateur belge, travaille pour le service M/19 ; il est venu dans la région avec un radio pour organiser une filière de rapatriement pour les aviateurs alliés tombés en mission en France et en Belgique. Par ailleurs, il recherche des terrains d’atterrissage pour les avions légers, les lysanders, faisant la liaison entre la France et l’Angleterre.

    Tout le réseau sera arrêté et Pottier se suicidera dans sa cellule en janvier 1944.

    Bob Harper est arrêté à Fismes par la Gestapo, sur dénonciation. Il se retrouve à la prison de Châlons-sur-Marne le 31 décembre 1945, dans la même cellule qu’un jeune résistant rémois, Raymond Leroux, qui se souviendra parfaitement de lui.

    En août 1944, on l’emmène à la prison de Fresnes. De là, avec des résistants français et 168 aviateurs alliés, dans un convoi parti de Pantin pour le camp de Buchenwald.

    Dans ce même train il sera avec des camarades du réseau Orgerus-Bazanville. À la mi-octobre 44, il sera transféré au camp des aviateurs alliés, le stalag Luft-Sagan. D’où les troupes alliées victorieuses le libéreront.

    Le fils du sergent Harper est venu en Argonne sur les traces de son père, retrouver les survivants de son périple et témoigner sa reconnaissance aux habitants qui ont fait de leur mieux pour assurer la survie d’abord, et le salut ensuite, de ce seul rescapé du Crash.

    Ceux qui longent la route de Haute-Chevauchée pourront à leur tour avoir une pensée pour ces hommes de l’air, ceux que les Français occupés entendaient la nuit apporter un souffle de liberté. Un monument a été érigé en leur honneur à quelques mètres du cimetière de la Forestière.

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    Union120812a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Les forgerons du glaive de la Liberté

    Il faut fabriquer de l’armement pour bombarder l’Allemagne jusqu’à ce qu’elle craque.
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  • La propagande pour l’effort de guerre insiste sur le rôle des sidérurgistes.
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  • La guerre est-elle en capacité d’imposer de nouvelles méthodes de travail dans les usines ? Cette question posée par Arthur Wauters le 8 août 1942 s’appuie sur des observations sérieuses. Comme ce spécialiste a visité plusieurs entreprises qui sont mobilisées pour l’effort de guerre accompli par les Alliés, il est persuadé que des transformations profondes sont en cours. « Cette répartition des tâches entre les hommes et les entreprises confirme les victoires les plus précieuses et les plus authentiques de la technique moderne ». Il insiste pour montrer combien les tâches confiées aux uns et aux autres sont interdépendantes : « Le travail de chacun est conditionné par celui du voisin. Il y a dans la fabrication du matériel de guerre, une sorte de lyrisme forcené. Les hommes y travaillent avec une ferveur sauvage. C’est la machine qui surveille l’homme, et non l’homme qui surveille la machine ».

    La description qui est donnée des ateliers atteste la dimension productive et la conjugaison des efforts pour produire vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La description qu’il donne est flamboyante et enthousiasmante parce qu’elle traduit bien l’impression que la dynamique est dans le camp de ceux qui fédèrent leurs énergies contre les nazis : « Dans ces halls immenses coiffés, comme des volcans, d’âcres nuées, des enclumes géantes font éclater la foudre à chaque pas ; des lingots incandescents traversent l’atmosphère comme des météores ; les comètes et les aigrettes de feu illuminent la vie frénétique des hommes qui forgent le glaive des nations libres ». Wauters s’émeut de la cadence tyrannique de l’usine moderne dont le rythme impérieux auquel nul ne peut se soustraire, illustre une force en devenir, préparant avec ardeur et minutie la victoire de l’homme libre.

    Cette association d’une analyse éthique, économique et politique donne du relief au propos et atteste la volonté de la France combattante de faire réfléchir tous ceux qui en ont encore envie malgré l’épreuve de l’occupation. Il insiste sur la complémentarité des talents : « Le coup de crayon de l’ingénieur et le coup de lime de l’ajusteur sont accouplés, synchronisés. Dans cette orgie de fer et de feu, les trottoirs roulants poussent inexorablement le métal vers le but qui lui est assigné. Le hasard est expulsé de ces temples de Vulcain où il n’y a point de place pour la frivolité ». Pour réussir et pour dépasser les industriels du Reich dont les entreprises sont la cible privilégiée de bombardements aériens nocturnes, chacun doit bien être à sa place et accepter les instructions qui lui sont données. « Cette conscience collective du groupement, elle se retrouve entre les soldats d’une même patrouille, dont l’un est chargé d’envoyer des messages, l’autre de lancer des grenades, le troisième d’actionner une arme automatique, un autre encore de couvrir de son feu le camarade plus exposé qui épie les mouvements de l’ennemi. L’équipage d’un tank de trente-huit tonnes est uni, lui aussi, par la même et tyrannique discipline. Le conducteur, le mécanicien, le guetteur, un canonnier ont chacun des tâches qui doivent s’accomplir suivant un plan harmonieux et raisonné ».

    Arthur Wauters montre qu’entre les différentes spécialités d’un atelier et les missions dévolues à l’équipage d’un bombardier, il y a une même obligation de complémentarité dans les gestes et l’implication. « La division du travail existe autant entre les usines qu’entre les hommes. Il y a 15.000 pièces détachées dans un grand avion de bombardement. La quantité de chacune d’elle doit s’adapter exactement au volume produit d’innombrables ateliers ».

    Bref, pour Wauters, les forces vitales de la Nation s’unissent bel et bien et s’associent parce qu’elles sont préoccupées par ce grand objet qu’il nomme : « La liberté ».


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    Les Américains à l’assaut des Salomon

    Une carte de l’archipel avec le mouvement des troupes de débarquement.
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  • Des fantassins nippons déterminés à tenir.
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  • Echanges de tirs nourris à Port-Moresby.
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  • Les premiers prisonniers des Américains.
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  • Un retour vers les îles Aléoutiennes.
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  • Pacifique. A la Maison Blanche, le président Roosevelt considère qu’il faut désormais harceler les Japonais partout où ils sont. Il choisit d’envoyer une force d’invasion à Guadalcanal et de reprendre l’initiative dans les Aléoutiennes. La défaite de Savo l’oblige à revoir ses plans.

    La force d’invasion qui progresse vers les îles Salomon est prête à engager son opération d’assaut. Elle n’est pas encore repérée par les Japonais. Ce même 6 août 1942, les nouvelles en provenance de Nouvelle-Guinée sont plus préoccupantes même si les forces australiennes et américaines sont regroupées. Le lendemain, les Américains déclenchent un puissant bombardement aéronaval qui vise les différentes zones côtières qui ont été retenues pour opérer le débarquement. La 1re division de marines est commandée par le général Vandegrift. Elle reçoit l’ordre de prendre le contrôle des îles Florida, Tulagi, Gavatu, Tanambogo et Guadalcanal dans l’archipel des Salomon. Il s’agit de la première offensive terrestre d’envergure des Américains depuis qu’ils ont été frappés par les Nippons à Pearl-Harbor et ont dû gérer leur retrait des Philippines.

    Un débarquement par échelons

    Les troupes bénéficient du solide appui des canons de l’artillerie de marine et de l’appui des appareils embarqués sur leurs porte-avions. Le vice-amiral Fletcher estime que le contrôle du ciel et la puissance de feu sur mer constituent deux atouts essentiels pour envisager un succès global de l’opération. Il ne se fait aucune illusion. Les Japonais ne vont pas renoncer à leur expansionnisme maritime parce que les Américains ont remporté deux victoires en mer de Corail et à Midway. Les marines débarquent donc le 7 à partir de 7 h 40 sur l’île de Florida puis à 8 heures sur la côte sud de Tulagi. Ils sont alors surpris par une résistance acharnée des Japonais qui ont installé de solides points défensifs. Si les marines parviennent à pénétrer d’environ un kilomètre, ils sont rapidement soumis à des tirs intensifs de mortiers.

    La situation est beaucoup plus calme à Guadalcanal puisque le régiment qui y débarque peu après 9 heures n’enregistre aucune résistance sur la côte nord à environ six kilomètres de Punta Lunga. Il établit alors une tête de pont entre l’embouchure de Tenaru et celle de Tenavutu. Les colonnes de soldats progressent en direction du mont Austen. Le soir, les troupes ont constitué une solide tête de pont. A la mi-journée, un bataillon de parachutistes envahit les petites îles jumelles qui sont reliées par une digue de Gavutu à Tanambongo et sont situées à l’est de Tulagi. Elles sont vite occupées malgré la résistance nippone. Conscients que cette intervention américaine peut ralentir leur calendrier de contrôle absolu des archipels, les Japonais choisissent de répliquer en multipliant les attaques aériennes.

    Pour bien signifier à Tokyo qu’ils sont engagés dans une vaste contre-offensive, les Américains orientent une task force de croiseurs et de contre-torpilleurs vers les îles Aléoutiennes. Le contre-amiral W.W. Smith fait bombarder l’île de Kiska qui est occupée par l’ennemi. Plusieurs installations qui leur sont essentielles sont dévastées. Le 8 août 1942, les Nippons multiplient les raids aériens contre les navires US qui apportent de nouveaux renforts mais aussi des munitions. Leurs bombes font mouche. Elles envoient par le fond le transport de troupes « George F. Elliot » et endommage le transport « Barnett » ainsi que le contre-torpilleur « Jarvis » qui coule avant d’être parvenu à se mettre à l’abri à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Pendant ce temps à Guadalcanal, les soldats US conquièrent le village de Kukum et s’emparent d’un terrain d’aviation en cours d’équipement. Ce camp est immédiatement baptisé « Henderson Field ». Les conquêtes des îles de Tulagi, Gavutu et Tanambogo se terminent.

    Défaite alliée au large de Savo

    Dans la nuit du 8 au 9 une violente bataille navale se déroule près de l’île de Savo. Une escadre japonaise partie de Rabaul en Nouvelle-Bretagne dès l’annonce du débarquement des Américains aux Salomon comprend notamment cinq croiseurs lourds « Chokaï », « Aoba », « Kako », « Kinugasa » et « Furutaka », deux croiseurs légers « Tenryu », « Yubari » et le contre-torpilleur « Yunagi ». Cette force est sous les ordres du vice-amiral Gunichi Mikawa. Elle surprend au large de l’île de Savo la flotte alliée qui protège les transports de troupes chargés de faire les navettes pour conforter les effectifs et les moyens indispensables à une occupation durable de l’archipel. Les unités sont ici dirigées par le contre-amiral australien Crutchey. Elles sont notamment constituées de six croiseurs lourds « Chicago », « Vincennes », « Astoria », « Quincy » et les Australiens « Australia » et « Canberra », deux croiseurs légers « San Juan » et « Hobart ». Huit contre-torpilleurs complètent le dispositif.

    Durant les effroyables combats qui embrasent l’océan, les croiseurs lourds « Astoria », « Quincy », « Vincennes » et « Canberra » sont coulés et le « Chicago » ainsi que deux contre-torpilleurs subissent de graves dommages qui les rendent inopérants dans un combat naval. Les Japonais s’éloignent avec peu de dégâts sur leurs bâtiments. Le « Kinugasa », le « Chokaï » et « Aoba » ont subi de légers dommages mais ils restent opérationnels. Les Japonais enregistrent cinquante-huit morts et cinquante-trois blessés tandis que les Alliés recensent mille vingt-trois tués et sept cent neuf blessés. Le 9 août, le président Roosevelt a sa tête des mauvais jours lorsqu’il est averti de cette lourde défaite maritime.

    Les Américains décident de retirer immédiatement le groupe amphibie et la protection aérienne ce qui expose l’archipel à la puissance de feu ennemie. En opérant ainsi, les Alliés privent les troupes débarquées de la moitié de leur ravitaillement et des munitions attendues. Deux mille hommes sont également évacués. Les 17.000 marines qui ont été envoyés sur les différentes îles sont désormais livrés à eux-mêmes. Les 11.000 marines stationnés à Guadalcanal décident d’accélérer les travaux et multiplient les dispositifs défensifs. Il n’est pas question d’abandonner la partie. C’est le sens donné aussi à l’occupation d’autres puces de l’océan que sont les îles de Mbangai, Kokomtambu et Makambo.

    Le même jour, le commandement des forces alliées est confié au général australien Sydney F. Rowell tandis que les Américains installent un grand centre de ravitaillement et de communications à Port Moresby. Les Australiens et les indigènes n’ont pas d’autre option que d’abandonner l’aéroport de Kokoda qui est devenu indéfendable. Dans le Pacifique, devant Kavieng en Nouvelle-Irlande, un sous-marin US coule le croiseur lourd nippon « Kako » rescapé de la victoire de Savo. C’est une bien maigre compensation pour les Américains.

    1.400 marines qui étaient programmés pour Guadalcanal sont dirigés vers l’île d’Espiritu Santo. Elle est destinée à devenir une base de ravitaillement pour les forces des îles Salomon. C’est toujours le 12 août 1942, que le premier avion chargé des premiers conteneurs de ravitaillement de Guadalcanal se pose sur le terrain d’Henderson Field qui est désormais le principal lien US avec l’extérieur. Le quartier général impérial japonais ordonne au général Maruyama commandant de la XVIIe armée basée à Rabaul en Nouvelle-Bretagne de chasser les Américains de Guadalcanal et des îles satellites.

    Ce n’est que le début des effroyables combats qui vont opposer les soldats US et nippons.

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr


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    Vichy et les visages de la honte

    Le Service d’ordre légionnaire est bien d’inspiration nazie.
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  • < Joseph Darnand : la collaboration absolue. /i>
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  • Indignation. La soumission de Laval aux exigences de Berlin et la place croissante faite au service d’ordre légionnaire constituent deux postures scandaleuses dénoncées par les Français libres.

    C’est une campagne offensive et vive qu’engage le Comité national français le 7 août 1942 lorsque Maurice Schumann évoque au nom de la France combattante Vichy et son gouvernement anti-français. Il s’agit de dénoncer avec solennité et gravité les mesures de déportations en masse, encouragées par Pierre Laval, contre les étrangers ou prétendus tels qui résident en zone dite non-occupée. Le chroniqueur s’élève aussi contre les mesures de privations de la liberté qui visent des Français dénationalisés par Vichy et des étrangers qui ont combattu pour la France. Il relaie l’indignation que ces décisions iniques suscitent dans la population.

    La déshumanisation en marche

    L’éditorialiste s’insurge devant l’opinion des pays libres : « L’atteinte inouïe portée ainsi à la souveraineté et à l’honneur de la France par un gouvernement aux ordres de l’étranger ». Vichy n’est donc bien que le pantin de Berlin qui s’agite pour être : « Le complice d’une violation caractérisée du droit d’asile, du droit des gens et de toute la tradition morale et juridique française ». Il accuse le gouvernement d’avoir détruit de ses propres mains la fiction de son autonomie et réduit à néant son ambition de représenter la France alors qu’il n’est que le persécuteur des Français et les conduit vers l’abîme. Schumann justifie sa colère : « Vous connaissez les faits qui ont justifié ce cri d’indignation. Vous savez que Laval a décidé de remettre entre les mains d’Hitler 10.000 Juifs étrangers ou illégalement dénationalisés, dont 3.600 ont été, d’ores et déjà marqués par le calvaire dans les camps ou plutôt les bagnes, de Gurs, Rivesaltes et du Vernet. Vous savez que 1.000 d’entre eux sont partis ou doivent partir de Pau, de Perpignan et de Marseille. Vous savez enfin que parmi les victimes désignées figurent des engagés volontaires, blessés et décorés, au cours des deux guerres dans les rangs de nos armées ».

    Le commentateur pèse ses mots mais les martèlent lorsqu’ils les prononcent pour que les auditeurs de l’émission « Les Français parlent aux Français » mesurent la gravité de la situation lorsqu’un gouvernement fait de la discrimination d’Etat, sa survie. « Le devoir du Comité national français est clair et impérieux : exprimer tout haut ce que la France jugulée pense tout bas, proclamer, en son nom et à la face du monde, que la France est, non pas coupable mais victime des injures faites à son honneur, à ses traditions et à son âme par l’anti-France de Vichy ». Schumann ne veut pas que le pays accepte une position de victime, se recroquevillant sur lui-même et se lamentant du sort qui lui est réservé. Il faut dénoncer la stratégie machiavélique validée d’heure en heure par un Laval qui sue d’arrogance : « Ces rafles opérées pour le compte et sur l’ordre de l’ennemi en pleine zone dite libre, sans doute par dérision, n’est-ce pas la preuve éclatante et symbolique que, par l’entremise de Laval, c’est toute la France métropolitaine, pour ne pas parler encore de la France d’outre-mer, qui entre dans le système allemand ».

    Le refus de l’abaissement

    Les Français libres jugent indignes que le gouvernement s’abaisse sans cesse pour mieux accepter les vexations, les humiliations, la terreur et la famine. Ils bondissent lorsqu’on affirme que la France indivisible est sur le point d’être découpées en parcelles germaniques. Ils refusent : « La loi dictée où les pillages ordonnés par l’ennemi. Les murailles d’airain tombent devant la gestapo qui vient enlever sa proie, comme devant les trains qui emportent vers l’Allemagne le pain et le lait de nos enfants ». Maurice Schumann ajoute avec pertinence : « Pour affamer les Français, l’Allemand ne distingue plus entre leurs origines, leurs religions ou leurs races. De même pour les déporter, il se réglera sur son seul intérêt. En Hollande aussi, l’occupant a commencé sa chasse à l’homme par les communautés juives ; mais aujourd’hui, ce sont les aryens et même puisqu’il s’agit de Hollandais, des aryens de race germanique qui, par centaines de milliers, sont enlevés de force et, sur le sol écorché de l’Ukraine, transformés en serfs sous le fouet de la race des seigneurs ».

    L’éditorialiste a alors beau jeu au terme de son argumentation implacable de dire que l’honneur c’est de combattre Vichy, l’ennemi et que l’union de la Nation française dans la Résistance est le passage obligé pour déverrouiller le carcan de l’oppression nazie puis le broyer au nom de la démocratie, de la liberté et de la paix. Schumann cite encore Eschyle qui, dans « Les Suppliantes » proclamait que la violation du droit d’asile imprimait à la cité une souillure ineffaçable. Il se réfère aussi à la tradition chrétienne : « Faut-il rappeler comment, selon saint Paul, quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ». Il se raccroche à la tradition révolutionnaire : « Faut-il rappeler qu’aux termes de la Déclaration des droits de l’homme, tous les hommes naissent libres et égaux en droit ». Et Maurice Schumann de conclure : « Ah ! Comme un Hitler paraît faible, comme un Laval paraît petit, quand on les regarde du haut de la France ».

    L’ombre de Darnand

    Roger Chevrier s’inquiète le 8 août de l’importance croissante qui est donnée par Vichy à Joseph Darnand qui a été nommé inspecteur général du service d’ordre légionnaire (SOL). La France combattante veut démontrer que l’individu même s’il a été un grand soldat de la Première Guerre mondiale est devenu un danger pour la jeunesse parce qu’il repère tous ceux qui sont en difficulté pour mieux les enrôler dans sa troupe à la solde de Laval et des nazis.

    Il craint qu’on cherche à transformer le SOL en unités d’assaut à la solde d’Hitler : « Pierre Laval et Joseph Darnand veulent des forces absolument sûres. Aussi avant d’incorporer les gens on leur fait subir l’interrogatoire suivant : avez-vous appartenu à un ou plusieurs partis politiques ? Lesquels ? Circonstances de votre admission dans ces partis. Quelles sont les opinions politiques de votre famille ? Quel rôle y avez-vous joué et quelles charges avez-vous remplies ? Que pensez-vous de l’action de ces partis en général et en particulier en 1936 ? Si vous n’avez été inscrit à aucun parti politique, comment avez-vous réagi devant les événements qui se sont déroulés de l’avènement du Front populaire à la déclaration de guerre ? Quelles ont été vos réactions, quels ont été vos sentiments à la déclaration de guerre ? Quels furent vos sentiments en apprenant la signature de l’armistice ? Si vous aviez eu alors ou plus tard la possibilité d’aller en Angleterre pour continuer la lutte l’auriez-vous fait ? Comment jugez-vous l’action de l’Angleterre vis-à-vis de la France depuis l’armistice ? Que pensez-vous de la franc-maçonnerie et des Juifs ? Si l’Allemagne venait à gagner la guerre, que penseriez-vous de la situation ainsi créée ? Que pensez-vous du général de Gaulle et du mouvement gaulliste ? Comment jugez-vous l’action du maréchal Pétain et de son gouvernement ? Faites-vous une distinction entre le Maréchal et son gouvernement ? Que pensez-vous de l’URSS et quel rôle attribuez-vous à Staline ? Si le Maréchal disparaissait que devrions-nous faire à votre avis ? Que pensez-vous de la constitution de l’Etat français qui régit la France sous les principes de patrie, travail, famille ? »

    Tout y est ou presque et l’on mesure cette dynamique inquisitoriale du pouvoir de collaboration pour mieux connaître des Français qui ne sont plus des citoyens mais des pions.

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    Union120811b - Marne
    GLANNES : Une plaque pour ne pas les oublier

    La plaque a été officiellement dévoilée.
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  • Au cours du mois de septembre dernier, le conseil municipal de Glannes a délibéré afin de procéder à la restauration du monument aux morts de la commune et solliciter des subventions auprès de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français.

    Dans sa réponse, le Souvenir français a souhaité qu’une plaque rappelle les Glanniats morts pour la France, victimes civiles, ou tombés sur le territoire communal au cours de la Seconde guerre mondiale. Après quelques recherches, il a été constaté le décès de plusieurs habitants : Marie Hélène Mathilde Hauteville, épouse Bianchi, née à Glannes le 21 janvier 1900, est morte sous les bombardements de Vitry-le-François le 28 juin 1944 avec son époux Joseph (né en Italie). Leur fils Louis Alfred Bianchi, né à Glannes le 24 juin 1922, caporal FFI dans le maquis des Chênes fut fusillé par les troupes allemandes à Naives-devant-Bar (Meuse) le 28 août 1944 (titulaire de la médaille de la résistance et de la médaille commémorative 39/45 avec barrette Libération). L’équipage de l’avion allié tombé le 5 août 1944 sur le territoire n’a pas été oublié.

    C’est ce qu’a rappelé le président du Comité cantonal du Souvenir français Gérald Gaillet devant le monument aux morts après l’appel de tous les morts pour la France, au cours de tous les conflits par deux conseillers municipaux, et le dépôt par les enfants d’une flamme du souvenir à l’appel de chaque nom. Le dépôt d’une gerbe de fleurs a été effectué par la conseillère régionale Linda Munster, le maire Monique Martin et le président du Souvenir français.

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    Union120811a - Marne
    GLANNES : Déjà le 65e anniversaire !

    Recueillement devant le monument.
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  • Samedi dernier, en début de soirée, de nombreuses personnes étaient regroupées dans la plaine de Glannes pour rendre hommage à huit aviateurs tombés pour la défense du pays le 5 août 1944.

    Après le message de Monique Martin, maire de Glannes, rappelant l’inauguration du monument le dimanche 11 mai 1947, plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées par Monique Martin et Nicole Mischler, sœur du sous-lieutenant français Bernard Damas ; Anne Dupuis, nièce du sous-lieutenant Bernard Damas et Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François, les anciens combattants François Girardin (président de l’UNC Huiron) et Émile Collet ont procédé à l’appel des huit morts pour la France.

    Une vingtaine de porte-drapeaux avaient tenu à être présents ainsi que de nombreuses personnalités dont Vincent Georges, attaché parlementaire du député Charles de Courson ; Linda Munster, conseillère régionale ; Thierry Mouton, conseiller général du canton ; René Hanot, président des conseils municipaux de la communauté de communes du Mont-Morêt ainsi que de nombreux anciens, qui ont vécu les événements et qui tenaient à être là.

    À l’occasion du 65e anniversaire de son élévation, le monument à la mémoire des aviateurs a fait l’objet de travaux de restauration par la commune de Glannes, avec des subventions du Souvenir français et de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

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    Union120810a - Marne
    LA POMPELLE : Ce canon exposé à la Pompelle avait largement tiré dessus

    Il est très rare, en France, de voir ce modèle de canon de campagne allemand aussi bien conservé.
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  • Histoires autour des pièces de nos musées - 3. Ce canon a servi pendant la 1re Guerre mondiale, quand les Allemands pilonnaient Reims et sa région.

    LES temps changent : à une époque, ce canon de 77 allemand servait à pilonner Reims et sa région, et notamment le fort de la Pompelle. Il était servi par six hommes, qui pouvaient expédier jusqu’à douze à quinze obus à la minute, à plus de 8 km de distance. C’était au temps de la Première Guerre mondiale, et ces tirs ont duré pendant presque tout le conflit, « depuis la fin septembre 1914 jusqu’au 5 octobre 1918 », précise l’administrateur du musée du fort de la Pompelle, Marc Bouxin.

    Une rareté en France

    Et aujourd’hui ? Eh bien, ce canon a fort heureusement perdu sa vocation guerrière pour une autre, touristique : il fait partie des pièces notables du fort-musée qui lui servait de cible quelques décennies auparavant, accueillant le visiteur sitôt le guichet de la billetterie franchi.

    Pièce relativement banale somme toute ? « Pas du tout, répond M. Bouxin, au contraire, c’est une rareté en France ! Autant on trouve chez nous pas mal de nos 75, autant il y a peu de leurs équivalents allemands, les 77 ; à ma connaissance, c’est le seul en si bon état, avec celui du musée de l’artillerie de Draguignan. Il y en a un autre à Meaux, mais fait de bric et de broc, tandis que le nôtre est conservé « dans son jus » si l’on peut dire. L’armée française l’avait pris à l’ennemi, et en avait fait ensuite don au fort. »

    L’idéal serait de pouvoir projeter un film montrant le canon en action, soit repris de documents d’époque, soit fruit d’images de synthèse, pour compléter sa présentation purement statique, mais pour l’instant, le visiteur doit se contenter de cette dernière, ce qui fait qu’il ne s’attardera guère plus de trois minutes sur cette rareté militaire, à moins qu’il ne soit passionné d’artillerie. Il remarquera alors que le fût du canon est gravé aux armes de la Bavière.

    Antoine PARDESSUS

    Fort-musée de la Pompelle, RN44 direction Châlons, de 11 à 18 heures en semaine (fermé le mardi) et de 11 à 19 heures les fins de semaine et jours fériés. Entrée 4 euros.

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    Union120806a - Marne
    REIMS : Hiroshima : un Rémois en première ligne le 6 août 1945

    L’image du champignon atomique a fait le tour du monde et restera à jamais gravée dans la mémoire des hommes.
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  • Jacques Roulance à gauche sur la photo aux côtés du rédacteur en chef Jack Badiner, son patron (au milieu).
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  • REIMS (Marne). Le 6 août 1945 une surperforteresse a largué la première bombe atomique sur Hiroshima. Employé de presse au « Stars and stripes » à Paris, le Rémois Jacques Roulance a été l’un des premiers à voir les photos de l’événement.

    Il est des journées qui restent définitivement gravées dans les mémoires. Pour le Rémois Jacques Roulance, notre spécialiste de la rubrique Pêche à l’union c’est le jour du 6 août qu’il ne peut oublier depuis 67 ans.

    Le 6 août 1945 en effet, il a fait partie des premiers Français à prendre connaissance des dégâts et des horreurs occasionnés par la bombe atomique larguée au-dessus d’Hiroshima. Il raconte.

    Un petit boulot

    Étudiant à l’école des métiers d’art à Paris, Jacques Roulance, demeurant rue de la Vega (Paris XIIe) avait dégoté depuis quelques mois un petit boulot comme grouillot à la rédaction de Stars and stripes, le journal des troupes américaines installé à Paris dans les locaux du New York Herald Tribune, rue de Berry. « Embauché comme copy boy au service de la rédaction, et m’étant familiarisé avec le service photographique de l’armée, j’avais été désigné pour faire la relation avec les journaux français de l’époque afin de faire réaliser des clichés photogravures des documents reçus sur les téléscripteurs et retenus par la rédaction dirigée par le colonel Jack Ulmer, le major Regan et le commandant Tiffani. »

    À ce poste, sans y accorder beaucoup d’importance à l’époque, Jacques Roulance se souvient avoir côtoyé les plus grands reporters, des correspondants de guerre, des caricaturistes de l’armée américaine dont il a pourtant retenu les noms : Last David, dessinateur à New’s Week, Mc Waid senior, Py Chamberlain, Joseph Cotton, Bob Gordon, Charly Fisher du Calt bulletin de San Francisco et Jack Badiner, le rédacteur en chef de Stars and stripes, son patron direct.

    « À cette place où je me plaisais bien et où j’étais apprécié, j’étais aux sources même des informations relatives à tous les événements majeurs de la Seconde guerre mondiale. J’ai vu des photos incroyables, certaines abominables comme des atrocités commises par les Japonais durant la guerre du Pacifique, tant sur des civils que sur des militaires. Et puis est arrivé le 6 août 1945. »

    « Tout le monde était médusé »

    « Le 6 août 1945, une information et des photos sont tombées sur les téléscripteurs qui ont médusé tous les journalistes qui s’étaient rassemblés autour des appareils » se souvient Jacques Roulance.

    Suite à l’ultimatum du président Truman lors de la conférence de Postdam en juillet, la superforteresse Enola Gay pilotée par le commandant Paul Tibbet venait de larguer d’une hauteur de 9 630 m Little boy, la première bombe atomique à uranium 235, soit l’équivalent de 20 000 tonnes d’explosif sur la ville d’Hiroshima.

    Trois jours plus tard ce fut le tour de Fat man, une seconde bombe au plutonium qui bien que destinée à Kukura fut larguée sur Nagasaki en raison des mauvaises conditions atmosphériques par la superforteresse Bock Car aux ordres du Major Sweeney.

    « La première bombe fit 80 000 morts et 68 000 blessés dont une partie mourut les années suivantes. La seconde bombe fit 35 000 victimes*. »

    Simultanément arrivèrent sur les bélinos les photos des sinistres champignons atomiques. « J’ai sans doute été un des rares Français à avoir la primeur de voir ce désastre presque en direct » poursuit le Rémois. « Mais je dois avouer à ma grande honte aujourd’hui que cette terrible information ne m’a pas particulièrement bouleversé sur l’instant. Il est vrai qu’à 18 ans, l’insouciance et l’euphorie de la fin de la guerre qu’on avait fêtée en France l’emportaient sur l’information. »

    La suite militaire, on la connaît.

    Les Japonais ont accepté de signer leur capitulation le 2 septembre à bord du cuirassé Missouri en présence du général Mac Arthur, commandant en chef inter-alliés et des représentants de la grande Bretagne, l’Union soviétique, la Chine, le Canada, l’Australie, la Nouvelle- Zélande et la France représentée par le général Leclerc.

    Pour Jacques Roulance, l’aventure s’achève quelques semaines plus tard quand le Stars and stripes part au plus près des troupes en Allemagne. Il quitte le journal le 11 février 1946 « with the highest recommendations » de son employeur.

    « Je n’avais pas encore fait mon service militaire et je fus donc envoyé au 8e Régiment des chasseurs dans le quartier Marguerite à Épernay. »

    Après avoir fait l’école des sous-officiers, il termina sergent avant de retrouver la vie civile.

    Alain MOYAT

    * Le nombre des victimes n’a jamais été connu avec certitude.

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    Union120805a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Staline : « Plus un seul pas en arrière ! »

    Joseph Staline ordonne à ses soldats de se faire tuer sur place pour empêcher la progression de l’ennemi.
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  • Alors que l’Armée rouge est toujours en difficulté dans la grande boucle du Don, Roosevelt et Churchill conviennent qu’il est trop tôt pour ouvrir un nouveau front en Europe capable de soulager les forces soviétiques. En revanche, ils s’accordent à ne pas laisser la France libre muscler sa présence seule en Afrique. Il se confirme à la charnière des mois de juillet et d’août 1942 que les Alliés ont bien l’intention de débarquer en Afrique du Nord. L’opération Torch qui se substitue à Gymnast en est le nom de code.

    Les nouvelles d’URSS sont préoccupantes sans être alarmantes. Les Allemands peaufinent leur occupation de Rostov et de Novotcherkassk. Au sud, la menace croît sur Stalingrad mais les unités qui y sont positionnées entreprennent d’importants travaux défensifs. Le principe est de faire de la métropole une citadelle fortifiée et de contraindre l’ennemi s’il parvient à s’en approcher à la conquérir îlot urbain par îlot urbain. Il s’agit de préparer un combat particulièrement meurtrier. La progression ennemie dans le Caucase est actée puisque les Allemands sont sur le point d’envahir la grande région. Des officiers et des soldats russes sont fusillés. Les officiers politiques leur reprochent de ne pas avoir fait leur travail mais surtout, l’officialisation par le pouvoir communiste de la perte de Rostov, contraint Staline à imposer cette règle : « Plus un seul pas en arrière ! ».

    A l’état-major général de l’Armée rouge, on sait malheureusement que la retraite n’est pas achevée mais elle doit être menée en bon ordre. Les meilleurs stratèges estiment que si les unités allemandes ne sont pas stoppées sur les contreforts du Caucase ou si elles conquièrent Stalingrad, il sera alors impossible de reprendre le contrôle de la situation. Bien des officiers souhaitent la réduction du rôle des commissaires politiques et exigent que les décorations ne soient plus politiques mais traduisent l’héroïsme au feu. Cela n’empêche pas les Allemands de continuer leur progression qui se matérialise le 29 juillet par la prise de Proletarskaïa. Ils établissent également une tête de pont dans le Caucase de l’autre côte de Manytch. Le 30 juillet le groupe d’armées A allemand conforte cette position tandis que le groupe d’armées B essaie d’étrangler la tête de pont soviétique située autour du pont de Kalatch qui conduit vers Stalingrad. Dans le secteur central, les Soviétiques lancent une offensive dans la région de Rjev. Ils montrent ainsi qu’ils ne sont pas déstabilisés et aimeraient que l’adversaire prélève sur ses forces d’invasion pour parvenir à les stopper. C’est loin d’être gagné.

    Le 1er août le groupe d’armées A qui a rejoint la 1re division blindée progresse en éventail au sud de Rostov. Il réussit à couper la voie ferrée qui relie Stalingrad à Novorossiisk avant d’occuper la cité de Salsk. Les éléments de reconnaissance ennemis atteignent les rives du Kouban. Dans le secteur couvert par le groupe d’armées B, des combats acharnés se poursuivent dans la boucle du Don, en face de Stalingrad. L’ordre qui est donné aux Allemands est d’en isoler les défenseurs. Au centre, l’Armée rouge maintient une forte pression sur Rjev.

    Globalement Staline a des raisons de faire sa tête des mauvais jours. Le 3 août, l’ennemi s’enfonce profondément dans le Kouban et réussit à occuper Vorochilovsk puis atteint Kotelnikovo. L’objectif reste l’encerclement de Stalingrad. Le 5 août, les Allemands s’approchent des champs de pétrole de Maïkop et s’emparent de la ville de Kropotkine.

    L’impression générale est que la bonne résistance de l’Armée rouge ne sert à rien puisque l’ennemi réussit encore à faire avancer son rouleau compresseur et est prêt à s’emparer des puits de pétrole indispensables à l’alimentation de ses forces mécanisées.


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    Des relations bien balisées avec les USA

    De Gaulle veille aussi sur l’Afrique.
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  • Le général tient à régulariser les relations avec les USA.
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  • Une confiance donnée au général Legentilhomme.
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  • Un discours clair avec Anthony Eden.
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  • Les conseils toujours appréciés d’André Philip
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  • Diplomatie. De Gaulle tient à coopérer avec les Etats-Unis mais, il ne veut pas être manipulé ou mené par le bout du nez depuis Washington. Aussi définit-il clairement les rapports politiques et militaires au sein des Alliés.

    Comment montrer aux Etats-Unis à la fois une proximité utile et une personnalité forte ? Cet exercice complexe, de Gaulle le pratique avec la certitude que si les relations avec Washington sont meilleures, elles ne seront jamais idéales. Néanmoins, il tient à développer une politique équilibrée qui est encore attestée par cet échange du 4 août 1942 avec le général Bolté. La diplomatie est polie presque trop mais, ici, efficace : « Je m’empresse de vous faire connaître que le Comité national français donne volontiers son agrément à la demande du gouvernement des Etats-Unis au sujet du débarquement à Pointe-Noire d’environ 1 500 hommes des troupes américaines, de la traversée de l’Afrique équatoriale par ces troupes et du séjour à Pointe-Noire d’un petit détachement américain ». Le Général donne alors instructions dès le lendemain au général commandant supérieur en Afrique française libre de faire en sorte que ce débarquement ainsi que les exigences d’intendance qui y sont liées soient gérées de la meilleure façon qui soit. Toujours vigilant, de Gaulle rappelle que ce mouvement ne peut se faire que sous une coordination française mais selon les demandes US.

    Une coopération équilibrée

    Le même jour Bolté est destinataire d’un second courrier qui est une réponse à ses informations du 30 juillet. Les autorités américaines sont d’accord pour donner l’assurance au Comité national que les Etats-Unis, sous réserve de la priorité absolue aux besoins minima de la population civile américaine et aux exigences supérieures de la guerre quant aux possibilités de transport, de fournir les produits nécessaires aux territoires africains de la France combattante.

    En clair, Washington est favorable à une aide matérielle capable de soulager les efforts de soutien déjà accomplis par les relais de la France combattante. Cette diplomatie est en phase, sans que de Gaulle le sache avec le projet de débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. Le projet est encore secret mais désormais validé. « Vous avez bien voulu suggérer que la procédure la plus appropriée pour organiser l’envoi aux Etats-Unis ou en Afrique des produits américains et africains serait la conclusion d’un accord tripartite entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France combattante, accord qui pourrait être négocié à Londres. Je suis heureux de vous aviser que le Comité national est d’accord pour accepter cette proposition qui répond d’ailleurs à une suggestion que nous avions faite nous-mêmes au gouvernement britannique ». Il s’agit pour lui de montrer sa satisfaction mais aussi d’afficher une politique élaborée puisque les références données démontrent que l’idée a déjà appartenue à la France libre avant d’être reprise désormais au service de la France combattante.

    De Gaulle conclut ainsi sa réponse : « Le commissaire national à l’Economie, aux Colonies et à la Marine marchande est chargé conjointement avec le commissaire national aux Affaires étrangères, de discuter avec les représentants américain et britannique des dispositions de l’accord. » En revanche on mesure la vigilance qui peut se traduire par de l’intransigeance lorsque dans un télégramme adressé à Adrien Tixier et au colonel de Chevigné à Washington, le général exprime ses plus vives réserves sur la façon d’attribuer le matériel fourni par les Américains aux unités. Il estime que ce ne sont pas eux qui doivent faire des livraisons directes aux formations qu’ils ont choisies mais qu’il lui revient de décider des affectations les plus utiles. « Nous préférons beaucoup nous passer du concours américain en cette matière. Ceci s’applique en particulier à la Nouvelle-Calédonie. Vous devez savoir que Patch continue de traiter avec la milice locale et avec Dubois qui prétend la commander en dehors et même contre d’Argenlieu. C’est Patch qui arme lui-même cette milice. Il y a là une immixtion étrangère scandaleuse et intolérable que je vous prie de signaler à Mac Cloy. Au total la seule solution imaginable pour nous est la remise pure et simple à notre représentant du matériel fourni ».

    Pas de troupes La Fayette

    A Tixier et Chevigné, il confie aussi sa certitude que les recrutements pour la France libre en provenance des Etats-Unis ne seront pas importants. Il est défavorable à la constitution au sein de l’armée US d’une ou plusieurs unités françaises : « Ce serait aussi un élément centrifuge qui profiterait seulement aux intrigants et aux indécis que vous connaissez et dont nous condamnons le jeu. Levis-Mirepoix qui se dit officier français est venu en Angleterre et s’est bien gardé de se présenter à moi ; par contre, il a pris contact avec tous les personnages douteux ou malfaisants d’ici. N’attendons rien de cette sorte de gens ».

    Le Général s’appuie aussi sur les observations d’André Philip qui confirment les réserves des Français à ce que leurs soldats soient incorporés dans des unités étrangères. Mieux vaut être visible comme une force alliée apportant son concours parmi d’autres forces alliées même si elles sont plus puissantes. Et de conclure : « Je ne consens pas à la formation de troupes françaises dites La Fayette. La Fayette et ses hommes sont venus de France pour aider à l’indépendance des Etats-Unis. La question est aujourd’hui inverse. Les Français ont le simple devoir de combattre dans l’armée française pour libérer leur pays ».

    De Gaulle ne veut pas plus que des officiers français travaillent pour les britanniques. Il adresse pour cela un nouveau courrier au ministre anglais Anthony Eden. Il lui rappelle que le Comité national n’a jamais accepté cette situation parce qu’elle prive les forces et les services français d’éléments précieux dont elle a un évident besoin. Comme Londres a reconnu depuis la mi-juillet que le Comité national est bien l’organe directeur envers l’ensemble des ressortissants français se trouvant au Royaume-Uni, il souhaite une régularisation dans les meilleurs délais : « Le Comité national se propose de leur prescrire de rejoindre avant le 15 septembre prochain les Forces françaises libres. Faute de répondre à cette prescription, ces militaires tomberaient sous le coup de la loi française ». De Gaulle ajoute : « J’espère que Votre Excellence pensera, comme moi-même, qu’il est nécessaire de régler cette situation. Le Comité national français est d’ailleurs prêt à examiner pour certains des individus intéressés la possibilité de les placer lui-même et pour une durée déterminée à la disposition d’un service britannique ».

    Comme le général se prépare à partir pour le Caire, il adresse également le 4 août un ordre général destiné à assurer dans toutes les circonstances la continuité de l’existence et de l’action des forces combattantes. C’est la raison pour laquelle le général Legentilhomme est désigné pour exercer par délégation, en l’absence du commandant en chef des FFL, les envois en mission, les mutations interarmes, les citations à l’ordre des FFL, les instructions à donner au médecin-général inspecteur, inspecteur général du service de santé. Il peut aussi intervenir sur des opérations combinées urgentes. Le général legentilhomme est enfin habilité à convoquer le haut comité militaire et à en exercer la présidence par intérim. Il disposerait alors de l’état-major particulier du général de Gaulle et des services qui lui sont rattachés pour l’aider dans sa tâche.

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr


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    Hitler gonfle les effectifs SS

    Goering est toujours aussi suffisant.
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  • L’Armée rouge résiste de toutes ses forces.
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  • En route vers le pétrole du Caucase.
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  • Escalade. Pour les Français libres, cette décision du Führer témoigne de sa peur de perdre la main sur le conflit. Aussi les encouragements à la Résistance sont multipliés même s’il faut encore patienter avant d’enregistrer les premiers résultats décisifs.

    Hitler augmente les effectifs de la SS ! Cette information est confirmée le 31 juillet 1942 au cours de l’émission « Les Français parlent aux Français ». Il s’agit de l’officialisation d’une décision unilatérale du Führer de porter à 750 000 hommes l’armée politique du maître absolu du Reich. « C’est l’armée des hommes qui ne seraient rien sans le Führer. Des hommes qui ont exécuté tous ses ordres qui, le jour où il le faudrait, seraient prêts à abattre les têtes les plus hautes de l’Allemagne. Tous les tyrans dans l’Histoire ont eu ainsi leurs gardes prétoriennes, celles qui devaient les protéger non seulement contre l’ennemi du dehors, mais même contre les révoltes du dedans » insistent les Français libres. Les Alliés considèrent que ce choix est une marque de faiblesse et que même si les troupes ennemies remportent encore quelques victoires militaires à l’Est, la situation est prête à basculer. « La population allemande est bombardée, fouaillée dans son antre, et aucune des vantardises de Goering ne peut empêcher cela ». Ce ne sont pas les quelques succès enregistrés dans le Caucase qui vont colmater les insuffisances de la production de guerre en raison des frappes aériennes massives réalisées par la RAF. « L’Ukraine est conquise et l’Allemagne y a perdu beaucoup plus de morts que ce vaste grenier ne pourra jamais nourrir de citoyens allemands » ironise Radio Londres.

    Bombarder toujours et encore

    La stratégie alliée est de renforcer ses moyens aériens de bombardement et d’assurer progressivement une couverture par la chasse afin de garantir des destructions encore plus massives dans les pôles industriels de l’ennemi. « Les Allemands arriveraient-ils aux premiers puits de pétrole que ce serait pour y trouver de nouvelles ruines, un nouveau désert, comme ils les ont trouvés à travers toutes les plaines d’Ukraine, et voici quelques jours, à Rostov, qui n’est plus qu’un tombeau ». Ce que les Français libres expliquent à cette France occupée qui lit la presse aux ordres et écoute Radio Paris est que l’Allemagne est prise dans une course sans fin où, pour exister encore, elle doit lever toujours plus de soldats et exiger la mobilisation exclusive des usines au service des fabrications des armements.

    Les puits de pétrole du Caucase ne suffiront pas à assurer l’autonomie allemande. Il lui faut ceux de Bakou mais surtout elle aura besoin des puits perses. Face à la Résistance de l’Armée rouge dans le périmètre de Moscou mais aussi à Leningrad, Stalingrad, l’Allemagne s’essouffle d’autant qu’elle reste fragile en Afrique et ne peut espérer durablement tenir sans renforcer ses moyens terrestres d’une manière très significative. Les Français libres encouragent plus que jamais à la Résistance même si la pression de la gestapo et de ses sbires se fait de plus en plus sentir. « Nous savons aussi, par bien des expériences de l’Histoire, que cette course inlassable à de nouvelles conquêtes qui a commencé lorsqu’Hitler s’est cassé le nez sur le rocher britannique, finira par s’épuiser comme toutes les autres à force de joncher de morts toutes les routes de l’invasion. Nous savons qu’en Amérique, qu’en Angleterre et même en Russie, on ne possède pas l’expérience militaire que les Allemands ont acquise, de victoire en victoire, sur tous les champs de bataille. Mais nous savons aussi ce que c’est que cette prodigieuse tension d’un pays de proie qui le porte à remporter des succès militaires, même au moment où il ne vit plus pratiquement que de ses nerfs ».

    Pour rendre confiance, redonner de l’espoir, le chroniqueur français sur la BBC puise dans la campagne de 1813 ses certitudes : « Nous savons comment les armées françaises se sont battues à Leipzig alors que la France n’avait presque plus de sang ». S’il faut rester confiant c’est en raison de l’impossibilité à venir du Reich de lever suffisamment de soldats pour poursuivre les combats. Les Alliés eux disposent de réserves que le speaker qualifie ambitieusement d’inépuisables. Surtout il insiste sur les raisons du renforcement de la SS. Lorsque le Reich va vaciller : « C’est à ce moment-là qu’Hitler aura besoin de sa garde prétorienne. Et c’est bien pour cela que cet homme qui sous les dehors d’un fanatique est également un rusé, prépare le bouclier de SS qui défendra alors non plus l’Europe et non plus l’Allemagne mais sa propre peau ».

    Sur les Champs-Elysées

    L’épouvantail SS est montré du doigt le 1er août 1942. A Paris, les autorités allemandes font défiler une division sur les Champs-Elysées et cela paraît interminable. Le doktor Friedrich qui est l’un des orateurs allemands de Radio Paris s’insurge que des commentaires sévères aient été recueillis le long du défilé. Ces marques d’irrespect parfois de mépris témoignent d’une ironie rageuse et d’un puissant rejet de l’occupant. Pis, beaucoup de gens ne se cachent même plus pour exprimer que de tels déploiements de forces signifient que les Allemands ont peur des Français. Les gaullistes mettent en garde contre cet alignement d’unités : « S’ils choisissent ce moment précis pour lâcher sur la France, à Paris leurs SS en livrée noire, à Vichy leurs SS en cravate blanche, c’est parce qu’ils espèrent ainsi provoquer des révoltes anticipées, sporadiques, inutiles qu’ils auraient trop beau jeu de noyer dans le sang ». Mais ajoute le chroniqueur, les Française ne doivent pas se laisser piéger par les méthodes grossières et grotesques de l’ennemi. Combattre avec intelligence exige de déjouer les pièges qui vous sont tendus. « Ils sauteront à la gorge de l’ennemi, mai seulement le jour où ils recevront la consigne officielle et directe des chefs de la France combattante. Le jour choisi par les Alliés pour la grande attaque, et non pas le jour choisi par l’ennemi pour la vaine boucherie ».

    On se moque que Rundstedt inspecte des fortifications et des dispositifs défensifs puissamment armés. On rit des promesses macabres de Goebbels et de ses certitudes lorsqu’il affirme qu’il ne manque pas un bouton de guêtre pour attendre de pied ferme les assaillants alliés. « Quand l’ennemi nous dit que les côtes de l’Europe occupée sont invulnérables, ce pari stupide nous rappelle le temps où l’on nous endormait nous-mêmes derrière les remparts inexpugnables de la ligne Maginot. Au reste, Goering et Goebbels n’avaient-ils pas déjà solennellement juré que le sol de l’Allemagne était invulnérable aux attaques aériennes ? ».

    Les journaux allemands à l’exemple du « Frankfurter zeitung » s’inquiètent de ces bombardements quotidiens de plus en plus intensifs contre les zones industrielles des grandes et moyennes métropoles : « Cela provoque une maladie collective des nerfs ». Cette situation justifie le 5 août 1942 un nouvel appel solennel à ne surtout pas partir travailler en Allemagne. Ce serait servir Laval qui est prêt à transférer des pans entiers de l’industrie française outre-Rhin.

    Roubaud l’affirme : « Tous les traîtres, tous les renégats s’emploient à qui mieux mieux à exhorter les ouvriers français à partir pour l’Allemagne. Les journalistes des deux zones mettent leurs cerveaux à la torture pour trouver des articles, des comptes rendus de manifestations, des arguments, des entretiens qui marqueront l’esprit de leurs lecteurs ouvriers ». Mais le chroniqueur prévient au terme de son argumentation d’un strict patriotisme : « Ouvriers français, ne donnez pas votre sueur, votre sang, votre chair pour Hitler »

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    Union120804b - Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Décès de Gilbert Laroche / Les porte-drapeaux perdent leur figure

    Gilbert Laroche : « Il se serait fait tuer pour la France »
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  • CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne) Il était porte-drapeau depuis une quarantaine d’années : avec la disparition de Gilbert Laroche dans sa soixante-dix-septième année, la corporation perd sa plus emblématique figure.

    QU’IL pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’il grêle, il n’aurait manqué un seul rendez-vous patriotique. Cher, Haleux, Hendziak, Le Dren et bien d’autres autorités du monde combattant pourraient l’assurer avec leurs mots à eux : que les hallebardes aient tombé dru ou qu’il ait gelé à pierre fendre, et même si la foudre était tombée à ses pieds, Gilbert Laroche le porte-drapeau aurait toujours été stoïque. Immobile en tenue impeccable et gants blancs, la main serrée sur la hampe et le regard droit vissé sur les couleurs tricolores comme si toute sa vie en dépendait. Seule la maladie pouvait l’empêcher d’assurer son rôle de porte-drapeau. Voilà pourquoi son absence lors des cérémonies du 14 juillet avait déjà été remarquée par les personnalités civiles et militaires à qui cette figure de Châlons manquait déjà. Quelques semaines après son hospitalisation, Gilbert Laroche n’est plus, emporté jeudi matin des suites d’un cancer du poumon, dans sa soixante-dix-septième année.

    Blessé par un coup de crosse

    Gilbert Laroche, c’était une vie de services et de travail, sans jamais rien calculer. Un engagement sans faille tant dans les travaux publics derrière le rouleau, à « bouffer » du goudron, que dans l’univers du monde combattant, sa véritable famille. Gilbert Laroche était né à Vouziers le 31 janvier 1936. Il avait fait la guerre d’Algérie, deuxième classe dans les tirailleurs : « Il avait été blessé d’un coup de crosse dans les côtes et il avait perdu l’usage d’un poumon. Il avait été soigné dans un sanatorium en Savoie » raconte Pol Cher, président des ACVG, celui qui le connaissait le mieux, « D’ailleurs le premier drapeau qu’il a porté, il y a une quarantaine d’années, c’était celui des mutilés du poumon ».

    Serviable et respectueux

    Il était à Châlons le porte-drapeau le plus ancien dans sa fonction. Combien de cérémonies a-t-il pu assurer, dirigeant les autres de sa voix porteuse ? A raison d’environ une cinquantaine de manifestations par an depuis quarante ans, c’est sans doute deux mille présences assurées dans tous les hauts lieux de batailles de la Marne et de la région, entre les cimetières et monuments de Châlons, Navarin, Souain, Dormans, Mondement, Verdun…

    Depuis longtemps, les époux Cher avaient pris ce célibataire sous leur aile. Pol assure : « Je perds un frère ». Christelle son épouse, est inconsolable : « Il était aussi engagé avec nous dans beaucoup de sociétés : les orphelins, les dames d’entraide et d’autres. Il était serviable, respectueux et d’une grande honnêteté. Et il n’aurait pas fallu que quelqu’un me parle mal. Là il aurait été méchant ».

    Titulaire notamment de la Croix du combattant,- « il aurait dû recevoir l’ordre du Mérite » - Il n’était intéressé ni par les grades ni par les honneurs. Seul le pays le faisait vibrer : « Il avait l’esprit français. Je sais qu’il se serait fait tuer pour la France. Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il lisait beaucoup, uniquement des livres sur les guerres, surtout celle de 14/18 ».

    A la Maison du combattant

    Discret, voire secret, il ne se plaignait jamais, détestait la fanfaronnade, n’affichait jamais ses idées, mêmes politiques. Un taiseux. S’il grognait parfois, c’était dans des cas bien précis : « Quand par exemple quelqu’un bougeait pendant la Marseillaise ou n’enlevait pas son chapeau ».

    Gilbert Laroche avait une spécificité : il avait élu domicile à la Maison du combattant, délaissant son appartement qu’il possédait depuis belle lurette à Reims. Là, seul après les réunions ou assemblées générales, Gilbert Laroche le solitaire devenait l’unique maître des lieux. Jamais aucun temple n’aura eu gardien plus sûr…

    Les obsèques de Gilbert Laroche auront lieu au funérarium mardi 7 août à 13 h 30.

    Fabrice MINUEL

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    Union120804a - Marne
    EPERNAY : L’Anacr cultive le devoir de mémoire

    Un hommage sera rendu à James Leconte
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  • EPERNAY (Marne) L’insouciance des vacances n’empêche pas de se souvenir. Nouvel hommage des anciens combattants de la Résistance.

    ROBERT DIÉ, militant communiste, avait 30 ans quand il a été abattu rue de Reims à Épernay, le 5 août 1944, par un milicien. « Ironie du sort, note Alain Galataud, président de l’Anacr, il a été tué par l’homme à qui il avait sauvé la vie dans le maquis de la forêt d’Othe ».

    James Lecomte, jeune communiste, apprenti aux ateliers SNCF, avait 16 ans. Il a été fusillé le 19 février 1944 après avoir été dénoncé pour avoir refusé de chanter « Maréchal, nous voici ».

    Pierre Bouché, militant socialiste, était entré dans la résistance en tant que FTP. Il a été fusillé le 5 août 1944, comme Pierre Escudié, militant JOC, proche du Frère Biron, FTP également.

    Thérèse Pierre, sparnacienne d’origine, était enseignante, comme son père. Responsable de la résistance pour l’Ille-et-Vilaine, elle a été torturée à mort à Rennes. Sa dépouille a été rapatriée à Épernay, où elle est enterrée à côté de James Lecomte.

    Pour entretenir le devoir de mémoire, la section d’Epernay de l’Anacr (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance) les honorera tous les cinq au cours de ce mois d’août.

    Le dimanche 5 août, à 10 h 15 au cimetière d’Epernay, rassemblement porte du bas sur le boulevard Joffre, pour un hommage à Pierre Escudié, Pierre Bouché, Thérèse Pierre et James Lecomte. A 11 heures, rendez-vous rue de Reims à la plaque Robert Dié. A l’issue de la manifestation, remerciements salle Vaxelaire, quartier de La Villa.

    D’autre part, le dimanche 26 août à 10 h 15, pour l’anniversaire de la Libération de Chavot, une gerbe sera déposée au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René Desmarest. L’Anacr participera également aux manifestations patriotiques organisées par la Ville d’Epernay.

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    Union120803a - Marne
    MAILLY-CHAMPAGNE : Enfouissement des munitions à Mailly : le maire de Bréban réagit

    Dans les cartons du ministère de la Défense depuis dix ans, l’usine de destruction de munitions chimiques anciennes va voir le jour. Le chantier devrait débuter en 2013 dans le camp de Mailly (Aube), tout près de Bréban, Corbeil et Saint-Ouen. Ce qui a fait réagir le président de la communauté de communes des Quatre Vallées (notre édition du 10 juillet).

    Aujourd’hui, c’est son vice-président, Bertrand Audebert, qui sort de ses gonds.

    « Révolté de la façon dont les habitants et les élus sont considérés et déçu par le projet », Bertrand Audebert, en outre maire de Bréban, juge tout d’abord cette décision aberrante. « Pourquoi ne pas enfouir sur place ? », s’interroge l’élu. « Pour moi, transporter ces munitions à 70 km de leur lieu actuel fait prendre des risques totalement inutiles. »

    De plus, la gestion menée par l’armée reste, à ses yeux, inobjective, l’idéal étant qu’elle soit réalisée par un organisme indépendant.

    Le choix du mode de destruction lui pose aussi question. « On nous avait proposé trois ’’process’’. Comme la destruction dans une chambre d’explosion avec traitement des gaz, puis avec aspiration de gaz, stockés ensuite dans les bonbonnes et la dissolution des munitions dans l’acide. » Finalement, c’est la deuxième solution qui est retenue. « Mais pourquoi celle-là plus qu’une autre ? Pas de réponse ! », poursuit-il. « Et quelle durée de vie pour ce ’’process’’ ? »

    Estimant qu’il y a un manque de clarté et d’information, le maire doute.

    De plus, l’enfouissement à quelques kilomètres de Bréban l’inquiète pour la sécurité de sa population. « Personne ne nous a expliqué ce qui se passera en cas d’accident. Il y a des plans de prévision, mais rien n’a encore été présenté. Quand cela se fera-t-il ? », s’interroge l’élu, qui n’oublie pas la catastrophe de Toulouse en 2002.

    En outre, le point zéro calculé pour les terres agricoles aurait dû être reculé d’un kilomètre, selon lui. « Tel qu’il est aujourd’hui, on affleure nos cultures. Quid de nos productions de cette zone ? Aucune réponse non plus. » À ses yeux, l’étude du point zéro doit être à nouveau réfléchie.

    Quant aux indemnisations, il estime avoir été mené en bateau. « On a changé les règles en cours de route, des règles qui nous ont totalement pénalisés. C’est honteux. Nous sommes les plus touchés et les moins compensés. À la dernière minute, il fallait proposer des projets économiques générateurs d’emplois pour recevoir de l’argent… Laissez-nous rire ! À Bréban, Saint-Ouen ou au Meix, difficile de générer des emplois sur un projet… » À se demander si la règle n’a pas été volontairement changée.

    A.-S.C.

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    Union120802a - Marne
    SOMMEPY-TAHURE : À la découverte du Blanc-Mont

    Chaque week-end, cet été, Hamed Bouzemarene guide les visiteurs à la découverte du mémorial américain du Blanc-Mont.
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  • SOMMEPY-TAHURE (Ardennes). Il faut quitter Sommepy-Tahure en se dirigeant vers les Ardennes pour découvrir le mémorial américain du Blanc-Mont. Cet été, un guide y accueille les visiteurs chaque fin de semaine.

    DE nombreux lieux de mémoire commémorent, dans la Marne en général et l’Argonne en particulier, la participation des soldats américains au premier conflit mondial.

    Celui qui s’élève à la sortie de Sommepy-Tahure, en direction des Ardennes, est l’œuvre d’un architecte new yorkais. Inauguré en 1937, le mémorial du Blanc-Mont commémore la prise de la crête du même nom, le 9 octobre 1918, par la 2e division US intégrée à la IVe armée française du général Gouraud. Cette bataille, remportée par les Alliés au terme de sept jours de combats, contribua à préserver la ville de Reims. Sur les 70 000 soldats engagés, 6 000 Américains y perdirent la vie.

    Voilà qui méritait bien un monument. Pourtant, nombre de visiteurs passent à côté de ce mémorial en ignorant de quoi il s’agit. Administré par l’American Battle Monuments Commission, le site est placé sous la responsabilité du superintendant Bedford, également chargé du cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon.

    Depuis plusieurs mois, ce dernier étudiait, avec l’association locale du souvenir, la possibilité de développer un accueil sur site et de renforcer les liens entre eux.

    Le week-end, suivez le guide

    Enfant du village, Hamed Bouzemarene a rapidement répondu à l’offre d’emploi saisonnier. « J’ai toujours eu, sans vraiment le réaliser dans un premier temps, un intérêt pour cette part de l’histoire de France. La visite du musée de Sommepy, qui regorge d’objets de l’époque que le temps va rendre de plus en plus uniques ; l’environnement et ses vestiges vous rappelant sans cesse ce passé, comme la présence du camp militaire de Suippes renfermant les sept villages rasés pendant la guerre : tout cela m’a rappelé que j’en étais un témoin privilégié. »

    En devenant guide au mémorial le temps d’un été, Hamed Bouzemarene entend à la fois partager ses connaissances et continuer d’apprendre au contact des visiteurs. Depuis fin juin, il est présent sur le site chaque fin de semaine à partir du vendredi midi, et samedi et dimanche de 11 à 19 heures.

    « Les visiteurs viennent de toute la France, des alentours évidemment, mais nombreux sont ceux qui viennent de l’étranger, principalement d’Europe et des États-Unis. Beaucoup d’Américains n’hésitent pas à refaire les kilomètres parcourus par leurs aînés venus de si loin se battre sur le sol Français.

    « Ils se recueillent et se promènent sur cet îlot de verdure de 5 hectares entre les pins et les aubépines, le long des tranchées d’origine ou des trous d’obus encore parfaitement visibles, sans oublier de visiter le monument qui est un observatoire, fleuri tout autour de sa base, et qui, du haut de ses 30 mètres, offre une vue fabuleuse à des kilomètres à la ronde, laissant deviner les zones de combat. »

    Discrètement, les visiteurs signent le livre d’or du mémorial en citant un grand-père ou un arrière-grand-père mort au combat. Bien souvent, leurs pas les ont d’abord conduits à l’ossuaire de Navarin ou au centre d’interprétation de Suippes.

    Depuis 2006, ces sites figurent dans le circuit baptisé « Sur les pas des armées de Champagne ». En proposant un accueil physique tout l’été, le mémorial du Blanc-Mont compte se faire mieux connaître et apporter sa contribution à la réussite de ce circuit.

    S.V.

    Renseignements au 03.29.85.14.18.

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    Union120801a - Marne
    GLANNES : Sous le signe du Commonwealth

    GLANNES (Marne) La traditionnelle cérémonie pour les aviateurs morts sur le territoire de Glanes, aura lieu les samedi 4 et dimanche 5 août. Une exposition complètera l’hommage

    A l’occasion de la cérémonie commémorative du 65e anniversaire de la pose du monument en hommage à l’équipage de l’Halifax qui est tombé dans la nuit du 4 au 5 août 1944 sur le territoire de Glannes et à bord duquel se trouvait dix personnes - deux aviateurs néo-zélandais, cinq aviateurs anglais et trois agents de renseignements français - plusieurs événements sont en préparation pour le week-end des samedi 4 et dimanche 5 août prochains.

    Tout d’abord, le monument aux morts de la commune vient d’être rénové avec la participation financière de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre et du Souvenir français. Une plaque à la mémoire des Glaniats morts pour la France au cours de la Seconde Guerre mondiale sera dévoilée le samedi 4 août à 18 h 45, en présence de la population, pour rappeler le souvenir de Marie Hauteville et du caporal FFI Louis Bianchi ainsi que de l’équipage de l’avion.

    Une exposition en hommage aux aviateurs

    Pour rendre hommage aux huit aviateurs tombés pour la défense du pays dans la nuit du 4 au 5 août 1944 à Glannes, une exposition de photographies sera présentée dans la salle socio-culturelle de Glannes les samedis 4 et dimanche 5 août de 14h à 17 heures, par le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François. Les pages présentées rendront également hommage aux aviateurs tombés dans l’arrondissement de Vitry au cours de la Deuxième Guerre mondiale, grâce au concours de l’amicale du Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt.

    Seront également présentés des photographies de l’inauguration du monument des aviateurs de Glannes qui s’est déroulée le dimanche 11 mai 1947, grâce à la complicité de plusieurs habitants de Glannes.

    La traditionnelle cérémonie sur la tombe commune des aviateurs alliés au cimetière intercommunal de Huiron-Glannes, au pied de l’ancienne abbatiale de Huiron, aura lieu le samedi 4 août à 18 h 30.

    Enfin, la cérémonie devant le monument des aviateurs à Glannes aura lieu à 19 heures. Il vient également de faire l’objet d’une restauration, subventionnée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre et le Souvenir français.

    Il est à noter que les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont été invités à cette cérémonie ainsi que les familles des aviateurs et agents de renseignements français disparus.

    Si des personnes possèdent des photographies d’avions ou d’équipages tombés dans l’arrondissement de Vitry-le-François au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les responsables du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François seraient heureux de les rencontrer au cours de cette exposition, pour les scanner et ainsi compléter l’exposition présentée.

    Hommage aux aviateurs à Glannes. Exposition les 4 et 5 août de 14 à 17 heures à la salle socio-culturelle. Cérémonies officielles le samedi 4 août à 18 h 30 au cimetière intercommunal de Huiron-Glannes, à 18 h 45 devant le monument aux morts de Glannes et à 19 heures devant le monument des aviateurs alliés à Glannes.

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    Union120729b - Marne
    CLERMONT-EN-ARGONNE : Aux 100 martyrs argonnais

    Le monument des déportés de Clermont-en-Argonne fut inauguré le 7 septembre 1947. Dans leur tenue rayée, (de gauche à droite) : Michel Ribon, Henri Laurent, Fernand Jadoul et Gaston Charle.
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  • Cette photo d’Albert Claude prise par son fils Pierre a fait le tour de la France et contribué à révéler l’horreur subie par les déportés.
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  • Dans son livre, Pierre Lefèvre reproduit des documents précieux comme cette lettre adressée par Auguste Humbert à son épouse. Ils n’étaient mariés que depuis un an quand il a été emmené par la Gestapo. Il n’est jamais revenu
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne) Durant la Seconde Guerre mondiale, des milliers d’otages, pris au hasard des villes et des villages français, furent fusillés par les nazis. D’autres représailles, non moins terribles, furent exercées. A Clermont-en-Argonne, 10 % de la population de la commune fut envoyée en déportation, un sinistre 30 juillet 1944.

    EN 1944, le 30 juillet tombait un dimanche. Les Clermontois qui n’étaient pas à la petite messe de 7 h 30 dormaient ou vaquaient à leurs occupations dans les jardins et les champs du village. Rien ne semblait vouloir troubler la paix de ce dimanche comme les autres. Certes, la veille, dans l’après-midi, un accrochage avait opposé des résistants étrangers au secteur à un convoi allemand. En plein cœur du village, les mitraillettes avaient parlé et des hommes avaient été tués. Pour autant, rares étaient les habitants qui redoutaient des représailles de la part des nazis.

    C’est pourtant ce qui s’est produit et qui a, à tout jamais, bouleversé l’existence de cette petite commune argonnaise. Durant la guerre, la cité meusienne recensait 1 014 habitants. Elle accueillait aussi quelques réfractaires qui se planquaient pour échapper au service du travail obligatoire.

    Ravagée par la Grande Guerre, la commune traversait le second conflit mondial sans trop de dégâts.

    Moins d’un an avant le débarquement de Normandie, elle devait payer, pour le prix de cette paix relative, un très lourd tribut à la guerre. « Le dimanche matin, j’étais au lit. A 7 h 30, un Boche m’a fait lever avec sa mitraillette. J’ai fait vite et j’ai descendu l’escalier qui amène dans le hall de la mairie. C’est là que j’ai reçu comme un coup au cœur : mon père était dans le couloir, les mains contre le mur, entouré de cinq ou six Allemands. Il m’a regardé, c’est tout. Je n’ai jamais oublié ce regard, même cinquante ans après, je ne l’oublierai jamais. »

    Chape de plomb

    Marie-Rose Guéry habitait la mairie avec son père, M. Oswald, qui y exerçait la fonction de secrétaire. Comme des centaines d’autres témoins, elle s’est confiée à Pierre Lefèvre. En 2000, cet ancien instituteur devenu professeur de collège a édité un livre exceptionnel qui fait enfin entendre la voix des déportés de l’Argonne et de leur famille.

    Il ne lui a pas été facile de recueillir ces témoignages tous plus bouleversants les uns que les autres. Même un quart de siècle après le drame, la blessure continuait de couler. Et par-dessus le sang et les larmes, une incroyable chape de plomb tenait à distance déportés et résistants, survivants des camps et disparus. Tout cela sur plusieurs générations.

    Autant dire que Pierre Lefèvre a dû mener un travail de fourmis et gagner la confiance de ses interlocuteurs. « Comme matériau de départ, je n’avais que le monument aux morts. Il n’existait aucune liste des hommes déportés », raconte l’enquêteur. Il lui fallait tout recouper : les versions de l’accrochage du 29 juillet, les noms et les parcours des hommes tirés de leur lit pour être envoyés d’abord en détention à Nancy et Ecrouves puis dans plusieurs camps de concentration. Le 30 juillet, 118 hommes sont montés à bord des camions de la Gestapo en ignorant leur destination finale. A l’issue de leur détention préalable, cent ont été dirigés vers le camp du Struthof. Ils n’y sont pas restés longtemps. Une dizaine de jours plus tard, les lieux étaient évacués et les détenus argonnais dispersés entre Dachau et plusieurs petits camps disséminés dans la Forêt Noire. A Dautmergen, par exemple, ils étaient 40. Deux seulement ont survécu.

    Prisonniers de la mémoire et du silence

    Toute l’ambition de Pierre Lefèvre était que ce drame ne sombre pas dans l’oubli faute de témoins pour en parler. Sur les cent déportés, seulement 28 ont survécu. Tous ne sont pas revenus à Clermont-en-Argonne. Certains n’ont pas voulu affronter les reproches qu’ils lisaient dans les yeux de celles qui avaient perdu un père, un frère ou un fiancé.

    D’autres n’étaient pas argonnais. « Parmi les déportés, il y avait une personne de Châlons, des gens de Paris venus se mettre au vert. Ils travaillaient à Binarville et le week-end ils étaient logés à l’Hôtel Bellevue à Clermont ».

    Ce qui a le plus frappé l’historien, c’est la pudeur du témoignage des survivants. Il n’est pas le seul à avoir écrit sur ce drame. Déporté à 21 ans, Michel Ribon a longtemps enseigné la philosophie. Elle l’a aidé à décortiquer ses sentiments et à répondre à cette lancinante question qui a donné le sous-titre de son second livre témoignage : « Pourquoi j’ai survécu à l’enfer des camps nazis ». Il y explique aussi pourquoi, aujourd’hui encore, il a tant de mal à évoquer ces heures sombres. « Après ma libération, je me suis retrouvé, comme beaucoup d’autres, doublement captif de ma mémoire et de mon silence. »

    Rendre justice aux déportés

    Pour que les voix soient entendues et que leur trace demeure, Pierre Lefèvre n’a pas cessé, depuis des années, de compiler les témoignages. Aujourd’hui, il ne peut cacher son émotion à l’idée que les déportés le reconnaissent comme « un des leurs ». « Ils me disent que je leur ai rendu justice, confie-t-il. Pour me remercier, un jour, ils m’ont fait ce qu’on faisait aux déportés qui n’avaient pas le moral. Ils se sont tous mis autour de moi et on fait ce qu’on appelle « la boule ». C’était très émouvant. » D’autres rafles d’otages ont été perpétrées en France par les nazis. Le 5 septembre 1944, quelques jours avant la libération, la ville de Charmes, dans les Vosges, est incendiée par les Allemands en retraite et 150 habitants sont déportés en Allemagne. 100 d’entre eux, dont le maire Henri Breton, 76 ans, ne reviendront pas. A Clermont, chaque année, les habitants se recueillent devant le monument qui porte les noms des 72 martyrs de la guerre. Il ne reste aujourd’hui que deux des 28 survivants. Grâce aux écrits, leur parole ne s’éteindra jamais. Se souvenir de leur vie et de leur souffrance, c’est faire en sorte qu’ils ne soient pas tout à fait morts pour rien.

    « Les déportés d’Argonne » par Pierre Lefèvre a été publié par Les dossiers documentaires meusiens en 2000. Le livre est disponible dans les offices de tourisme de Clermont-en-Argonne et Sainte-Ménehould.

    Stéphanie VERGER

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    Union120729a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    La Nouvelle-Guinée plie

    Des prisonniers aux mains des Japonais.
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  • Des renforts partis de Pearl Harbour
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  • Le général MacArthur.
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  • Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

    Alors que l’état-major de l’Armée rouge concentre la résistance de ses forces sur le Don afin de protéger Stalingrad, d’importants mouvements de troupes sont également signalés dans le Pacifique du Sud-Ouest. Un contingent nippon constitué d’environ deux mille hommes embarque depuis la base de Rabaul en Nouvelle-Bretagne à destination de la Nouvelle-Guinée avec comme objectif l’occupation de Buna et de Gona. Conscients des nouvelles menaces japonaises, les Américains décident d’officialiser leurs directives d’invasion des îles Salomon. Il s’agit de l’opération Tulsa II. La Task force 61 reçoit l’ordre de faire converger ses navires vers le sud-est des îles Fidji pour un rendez-vous qui est fixé au 26 juillet 1942. Des avions alliés qui contrôlent des périmètres aériens restreints au regard de l’immensité de l’océan repèrent un convoi ennemi qui se dirige vers la Nouvelle-Guinée. L’ordre d’attaque est immédiatement délivré. Il s’agit bien du contingent qui a quitté Rabaul à destination de Buna et de Gona. Pendant ce temps, des unités japonaises opèrent des actions de diversion en attaquant Mubo et Komiatum. L’Empire du Soleil Levant confirme son expansionnisme et son ambition conquérante ainsi que sa solide organisation pour étendre son contrôle et donner des moyens opérationnels aux forces d’occupation.

    Les Etats-Unis ne modifient pas leur plan, aussi, le 22 juillet, la force d’invasion des Salomon qui comprend la 1re division de marines quitte Wellington en Nouvelle-Zélande pour le point de ralliement. Un bataillon en provenance de Pearl Harbour est également annoncé en renfort. Pendant ce temps, les avions alliés frappent les transports nippons qui s’approchent des côtes nord de la Nouvelle-Guinée. Malheureusement, les troupes sont débarquées et s’enfoncent sans attendre jusqu’à Giruwa. Ils quadrillent les pistes pour contrôler les accès terrestres conduisant à Port- Moresby.

    Rapport de force favorable aux alliés

    Le général MacArthur exige du général Morris commandant les troupes alliées en Nouvelle-Guinée de structurer en urgence la défense de Kokoda. Le 23, les Japonais poursuivent leur progression dans la forêt mais se heurtent à proximité d’Alawa à des détachements australiens. Ils sont contraints de se replier provisoirement sur Wairopi. Le rapport de forces est défavorable aux Alliés si bien que, dès le lendemain, ils sont obligés de retraiter sur Kokoda après avoir fait sauter le pont de Wairopi qui enjambe le Kumusi. On voit mal du côté des Américains comment stopper la progression des soldats nippons rompus à une végétation hostile et à des conditions difficiles de combat dans des zones au relief escarpé. Le 27 juillet, alors que les Américains ont réussi leur rendez-vous naval des Fidji, la situation se dégrade brutalement en Nouvelle-Guinée. Les Australiens sont obligés d’évacuer la base stratégique de Kokoda. Ce qui signifie que son occupation par l’ennemi est imminente. Les Alliés ne veulent pas céder trop vite, c’est la raison pour laquelle une contre-offensive victorieuse est menée le 28 juillet. Les Australiens parviennent à réoccuper Kokoda mais des renforts japonais sont encore annoncés alors que le quartier général impérial ordonne une offensive générale pour conquérir la Nouvelle-Guinée orientale. De fait, le 29, les Nippons reprennent Kokoda !

    Même si l’aviation alliée empêche deux transporteurs ennemis de débarquer des renforts, le déséquilibre est alarmant. Du côté des Indes néerlandaises, la situation n’est pas meilleure puisque l’ennemi occupe les îles d’Aru, Kei et Tanimbar. En direction des Salomon, les bombardiers Liberator enclenchent une série de puissants raids contre Guadalcanal et Tulagi et cela afin de faciliter le débarquement imminent des forces US.


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    De Gaulle rencontre Eden puis Churchill

    Des prisonniers britanniques dans le désert.
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  • La question de Madagascar méritait d’être clarifiée.
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  • De Gaulle n’oublie pas le Moyen-Orient.
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  • Winston Churchill toujours aussi subtil.
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  • De Gaulle et le général Spears.
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  • Echanges diplomatiques et militaires. Avant de se rendre au Levant et en Afrique, le Général fait un point avec ses interlocuteurs britanniques et maintient une parole forte de la France combattante.

    D’importants échanges diplomatiques ont lieu en cette fin du mois de juillet 1942. Le 28, le général de Gaulle rencontre le ministre des Affaires étrangères anglais, Anthony Eden. L’ordre du jour porte sur trois sujets sensibles : la Syrie, Madagascar, la situation générale de la guerre.

    Sur la Syrie qui a déjà été à l’origine de plusieurs tensions et différends entre la France libre et le gouvernement britannique, les deux interlocuteurs sont d’accord pour constater que tout ne va pas si mal. Le seul bémol est l’agitation sur place du général Spears. Sur deux points, la position doit évoluer. Les élections restent un sujet de division. Le Général estime après s’en être entretenu avec le général Catroux, qu’elles ne peuvent pas être organisées : « Cela présente les plus grands inconvénients. On n’organise pas un scrutin en pleine bataille. Nous ne voyons pas la possibilité que des élections aient lieu cette année » indiquent les Français. Si Anthony Eden ne contredit pas les raisons invoquées, il ne les défend pas.

    Le deuxième problème évoqué relève de la place de l’Office du blé. « Le plan de ravitaillement pour tout le Moyen-Orient a été dressé par M. Lyttelton. Dans ce cadre, le général Spears avait imaginé un système d’approvisionnement pour la Syrie. Il avait cru pouvoir, grâce à des importations massives de blé australien, juguler la spéculation. En fait, le plan n’a pas réussi » résume de Gaulle. La solution de l’Office du blé assurant le ravitaillement conjoint de la Syrie et du Liban apparaît pour les Français libres comme une solution à la fois plus cohérente et rationnelle. Comme Spears cherche à s’en mêler, le Général estime qu’il doit se cantonner à ses attributions et laisser les Français agir dans une discipline où ils ont une certaine maîtrise. Si de son côté le général Catroux est agacé par Spears, il a les meilleures relations qui soient avec d’autres représentants anglais que sont Wilson et Casey. Défendre la présence française

    Sur Madagascar, de Gaulle tient à ce que des officiers français se rendent à Diégo-Suarez. Pour rassurer son interlocuteur et dissiper un nouveau risque de malentendu sur cette terre française, Eden assure : « Pechkoff ira à Diégo-Suarez ». Le sentiment qui prévaut au cours de l’entretien est que le gouvernement britannique n’a aucune arrière-pensée politique en ce qui concerne Madagascar. Sur la situation générale du conflit, de Gaulle confirme que la France se redresse et est prête à accroître sa participation à la bataille. Il est clair qu’au sein du Comité national, l’unanimité est pour dire que les combats ne peuvent pas se dérouler en l’absence de soldats français.

    Le général de Gaulle déclare : « Il faut que nos troupes participent à d’éventuelles opérations sur le continent. Pour cela, il faut les ramener du Moyen-Orient. Il faut que la France combattante prenne part à l’élaboration du plan de conduite des opérations. Dès maintenant, il convient d’améliorer et d’augmenter les moyens de liaison et de communication avec la France ». C’est aussi la raison de la présence à Londres d’André Philip qui est en capacité de faire un point très précis de la situation sur ce dossier.

    Eden est réservé et reconnaît que l’Angleterre ne juge pas prioritaire le renforcement des moyens de communication avec l’Hexagone ni les attaques côtières. Le Général craint qu’il y ait un trop grand écart entre le discours tenu à la BBC et ce que les habitants des côtes pourront relever de la présence alliée. C’est le moment où de Gaulle annonce qu’il va se rendre en Afrique. Eden lui recommande : « Revenez aussi tôt que possible. Il serait bon que vous soyez ici au moment où d’importantes décisions seront prises ». Il n’en dit pas plus mais manifeste ainsi une certaine réserve à l’égard de ce déplacement.

    Chez Winston Churchill

    Le 29 juillet, de Gaulle rencontre Winston Churchill. Le Premier ministre prend acte du voyage que le chef de la France combattante va effectuer au Levant et en Afrique. Il manifeste son soutien à Spears mais demande à son interlocuteur de le rencontrer. Il assure qu’il va lui télégraphier son exigence d’une écoute réelle de ce que les Français souhaitent. Alors que le chef du gouvernement anglais doute de la satisfaction des populations syriennes et libanaises concernant leur avenir juridique, de Gaulle estime que la situation n’est pas différente de l’état de l’opinion en Irak, en Palestine et en Egypte où la domination britannique est patente.

    Le Général glisse : « Il serait dangereux de les abandonner complètement à eux-mêmes et de leur laisser faire sans guide leur apprentissage en ce moment ». Surgit un autre sujet délicat qui concerne Madagascar : « Si nous n’avons pas fait l’opération avec vous, c’est que nous ne voulions pas mêler deux choses : conciliation et force. Cela n’avait pas réussi à Dakar », déclare Churchill.

    Sur les remarques et commentaires du Général, le Premier ministre reconnaît que l’échec de Dakar est dû pour partie au fait que les Britanniques ont laissé passer à Gibraltar les croiseurs de l’amiral Darlan : « Si vous nous aviez laissé débarquer à Majunga tandis que vous opériez à Diégo-Suarez, l’affaire serait terminée depuis longtemps » assure de Gaulle. Et d’ajouter : « Nous aurions marché sur Tananarive et tout était réglé. Au lieu de cela vous avez perdu votre temps en pourparlers avec le représentant de Vichy ». Chruchill réplique : « Oui il est méchant ce gouverneur ».

    Second front

    Et de Gaulle de reprendre : « Vous vous étonnez, mais lorsque vous traitez avec Vichy, vous traitez avec Hitler. Or je crois savoir que Hitler n’a aucune bonne intention à notre égard. Hitler est méchant ».

    L’entretien porte encore sur la question d’un second front mais ce qui en est dit doit demeurer secret. Churchill déclare : « Votre situation a été difficile ces derniers temps. Nos rapports n’ont pas toujours été très bons. Il y a eu des torts de part et d’autre. A l’avenir, il faut nous mettre ensemble et travailler. Faites le voyage que vous projetez et revenez rapidement. Si vous avez une difficulté, adressez-vous directement à moi ; faites parvenir vos télégrammes par sir Miles Lampson. Aux Etats-Unis, vous m’avez placé dans une situation très ennuyeuse quand vous avez occupé Saint-Pierre-et-Miquelon. En ce qui nous concerne, je ne vois pas d’inconvénient à ce que vous occupiez cet archipel et même Dakar et Paris. Mais vous m’avez mis dans une position très délicate ».

    Churchill dit vrai parce que les diplomates de la Maison Blanche étaient convaincus que le Premier ministre anglais était au courant des intentions du Général. Si de Gaulle en convient, il ajoute immédiatement que l’opinion américaine a réagi en faveur de la France et a considéré l’opération comme courageuse et audacieuse. Churchill redit qu’aux Etats-Unis les comportements ne sont pas ceux des Européens : « En Amérique, il y a l’opinion et à côté de l’opinion, il y a la machine politique sans rapports directs entre l’un et l’autre ». Avant de quitter le Premier ministre, le Général lui suggère de rencontrer le nouveau commissaire à l’Intérieur du Comité national, André Philip pour qu’il lui donne une photographie de la France immédiate qui ne peut que l’intéresser. Il apparaît encore que les deux hommes sont confiants sur l’évolution à terme du front soviétique et qu’ils sont convaincus que Rommel va bientôt recevoir au Moyen-Orient la leçon promise. Mais le débarquement dès maintenant en Europe leur semble prématuré.


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    André Philip rejoint de Gaulle

    André Philip rejoint le général de Gaulle et devient commissaire national.
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  • L’arrivée de cette personnalité socialiste au sein du Comité national est le temps choisi pour dénoncer les magouilles, les trafics et les compromissions tolérées par le Maréchal et le gouvernement de Vichy.

    Le 25 juillet 1942, André Philip rejoint Londres. Ce professeur d’économie politique à la faculté de Lyon, élu en 1936 député SFIO du Rhône, de foi protestante, est une personnalité estimée, grand orateur et dont on observe la capacité à associer les idéaux socialiste et chrétien. Cet expert des questions du travail a été le rapporteur des projets des lois sociales du Front populaire et en particulier de celle relative aux quarante heures hebdomadaires. Il a fait partie des quatre-vingts députés qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Officier de liaison auprès du corps expéditionnaire britannique en 1940, il a choisi dès sa démobilisation de résister et est à l’origine de la création du Comité d’action socialiste puis du Parti socialiste clandestin. Il est aussi l’un des membres du comité directeur de Libération sud. Comme il est recherché par la police française et la gestapo, les Britanniques lui font quitter la métropole au cours d’une opération d’exfiltration depuis l’une des calanques de Cassis.

    Commissaire à l’Intérieur

    Dès le 28 juillet 1942, il est désigné comme commissaire à l’Intérieur au sein du Comité national français. Il est alors le premier membre de la Résistance intérieure à y être intégré. Cette association est symbolique mais très significative pour le général de Gaulle qui démontre la confiance de la Résistance envers la France combattante. André Philip qui défend l’idée d’une démocratisation de la France libre est aussi l’acteur patent du rapprochement entre le socialisme et le gaullisme. Dans l’émission « Les Français parlent aux Français » du 29 juillet, le speaker ne se trompe pas sur le sens de l’arrivée de Philip à Londres : « Sa présence parmi nous fournit l’occasion de dresser notre bilan, de faire le point, de confronter la France qui subit le joug avec la France demeurée libre ». Une signification plus politique est également donnée à cette arrivée en Grande-Bretagne : « Cela montre que les Français demeurés libres ne nourrissent pas d’ambitions personnelles, qu’ils n’estiment pas que le fait d’avoir pu se rassembler sur le sol libre les investisse du droit souverain de régenter à eux seuls les destinées de la France future ». Il s’agit de répéter aux auditeurs qu’un représentant du front de l’intérieur à toute sa place auprès de représentants du front de l’extérieur et que le meilleur moyen de progresser est d’associer l’action de chacun pour mieux rendre à l’Europe et à la France leur liberté. A cette unité physique est ajoutée une unité morale « aussi puissante qu’in- destructible ».

    Ces deux formes de la Résistance ont vocation à ne plus en faire qu’une. André Philip estime que l’on est à un tournant parce que l’on ne se situe plus face à des petits groupes isolés qui s’ignoraient les uns les autres et qui n’avaient pas de contacts avec la France de l’extérieur. Il existe une recherche de cohésion et l’envie de travailler ensemble dans la clarté des missions à accomplir. Il faut réussir cette rencontre sur le seuil de la route qui mène vers la Libération.

    « C’est pour nous Français qui combattons à l’extérieur une joie et en même temps une fierté de nous apercevoir que nous marchons ensemble et depuis longtemps sur le même chemin » observe le speaker. Et d’ajouter : « Car vos idées, ce sont les nôtres. Ce que depuis deux ans nous vous disions, vous le pensiez depuis deux ans en même temps que nous. Vous savez que votre libération ne sera pas seulement l’œuvre de nos alliés mais qu’elle sera aussi la vôtre ».

    Ce que dit de son côté André Philip est que la France n’est pas qu’un pays accablé qui n’attend de l’extérieur son retour à liberté. « Quand s’ouvrira le second front, ce ne sera pas, pour vous une fin, mais au contraire le commencement de la dernière bataille. Cette éventualité, nous savons qu’elle ne vous effraie pas. Tous ceux qui reviennent de votre enfer sont unanimes à le répéter. Mais cette dernière bataille, Français de la zone occupée, unis comme nous le sommes, nous restons sûrs de la gagner ».

    Des signes de la fragilité de Vichy

    Bien des signes de réconfort arrivent de province. Les informations qui sont transmises à Londres sont décortiquées, analysées et présentées sur les ondes. On revient sur les manifestations qui ont marqué le 14 juillet. C’est volontairement que la radio de Londres insiste sur les démonstrations qui ont eu lieu à Saint-Etienne, Limoges, Nice, Clermont-Ferrand. On salue les manifestants grenoblois qui, partis de la place Notre-Dame et de la Grenotte, sont allés devant le siège de l’hôtel Terminus qui est le siège de l’office de placement pour l’Allemagne, criant et scandant : « Ne va pas en Allemagne ». On félicite la foule savoyarde qui à Chambéry a déposé de petites gerbes de fleurs sur l’emplacement de la statue qui commémorait le rattachement volontaire de la Savoie à la France. Statue que Vichy a fait abattre sur l’ordre de Rome et de Berlin. On se moque des membres du service d’ordre légionnaire qui ont crié « Vive Laval » et que la police a été obligée de conduire au poste pour les soustraire de la foule.

    On s’applique à montrer les craintes du gouvernement de Vichy de nouveaux incidents en raison des conditions de vie imposées aux Français. C’est ainsi qu’à Poitiers on se remémore une récente conférence prononcée par Jacques Doriot, le chef du Parti populaire français. Les mesures de sécurité qui ont été imposées surprennent par leur densité : « Des barbelés avaient été posés le long de la voie et près de la gare. Deux escaliers de secours avaient été rapidement installés dans la maison où devait parler Doriot pour lui permettre de s’échapper si nécessaire ». Le commentateur ajoute : « Les autorités avaient auparavant arrêté deux cents prétendus communistes dont deux femmes âgées de soixante ans passés et les avaient envoyés au camp de concentration de Vouillé. Six personnes ont été fusillées. Doriot avait peur ». Ces descriptions sont destinées à convaincre les Français que Vichy est vulnérable. Les privations que subissent les familles provoquent des trafics qui sont également dénoncés depuis Londres. Le Maréchal est responsable de la dégradation des échanges commerciaux et de l’aberration des conditions de vie au quotidien. A Mégève (Haute-Savoie), on dénonce cette affaire de marché noir dans laquelle plus de cent acheteurs avaient été identifiés. Le speaker s’insurge : « Seuls ont été poursuivis et condamnés vingt-deux d’entre eux qui ne faisaient pas partie de la Légion. Le vendeur, légionnaire lui aussi, n’a pas pu ne pas être poursuivi, mais ses congénères qui n’ont pas été inquiétés se sont cotisés pour payer son amende » ! C’est un bel exemple pour faire comprendre les magouilles qui sont organisées avec la bénédiction du gouvernement de Vichy. A Annecy, on s’amuse d’une affaire de contrebande d’or parce que les coupables sont des légionnaires ce que les autorités tiennent à tout prix à étouffer. Seulement la radio de Londres détaille la réalité de ces dossiers ce qui démontre qu’elle est très bien renseignée. Tous ces trafics discréditent la Légion présentée par le pouvoir comme une structure de redressement du pays et qui n’est qu’un nid de vipères où prospèrent la corruption et une économie parallèle.

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    Union120727c - Marne
    ANGLURE : Les années de service récompensées

    Les pompiers ont été mis à l’honneur pour leur dévouement.
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    Samedi 14 juillet, après la levée des couleurs, l’adjudant Gavand, l’adjudant Thominet, ainsi que l’adjudant-chef Boucher ont été mis à l’honneur pour vingt années de service au centre des pompiers d’Anglure. Le lieutenant Carouge se félicite de l’incorporation, cette année, de trois nouvelles recrues, Benjamin Frison, Justine Dangent et Philippe Lange. Tous trois ont, malgré les différences d’âge et de motivations, la même envie d’investissement.

    Benjamin veut en faire son métier et précise : « Le centre est comme une seconde famille pour moi ». Tandis que Philippe explique qu’il souhaitait compléter les effectifs, « car ils ne sont jamais trop nombreux ». Et puis, tous sont unanimes concernant la bonne entente générale du centre, qui est d’autant plus motivante.

     

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    Union120727b - Marne
    VALMY : L’Argonne se découvre au moins une fois par jour !

    On peut bien sûr visiter le moulin de Valmy, haut lieu de l’histoire de France et d’Argonne. Mais il existe aussi d’autres visites guidées qui font découvrir les richesses moins connues du terroir argonnais.
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne) Cet été, l’office de tourisme du Pays d’Argonne propose pas moins d’une visite guidée par jour. Au programme, les hauts lieux du secteur mais aussi des découvertes ou encore des circuits à thème qui privilégient le beau et le bon.

    VOUS pensez tout connaître de l’Argonne marnaise ou, au contraire, vous vous demandez ce qu’il peut bien y avoir à découvrir dans le secteur ? Procurez-vous la petite brochure de l’office de tourisme du Pays d’Argonne et faites votre commande.

    Comme au restaurant, vous pourrez démarrer la dégustation par un apéritif. Chaque lundi, l’office se propose de guider les visiteurs à la découverte d’un village au fort caractère argonnais, celui de Moiremont. Outre l’exploration des ruelles jalonnées de maisons à pans de bois, la découverte de l’église et de la forge, la balade conduit les visiteurs jusqu’en forêt pour une petite randonnée. Après une pause déjeuner, la visite se poursuit dans la nature avec une promenade autour des étangs.

    Entre gastronomie et terroir

    Pour l’entrée, le mardi, offrez-vous un détour par les chemins de la Mémoire. Ils guideront vos pas vers le camp de la Vallée Moreau, près de Vienne-le-Château. Le site, entretenu et animé par le comité franco-allemand, fournit une occasion exceptionnelle de mieux comprendre la vie des soldats allemands derrière le front durant la Première Guerre mondiale.

    Pour le plat de résistance, le mercredi, la découverte intérieur-extérieur du moulin de Valmy s’avère incontournable. Les occasions d’accéder à la machinerie en bois sont trop rares pour être dédaignées sous prétexte qu’il s’agit du site le plus connu d’Argonne. Rompus à l’exercice, les guides de l’office vous en apprendront sans doute encore sur ce haut lieu de la Révolution. Sans compter que la visite s’accompagne, selon le souhait du public, d’une dégustation de bière…

    Jeudi, mettez vos pas dans ceux des poilus et descendez dans la tranchée de la Main de Massiges. Une expérience impressionnante pour les adultes comme pour les enfants. Une façon très concrète d’accéder à une page de l’Histoire de France qui, pour les jeunes générations, peut sembler presque irréelle tant elle est lointaine.

    Vendredi, cerise sur le gâteau, Sainte-Ménehould dévoile ses secrets et son passé riche d’histoire.

    Une semaine ne suffit pas. En plus de ces rendez-vous quotidiens, l’office de tourisme propose des circuits à thème qui sont ouverts aux groupes ou aux particuliers. Si certains sont connus car ils fonctionnent depuis quelques années déjà - c’est notamment le cas de la rando « Sur les pas des poilus » ou le circuit « Terre et Mémoire » organisé avec le centre d’interprétation de Suippes et la brasserie d’Orgemont, d’autres sont tout nouveaux.

    Ouvertes aux individuels

    Ainsi les groupes de gourmets et de gourmands ont rendez-vous à Sainte-Ménehould pour découvrir les spécialités argonnaises. Et ils n’ont pas trop d’une journée complète pour savourer la bière tout en visitant le moulin de Valmy, rencontrer des faiseux du pied de cochon, prendre un bon déjeuner puis remettre ça avec la visite de l’atelier du chocolatier Bruno Cellier et enfin déguster fromages et terrines à Moiremont.

    Chaque premier dimanche du mois (prochain rendez-vous le 5 août), un circuit baptisé « Donnez des couleurs à votre vie » flatte également les papilles des visiteurs. En effet, il s’organise le même jour que le marché des produits du terroir. En plus de la visite de la ville et de celle du musée d’art et d’histoire, la dégustation s’impose.

    L’été n’est pas forcément la période la plus chargée en visites guidées. Les pics de fréquentation se situent plutôt en mai-juin et septembre octobre. Une situation qui tient peut-être au fait que les touristes supposent qu’il faut être en groupe pour y participer. « C’est pourtant le bon moment pour les particuliers, insiste Imelda Duplat, l’une des deux conseillères en séjour de l’office de tourisme. En effet, c’est hors saison que nous limitons les visites aux groupes. »

    L’an dernier, un peu plus de 1 400 personnes ont suivi le guide à travers l’Argonne. Cette année, les périodes électorales ont bouleversé les habitudes des vacanciers et la fréquentation s’en est ressentie. Néanmoins, l’office compte d’ores et déjà près de 800 adeptes des visites guidées accueillis depuis le début de l’année. Et si vous veniez grossir ce nombre ?

    Le tarif des visites guidées démarre à 3 euros par personne. Comptez autour de 20 euros quand elles comprennent un repas. Informations et réservations auprès de l’office de tourisme au 03.26.60.85.83.

    Stéphanie VERGER

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    Union120727a - Marne
    OYES : Oyes, un village entre les lignes

    L’église de la commune n’a pas de secrets pour Arlette Dagnée.
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  • OYES (Marne) De la Première Guerre mondiale à aujourd’hui, rien de l’évolution de Oyes n’a échappé à Arlette Dagnée. Rencontre avec une mémoire de la commune.

    ELLE ne souhaite pas être prise en photo. Le truc d’Arlette Dagnée, qui reçoit avec une revue d’Histoire posée devant elle, c’est l’écriture. Ou plutôt c’était, car « j’ai perdu l’inspiration et la mémoire depuis quelques années », explique-t-elle. À 85 ans, elle a commencé dans les années 1960 à coucher sur le papier ce que les anciens du village lui racontaient. Née à Oyes, Arlette a beaucoup voyagé, mais sans jamais quitter la commune.

    Marquée par la Guerre 14-18

    Après une parenthèse de quelques années à exploiter une ferme à la sortie du village, elle est d’ailleurs retournée vivre dans la maison familiale où elle est née. Plus jeune, les anciens qu’elle y a côtoyés lui ont ainsi conté « la vie à leur époque, avec des moyens que l’on n’a pas aujourd’hui ». Des anecdotes recueillies au fil de conversations comme autant de témoignages d’un passé « que beaucoup ignorent ». Ce sont aussi les histoires racontées par ses parents, qui ont vécu la Première Guerre mondiale. Une période « qui a beaucoup marqué les gens ici », confie Arlette, et sur laquelle elle a passé des heures à effectuer des recherches. « Cela a été très mal vécu ici : le départ des fermes, l’exode, le retour au village… », se rappelle-t-elle.

    Un site internet qui recense tout

    Bien sûr, la commune a changé. Avant, « les gens travaillaient sur place, avaient un peu de terre, des bêtes ou des vignes. Aujourd’hui, je ne connais pas certains de mes voisins », reconnaît l’octogénaire. Le village lui inspire cependant toujours « calme et sérénité ». Rien ou presque ne lui a échappé tout au long de ces décennies, de l’histoire de l’abbaye de Saint-Gond à l’église, dont elle a retrouvé trace dans de nombreux écrits de l’abbé Millard, maître des lieux jusqu’en 1921. Elle n’a rien perdu non plus de l’histoire des marais entourant Oyes, autrefois sauvages et la proie « d’incendies spectaculaires, pour les nettoyer », et désormais protégés par le label Natura 2000.

    Toutes ces informations, Arlette Dagnée les a fait mettre en ligne par son gendre. Un site internet recense ainsi la majeure partie des écrits de cette passionnée d’histoire(s)… à qui certaines choses ont - tout de même - échappé. Dans cette revue posée sur la table devant elle, consacrée au mémorial de Mondement, « j’ai appris des choses, on en apprend d’ailleurs tous les jours », rappelle malicieusement l’octogénaire.

    Benjamin HAY

    Les écrits d’Arlette Dagnée sont visibles sur arlette.dagnee.free.fr

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    Union120726c - Marne
    RESISTANCE : Célébrités d’ici : Yvette Lundy, figure de la Résistance

    A 97 ans, l’ancienne résistante n’a rien perdu de son énergie.
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  • Fille d’agriculteurs, elle aspirait à une carrière d’institutrice, mais la guerre en a décidé autrement. Jeune institutrice dans la région de Gionges, au moment où la guerre éclate, elle décide en 1940 d’entrer dans la Résistance. Accompagnée de ses frères et sœurs, elle va entre autres héberger des familles juives ou encore offrir un refuge aux prisonniers de guerre. Mais c’est pour avoir fabriqué de faux papiers qu’elle sera arrêtée par la gestapo le 19 juin 1944, à l’âge de 28 ans. Elle subira tortures et interrogatoires à Châlons avant d’être déportée à Ravensbrück, où elle va connaître l’horreur décrite par tous les survivants des camps. Elle sera libérée le 21 avril 1945 par les Soviétiques puis reprendra son métier d’institutrice. Elle ne témoignera dans les écoles que bien des années plus tard.

    Aujourd’hui encore, âgée de 97 ans, Yvette Lundy continue de partager son expérience auprès de jeunes collégiens, suscitant admiration et respect. Elle à d’ailleurs écrit un livre Le fil de l’araignée, dans lequel la résistante raconte son histoire. « Résister c’est avoir de l’esprit, de la volonté », explique-t-elle à la jeune génération, sachez être des citoyens responsables de vos actes, ne vous laissez pas mener par le bout du nez ». Un sage conseil de la part d’une grande dame, que chacun devrait appliquer dans sa vie.

    J-G.V.

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    Union120726b - Marne
    VIENNE-LE-CHATEAU : Promenade en calèche à la Vallée Moreau

    Une dizaine de visiteurs a profité de la balade.
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    Le week-end dernier, afin d’élargir son offre touristique, le comité franco-allemand, qui gère neuf sites, dont la Vallée Moreau est le centre, a proposé une visite originale de cinq de ses points forts en calèche.

    En collaboration avec Gérard Géhin de La Neuville-au-Pont - le propriétaire des chevaux et de l’attelage -, le comité a conduit une dizaine de visiteurs dans la forêt d’Argonne.

    Au programme, découverte du camp Guyard à la Harazée, de la partie visible de la « Feste kronprinz », de la Maison du Pays d’Argonne de Vienne-le-Château, de la chapelle des Poilus de Saint-Thomas-en-Argonne et pique-nique à la Vallée Moreau.

    Le bilan de l’opération étant plus que satisfaisant, elle devrait être reconduite le mois prochain.

     

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    Union120726a - Marne
    SOMMEPY-TAHURE : À l’occasion de la Fête nationale : Quatre pompiers médaillés à Sommepy

    Une dizaine de visiteurs a profité de la balade.
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    Quatre pompiers volontaires de Sommepy-Tahure ont été décorés à l’occasion de la Fête nationale. Il s’agit de Regis Perard, 35 années de service, Pierre Guerin, 30 ans de service, Alain Guyot, 2S ans de service, et Hervé Renard, 20 ans de service.

    Nicolas Helloco, arrivé en 2011, présentait le coussin des médailles aux autorités du village et Nancy, le pompier féminin de l’équipe, portait le drapeau.

     

     

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    Union120725b - Marne
    MAQUIS DES CHENES : En souvenir des aviateurs alliés tombés pour la France

    En présence du maire et des représentants du Souvenir Français et du Maquis des Chênes.
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  • L’Amicale du Maquis des Chênes s’est recueillie, mercredi dernier, sous la présidence d’Hubert de La Hamayde, et en présence des délégations des ACPG-CATM du canton de Saint-Rémy-en-Bouzemont, de Sompuis et de Chavanges et du Souvenir Français de Vitry-le-François, sur les tombes des aviateurs tombés dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944.

    Chaque année, depuis 1988, les anciens du Maquis se souviennent de ceux qui sont morts pour libérer la France et organisent un parcours dans les cantons de Saint-Rémy-en-Bouzemont et Sompuis pour leur rendre hommage.

    Le pèlerinage commence à Chassericourt (Aube) pour se terminer à Margerie-Hancourt. Dans les sept communes visitées, à Saint-Utin, à Somsois, à Saint-Ouen-Domprot, à Châtelraould-Saint-Louvent ou à Lignon, les membres du conseil municipal et les anciens combattants étaient présents.

    Avant la cérémonie de Margerie-Hancourt, un hommage a été rendu à l’ensemble des membres décédés du Maquis des Chênes, devant la tombe du Colonel François de La Hamayde, fondateur du Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt.

    Voici la liste des aviateurs alliés honorés lors de ce pèlerinage annuel.

  •  À Saint-Utin, six aviateurs anglais : les sergents William Henry Garrett Lebatt, 24 ans ; Jérémy Mackintosh, 19 ans ; Stephen Birckford Morcom, 22 ans ; Alfred Myres, 22 ans ; William John Thomas et Samuel Whitehurst, 21 ans.
  •  À Somsois, cinq aviateurs alliés (un Canadien et quatre Anglais) : les sergents Térence Michaël Gordon ; Neil Hannah ; David George Mumford, 21 ans ; Joseph Edward Shuster, 21 ans, et Leslie Wood.
  •  à Saint-Ouen-Domprot, cinq aviateurs alliés (trois Anglais et deux Australiens) : les sergents Vincent Gallagher, 24 ans ; Lester Bertram Holmes, 29 ans ; Clifford Lacy, 26 ans ; Douglas Ryan, 22 ans, et Ivan Shingles.
  •  à Châtelraould-Saint-Louvent, un aviateur anglais, âgé de 21 ans, le sergent Leslie Richard Lutwyche. Cet aviateur faisait partie de l’équipage qui est inhumé à Somsois, mais dont le corps avait été retrouvé sur le territoire de Châtelraould-Saint-Louvent.
  •  À Lignon : un aviateur anglais, âgé de 25 ans, le sergent Douglas Wensley, tombé pour la défense de la France. Cet aviateur faisait partie de l’équipage qui est inhumé à Margerie-Hancourt, mais dont le corps avait été retrouvé sur le territoire de Lignon.
  •  À Margerie-Hancourt, cinq aviateurs alliés (quatre Anglais et un Canadien) : les sergents William Shaw, 19 ans ; Francis Bertram Smith, 20 ans ; Albert John Williamson, 23 ans ; Bertie Woodward, 32 ans, ainsi que du pilote anglais Jesse Dallen, 21 ans, dont le corps ne fut jamais retrouvé.
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    Union120725a - Marne
    BETHENY : Musée de l’aéronautique (3/5) / L’aviation de la Première à la Seconde Guerre mondiale

    Les restes du Curtiss H-75.
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  • Le banjo fabriqué à Neustadt, dans le Palatinat.
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  • Durant les conflits, l’aviation militaire joue un rôle important. Le musée de l’aéronautique locale de Bétheny retrace les événements marquants de cette période.

    LA seconde salle du musée est consacrée à la période des deux guerres mondiales, et de nombreux objets et photos remarquables y sont exposés. Nous en détaillerons quelques-uns, avec les précisions de Frédéric Lafarge, ancien conservateur du musée de la BA112. Dans une vitrine, est suspendu un morceau d’entoilage d’un avion de la Grande Guerre, témoignage d’une époque où les avions étaient encore majoritairement faits de toile et de bois. Remarquer l’insigne d’escadrille peint, représentant la cigogne « très allongée » - dite « de Saint Galmier » - symbolisant l’escadrille SPA 26, créée en 1914. L’animal porte plusieurs symboles : il rappelle non seulement la troisième dimension mais aussi les « Provinces perdues », à savoir l’Alsace et une partie de la Lorraine arrachées à la France par le traité de Francfort de 1871.

    Bétheny est jumelée avec une ville du Palatinat, et l’adjointe au maire de Dannstadt-Schauernheim, lors de sa visite du musée, a remarqué la carte d’une route aérienne de Bétheny à Neustadt, ville toute proche de sa commune. On peut également admirer un banjo confectionné en 1922, à Neustadt, à partir des débris d’un Bréguet XIV (ancêtre du Bréguet XIX), du 12e Régiment aérien de Bombardement, alors stationné en Allemagne, dans le cadre de l’occupation française de la Ruhr, et qui est arrivé sur la Base, lors de sa création en 1928. Il a été réalisé par un appelé, menuisier de son métier, et est entré au musée en 2002.

    Comme vestiges de la Seconde Guerre, on remarquera les restes du moteur du Curtiss H-75 A à bord duquel le capitaine Jean-Mary Accart, futur commandant de la base aérienne d’opérations 112 de Reims (de 1952 à 1955), fut abattu le 1er juin 1940 dans le secteur de Pontarlier. Moteur Wright « Cyclone » G 208 à quatorze cylindres en double étoile type R-1830 (« R » pour « radial », « 1830 » pour 1 830 pouces cubes de cylindrée, soit environ 30 litres). Ce moteur d’une puissance de 1 200 chevaux au décollage actionnait une hélice tripale métallique à variation de pas électrique.

    Dans une vitrine, on peut voir un trophée en bois, aluminium et bronze surmonté d’un bombardier léger Fairey Battle. « Offert au mess des officiers de Reims-Champagne par les officiers du n° 72 Wing [escadre] et du n° 226 Squadron [escadron] de la Royal Air Force en reconnaissance de sa prévenance et de son hospitalité à notre égard depuis le 2 septembre 1939. » Telle est la sympathique inscription qui, en anglais, figure sur le socle soutenant cette belle réplique métallique.

    Un objet qui a une grande valeur : c’est en effet l’unique témoin du stationnement sur la base aérienne 112 du 2 septembre 1939 au 16 mai 1940 d’escadrons de la Royal Air Force (une situation que, de toutes les bases aériennes du temps de paix, la BA 112 de Reims fut la seule à connaître au sein de l’Armée de l’air).

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    Union120724a - Marne
    FESTIGNY : Un banquet et des cadeaux

    Noël Trudon et son épouse ont reçu de multiples marques de sympathie.
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    C’est un banquet populaire à la salle des fêtes de Festigny qui a prolongé les cérémonies du 14-Juillet. Au cours de ce banquet, un dictionnaire a été offert aux élèves de la commune qui entrent en 6e en septembre : Thibault Berthe et Thomas Guay.

    Le maire, Gérard Callot, a ensuite remis la médaille d’or à Noël Trudon, chef de corps des sapeurs-pompiers, pour trente-cinq années de bénévolat au centre de première intervention de Festigny et, depuis le 1er janvier 2012, au centre de secours intercommunal de Dormans. Gérard Callot et ses adjoints, José Sanchez et Bernadette Legoux, ont offert albums et livres sur le thème des soldats du feu à Noël Trudon, une composition florale à son épouse, Marie-Noëlle, en présence de leurs enfants et petits-enfants.

    Les sapeurs-pompiers ont également remis un cadeau au récipiendaire et une très originale composition florale à son épouse.

     

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    Union120723a - Marne
    PONTFAVERGER-MORONVILLIERS : A l’occasion du 14-Juillet Des médailles chez les pompiers

    Les pompiers ont été récompensés pour leurs années de service.
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    Trois pompiers et un agent communal ont été médaillés lors du 14-Juillet à Pontfaverger-Moronvilliers.

    Philippe Vauchelin, adjoint technique 2e classe, a reçu la médaille d’honneur régionale, départementale et communale vermeil pour 30 années de service.

    Denis Rouy, chef de corps-médaille d’honneur des sapeurs-pompiers, a reçu la médaille de vermeil pour 25 ans de service ; Dario Tonizzo, caporal, la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers argent pour 20 ans ; Marcel Defferrard, sapeur, la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers argent pour 20 ans aussi.

     

     

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    Union120722c - Marne
    LIVRE : La vie du Docteur Langlet a inspiré un livre

    Laurence Sirguey (ici en compagnie de Jean-Marie Heinen) : « Le Dr Langlet ne mettait jamais les pieds dans une église. »
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  • Professeur d’histoire, Laurence Sirguey a publié un livre sur le maire de Reims qui a donné son nom au célèbre cours.

    « IL était anticlérical, au point qu’il ne mettait jamais les pieds dans une église ; pourtant, il a tout fait pour restaurer la cathédrale après la guerre. » C’est l’une des facettes du Docteur Langlet, dont la vie constitue le thème du livre écrit par Laurence Sirguey. Cette professeur d’histoire, passionnée de généalogie et particulièrement intéressée par la Première Guerre mondiale, demeure dans la campagne rémoise, à Montigny-sur-Vesle. Son ouvrage a été publié l’année dernière par l’association d’histoire locale Entre deux terroirs, mais n’avait encore jamais eu l’occasion d’être présenté au public, en dehors de l’assemblée générale de l’association en question. Début juin, l’auteur l’avait dédicacé pour la première fois, dans la nouvelle librairie Patrimoine 51, rue du Jard à Reims.

    Garder le maximum de civils dans la ville

    Laurence Sirguey s’est intéressée un peu par hasard au fameux docteur maire qui donna son nom au non moins fameux cours de Reims, dans le cadre de ses études, lorsqu’elle préparait sa maîtrise : « Au départ, je voulais simplement faire un travail personnel sur la guerre dans la région ». Mais un lecteur intéressé, Jean-Marie Heinen, l’a poussée ensuite à faire de ce travail scolaire un ouvrage public. Un livre a donc été publié. lI est notamment disponible à la librairie de Jonchery. On y apprend (ou redécouvre) que le docteur Langlet, malgré son anticléricalisme, faisait son possible pour aider ses administrés. Comme il fut maire pendant toute la Première Guerre, il ne manqua malheureusement pas d’occasions de se dévouer. « Il a cherché notamment à apaiser les rapports avec les militaires français, indique ainsi l’auteur, un de ses soucis fut aussi de garder le maximum de civils dans la ville alors qu’on voulait les évacuer. » La sauvegarde du patrimoine fut aussi l’une des préoccupations du médecin devenu politicien, et en particulier la sauvegarde de la cathédrale, « mais même pour y constater les dégâts, il refusa toujours d’y entrer ! » Voilà un franc anticléricalisme ! A.P.

    « Le Dr Langlet, maire de Reims », de Laurence Sirguey, édition Entre deux terroirs. 25 euros.

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    Union120722b - Marne
    CHALONS : Rafle du Vel’ d’Hiv’ : un nouveau combat contre l’oubli

    De gauche à droite : Georges Rouche et Marcel Sebbag, vice-présidents de l’association cultuelle israélite de Châlons-en-Champagne.
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  • 13 152 personnes, hommes, femmes et enfants, sont arrêtées entre le 16 et 17 juillet 1942.
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  • La plupart seront exterminées à Auschwitz-Birkenau.
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  • CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Ce dimanche matin aura lieu une cérémonie de commémoration à la synagogue de Châlons. L’occasion de rencontrer Georges Rouche et Marcel Sebbag, vice-présidents de l’association cultuelle israélite de la ville.

    A l’initiative du préfet de la Marne, une cérémonie de commémoration de la Rafle du Vélodrome d’Hiver et d’hommage aux Justes de France est traditionnellement organisée à la synagogue de Châlons autour du 16 juillet. Que pensez-vous de cette initiative ?

    « C’est un devoir de mémoire permettant de lutter contre l’oubli, que ce soit pour la souffrance des déportés ou le courage des Justes de France. Rappelons-le : des Français anonymes qui, au péril de leur vie, ont caché des familles juives en détresse leur évitant d’être déportées dans les camps de la mort.

    Il s’agit d’événements douloureux, dramatiques, auxquels nous nous associons. Notamment, en souvenir des familles juives qui ont fui Châlons-sur-Marne pour le Sud de la France en 1940.

    « Combler les vides »

    Tout comme d’autres, expulsées de notre ville en 1306 par Philippe Le Bel. Cela représente, pour nous, une commémoration supplémentaire. »

    Publié le 16 juillet dernier, un sondage CSA fait apparaître que 57 à 67 % des moins de 35 ans ne savent pas ce qu’est la Rafle du Vel’ d’Hiv’. Qu’est-ce que ces résultats vous inspirent ?

    « C’est l’échec de l’éducation citoyenne… La constatation du corps enseignant qui ne trouve pas d’écho auprès des jeunes générations. Apparaît comme une distanciation. Les jeunes ne se sentent pas concernés, avec bien sûr des exceptions. Citons l’exemple de certains écoliers, rencontrés sur le Rallye de la liberté ou participant au concours de la résistance et de la déportation.

    Grâce à la télévision, au cinéma, nous parvenons toutefois à combler les vides. Les médias nous permettent de rappeler les moments dramatiques qu’ont pu vivre les Européens et surtout les juifs.

    Mais ça va au-delà. L’oubli contre lequel il est important de se battre ne concerne pas que notre communauté. Il concerne l’homme en général. »

    Le 19 mars dernier, Mohamed Merah a tué quatre juifs dont trois enfants devant le collège-lycée Ozar-Hatorah de Toulouse. Mercredi, un suicidaire s’est fait exploser dans un autocar à l’aéroport de la Mer noire de Bourgas en Bulgarie, causant la mort de huit touristes juifs. Comment percevez-vous ces faits récents d’actualité ?

    « Sur le plan de l’organisation nationale, il y a conscience des risques et une capacité de répondre. Les autorités françaises sont sensibles au problème. Les individus qui ne respectent pas les lois de la République sont poursuivis et châtiés. Ce qui n’empêche pas qu’à un niveau individuel, des gens puissent être inquiets.

    Plus généralement, ces attentats génèrent plus de questions que de réponses.

    Nous ne voyons pas comment justifier l’animosité des uns et des autres. A un moment donné, on parlait d’antijudaïsme. Le juif était un étranger, d’une religion différente. On le considérait comme responsable de la mort du Christ. Avec Hitler, on a basculé dans l’antisémitisme. Il s’attaquait à toute une population. L’horreur de la Shoah a sensibilisé le monde chrétien. »

    Propos recueillis par Sophie BRACQUEMART

    La cérémonie débutera à 9 h 30 ce dimanche matin au pied de la synagogue.

    La Rafle du Vel’ d’Hiv’

    16 juillet 1942. Il est 4 heures du matin, quand l’opération « Vent printanier » commence.

    Signée du préfet de police de Paris, la circulaire du 13 juillet 1942 prévoit la mise en œuvre d’une rafle visant 27 361 juifs d’origine étrangère. Elle aboutit à 13 152 arrestations au terme du 17 juillet.

    En réchappe plus de la moitié.

    Les personnes seules et les couples sans enfant sont acheminés vers le camp de Drancy.

    Les familles sont, quant à elles, dirigées vers le Vélodrome d’Hiver, le « Vel’ d’Hiv’ ». Le temple couvert du sport de la rue Nélaton devient une prison. 8 160 juifs (1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants) y sont enfermés dans des conditions désastreuses.

    Du 19 au 22 juillet, le « Vel’ d’Hiv’ » se vide. Quatre trains sont affrétés pour Pithiviers, trois pour Beaune-la-Rolande. S’y trouvent les camps du Loiret.

    En août 1942, les mères sont arrachées à leurs enfants pour être déportées.

    Ces derniers le sont deux semaines plus tard. Direction : les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau via le camp de Drancy. Aucun de ces enfants ne reviendra jamais.

    Travail de mémoire

    Un monument en mémoire de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ est érigé dans les années 1990 en bordure du quai de Grenelle à Paris. Il marque l’emplacement du vélodrome démoli en 1959. Chaque année, le 16 juillet ou le dimanche suivant, une cérémonie commémorative rend hommage aux martyrs juifs du Vel’ d’Hiv’.

    En 1995, le Président de la République Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans le processus de déportation des juifs de France.

    Le film « La Rafle », réalisé par Rose Bosh avec Mélanie Laurent, Jean Reno et Gad Elmaleh, et sorti dans les salles en mars 2010, rend compte de l’ampleur du drame.

    Cinq ans plus tard, ouvre le Mémorial de la Shoah dans le quartier du Marais (17, rue Geoffroy-l’Asnier dans le 4e arrondissement) : le plus grand centre de recherche, d’information et de sensibilisation sur l’histoire du génocide des juifs, en Europe.

    Ce dimanche matin, aura lieu une cérémonie de commémoration à la synagogue de Châlons-en-Champagne. L’occasion de rencontrer Georges Rouche et Marcel Sebbag, vice-présidents de l’association cultuelle israélite de la ville.

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    Union120722a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Les jeunes contre Bonnard

    Pétain est toujours le bienvenu dans les classes.
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  • Bonnard encourage le culte du maréchal Pétain à l’école.
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  • Comment éveiller au mieux la jeunesse contre les pièges préparés par Vichy ? En s’en prenant à Abel Bonnard le ministre de l’Instruction publique qui est l’un des modèles de ces traîtres de France qui servent en parfaites canailles le Reich allemand. Comme le dit le poète qui s’exprime sur Radio Londres : « On fusille, on pille, on affame. Admirez ! C’est l’ordre nouveau. Sur Paris règnent ses infâmes. Et sur Vichy un soliveau ». Ce que Jean Oberlé et Jacques Duchesne dénoncent ce sont les manipulations multiples du ministre qui justifie toutes les mesures confiscatoires des libertés publiques et encourage les Français à partir travailler en Allemagne. Est-ce à dire qu’à l’école on recommande de se former pour trouver un emploi de l’autre côté du Rhin ? Londres l’envisage mais ne croit pas qu’il soit capable de se montrer publiquement aussi odieux envers son pays. Bonnard est toutefois taxé d’être un domestique de l’occupant : « Il allait faire des effets de manchettes devant les doriotistes qui étaient probablement très flattés qu’un Académicien vienne leur parler ».

    Et les deux chroniqueurs de redoubler leurs attaques : « Abel Bonnard n’a jamais eu de lecteurs parce qu’il n’a pas eu de talent. Alors, il était bien content d’avoir des auditeurs. On prend ce qu’on trouve, quand on n’a pas le choix ». Ce que les Français libres refusent devant la nation, ce sont les collaborateurs qui sont des traîtres officiels au drapeau. Même s’ils ne sont pas très nombreux, ils sont dangereux. « Ceux que l’ennemi a trouvés prêts à le servir, ce sont les médiocres, les ratés, les ambitieux ou les gâteux ». Même si les universitaires qui ont rejoint le giron du général de Gaulle estiment qu’Abel Bonnard n’est pas représentatif de l’Académie française ils font ce constat : « Ce qui est horrible, c’est que ce type-là soit chargé d’instruire et de diriger la jeunesse française ». Ils sont très remontés que cet individu exerce aussi son autorité catastrophique sur l’université.

    Les jeunes qui sont désormais en âge d’y entrer et qui ont été mitraillés sur les routes de l’exode ne l’ont pas oublié et ne sont pas prêts de suivre les recommandations d’un ministre inféodé à l’ennemi. N’en déplaise aux collaborateurs, la guerre continue : « C’est pour cela que les Allemands tâchent d’attirer dans les camps de travail en Allemagne les jeunes Français de 16 à 18 ans pour leur apprendre la mécanique et la langue allemandes ». La presse aux ordres a repris cette suggestion du ministre présentée comme subtile et pragmatique. Oberlé s’indigne : « Les jeunes Français qui résistent, on les met dans des camps en France comme celui de Murat, en Auvergne, pêle-mêle avec de jeunes criminels. On comprend très bien que la jeunesse française inquiète l’Allemagne. Car la jeunesse c’est l’avenir. Et l’avenir pour l’Allemagne est plus sombre, plus chargé de menaces qu’il y a deux ans ».

    A Londres on parie sur les capacités de discernement de cette jeunesse : « Elle est aussi patriote, aussi résistante et aussi antiallemande que celle qui est ici dans les Forces françaises libres. C’est bien la même race, celle qui espère ». Cette nouvelle génération comme le remarque le speaker Paul Bouchon n’a rien à voir avec la Légion française des combattants et volontaires de la révolution nationale ni avec la Légion des volontaires français contre le bolchévisme. Elle ne veut pas passer sous la coupe de Laval et surtout de Joseph Darnand dont les ambitions s’affichent de plus en plus. Il peut exister des anciens combattants de la Grande Guerre qui ont choisi le Reich contre la France mais les jeunes ne doivent pas commettre cette erreur. Ils doivent expliquer aux milliers d’anciens combattants authentiques qu’ils ne doivent pas se mêler aux voyous de Doriot et de sa clique.


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    Les Forces françaises combattantes revendiquent leur place

    Le Général va rencontrer les blessés de Bir Hakeim à Beyrouth.
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  • De Gaulle inspecte des recrues qui sont des prisonniers évadés d’Allemagne.
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  • Winston Churchill : l’indispensable allié.
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  • Discussions. De Gaulle tient à ce que ses troupes participent à la libération de l’Europe. Il surveille les Américains dont il craint encore des relations inopportunes, en particulier dans le Pacifique.

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

    Les Forces françaises combattantes selon leur dénomination validée depuis le 14 juillet 1942 sont volontaires pour participer à l’ouverture d’un théâtre d’opérations en Europe occidentale. Cette information est confirmée par le général de Gaulle le 21 juillet 1942. Il est patent qu’au cours de plusieurs réunions tenues à Londres, le chef des Français libres et le Comité national marquent leur résolution à s’impliquer complètement dans les combats de la libération. L’envie de participer est tempérée par la lucidité de ceux qui s’expriment : « L’ennemi qui jouera son destin dans la bataille à l’ouest, Vichy que le recul des armées allemandes ferait écrouler aussitôt, tenteront par tous les moyens d’écraser l’insurrection ». Il est hors de question pour le Général de trop exposer les civils et d’avoir à dénombrer trop de victimes innocentes prises en otages et exécutées. Chacun doit avoir avant de commander des actions coordonnées et multiples sur le territoire national, conscience que l’intérêt commun exige aussi de ne pas ajouter des morts aux morts.

    Courage et disponibilité

    Néanmoins et après un large débat, l’accord qui est trouvé et destiné à être communiqué aux Alliés atteste une volonté politique forte et un courage évident : « Le général de Gaulle et le Comité national français tiennent pour indispensable la participation aux opérations à l’ouest de toutes les Forces françaises combattantes qui en sont susceptibles et dont le détail sera communiqué si besoin ». Cette décision a des conséquences que de Gaulle tient à exposer en tête à tête au Premier ministre britannique Winston Churchill. En effet, pour favoriser la préparation des troupes et leur donner un équipement à même de les aider à exprimer toute leur capacité opérationnelle, les hommes doivent être regroupés sur le sol anglais. D’autres précisions sont données par le Général : « Dès le début et au cours de la bataille, les actions de destruction menées par des groupes francs à l’arrière des lignes de combat de l’ennemi, sur les communications ferrées et routières, les réseaux de transmissions, les aérodromes, les dépôts, les postes de commandement, les centrales hydroélectriques et thermique ainsi que l’incendie des cantonnements, l’attaque des isolés peuvent concourir efficacement aux opérations ».

    Le Général estime que le plus profitable pour la valorisation de la France combattante passe par son association aux opérations combinées que les Alliées doivent préparer. Les gaullistes ont envie d’être associés aux plans et de prendre part sur le terrain en fonction de leurs moyens aux attaques nécessaires pour obtenir la libération de l’Hexagone. Le chef de la France combattante tient à développer un réseau de renseignements pour mailler de manière très serrée tout le territoire et ainsi comprendre en profondeur les dispositifs de l’occupant pour mieux les contrer. Pour ce faire et ne pas perdre de temps entre le moment de l’obtention d’une information et sa transmission à Londres, des moyens performants de télécommunications sont nécessaires. Encore faut-il que les Britanniques et les Américains acceptent d’en doter les Français. Pour montrer sa capacité à agir, le Général rappelle que le commandement français est déjà apte à conduire des actions sur les arrières de l’ennemi mais en sachant faire preuve de discernement pour empêcher la multiplication des actions de représailles contre les populations locales : « Cela implique naturellement aussi que le commandement français dispose lui-même de moyens. De Gaulle espère aussi qu’à mesure de la libération du territoire, il pourra reconstituer les armées françaises pour mieux les engager dans la bataille finale et donc être bien présent pour la chute du Reich ».

    Revendiquer sa place

    « Le concours aussi large que possible des forces françaises dans la bataille de la libération est une nécessité nationale et internationale. Il est donc indispensable que l’armement et l’équipement destinés à un certain nombre de grandes unités françaises soient prévus et stockés d’avance et, mis en temps voulu à la disposition du commandement français qui est prêt à cet égard à fournir toutes les précisions utiles. »

    Pour de Gaulle, il est certain que le concours français fait partie de l’action des Alliés à l’ouest. Le Comité national doit veiller à ce que le commandement français soit associé aux plans de décisions et donc partie prenante du commandement interallié. Il sait que les choses ne seront pas simples c’est la raison pour laquelle il exprime au Premier ministre britannique son avis en se montrant séducteur. Le même 21 juillet 1942, il confie : « Vous penserez certainement comme moi que ces responsabilités assumées par nous dans l’intérêt commun, impliquent réciproquement de la part des Alliés l’accomplissement de certaines conditions. Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint une note indiquant la nature du concours organisé que la France est susceptible d’apporter à l’action offensive des Alliés à l’ouest de l’Europe et les conditions qu’impliquent un tel concours ». Il ne lui cache pas qu’il remet la même note personnellement et directement à l’amiral Stack qui représente auprès du Comité national français le gouvernement des Etats-Unis. Ses relations avec le Général ne sont pas mauvaises et c’est lui qui apporte les réponses de la Maison Blanche à bien des problèmes concrets.

    Surveillance accrue

    Le 22 juillet, de Gaulle adresse un nouveau télégramme à Georges Thierry d’Argenlieu, haut-commissaire à Nouméa contenant les exigences américaines concernant les communications dans le Pacifique.

    « J’ai donné mon accord pour que si aucune autre solution ne paraît satisfaisante au commandement américain responsable, nos stations soient provisoirement fermées sous les trois conditions suivantes : garantie absolue du secret des communications entre vous et moi au moyen de notre chiffre personnel et secret. Les stations militaires américaines doivent accepter les messages commerciaux ou les messages administratifs. Enfin l’accord est fait pour trois mois et ne sera renouvelé que par consentement mutuel. » Pour que ces dispositions techniques qui tentent à limiter la liberté de manœuvre des Forces françaises combattantes soient acceptables, le Général considère, et cela en accord avec le commandement américain, que des relations particulières doivent exister entre d’Argenlieu et le représentant de Washington Ghormley.

    Astucieusement, de Gaulle mentionne comme pour tendre une perche au haut-commissaire : « Il n’est pas exclu que les stations puissent être maintenues ouvertes si vous pouvez vous entendre sur des moyens de contrôle absolument sûrs ». Avant de conclure pour rassurer aussi d’Argenlieu : « Je n’ai accepté les grandes concessions que ce télégramme comporte qu’en considération d’intérêts militaires très importants ». Le 23 juillet, le Général croit bon d’apporter une précision au haut-commissaire : « Si les postes et en particulier celui de Nouméa doivent être fermés, d’après les arrangements de détail que vous ferez avec les Américains, c’est à vous et non pas aux Américains qu’il appartient de les garder. Vous devez conserver la possibilité de les rouvrir immédiatement si l’accord que j’ai conclu avec l’amiral King au sujet des communications radio au Pacifique n’était pas strictement observé par les Américains ». Autant dire que le Général ne veut pas se faire abuser.


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    Du Vel d’Hiv à Drancy : toujours les persécutions

    Ils sont déjà condamnés. Le savent-ils ?
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  • Tristes images sur les rafles.
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  • L’hystérie qui prévaut après les arrestations massives de Juifs lors des Rafles du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 atteste une manipulation de l’information fondée sur la haine d’autrui et le cynisme de l’humiliation.

    Les reproches de la presse aux ordres contre le gouvernement de Vichy ne concernent pas l’acceptation des interpellations massives opérées par les forces de l’ordre pour satisfaire les autorités du Reich mais dénoncent un manque d’intransigeance ! On s’étonne que les chiffres annoncés n’aient pas été réalisés et on montre du doigt le pouvoir qui a été incapable de régler la question juive alors que depuis un mois des dispositions ont été prises pour en garantir une réussite exemplaire. « Au Pilori » est sans doute le plus odieux des médias. Il accuse le secrétaire d’Etat Lamirand de faire des enfants de France : « Des domestiques des Juifs » et d’avoir assuré l’hygiène du Vel d’Hiv en employant de jeunes Aryens pour « ôter les ordures des Juifs, traîner leurs poubelles écœurantes, transporter sur des civières des malades souvent imaginaires, ranger la nourriture qu’ils laissaient traîner ». Dans le même numéro inique, un individu qui signe comme par hasard son propos du nom de Jacques Bourreau recommande que tous les Juifs soient stérilisés. Il explique que pour l’histoire : « Seuls trois couples ont été exemptés de la mesure. Ils sont conservés au zoo de Vincennes et leurs enfants à l’exception de l’aîné sont stérilisés à leur tour » avant de livrer cet épilogue : « Le 14 juillet 2142, le dernier Juif a rendu l’âme ».

    L’ombre d’Auschwitz

    Il faut lire ce texte immonde pour comprendre le degré d’ignominie et cette envie inassouvie de persécution : « Une nouvelle merveilleuse parcourt les rues de Paris. Les chroniques parlées de la radio et télévision nationales nous en ont informés : le dernier Juif vient de mourir. Ainsi, c’en est donc fini avec cette race abjecte dont le dernier représentant vivait, depuis sa naissance, à l’ancien zoo du bois de Vincennes, dans une tanière spécialement réservée à son usage et où nos enfants pouvaient les voir s’ébattre en un semblant de liberté, non pour le plaisir des yeux, mais pour leur édification morale ». Il ajoute l’horreur à l’horreur de la description avec des mots ordinaires qui sont orduriers : « Dans le fond, c’est mieux ainsi. J’avais personnellement toujours peur qu’il ne s’évade, et Dieu sait tout le mal que peut faire un Juif en liberté. Il restait seul, soit, depuis la mort de sa compagne laquelle par bonheur était stérile, mais avec cette engeance, on ne sait jamais. Il faudra que j’aille au zoo pour m’assurer de la véracité de la nouvelle ».

    Lorsque cet article inimaginable est édité le 23 juillet 1942, les Juifs qui ont été appréhendés au cours des deux journées folles de la mi-juillet à Paris sont déjà parqués à Drancy et certains ont déjà été mis à bord de convois en partance pour Auschwitz. Des trains sont programmés vers cette destination de mort dès les 19 et 22 juillet ! La déportation est terrifiante parce que parmi les quelques Juifs allemands arrêtés en juin 1938 mais dont les dossiers d’émigration ont été acceptés, des informations redoutables ont été obtenues. Les Alliés s’interrogent sur leur pertinence mais ils observent aussi que les personnes entendues individuellement ont toutes parlé de journées interminables pouvant aller jusqu’à seize heures de travail. Elles ont évoqué des tâches lourdes, la nourriture insuffisante, des châtiments corporels et des conditions de vie d’une promiscuité incroyable.

    En France ces informations n’ont jamais été vraiment diffusées et les gens sont trop pris par leurs problèmes quotidiens pour porter attention à ces mauvaises nouvelles venues du Reich. Pourtant au Vel d’Hiv comme dans les autres lieux de détention, les conditions s’aggravent. L’eau manque, l’hygiène devient hypothétique.

    Une déshumanisation en marche

    Ce témoignage d’une jeune adolescente en dit long : « Je suis au camp de Drancy. C’est affreux, horrible et dur. Tu ne peux pas t’imaginer ! Nous y sommes depuis plusieurs jours maintenant et nous avons été séparés. Depuis, on m’a remise avec maman, mais papa est avec les hommes et nous ne le voyons pas souvent. Nous sommes plus de quarante dans la même chambre. Nous n’avons presque rien à manger ; le matin une louche de café, à midi une gamelle de bouillon et le soir pareil avec 250 g de pain par jour ». Il y a dans ces lettres un rien naïves ces vérités qui attestent les difficultés et laissent parfois apparaître de la lassitude.

    Certains sont témoins du rassemblement le 19 juillet 1942 de 879 hommes et 121 femmes qui ont été raflés trois jours plus tôt dans la capitale et sont mis à part dans la grande cour de Drancy. « Bientôt arrivèrent trois officiers allemands et les premiers déportés commencèrent à se diriger vers la porte de sortie en passant devant toute l’aile est du camp. Alors les fenêtres des chambres des femmes s’ouvrirent et une pluie de petits morceaux de pain s’abattit sur la colonne. Dans un mouvement irrésistible de pitié, les femmes jetaient aux partants leurs rations de pain. Les paroles d’adieu et d’encouragement accompagnaient la longue marche de la colonne de déportés ».

    Cette solidarité est entrecoupée de sanglots. Parmi ces femmes, certaines ne se font aucune illusion sur la destination de ceux qui ont été triés à la hâte pour être envoyés à l’est. Les convois du 19 et du 22 ne sont pas les seuls initiés. D’autres dates sont déjà fléchées. On parle des 24 et 27 juillet et certains, qui se disent bien informés, évoquent déjà plusieurs dates fixées pour août. Pour les Alliés, cela signifie que les arrestations ne vont pas être stoppées. Si l’on fait de la place les dimanches, mardis et jeudis c’est parce que d’autres personnes interpellées sont alors transférées ! Drancy est considéré comme une antichambre de la mort. Les personnes qui y entrent sont dépouillées surtout de leurs bijoux même les plus modestes. Si au début des déportations, les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les vieillards sont dispensés de départ, ces règles vont rapidement être transgressées. On ne voit pas pourquoi les nouveau-nés comme les vieillards seraient privilégiés. Si des familles horrifiées par ce qui se passe viennent en aide aux persécutés, les événements du Vel d’Hiv en décident d’autres à intervenir auprès du Commissariat général aux questions juives pour dénoncer des gens qu’ils savent juifs ou qu’ils soupçonnent de l’être.

    Climat de délation

    Ce qui se passe nourrit un climat de délation. Toutes les raisons sont bonnes pour dénoncer lorsque les judas espèrent en tirer des bénéfices commerciaux ou capter des parts de marchés de concurrents : « au nez trop caractéristique » pour qu’il y ait le moindre doute. Le pire est à venir parce que dans un télégramme adressé dès le 6 juillet 1942 à Adolf Eichmann, le capitaine Dannecker résume ses contacts avec le gouvernement de Vichy et indique : « Le président Laval a proposé lors de la déportation des familles juives de la zone non occupée, d’y comprendre également les enfants âgés de moins de seize ans. La question des enfants juifs restant en zone occupée ne l’intéresse pas ». En revanche, elle est une priorité des Allemands qui décident qu’à partir de deux ans et non plus de seize, les enfants seront internés et déportés ! Mais l’occupant joue sur les mots. Il ne veut plus qu’on parle de déportation mais de transplantation des Juifs. Il réclame que la police française précise aux interpellés que le gouvernement a reçu l’assurance qu’ils ne seraient pas maltraités. Un gros mensonge qui ajoute au scandale.

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    Union120721b - Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : Avec le Souvenir français Les élèves sous l’Arc de Triomphe

    Une quarantaine de scolaires ont participé au voyage.
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    Avant les vacances, un voyage a été organisé par le comité cantonal du Souvenir français de Sermaize-les-Bains au profit des classes de CM2 de l’école Marcel-Aymé et de l’école Jeanne-d’Arc. Une quarantaine d’élèves ont participé. Ils ont visité les installations gendarmes du 1er régiment de la garde (manège, sellerie et bourrelier, forge et maréchal-ferrant, musée).

    Après une présentation rapide en autobus des principaux monuments de la capitale, ils ont découvert l’hôtel national des invalides et son exceptionnel musée.

     

     

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    Union120721a - Marne
    MERFY : La salle Elisabeh-Oudin inaugurée

    A l’issue de la cérémonie du 14-Juillet, le maire Eric Verdebout, a inauguré la salle associative du nom d’Elisabeth Oudin, qui a œuvré au sein du comité des fêtes pendant plus de 15 ans et récemment décédée.

    Raphaël Hyvernaud, qui a travaillé de nombreuses années à ses côtés au comité, et Maxime Paruitte, le président, en présence de son époux et de ses deux fils, des membres du comité, du conseil municipal et des habitants, lui ont rendu un vibrant hommage.

    Cette salle, lieu de rencontre, source de cohésion, permet aux différentes associations du village de se réunir, témoigne du dynamisme et de la convivialité de la commune. Cette convivialité et ce dynamisme sont le parfait reflet de l’engagement qu’Elisabeth a eu en consacrant une grande partie de son énergie à l’animation du village au sein du comité des fêtes.

    Le choix d’appeler cette salle « salle associative Elisabeth-Oudin » n’est pas innocent mais représente ce qu’Elisabeth a porté comme valeurs et la propension à toujours vouloir rendre service. Ils ont conclu leur hommage en remerciant la municipalité qui a permis cet hommage à une femme de conviction, souriante, altruiste et particulièrement courageuse.

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    Union120720b - Marne
    HERMONVILLE : Henry Fournaise passe le drapeau

    Henry Fournaise passe le relais à Raymond Lecart.
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  • A Hermonville, le 14-Juillet, la traditionnelle cérémonie officielle, présidée par Katia Beaujard, 1re adjointe au maire, avait une signification particulière. Henry Fournaise, qui a assumé le rôle de porte-drapeau pendant 20 ans et a succédé à M. Barthélemy, a porté le drapeau pour la dernière fois, en ce jour de Fête nationale. La fonction de porte-drapeau est hautement symbolique, elle est nécessaire à la pérennité du devoir de mémoire.

    Henry, âgé de 80 ans, a sagement décidé de passer le relais à Raymond Lecart, qui a été désigné par la section. Gérard Castryck est désormais porte-drapeau suppléant. Henry Fournaise résume avec modestie sa carrière militaire : il a accompli 18 mois de service militaire en France, puis il a épousé Monique, et il a été envoyé en Algérie, dans le massif montagneux des Aurès, pour 6 mois.

    Les régiments dans lesquels Henry a servi sont le 7e Régiment de Cuirassiers de Reims, et le Centre Mobilisateur 106 de Mourmelon. Dans le civil, Henry a repris la forge de M. Schmitt, et Raymond Lecart, qui lui succède, a travaillé avec lui. André Carlier, quant à lui, est président de la section d’Hermonville depuis 20 ans.

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    Union120720a - Marne
    MERFY : 14-Juillet : Médailles et récompenses

    Michel Bernard, président de la CCM, Monique Dorgueille, Eric Kariger, Eric Verdebout, Jean-Pierre Norton et Patricia Jacquelet.
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  • Deux pompiers de la communauté de communes du Massif ont été décorés par le président Michel Bernard à l’issue de la cérémonie du 14-Juillet à Merfy, Gérard Lépolard et Claude Fontaine ont reçu la médaille d’argent pour 20 ans de bons et loyaux services au sein du corps des sapeurs-pompiers.

    A l’issue de la cérémonie du 14-Juillet, deux employés communaux furent honorés par le maire Eric Verdebout qui leur a remis la médaille d’argent communale pour 20 ans de bons et loyaux services, il s’agit de Jean-Pierre Norton, et de Patricia Jacquelet, secrétaire de mairie.

    Après avoir félicité ces deux récipiendaires, c’est Monique Dorgueille qui fut mise à l’honneur. Elue conseillère municipale en 1983, adjointe en 1989 et maire en 1995, elle quitta le conseil en 2008 pour laisser la place à son 1er adjoint Eric Verdebout qui lui succéda à la chaise de 1er magistrat et fut élue suppléante d’Eric Kariger, conseiller général du canton de Bourgogne.

    C’est à sa grande surprise (tout le monde ayant bien tenu sa langue) qu’Eric Verdebout, ne tarissant pas d’éloges sur elle, lui remis le diplôme de maire honoraire et que son actuel « patron » l’autre Eric, Kariger celui-ci, lui remit la médaille d’or départementale et communale.

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    Union120719b - Marne
    BAZANCOURT : Fête nationale : La médaille d’or pour un pompier

    Guy Cholet, caporal chez les pompiers, s’est vu remettre une médaille d’or pour ses trente-cinq ans de service.
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    Les cérémonies du 14 juillet à Bazancourt ont permis entre autre d’offrir la médaille d’or à Guy Cholet pour trente-cinq ans de service en qualité de pompier bénévole au grade de caporal.

    Le maire Yannick Kerharo a eu le plaisir de lui remettre cette distinction pour services rendus et de rappeler ses états de service. Guy Cholet est né en 1952 à Nivelle (Nord) Déjà pompier de 1970 à 1976, il a repris du service après son arrivée à Bazincourtau grade de sapeur de 1984 à 1998, sapeur 1re classe de 1998 à 2006 et caporal de 2006 à 2010.

    Le maire a évoqué la bonne humeur de Guy Cholet, son sourire dans l’équipe du CPI, son efficacité, sa disponibilité, sa spécialité dans l’intervention des nids de guêpes en hauteur, grâce à sa petite taille. L’homme a également œuvré à la bonne entente avec ses collègues et amis de Gersheim (commune allemande jumelée avec Bazancourt).

    Charles Mirmont et Edmond Mlynarzyck ont été félicités pour les distinctions militaires attribuées et remises lors d’une cérémonie officielle à Mourmelon-le-Grand en juin dernier. En effet, cinq distinctions ont été remises pour le département de la Marne dont deux à Bazancourt.

     

     

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    Union120719a - Marne
    LOIVRE : 14 juillet / Se souvenir de la liberté

    Les engins de la Libération ont envahi une fois encore les rues de Loivre.
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  • À Loivre, le 14 juillet 2012 restera gravé dans les mémoires. La fête nationale a donné tout son sens au mot « liberté ». Les véhicules américains de la Seconde Guerre mondiale de l’association Radar symbolisaient la liberté retrouvée, tel le char Sherman de Daniel Pala, baptisé Moghrane, qui a débarqué le 1er août 1944 à Utah Beach pour libérer la France d’une occupation ennemie.

    Le 28 août 1944, les alliés américains arrivaient à Loivre par la RN44, les anciens s’en souviennent très bien. Deux radio amateurs, Michel et Bernard, avaient installé une antenne et conversaient avec des personnes de Norvège, d’Italie, d’Espagne : le jour du 14 juillet, une station du 3e étage de la tour Eiffel émettait dans les bandes radio habituellement utilisées par ceux-ci.

    Nombreux visiteurs

    Après le défilé de la fin de matinée, un dépôt de gerbe a eu lieu près de la mairie, où une haie d’honneur constituée par le public et les pompiers de Loivre-Berméricourt a donné une plus grande solennité à cette cérémonie. Puis enfants et adultes ont été autorisés à monter sur tous les véhicules et à faire des petits tours dans le village.

    Grimper sur le Duck ou sur le char relevait de l’exploit passé un certain âge ! Christian Lefèbvre, collectionneur de motos, était à la fois ému et heureux. Un barnum américain installé tôt le matin a protégé le public des ondées lors du déjeuner, très gai.

    Et les visiteurs étaient nombreux. Un couple d’Anglais qui passait en yacht sur le canal s’est arrêté pour profiter de la fête ; il a exprimé sa satisfaction quant à son séjour en France. Les jeux d’antan, courses de sacs, chamboule-tout, ont amusé les plus jeunes, tandis qu’un pèlerin de passage se voyait accueilli avec chaleur. Bref, un 14 juillet de fête.

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    Union120718p - Marne
    BOURSAULT : l’heure des récompenses

     

    En dépit du temps menaçant, les élus, accompagnés des anciens combattants, des pompiers volontaires du corps de Boursault et de la musique de Damery ont célébré la fête nationale et rendu hommage à tous ceux qui ont lutté pour la liberté.

    Au cours du vin d’honneur qui a suivi cette cérémonie, Vanessa Joliet, élève de CM2 de l’école élémentaire de Boursault, a reçu les compliments et les encouragements de l’équipe municipale pour son entrée en 6e ainsi qu’une calculette qui l’aidera dans ses études.

     

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    Union120718o - Marne
    CHARLEVILLE : Soirée barbecue réussie à Charleville

    Près de deux cents personnes ont assisté à la soirée barbecue organisée par le comité des fêtes le 13 juillet au soir.

    Bien à l’abri du vent, de la pluie, les convives ont passé une excellente soirée.

    « Une sorte de rodage, avant notre 23e grande brocante du dimanche 22 juillet prochain », soulignait Joël Suau.

    Malheureusement, le feu d’artifice a été annulé en raison des conditions météo.

    Quant au 14, c’est la municipalité qui a proposé la rondelle dans la pure tradition.

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    Union120718n - Marne
    CUMIERES : Pêche républicaine à Cumières

    Traditionnellement, l’Ablette fête le 14-Juillet à Cumières.
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  • Pas question de déroger à la règle malgré une météo exécrable. Et malgré un vent violent qui faisait voler les lignes et les menaces de pluie incessantes, une dizaine d’enfants se sont retrouvés à proximité de l’embarcadère du « Champagne Vallée » pour en découdre avec le poisson. Avec succès, puisque le premier pêcheur, très jeune, comptabilisait treize prises. L’après-midi, c’était au tour des adultes, sans illusions, mais en retrouvant l’atmosphère de convivialité qui règne toujours dans ce genre de manifestations.

    Les lots étaient offerts par la municipalité de Cumières, l’encadrement technique assuré par l’Ablette, qui, dans les jours prochains offrira deux séances d’initiation pêche aux enfants du centre aéré de Magenta, et un aux pensionnaires du Foyer de vie d’Aÿ. Ajoutons que l’Ablette sera présente à la Fête des sports d’Epernay les 7, 8 et 9 septembre sur l’esplanade Charles-de Gaulle, avec en autres un stand pêche à la truite.

    Pour tout renseignement : fauche.jeanpierre@wanadoo.fr

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    Union120718m - Marne
    DOMPREMY-ET-HAUSSIGNEMONT : Repas gargantuesque pour les habitants de Dompremy et Haussignémont

    Depuis de nombreuses années, le 14-Juillet, dans les communes de Dompremy et Haussignémont, est mis en place par les associations, en partenariat avec les municipalités.

    La fête patronale a donc eu lieu sur la place du village de Dompremy où, depuis la veille, rotonde et barbecue géant avaient été installés.

    Des potron-minet, les organisateurs et bénévoles ont préparé moutons, cochons, crudités et desserts afin que tout soit prêt pour les habitants et leurs invités.

    Tombola et jeux ont été proposés après ce repas gargantuesque qui a fait oublier la pluie venue s’interposer pendant l’après-midi.

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    Union120718l - Marne
    ESSARTS-LES-SEZANNE : Rondelle et loto aux Essarts-lès-Sézanne

     

    Bien au chaud et surtout abrités de la pluie, ils étaient une cinquantaine à participer à la soirée moules-frites organisée par le comité des fêtes.

    « Il y a peut-être un peu moins de monde que l’an dernier, mais les gens se régalent et apprécient ce plat chaud », affirmaient les membres du comité qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour servir copieusement les convives.

    Après cette soirée sympathique, les habitants se sont retrouvés le 14 pour la rondelle agrémentée d’un loto doté de nombreux lots.

     

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    Union120718k - Marne
    FERE-CHAMPENOISE : Bonne humeur à Fère-Champenoise

     

    Afin de composer avec les désordres de la météo, la municipalité investissait dès vendredi soir le gymnase pour les deux jours de la fête nationale.

    Ainsi les enfants ont pu profiter pleinement des structures gonflables. Le vendredi soir, l’apéritif et le repas ont permis à plus d’une centaine de participants de se retrouver.

    A cause d’une pluie tenace, la retraite aux flambeaux a été annulée, mais jeunes et moins jeunes ont pu se défouler sur des rythmes bien marqués. Samedi 14, dans l’après-midi, la saucissonnade a connu, elle aussi, un beau succès.

     

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    Union120718j - Marne
    LE-BREUIL : entre traditions et mini-miss

    Cette année, le schéma habituel des festivités s’est trouvé passablement modifié du fait de la pluie.

    Le 13 au soir, à la place des traditionnels barbecues cour de l’école, ce fut soirée moules-frites dans la salle des fêtes, organisée par le comité des fêtes, et, évidemment, ni retraite aux flambeaux ni feu d’artifice. La décision a été pris de les reporter à la fête patronale des 13 et 14 octobre.

    Malgré tout, la soirée dansante a pu se dérouler pour la joie de toutes et tous.

    Le 14 à 16 heures, cérémonie au monument aux morts avec un discours du maire rappelant que c’est en 1880 que la France avait choisi de concrétiser ce jour du 14 juillet comme fête nationale, suivie du dépôt de gerbes avec les anciens combattants.

    A cette occasion, le président Gaétan Santé a remis la médaille de bronze de l’Union fédérale marnaise des anciens combattants à Jean Destouches, avec son moment d’émotion.

    Les entrants en 6e ont reçu un dictionnaire ; à l’époque des tablettes, des DVD et des clefs USB, cette part des traditions du village est toujours, semble-t-il, bien appréciée.

    L’après-midi s’est poursuivie, comme la veille au soir, dans la salle des fêtes car la pluie menaçait de nouveau, pour la rondelle et le goûter des enfants avec des jeux.

    Cette année, Kathelyne Mignon, la présidente du comité des fêtes avait « révolutionné » l’après-midi, en organisant un concours de mini-miss allant de 4 ans à 15 ans, ainsi que le concours du plus beau vélo fleuri.

    Toute l’assistance a apprécié ces innovations inattendues.

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    Union120718i - Marne
    MAREUIL-SUR-AY : Ambiance années 70/80 à Mareuil-sur-Aÿ

     

    La commission des fêtes de Mareuil-sur-Ay a organisé pour la 4e année son traditionnel pique-nique karaoké et concours de pétanque.

    Il a enregistré 150 inscrits et l’animatrice Laura Collomb a su mettre l’ambiance pour le plus grand plaisir de tous.

    La commission avait réservé une petite surprise aux convives : ses membres ont interprété plusieurs titres des années 70/80.

     

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    Union120718h - Marne
    MONTMIRAIL : Dépôt de gerbe à Montmirail

     

    La retraite aux flambeaux et le feu d’artifice ayant été supprimés le 13 juillet au soir en raison de la météo, la commune a tenu à maintenir les cérémonies du samedi : elles ont débuté par un dépôt de gerbe au monument aux morts cantonal.

    Puis le cortège s’est rendu en musique à la salle de Halle aux Veaux, escortés par les véhicules du centre de secours de Montmirail, où tous ont dégusté la traditionnelle rondelle.

     

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    Union120718g - Marne
    NORROIS : Repas champêtre et stands animés à Norrois

    Comme de coutume depuis plus de trente ans, les habitants de Norrois (un tiers de la population) et leurs invites se sont retrouvés pour célébrer ensemble la Fête nationale.

    Cent vingt-six personnes ont participé à cette grande journée champêtre, sous la houlette du maire jackie Sanlis.

    Les membres du conseil municipal et quelques autres bénévoles ont oeuvré à la réussite de cette journée.

    Deux copieux repas ont été offerts aux invités présents autour des agneaux cuits à la broche. L’après-midi, une dizaine de stands animés leur ont permis de se divertir.

    La soirée s’est terminée par un superbe feu d’artifice tiré par de jeunes artificiers du village agréés, depuis les bords de la Marne.

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    Union120718 f- Marne
    OUTREPONT : Dépôts de gerbes et dictionnaires à Outrepont

     

    Alors que Félicie Lequeux et Manon Champenois s’apprêtent à rejoindre l’un des collèges de Vitry-le-François, après leurs années de primaires au regroupement scolaire de Vitry-en-Perthois, le maire d’Outrepont, Rémi Quantinet, leur a remis un dictionnaire à l’occasion des festivités du 14-Juillet, après le traditionnel dêpôt de gerbes devant le monument aux morts dans le cimetière intercommunal de Changy - Outrepont et la plaque devant la mairie d’Outrepont.

    Les cérémonies se sont terminées par le verre de l’amitié, dans la salle de réunions de la mairie.

     

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    Union120718e - Marne
    POGNY : Pêche, vin d’honneur et médaille à Pogny

     

     

    Après un concours de pêche le long du canal et ses récompenses, une formation composée des habitants, du maire et ses conseillers, des pompiers, de la gendarmerie, des personnalités locales avec la fanfare de Saint-Germain s’est rendue aux deux monuments aux morts. En raison du temps, le vin d’honneur a été organisé à la salle des fêtes.

    A cette occasion, Claudine, jeune maman méritante a reçu médaille et diplôme

     

     

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    Union120718d - Marne
    SAINT-REMY-EN-BOUZEMONT : Tournoi de pétanque à Saint-Rémy-en-Bouzemont

    Vers 22 h 15, la retraite aux flambeaux s’élançait pour parcourir les rues de Saint-Rémy, ce vendredi 13 juillet, malgré le temps menaçant. À 23 heures, le feu d’artifice embrasait le ciel bouzemontols.

    Les derniers obus tirés, le ciel s’ouvrait à nouveau, déversant des litres d’eau supplémentaires. Cependant, le matin, dame météo se montrait quelque peu clémente et vingt-huit équipes pouvaient s’affronter pour l’habituel tournoi de pétanque.

    La paire Charly et Franck s’adjugeait le challenge Claude-Jesson remis au vainqueur par sa petite-fille Chloé. Chantal et Christophe terminaient à la deuxieme place devant Ghislain et Gérard.

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    Union120718c - Marne
    SAINT-THIERRY : Les animations du 14 juillet maintenues

    Lâcher de ballons des enfants pour la fête nationale.
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  • Maudite météo du vendredi 13 : la retraite aux flambeaux et le feu d’artifice ont été annulés. Mais c’était sans compter sur la ténacité des organisateurs qui ont obtenu l’accord de Michel Bernard, président de la communauté de communes du Massif afin d’utiliser le centre sportif et culturel et ainsi maintenir le bal populaire en intérieur.

    Les élèves de Cécile, animatrice de step, ont donc pu réaliser le flashmob préparé à l’avance et faire danser les personnes présentes, pendant que les enfants profitaient du manège. Toutes les festivités du 14 ont été maintenues, grâce à une météo plus clémente : concours de pétanque, jeux et structures gonflables, concert pop-rock par le groupe BID, lâcher de ballons, pesée du panier garni et restauration réalisée par les pompiers du Massif.

    Les comités des fêtes de Merfy et Saint-Thierry, représentés par Maxime Paruitte et Agnès Waitasreck, qui œuvrent en commun pour réussir ce rendez-vous, sont particulièrement ravis d’avoir pu contenter petits et grands

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    Union120718b- Marne
    SUIPPES : Décorations à Suippes

    Les décorés (dans l’ordre énoncé dans le texte).
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    A l’occasion du 14-Juillet, des remises de médailles ont eu lieu :

    la Croix du combattant au bri¬gadier-chef 1re classe Courmont, la citation avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale au maréchal des logis-chef Fabre (citation avec étoile de bronze), au capitaine Gaudy, au lieutenant Michelin, à l’adju¬dant-chef Broc, à l’adjudant Bayard, au maréchal des logis chef Charbonneau, au maréchal des logis chef Fromenteau, et au brigadier-chef Brasseur.

     

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    TOGNY-AUX-BŒUFS : Repas républicain à Togny-aux-Bœufs

     

     

    Comme les années précédentes, l’association Familles rurales avait invité les habitants et amis du village pour célébrer la fête du 14-Juillet.

    Ils se sont retrouvés à midi, à l’abri, autour d’une table où un repas républicain a été servi à une centaine de personnes.

    L’après-midi s’est terminé avec des jeux pour le bonheur des petits et grands.

     

     

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    Union120717yz - Marne
    REIMS : Légion d’honneur : Juste reconnaissance pour Yvon Zebic

    Yvon Zebic, ancien médecin du quartier Croix-Rouge, est décoré.
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  • Le lieutenant-colonel Thierry Forest, commandant le groupement de Gendarmerie mobile III/7 de Reims, a remis la médaille de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur à Yvon Zebic, le vendredi 13 juillet au cours de la prise d’armes célébrant le 223e anniversaire de la Révolution, devant les troupes du 132e BCAT de Suippes.

    Un sang-froid incomparable

    Cette distinction lui a été attribuée par le ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Elle suit, chez M. Zebic, la croix de la valeur militaire avec étoile de vermeil qu’il a reçue pour un comportement remarquable pendant la guerre d’Algérie où, comme le précise la citation, il « … n’a cessé de se distinguer par son allant, son sang-froid et son esprit de décision », en particulier au cours d’un combat contre l’OAS où il « … a magnifiquement confirmé ses qualités de chef ».

    « Ce fut la première fois qu’ils échouaient dans une tentative contre le contingent. Ils n’ont plus essayé ensuite », explique-t-il. « J’ai tout fait pour limiter les victimes du combat comme l’a signalé le général Katz, commandant le corps d’armée d’Oran, dans son livre « L’honneur d’un général - Oran-1962 » (Editions L’Harmattan) où il précise : « Un commando tire délibérément sur une section d’appelés du 21° R.I. chargée de régler la circulation au rond-point Gambetta.

    Si l’affaire ne se termine pas tragiquement, c’est grâce au sang-froid d’un incomparable sous-lieutenant du contingent qui garde ses hommes en main et évite que l’accrochage ne dégénère en fusillade générale » contrairement à ce qui s’était passé le 22 mars à Alger, au cours de la sanglante fusillade de la rue d’Isly ». La reconnaissance d’avoir évité des dizaines de morts et blessés supplémentaires ne lui fera jamais oublier qu’il a eu un tué et des blessés du contingent.

    Yvon Zebic a dédié cette décoration « à mes parents qui, malgré les injustices dues à la faute d’être étrangers et ouvriers, ont été des exemples de toutes les qualités humaines, à mes petits-enfants qui m’apprennent l’avenir, à tous les anciens d’Algérie qui ont été tant sacrifiés et sont toujours oubliés, aux anciens harkis qui ont été lâchement abandonnés, à tous ceux qui sont discriminés et pour qui je me bats toujours, en particulier dans mon quartier Croix-Rouge. »

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    Union120717z - Marne
    ANGLURE : La tradition sous le déluge à Anglure

     

    La fête nationale a ses traditions au village et ce n’est pas le mauvais temps qui allait déroger à la règle.

    Les festivités ont débuté avec le repas organisé par le comité des fêtes. Liliane, qui a toujours un pied en cuisine et l’autre dans la salle avec ses complices Claudine et Jeanine, portait pour l’occasion un ensemble aux couleurs nationales.

    A la fin du repas, tous ont été conviés par la municipalité à la distribution des lampions. Une vingtaine de pompiers, flambeaux en main, s’est mêlé au cortège sous des trombes d’eau.

     

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    Union120717y - Marne
    ARRIGNY

     

     

    Samedi à 18 heures, entre deux éclaircies, une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le monument pour commémorer la fête nationale.

    A l’issue de la cérémonie, la maire Marie-France Bouquet a remis aux élèves entrant en e un dictionnaire, en leur souhaitant beaucoup de réussite.

    La soirée s’est terminée par un apéritif dînatoire.

     

     

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    Union120717x - Marne
    BLAISE-SOUS-ARZILLIÈRES

     

    À Blaise-sous-Arzillières, petite commune d’environ 300 âmes, les habitants ont fêté le 14 juillet en s’affrontant, de manière bon enfant bien sûr, autour d’un concours de pétanque.

    La remise des prix de cette compétition s’est faite autour du verre de l’amitié, auquel tous les villageois étaient conviés.

     

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    Union120717vv - Marne
    BRANDONVILLERS

     

     

    Comme chaque année, la commune a invité les habitants à partager le repas du midi pour le 14 juillet.

    Et chaque année de plus en plus de monde répond présent : 140 personnes cette année.

    Le public a ensuite dansé sur les airs d’accordéon.

     

     

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    Union120717v - Marne
    CHAMPIGNEUL-CHAMPAGNE : Sangria, brochettes et feu d’artifice à Champigneul-Champagne

     

    Pour célébrer la fête nationale, les Campaliens étaient invités au dépôt d’une gerbe au monument aux morts avec la présence du corps des sapeurs-pompiers et de la fanfare du Mesnil-sur-Oger

    Ensuite, pour cause d’une météo pluvieuse, la population s’est dirigée vers la salle des fêtes où une sangria était offerte par la municipalité.

    La soirée s’est poursuivie avec la présence de cent quatre-vingts personnes qui ont partagé brochettes et pâtisserie ! « maison » ; vers 23 h 30 ils ont pu apprécier, sous les parapluies, un très beau feu d’artifice tiré par trois pompiers volontaires formés à ce genre d’exercice.

     

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    Union120717u - Marne
    CHATILLON-SUR-BROUE : Une fête tout en lumière : Artifices et lanternes thaïlandaises

     

    Une soirée de fête dont les villageois garderont un bon souvenir.

    Le maire de Châtillon-sur-Broué Pierre Lethiès a cette année encore gâté ses administrés à l’occasion du 14 juillet.

    La soirée a commencé par un apéritif suivi d’un méchoui servi aux habitants de la commune. Une soixantaine de personnes de tous âges se sont retrouvées sous les chapiteaux en face de l’auberge du Pot Moretou dans la prairie en face.

    Vers 23 heures le feu d’artifice a commencé : il y avait plus de 700 personnes réparties sur 150 mètres pour admirer le tir.

    L’étape suivante, qui innovait par son originalité, a été malheureusement perturbée par une météo décidément infernale ! Le maire avait prévu un lâcher de lanternes thaïlandaises. Les cinquante lanternes distribuées, chaque enfant ouvrait des yeux émerveillés. Mais avec le vent, une seule lanterne a réussi à se gonfler, puis à monter dans le ciel, ajoutant bientôt un point lumineux parmi les étoiles.

    Puis, le groupe Tony Truand a donné un concert de rock qui a enflammé la foule jusque tard dans la nuit. Un 14 juillet dont on se souviendra !

     

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    Union120717t - Marne
    DAMERY : une fête très perturbée par la météo

    Le temps clément a été clément pour le défilé officiel.
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  • Comme dans de nombreuses communes, les festivités du 14 juillet ont été très perturbées par les conditions climatiques.

    Ainsi, dès le vendredi 13 au soir, la retraite aux flambeaux s’est effectuée sans fanfare et, consolation tout de même, le feu d’artifice, tiré sous la pluie a été particulièrement réussi et apprécie.

    La salle des fêtes fut la bienvenue pour accueillir les participants à la paella géante et la soirée dansante proposée par les sapeurs-pompiers.

    Malgré une accalmie bienvenue mais incertaine, les animations du 14 ont été sérieusement tronquées, la salle des fêtes étant une nouvelle fois bienvenue.

    Bref, un cru 2012 à oublier bien vite.

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    Union120717s - Marne
    GAYE : Saucisson à l’eau à Gaye

    Les habitants du village avaient rendez-vous pour la traditionnelle saucissonnade, mais le temps incertain a poussé les organisateurs à opter pour un retranchement à l’abri.

    La petite salle d’évolution a donc accueilli une centaine de convives.

    A cette occasion, Ninon Poilvert, Réda Concy, Cassandra Macarty, Corantin Siméon, Gaëtan Barnet, futurs élèves, de 6e ont été récompensés par la commune qui leur a remis un livre ainsi qu’une sacoche à l’effigie de la commune de Gaye (notre photo).

    En raison du mauvais temps, le défilé et le tir des feux d’artifice ont été reportés au lendemain.

    Le maire, Rémi Picard, a donc invité les habitants à se rendre au point de départ pour le fameux défilé aux lampions et le feu d’artifice en soirée.

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    Union120717r - Marne
    GIFFAUMONT : Fête nationale : Trois gerbes pour un village

    La cérémonie a été suivie d’un méchoui bien à l’abri.
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  • Giffaumont-Champaubert est une commune dotée d’une grande mémoire : elle possède en effet trois monuments aux morts. Outre celui de Giffaumont proprement dit, situé près de la place du village, il y a ceux des deux villages engloutis par le lac du Der en 1974, Champaubert et Chantecoq, qui ont été déplacés à cette époque pour être réimplantés dans l’enceinte du cimetière de regroupement, au pied de la digue. Toutes les cérémonies officielles avec dépôt de gerbe se déroulent ainsi en trois exemplaires.

    La commémoration du 14 juillet a eu cette année une connotation toute symbolique puisque ce sont trois jeunes enfants qui ont déposé tour à tour les trois gerbes, l’un d’eux pour Champaubert, le second pour Chantecoq, puis les trois ensemble pour Giffaumont : un bel exemple de lien intercommunal et intergénérationnel !

    Méchoui

    Le maire Fanny Beaudouin a invité l’ensemble de la population au foyer rural pour le vin d’honneur traditionnel.

    Puis une soixantaine de villageois de tous âges ont dégusté un méchoui copieux et bien cuisiné.

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    Union120717q - Marne
    JUSSECOURT-MINAUCOURT : Respect des traditions.

    Une quinzaine d’habitants de la commune de Jussecourt-Minecourt se sont réunis samedi au monument aux morts.

    Après le dépôt d’une gerbe par le maire et trois jeunes, les élèves de maternelle ou primaire à Heiltz-le-Maurupt se sont vu remettre chacun un livre.

    Par ailleurs, le traditionnel dictionnaire a été remis directement à l’école pour les élèves entrant en 6e à la rentrée.

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    Union120717p - Marne
    LE MEIX-TIERCELIN

     

     

     

    Au menu du 14 juillet, dépôt de gerbe au monument aux morts et discours du maire, avec une pensée pour les soldats en mission, vin d’honneur et barbecue, accueil des nouveaux habitants.

    L’après-midi, tout le monde s’est retrouvé pour les jeux : chamboul’tout, pêche à la ligne, concours de penalty, lancer d’œuf et le soir, feu d’artifice.

     

     

     

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    Union120717o - Marne
    LOISY-SUR-MARNE

     

    Une quinzaine de personnes de toutes générations avaient choisi samedi matin de braver le froid pour enfourcher leur bicyclette, pour la traditionnelle randonnée du 14 juillet.

    C’est le long du canal, jusqu’à Ablancourt, que ces amateurs de la petite reine se sont promenés. À la ligne d’arrivée, à la salle des fêtes de Loisy, une coupe de champagne (ou un jus de fruit pour les plus jeunes) attendait ces valeureux sportifs.

     

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    Union120717n - Marne
    MAIRY-SUR-MARNE : L’eau et Le feu à Mairy-sur-Marne

    Il a été toujours dit que l’eau et le feu ne font pas bon ménage, mais à Mairy-sur- Marne, cela n’est pas le cas.

    Vendredi 13, la population a été invitée à un repas offert par la commune qui s’est déroulé dans une très bonne ambiance car la salle était pleine.

    Ensuite défilé dans les rues avec les lampions, pour assister au feu d’artifice, sous la pluie, mais combien réussi grâce à la technique et la volonté de quelques personnes.

    Au bouquet final, tout le monde s’est retrouvé pour danser jusqu’à l’aube.

    Le lendemain matin, à 10h 30, les Mairyons se sont retrouvés au monument aux morts pour le dépôt de gerbe après l’allocution de Madame le maire, Catherine Pujol, entourée des pompiers et des cuivres de l’harmonie de Saint-Germain-la -Ville.

    Pour clôturer ces festivités, les participants ont partagé le verre de l’amitié.

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    Union120717m - Marne
    MONTMORT-LUCY : Les jeunes sapeurs-pompiers à l’honneur à Montmort-Lucy

    La section des jeunes sapeurs-pompiers était présente au monument aux morts.
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    Au cours de la cérémonie du 14 juillet, les jeunes sapeurs-pompiers du canton de Montmort-Lucy ont été mis à l’honneur. En effet, les quatrièmes années qui sont déjà titulaires du brevet de JSP ont reçu leur diplôme pour les activités de premiers secours et du port de l’appareil respiratoire isolant.

    Une occasion également pour remettre des diplômes aux sapeurs-pompiers du centre de secours de Montmort-Lucy. Parmi, les récipiendaires, le caporal-chef Baptiste Barbier a été élevé au grade de sergent et le caporal Ravillon Damien a reçu la médaille d’argent pour 20 années de sapeur-pompier volontaire.

     

     

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    Union120717l - Marne
    MOURMELON-LE-GRAND : Un défilé digne des Champs-Elysées à Mourmelon-le-Grand

     

    Le matin, les pompiers ont été récompensés par plusieurs médailles. Et en soirée, les habitants ont pu applaudir l’un des plus beaux défilés de France.

    Un joli programme pour le 14-Juillet à Mourmelon-le-Grand !

    Pour commencer, en fin de matinée au square Jean-Jaurès, plusieurs médailles ont été remises aux pompiers de la ville, la cérémonie s’est achevée par un apéritif offert à tous.

    Puis en soirée, une prise d’armes s’est déroulée devant la piscine de garnison, suivie d’un magnifique défilé militaire des troupes à pied et motorisées sur l’artère principale de la ville. Comme chaque année, il s’agit d’un des plus gros défilés militaires en France après celui des Champs-Elysées à Paris.

    Enfin, comme à l’habituée, des lampions ont été dis¬tribués aux familles présentes dans le hall du Centre culturel Napoléon III.

    Tous se sont ensuite rendus en cor¬tège sur le stade de la garnison, où un magnifique feu d’artifice a été tiré, ravissant petits et grands !

     

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    Union120717k - Marne
    MUIZON : Un 14-Juillet rempli

    À Muizon, la fête nationale s’est déroulée comme un peu partout dans la région, entre gros nuages pluvieux et temps ensoleillé.

    Le matin, la municipalité, l’Union nationale des combattants et les sapeurs-pompiers conduisaient une partie de la population au monument du souvenir, pour le dépôt d’une gerbe de fleurs.

    Tous se sont ensuite retrouvés sous le préau de l’école élémentaire pour le vin d’honneur.

    L’après-midi, le comité des fêtes a pris le relais, au parc de loisirs du Champ-Jeudi, pour proposer tours de manège ou de poneys, pêche aux canards, auto-tamponneuses, et un concours de pétanque.

    Le soir, une animation interactive des membres de Cheval Art Action a rassemblé petits et grands sur la place du Commerce, puis tout le monde s’est rendu parc pour un sublime feu d’artifice suivi du traditionnel bal champêtre.

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    Union120717j - Marne
    PARGNY-SUR-SAULX

     

     

    C’est par un vent glacial que s’est déroulée la fête nationale.

    La maire Denise Guérin a rappelé la portée symbolique du 14 juillet (prise de la Bastille en 1789 et fête de la fédération en 1790) dans un pays en crise.

    Deux pompiers, Stéphane Pfund et Patrice Renaux, ont reçu la médaille d’honneur de vingt ans tandis que des bénévoles recevaient un diplôme d’honneur communal.

     

     

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    Union120717i - Marne
    PRUNAY : Inaugurations et médailles : C’était la fête des pompiers

    Un nouveau local pour les pompiers volontaires ; c’était l’une des nombreuses occasions

    Inaugurations, médailles et récompenses : le 14-Juillet 2012 à Prunay ne manquait pas d’occasions de réjouissances.

    INAUGURATIONS, médailles et récompenses : ça ne sera peut-être pas comme ça chaque année, mais en tout cas le cru 2012 du 14-Juillet a été particulièrement chargé en occasions de se réjouir à Prunay. Et en particulier au sein de la communauté des pompiers*, autour de laquelle nombre de ces réjouissances tournaient.

    Retraité et bacheliers

    Prenons les inaugurations par exemple ; eh bien, les soldats du feu étaient concernés : ils ont désormais de nouveaux locaux à leur disposition, et il fallait bien saluer cette réalisation. Cela dit, les employés communaux étaient eux aussi dans le même cas de figure, avec un nouveau local à inaugurer également.

    Pour ce qui est des médailles, il y en a eu une belle petite brochette de distribuées : au titre, une fois encore, des pompiers (de la Marne), ont été décorés Viviane Messiaen-Bouillon, l’ancien maire de la commune, Jean Munier, et le maire actuel Frédéric Lepan, ainsi que le président de la communauté de communes Gérard Poix, qui exerça chez… les pompiers de Champfleury au grade de lieutenant.

    La médaille des 35 ans de sapeur-pompier professionnel a en outre été remise à l’adjudant-chef Michel Lefèvre, de la caserne Reims-Witry.

    Un homme était particulièrement ému dans l’assistance : Yves Eschlimann, qui fêtait aussi ce jour-là son départ à la retraite comme… caporal-chef pompier volontaire après 42 ans de bons et dévoués services, entouré par quelque 200 invités. On avouera donc que le champagne avait déjà plus d’une bonne raison de couler en plus du souvenir de la prise de la Bastille. Mais il ne faut pas oublier les enfants : ceux qui avaient passé avec succès leur examen, brevet des collèges ou bac, ont eu droit eux aussi à une récompense ! Et peut-être même que parmi eux se recruteront… les prochains pompiers !

    A.P.

    * Il s’agit là de pompiers volontaires communaux, non intégrés au service départemental d’incendie et de secours.

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    Union120717h - Marne
    REIMS-LA-BRÛLÉE

     

     

    Malgré une météo incertaine, les habitants de Reims-la-Brûlée n’ont pas hésité à suivre la cérémonie proposée par le tout nouveau maire de la commune, Joël Lagneaux, qui a déposé une gerbe au monument aux morts.

    Vin d’honneur ensuite à la salle communale.

     

     

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    Union120717g - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : En couleurs et en musique avec la Fanfaren Zug à Sainte-Ménehould

    Une fête nationale sous le signe de l’amitié franco-allemande.
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  • Ce fut un vrai symbole de la réconciliation : la Fanfaren Zug de Bruchsal, la ville allemande jumelle, avait demandé à participer aux festivités du 14-Juillet. Dans des habits aux couleurs flamboyantes, drapeau tournoyant, les 20 musiciens ont assisté aux cérémonies.

    Puis la fanfare a fait une haie d’honneur musicale aux pompiers de la ville qui défilaient, avant de donner un concert sur le parvis de l’hôtel de ville et même de jouer dans la salle de la mairie… Bertrand Courot devait rappeler à nos hôtes allemands que la République était née près d’ici, à Valmy ; petit cours d’histoire de France avec au passage une évocation du futur centre d’interprétation.

    Auparavant les autorités civiles et militaires avaient déposé les traditionnelles gerbes au monument aux morts, les sonneries étant assurées par les musiciens d’Argon’notes.

    Le 14-Juillet fut aussi l’ocasion de mettre à l’honneur des sapeurs-pompiers nommés à un grade supérieur : Dominique Petitpas (lieutenant), Yann Canonne (adjudant), Loïc Neuville et Marcel Royer (sergent-chef), Aurélien Chevalier et Philippe Sauveur (caporal).

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    Union120717f - Marne
    SAINT-GERMAIN-LA-VILLE : Sous le signe de l’amitié à Saint-Germain-la-Ville

     

     

    Pour la fête nationale du 14 juillet, les habitants de Saint-Germain la-Ville se sont rassemblés près du monument aux morts, avec M. le maire, René Schuller, accompagné des trompettistes de l’Harmonie des Enfants de la Marne et des pompiers volontaires du village.

    Tous ont ensuite partagé le verre de l’amitié, organisé par le comité des fêtes du village.

     

     

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    Union120717e - Marne
    SAINT-JUST-SAUVAGE : la fête à l’abri sous la rotonde

     

    Malgré la pluie incessante, les habitants ne se sont pas dérobés pour fêter ensemble et en musique ce 13 juillet au stade Henri-Homon.

    Forcément déçus par l’annulation du feu d’artifice, les villageois ont malgré tout dansé au rythme de l’animation de Pierre Agutte sous la grande rotonde installée pour l’occasion.

    La buvette était tenue cette année par le club des Marmottes, l’association des parents d’élèves.

     

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    Union120717d - Marne
    SAINT-UTI N

     

    Pour le 14 juillet, deux pompiers ont reçu la médaille d’or pour leurs trente années de service aux seins du corps de la commune de Saint-Utin. Il s’agit de Jean-Claude Hercot et Jean-Paul Trisson.

    À l’occasion de cette cérémonie, une démonstration de maréchalerie-orthopédie a été réalisée par Romuald Baril, jeune artisan.

     

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    Union120717c - Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : Entre froid et pluie Souvenirs de 1789

    Le maire a prononcé un discours après le défilé.
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    Après une cérémonie sur le parvis de l’église, le cortège a amené les participants devant la mairie. Le maire Raymond Dziéja y a prononcé son allocution, rappelant la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire, dans une période d’approvisionnement difficile.

    Le maire a ensuite remis au lieutenant Christophe Vaillant et au sapeur de 1re classe Marielle Payot la médaille d’honneur pour vingt-cinq ans de service. Avant le vin d’honneur, Musique Champagne parade a exécuté sous la halle quelques morceaux de circonstance.

    La veille, la retraite au flambeau et le feu d’artifice avaient été annulés pour causse de pluie. Cela n’a pas été le cas du concours de pétanque sur la place Léon-Bourgeois. Les trente-deux doublettes se sont donc affrontées malgré les averses, et c’est la buvette qui a été la gagnante !

     

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    Union120717b - Marne
    VANDIERES : Des dicos et des fleurs à Vandières

    Les mains vertes ont été récompensées.
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  • A Vandières, le 14 juillet est aussi l’occasion pour les élus de remettre quelques dictionnaires aux enfants entrant au collège et de remercier les habitants pour leurs efforts en matière de fleurissement.

    Avant de remet¬tre le prix des plus belles mai¬sons fleuries pour 2012, la com¬mission a souhaité saluer les efforts réalisés par la coopéra¬tive de l’Argentaine pour son aménagement paysager, ainsi que le parc du château qui, avec ses jolis buis, a pris une belle dimension arbustive, sans oublier les employés commu¬naux, Michel, Gilles et Mauri¬cette, sans qui bien des projets ne verraient pas le jour.

    Les gagnants :

  •  Maison avec grand jardin : M. et Mme Francis Loriot.
  •  Maison avec balcon et fenê¬tre : M. et Mme Pognot.
  •  Exploitation viticole : M. et Mme Benjamin Moulun.
  •  Maison avec cour sur la voie publique : Mme Evelyne Berat.
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    Union120717a - Marne
    VITRY-EN-PERTHOIS

     

    Samedi, les habitants de Vitry-en-Perthois étaient conviés au monument aux morts.

    Après avoir déposé une gerbe au pied de celui-ci, le maire Maurice Bourgeois a évoqué quelques faits marquants qui se sont déroulés un I 4 juillet, depuis la Révolution Française.

    La Marseillaise a été interprétée par la Clef des champs la chorale du village.

    Les autres festivités prévues samedi ont été annulées pour cause de mauvais temps.

     

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    Union120716z - Marne
    DORMANS : Les anniversaires commémorés au mémorial de Dormans

    Les 94e et 98e anniversaires des batailles de la Marne ont été commémorés en présence du général d’armées Bruno Cuche (par ailleurs gouverneur des Invalides), de Christian Bruyen, maire de Dormans et vice-président du conseil général, du comte Philippe de La Rochefoucauld, président d’honneur du mémorial des batailles de la Marne, de Rémi Becourt-Foch, petit-fils du maréchal Foch et de Jean-Claude Robert, président de l’association Mémorial de Dormans 1914-1918.

    Les cérémonies ont débuté par un office religieux animé par la chorale de Dormans et célébré en la chapelle de la reconnaissance par le père Bertrand Sartorius, aumônier régional catholique de la Région Terre Sud- Est et le père Jean-Marie Spiegel, curé de la paroisse.

    À l’issue de l’office, une prise d’armes s’est déroulée dans la cour d’honneur du mémorial, avec la participation d’un détachement du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon, des sapeurs-pompiers et jeunes sapeurs-pompiers de Dormans, et de la Musique Municipale de Dormans.

    Précédant les allocutions d’usage, une gerbe a été déposée à l’entrée de la nécropole, tandis que les sonneries réglementaires étaient exécutées par la Musique municipale de Dormans.

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    AVENAY-VAL-D’OR

     

    Pour sa dernière représentation en France, le 29` festival du folklore se produisait à Avenay-Val-d’Or pour les festivités du 14 juillet.

    Cette année, c’est le Chili qui était à l’honneur avec le ballet national du Carahue-Bafca.

    Cette troupe de cinquante danseurs et musiciens a emmené les spectateurs pour un voyage rythmé et ensoleillé au son des percussions traditionnelles des Andes, de l’île de Pâques et de la Polynésie, apportant ainsi un peu de chaleur à ce 14 juillet plutôt frisquet !

     

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    BROYES

     

    Pas de feu d’artifice le 13 au soir à cause d’un temps exécrable.

    Le 14 juillet, après un dépôt de gerbe au monument aux morts, les courageux participants(malgré la pluie) se sont retrouvés dans la salle communale pour partager un moment de convivialité ; la dégustation de la « rondelle » traditionnelle et les jeux pour petits et grands.

    Grâce à une relative éclaircie, le feu d’artifice a pu être tiré route d’Allemant pour le plus grand plaisir de tous.

     

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    CHAMPILLON

     

    La municipalité a invité la population à se rassembler avec la fanfare pour défiler jusqu’au monument aux morts afin d’y déposer une gerbe et de se rappeler le grand moment qui a marqué la France.

    Le cortège s’est dirigé vers l’espace des Diablotins pour un vin d’honneur. La Chouette des fêtes Henri-IV était exposée.

     

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    CHÂTILLON-SUR-MARNE

     

     

    Malgré le temps peu clément, la tradition du 14 juillet aura été respectée et perpétrée à Châtillon, avec dans le cœur le soleil par trop absent.

     

     

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    COURTISOLS : Pluie de lumière pour les célébrations du 14 Juillet à Courtisols

    Cérémonie au monument aux morts avant la course de 10 kilomètres…
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  • Comme partout, la météo a été peu favorable pour le 14 juillet courtisien. Malgré cela, les festivités ont commencé avec le traditionnel défilé, conduisant les drapeaux, les pompiers, le conseil municipal, les associations et quelques rares Courtisiens de la salle de judo au monument aux morts où le maire a déposé une gerbe au nom de la commune.

    La fête traditionnellement organisée dans le parc Massez a dû se replier à la salle Robert-Chaboudé pour le reste de la journée. Course pédestre de 10 kilomètres pour une trentaine de coureurs, mais aucun participant pour la course en rollers : la chaussée était trop glissante pour les adeptes des petites roulettes ! Les enfants ont pu ensuite profiter des jeux mis en place par le comité des fêtes (Cofac) puis du goûter distribué par les pompiers.

    La retraite aux flambeaux, très suivie, a démarré de l’église Saint-Memmie pour rejoindre le stade de football, où a été tiré un magnifique feu d’artifice, avant le traditionnel bal à l’abri dans la salle !

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    DORMANS

     

    Si la retraite aux flambeaux a dû être annulée vendredi soir, les spectateurs ont pu néanmoins admirer le spectacle pyrotechnique dans le parc du château, maintenu malgré des conditions météo désastreuses.

    Heureusement le soleil a fait son apparition samedi, permettant un rassemblement au monument aux morts suivi par un casse-croûte républicain au château.

    La fête nationale est aussi l’occasion de remettre leurs galons verts aux jeunes sapeurs pompiers qui ont réussi leur examen de fin d’année : Charles, Nicolas,Thomas, Dylan, Marine, Coralie, Émeline, Mathilde, Baptiste, Cédric et Maxime.

    Les cérémonies se sont achevées par un concert de la musique municipale de Dormans.

     

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    Union120716s - Marne
    FÈRE-CHAMPENOISE

    Chaque année, le 14 juillet est célébré à Normée (commune associée à Fère-Champenoise) avec beaucoup de solennité.

    Après le défilé des pompiers de la mairie au monument aux morts, le maire de Fère et le maire délégué à la Normée y ont déposé une gerbe, accompagnés par la Marseillaise avec la chorale de « Loisir, culture et bien-être ».

    Passage ensuite au cimetière pour y déposer également une gerbe sur la tombe de cinq aviateurs étrangers (anglais et canadiens) dont l’solennité.

    Après, à Mailly s’est abattu sur le territoire de la commune.

    Ce 14 juillet a été l’occasion également de remettre au lieutenant de pompiers Thierry Duru la médaille d’or pour trente ans de service. Enfin, le maire a offert des clefs USB aux élèves finissant leur 3e.

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    FONTAINE-SUR-AY

     

     

    La célébration du 14 juillet à Fontaine-sur-Ay a débuté par le dépôt d’une gerbe au monument par le maire Francis Faglin en présence de l’harmonie d’Avenay-Val-d’Or.

     

     

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    HEILTZ-L’EVEQUE

     

     

    Une trentaine de personnes ont assisté à la cérémonie au monument aux morts.

    Après une Marseillaise interprétée par la chorale locale, tout le monde s’est réchauffé autour d’un vin d’honneur.

     

     

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    Union120716p - Marne
    LA CHAUSSEE-SUR-MARNE : Festivités du 14-Juillet À La Chaussée-sur-Marne

    Une belle journée riche en activités au centre de secours.

    Pour la fête nationale, l’amicale des sapeurs-pompiers, le centre culturel et sportif et l’association des parents d’élèves de La Chaussée-sur-Marne se sont unis pour proposer une journée riche en activités au centre de secours.

    Tout a commencé vers 11 heures par le discours de Christian Grandjean, maire et la remise de diplômes aux sapeurs-pompiers ayant réussi des formations au cours des mois précédents. Puis s’ensuivit de la traditionnelle remise de dictionnaires, offerts par la commune, à tous les élèves qui intégrerons la 6e à la rentrée.

    Un verre républicain a clôturé cette petite cérémonie pour ensuite laisser place au programme de la journée mis en place par les différentes associations. La journée a été riche, même si la pluie s’est invitée sous forme d’averses de temps à autre, cela n’a pas découragé les nombreux promeneurs qui ont pu visiter la caserne et y découvrir les véhicules ainsi que le matériel d’intervention.

    Les enfants ont eu en plus la joie de se défouler dans des structures gonflables, de faire un parcours sportif ou encore de monter au balcon du premier étage de la tour de séchage et d’exercices par un système de cordes (et deux pompiers pour les hisser…) Les manœuvres ont également été très appréciées : une première de désincarcération mettant en scène un accident entre deux voitures, puis un feu de voiture, et enfin une simulation de feu d’appartement très réaliste avec l’arrivée en renfort d’une grande échelle de Châlons. La journée s’est terminée plus tard que prévue tellement elle est passée vite !

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    Union120716o - Marne
    LA CHEPPE

    La cérémonie du 14 juillet, devant le monument aux morts de la Cheppe, est un moment important de la vie de la commune.

    Les Anciens d’Algérie avec le porteur de la gerbe Adrien, le maire, les pompiers, les habitants, par leur présence, en montrent la solennité.

    Marcel Bonnet, maire, a tenu à redire l’importance de ce jour : « Commémorer le 14 juillet I 789, 223 ans après, c’est rappeler notre attachement à l’histoire, à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui inspira de nombreuses démocraties dans le monde ; c’est souligner notre attachement à la République qui vit le jour en I 792. La Liberté, l’Égalité et le respect des autres, la Fraternité n’ont pas fini d’entretenir l’espérance des hommes. Quelles que soient les divergences qui nous séparent, c’est la grande image de l’unité nationale que nous voulons. »

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    Union120716n - Marne
    LA FRANCHEVILLLE

     

    Malgré les conditions météo désastreuses, l’équipe du comité des fêtes de la Francheville a réussi l’exploit de réaliser les festivités prévues pour le I 4 juillet et de tirer le feu d’artifice sous le regard d’un public courageux.

    La soirée s’est terminée par un bal dans la bonne humeur.

     

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    Union120716m - Marne
    LE GAULT-SOIGNY

     

    Profitant d’une très brève accalmie, les enfants du Gault-Soigny, munis de lampions, ont défilé non pas dans les rues de la commune comme d’habitude mais autour de l’espace Garlande, ce 13 juillet au soir, pour une petite retraite aux flambeaux.

    Ils ont fait plusieurs fois le tour de la salle des fêtes avant que la pluie ne mette un terme à la fê3e.

     

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    Union120716l - Marne
    LUXEMONT-VILLOTTE

     

    Une centaine de convives se retrouvait autour d’un barbecue et quatre culottes d’agneaux.

    L’animateur a fait danser les convives tout le long de l’après-midi.

    La tradition de la fête nationale a remporté le succès escompté.

     

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    Union120716k - Marne
    MAGENTA

     

    La population était invitée à se réunir autour du monument aux morts à l’occasion de la fête nationale.

    Entre deux haies de porte drapeaux, le maire Laurent Madeline et Serge Lépine, président de I’UNCAFN, ont déposé une gerbe au pied du monument.

    C’est la Musique municipale qui a exécuté les sonneries puis la Marseillaise, avant la réception à l’espace culturel Pierre-Godbillon.

     

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    Union120716j - Marne
    MAREUIL-LE-PORT

     

    À Mareuil le Port, la fête nationale n’aura été que peu perturbée par une météorologie décidément bien automnale.

    Le feu d’artifice du 13 au soir a bien embrasé le ciel.

    Dépôt de gerbe et remise des prix du fleurissement ont été réalisés, sans oublier le casse-croûte sur les bords de Marne réaménagés.

     

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    Union120716i - Marne
    MONTMIRAIL

    Si la commune de Montmirail a annulé la retraite aux flambeaux et le feu d’artifice suite au temps pluvieux, le 13 juillet au soir, l’amicale de la Rue des Vignes à Montmirail a quant à elle a fêté son 14 juillet.

    Une cinquantaine de personnes se sont donné rendez-vous pour leur traditionnelle fête nationale, sur le thème cette année d’une soirée basque.

    Les invités avant de se mettre à table ont participé à un jeu musical.

    Comme le disait la présidente : « Malgré la pluie, le vent et la tempête on continue à faire la fête ».

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    Union120716h - Marne
    REIMS : Des Rémois bien timides pour les festivités du 14-Juillet

    Malgré une prestation pleine d’énergie, la place d’Erlon a mis de longues minutes avant qu’une ambiance festive ne s’installe.
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    Il ne pleuvait pas, il ne faisait pas particulièrement froid. Mais il aura pourtant fallu de très nombreuses minutes aux artistes du groupe Millenium pour se mettre les Rémois dans la poche samedi après-midi. Pas simple, en effet, de se tailler la part du lion parmi des spectateurs, qui, le plus souvent, avaient les bras croisés. Il faudra attendre que les nuages se dissipent et que le mercure grimpe un peu pour voir certaines mains s’entrechoquer ou encore des corps se déhancher légèrement.

    La place d’Erlon n’a pas vibré de plaisir malgré une prestation des plus énergiques. Un peu plus tard dans la soirée, c’est autour du cryptoportique, place du Forum que des dizaines de personnes se sont rassemblées pour admirer le concert de « No way ! Docteur Lester ».

    Plutôt sympa. Mais le lieu où l’ambiance était certainement la plus conviviale était autour du chapiteau du Temps des cerises, du côté de la rue de la Cerisaie. Le pique-nique a fait recette malgré une météo incertaine et les initiations aux arts du cirque proposées par la compagnie Les Feufollets et l’école de cirque Supercrampe ont fait recette. Idem pour ce qui a été de la découverte de l’orgue de barbarie ou encore les autres concerts qui se sont tenus tout au long de la soirée pour terminer aux environs de minuit.

     

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    Union120716g - Marne
    REUIL

     

    Après le concert avec le groupe reuillat les Sparnakus et le traditionnel feu d’artifice vendredi soir, quatre-vingt-dix personnes (dont une trentaine de Danois), se sont retrouvées samedi autour du méchoui organisé par l’Amicale.

    Les participants ont salué les cuisiniers levés dès 6 heures du matin pour servir cochon et mouton rôtis à point.

     

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    Union120716f - Marne
    SUIPPES : Fête nationale / On décore les militaires à Suippes

    Le défilé militaire et des pompiers, un des moments les plus attendus par les Suippas.
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  • La cérémonie du 14 juillet a été marquée, à Suippes, par une prise d’armes, une remise de décorations, et un défilé de troupes à pied et motorisé.

    PRÉSIDÉE par le lieutenant-colonel Jean Pierre Trzcialkowski, commandant d’armes de la place de Suippes par suppléance, le maire Jean Huguin et la conseillère générale Agnès Person, cette cérémonie comprenait d’abord une revue des troupes, en présence des pompiers et anciens combattants et de l’union musicale.

    Défilé des troupes

    Une remise de décorations a suivi : la croix du combattant au brigadier-chef 1re classe Courmont puis citation avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale au maréchal des logis-chef Fabre (citation avec étoile de bronze), au capitaine Gaudy, au lieutenant Michelin, à l’adjudant-chef Broc, à l’adjudant Bayard, au maréchal des logis-chef Charbonneau, au maréchal des logis-chef Fromenteau, et au maréchal des logis Brasseur. Le défilé des troupes à pied et motorisé, accompagné par la musique, est le moment est toujours attendu et applaudi.

    On remarquait une section motorisée avec un PVP (petit véhicule protégé), un VAB (véhicule de l’avant-blindé), ainsi que quatre Caesar (camions équipés d’un système d’artillerie). Les pompiers de Suippes fermaient le défilé, suivis de neuf véhicules d’intervention.

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    Union120716e - Marne
    TINQUEUX : 14-Juillet Dans le plus grand respect

    Madeleine Dupuis, le maire, Jean-Pierre Fortuné, Gilles Richard,
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  • En souvenir de la prise de la Bastille, Jean-Pierre Fortuné, maire et conseiller général de la Marne, David Quimper, brigadier-chef au Camp militaire de Suippes, et Gilles Richard, président des anciens combattants de Tinqueux, ont présidé la cérémonie commémorative du 14-Juillet.

    Une présence en l’honneur des valeurs de la République avec la participation de la police nationale et municipale, des membres du conseil municipal, des pompiers et porte-drapeaux, des enfants des écoles, de nombreux administrés et responsables d’associations.

    Un moment fort dont les symboles de liberté, égalité, fraternité font aujourd’hui partie intégrante du patrimoine national. Henri Wenisch, président d’honneur des anciens combattants de Tinqueux, et Madeleine Dupuis, vice-présidente du Mouvement national de la Résistance « Libération Nord », ont accompagné le maire et le président des anciens combattants pour déposer les gerbes de fleurs devant le monument aux morts.

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    Union120716d - Marne
    VAL-DE-VIERE

     

    Après le dépôt d’une gerbe aux monuments aux morts, les Vièrois se sont réunis dans la cour de l’ancienne école où, après le vin d’honneur, ils étaient invités par la commune à un buffet campagnard.

    Le ciel peu clément permis toutefois aux enfants participer à quelques jeux traditionnels : planchette savonnée, course des garçons de café, pinéata champenoise..

     

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    Union120716c - Marne
    VERNEUIL

     

     

     

    Les cérémonies du 14 juillet à Verneuil ont débuté par le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts avec la Musique municipale de Dormans et les pompiers.

    La seule interruption qu’ont dû subir les joueurs au milieu du concours de boules a été pour la saucisson-fromage party et le verre de l’amitié à 17 h 30.

     

     

     

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    Union120716b - Marne
    VERTUS : Fête nationale : Les flambeaux tombent à l’eau

    Les pompiers ont été mis à l’honneur.
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  • Comme un peu partout dans la Marne, la météo a perturbé à Vertus les événements prévus pour la fête nationale.

    Les festivités liées à la fête nationale devaient durer deux jours à Vertus. Dès le vendredi, les habitants étaient appelés à se rassembler vers 20 h 30 en haut des Cités jardins pour une retraite aux flambeaux, mais la pluie et le vent ont motivé l’annulation pure et simple de cette soirée conviviale.

    Pas de torches lumineuses, pas de musique avec l’harmonie les Chardonnay, et surtout pas de feu d’artifice…

    Défilé maintenu

    Heureusement le lendemain, le ciel s’est avéré légèrement plus clément pour la commémoration et le défilé qui ont précédé les dépôts de gerbes au monument de la Résistance puis au monument aux morts. Les participants au défilé sous les nuages et un vent frais se sont enfin retrouvés pour un vin d’honneur à la salle Wogner.

    Les pompiers en ont profité pour mettre à l’honneur certains de leurs membres qui ont brillamment validé des formations spécifiques. Ces derniers ont reçu leurs diplômes des mains du maire Pascal Perrot.

    Mickael Frapart est notamment devenu caporal-chef au cours de la cérémonie et a obtenu son diplôme de chef d’agrès en opérations diverses ; COD2 (conduite d’engins tout terrain) : Stéphane Jannet et Mickael Frapart ; COD 1 (conduite d’engins) : Jean-Christophe Mathieu ; CA INC : Jacky Héry et David Mansard ; DIV 2 (opérations diverses) : Aurélien Masset et Stéphanie Moncuit ; JSP : Hugo Jumel.

    Ce jour-là, la brocante d’été battait son plein sur les boulevards Paul-Goerg et Carnot, mais la foule des grands jours n’a guère été au rendez-vous…

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    Union120716a - Marne
    VRAUX-SAINT-GIBRIEN : Fête nationale / Une douche écossaise à Vraux - Saint-Gibrien

    Les Britanniques ont félicité les habitants de Saint-Gibrien pour un cimetière militaire bien entretenu.
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  • Cérémonie à Vraux en compagnie de vétérans du Squadron XV.
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  • Malgré un ciel menaçant, les cérémonies du 14 juillet ont été une réussite à Vraux.

    Exceptionnellement pas de Tornado sur le termac de Vatry cette année : le XVe Squadron basé en Écosse participe à des exercices en dehors de ses frontières.

    Mais le Squadron XV a détaché un capitaine navigateur et deux mécanos. Un vétéran âgé de 81 ans, le Flight lieutenant Kevin Halligan, a fait le déplacement depuis l’Écosse où il vit actuellement, accompagné de sa cornemuse. En tenue traditionnelle, il a accompagné les cérémonies. Un autre vétéran de 83 an, M. Phillips, mécano à Vraux en 1939 au sein du XV Squadron, était de la fête : il a lu en pleurant le poème en mémoire des aviateurs tués au combat.

    Whisky

    Une centaine de Vraquiers et amis du musée avaient bravé la météo. Serge et Marie-France Maigrot, ballotés comme des fétus de paille au manche de leur biplan anglais de 1931 (avion école des pilotes de la RAF) ont largué le bouquet de fleurs habituel. Les Belges de Gellic venus avec une jeep blindée étaient aussi présents en nombre, ainsi qu’une délégation de l’armée de l’air et les pompiers de Condé-sur-Marne. Tout le monde s’est ensuite retrouvé à la salle Cautain pour le vin d’honneur et une visite de la collection.

    Mais Kevin Halligan ne s’en est pas tenu là. Il a également filé (accompagné toujours de M. Phillips) vers Saint-Gibrien. Quelle surprise pour le groupe de villageois entourant le maire Patrick Libera, lorsqu’ils ont vu arriver au cimetière vers 13 heures un Écossais en tenue traditionnelle… Il avait fière allure à la tête de la délégation.

    Comme chaque année, une délégation britannique venait déposer des fleurs sur les sept tombes d’aviateur anglais tombés lors d’un bombardement de la gare de Châlons.

    À la fin de la cérémonie, Kevin Halligan a commenté la mission de ce malheureux équipage abattu dans le ciel marnais et remis au maire un classeur avec toute l’histoire et des copies des pièces officielles. Gorge, le musicien écossais, a alors sorti alors son petit flacon de whisky écossais de 18 ans d’âge et servi une rasade aux invités médusés.

    Les Britanniques ont félicité les habitants de Saint-Gibrien pour le soin apporté aux tombes ornées de magnifiques fleurs rouges, et expliqué la signification des coquelicots sur les tombes militaires… Lors de la Grande Guerre, alors que les troupes anglaises se battaient en France dans la Somme, il y avait tellement de pertes qu’il était impossible de trouver des fleurs. Ils déposèrent donc des coquelicots sur les cercueils

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    Union120715a - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Rafle du Vel d’Hiv’ / Une Argonnaise se souvient

    En juillet 1942, infirmière de la Croix-Rouge, Geneviève Woiselle découvre l’horreur du Vel’d’Hiv.
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  • Après avoir été préfet de la Marne, René Bousquet (sur la photo il porte un col en fourrure) est nommé secrétaire général de la Police Nationale. C’est lui qui organise la rafle du Vel’d’Hiv. Pendant 5 jours, 7 000 personnes de tous âges vont tenter de survivre sans nourriture, dans une chaleur étouffante et avec un seul point d’eau.

    Il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942, c’était la rafle du Vel d’Hiv’, Geneviève Woiselle a 20 ans. Infirmière de la Croix-Rouge, elle n’oubliera jamais les deux jours qu’elle a passés au milieu des 7 000 personnes raflées au Vélodrome d’Hiver.

    MODESTE et discrète, Geneviève Woiselle coule une retraite paisible en Argonne. Comme tout un chacun, au cours de son existence, elle a connu des joies et des peines. Deux dates l’ont plus particulièrement bouleversée. Infirmière de la Croix-Rouge durant la Seconde Guerre mondiale, Geneviève Woiselle a passé deux jours à aider du mieux qu’elle le pouvait les hommes, les femmes et les enfants raflés au Vélodrome d’Hiver.

    9 000 policiers et gendarmes français

    Nous sommes en juillet 1942. Depuis le début du mois, le secrétaire général de la Police Nationale, René Bousquet, accompagné de Louis Darquier de Pellepoix, le commissaire général aux questions juives et assisté de Jean Legay et Pierre Gallien s’entretiennent avec les autorités allemandes d’un projet de grande ampleur : l’arrestation de plus de 22 000 Juifs étrangers vivant en France.

    L’opération sera menée les 16 et 17 juillet dans la capitale, le gouvernement de Vichy mobilisant 9 000 policiers et gendarmes français. Selon la préfecture de Paris, 13 152 personnes sont arrêtées. Une partie d’entre elles est directement conduite au camp de Drancy. L’autre est retenue dans le XVe arrondissement de Paris, au Vélodrome d’Hiver.

    Dans cette enceinte où les plus grands sportifs ont réalisé des records, Geneviève Woiselle, 20 ans tout juste, découvre l’horreur absolue. Dès l’entrée, elle suffoque. Les victimes de la rafle sont entassées, serrées les unes contre les autres. Elles n’ont rien à manger, un seul point d’eau pour 7 000 personnes et pas de toilettes. Les uns hurlent, tous se désespèrent.

    Des souvenirs indélébiles

    Avec fort peu de moyens mais beaucoup de courage et de compassion, la jeune infirmière tente de venir en aide aux malheureux. Son histoire rejoint le témoignage d’une autre bénévole de la Croix-Rouge, J-M Matthey-Jonas, dont le courrier figure en annexe de « Je vous écris du Vel’d’Hiv », un émouvant recueil de lettres paru l’an dernier et préfacé par Tatiana de Rosnay.

    Comme cette infirmière, Geneviève Woiselle raconte comment elle a assisté les femmes, les hommes et les enfants, arrêtés à leur domicile et parfois à l’hôpital où ils étaient en cours de traitement. Jamais elle n’a pu effacer de sa mémoire l’indignation devant l’absence de toute installation sanitaire, de lavabos, de toilettes. L’absence de nourriture aussi, sauf la soupe envoyée par la Croix-Rouge mais dont les quantités étaient insuffisantes pour être distribuée à tous.

    Elle raconte aussi l’atmosphère étouffante et nauséabonde, les crises de nerfs, les hurlements des enfants et parfois des adultes, les personnes qui perdent la raison et sèment la panique, la misère du couchage, l’absence de matelas. Comble de la tristesse, elle se souvient des enfants malades couchés à même le sol, dans les loges entourant la piste centrale. Répartis par catégories de contagion, ils étaient emmenés chaque soir vers une destination inconnue… Pendant cinq jours, ces 7 000 personnes vont tenter de survivre. Une centaine d’entre eux se suicideront. Ceux qui tenteront de s’enfuir seront tués sur le champ. Passé ce délai, les prisonniers seront conduits à Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Là, ils attendront la déportation vers les camps d’extermination allemands. Seulement 25 adultes et quelques enfants seuls ont survécu à cette gigantesque rafle.

    Geneviève Woiselle n’a passé que deux jours dans l’enfer du Vel’d’Hiv. Pourtant, elle n’en a rien oublié. Chaque année, la date anniversaire de la rafle la ramène des années en arrière, loin de son paisible jardin argonnais, auprès de ces prisonniers dont le seul crime était d’être juifs.

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    Union120714g - Marne
    LOIVRE : 14-Juillet : Des défilés exceptionnels

    Des baptêmes de chars, de jeep et autres véhicules
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  • A Loivre ce 14 Juillet 2012 sera exceptionnel. L’association Radar (Rassemblement axonais des amis de la Résistance) présidée par Francis Leblanc, invitée par la municipalité de Loivre, déploiera ses véhicules américains de la Seconde Guerre mondiale dans le village. Parmi ceux-ci, les motos de Christian, qui habite Loivre, et qui possède dans sa collection une HD-WLA de la 2e DB du général Leclerc, une Cushman model 53 military airborne de 1944 qui se parachutait. Et les véhicules de Daniel Pala d’Hermonville, dont le char Sherman baptisé Moghrane qui a débarqué à Utah Beach le 1er août 1944, un DUKW 353 surnommé Duck car c’est un véhicule amphibie, un Ford M8, un GMC, un Dodge, une jeep, une dépanneuse Ward-la-France, un Halftrack semi-chenilles, un Scot car.

    D’autres collectionneurs viendront de l’Aisne avec leurs engins. Dès 8 heures, une toile de tente américaine sera dressée. Tous les membres de l’association seront en uniformes. A 11 heures, un défilé sera organisé avant le traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts. Dans l’après-midi, un nouveau défilé est prévu. Des baptêmes de chars, de jeep et autres véhicules sont au programme.

    Cette journée à laquelle participeront les sapeurs-pompiers de Loivre-Bermericourt et le comité des fêtes de Loivre sera inoubliable.

    Loivre est tout proche de Reims, il ne faut pas rater ce rendez-vous avec l’Histoire.

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    Union120714f - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Feux d’artifice et retraites aux flambeaux : rendez-vous ce soir

    Feux d’artifice au Lac du Der, à 23 heures à Chatillon-sur-Broué suivi d’un lâcher de 50 lanternes thaïlandaises.

    Les enfants de Châtillon, mais aussi de Giffaumont et d’Outines avec leurs parents sont invités À Loisy-sur-Marne à 23 heures dans la salle des fêtes.

    A Norrois à 23 heures. Retraite aux flambeaux à Pargny-sur-Saulx, à 21 h 30 départ de la retraite aux flambeaux de la mairie suivi d’un feu d’artifice pyrotechnique musical.

    A Saint-Amand-sur-Fion, retraite aux flambeaux à partir de 21 heures à La Cense des Prés, accompagnée du Cercle des XVII. Vente de lampions et restauration sur place. Puis bal ouvert à tous les Godins dans le centre du village.

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    Union120714e - Marne
    AUBERIVE : Une journée de mémoire au cimetière polonais

    Face aux 385 tombes de soldats polonais ensevelis autour du monument central, Bogdan Bernaczyk-Slonski, Consul général de la République de Pologne à Lille a salué les porte-drapeaux.
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    Comme chaque année, une cérémonie à la mémoire des soldats polonais morts pour la France et la Pologne au cours des deux guerres mondiales est organisée au cimetière d’Aubérive à l’initiative de l’association des anciens combattants polonais de Troyes. Un hommage présidé cette année par le consul général de la République de Pologne à Lille, Bogdan Bernaczyk-Slonski en présence de Pascal Lorin, maire d’Aubérive, de Stéphane Gradzik, président de l’association des anciens combattants polonais en France, de Jean-Claude Kociolek, président de l’amicale régionale franco-polonaise, de Marek Cieplinski, président de l’Association culturelle polonaise de Troyes, de Roman Skonieczny du Souvenir polonais en France.

    Présence également des porte-drapeaux, de l’Aube, de la Marne et de la Meurthe-et-Moselle et de nombreux participants venus maintenir la fraternité d’armes qui unit les anciens combattants polonais et français. Le père Gronowicz, aumônier de la paroisse Saint-Pantaléon de Troyes a célébré une messe en plein air dans les deux langues, suivie d’un recueillement, d’un dépôt de gerbes et des deux hymnes nationaux devant le monument aux morts. Un vin d’honneur dans la cour de la mairie d’Aubérive et un repas au restaurant de la place ont clôturé cette journée de mémoire, de fraternité et d’amitié.

     

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    Union120714d - Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Les festivités du 13 juillet avec une météo pas folichonne : Un défilé carré mais bien arrosé !

    Le colonel Billard représentait le général Palasset, commandant la 1re Brigade Mécanisée, commandant d’Armes de la place de Châlons.
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  • La cérémonie militaire du 13 juillet a débuté hier à 19 heures avenue de Gaulle sous une pluie bien désagréable. Ce qui n’a pas empêché le public de venir assister au défilé. Parapluies et képis étaient les bienvenus.

    PAS la météo d’un 11-Novembre. Mais pas celle digne d’un 13 juillet non plus.

    C’est sous un temps maussade et pluvieux qu’a débuté hier à 19 heures pétantes la cérémonie qui se tenait à l’occasion de la fête nationale. Sitôt les autorités civiles et militaires arrivées, le public massé derrière les barrières métalliques a dû ouvrir le pépin, mais de pépin il n’y eut pas lors de cette manifestation réglée au millimètre près. Châlons a une fois encore montré qu’elle était attachée à son armée et à ses hommes. Marseillaise, Hymne et Marche de la 1re Division Blindée côté musique, joués par l’harmonie municipale, présentation à l’étendard du 40e RA, rangers nickels, parapluies et capuche de mise pour le vice-président de la Région, Gérard Berthiot.

    Impressionnant Caesar

    Le décoré du jour fut un Marnais qui compte : Michel Le Dren. Le président du comité de Châlons de la société des membres de la Légion d’honneur, mais aussi du Souvenir Français, a été fait commandeur dans l’ordre national du Mérite lors de cette cérémonie.

    Ancien directeur régional du Travail, conseiller auprès de plusieurs ministres et notamment de Michèle Alliot-Marie, lieutenant-colonel de réserve, cette figure connue dans la Marne au CV long comme un hiver russe, retraité depuis 2008, milite activement aujourd’hui dans le secteur associatif.

    À l’issue de cette remise de décoration, un défilé de troupes à pied (près de deux cents hommes servant divers régiments et compagnies), sans oublier gendarmes et sapeurs-pompiers, ont subjugué petits et grands, bravant la pluie.

    Outre les engins classiques, le célèbre Caesar, camion équipé d’un système d’artillerie, n’est pas passé inaperçu. Plusieurs canons de 155 mm ont presque rasé les moustaches d’un public très curieux vis-à-vis de ce beau matériel. Fin de la cérémonie à 19 h 30.

    La soirée moins officielle et plus festive s’est poursuivie dans la grisaille ambiante. Les drapeaux tricolores donnant tout de même un peu de couleur à ce 13 juillet.

    David ZANGA

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    Union120714c - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Bal et feu d’artifice : La pluie a troublé la fête

    Hier soir, la pluie a troublé la fête du feu d’artifice au bal populaire.
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  • Alors que de nombreuses communes des environs avaient préféré annuler les festivités nocturnes, Sainte-Ménehould a maintenu, hier soir, le bal et le feu d’artifice. Pour ce qui est de l’ambiance, cela ne se décrète pas et ce 13 juillet 2012 ne restera pas gravé dans les mémoires.

    Comme l’avaient prédit les artificiers, d’épais nuages de fumée ont masqué une partie des tableaux pyrotechniques. La pluie, qui n’a finalement jamais cessé de tomber, a contraint les quelques spectateurs à sortir les parapluies. Quant à la bande son de ce feu d’artifice musical - dédiée aux carnavals du monde -, elle s’est arrêtée sitôt les premières bombes envoyées à l’assaut des cumulus.

    Heureusement, sur le Jard, Le Bal d’Areski s’est appliqué à réchauffer l’ambiance. Sa musique métissée faisait danser jusque sous les parapluies…

    S.V.

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    Union120714b - Marne
    MOURMELON-LE-GRAND : Festivités du 14-Juillet : Un programme détonant

    Le défilé militaire de Mourmelon fait partie des plus importants de France après celui des Champs-Elysées !
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    Communément, la municipalité et la garnison de Mourmelon-le-Grand proposent des festivités pour le 14-Juillet.

    Voici le programme :

  •  11 heures : au square Jean-Jaurès, remise des médailles aux pompiers de Mourmelon-le-Grand, avec apéritif offert à l’issue.
  •  21 heures : prise d’armes sur l’espace vert devant la piscine de garnison.
  •  21 h 30 : défilé militaire des troupes à pied et motorisées au départ du centre culturel Napoléon III, avec notamment l’impressionnant char Leclerc, symbole militaire par excellence à Mourmelon. Il s’agit d’un des plus gros défilés militaires en France après Paris.
  •  22 heures : distribution des lampions dans le hall du centre culturel.
  •  22 h 15 : retraite aux flambeaux.
  •  23 heures : feu d’artifice sur le stade de la garnison, parmi les plus beaux feux de la région.

     

     

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    Union120714a - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Des trombes d’eau pour le feu d’artifice d’hier soir : Sous le parapluie exactement

    Il fallait y tenir et avoir franchement envie de contempler un feu d’artifice pour mettre son nez dehors, hier soir.
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  • LA soirée avait pourtant plutôt bien démarré. À peine pluvieuse. Lors de la distribution de lampions sur la place d’Armes, on y croyait même, à cette soirée au sec.

    Assister au spectacle déambulatoire présenté sur la place d’Armes par Remue-ménage, une compagnie venue tout droit de Paris pour la soirée, fut même un véritable plaisir, au chaud dans son blouson d’automne. Lampions à la main, les familles ont pu suivre « La brigade des Jouets » tout en se rendant au stade Fabien Ghiloni.

    Sortis tout droit de notre chambre, les jouets si petits de notre univers d’enfant sont d’un seul coup devenus grands, très grands.

    Les jongleurs échassiers aux multiples talents, formant une véritable fanfare, ont ainsi emmené le public vers le feu d’artifice, les éclairages sur leur costume donnant le plus bel effet la nuit tombée. Une fois au stade, la série de pétards plus ou moins mouillés a fait patienter les plus jeunes…

    À 23 heures tapantes, le feu d’artifice débutait. Sous une pluie devenue au fil des minutes de plus en plus intense. Et c’est sous des trombes d’eau et dans un nuage de fumée que le bouquet final a explosé dans le ciel. Sous le regard du public abrité par le parapluie.

    Pour une fois, les spectateurs n’ont pas demandé leur reste et se sont empressés de rentrer chez eux. Un vrai 14 juillet pluvieux, passé sous le parapluie exactement.

    A.-S.C.
    Photos Aurélien LAUDY

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    Union120712a - Marne
    REIMS : 14 juillet / Cérémonie et spectacles au programme

    Gilbert Montagné et plusieurs autres (anciennes gloires), à partir de 21 h 30, place de la République, avant le feu d’artifice tiré à 23 heures.
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  • La fête nationale commencera le vendredi 13 juillet à Reims avec le programme suivant.

    Vendredi 13 juillet

    A partir de 14 h 30, fête foraine dans les Hautes Promenades.

    À 18 h 30, place de l’Hôtel-de-Ville, aubade de l’harmonie municipale ; à 19 heures, cérémonie officielle : honneur aux drapeaux, revue des troupes (il s’agit de deux sections de la 3e compagnie cynotechnique d’intervention du 132e bataillon cynophile de l’Armée de Terre ainsi que les sapeurs-pompiers du Sdis et des jeunes sapeurs-pompiers), remise de décorations (la Légion d’honneur à M. Zebic ; l’ordre national du Mérite à M. Signoret ; la croix de la valeur militaire pour actions d’éclat en Afghanistan pour trois maîtres chiens : le sergent Marouzé, le caporal-chef Jardin et le caporal Salle). Défilé des troupes. Réception ensuite dans la cour de l’hôtel de ville. Il est conseillé d’arriver place de l’Hôtel-de-Ville à pied. Accès par les rues du Général-Sarrail et Colbert.

    Côté animations, rendez-vous place de la République : à 21 h 30, animations « Les années 80 » avec Rose Laurens, Peter et Sloane, Cookie Dingler et Gilbert Montagné.

    À 23 heures, place de la République, feu d’artifice d’une durée de 25 minutes.

    Place d’Erlon, de 22 heures à 2 heures, bal populaire avec l’orchestre Millénium.

    Samedi 14 juillet

    De 15 heures à 18 h 30, place d’Erlon, bal populaire avec l’orchestre Millénium.

    À 19 heures, aux jardins du cryptoportique, place du Forum, concert : « No way ! Docteur Lester ».

    Animations de 11 heures à minuit au Temps des cerises, 321, rue de la Cerisaie avec la Petite musik résiste. Au programme à midi, repas tiré du sac. Sur place : merguez. Atelier : potage biologique urbain, fabrication de diapositives par la Caravane étrange. Initiation aux arts du cirque par la Compagnie Les Feufollets et l’école de cirque Supercrampe ; découverte de l’orgue de barbarie. Concerts avec le Balajoo (orgue de barbarie), Nonolimite et les Psychopotes (rock), the Moodhunters (soul funk) et Acorps de Rue (chanson française). Spectacle par les Compagnie Les Feufollets et Bitume session. Stands alternatifs et débats avec Attac, sortir du nucléaire, enercoop, Ampa de Reims. Expo avec Céz Art (toiles).

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    Union120710a - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Un transport sécurisé de Suippes à Mailly

    De nombreux élus ou simples riverains ne sont toujours pas convaincus de l’intérêt d’installer cette usine à Mailly, plutôt qu’à Suippes où sont déjà stockées 250 tonnes de munitions à détruire. « Il y a une volonté de séparation des risques », leur a répondu le préfet. A Suippes, pourtant, on stocke mais on détruit également. Lors de la réunion publique, certains membres de l’assistance ont dénoncé un choix politique plutôt que technique, et une gabegie financière.

    En effet, le transfert des munitions de Suippes à Mailly, deux camps distants de 70 km, va nécessiter l’achat pour « quelques millions d’euros » de véhicules spécifiques de 32 tonnes, dotés d’une enceinte blindée et d’un caisson de protection pour limiter tout risque pyrotechnique (explosion) ou chimique (fuite). Selon leur taille et leur puissance, une à 144 munitions seront placées dans les véhicules, dans des casiers, où elles seront espacées les unes des autres pour éviter que l’explosion d’une entraîne l’explosion des autres.

    Deux à trois livraisons par semaine

    Les camions ne seront pas escortés, mais ils seront géo localisables à tout moment. Un véhicule d’accompagnement avec une équipe de démineurs et des moyens de secours sera présent à chaque trajet et la gendarmerie sera informée des horaires et des itinéraires des convois. Secoia recevra deux à trois livraisons d’obus par semaine, chacune composée d’un ou deux camions.

    Deux itinéraires sont à l’étude pour rentrer dans le camp, un par le Sud et un par le Nord. Le chemin de fer a été exclu car il implique des manipulations supplémentaires des obus, et augmente ainsi le risque d’accident.

    M. Channaux, intervenant pour la direction générale de la Sécurité civile a indiqué que « le risque était maîtrisé. Les munitions chimiques contiennent moins d’explosifs que les obus classiques car la poudre ne sert qu’à les ouvrir. En 25 ans d’expérience, je n’ai jamais vu un accident avec une munition chimique ».

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    Union120708a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Eclaircies américaines

    Le 4 juillet 1942, le général de Gaulle exprime son optimisme sur l’évolution de la diplomatie de Washington envers la France libre. Dans un télégramme adressé au haut-commissaire Thierry d’Argenlieu à Nouméa, il confie : « Nos relations avec les Etats-Unis s’améliorent très nettement et des preuves publiques de ce changement apparaîtront probablement prochainement. Je suis donc persuadé que, dans les prochaines semaines, notamment avec l’arrivée de M. Montchamp, nous pourrons remettre Patch à sa place, parce qu’il saura que le ministère de la Guerre américain ne le soutient pas à fond et nous pourrons aussi disposer de Dubois en l’affectant au Levant ».

    Le chef de la France libre qui sait l’agacement du haut-commissaire en raison de la multiplication des intrigues rassure son interlocuteur : « Je comprends vos difficultés et votre exaspération, mais vous recommande la patience. Je suis sûr que nous tenons le bon bout ».

    Soucieux d’améliorer les échanges avec l’Amérique, le Général se félicite des initiatives à New York d’Henri de Kerillis et le lui exprime dans un télégramme du 5 juillet : « Je lis vos magnifiques articles dans « Pour la Victoire ». Vous voici dans le rôle pour lequel vous êtes désignés et que j’ai toujours souhaité pour vous dans cette guerre. C’est le rôle joué autrefois par Albert de Mun et Maurice Barrès. Il fallait cela encore une fois et malgré tout pour la France ». De Gaulle fait référence à la fois à un représentant reconnu du catholicisme social et à un nationaliste affiché tous deux décédés.

    Son enthousiasme est justifié puisque le 9 juillet, par un mémorandum, le gouvernement américain reconnaît le Comité national comme le symbole de la Résistance française contre les puissances de l’Axe. Ce qui ne peut que favoriser une rencontre avec le bouillant secrétaire d’Etat américain Cordell Hull. De Gaulle l’affirme : « La collaboration confiante qui s’établira ainsi entre la France demeurée fidèle aux Alliés et la grande démocratie américaine contribuera certainement d’une façon efficace à la victoire finale des Nations unies ». Son souci d’une diplomatie rénovée avec Washington ne l’empêche pas de penser à sa famille. C’est pourquoi, le Général adresse le 6 juillet une lettre à son fils l’aspirant Philippe de Gaulle qui vient de recevoir le commandement de la vedette lance-torpilles n° 12 à Warsah.

    Il lui exprime à la fois de la tendresse et de la fierté pour son courage et sa détermination : « De tout mon cœur, je te félicite d’avoir reçu le commandement d’un navire de guerre. Si petit qu’il soit, il est important et c’est un morceau de la terre française. Je suis sûr que tu le commanderas comme il faut. C’est-à-dire avec décision, courage et attention. Son destin et celui des braves gens de l’équipage sont sous ta responsabilité ».

    La fierté d’un père pour son fils

    Il confie à son fils que la guerre n’est pas encore gagnée et qu’il demeure bien des difficultés à surmonter, aussi estime-t-il qu’il faut être patient et résolu parce que les fronts vont évoluer et que les forces de libération auront forcément le dernier mot.

    Il reste confiant : « Je persiste à croire que si les Allemands ne remportent pas cette année des succès vraiment décisifs contre les Russes et en Orient, leur compte est bon pour l’année prochaine. En tout cas, l’esprit de la France ne cesse de s’améliorer malgré les souffrances ou peut-être à cause de ces souffrances ».

    On notera aussi la délicatesse et la proximité dans le rapport père-fils et entre officier expérimenté et jeune officier : « Au revoir, vieux garçon. J’espère aller inspecter prochainement ton navire. En attendant, je t’embrasse tendrement et avec fierté. Maman, Elisabeth et Anne vont très bien. Ton papa affectionné. »

    Cette fierté pour un fils qui a choisi la Marine ne lui fait pas oublier qu’il a été obligé de mettre à la retraite d’office le vice-amiral Emile Muselier et de faire exécuter la mesure par le contre-amiral Philippe Auboyneau, commandant en chef des Forces navales françaises libres.


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    Une dénonciation proclamée de l’antisémitisme

    Des tracts dénoncent l’antisémitisme.
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  • Hitler est toujours convaincu de la victoire.
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  • Jacques Savey, officier et dominicain, tombé au champ d’honneur à Bir Hakeim dans la nuit du 10 au 11 juin 1942.


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  • La politique de la Solution finale d’Heydrich s’applique même après sa mort.
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  • Mobilisation. Les Français libres insistent sur la réunion d’une majorité de chrétiens contre la persécution et l’extermination des Juifs en Europe et sollicitent la mobilisation de tous pour que le 14 juillet soit célébré mais sans provocation contre l’occupant.

    Textes : Hervé Chabaud h.chabaud@journal-lunion.fr

    C’est une note officielle du gouvernement polonais qui indique que depuis le début de la guerre 700.000 Juifs ont été massacrés. Ce chiffre considérable témoigne de la dimension de l’extermination voulue par le IIIe Reich.

    « Ainsi sept cent mille hommes, femmes et enfants ont été mis à mort, par des hommes qui avaient froidement décidé ces exécutions massives. Pourquoi ? On ne l’a jamais dit, on ne le dira jamais parce que ces sept cent mille êtres humains ont été abattus pour une seule raison, c’est qu’ils étaient juifs. On se trouve donc amené à considérer ces assassinats collectifs comme la solution adoptée par le Reich pour résoudre le problème de l’antisémitisme. Cela confond l’esprit » observe-t-on du côté de la France libre.

    Chambres d’Hitler

    L’intérêt de la divulgation de ces informations avec des détails effrayants est de confirmer la détermination de l’ennemi à imposer sa domination en activant la Solution finale. Il y est clairement exprimé que les Allemands utilisent des chambres à gaz mobiles et qu’on surnomme alors les chambres d’Hitler !

    « Les condamnés d’un village, d’une ville sont séparés par groupes de quatre-vingts à quatre-vingt-dix personnes et chaque groupe à son tour est enfourné dans la chambre roulante. ». Ce qui écœure ceux qui attestent cette tragédie est qu’elle relève dans le fait des fonctionnaires nazis. Ils organisent cette tuerie et programment la cadence de l’extermination. Ill s’agit aussi de dénoncer l’ordre nouveau qui s’impose en Europe : « Jamais, dira-t-on de telles atrocités n’ont été commises en France. C’est vrai mais jamais non plus elles n’avaient été commises en Allemagne aux pires heures des persécutions antijuives. A cette époque, juste après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, le Reich en était au stade de la déportation et des sévices. »

    Il est encore question de culpabiliser le Parti populaire français de Jacques Doriot. Il imite le national-socialisme de la première heure et enjoint aux patrons d’établissements ouverts au public d’interdire l’entrée à tous les Juifs porteurs ou pas de l’étoile jaune. La mise en garde la France libre est claire : « N’oubliez pas que c’est peu à peu qu’on essaie d’habituer un peuple à considérer une partie de la population comme sacrifiée d’avance et vouée aux pires malheurs. Les étapes sont ensuite vite franchies. Et un homme dans le gouvernement de Vichy qui se trouve, de par ses fonctions, collaborer avec les instigateurs des nouvelles persécutions, c’est Darquier de Pllepoix, le commissaire aux Affaires juives ».

    Des Juifs à Bir Hakeim

    Maurice Schumann a déjà dénoncé les mensonges proclamés par Radio Paris et l’ensemble des relais de la propagande nazie concernant les défauts des Juifs. Il tient à redire que parmi les vaillants soldats qui se sont battus dans le désert libyen à Bir Hakeim et ont fait échec assez de temps aux Italiens et aux Allemands pour contrarier leurs plans, il y avait des Juifs.

    « Et le commandant Savey qui, avant de tomber dans les sables de Libye sous l’uniforme français, portait la robe blanche des dominicains, n’a pas songé à leur faire payer d’une étoile jaune le droit de combattre et de mourir avec lui pour la France », martèle le chroniqueur gaulliste.

    Il s’appuie aussi, pour crier son indignation face aux méthodes nazies expéditives, sur l’un des 60.000 tracts catholiques rédigés par les fondateurs des « Cahiers du témoignage chrétien ». Les auteurs ne veulent laisser à personne d’autre le soin de défendre selon leur expression : « Les droits imprescriptibles de la personne humaine et de la liberté des peuples contre un régime qui veut faire renier à la France ses traditions, son honneur et son âme ».

    Dénoncer la Révolution nationale, combattre pour la Libération sont les deux voies de l’action dans l’honneur. Et de reprendre cette parole du précédent souverain pontife Pie XII : « Le Christ ou Hitler, il faut choisir ».

    Maurice Schuman cite le commentaire de Mgr Saliège, l’archevêque de Toulouse tel qu’il a été formulé dans une lettre adressé à tout le clergé et les fidèles de son diocèse du Sud-Ouest à l’occasion du jubilé de Pie XII : « L’affection et la charité du Pape, s’étendent à tous sans excepter les prisonniers, ceux qui pâtissent dans des camps, ceux qui souffrent pour leur foi, sans distinction de race et de religion. Le Pape a parlé. Qu’a-t-il dit ? Il y a un Dieu qui a voulu les nations, les petites comme les grandes, qui a voulu la diversité des races dans l’unité de l’espèce humaine et qui déteste l’oppression ».

    L’archevêque fait siennes ces positions et indirectement il invite tous les chrétiens à ne pas les oublier et à se déterminer en fonction de cela. Il ne peut pas y avoir de comportement chrétien en approuvant toutes les discriminations validées par le gouvernement de Vichy.

    Résistance catholique

    Une Résistance catholique se développe et on se réjouit aussi de la fusion entre « La Feuille » d’essence protestante et « Les Cahiers du témoignage chrétien » : « Même en France non occupée, malgré l’abominable équivoque qui ne permet pas au citoyen le plus attentif et le plus scrupuleux de savoir si, en exécutant une consigne officielle, il obéit à la France ou au général Stülpnagel, la plupart des évêques se montrent farouchement résistants ».

    L’organe protestant affirme aussi que les militants catholiques ont pris une place prépondérante à la tête du mouvement de résistance et éditent des journaux contre la collaboration. « Nous aurons à être justes envers ceux qui auront hâté l’heure de la libération matérielle, intellectuelle et morale et, dès aujourd’hui, nous ne pouvons, nous protestants, que nous incliner devant tant de spiritualité courageuse et rayonnante. »

    Il est patent que chez les chrétiens s’expriment un refus des persécutions antisémites et une volonté de s’organiser ensemble pour les combattre aussi.

    Il sont encore en phase pour dénoncer les divisions de la nation, s’insurger contre la pratique qui consiste à dresser une zone contre l’autre, un parti contre un autre, les religions les unes contre les autres, les paysans contre les ouvriers, les fonctionnaires contre les manœuvres, les anciens combattants selon les conflits auxquels ils ont participé.

    Maurice Schumann conclut : « Ce n’est pas par hasard que cette union se forge avant tout sur le front de la résistance spirituelle, qui soude les uns aux autres tous les fronts français. Car il est écrit : lorsqu’un membre souffre tous les membres souffrent avec lui ». Le chroniqueur fait ici référence à la Parole de saint Paul.

    « Chantez La Marseillaise »

    C’est encore une opportunité pour muscler les préparatifs du 14 juillet. Le 5, la France libre sait que les citoyens ne vont pas avoir la possibilité d’exprimer leurs sentiments patriotiques et de manifester leur espérance. Les manifestations sont interdites.

    De Gaulle recommande aux Français de la zone non-occupée de pavoiser les maisons, de se promener l’après-midi de la fête nationale dans les grandes artères des villes et de porter les couleurs de la France : « Le soir vers 18h30, rassemblez-vous en grand nombre et chantez La Marseillaise. Que le peuple français se dresse de toute sa taille en cet anniversaire de sa première victoire ».

    Les groupes de Résistance le recommandent et concluent leurs premiers appels à la mobilisation d’un retentissant : « Vive la République, vive la France ».


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    Un été de traîtrise

    Berty Albrecht fait une grève de la faim pendant treize jours avec Emmanuel Mounier et des camarades de détention.
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  • L’extermination des Juifs a commencé à l’Est.
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  • Ce sont les certitudes de sur l’ordre nouveau et la collaboration revue qui déchaînent l’ire des Alliés et d’abord de la France libre.

    Comment mieux dénoncer la police de collaboration si ce n’est en prenant des exemples concrets. Il ne suffit pas de l’accuser d’être auxiliaire de la gestapo. Mieux vaut le prouver et la détention du philosophe catholique Emmanuel Mounier ancien directeur de la revue « Esprit », celle de Berthe Albretcht, du docteur Martinet et de cinq autres patriotes détenus pour ce que les gaullistes qualifient de délit d’espérance est une illustration des mieux choisies.

    Pour contester leur privation de liberté, tous ont choisi de faire une grève de la faim : « Faut-il rappeler une fois de plus aux aide-bourreaux de Vichy qu’un compte rigoureux et journalier est tenu des crimes commis contre les patriotes comme des mérites acquis envers eux, que ce compte sera réglé jusqu’au dernier centime et que la France libérée jugera chacun selon son attitude passée à l’égard de l’élite combattante qui s’est portée à la pointe de la lutte pour la délivrance ? » commente radio Londres le 5 juillet 1942.

    L’appel aux patriotes

    Ce n’est pas un hasard si cette fois, le 7 juillet, la situation de la France est assimilée à une tragédie. Les organisations de la Résistance de la zone libre profitent de la proximité avec la Fête nationale pour dénoncer les propos réitérés par Pierre Laval. Le vice-président du Conseil veut la victoire de l’Allemagne et se dit favorable à la relève pour conforter l’ordre nouveau en Europe : « La relève à laquelle il pense est celle des Allemands par des Français en Allemagne. Vous voulez, vous, la relève des Allemands par les Français en France. Ce que vous voulez aussi, c’est la relève des traîtres par des patriotes ».

    On comprend pourquoi les interventions se multiplient pour comparer la situation de 1789 à celle de l’été 1942. Les raisons qui sont avancées sont les points communs identifiés par les orateurs. Ils évoquent le divorce entre le gouvernement et la nation. « Le gouvernement ne s’appuie plus que sur une clique de privilégiés discrédités, les aristocrates alors, aujourd’hui, les trusts. Mais aussi et surtout, parce que le gouvernement de Laval est celui de l’ennemi et qu’ainsi plus aucun autre gouvernement du passé, si réactionnaire et si despotique fût-il n’incarne autant l’oppression, l’exploitation, la famine, la misère. »

    Ce que les dirigeants de la Résistance signifient à l’opinion publique c’est que le gouvernement qui a été approuvé par le maréchal Pétain est un complot permanent contre la dignité de la France et contre la liberté du peuple français. Bref, la France de l’été 1942 doit faire chuter une nouvelle Bastille sans commune mesure par sa dimension à la vieille forteresse de l’Ancien Régime.

    La situation qui est dénoncée c’est celle où des milliers de Français moisissent dans des camps de prisonniers, celle où d’autres sont enfermés dans des camps de rétention, celle qui fait qu’on emprisonne les hommes et les femmes de toute condition pour peu qu’ils n’approuvent pas l’occupation allemande et Vichy. Il faut donc mettre un terme à l’ordre boche et à la répression sauvage d’une police qui applique des directives sans se préoccuper du bien-fondé des missions qu’on lui fixe.

    Le salut vient du peuple

    Quelle plus belle suggestion que de recommander comme aux révolutionnaire de 1789 que c’est au peuple français d’agir, par lui que doit venir le salut : « Manifestez vos sentiments en attendant d’imposer votre volonté ». Les combattants de l’ombre imaginent-t-ils une fête nationale célébrée portes closes pour que Vichy et les Allemands s’imaginent que le 14 juillet est passé au compte des pertes et profits ? « Au moment où l’Allemagne connaît des difficultés intérieures de plus en plus sérieuses et où Goebbels, en dépit des succès militaires de Rommel et de Von Bock annonce qu’une route dure et périlleuse reste à parcourir, au moment où la résistance héroïque des armées russes, l’inébranlable ténacité britannique et l’aide multipliée des immenses ressources de l’Amérique nous apportent, les Français doivent croire à la victoire. »

    En somme comme pour le 1er mai, les Français doivent montrer qui ils sont et que pour eux l’indépendance de la patrie est un fondamental que rien ne peut remettre en cause.

    « Le 14 juillet prochain, vous ferez de la fête nationale une journée patriotique et une journée populaire et vous administrerez ainsi à l’ennemi et aux traîtres un immense soufflet tout chargé de notre mépris et de votre haine. Henri Hauck le proclame haut et fort le 7 juillet, une semaine avec le grand rendez-vous du calendrier : « Camarades, rassemblez-vous pour la France. Rassemblez-vous pour la République ».

    Toutes ces recommandations sont en stricte opposition avec les postures de Pierre Laval qui est qualifié par Louis Roché dans l’émission « Les Français parlent aux Français » de « VRP de l’embauche pour l’Allemagne ». Il ne faut plus écouter ce bretteur qui puise dans les richesses du vocabulaire français, les mots destinés à séduire, à émouvoir les honnêtes gens. Il est impossible de croire ce qu’il dit parce que l’homme est insincère, manipulateur et que seules comptent les exigences fixées par le Reich.

    Publicité mensongère

    On lui réclame de la main-d’œuvre, il mouille la chemise pour la trouver et au passage culpabiliser les gens. Le chantage de Laval est une honte et chaque Français doit être éclairé pour ne pas tomber dans un piège grossier : « Laval déclare qu’il s’agit d’une tâche urgente, vitale, d’intérêt national. Est-il de l’intérêt de la France que ses enfants aident Hitler à la fabrique des armes ? Au moment où l’Allemagne manque cruellement d’hommes est-il de l’intérêt de la France de s’employer à réparer le défaut de la cuirasse ? L’Allemagne saigne. Est-il de l’intérêt de la France de panser ses blessures ? Est-il de l’intérêt de la France que des milliers de Français jeunes, capables et vigoureux soient sans aucune garantie livrés à la merci d’Hitler ? ».

    Toutes ces questions forcent les Français à s’interroger et à se demander si l’annonce faite par le vice-président du Conseil d’un retour de cinq mille prisonniers n’est pas qu’une publicité mensongère. D’autant que ce chiffre correspond ni plus ni moins à celui des prisonniers qui sont rapatriés pour des questions sanitaires ou des raisons impératives justifiées par Vichy.

    On se moque des certitudes de Laval qui assure que si le processus fonctionne, la France sera écoutée et participera à la reconstruction du monde ! « Mais si comme le souhaite M. Laval, l’Allemagne gagne la guerre, comment les idées françaises pourraient-elles être écoutées une fois que tous les Français valides seraient aux mains des Allemands ? Comment la voix de la France se ferait-elle entendre lorsque tous ses fils se trouveraient enfermés au centre même de la prison germanique ? », interpelle ce chroniqueur de la France libre.

    Georges Boris est sur la même longueur d’onde lorsqu’il dénonce Laval le traître, le profanateur des mots les plus sacrés, le saboteur de l’idéal national : « Sachez-le bien, la relève des prisonniers c’est une promesse de Laval c’est-à-dire une invention, un mensonge ».

    Et d’ajouter : « Ne soyez pas dupes, ne soyez pas les victimes une fois de plus, n’allez à aucun prix en Allemagne ». Bref, l’entreprise conjointe de Pétain et Laval est criminelle pour la France parce qu’elle réduit un grand pays à être le vassal d’un Empire bâti sur l’intolérance, l’exploitation des pays occupés et l’extermination des Juifs.

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    Union120704a - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Bombardement du 28 juin 1944 : C’était il y a soixante-huit ans

    Silence solennel
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    À l’occasion de l’anniversaire du bombardement allié du 28 juin 1944, un dépôt de gerbes placé sous la présidence de Mariane Dorémus, première adjointe au maire de Vitry-le-François et conseillère générale, vient d’avoir lieu au monument aux morts de la place du Maréchal-Joseph-Joffre.

    Après un rappel des bombardements de mai et juin 1940 et du 28 juin 1944 par Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français, les fleurs ont été déposées par le secrétaire général de la sous-préfecture et le directeur départemental de l’Onac ; la mairie, le comité cantonal du Souvenir français et le comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre. Les 105 victimes civiles ont été honorées de la présence du Cercle des XVII, qui a joué les hymnes.

    Les quinze victimes civiles des bombardements de mai 1940 ont été associées à cet hommage annuel.

     

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    Union120703a - Marne
    LA NEUVILETTE : Anciens combattants : ils font le point

    Les projets ne manquent pas.
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    Comme chaque année, le comité des anciens combattants de La Neuvillette s’est réuni pour une journée champêtre.

    Le président Jean Ledoux étant retenu par un deuil, c’est le vice-président Jean Deligny qui a accueilli les participants.

    Cette réunion avait pour but, non seulement de se détendre, mais aussi de faire le point sur les activités de l’association et d’évoquer les projets pour les mois à venir. Notamment, le 2 septembre une sortie à Paris dans un cabaret avec repas et spectacle puis le 2 décembre un déjeuner dansant salle Gouli,, sans oublier bien entendu, le 24 février 2013, le traditionnel Bal à Papa, et l’assemblée générale au Centre des Congrès en mars.

     

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    Union120608c - Marne
    FISMES : Les anciens combattants en congrès : « Mémoire, source de paix »

    Diplômes et médailles ont été remis lors de ce congrès.
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  • L’assistance pendant le discours du président
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  • Après le discours d’accueil de J.-P. Lagrange, président de l’association fismoise des Anciens combattants et victimes de Guerre (ACVG) qui a tenu à ce que chacun ait une pensée « pour les amis disparus », le président de l’Union fédérale marnaise, Cédric Lacroix a déclaré ouvert le 73e congrès de l’UFM. Durant les travaux, les conjointes des participants ont pu aller visiter le musée du pain de Fismes. Une centaine d’adhérents s’était déplacée pour cette occasion. La présence d’une délégation allemande de Heidelberg, le VDK, témoignait de la force des liens franco-allemands : « Même si l’Europe vit actuellement une situation grave à cause de l’endettement de certains de ses états membres, l’amitié (entre les deux pays) nourrie depuis des années mènera à une solution », a affirmé le représentant de l’association allemande.

    Doléances

    Le thème du congrès « Mémoire, source de paix », a permis à l’auditoire de réfléchir avec M. Kucharzyk, administrateur national de l’Union fédérale, sur la nécessité « d’une mémoire collective consensuelle et positive… civisme, citoyenneté, respect de l’autre, culture de la mémoire » devant être inculqués aux jeunes générations.

    André Doulet, dans son rapport d’activité de l’UFM des ACVG, a fait le point sur ce qu’il fallait retenir des cinq années de quinquennat pour les anciens combattants. Les principales doléances ont été reprises dans la motion présentée par Cédric Lacroix.

    Cette motion regrette la baisse constante des crédits accordés aux anciens combattants et attend que le nouveau ministre fasse avancer le dossier ; elle demande que l’aide différentielle versée aux conjoints survivants et celle attribuée aux anciens combattants les plus démunis, soient revues. Elle réclame que le fonds de solidarité soit étendu aux Opex.

    Annonce est faite que le prochain congrès aurait lieu le 18 mai 2014 à Vertus !

    Avant les cérémonies de dépôt de gerbes aux monuments aux morts, les diplômes de l’UF marnaise ont été remis à MM. Pailloux, Mousseau, Lebouvier, Dumay, Gaudion, Amoury et Boucher.

    Les diplômes de l’UF nationale ont été remis à MM. Janavel et Harrois.

    La médaille d’argent a été remise à MM. Pinon et Daligon et la Médaille de Bronze à MM. Pinon, Leulmi, Léger et Leroux.

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    Union120608b - Marne
    SEZANNE : FNACA / À la découverte du Monténégro

    Le groupe des 40 participants, enchantés de cette escapade.
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    40 personnes ont participé au voyage au Monténégro organisé par la FNACA.

    Ils sont revenus enchantés de leur séjour dans ce pays qui possède un très beau littoral, de montagnes et de forêts sauvages et un canyon impressionnant.

    Le groupe a découvert un patrimoine architectural qui mêle les grandes civilisations.

    La guide a été très appréciée et le chauffeur du bus était aux petits soins du groupe de Sézannais.

     

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    Union120608a - Marne
    EPERNAY : Le débarquement allié commémoré

    Dépôt de gerbe à la stèle Patton.
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    Les cérémonies commémorant le débarquement allié en Normandie du 6 juin 1944 ont débuté place Mendès-France, en présence d’élus et de représentants des associations patriotiques. Encadrés par une haie de porte-drapeaux, Didier Loth, sous-préfet d’Epernay, Philippe Martin, député de la Marne, Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée, chargée des relations avec les associations patriotiques et Raymond Lemaire, représentant la Société nationale d’entraide de la Médaille militaire se sont inclinés devant la stèle érigée à la mémoire du général Patton, commandant des troupes alliées, après y avoir déposé une gerbe.

    L’Avenir Musique a exécuté les sonneries réglementaires, puis « La bannière étoilée » et « La Marseillaise » avant d’emmener le cortège vers la place de la République où une seconde gerbe a été déposée au pied du monument dédié aux martyrs de la résistance.

     

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    Union120603a - Marne
    HISTOIRE : 1942

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    Tapis de bombes sur Essen

    Les usines Krupp d’Essen vont être la cible de la RAF.
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  • Après le puissant raid opéré sur Cologne, les bombardiers de la RAF récidivent le 2 juin 1942 sur Essen. La nouvelle discipline des raids aériens alliés dont l’objectif est de terrifier les Allemands comme les Anglais l’ont été par la Luftwaffe, suscite le 31 mai un commentaire dans l’émission « Les Français parlent aux Français ». « Cologne a été le principal objectif de cette attaque massive, la plus formidable depuis le début de la guerre aérienne. Il faut en effet qu’on sache que le vol dans le ciel allemand de mille bombardiers représente environ six mille hommes dont l’action a été préparée, organisée, dirigée et suivie par près de 100.000 hommes. C’est donc une véritable armée qui, au sol et dans les airs, concentre un maximum d’efforts contre des objectifs de la plus haute importance, contre l’un des centres vitaux de l’industrie de guerre allemande », résume le chroniqueur.

    L’idée est d’attester l’incapacité pour la Luftwaffe malgré ses chasseurs de nuit de disposer d’une maîtrise du ciel du Reich. On vante aussi la performance et la précision des frappes même si les justifications données pour garantir la pertinence du propos sont discutables. « De la côte hollandaise, on pouvait voir ce matin les flammes et la fumée des immenses foyers d’incendie allumés par la RAF en Allemagne. Des avions de reconnaissance partis peu après le raid ont rapporté qu’au-dessus des objectifs bombardés s’élevait à plus de cinq mille mètres un immense nuage de fumée. » La radio allemande employait les mêmes arguments lorsqu’à l’automne 40, les norias de bombardiers de Goering pilonnaient les villes anglaises.

    Désormais, on crédite les Britanniques de disposer des moyens pour conduire une puissante politique de bombardement des installations industrielles en Allemagne. L’observateur note encore : « Il convient de remarquer que le raid sur la rhénanie et la Ruhr n’a duré qu’une heure et demie, c’est-à-dire que la brièveté des nuits ne peut plus gêner l’action à longue distance de l’aviation anglaise ».

    L’Allemagne est désormais vulnérable

    Les Français libres en profitent pour démoraliser l’adversaire en comparant ses performances à la même époque de l’année précédente et ce qu’il endure maintenant : « Le mois de mai s’achève mal pour Hitler. L’an dernier, à pareille époque, son aviation achevait en Crète l’œuvre de ses divisions blindées dans les Balkans. Cette année, son aviation subit chaque jour de lourdes pertes en Grande-Bretagne, dans les pays occupés, sur le front russe et sur le front d’Afrique. Quant à ses divisions blindées, leur matériel jonche les plaines d’Ukraine où, chaque jour, tombent des dizaines de milliers d’Allemands ». C’est un peu exagéré mais cela décrit bien que l’Allemagne est désormais vulnérable. Avec la nouvelle frappe sur Essen, un autre commentateur ajoute : « Les Boches seront punis, battus, écrasés. Les gars du bombardement y veilleront ». Avant de conclure en enfonçant le fer dans la plaie : « Le boche devra payer l’enfer de misère qu’il a infligé à l’Europe et cela jusqu’à ce qu’il tombe à genoux en criant grâce ».

    Pierre Bourdan en rajoute le 2 juin en parlant de la peur teutone : « Hier soir, plus de mille avions britanniques attaquaient le district d’Essen, ses forges, ses fonderies. Essen, l’antre de Krupp, a accumulé les ruines. Plus de mille avions, près de deux fois ce que les Allemands avaient été capables d’envoyer sur l’Angleterre dans ces jours heureux où la presse allemande se gaussait de massacrer la population civile anglaise et se vantait de tuer sans discrimination ».

    Le journaliste se réjouit que la terreur ait changé de camp et se moque que la propagande de Berlin parle de barbarie anglaise. Il se montre confiant : « Dans cette année 1942 où l’Allemagne joue ses derniers atouts, chacun de ses efforts est plus pénible, chacune des résistances qu’elle rencontre plus vigoureuse, chacun de ses plans plus précaires ». Le Reich vacille. Ce n’est plus un rêve mais une réalité.


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    Midway : défaite cuisante pour les Japonais

    Le porte-avions américain « Yorktown » est sévèrement touché. Il sera coulé par un sous-marin japonais.
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  • L’ « Akagi » et l’ « Hiryu » sont victimes de l’aéronavale US
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  • Les premières bombes japonaises tombent dans le port de Dutch Harbor aux îles Aléoutiennes.
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  • La carte d’une double action contre les Aléoutiennes et Midway.
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  • Pacifique. En quelques heures, la Marine impériale perd quatre de ses six porte-avions lourds tandis que les Américains n’enregistrent que la perte du Yorktown au cours d’une bataille aéronavale sans précédent.

    Le 3 juin au lever du jour, ce sont d’abord les îles Aléoutiennes qui sont sous la menace imminente des forces japonaises. Les Américains parient alors que Kodiak va être attaqué plutôt que Kiska et Attu de manière à menacer directement les ports de l’Alaska. L’amiral Theobald se trompe mais ses croiseurs sont mal positionnés alors que le vice-amiral Kurita fait catapulter depuis les porte-avions « Junyo » et « Ryujo » des appareils destinés à bombarder les positions américaines. Le manque de visibilité contraint les avions à faire demi-tour pour refaire le plein. Ce sont les appareils du « Ryujo » qui les premiers frappent Dutch Harbor. Les Américains sont surpris et les dégâts considérables. Les citernes de carburant sont embrasées et les baraquements des troupes pulvérisés. L’amiral Yamamoto à bord du « Yamato » est informé du succès de l’attaque aérienne sur les Aléoutiennes et manifeste sa satisfaction. Mais il veut surtout des informations sur la progression des porte-avions du vice-amiral Nagumo en direction de Midway. Comme s’il craignait les hésitations de son commandant qui doute de la position probable des porte-avions américains !

    Alerte rouge

    Nimitz est vite informé de la position des forces de débarquement ennemies grâce aux observations précises effectuées par un hydravion Catalina piloté par l’enseigne de vaisseau Jack Reid. Si bien que dans l’après-midi, dix-neuf forteresses volantes en provenance de l’atoll frappent le convoi japonais. Yamamoto sait alors que son plan d’invasion est découvert. Son état-major n’est pas inquiet parce qu’il considère que la puissance nippone est bien supérieure à celle des États-Unis. Les équipages des trois porte-avions américains savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur. Ils ont reçu ce message : « La situation évolue comme prévu. Les objectifs les plus importants des porte-avions seront signalés, vous allez avoir du boulot ». L’alerte rouge est déclenchée à Pearl Harbor ainsi que sur la côte ouest des États-Unis. À ce moment-là, les deux forces adverses sont positionnées à l’extrémité d’un V géant de 320 km de long dont la pointe est Midway. Les Japonais manquent de renseignements précis. Nagumo ne le tait pas à ses subalternes : « Nous ne possédons aucun indice permettant de localiser la présence ennemie dans les parages ». Il décide d’envoyer une première vague d’assaut sous le commandement du capitaine Genda. Soixante-douze bombardiers chargés de munitions à haute capacité explosive et trente-six chasseurs s’envolent avec mission en cas de découverte d’une Task Force ennemie de la détruire. Confiant, Nagumo omet de lancer ses hydravions pour des vols de reconnaissance dans le périmètre maritime de Midway, en particulier au nord de l’atoll. À 4h40, les premiers avions quittent le pont de l’« Akagi » pour Midway sous la conduite du lieutenant Joichi Tomonaga. Il remplace le commandant Fuchida convalescent après une appendicite aiguë.

    L’homme de Pearl Harbor est donc absent. Les hydravions américains en patrouille annoncent l’arrivée de nombreux appareils ennemis en direction de l’île US.

    Fletcher et Spruance contre Nagumo

    La position de deux porte-avions nippons est donnée aussi à bord du « Yorktown » et de l’« Enterprise », on sonne le branle-bas de combat mais le vice-amiral Fletcher et le contre-amiral Spruance ne communiquent que par signaux pour ne pas alerter l’adversaire. L’ordre est le suivant : « Dirigez-vous au sud-ouest et attaquez les porte-avions ennemis dès réception de coordonnées précises ». À 6h16, le radar US identifie l’arrivée des appareils ennemis composés de bombardiers « Val » et « Kate » qui sont escortés de « Zéro ». Un violent combat aérien s’engage au-dessus de Midway mais les chasseurs nippons dominent la situation. Ils sont très supérieurs aux « Buffalo » et aux « Wildcat » US. La défense aérienne de Midway est réduite à néant. L’atoll est pilonné. Les hangars des hydravions sont dévastés, les citernes de carburant en feu et l’hôpital anéanti. Il n’a pas fallu plus de vingt minutes à l’ennemi pour semer le chaos. Alors que les appareils sont de retour sur les porte-avions, l’alerte d’un raid US retentit. Nagumo est surpris mais les canons antiaériens ont raison des six « Avenger » du lieutenant Fieberling qui sont massacrés. Les Américains envoient aussi quatre bombardiers B-26 dont les pilotes n’ont jamais attaqué à la torpille ! L’amiral japonais comprend qu’il doit encore attaquer Midway. Or les quatre-vingt-treize appareils prêts au décollage sont armés de torpilles et de bombes antiblindage pour attaquer les cuirassés.

    Ils ne sont pas équipés pour s’en prendre à des aérodromes. Genda, chef des opérations aériennes lui demande de changer les munitions, ce qu’il ordonne. Comme les Américains craignent que leurs porte-avions soient repérés, tous les bombardiers de l’« Enterprise » et du « Hornet » sont requis pour attaquer les porte-avions ennemis. Spruance peut aussi compter sur Fletcher et la Task Force 16 avec le « Yorktown ». Vers 8h30, les Américains disposent de cent cinquante-cinq appareils répartis en trois vagues pour attaquer les porte-avions de Tokyo. Nagumo apprend alors par un hydravion du « Tone » que les Américains disposent d’au moins un porte-avions dans le secteur.

    Cinq porte-avions en feu

    À 9h18, l’« Hiryu » devance l’« Akagi » de quelque douze kilomètres tandis que le « Kaga » et le « Soryu » sont proches. Au moment où les Japonais catapultent leurs appareils pour une nouvelle attaque, les bombardiers US surgissent dans le ciel. Les Japonais repoussent plusieurs attaques et déciment les escadrilles adverses. À 10h24, l’« Akagi » est touché par une bombe qui traverse le monte-charge et explose dans le hangar au milieu des torpilles. Le bâtiment devient une boule de feu incontrôlable secouée par de violentes explosions. Tandis que le porte-avions amiral est en perdition, le « Kaga » est à son tour touché par quatre bombes. L’une touche la soute à munitions. Le navire est gravement endommagé. Nagumo a deux porte-avions en feu et bientôt les bombardiers en piqué du « Yorktown » s’en prennent au « Soryu ». Le porte-avions est rapidement en flammes. Avant de mourir, le capitaine Yanagimoto tient à présider la cérémonie du transfert du portrait de l’empereur sur un destroyer. Les Nippons pensent alors pouvoir reprendre le contrôle du « Sory » mais le capitaine Brockman du « Nautilus » envoie deux torpilles au but dans l’épave. Le navire coule avec plus de sept cents hommes d’équipage.

    Il ne reste plus que l’« Hiryu » pour rétablir la situation mais déjà Pearl Harbor est vengé en ce 4 juin 1942. Yamamoto reçoit à 11 heures le télégramme de Nagumo : « Incendies à bord du Kaga, du Soryu et de l’Akagi à la suite d’attaques aériennes ennemies provenant du sol et de porte-avions. L’Hiryu attaquera les porte-avions ennemis, nous nous retirons vers le nord ». L’amiral Kondo reçoit alors l’ordre de dépêcher ses deux porte-avions des Aléoutiennes vers Midway. Les bombardiers en piqué de l’« Hiryu » attaquent le « Yorktown » qui est atteint par plusieurs torpilles. Le capitaine Buckmeister décide l’évacuation. Vers 17 heures, les Américains s’en prennent cette fois à l’« Hiryu » qui est touché par au moins sept bombes et se transforme en torche flottante. L’épave sera envoyée par le fond le lendemain par les Japonais. L’amiral Yamaguchi et le capitaine Kaku s’étaient suicidés juste avant selon le rite du « seppuku ».

    Informé de la perte d’un quatrième porte-avions, Yamamoto murmure : « Tout et perdu ». Les Japonais savent qu’ils sont désormais vulnérables sur le Pacifique mais surtout ils ont perdu leur force aéronavale d’assaut.


    …..

    Bir Hakeim : les Français ne cèdent pas un pouce de désert

    Un grand merci à la RAF.
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  • Les troupes mènent l’assaut et Rommel suit l’attaque en personne.
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  • Si le général Rommel pense convaincre Koenig et ses troupes de capituler, il se trompe. Les FFL résistent aux blindés et aux fantassins de l’Axe. Le 28 mai 1942, le général Rommel est inquiet. Les Italiens ont été tenus en échec devant Bir Hakeim et ses deux divisions blindées sont stoppées au sud d’Acroma par les nouveaux chars Grant mis à disposition de la 1re division britannique et dont le redoutable canon de 75 surclasse les blindés du Reich. Jusqu’au 31 mai, l’accalmie perdure à Bir Hakeim et les Français s’interrogent. Sont-ils désormais exclus de la bataille ? Dans un périmètre de quinze à vingt kilomètres, les FFL mènent la vie dure à l’adversaire et s’assurent de ses positions en multipliant les patrouilles motorisées. Le 30, l’impression est que l’ennemi a disparu. La chaleur est accablante et le vent de sable rend la visibilité très approximative. Toutes les tentatives d’approche du V défensif sont repoussées et les Italiens comme les Allemands enregistrent de nouvelles pertes. Très vite en raison du déficit d’informations en provenance des Anglais, le général Koenig se demande si la contre-attaque de la 8e armée britannique n’est pas sur le point d’échouer. De fait le commandant anglais rate l’opportunité de détruire l’Afrika Korps qui est en réalité encerclée depuis trois jours. Comme les généraux britanniques ne saisissent pas leur chance, ils laissent le temps à l’ennemi de se réorganiser.

    L’Afrika Korps miraculée

    « Nous étions vraiment dans une situation désespérée » a écrit le général Bayerlein, chef d’état-major de l’Afrika Korps. Son analyse est pertinente. Ses forces étaient le dos à un champ de mines, sans vivres, sans eau, sans réserve de carburant ! Les Anglais n’ont pas compris que les Allemands sont au bord de la rupture. Rommel est plus éclairé. Une fois ravitaillé, il reprend le 31 l’offensive et lance trois divisions à l’assaut de Got el Oualeb où les Anglais résistent malgré des pertes considérables. Le 1er avec le renfort des bombardiers de la Luftwaffe, les Britanniques sont submergés et leurs forces écrasées par d’intenses tirs de barrage de l’artillerie ennemie. La chute de Got el Oualeb ouvre une brèche dans la ligne alliée de Gazala.

    Les forces armées de l’Axe disposent désormais d’une voie de ravitaillement direct avec l’arrière et retrouvent une pleine capacité opérationnelle. Koenig doute dans un premier temps du retour en force de l’adversaire mais il comprend vite le 2 juin lorsqu’il observe une colonne de quatre-vingts chars appuyée d’une centaine de véhicules qu’un nouvel assaut se prépare sur Bir Hakeim. Des automitrailleuses surgissent à l’est de la position où bivouaque le King’s Royal Rifles qui n’a que le temps de décrocher pour entrer dans le camp retranché avec l’essentiel de ses armes et munitions.



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    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010