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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
Publié le jeudi 18 avril 2013, mis à jour le dimanche 16 février 2014
 

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1er trimestre 2007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008 ; 4ème trimestre 2008 ; 1er trimestre 2009 ; 2ème trimestre 2009 ; 3ème trimestre 2009 ; 4ème trimestre 2009 ; 1er trimestre 2010 ; 1er trimestre 2011 ; 2ème trimestre 2011 ; 2ème trimestre 2011 ; 3ème trimestre 2011 ; 4ème trimestre 2011.

 

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Union130528a - Marne
CHALONS : École Jules-Ferry : Les petits artistes de la mémoire récompensés

Georges Husson est tombé pour la patrie en 1915.
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  • Les jeunes élèves de Jules-Ferry ont reçu un diplôme récompensant le travail fourni pendant des mois.
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  • Alors que le centenaire de la guerre de 14-18 approche, un concours national avait lieu pour entretenir la mémoire des anciens combattants.

    LANCÉ une première fois en 2006, le concours scolaire des « Petits Artistes de la mémoire, la Grande Guerre vue par les enfants », organisé par l’Office National des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), est terminé. Ce concours avait pour objectif de préserver et de transmettre aux plus jeunes la mémoire des combattants de la Grande Guerre.

    Au travers d’un énorme travail de réflexion, 11 classes participantes dans le département, inscrites depuis décembre 2012, ont travaillé d’arrache-pied avec leurs enseignants pour se classer parmi les meilleures. La Marne s’est d’ailleurs distinguée en terminant à la deuxième place au niveau national. A noter que la classe Jeanne-d’Arc de Sermaize-les-Bains s’est particulièrement illustrée. Véritable « Carnet de guerre » artistique, avec dessins, peintures, poèmes et textes, c’est un travail en profondeur que tous ces élèves ont réalisé. Ce projet scolaire de plusieurs mois devait s’inspirer de l’histoire d’un Poilu originaire de leur commune ou du département. Vingt-trois élèves de CM2 de la classe de Madame Durand à l’école Jules-Ferry avaient décidé de travailler sur l’histoire de Georges Husson, décédé à 22 ans en 1915 sur les champs de bataille en Argonne.

    Un jury conquis

    Le 23 mai a eu lieu la remise des prix décernés par un jury composé du directeur du service départemental de l’Onac, Bruno Dupuis, du lieutenant-colonel Lamarque, délégué militaire départemental adjoint, de représentants de l’Éducation Nationale et du monde anciens combattants, lesquels ont dû se creuser les méninges pour départager les participants.

    Ce concours prend petit à petit de l’ampleur à l’approche du centenaire de la Grande Guerre de 1914-1918.

    Le directeur du service départemental de l’Onac n’a pu que constater le travail remarquable de ces jeunes passionnés d’Histoire. Le lieutenant-colonel Lamarque a également noté la qualité du travail accompli. Une constante dans toutes les écoles qui ont participé à cette opération.

    Serge Helleringer, pour la Ville et les anciens combattants, a mis en avant l’énorme implication du travail sur la Grande Guerre. L’heure était ensuite à la remise du précieux diplôme que chacun était fier de recevoir.

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    Union130527c - Marne
    COURCY : Dette de mémoire : Un monument en l’honneur des soldats russes morts au village

    La commune est fière d’accueillir le monument érigé en l’honneur des soldats russes qui ont donné leur vie pour sa liberté.
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  • A la mairie de Courcy, lundi 15 avril dernier, Son Excellence Alexandre Orlov, Ambassadeur de la Fédération de Russie, a été reçu par Martine Jolly, maire, et par le conseil municipal pour une réunion de travail qui s’est avérée conviviale et fructueuse. Son objet portait sur les conditions d’installation d’un monument commémoratif des combats livrés dans la commune de Courcy par le corps expéditionnaire russe au mois d’avril 1917. Le président de l’association du Souvenir du Corps expéditionnaire russe en France (ASCERF) était également présent. En effet, il y a presque un siècle, les troupes du Tsar de Russie Nicolas II arrivèrent en Champagne pour y combattre aux côtés de leurs alliés français.

    Héroïsme

    Le Corps expéditionnaire russe en France était composé de deux brigades spéciales d’Infanterie, son effectif était d’environ 18 000 soldats. Au début d’avril 1917, les régiments russes commandés par le général Lokhvitzky furent transférés au nord de Reims, au pied du Massif de Saint-Thierry, pour participer à la grande offensive du général Nivelle. Celle-ci ne se limitait pas au Chemin des Dames, mais elle s’étendait jusqu’aux Cavaliers de Courcy.

    La 1ère brigade russe avait pour mission la reprise du village de Courcy, occupé par les Allemands depuis le 17 septembre 1914. Après des combats acharnés, les Russes, ayant fait preuve d’un grand héroïsme, le reprirent aux troupes allemandes le 16 avril 1917, au prix de nombreux tués et blessés.

    C’est donc en souvenir de ce passé historique, qu’il est envisagé que, courant 2014, l’Ambassade de la Fédération de Russie et l’ASCERF offrent à la commune de Courcy un monument commémoratif qui sera implanté au cœur du village.

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    Union130527b - Marne
    RESISTANCE : Il y a 70 ans à Paris : Le Conseil national de la Résistance tenait sa première réunion

    C’est sous la présidence de Jean Moulin que le Conseil national de la Résistance a tenu sa première réunion, le 27 mai 1943 à Paris.
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  • L’œuvre d’unification réussie par Jean Moulin est un atout décisif pour la France qu’il va bientôt payer de sa vie en homme d’honneur et patriote intransigeant.

    C’est un événement déterminant qui se produit le 27 mai 1943 au 48, rue du Four à Paris, chez René Corbin un ancien du cabinet du ministre socialiste Pierre Cot. Alors que le préfet Jean Moulin est parvenu à rassembler la Résistance intérieure, se déroule la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui atteste la puissante volonté de ses composantes de conduire une action conjointe pour la libération de la France.

    Le général de Gaulle qui est informé par « Rex » en mesure toute l’importance. Il le résume ainsi dans ses Mémoires de guerre : « J’en fus à l’instant même plus fort tandis que Washington et Londres mesuraient sans plaisir mais non sans lucidité, la portée de cet événement. » Ce succès politique est le résultat d’un travail méthodique, pertinent et inlassable mené par Jean Moulin dont la patience, la qualité d’écoute, l’esprit de synthèse, la puissance de conviction ont été des qualités décisives pour qu’il s’impose en unificateur. La naissance du CNR est l’accomplissement réussi d’un puzzle que Moulin entreprend d’abord en zone sud où les rivalités et des personnalités turbulentes et susceptibles entretiennent une ambiance électrique. Il sait que tous sont d’accord sur l’essentiel. C’est pourquoi il parvient à fonder, le 27 novembre 1942, le comité de coordination des trois mouvements de la zone sud « Combat », « Franc-tireur » et « Libération » qu’il préside.

    Le 26 janvier 1943, ce comité se transforme en Mouvement uni de résistance (MUR). Dans le même temps, Moulin fixe une architecture administrative et militaire fonctionnelle et soutient les créations du Bureau des opérations aériennes (BOA) et de trois structures communes à toute la Résistance, le Bureau d’information et de propagande (BIP) dirigé par Georges Bidault ancien professeur agrégé d’histoire au lycée de Reims, le Comité général d’études (CGE) en responsabilité des réformes constitutionnelles et de l’administration à mettre en œuvre à la libération et le Noyautage des administrations publiques (NAP) pour savoir tout ce qui s’y passe et empêcher Vichy d’être efficace. La mise en place de l’Armée secrète (AS) confiée au général Charles Delestraint et l’état des discussions qu’il mène avec une infinie minutie le décident, à la fin de l’année 1942, à intégrer dans la Résistance intérieure les représentants des anciennes formations politiques.

    De Gaulle malmené par les Alliés et en premier lieu par les Américains et Moulin qui n’est pas épargné et se sait activement recherché, ne baissent pas les bras. Et leur ténacité paie. Le 27 mai, les représentants des mouvements de résistance des zones nord et sud, des partis politiques, des organisations syndicales, soit dix-sept membres titulaires se retrouvent. Ce que l’historien Henri Michel résume ainsi : « Avant Jean Moulin, il y avait des résistants, après lui, il y avait la Résistance. »

    Au cours de cette réunion, une motion préparée par « Max » et Bidault est adoptée à l’unanimité et mentionne que le gouvernement provisoire de la France : « devait être confié au général de Gaulle qui avait été l’âme de la Résistance aux jours les plus sombres et qui n’avait cessé depuis le 18 juin 1940 de préparer en pleine lucidité et en pleine indépendance la renaissance de la patrie détruite comme des libertés républicaines déchirées ». Le CNR se met au travail pour élaborer alors son programme pour le gouvernement de la France libérée.

    Hervé CHABAUD

    Préfet de légende : Ils étaient avec Jean Moulin le 27 mai 1943

    Il avait la République à l’âme, l’envie de servir au cœur, un talent de l’organisation inné, une aptitude à la négociation hors norme, Jean Moulin n’est pas seulement devenu un préfet de légende en entrant au Panthéon, porté par l’éloge bouleversant d’André Malraux, son camarade de l’ombre le révélant à la lumière des hommes de ce temps. Cette psalmodie hurlée dans le vent révélait à la France que le don de soi pour la passion de la France est un accomplissement.

    Unificateur et fédérateur, Jean Moulin demeure devant l’histoire une figure du rassemblement nourri aux valeurs de l’humanisme flamboyant, éclairé par le sens absolu des responsabilités. Il a réussi la fondation du Conseil national de la Résistance parce qu’il a montré avec patience et intelligence à tous ses interlocuteurs que ce qui les rassemblait était plus puissant et plus fort que ce qui les séparait. Il leur a témoigné que l’appétence pour la liberté et la fraternité fortifie les conditions d’un dépassement de soi pour donner à son pays le meilleur. Il a été, il est ce visage de la France qui ne renonce pas, plie pour mieux se redresser, espère plus qu’elle ne désespère, croit et ose. Alors qu’on célèbre le 70e anniversaire du CNR et bientôt celui de son arrestation à Caluire, de sa mort de supplicié sur un quai de Lorraine, puissent les préfets d’aujourd’hui témoigner en son honneur de sa passion de la République qui fait corps à la France.

    H.C.

    Pour cette première réunion du CNR qui se tient sous sa présidence, Jean Moulin est entouré de huit représentants des mouvements, Roger Coquoin (Ceux de la Libération), Jacques Lecompte-Boinet (Ceux de la Résistance), Charles Laurent (Libération - Nord), Jacques-Henri Simon (Organisation civile et militaire), Pierre Villon (Front national), Claude Bourdet (Combat), Eugène Claudius-Petit (Franc-Tireur), Pascal Copeau (Libération-Sud) ; de six représentants des partis politiques, André Mercier (Parti communiste), André Le Troquer (Parti socialiste), Marc Rucart (Parti radical), Georges Bidault (Démocrates-chrétiens), Joseph Laniel (Alliance démocratique), Jacques Debû-Bridel (Fédération républicaine) ; de deux représentants des organisations syndicales, Louis Saillant (Confédération générale du travail), Gaston Tessier (Confédération française des travailleurs chrétiens). Le secrétaire général est Pierre Meunier et le secrétaire général adjoint Robert Chambeiron. Ces deux derniers n’ont pas voix délibérative. Cette composition va être modifiée au fil du temps en raison des arrestations et des déportations.

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    Union130527a - Marne
    COURCY : Tout commence en mars 1915 Courcy-Braunschweig-Courcy ou le fabuleux voyage d’un livre

    Parti de Courcy pour Braunschweig en Allemagne en 1915, l’ouvrage vient de rentrer au village.
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    A la mairie de Courcy est arrivée dernièrement une lettre signée Hans Wenzel, en provenance de Braunschweig, Allemagne. Cette missive adressée au maire relate le fabuleux voyage d’un livre parti de Courcy en 1915 pendant la Grande Guerre pour aller à Braunschweig avant de revenir à Courcy.

    En mars 1915, un soldat allemand avait sorti d’une maison en flammes un livre. Il l’avait rapporté en Allemagne et l’avait depuis lors rangé dans sa bibliothèque. Il avait pris soin d’écrire sur la première page : « Je désire que ce livre retourne là où est sa place, en France. » L’ouvrage a vécu deux guerres, il a survécu à la bataille de la Marne en 1915, ainsi qu’aux bombardements de Braunschweig en 1944-45.

    Edité en 1823

    Il a de la valeur pour les bibliophiles. Il porte le titre suivant : « Poésies de Lefranc de Pompignan », il compte 336 pages et a été édité à Paris en 1823. Le fils du combattant de 1915 a retrouvé le recueil, son père étant décédé en 1969 et sa mère venant d’être placée dans un foyer pour personnes âgées. Il a dû vider et vendre l’appartement de ses parents, et il a eu ainsi la surprise de trouver le fameux livre. Il a aussitôt mis à exécution la volonté de son père. Le manuscrit est retourné là où est sa place, en France.

    Il est précieusement rangé à la mairie de Courcy. Le vœu le plus cher de la Municipalité est désormais de retrouver les coordonnées de Hans Wenzel ou de sa famille, afin de les informer de sa volonté de mettre en lumière, lors des cérémonies du 11 novembre 2014 à Courcy, le fabuleux voyage de ce livre entre les deux pays.

     

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    Union130526e - Marne
    LIVRE : Le sauvetage du général Berthelot

    Roumanie 1916. L’intelligence et la poigne d’un officier supérieur français ont évité à ce pays d’Europe centrale de s’effondrer entre les mains d’un ennemi puissant et déterminé.

    Qui se souvient du général Berthelot ? Bien sûr, des rues et des avenues de villes de France et d’ailleurs portent son nom sans que le citoyen en mesure vraiment la raison. Pourtant, le président de la Chambre des députés, Paul Deschanel, n’a-t-il pas déclaré, après la victoire de Marasesti, applaudi par toute la représentation nationale : « Berthelot est un homme qui fait honneur à notre pays » ?

    Le livre que signe Michel Roussin est l’opportunité de retrouver cet officier, son parcours et surtout d’apprécier la mission décisive qu’il a conduite en Roumanie pendant la Première Guerre mondiale. Alors que ce pays est lié par la Triplice qui unit l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie, Carol 1er surprend son monde lorsque le 3 août 1914 il proclame la neutralité de son pays. Cela revient à une rupture de son alliance. Ferdinand 1er qui lui succède en octobre 1914 est très marqué par l’opinion publique à la fois favorable à la Russie et à la France. Il amorce le virage politique qui ramène la Roumanie dans le giron des alliés.

    Une impréparation militaire

    Le pays déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie le 17 août 1916 mais la réplique aérienne est immédiate et l’invasion de ce petit pays rebelle décidée. Si bien que malgré la résistance courageuse des unités roumaines, la capitale Bucarest tombe aux mains de l’ennemi le 6 décembre 1916. Le roi et son gouvernement sont alors déjà repliés dans l’Est du pays à Lassy. La France est inquiète de l’évolution d’un front où l’ennemi fanfaronne à mesure qu’il conquiert de nouvelles provinces. C’est la raison pour laquelle Joffre fait appel au général Berthelot, « une armoire à glace » selon ses officiers d’état-major tant il en impose. Il est expérimenté, a commandé le 32e corps d’armée et il reçoit la mission de conseiller et d’assister l’armée roumaine.

    Il arrive dans le pays le 16 octobre 1916 avec un groupe d’environ quatre-vingts officiers. Parmi eux, il y a un officier supérieur qui se trouve au centre d’artillerie de Châlons avant son transfert à Vitry-le-François. Celui qui s’est battu du côté de Prosnes et de Reims mentionne dans son carnet en date du 19 septembre : « Je suis avisé que je vais faire partie de la mission envoyée en Roumanie ». Le 23 a lieu autour de Berthelot une réunion préparatoire avant le transfert vers Lorient et le voyage dont cet officier écrit : « Je vais demander au bon dieu de bénir notre voyage. Je fais encore quelques achats et je me rends pour 10 heures à l’arsenal où nous devons embarquer. Nous prenons place sur le remorqueur Le Balvert qui en moins d’un quart d’heure nous mène sur le paquebot de la compagnie Paquet de Marseille ».

    Restructurer

    Dès leur arrivée, Berthelot et ses officiers constatent que l’armée roumaine manque de tout. Les Alliés vont lui fournir du matériel en passant par le port du grand nord d’Arkhangelsk sans garantie que les Russes ne prélèvent pas au passage ce dont ils ont be- soin ! Berthelot restructure quinze divisions avant de passer à l’offensive. Pendant ce temps les artilleurs français familiarisent leurs homologues aux canons modernes. Le travail paie puisqu’en août 1917, la bataille de Marasesti voit la victoire des Roumains. Après la paix de Brest-Litovsk, le 15 décembre 1917, la Roumanie est à nouveau vulnérable puisque son allié de l’Est s’est retiré du conflit. Elle se sait à terme condamnée mais l’Allemagne est battue l’année suivante à l’Ouest. Le temps des traités de Neuilly et du Trianon se profile. Berthelot est toujours célébré dans la Roumanie d’aujourd’hui. Mort en 1931, celui qui a achevé sa carrière militaire comme gouverneur militaire de Strasbourg est un officier exemplaire de la Grande Guerre qui mérite de sortir de l’ombre. Ce livre y contribue et ce n’est que justice.

    Hervé Chabaud

    Michel Roussin, « Sur les traces du général Berthelot », Guéna-Barley, 270 pages, 18 euros.

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    Union130526d - Marne
    EXPOSITION :

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    Union130526c - Marne
    FERE-CHAMPENOISE : Les élèves sur les traces d’un poilu !

    Les élèves de Fère-Champenoise, avec les intervenants et leur enseignant.
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  • A un an du début du centenaire de la Grande Guerre, Daneck Mirbelle, enseignant à Fère-Champenoise, a souhaité inscrire ses élèves de CE2 et CM1 au concours scolaire « Les petits artistes de la mémoire, la Grande Guerre vue par les enfants » (PAM) organisé par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

    Le projet, qui consistait à retracer le parcours d’un soldat durant ce conflit sous forme d’un carnet est très vite devenu le projet phare de cette année scolaire. Visites, recherches, apprentissage et compréhension de ce conflit ont été nécessaires. De même, l’écriture et les arts plastiques ont ainsi été pratiqués de manière originale et volontaire par les enfants.

    Le projet final a été présenté au jury départemental et ce mardi 21 mai avait sonné l’heure des récompenses.

    Bruno Dupuis, directeur de l’ONACVG de la Marne, est ainsi venu rencontrer les élèves pour échanger longuement avec eux sur leur ressenti de ce travail et leur compréhension de cette période particulière.

    Un échange auquel ont participé Gérard Gorisse, conseiller général et maire de la commune, ainsi que Jean-Marie Guillaume-Barry et Ludovic Mance de l’association « Mondement 1914 » et le collectionneur Michel Japin.

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    Union130526b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Les combats de Lazare Ponticelli en Argonne

    Lazare Ponticelli est décédé le 11 mars 2008 à l’âge de 110 ans.
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne). Le dernier des poilus a croisé le fer avec l’ennemi allemand dans les tranchées argonnaises, au début du dernier siècle.

    SI Lazare Ponticelli est bien connu du grand public, notamment en qualité de dernier poilu à avoir quitté ce monde, son histoire personnelle a été peu relatée. On doit à Bernard Jean, qui a servi à la Légion étrangère comme capitaine commandant de compagnie, chef de bataillon et colonel commandant de régiment, les éléments biographiques dont on dispose au sujet de ce combattant. Il était né à Beddola le 7 décembre 1807.

    Une séparation déchirante

    Au moment de la déclaration de guerre, en 1914, Lazare Ponticelli travaillait comme journalier au marché de La Villette. Il était alors âgé de 16 ans et demi, mesurait 1,55 mètre. Il s’est présenté avec un camarade français, journalier comme lui, afin de servir dans les armées françaises.

    Sa nationalité italienne le désigne pour la Légion étrangère, seule option qui lui est ouverte. Il sera affecté à l’un des bataillons du deuxième régiment de marche des 1er et 2e Etranger, qui ont été mis sur pied consécutivement aux services offerts à la France par le petit-fils de Garibaldi.

    En effet, Giuseppe Garibaldi, considéré comme l’un des pères de la nation italienne, a été français de naissance, étant né à Nice en 1807. Député de la ville, puis de Paris, de Dijon et d’Alger, ses descendants sont venus au secours de la France. Six de ses petits-enfants ont été engagés dans 4e Régiment de marche du 1er Régiment étranger.

    L’affectation de Ponticelli au deuxième régiment le sépare de son ami journalier. Au moment de leur séparation, Garibaldi déchire symboliquement un billet de cinq francs, seule richesse que les deux compères ont économisée en commun.

    Ce billet était initialement destiné à fonder une entreprise de travaux publics de chauffage-plomberie. Finalement, le mauvais sort séparera les deux amis pour toujours : le compagnon de jeunesse tombera aux premiers jours de 1914. L’entreprise sera néanmoins créée après la guerre, et deviendra florissante, cotée en bourse.

    Lazare Ponticelli suit d’abord une formation accélérée au camp de Mailly.

    De là, il participe aux terribles assauts de décembre 1914 et janvier 1915, dans le 4e régiment de marche du 1er Etranger, en Argonne. Il se remémore les noms des lieux associés au Bois de Bolante, aux Courtes Chausses, au four de Paris, au ravin des Murissons et de La Fille morte. En moins de 15 jours, son régiment accuse 500 tués, blessés ou disparus.

    Le souvenir des blessés et des morts le poursuivra longtemps, bien qu’il en ait peu parlé. L’Italie entre alors en guerre aux côtés des alliés.

    Le 4e régiment de marche du 1er Etranger est dissous pour permettre à ses légionnaires, pour la plupart Italiens, de rejoindre leur armée nationale. N’étant plus intégré à ce corps, Lazare, poussé par son frère, rejoint les chasseurs alpins italiens, appelés « alpini », et se bat quatre années durant contre les Autrichiens.

    Il retourne ensuite en France, et demande en 1939 sa naturalisation française, dans le département de la Seine (qui correspond aujourd’hui à la petite couronne francilienne). Trop âgé pour servir, on le renvoie alors à son entreprise pour consentir à l’effort de guerre. Il décède le 11 mars 2008 au Kremlin-Bicêtre, à l’âge de 110 ans.

    L’exceptionnelle longévité de ce combattant italien permet à Bernard Jean de le présenter, dans la revue Horizons d’Argonne n° 85, de cette manière : « Rescapé de la guerre, sursitaire de la mort, Lazare Ponticelli a longuement vécu. Traditionnel et superbe, le pas lent de la Légion favorise l’endurance : il vient à bout des grands espaces et dépasse l’horizon du temps. »

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    Union130526a - Marne
    HISTOIRE : 1943

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    La France offensive et la France soumise

    Koenig n’est pas qu’un combattant du désert.
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  • Leclerc a marqué des points et montré aux Alliés la performance de ses troupes.
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  • En ce mois de mai 1943, le général de Gaulle utilise toutes les occasions pour parler de la France combattante lorsqu’il s’adresse aux Belges, aux Américains, aux Français qui ont rejoint Londres, aux jeunes qui ne supportent plus les humiliations et la répression de l’occupant soutenu par Vichy. Il tient à ce qu’on mesure le développement de la Résistance intérieure qui maille le territoire et s’oppose par tous les moyens dont elle dispose. Il insiste sur le concours apporté par les troupes de Leclerc, de Koenig et de Larminat dans les batailles décisives qui ont permis de chasser les puissances de l’Axe du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Il signale la présence des hommes à la croix de Lorraine partout où ils sont.

    Obéir au Reich

    Bref, face à Londres, à Washington et Moscou, il s’emploie à bien incarner la vraie France, celle qui se bat. Et ce n’est pas Staline qui peut nier les valeureux aviateurs de l’escadron « Normandie » qui ont déjà abattu une vingtaine d’appareils ennemis. Ce n’est pas Churchill qui peut contester l’aide apportée à la VIIIe armée de Montgomery par les unités françaises qui ont permis la capitulation des forces germano-italiennes.

    Ce n’est pas Roosevelt qui peut se résoudre à oublier de Gaulle tant le Général sait parler haut et fort et vanter les valeurs qu’il incarne depuis le 18 juin 1940 et qui constituent plus que jamais une motivation pour le rejoindre, le soutenir au service de la France debout. Pendant ce temps, Hitler augmente la pression et exige plus des pays occupés. Ils doivent mieux contribuer à l’effort de guerre et en cela son discours n’a pas varié depuis l’entretien qu’il a eu avec le président du Conseil français le 30 avril 1943 à Berchtesgaden. « Tout ce que le Reich exige, c’est de contribuer à son effort militaire en fournissant des travailleurs pour ses usines et des combattants volontaires » martèle le Führer qui présente l’addition : « Ce qu’il me faut c’est dix mille avions et vingt mille tanks ». Pour tenter de convaincre encore, Laval décrit la peur qu’on doit avoir du communisme qui s’est enkysté à Moscou : « Si les Alliés l’emportaient, le monde anglo-saxon aurait aussitôt à se mesurer avec les Soviets. Et le résultat de cette lutte ne serait pas douteux : le bolchévisme l’emporterait et s’installerait partout en Europe ». C’est pourquoi Laval développe une propagande intensive comme quoi la seule voie du salut est d’obéir à l’Allemagne et demande aux Français d’en finir avec « les illusions dangereuses », sous entendu avec les propositions réitérées par de Gaulle et le Comité national de se dresser contre Pétain et les nazis. Mais Laval est inaudible, déconsidéré, comparé au valet de pied d’Hitler. Son discours n’a aucune portée si ce n’est de susciter encore plus de détestation à son égard. Le chef de la France combattante résume à bon escient Pierre Laval : « C’est un homme perdu, un politicien ambitieux qui s’est noyé dans le flot épais des mensonges et des chimères qu’il a répandus ».

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    De Gaulle tient ferme

    Koenig n’est pas qu’un combattant du désert.
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  • Roosevelt estime que de Gaulle se prend pour le Messie.
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  • Churchill est malin comme un singe.
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  • Giraud est toujours considéré comme l’homme de Roosevelt.
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  • Tensions. Le Général abat son atout maître, l’unification de la Résistance, alors que Britanniques et Américains sont prêts à l’exclure du jeu de la libération de la France et de l’Europe.

    De Gaulle n’ignore rien de ce que trament Britanniques et Américains contre la France combattante et le Comité national dont la force politique accrue exaspère à Washington et inquiète à Londres d’autant qu’on n’y veut pas fâcher Roosevelt. Le Général fait comme si de rien n’était lorsqu’il écrit à Winston Churchill, le 27 mai 1943 avant de partir pour l’Afrique du Nord : « Quittant Londres pour Alger où m’appelle une tâche difficile pour le service de la France, je revois en esprit la longue étape de près de trois ans que la France combattante a accomplie dans la guerre, côte à côte avec la Grande-Bretagne et à partir du territoire britannique. Je suis plus que jamais plein d’espoir dans la victoire commune de votre pays et du mien avec tous leurs alliés, et plus que jamais convaincu que vous serez personnellement l’homme des jours de gloire comme vous avez été l’homme des pires moments ». Cet éloge tranche avec les rumeurs entretenues y compris à Londres, comme quoi de Gaulle est un facteur de trouble dont la présence prochaine en Algérie peut s’avérer très problématique.

    Sans le Général

    Les Anglo-Saxons n’ont pas l’intention d’informer le Général sur leurs projets méditerranéens destinés à la reconquête de l’Europe via l’Italie alors qu’ils considèrent l’Afrique du Nord comme une base solide de projection de leurs forces de libération. Les Britanniques ne l’avaient pas informé de leur intervention à Madagascar l’année précédente et les Alliés s’étaient abstenus de l’associer aux préparatifs de l’opération Torch du 8 novembre 1942, celle du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. A la Maison Blanche, les conseillers de Roosevelt persistent et signent. Dans le Bureau ovale, il assure au Président que de Gaulle causera durablement plus de soucis qu’il ne rendra de services utiles pour la cause commune.

    Le Général sait qu’il est détesté par l’administration démocrate mais il ne change en rien sa posture même si on l’accuse d’être à la fois Jeanne d’Arc, Louis XIV et Napoléon. Le chef de la France combattante mesure-t-il totalement la portée du télégramme que le Premier ministre britannique a adressé à son cabinet de guerre le 21 mai 1943 : « Je demande à mes collègues d’examiner d’urgence la question de savoir si nous ne devrions pas, dès maintenant, éliminer de Gaulle en tant que force politique et nous en expliquer devant le Parlement et devant la France ». Cette prise de position un rien déroutante illustre la priorité donnée à la complicité diplomatique entre Londres et Washington. Et Winston Churchill d’ajouter : « On ne peut vraiment pas laisser ce gaffeur et cet empêcheur de tourner en rond poursuivre ses néfastes activités ». Bref, le chef du gouvernement anglais semble prêt à sacrifier l’homme du 18 juin alors que depuis la réussite de Jean Moulin qui a fédéré tous les partis et mouvements de la Résistance, de Gaulle est le chef incontesté d’une France alliée.

    Erreur de timing

    Cette erreur d’appréciation du Premier ministre n’est pas validée par le cabinet de guerre qui prend ses distance et réitère un constat ainsi résumé : « Les Français libres sont très populaire dans l’opinion mais aussi à la Chambre des communes ». Anthony Eden et Clement Attlee estiment que ce serait une faute de se priver du général de Gaulle ou de l’abandonner. De Gaulle n’a rien à faire des combinaisons de basse diplomatie, il se rend à Alger pour débattre avec Giraud alors que le 27 mai, rue du Four à Paris, se tient la première réunion du Conseil national de la Résistance présidée par le préfet Jean Moulin. C’est fort de cette certitude qu’il sait désormais être prêt à prendre l’ascendant sur le général Henri Giraud, le chouchou des Américains. N’a-t-il pas confié : « Dans cette guerre où la patrie joue son destin, la formation du CNR, organe essentiel de la France qui combat a été un événement capital » ? Comment dès lors qualifier de Gaulle de diviseur alors qu’il est parvenu à faire l’unité de la Résistance ? Toujours le 27 mai 1943, le chef de la gestapo Kaltenbrunne qui mobilise en France ses sbires sur les traces des organisations de résistance adresse au ministre des Affaires étrangères du Reich, Ribbentrop, un rapport sur l’Armée secrète du général Delestraint, l’un des pôles les plus structurés de la Résistance française.

    Attention danger

    Kaltenbrunner affirme : « Cette organisation représente pour l’armée allemande une menace qu’il ne faut pas sous-estimer ». Même Jean Moulin sait qu’il est activement recherché et que la gestapo a probablement des agents infiltrés dans certains réseaux ce qui lui permet de disposer de renseignements de qualité. Il s’en ouvre à de Gaulle dans un rapport dont le chef de la France combattante prend connaissance juste avant son départ pour Alger : « Je suis recherché maintenant tout à la fois par Vichy et la gestapo qui, en partie grâce aux méthodes de certains éléments des mouvements, n’ignore rien de mon identité et de mes activités. Ma tâche devient donc de plus en plus délicate alors que les difficultés ne cessent d’augmenter ».

    Il n’empêche, l’unification de la Résistance est une claque pour les fonctionnaires de la Maison Blanche qui, aveuglés par leur giraudisme, n’ont rien vu venir. Roosevelt est furieux mais il reconnaît le succès politique remporté par ce général dont il déteste l’aplomb. Britanniques et Américains sont obligés de revoir dans l’urgence leur stratégie diplomatique parce qu’ils peuvent très vite être accusés, preuves à l’appui, d’être des alliés qui ne jouent pas le jeu. Cette situation serait pour eux intenables et provoquerait de vives réactions de l’opinion.

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    Union130525c - Marne
    1914-2014 : La bataille de la Marne gagnée grâce aux combats ardennais

    Lors de la Bataille de la Marne à Vitry-le-François. stéphanie Gruss
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  • 1914-1918. Cinq années d’une guerre horrible, marquée pour la première fois de l’histoire par deux caractéristiques inédites : d’une part son caractère mondial, avec des belligérants répartis sur tous les continents (même si les combats ont essentiellement touché l’Europe), d’autre part l’aspect industriel du conflit et l’utilisation de techniques jusqu’alors inconnues, comme l’aviation ou les armes chimiques. Résultat, au 11 novembre 1918, jour de l’armistice, on dénombre près de 9 millions de morts ou disparus, presque autant d’invalides. C’est également durant cette guerre qu’a été organisé et planifié le premier génocide, en l’occurrence celui des Arméniens. Et on ne parle pas des destructions matérielles et des régions entières dévastées, dont la nôtre.

    2014-2018. Un siècle après, de nombreux pays, dont bien sûr la France, s’apprêtent à commémorer ce qui devait être « la Der des ders ». L’idée de base est de susciter, sur l’ensemble du territoire et tout au long des cinq prochaines années, les manifestations les plus diverses, du congrès scientifique à la performance artistique en passant par expos et reconstitutions.

    Une Mission du centenaire de la Première guerre mondiale a été installée à cette fin à Paris. Elle a pour interlocuteurs des comités départementaux, celui des Ardennes étant piloté par Mourad Chenaf, le sous-préfet de Sedan. « La mission nationale est chargée entre autres de préparer les six grandes manifestations qui rythmeront l’ensemble des commémorations, explique-t-il. La première aura lieu à Sarajevo, là où les historiens situent le départ du conflit avec l’assassinat de l’archiduc d’Autriche. Dans les Ardennes, nous avons ouvert notre comité à tout ce que le département compte de collectivités locales, d’associations historiques ou d’anciens combattants ou encore d’historiens. »

    Une occasion à saisir

    Plusieurs réunions du comité ardennais ont permis de faire remonter une multitude de propositions, dont certaines déjà bien avancées. « Nous avons comptabilisé près de 150 manifestations, reprend le sous-préfet. Ce n’est pas étonnant au regard de tout ce que les Ardennes ont vécu durant cette période, avec l’occupation, le pillage économique, les massacres de civils dans des villes martyres comme Haybes, celles détruites militairement comme Rethel. Il y a énormément de choses à dire, à montrer ou à découvrir sur les Ardennes. Exemple avec la bataille de la Marne : si elle a pu être gagnée, c’est grâce aux durs combats menés les jours précédents dans notre département, qui ont permis de ralentir la poussée allemande. Nous avons l’occasion de mettre en valeur le rôle crucial tenu par les Ardennes tout au long du conflit. A nous de la saisir. » Jean-Claude ROUSSEL

    Contact : Clotilde Vasseur, à la sous-préfecture de Sedan, tél. 03.24.27.96.02.

    Les candidats ardennais

    Dix-huit dossiers ardennais sont donc remontés à Paris pour tenter d’obtenir une labellisation nationale.

    • Colloque et publications proposés par les sociétés d’histoire ardennaises avec l’appui du conseil général et des villes de Sedan et Charleville-Mézières.
    • Spectacle vivant « L’Engrenage », porté par l’association Rencontres musicales en Lorraine.
    • Commémoration des combats de la Fosse-à-l’Eau par le groupe de recherche historique et la commune de Thin-le-Moutier.
    • Mise en valeur du moulin d’Herpy par le Souvenir français de Château-Porcien.
    • Hommage à l’aviateur Roland Garros par l’association Roland Garros de l’aviation au tennis.
    • La vie quotidienne à Charleville par la ville de Charleville.
    • Sedan sous l’occupation par la ville de Sedan.
    • Reconstitution des tragiques évènements d’août 14 par la commune de Haybes.
    • Commémoration des massacres de Margny par l’association Les conquérants de la mémoire.
    • Libération de Vouziers par la ville de Vouziers.
    • Donchery, ville martyre par la commune de Donchery et le cercle historique.
    • Valorisation du fort des Ayvelles par l’association Ardennes patrimoine insertion.
    • Conférence sur la Grande guerre et le Traité de Versailles, par la commune de Thilay.
    • Reconstitution de la vie des habitants de Glaire sous l’occupation par l’association glairoise pour la mise en valeur du village.
    • Restauration de la chapelle de Falaise par l’association des Falairats d’Argonne.
    • Rethel ville martyre par la ville de Rethel.
    • Répertoire des monuments aux morts des Ardennes par Denis Barbier.
    • Commémoration de la bataille du Tourteronnais par les associations et la commune de Saint-Loup-Terrier.

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    Union130525b - Marne
    CORMICY : Patrimoine mondial de l’Unesco :Un classement souhaité

    le monument original réalisé par Paul Moreau-Vauthier et Auguste Bluysen.
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  • le projet de la Ville avec son socle contemporain.
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  • REIMS : Monument de l’Armée Noire / La fondation du sculpteur demande l’arrêt des travaux

    REIMS (Marne). Le ton monte entre la Ville et la fondation Moreau-Vauthier qui refuse le socle prévu en-dessous de la sculpture. L’action judiciaire qui se profile pourrait définitivement compromettre le projet.

    LA fondation Moreau-Vauthier, gardienne de l’œuvre morale du sculpteur, est décidée à stopper la réalisation de la copie du monument aux héros de l’armée noire telle qu’elle est prévue. « Nous avons écrit à la maire pour dénoncer une dénaturation de l’œuvre de Paul Moreau Vauthier, elle ne nous a pas répondu. Nous prenons acte de ce refus implicite de prendre en compte notre requête. Nous allons dès le mois de juin agir en référé pour demander l’arrêt immédiat des travaux », fait savoir la fondation par la voix de son président.

    La fondation est encore plus déterminée à agir depuis qu’elle a eu connaissance de l’intervention de la maire sur le sujet lors du conseil municipal de la semaine dernière. En réponse à une interpellation de l’opposition, Adeline Hazan a déclaré que le monument serait réalisé tel que la Ville l’avait décidé. Soit avec son socle contemporain. Elle a ajouté qu’elle n’était pas inquiète sur l’issue de la plainte pour favoritisme à son encontre. En revanche pas un mot sur la fondation et son courrier. La maire a publiquement occulté le problème.

    Impasse

    Rappelons que la fondation soutient l’idée de ressusciter le monument de l’Armée Noire à Reims mais conteste le socle moderne que la Ville a prévu pour remplacer l’original signé de l’architecte Auguste Bluysen. Elle estime que ce socle, disproportionné par rapport à la sculpture, dénature l’œuvre.

    Si la maire fait le choix d’ignorer la fondation, c’est peut-être parce qu’elle n’est pas en mesure de la satisfaire. Abandonner l’idée du socle contemporain aujourd’hui signifierait modifier le marché public tel qu’il a été attribué, ce qui est interdit. Pour qu’une telle modification soit permise, il faudrait, selon un avocat, « au minimum, un protocole d’accord signé de toutes les parties en présence, entériné par le tribunal administratif et par le préfet ». Il faudrait notamment que Joël Vergne, candidat malheureux de l’appel d’offres et auteur de la plainte pour favoritisme, fasse partie des signataires. Presque mission impossible.

    Quant à tout annuler et relancer un appel d’offres à moins de six mois de l’inauguration… cela reviendrait à enterrer un projet qui date déjà de 2008.

    Catherine FREY

    La Ville de bonne volonté

    « Il est faux de la part de la fondation de dire que la Ville occulte le problème et qu’elle n’a pas daigné répondre au courrier. Contact a été pris. Un rendez-vous a même été fixé avec le président de la fondation début juin », révèle-t-on au cabinet de la maire. « On s’est même adapté à l’agenda de plaidoirie de ce monsieur pour pouvoir le rencontrer ».

    Ce rendez-vous conduira-t-il vers un arrangement à l’amiable ? « On va déjà essayer de se comprendre ».

    « Elle devrait l’obtenir » pronostique un expert
    « La fondation a toutes les chances d’obtenir l’arrêt des travaux car le tribunal devrait considérer qu’il y a un doute », estime Gilles Perrault,
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  • Gilles Perrault est expert en art agréé auprès de la cour de cassation. Habilité à évaluer la valeur des œuvres, il maîtrise le droit de la propriété intellectuelle. Il a accepté de répondre à nos questions sur le dossier du monument de l’Armée Noire.

    La fondation Moreau-Vauthier est-elle en droit de contester le projet de la Ville ?
    Les descendants de l’artiste et ayant-droit peuvent agir au nom de la protection de l’œuvre dans un délai de 70 ans après le décès de l’auteur. Paul Moreau Vauthier est décédé en 1936 donc normalement le droit est éteint. En revanche pour Auguste Bluysen, auteur du socle décédé en 1952, ses descendants peuvent encore intenter une action.

    Cela veut-il dire que la fondation du sculpteur n’a plus le droit d’agir ?
    Elle peut agir si l’on estime que le monument, sculpture et socle, est une œuvre conjointe. Soit indissociable. Pour être considéré comme telle, il faut que le socle ne soit pas un simple cube. En l’espèce, il s’agit bien d’une œuvre. On voit bien que ce socle a été travaillé et qu’il a été créé dans l’esprit de la sculpture. La fondation peut donc invoquer une œuvre de collaboration et saisir le juge.

    L’action en justice annoncée a-t-elle des chances d’aboutir ?
    La fondation a toutes les chances d’obtenir l’arrêt des travaux car le tribunal devrait considérer qu’il y a un doute. Dans ce cas, il est possible qu’il désigne un expert chargé d’étudier le cas.

    Le projet prévu pour le 11 novembre risque donc d’être compromis.
    Pas forcément. Il existe des procédures d’urgence que les avocats peuvent demander. Si la fondation est déboutée, il sera peut-être encore temps de finir l’œuvre à temps.

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    Union130525a - Marne
    CORMICY : Patrimoine mondial de l’Unesco :Un classement souhaité

    Les élus et membres associatifs travaillent sur le projet des sites classés à l’Unesco.
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  • Dominique Décaudin, maire de Cormicy, recevait en sa mairie Mme Hallier, son homologue de Berry-au-Bac, villlage voisin de l’Aisne, le conseiller général du canton de Bourgogne et maire de Fresne-lès-Reims, Eric Kariger ainsi que celui du canton de Neufchâtel-sur-Aisne et maire de Guignicourt dans l’Aisne, Philippe Timmerman. Frank Viltart, directeur du cabinet du président du conseil général de l’Aisne, chargé de mission du Centenaire de la Grande Guerre, du projet « Unesco », Robert Clément et David Hugot. M. Foulon, passionnés de l’histoire de la guerre 14-18 et Marc Christophe du « Souvenir français » militant pour un « devoir de mémoire » en direction de la jeunesse étaient aussi présents. Catherine Martin, chargée de mission pour le centenaire de la guerre 14-18, Mme Guerner, propriétaire du site de la côte 108, Marie-Noëlle Boulard, présidente de « Cormicy, Ma Ville, Son Histoire » et Sylviane Leclère, vice-présidente et conseillère municipale ainsi que Chantal Lantenois, adjointe étaient également présentes en leur qualité respective.

    Le but de cette réunion est de porter l’inscription des sites de « Sapigneul » et de « la cote 108 » sur la liste indicative des « sites et paysages de mémoire de la Grande Guerre » pour l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce projet d’inscription s’inscrit dans la volonté des deux communes de sauvegarder la forêt de Sapigneul et le site de la côte 108, véritable nécropole à ciel ouvert où gisent encore de nombreux soldats. La côte 108 est une propriété privée qui pourrait être ouverte ponctuellement au public dans le cadre d’une convention avec le département de l’Aisne.

    Le département de la Marne n’a pas misé sur le tourisme de mémoire contrairement à celui de l’Aisne extrêmement actif dans ce domaine mais Eric Kariger félicite les deux villages qui ont su franchir les limites territoriales et assure son soutien à l’inscription des sites au patrimoine de l’Unesco, l’arrivée du centenaire motivant la détermination des élus.

    Défendre le projet

    Tous les interlocuteurs présents sont d’accord pour porter le projet de l’inscription des sites au patrimoine mondial de l’Unesco en tant que « sites et paysages de mémoire de la Grande Guerre » d’autant que les communes de Berry-au-bac, pour le monument des chars d’assaut et Cormicy, pour la Nécropole nationale de la Maison bleue figurent déjà sur la liste indicative. Mme Guerner demande un peu de temps de réflexion pour s’inscrire dans ce projet en tant que propriétaire du site de la cote 108.

    Les élus soulignent que même si le projet n’aboutit pas à l’inscription, la démarche aura permis la délimitation de territoires de mémoire remarquables et la prise de conscience du devoir de transmettre aux générations futures. M. Décaudin se rendra à Paris le samedi 8 juin pour défendre ce projet lors d’un colloque à l’Ecole Militaire organisé par l’association Paysages et sites de mémoire du front occidental de la Première Guerre mondiale.

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    Union130522a - Marne
    SAINT-HILAIRE-LE-GRAND : Hommage aux soldats russes morts pour la France

    400 officiers et 11 000 soldats ont intégré les rangs français, après le retrait des troupes, suite à la révolution russe.
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  • SAINT-HILAIRE-LE-GRAND (Marne). Le dimanche de Pentecôte est, depuis 1937, l’occasion d’un pèlerinage organisé par l’Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France.

    C’est à elle qu’appartient l’entretien et la garde de la chapelle commémorative construite en 1936-1937 et située sur la route départementale 21 reliant Mourmelon-le-Grand à Aubérive. Le site comprend aussi un petit monastère orthodoxe, monument érigé en 1917 par les soldats du 2e régiment russe, en mémoire de leurs frères d’armes morts aux combats.

    915 tombes de soldats russes

    Le cimetière, élevé au rang de nécropole, jouxte la chapelle, et est établi au lieu-dit « L’espérance », dérisoire clin d’œil de l’histoire. Il regroupe 915 tombes de soldats russes tombés lors des combats entre 1916 et 1917. Leurs venues faisaient suite à un accord entre le tsar et les gouvernements français et anglais, en échange de matériel permettant d’équiper 50 000 soldats, répartis entre la France et les Balkans.

    Toujours présents, malgré la révolution

    Arrivés au camp de Mailly, en avril 1916, ils occupèrent rapidement les secteurs de Suippes, Aubérive, puis les forts de la Pompelle et de Brimont, ainsi que le Mont Spin (près de Cormicy), à l’extrême Est du chemin des dames, lors de l’offensive du Général Nivelle, où ils y connurent de lourdes pertes.

    La révolution russe de février 1917 amena des distensions dans ces brigades qui furent retirées du front. Cependant plus de 400 officiers et environ 11 000 soldats continuèrent le combat en intégrant les troupes françaises. Ce bref rappel historique permet de mieux comprendre la perpétuation de l’hommage rendu à ces hommes, dont l’action est trop souvent méconnue.

    Les anciens combattants de Mourmelon étaient sur place, accompagnés d’un jeune porte-drapeau en formation militaire (remplaçant au pied levé un ancien défaillant). Une belle image de la mémoire toujours vivante de ces temps bientôt centenaires.

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    Union130521b - Marne
    MOURMELON-LE-GRAND : Elle a survécu à la Shoah : Magda Hollander-Lafon au collège Henri-Guillaumet

    Magda Hollander-Lafon dédicacera son livre le jeudi 30 mai, à 17 h 30, à la Maison de la presse (5 rue du Général-Gouraud).
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  • Survivante de la Shoah, Magda Hollander-Lafon partagera son expérience avec les élèves du collège Henri-Guillaumet.
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    Déportée à l’âge de 16 ans à Auschwitz-Birkenau, Magda Hollander-Lafon a su s’appuyer sur l’horreur subie dans les camps de la mort pour découvrir la bonté et véhiculer un message d’amour et de paix. Seule rescapée de sa famille, elle devient psychologue pour enfants. Dans son livre Quatre petits bouts de pain - Des ténèbres à la joie, aux éditions Albin Michel, elle nous livre un vibrant appel à devenir créateur de sa vie en faisant appel à la joie personnelle, mais aussi une méditation, non sur la mort mais sur sa foi en la vie et une invitation à emprunter une voie de pacification intérieure et de gratitude envers toutes celles et ceux qui ont croisé son chemin.

    Deux après-midi au contact des élèves

    Mme Hollander-Lafon sera à Mourmelon-le-Grand les jeudi 30 et vendredi 31 mai, répondant ainsi à l’invitation du collège Henri-Guillaumet, avec le soutien de l’équipe municipale, des anciens combattants, de la Maison de la presse et des éditions Albin Michel.

    Elle rencontrera les élèves de 4e et de 3e les après-midi de ces deux jours.

    Les parents d’élèves seront cordialement invités à se joindre à leurs enfants s’ils le désirent. Enfin, le jeudi 30 mai à 17 h 30, une rencontre-dédicace sera organisée en salle Louisiane pour permettre à un public plus large de faire connaissance avec cette personne hors du commun et de s’approprier son message d’espoir.

    Son ouvrage sera disponible à la Maison de la presse (5 rue du Général-Gouraud) et lors de la séance de dédicace.

     

     

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    Union130521a - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Mobilisation générale pour le centenaire de la Grande Guerre

    Lors de la Bataille de la Marne à Vitry-le-François.
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  • Combats à Courdemanges.
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  • Le comité chargé d’établir le programme des commémorations et manifestations liées au centenaire de la Grande guerre, a été installé.
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  • Transport de blessés en gare de Vitry-le-François.
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  • 1914-2014. Pour préparer les commémorations du centenaire de la Grande Guerre dans le pays vitryat, un comité a été créé. Et un premier programme établi.

    « C ’EST au Mont-Morêt que les troupes françaises ont repris leur avancée face aux Allemands. » A l’occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre l’année prochaine, Jean-Pierre Bouquet, président de la communauté de communes Vitry, Champagne et Der et maire de Vitry-le-François, veut mettre en place un « parcours mémoriel » depuis la cité rose.

    Saviez-vous que du 5 août au 1er septembre 1914, le général Joffre a installé son état-major à Vitry-le-François, à l’ancien collège de garçons ? Vous rappeliez-vous que la bataille du Mont-Morêt a fait près de 10 000 morts le 5 septembre 1914 ? Saviez-vous également que la Collégiale s’était transformée en hôpital et que la cité rose possédait même une « maison des éclopés » derrière la salle du Manège ?

    Pour faire revivre tous ces événements qui se sont déroulés durant la bataille de la Marne, un comité vient d’être mis en place autour de René Hanot, vice-président de la communauté de communes Vitry, Champagne et Der chargé du tourisme de mémoire.

    Une table d’orientation

    Une dizaine de personnes le compose (lire l’encadré). Sa mission : organiser et coordonner les cérémonies commémoratives et les manifestations de mémoire du Centenaire un peu partout dans l’arrondissement vitryat. « Il s’agit de sensibiliser la population, en particulier la jeunesse, expliquer l’élan de civisme et de générosité, ainsi que l’ardeur patriotique qui, en 1914, a rassemblé, toutes tendances confondues, le peuple de France, explique Jean-Pierre Bouquet. Il s’agit aussi de placer toutes les cérémonies et manifestations sous le signe de l’humanisme, de l’amitié, de la paix en Europe. » Un premier programme a d’ores et déjà été établi. Il est ainsi prévu d’implanter notamment une table d’orientation et d’aménager un véritable parking au monument du Mont-Morêt, à Courdemanges. Les régiments saxons, notamment le 48e régiment d’artillerie de Dresde qui a combattu autour de Vitry-le-François, viendront en habits d’époque le 6 septembre 2014. Ainsi que le 326e RI de Brive-la-Gaillarde.

    Pour montrer comment étaient soignés les blessés, un hôpital de guerre de l’année 1914 sera reconstitué à l’intérieur de la Collégiale. Un hôpital plus moderne - ayant servi en Afghanistan - sera par ailleurs monté sur la place d’Armes « pour montrer le contraste et les avancées de la médecine en un siècle ».

    La voiture de Joffre

    Par ailleurs, la voiture personnelle du général Joffre, qui demeure aujourd’hui la propriété d’un collectionneur privé, sera montrée au public. « Tous les jours, à heure régulière, avec son chauffeur, le commandant en chef des armées parcourait l’arrondissement, notait la moindre bosse, le moindre fossé, raconte l’élu socialiste. Il a organisé sa défense en utilisant le terrain. » Des expositions, des conférences et même un livre sur « Vitry-le-François et le pays vitryat en 1914 » sont prévus.

    Objectif affiché : obtenir le label national « Centenaire » par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale. Le comité départemental du Centenaire de la Marne a d’ores et déjà donné « un avis très favorable ».

    Stéphani

    Qui compose le comité ?

    René Hanot, vice-président de la communauté de communes Vitry, Champagne et Der, est à la tête de ce comité. Il est entouré de Laurent Burckel, 4e adjoint au maire de Vitry-le-François, Mariane Dorémus, 1re adjointe, et Anna Réolon, 3e adjointe. Figurent également au comité : le général Lemoine ; Jean-Marc Colin, ancien universitaire ; Pierre Laurent, « historien de culture », Pierre-Marie Delaborde du Souvenir français ; le colonel Dauphin et le capitaine Biguet de l’ERSA de Marolles ; Alain Boulant, président du comité de jumelage Vitry-Tauberbischofsheim ; le père François de Mianville ; Gérard Fuss, président de la Société des Sciences & Arts ; Corinne Lantenois de l’office de tourisme ; Bernard Sartori, historien spécialisé dans la Première Guerre mondiale.

    Un peu d’histoire
    Le général Joffre au travail à l’ancien collège de garçons, à Vitry-le-François.
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  • Le 1er août 1914, la France entre en guerre contre l’Allemagne. Dès le 5 août, le général Joffre installe son état-major à l’ancien collège de garçons.

    Le 1er septembre, le quartier général quitte Vitry-le-François. Le 5 septembre, il ne reste dans la cité rose qu’environ 800 habitants. Les derniers soldats français viennent de traverser la ville, lorsque l’infanterie allemande fait son entrée. L’archiprêtre, M. Nottin, arrêté, ainsi que deux notables, obtient après une âpre discussion, que la ville soit épargnée de tout pillage et destruction. Le 6 septembre, sur l’ordre du général Joffre, les troupes françaises passent à l’offensive. La bataille de la Marne commence.

    Un cercle de fer et de feu arrête l’ennemi. A Glannes, à Huiron, au Mont-Morêt, la bataille fait rage. Elle s’étend à l’ouest vers Fère-Champenoise et la 9e Armée du général Foch, à l’est, le long du canal de la Marne au Rhin, vers la 5e Armée du général Sarrail. Sur le haut de Vitry, la 4e Armée, sous le commandement du général de Langle de Cary, combat héroïquement. Les obus sifflent au-dessus de la ville. Les blessés affluent à l’hôpital, dans les collèges de garçons et de filles, les écoles, les pensionnats.

    Dans la nuit du 10 au 11 septembre, l’armée allemande reflue vers le Nord. Les troupes françaises rentrent dans la cité rose et avec elles, les émigrants, heureux de retrouver la ville presque intacte. La guerre se poursuivra encore quatre années avant que survienne l’Armistice du 11 novembre 1918. Quatre cent deux Vitryats, tombés au champ, ne reviendront pas. La ville sera décorée de la « Croix de guerre ».

    Source : journal l’union.

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    Union130519d - Marne
    LIVRE : Les Harkis d’hier à aujourd’hui

    Les Harkis à cheval passant devant la tribune officielle à Alger le 8 mai 1957 pendant le défilé militaire commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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  • Histoire. Cet ouvrage est un événement, fruit d’une enquête minutieuse et d’une grande rigueur méthodologique pour sortir des clichés commodes et replacer ces hommes et leurs familles dans l’histoire franco-algérienne.

    C’est le livre que l’on attendait. Pour la première fois, la guerre d’Algérie des Harkis fait l’objet d’une étude à la fois chronologique, thématique et sociologique sur le recrutement, le rôle, les motivations, l’action de ces soldats tout au long d’un conflit auquel ils vont payer un lourd tribut sans bénéficier de la reconnaissance méritée pour leur engagement. L’historien François-Xavier Hautreux rétablit les Harkis dans l’espace historique auquel ils ont contribué et présente ces auxiliaires de l’armée française en expliquant leur rôle. Ces soldats supplétifs Français Musulmans d’Algérie, selon l’appellation officielle ont été intégrés dans l’armée entre 1954 et 1962. Ils ont été regroupés dans des unités baptisées du nom de « harkas » et ils ont été employés à des tâches de sécurité et de maintien de l’ordre auprès des forces armées. Ils ont été des centaines de milliers associés aux opérations validées par l’état-major général.

    Dépasser les clichés

    S’ils ont depuis cinquante ans subi bien des désillusions et ont été injustement méprisés, c’est parce que leur existence empêche l’écriture d’une histoire officielle certifiant que le peuple algérien unanime s’est révolté contre la puissance colonisatrice. Le prisme de lecture du conflit imposé par le Front de libération nationale au pouvoir en Algérie depuis la fin du conflit est insupportable à l’historien qui ne peut pas plus prendre pour argent comptant la version idéalisée du combat des supplétifs comme l’a décrite Saïd Boualam dans les trois ouvrages qu’il a consacrés aux Harkis entre 1962 et 1964.

    François-Xavier Hautreux s’affranchit des conclusions des uns et des autres pour resituer la question des supplétifs dans son ensemble puisque durant cette guerre meurtrière et tragique pas moins de cinq catégories d’auxiliaires « Français musulmans » aux missions et aux statuts différents ont été enrôlés.

    L’auteur explique que l’armée française avait besoin de guides, d’éclaireurs, d’interprètes ayant une bonne connaissance du terrain et des particularités locales. Il montre qu’avec les Harkis a été constitué un groupe cohérent qui possède sa propre histoire. Elle se prolonge encore maintenant et créé toujours des frictions dans les relations franco-algériennes. Pour aider le lecteur à mieux approcher le sujet, François-Xavier Hautreux structure son ouvrage en trois temps : le début de la guerre (1954-1956) période où le recrutement des supplétifs est inabouti et s’appuie sur d’autres expériences coloniales, la place croissante garantie aux auxiliaires par les généraux Salan et Challe de 1957 à 1960 et enfin la difficile épreuve de sortie de la guerre et d’accession de l’Algérie à l’indépendance de 1961 à 1962.

    Le travail est précis, riche d’une exploitation abondante et ciblée des archives les mieux à même d’aider à comprendre cette période qui reste floue dans nos mémoires. L’auteur donne toutes les clés administratives, politiques et militaires pour s’approprier le sujet et radiographie l’approche événementielle de la question des Harkis au fil de l’actualité des cinquante dernières années. Il identifie les lectures politiques réductrices de la réalité. Il approche la question des persécutions et la bataille des chiffres sur le nombre de victimes, les difficultés liées à l’accueil et à l’insertion en métropole de ceux qui ont pu la rejoindre. Son crible est sans concession et toujours argumenté. Les notes sont abondantes, la biographie sérieuse, l’index précieux et le glossaire indispensable pour une lecture de confort. Il écrit en conclusion : « L’histoire des supplétifs algériens de l’armée française pendant la guerre relève bien d’une histoire franco-algérienne ». Il lui reste à être entendu.

    Hervé Chabaud

    François-Xavier Hautreux, « La guerre d’Algérie des Harkis », Perrin, 468 p., 24 euros.

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    SAINTE-MENEHOULD : 1916, Raymond Poincaré montait au front pour rencontrer son domestique Visite présidentielle à Vienne-le-château

    Le 28 mai 1916, à l’occasion d’une visite aux confins de la Marne et de la Meuse, le Président Poincaré faisait un détour par Vienne-le-Château pour se rendre compte des conditions de vie des artilleurs.
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  • Dans ses mémoires, Raymond Poincaré explique pourquoi il tenait à passer par le front de l’Argonne marnaise. Il tenait à constater par lui-même ce que son domestique de l’Elysée, artilleur à Vienne-le-Château, lui avait rapporté.
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  • Quoi de plus émouvant ou de plus pathétique qu’un chef d’Etat venant au front rendre visite à son domestique, mobilisé comme simple soldat ? C’est ce que fit le président Poincaré, en 1916, à Vienne-le-Château.

    RARES sont les personnes qui ont entendu parler de la sapinière de Vienne-le-Château. Si son emplacement est méconnu, l’extraordinaire visite présidentielle qui s’y est déroulée le 28 mai 1916 l’est encore plus.

    Ce jour-là, le président de la République, accompagné de la haute hiérarchie militaire et de Marcel Sembat, son ministre des travaux publics, est venu saluer son domestique de l’Elysée Albert Brangier, servant d’une pièce de 120.

    Dans ses mémoires, Neuf années au service de la France, Raymond Poincaré relate l’évènement avec une grande précision. Sa visite en Argonne comporte bien des étapes. Ici, il remet des croix de guerre, là, il visite une vaste formation sanitaire. Le président circule en train - il y prend même ses repas - et en voiture.

    En quelques lignes, il explique pourquoi il tenait tant à faire un crochet par Vienne-le-Château. « J’ai tenu à aller voir une batterie de 120 dont l’un des servants, Albert Brangier, est domestique à l’Elysée. Il est récemment venu en permission et a dit qu’aucun chef n’allait jamais de son côté et qu’il n’y avait pas d’abris là où il était. »

    S’en-suit une description minutieuse des paysages traversés entre Sainte-Ménehould et le nord de l’Argonne marnaise. « Par Vienne-la-Ville déserte et ruinée et par Saint-Thomas, nous gagnons des boyaux sous bois que nous longeons au bruit des obus […] Nous arrivons à un ravin où coule un filet d’eau. Sur un des versants se blottissent quelques cabanes d’artilleurs. La batterie d’Albert Brangier est toute voisine. Ses camarades et lui sont occupés à creuser des abris. Je soupçonne qu’on a prescrit ce travail à cause de ma visite, en tout cas, il y a longtemps qu’il aurait dû être fait. »

    Thé et champagne chez le général

    Les retrouvailles entre le Président et son domestique sont émouvantes. « Je serre la main de ce brave garçon, je cause un instant avec lui, les artilleurs sont très surpris de me voir au milieu d’eux. »

    Sur la route du retour, Raymond Poincaré visitera une autre batterie et constatera les effroyables dégâts causés aux villages.

    Pourtant, aux abords du village détruit qu’est Vienne-le-Château, le Président trouve un accueil difficile à imaginer. « Nous passons près de Vienne-le-Château, traversons toute la prairie à pied et allons au poste de commandement du général Cabeau dans un petit ravin au sud de Vienne-le-Château. Là, dans un joli logis en rondins et en planches, où se sont réfugiés un piano de Vienne-la-Ville et un tableau à horloge et à musique, nous prenons le thé, le champagne et d’excellents petits fours cuits par un pâtissier mobilisé. »

    Avant de repartir vers Revigny puis Paris, sur le quai de la gare de Sainte-Ménehould, le Président remettra quelques croix de guerre à des employés de chemin de fer.

    Son passage discret tout près du front ne fera pas la Une des journaux de l’époque mais sera vécu comme un geste fort par les soldats présents ce jour historique.

    Stéphanie VERGER

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    FILM : « Ceux de 14 » remontent au front

    C’est un événement majeur des célébrations de la der des ders, la Meuse accueille jusqu’en juillet le tournage de l’adaptation de « Ceux de 14 », l’oeuvre magistrale de Maurice Genevoix. Photo Remi Wafflart
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  • Théo Frilet : après Guy Môquet, Maurice Genevoix…
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  • Les comédiens entre deux prises une sorte de compagnonnage.
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  • Une reconstitution pointilleuse, au cimetière près…
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  • Le chef-d’oeuvre de Genevoix est en cours de tournage près de Verdun pour France 3

    Tranchées. La Meuse accueille jusqu’en juillet le tournage de l’adaptation de « Ceux de 14 », l’œuvre magistrale de Maurice Genevoix. La diffusion de six épisodes de 52 minutes est prévue pour septembre 2014. Un événement majeur des célébrations de la der des ders.

    Il a les yeux d’un bleu azuréen et troublant. Théo Frilet a 26 ans. C’est un comédien. A la télé, on l’a déjà vu camper la silhouette adolescente et fragile de Guy Môquet. Un destin foudroyé, déjà. La guerre, l’autre guerre, le rattrape. Théo est désormais le lieutenant Maurice Genevoix, du 106e régiment d’infanterie, 2e bataillon, 7e compagnie. Au fond d’un abri de tranchée plombé par l’effroi des batailles, il attend avec huit de ses hommes la prochaine offensive. Crottés, hagards, ils ont le regard perdu dans d’improbables lointains, cigarettes ou pipes aux lèvres.

    La scène recommence deux, trois, cinq fois. « Je crois qu’on la tient, là ! ». Chevelure blanche et hirsute, visage hâlé, Olivier Schatzky est à la manœuvre. Depuis dix jours, le réalisateur et son équipe de 80 comédiens, figurants et techniciens plantent le décor sur le terrain de motocross de Thierville-sur-Meuse, à un jet d’obus de Verdun. La scène représente l’une des offensives des Eparges, menées de février à avril 1915, à quelques kilomètres de là. Naturellement chaotique, le site a été de nouveau bouleversé.

    Sur deux hectares, ce n’est que buttes et tranchées effondrées, cimetière champêtre, arbres calcinés, entonnoirs et flaques d’eau. La terre jaune colle aux semelles. La pluie, parfois, s’invite à l’improviste. « C’est bon pour l’authenticité ! » résume Annick Ouvrard, la productrice de « Native ». Avec le Lorrain Jean-Luc Michaux, Annick a eu l’idée d’adapter l’inadaptable, « Ceux de 14 », le chef-d’œuvre insurpassable de Maurice Genevoix. En 2003, elle avait déjà produit « la Tranchée des espoirs ». La Grande Guerre ne l’a quitte plus, elle aussi.

    Compagnonnage

    Sa force de conviction a fini par emporter l’adhésion. Celle de France 3, d’abord, qui renâclait à se lancer dans un projet si peu sexy. Celle des comédiens ensuite, tous payés au même tarif et qui reconstituent, dans la boue meusienne, une manière de compagnonnage. Le même qui devait animer la section de Genevoix, blessé aux Eparges le 24 février 1915, après neuf mois d’enfer. Celle des aficionados de Genevoix, enfin, tels l’écrivain rémois Michel Bernard ou l’économiste Bernard Maris, veuf de la journaliste Sylvie Genevoix, décédée l’an dernier. Trop tôt pour voir porter à l’écran l’œuvre immortelle de son père dont un projet envisage le transfert des cendres au Panthéon, l’an prochain.

    Autour de « Ceux de 14 », se forme ainsi une sorte de confrérie passionnée et solidaire. Pendant trois mois, les comédiens logent, mangent, passent leurs longues soirées dans les villages environnants. « Un accueil simple, chaleureux, respectueux », raconte Annick Ouvrard. Le propriétaire du terrain a prêté main forte pour reprofiler le site, à coups de pelleteuses. Des voisins curieux viennent jeter un œil. L’équipe tourne en moyenne cinq minutes par jour. Sous un ciel de traîne, les uniformes bleu ciel des poilus des Eparges ressuscitent l’esprit des lieux. Le temps d’un tournage dont le budget (entre 5 et 7 M euros) garantit la méticulosité de la reconstitution, orchestrée par Jean-Pierre Verney, le conseiller scientifique du musée de la Grande Guerre de Meaux. L’équipe sillonnera la Meuse pendant trois mois, de Thierville à Saint-Mihiel. Sur trois ou six soirées, la diffusion est prévue pour septembre 2014. On en salive déjà…

    « Faut que ça vienne de vos tripes ! »
    Olivier Schatzky, le réalisateur : « Je veux filmer la vérité des visages ».
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  • « Faut que ce soit excrémentiel, que ça vienne de vos tripes, les mecs ! » Olivier Schatzky exhorte ses comédiens comme un capitaine ses troupes. « Ceux de 14 » n’est pas une bluette à l’eau de rose. Cette guerre-là fut un enfer. Et ses soldats, des gamins de 20 ans jetés dans la fournaise. De Genevoix, le réalisateur avoue qu’il ne connaissait « pas grand-chose », lui, le fils de parents marxistes, soixante-huitard militant. « J’avais vingt ans quand je croisais, dans le 6e arrondissement, un petit homme à chapeau et moustaches. Je le voyais comme un jeune voit un vieux réac, un gaulliste, un ringard, quoi ! ». C’était Maurice Genevoix, trottinant vers l’Académie.

    Quand Annick Ouvrard lui a proposé de tourner « Ceux de 14 », Schatzky y est donc allé à reculons : « Je ne connaissais que l’écrivain champêtre, celui de Raboliot ou de la Dernière harde. Je me suis dit que ce pavé de 700 pages allait prodigieusement m’emm… ! » Erreur ! « C’est un monument, au contraire. A la lecture, quelque chose m’a transpercé qui tient à la vérité, à l’honnêteté hors pair de cette chronique date à date dont il me fallait saisir la profonde humanité. Ces soldats-là étaient d’abord des hommes, dans leur simplicité, leur nature singulière. J’essaie de la restituer », explique le réalisateur pour qui « la massification de la guerre au cinéma à souvent tendance à déshumaniser ses acteurs. Mon travail, ici, c’est de regarder chacun d’eux comme un être, un visage unique ».

    Sur les traces du 106e RI
    Florent Deludet sur le site de tournage de « Ceux de 14 » : « Dans les familles, il y a forcément des portraits de Genevoix en officier du 106e ».
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  • Carte postale datée de 1915 où l’on voit le personnage supposé de Maurice Genevoix(casquette sombre au centre), auteur de « Ceux de 14 ».
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  • Deux mois et demi d’un affrontement insensé. Douze mille morts côté Français, autant côté Allemand. De février à avril 1915, la bataille des Eparges creuse dans la campagne meusienne la première cicatrice de la Grande guerre. L’une des plus meurtrières aussi. Les Allemands tiennent la crête qui domine la plaine de Metz, alors en Allemagne. Les Français s’acharnent à les en déloger. Bombardements, torpilles, corps à corps…

    Sous un déluge d’obus, neige et boue mêlées, deux hommes parmi des milliers d’autres. Le jeune lieutenant Genevoix et Jules Terrière, 34 ans, natif des Hurlus, qui deviendra l’un des cinq villages disparus de la Marne. Maurice et Jules ne se connaissaient probablement pas. Mais Florent Deludet, lui, les a depuis longtemps rassemblés dans son Panthéon intime. Florent, 46 ans, Châlonnais pur sucre, est l’arrière petit-fils de Jules. Un féru d’histoire, c’est peu dire. Avant de plonger dans la première guerre, Florent s’est d’abord intéressé à la seconde.

    Puis il est tombé sur les médailles et la photo de son aïeul blessé aux Eparges le 17 ou 18 février 1915. Et la Der des Der ne l’a plus quitté.

    Depuis sept ans, Florent court sur les traces des anciens du 106e régiment d’infanterie, celui de Jules et Maurice. La réalité rejoint le récit romanesque. « Les personnages de Ceux de 14 ont existé. Je les cherche… », dit-il. Spéléo des mémoires familiales, il collecte, compulse, explore… Tout y passe : archives départementales, sites internet, documents militaires… De Bretagne à Marseille, de Châlons à Angers, le jeu de piste a fini peu à peu par prendre chair, cœur et âme.

    Florent a retrouvé une vingtaine de familles, qui lui ont confié lettres et photos.

    A Soissons, la fille d’un poilu (décédée depuis) lui a raconté l’histoire de son père, ténor aux concerts Colonne, devenu après guerre l’architecte de la reconstruction de l’hôtel de ville local. Lui aussi était au 106e. Dans les années 60, l’homme avait contacté Genevoix. Deux anciens du 106e s’étaient ainsi retrouvés. De tout cela, Florent sait tout. Sa tablette numérique déroule sans fin les clichés jaunis d’une collection inédite où les personnages du roman, peu à peu, reprennent vie et visages.

    La semaine dernière, Florent s’est rendu sur le tournage. Observateur pointilleux mais indulgent. La reconstitution n’intègre qu’une douzaine de personnages du livre. De lecture en relecture, lui en a compté 250 ! Faute de tous les retrouver, il continue sa quête et lance un appel, tel une bouteille à la mer.

    Lecteurs, fouillez vos vieux albums de famille, vos greniers, vos armoires ! Il y a peut-être, glissé entre les pages sépia, le portrait d’un ancien du 106e dont une bonne moitié de l’effectif était originaire de la Marne, du Sud des Ardennes, de l’Aisne. « Dans les familles, il y a aussi, forcément, des portraits de Genevoix », assure Florent. Sur une carte postale, lui-même croit reconnaître dans la silhouette d’un officier à casquette sombre celle de l’écrivain. Florent est disposé à tout scruter, vérifier, recouper. Prêt à tout, pourvu que ces héros-là, l’espace d’un livre, d’une exposition peut-être, sourient à nouveau. Qu’on se le dise…

    Pour s’informer ou contacter Florent Deludet : 03.26.67.56.50. ; web : ceuxdu106.overblog.com ; mail : ceuxdu106@gmail.com

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    HISTOIRE : 1943

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    Ambiance électrique en Tunisie

    La fin de l’Afrikakorps est désormais une réalité.
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  • Le général Montgomery, commandant la VIIIe armée, reçoit la capitulation des Italiens et des Allemands en Tunisie.
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  • Les derniers combats tunisiens ont été favorables aux Alliés.
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  • Différends. Le bras de fer entre Giraud et de Gaulle continue et les tensions entre Français en Afrique du Nord sont fortes. La France combattante met tout en œuvre pour prouver qu’elle dispose de cette légitimité qui conduit au rassemblement de tous derrière la croix de Lorraine.

    Le 13 mai 1943 est une belle journée pour les Français libres. Depuis l’aube, des colonnes de soldats allemands et italiens, drapeau blanc en tête, se dirigent vers les positions du groupement Leclerc. Dans le même temps de puissantes explosions sont entendues et correspondent à des destructions de matériels opérées par les adversaires. Les actions qui ont été engagées par les unités de la 1re division française libre depuis le début du mois ont été un concours des plus précieux pour la VIIIe armée britannique. Ce renoncement de l’ennemi signifie la fin de la guerre en Afrique du Nord.

    Une méfiance durable

    Pour autant, la rencontre entre les divisions françaises aux parcours si différents reste marquée par les différends qui opposent toujours le général de Gaulle et le général Giraud. Les Français libres estiment qu’ayant choisi : « La voie qui s’avérait la bonne », leurs camarades d’Afrique du Nord doivent se rallier à leurs points de vue. Bien sûr, l’arrivée de la 1re DFL et de la colonne Leclerc en Tunisie enthousiasment et suscitent un puissant courant de soutiens. La France combattante jubile mais sans être démonstrative parce qu’il faut être concentré sur l’essentiel : la libération de la France métropolitaine et de l’Europe. De Gaulle sait que le 30 avril, un officier mandaté par le colonel Vaneck, commandant le 7e régiment de chasseurs d’Afrique, s’est présenté au général Koenig à Sfax pour lui offrir de passer avec toute sa troupe sous l’autorité de la croix de Lorraine. Vaneck propose aussi de rallier tous les jeunes des Chantiers de jeunesse dont il est le commissaire général. De même, le 3 mai, les sous-officiers et les hommes du rang du 4e régiment de spahis demandent de passer sous le commandement des Forces françaises libres. Cela atteste l’urgence d’une entente entre de Gaulle et Giraud. Si le général Catroux ne veut pas vexer Giraud et freine les ralliements qui lui sont signalés, de Gaulle au contraire les encourage. Il demande aux généraux Edgar de Larminat et Philippe Leclerc : « D’accepter tous ceux qui veulent se rallier, qu’ils soient civils ou militaires, en unités constituées ou isolés ». En clair il est d’accord pour accepter au cœur de ses troupes aussi bien le 7e chasseurs d’Afrique que le 4e spahis. D’ailleurs le 13 mai de Gaulle regroupe sous un même commandement confié à Larminat, la 1re DFL aux ordres de Koenig et le groupement Leclerc qui devient la 2e DFL. L’ensemble constitue alors le groupe de divisions françaises libres.

    Suggérer les transferts

    Larminat est heureux d’enregistrer de nouveaux ralliements. N’écrit-il pas : « Leclerc et moi n’étions pas loin des unités de Juin et nous fûmes submergés par l’arrivée, isolément ou en unités de bons garçons qui préféraient être chez nous. Bien sûr, il y avait des instables, mais en petite minorité ». Il est patent que les FFL développent une propagande intelligente pour susciter des adhésions de conviction. A Tunis comme à Alger, les permissionnaires jouent les sergents recruteurs et s’arrangent pour transférer les nouveaux venus aussi bien à Sousse qu’à Enfidaville. Or dans les rangs de l’armée d’Afrique ces ralliements aux gaullistes sont assimilés à des désertions ! Bref, il est certain que les Français libres doutent encore et ne sont pas avec les meilleures dispositions envers leurs camarades d’Afrique du Nord. Ils sont aussi très prudents envers les Anglo-Saxons auxquels ils reprochent notamment de soutenir Giraud contre de Gaulle. Larminat n’a toujours aucune confiance envers les manœuvres des Alliés c’est pourquoi dans la perspective du voyage du Général, il tient à ce que son service d’ordre soit à pied d’œuvre. L’arrivée de légionnaires et de coloniaux placés sous les ordres des capitaines Simon et Blanchet oblige Catroux à les renvoyer pour éviter un incident diplomatique.

    Un défilé qui en dit long

    Les dissensions entre Français perdurent et elles sont mesurables lors de la grande parade qui est organisée le 20 mai 1943 à Tunis au cours de laquelle défilent les troupes victorieuses de la bataille de Tunisie. Le général de Larminat s’oppose à ce que les FFL se joignent aux unités d’Afrique du nord du général Koeltz comme le souhaitent Giraud et les généraux alliés. Larminat estime que de Gaulle était toujours exclu d’Afrique du Nord, il ne peut pas attester au cours d’une cérémonie officielle une union politique et militaire qui n’existe pas dans la réalité. Les FFL participent à la parade mais avec la VIIIe armée britannique dans les rangs de laquelle elles ont combattu. Au lendemain du défilé, un nombre croissant de militaire opte pour la 1re DFL qui a ouvert à Kairouan, un centre d’accueil. La tension est à son comble et, pour éviter de graves incidents, Larminat est contraint d’interdire à « tout isolé ou véhicule des FFL de circuler dans les zones de stationnement des divisions Giraud ». Le général Juin qui assure l’intérim de la Résidence général à Tunis s’inquiète de cette situation explosive et rencontre Larminat le 22 mai. L’entretien est électrique. Juin accuse son interlocuteur d’encourager les désertions et les débauchages. Larminat agacé se montre insolent et assure qu’il n’est pas sous ses ordres et libre d’agir dans l’intérêt de la France. Il refuse de restituer les transfuges et argue : « Ils n’ont pas quitté leur drapeau mais effectué un changement de corps spontané sous le même drapeau. Ils resteront là où ils sont ».

    Juin veut interdire l’accès de Tunis aux FFL en fermant la route d’Enfidaville. Ce à quoi Larminat rétorque : « Mes hommes ont la gâchette assez sensible. Alors, il y aura du dégât ». Dans le même temps, Giraud commence à comprendre le poids de la France combattante et les vigoureux soutiens métropolitains dont elle bénéficie. Il sait dès lors qu’il doit accepter un compromis mais le commandement allié persiste à douter de la réalité de la position du général de Gaulle.


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    Conseil national de la Résistance : une réalité

    Les relations avec le général Giraud sont toujours compliquées.
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  • Pour bien informer le général Catroux des événements décisifs qui viennent de se produire en métropole et assurent le rassemblement et la coordination des différents mouvements de la Résistance, le général de Gaulle lui adresse un télégramme circonstancié. « Le Conseil national de la Résistance vient de se constituer en France. Ce conseil comprend des délégués de toutes, je répète de toutes les organisations de la résistance dans les deux zones et des délégués de toutes les organisations politiques représentant les anciens partis, de la droite à l’extrême gauche avec l’approbation expresse de Louis Marin, Edouard Herriot, Léon Blum, Jouhaux et du Comité central du parti communiste. » Ce résumé de la mission accomplie par le préfet Jean Moulin atteste un progrès considérable alors que le chef de la France combattante éprouve toujours des réelles difficultés politiques avec Giraud et les Alliés. « Notre commissaire national en France, préside le Conseil » précise encore le Général qui fait ici allusion à Moulin pleinement investi et dont l’autorité s’impose. De Gaulle envoie encore à Catroux le message d’Edouard Herriot qui a aussi été transmis au président des Etats-Unis Franklin Roosevelt et au Premier ministre britannique Winston Churchill. Il s’agit de montrer à la Maison Blanche comme au 10, Downing Street que l’Union de toutes les composantes de la France est désormais effective et derrière le général de Gaulle ! « Je vous prie de donner au général Giraud connaissance de ces diverses communications » indique encore à Catroux le chef de la France combattante. Et d’ajouter : « Bien que le Conseil de la Résistance ait pris parti catégoriquement quant aux attributions respectives de Giraud et de moi-même et que cette opinion me paraisse toujours être celle du bon sens, je ne retire rien de la proposition que j’ai faite à Giraud quant à la double présidence du Comité national, étant naturellement entendu qu’une telle présidence ne peut se cumuler avec le commandement des armées ». Le Général ne tient pas à vexer Giraud mais bien à lui faire comprendre que la France a simplement de meilleures dispositions à son égard. De Gaulle estime qu’il faut s’appuyer sur l’opinion et l’adhésion spontanée faute de légitimité constitutionnelle. Il estime que l’accord avec Giraud doit se faire au grand jour. Et de conclure : « Alger me paraît donc en toute conscience, le lieu de rencontre et de négociations qui s’impose ».

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    SEZANNE : 30 ans comme porte-drapeau Un diplôme pour Marcel Paulet

    Marcel Paulet porte le drapeau des FFI.
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    Marcel Paulet vient de recevoir le diplôme d’honneur de porte-drapeau pour 30 ans de service comme porte-drapeau. Décerné par l’Office national des anciens combattants, ce diplôme a été remis par le colonel Serge Finck. Marcel Paulet, 102 ans, porte toujours le drapeau de la section FFI de Sézanne.

    Section dont il est le président et unique membre. Un drapeau que le Sézannais porte depuis trois décennies lors des cérémonies organisées à Sézanne. Cet instituteur, élu et secrétaire de mairie s’est engagé dans les FFI alors qu’il habitait Champguyon.

    « Votre fonction de secrétaire de mairie vous a permis d’établir de faux papiers et cartes d’alimentation nécessaires aux clandestins. De tels faits étaient punis de prison et de déportation », a noté Serge Finck, dans son discours. Rares sont les commémorations lors desquels Marcel Paulet n’est pas présent. « Vous donnez une magnifique leçon de morale, a souligné Serge Finck. En somme, vous avez toujours pratiqué ce que l’on nomme maintenant bien pompeusement le devoir de mémoire. »

     

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    SAINT-HILAIRE-LE-GRAND : Dimanche à Saint-Hilaire : Pèlerinage et barbecue à la russe

    Ambiance russe
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  • Saint-Hilaire-le-Grand est connue en Russie. Les descendants de 900 victimes de la première guerre mondiale qui ont combattu sur le sol français ont un arrière-grand-père qui repose dans la terre de Saint-Hilaire.

    Certains devraient venir dimanche participer pour la journée du souvenir organisée par l’association du corps expéditionnaire russe en France.

    Ils ont rendez-vous dès 9 h 45 près de l’église orthodoxe, construite en 1937, à côté du cimetière militaire. Envoi des couleurs, liturgie et procession : la matinée aura une connotation religieuse. À midi, un buffet russe permettra aux Rémois qui viendront de découvrir une gastronomie qui n’a rien à envier à nos petits plats.

    Une nouvelle cérémonie, mais civile cette fois, est prévue à 15 heures. Elle sera suivie d’une visite de la chapelle.

    À partir de 16 heures, une ambiance plus festive prendra le relais. La soirée commencera par une démonstration de lutte dans le style russe. Un climat clément a été commandé pour le barbecue du soir avec feu de camp et animation musicale russe. Ceux qui veulent se dépayser un peu et oublier le ciel gris au contact joyeux de l’atmosphère russe sont attendus à partir de 19 heures.

    Contact. 01.45.45.13.54 ou ascerf@free.fr

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    CHALONS : Rallye de la Liberté : 400 élèves sur les rangs

    Le traditionnel rallye de la Liberté qui rassemblera cette année près de 400 élèves des écoles primaires de Châlons et communauté d’agglomération, aura lieu le jeudi 30 et vendredi 31 mai sur le terrain de La Folie route de Melette.

    Les présidents d’associations d’anciens combattants et anciens combattants partenaires de ce rallye de la Liberté, désirant de plus amples renseignements sur l’organisation, peuvent s’adresser au président du comité d’entente des anciens combattants.Tél. 03.26.65.89.93 ou 06.11.69.00.20

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    COURCY : Anciens combattants de Courcy : Un voyage en préparation

    Robert Clément, président des anciens combattants.
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    A Courcy, Robert Clément président des anciens combattants du canton de Bourgogne propose un voyage.

    Les anciens combattants du canton de Bourgogne, membres des amis du Fort de La Pompelle, et par là-même de la Fédération Maginot, organisent un voyage le samedi 8 juin, à destination de la région parisienne.

    Le matin, visite du musée de l’air au Bourget, et l’après-midi dépôt de gerbe à l’Arc-de-Triomphe.

    Ils seront accompagnés par des collégiens et des lycéens, mais il reste des places.

    La participation est ouverte et pour cela s’inscrire auprès de Hubert Walbaum président des Amis du Fort de La Pompelle au 06.11.47.17.59. Le coût est de 60 euros par personne.

     

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    MAIRY-SUR-MARNE : War of Marne, un camp militaire allié comme si vous y étiez

    En 2011, la reconstitution du camp avait eu lieu à proximité du 402e régiment d’artillerie à Châlons.
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  • En 2011, la reconstitution du camp avait eu lieu à proximité du 402e régiment d’artillerie à Châlons.
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  • Les figurants viendront cette année de Clermont-Ferrand, de Paris, de Caen, ou encore des Ardennes.
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  • MAIRY-SUR-MARNE (Marne). 70 figurants et collectionneurs venus de toute la France vont reconstituer des scènes de la Seconde Guerre à partir de demain. Un défilé est prévu à Châlons dimanche matin.

    « Ça réveille des souvenirs », expliquent-ils. Jean-Luc et Katia Dervillers ne font pas les choses à moitié. L’événement qu’ils organisent avec leur association, Marne Memory 44, est à la démesure de leur passion : reconstituer un camp militaire allié de la Seconde Guerre mondiale dans le moindre détail, le temps d’un week-end.

    L’expérience, initiée en 2007, connaît chaque année un succès important, à condition que la météo soit clémente. Demain et dimanche, War of Marne sera donc en service à Mairy-sur-Marne (le lieu sera fléché à partir du centre du village) jusqu’au lendemain après-midi.

    20 véhicules d’époque

    70 personnes participeront à l’événement, venues de différentes régions de France, avec leur équipement. Ils dormiront sur place. Une vingtaine de véhicules d’époque vont être spécialement acheminés à Mairy-sur-Marne, dont des autochenilles Half-track et des Jeep, entretenus avec patience au fil des décennies. Des scènes de vie et de combats se succéderont, ainsi que des baptêmes de véhicule.

    Une exposition de photos et de coupures de presse sur Châlons en 1944 permettra de découvrir l’aspect local de cette période, dont se souviennent aujourd’hui les plus âgés. « L’an dernier, quelqu’un m’a expliqué avoir retrouvé un membre de sa famille sur l’un des clichés exposés », assure Jean-Luc Dervillers, encore ému.

    Un grand défilé remontera la rue de Marne dimanche matin, avec une distribution de chewing-gums rigoureusement identiques à ceux des soldats américains lors des combats pour la libération. Une parade est également prévue dans le village de Mairy. Si l’objectif de la manifestation est bien de « rappeler que les alliés furent les acteurs de notre libération », comme le soulignent les organisateurs, elle n’en reste pas moins une rencontre détendue, ouverte à tous et gratuite.

    Le public pourra d’ailleurs se restaurer sur place.

    S.L.

    Au programme
  •  Samedi : montée des couleurs à 10 heures, cérémonie d’ouverture du camp. Exposition de photographies sur Châlons en 1944, baptêmes de véhicule et scènes de vie d’un camp allié.
  •  Dimanche : montée des couleurs à 9 heures, dépôt de gerbes au monument aux morts de Châlons à 10 heures et défilé le long de la rue de Marne. Cérémonie au monument aux morts de Mairy-sur-Marne à 11 h 30, défilé dans les rues du village. Présentation des véhicules et du camp l’après-midi.
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    Union130515b - Marne
    REIMS : Au fil des délibérations

    Monument à l’armée noire

    Jocelyne Lhotel (MoDem) a souligné que les polémiques se multipliaient à propos du monument à l’armée noire. « La justice se prononcera. Mais comme les Rémois, je souhaite être rassurée : pouvez-vous nous confirmer que l’œuvre sera bien inaugurée le 11 novembre ? » « Ce sera même le point de départ de toutes les commémorations en France », a souligné la maire, qui a également précisé que le sculpteur poursuivait normalement son travail.

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    Union130515a - Marne
    SUIPPES : Nuit européenne des musées au centre Marne 14-18 : « Ceux de 14 » adapté au théâtre

    Une pièce à découvrir samedi à 21 h 15 à Saint-Hilaire-le-Gd.
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    A l’occasion de la Nuit européenne des musées, le Centre d’Interprétation Marne 14-18 donne rendez-vous le samedi 18 mai, à Suippes puis à Saint-Hilaire-le-Grand, pour une soirée dédiée au théâtre.

    Au programme :

    De 19 à 21 heures : ouverture exceptionnelle du Centre d’Interprétation Marne 14-18, 4, ruelle Bayard à Suippes (entrée gratuite).

    A 21 h 15 : spectacle théâtral intitulé « Ceux de 14 », adaptation de l’œuvre de Maurice Genevoix, présenté par la compagnie La Parole du Corps, à la salle communale de Saint-Hilaire-le-Grand (gratuit - réservation conseillée).

    Création par Vincent Barraud d’un texte adapté du livre de Maurice Genevoix : la peinture d’un homme dans la guerre, une guerre broyeuse d’hommes, des hommes plongés dans le froid, la pluie, la boue, les tranchées, les obus, l’amitié, l’ennui, le courage, le renoncement, la mort l’absurde…

    Pour tout renseignement, contacter le Centre d’Interprétation, Marne 14-18 - 4, ruelle Bayard 51600 Suippes - Tél. 03.26.68.24.09 - Fax. 03.26.66.30.59 - contact@marne14-18.fr - www.marne14-18.fr - www.facebook.com/marne1418

     

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    Union130512d - Marne
    LIVRE : Une Résistante de la Grande Guerre

    On ne s’est pas encore assez intéressé au rôle des femmes pendant la Première Guerre mondiale. Il a pourtant été essentiel pour que la société rurale de ce temps continue à exister et à assurer la subsistance de la Nation. Il a été majeur dans l’assistance médicale aux blessés et aux mutilés mais il a été aussi important dans le domaine du renseignement pour apporter des informations essentielles à l’état-major général.

    L’exemple de Louise de Bettignies que l’historienne Chantal Antier nous passe au crible est à cet effet remarquable. Très au fait de la vie au quotidien pendant ce premier conflit majeur du XXe siècle, chercheur à l’Institut d’histoire des conflits contemporains, l’auteur nous donne rendez-vous avec une jeune femme née en 1880 à Saint-Amand-les-Eaux, dans une grande famille catholique du Nord.

    D’abord destinée aux ordres, elle choisit un parcours bien plus risqué dans la société d’alors. L’enfant qui présente des aptitudes patentes pour les études fréquente Oxford avant de découvrir l’Italie puis d’être préceptrice dans des grandes familles de l’Europe centrale. Elle est polyglotte et elle fréquente les cercles les plus en vue de ces pays, s’autorisant même à infliger une défaite aux échecs au fils du Kaiser Guillaume II, Rupprecht de Bavière.

    L’ÉTOFFE D’UN CHEF DE RÉSEAU

    Les Alliés l’observent et constatent son courage lorsqu’elle vient en aide à des soldats français mais ils estiment aussi que sa parfaite connaissance des langues vivantes européennes est un atout précieux. Elle accepte de travailler pour les Anglais et fonde le réseau « Ramble ». Louise devient alors Alice Dubois ou Charlotte Lameron. Elle recrute environ quatre-vingts agents, maille le terrain, en ayant des oreilles dans les gares, les églises, les hôtels, les restaurants, chez les médecins et même les officiers ministériels. Elle anime son réseau avec une autre femme Léonie Vanhoutte et envisage d’étendre son organisation à la Picardie. Efficace, elle exaspère les agents de l’adversaire. Pour les Allemands, elle est bientôt considérée comme une redoutable espionne au service de la Grande-Bretagne tandis qu’en France elle est le portrait idéal d’une patriote ardente. Intelligente, intrépide, parfois indisciplinée, elle n’a qu’un but, servir son pays au péril de sa vie.

    UNE MORT PROGRAMMÉE

    Arrêtée en septembre 1915 par l’ennemi, peut-être dénoncée, elle confie à la supérieure de l’Assomption à Bruxelles dans une lettre du 15 octobre 1915 : « Je suis trahie. Ma pauvre petite vie n’est rien, ma Mère, ce qui importe pour notre pays, c’est celle de Mgr Charost et celle d’un Joffre ». Elle est condamnée à mort le 16 mars 1916 mais sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Elle est alors enfermée avec son amie Léonie qui doit purger quinze ans d’emprisonnement à la forteresse de Siegburg proche de Bonn. Lé détention est rude, le régime est sévère les brimades, les humiliations, les privations sont quotidiennes mais elle organise des révoltes et est crainte par l’administration pénitentiaire. Début 1917 sa santé décline : « Seule ma foi me soutient et me garde en vie » écrit-elle à sa maman. En avril 1918, elle subit une intervention chirurgicale dans une grande promiscuité. On la transfère un peu plus tard à l’hôpital de Cologne mais elle meurt et est inhumée dans l’anonymat le 1er octobre. Elle est déjà entrée dans l’histoire et le 4 mars 1920, les Lillois sont rassemblés pour recevoir sa dépouille qui est déposée dans la crypte du Sacré- Coeur. Elle est devenue une héroïne de France.

    HERVÉ CHABAUD

    Louise de Bettignies, espionne et héroïne de la Grande Guerre, Chantal Antier, Taillandier, 224 p., 19,90 euros.

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    Union130512c - Marne
    DEPORTATION : L’Opérette à Ravensbrück au Mémorial de Compiègne

    Samedi 18 mai, le Mémorial de Compiègne présentera la célèbre « Opérette à Ravensbrück » de Germaine Tillion. Déportée au camp de Ravensbrück en 1943, l’ethnologue a rédigé un document unique dans son genre : une opérette-revue. L’opérette met en scène une autodérision exceptionnelle qui allie la comédie musicale au théâtre, avec dialogues et chansonnettes calquées sur des mélodies populaires. Un témoignage historique de résistance par le rire.

    « L’Opérette à Ravensbrück », spectacle de mémoire, fut créée dans le Jura en 2010, devant les adhérents du Théâtre de la Petite Montagne et des représentants d’associations de déportés. Adapté à un espace réduit, semblable à celui dont les détenues disposaient, il se transpose aisément des scènes classiques, aux édifices insolites (cryptes, chapelles, auditoriums, prisons désaffectées…) et au sein des établissements scolaires (collèges, lycées, universités…).

    La mise en scène, le décor et les lumières épurés recréent de manière volontaire l’univers concentrationnaire de l’époque en s’appuyant sur des témoignages historiques. La multitude des personnages présente dans la pièce s’exprime à travers des marionnettes confectionnées de branches, bâtons, chiffons, ficelles, boutons…

    C’est un spectacle dont les dialogues cocasses sont entrecoupés de danses et de chansonnettes, calquées sur des mélodies que tout le monde à cette époque fredonne. Rires et larmes, fantaisie et analyse fouillée se trouvent inextricablement mêlés.

    Au Mémorial de l’internement et de la déportation, 2 avenue des Martyrs de la Liberté à Compiègne, samedi 18 mai à 20 h 30, entrée Libre. Renseignements : 03 44 96 37 03 — www.memorial-compiegne.fr

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    Union130512b - Marne
    MEMOIRE : Un musée de l’Histoire des Juifs ouvre à Varsovie

    Le musée de l’Histoire des Juifs de Pologne est dédié à la célébration de l’héritage de la vie juive en Pologne et de la civilisation créée par des Juifs durant un millénaire. Il est le premier et unique musée consacré à l’Histoire des Juifs de Pologne au cœur de l’Europe centrale.

    Ce musée est construit à l’emplacement du Ghetto, sur une place restée vide, en face du Monument des Héros de l’insurrection de Ghetto. Le musée et le Monument forment ensemble un espace symbolique sur les ruines du quartier autrefois habitée par des Juifs et démoli par les Allemands. Le Monument commémore comment les Juifs polonais ont été tués, le Musée - comment ils vivaient. Le Monument est un endroit de réflexion.

    Le musée - un pont entre les siècles, les continents et les peuples. Il offre aux visiteurs un voyage dans le monde extraordinaire qui malgré les apparences n’appartient pas du tout au passé. Pendant des siècles, la Pologne accueillait la plus grande Diaspora juive du monde. Les Juifs polonais font partie intégrante de l’histoire complexe de la Pologne. Un millier d’années de vie commune a laissé une trace indélébile dans la culture, la langue, l’économie, les arts, les coutumes et la cuisine des Polonais et des Juifs.

    Avant la Seconde Guerre mondiale, il y eût 3,3 millions de Juifs en Pologne. Seulement à Varsovie, ils représentaient un tiers des habitants. L’Holocauste provoqua une brèche dans leur longue histoire.

    Plus de 90% des Juifs polonais fut tués. La plupart des survivants émigrèrent après la guerre, beaucoup d’entre eux à cause de la persécution. Ceux qui restèrent étaient peu nombreux. Pour en savoir plus, consulter : www.jewishmuseum.org.pl

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    Union130512a - Marne
    HISTOIRE : 1943

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    A Varsovie, le Ghetto résiste

    Himmler accélère l’application de la Solution finale.
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  • Les Juifs capturés dans le ghetto de Varsovie sont acheminés vers le camp d’extermination de Treblinka.
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  • Goebbels renforce sa campagne de propagande antisémite.
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  • Le général SS Stroop coordonne l’anéantissement du Ghetto.
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  • Persécutions. Alors que les SS ont reçu ordre d’exterminer les familles du quartier juif de la capitale polonaise puis de le raser, des hommes et des femmes se battent et font échec aux assaillants nazis.

    Les Allemands comptaient liquider le ghetto de Varsovie en trois jours. Leur opération est un échec parce qu’ils l’ont envisagée comme une simple rafle. La poursuite des combats atteste une résistance désespérée des populations persécutées, certaines d’être condamnées à mort, et déterminées à démontrer au monde qu’elles n’acceptent d’être exterminées. Lorsqu’en janvier 1943, Himmler parcourt Varsovie il est scandalisé qu’il reste encore environ 60.000 Juifs dans le Ghetto oubliant de mentionner qu’ils étaient 400.000 en 1940. Il insiste pour qu’on accélère la clôture de ce dossier ce qui revient à augmenter la capacité d’accueil et d’élimination du camp de Treblinka afin de rayer toute présence juive de la capitale polonaise.

    Ceux qui luttent et tiennent tête aux forces nazies qui progressent immeuble par immeuble dans cet espace muré de mille mètres sur trois cents sont confrontés au courage des combattants de l’Organisation juive de combat et de ceux de l’Union militaire juive. Ils sont rejoints par d’autres qui, dans cette prison insensée, ne se font aucune illusion sur leur avenir mais veulent mourir debout, les armes à la main.

    Goebbels hystérique

    Cette situation exaspère à Berlin. Goebbels, dans son journal écrit à la date du 1er mai son souci de voir les choses traîner en longueur à Varsovie et s’insurge de cette rébellion caractérisée de sous-hommes : « Les Juifs sont parvenus à mettre le ghetto en état de défense ! Il s’y déroule de durs combats au point que les dirigeants juifs émettent quotidiennement des communiqués militaires. Il faut une réponse exemplaire à cette provocation ». Néanmoins, le ministre de la Propagande du Reich se dit confiant : « Cette plaisanterie ne va pas durer bien longtemps. Mais on voit à quoi il faut s’attendre de la part des Juifs quand ils sont en possession d’armes. Malheureusement, ils en possèdent un certain nombre de bonne fabrication allemande. Dieu sait comment elles leur sont parvenues ».

    La question polonaise lui inspire le 3 mai 1943 une circulaire confidentielle destinée aux organes de presse et qui donne le feu vert à une nouvelle et violente campagne antisémite : « Les possibilités d’exposer la véritable nature des Juifs sont infinies. Désormais la presse doit utiliser les Juifs comme cible politique : les Juifs sont responsables, ont voulu la guerre. Les Juifs font empirer la guerre et encore et toujours les Juifs sont responsables ». Dans un autre paragraphe tout aussi significatif il ajoute : « Il faut convaincre les Allemands que, comme l’a dit le Führer, il ne reste pas d’autres choix aux peuples modernes que d’exterminer les Juifs ». Goebbels a déjà accusé depuis le pupitre des discours du Sportpalast : « La Juiverie internationale constitue un facteur de décomposition démoniaque ».

    Himmler le statisticien

    La Solution finale est acceptée et justifiée en Allemagne et Himmler qui ne tient pas à laisser le monopole de l’expression sur ce sujet au ministre de la Propagande livre des statistiques attestant l’efficacité de la politique nazie. Il s’appuie sur un rapport confidentiel qui lui a été remis le 31 mars et dans lequel on lui précise que deux millions et demi de Juifs ont déjà été : « traités ». Derrière ce mot se dissimule celui « d’exterminés ». Ce qui confirme bien que la radicalisation nazie pour tenir les objectifs de la Solution finale de la question juive en Europe est effective.

    Pendant ce temps, le général SS Stroop qui commande les unités en charge de réduire le Ghetto de Varsovie durcit ses méthodes déjà inouïes de destructions systématiques. Ce qui ne ralentit pas le harcèlement des assiégés qui balancent encore des grenades et des cocktails Molotov contre les assaillants. Ils utilisent le réseau des égouts pour mieux harceler l’ennemi. Mais, le rapport des forces est inégal. Les Allemands sont déjà parvenus depuis le début de l’insurrection le 19 avril à capturer plus de 27.000 Juifs. Méthodique et cynique Stroop précise : « Je vais essayer d’obtenir des convois pour Treblinka sinon nous opérerons ici même la liquidation ».

    Même dans les autres quartiers de Varsovie, la chasse est engagée. Le général SS toujours aussi besogneux note que la police polonaise est autorisée à verser un tiers des espèces saisies à chacun de ses agents arrêtant un Juif dans ce qu’il qualifie de : « Zone aryenne de la capitale ». Il valide encore une campagne d’affichage où il est mentionné que toute personne qui accueille et cache un Juif sera condamnée à mort.

    Goebbels mesure-t-il l’inquiétude qui grandit en Allemagne ? Comme elle est silencieuse, il ne s’en préoccupe pas mais la persécution des Juifs comme la violence avec laquelle de vastes contrées de l’Union soviétiques ont été conquises suscitent bien des interrogations. A l’exemple de celle-ci formulée par un médecin d’Essen ville industrielle qui a déjà subi plusieurs bombardements meurtriers : « En assassinant des innocents, nous avons montré à l’ennemi ce qu’il peut nous faire ». Une idée partagée par ceux qui craignent des représailles futures et estiment que Juifs et Soviétiques s’acharneront à leur tour contre l’Allemagne vaincue. L’Axe est fragilisé et l’Allemagne compte sur une mobilisation générale contre les Juifs pour rendre l’espoir à son peuple dont les conditions de vie et de sécurité se sont beaucoup dégradées depuis le mois de mars.


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    Massacre de Katyn : Londres n’est pas dupe

    Katyn, le charnier qui interpelle les Alliés occidentaux.
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  • Les questions du gouvernement polonais en exil à Londres sur le massacre de la forêt de Katyn irritent le Kremlin qui ne tient pas à ce que ce massacre révélé par les services de la propagande nazie puisse lui nuire. Il sait que le général Sikorski a présenté une requête au Premier ministre britannique Winston Churchill pour qu’une enquête officielle soit ouverte et que le gouvernement soviétique réponde aux questions qui se posent. Staline accuse le gang des menteurs de Berlin et se sert de la presse aux ordres pour défendre l’unité des Alliés et l’exigence de l’anéantissement du Reich.

    C’est ainsi que la « Pravda » accuse les Polonais de s’être laissés séduire par les sirènes nazies. L’un des éditorialistes du titre moscovite écrit : « La requête adressée à la Croix Rouge internationale par le ministère polonais de la Défense témoigne d’un désir d’apporter un appui direct aux falsificateurs et aux provocateurs hitlériens ». Et d’ajouter perfide : « Les Allemands occupant la Pologne se sont mis d’accord avec l’entourage du gouvernement du général Sikorski ». C’est une accusation qui est grave et, à Londres comme à Washington, on veut éviter une division parmi la coalition alliée sur le sujet. N’est-ce pas ce qui est recherché par les stratèges de la propagande à Berlin ? En cela les analystes n’ont pas tort même si les services du renseignement assurent que les accusations allemandes sont fondées.

    Lorsque le 27 avril 1943, les Soviétiques rompent les relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil, Churchill est alors convaincu que l’URSS a des visées sur la Pologne. D’autant qu’il est, lui aussi, bien informé même s’il garde le silence. Ses services assurent que Staline envisage la nomination d’un autre gouvernement polonais en exil mais à Moscou et tient à ce qu’une force militaire polonaise soit engagée auprès de l’Armée rouge.

    Au 10, Downing-Street, Churchill confie à Eden son ministre des Affaires étrangères : « Staline a l’intention de créer à la fin du conflit une zone d’influence soviétique en Europe ». Le fait d’avoir éliminé une grande partie de l’élite polonaise est significatif. Quatre mille quatre cent quarante-trois corps ont été mis au jour dans la forêt maudite mais sur quinze mille fonctionnaires et militaires dont on est sans nouvelle, où sont les autres ?

    Et à cette question il n’y a pas de réponses même si Churchill n’ignore pas que des camps de concentration existent aussi à l’Est.

    Pragmatique et l’air sévère le Premier ministre anglais l’avoue : « Ceux qui sont morts, rien ne pourra les faire revenir ».

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    Union130511b - Marne
    AIGNY : Cérémonies du 8-Mai : Une belle journée à Aigny

    Toujours beaucoup de jeunes autour du monument aux morts.
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  • Malgré la grisaille la population d’Aigny s’est déplacée en nombre pour célébrer le 68e anniversaire de la victoire des Alliés le 8 mai 1945, autour du maire Chantal Niclet et du conseiller général Rudy Namur.

    Chantal Niclet, a rappelé que malgré la défaite de mai-juin 1940 certains, peu nombreux refusèrent l’inacceptable.

    La Résistance fut composée de patriotes idéalistes et humanistes dont les effectifs grossirent au fil des mois et années. L’unificateur de cette Résistance fut Jean Moulin qui créa le Comité national de la Résistance dont il présida la première séance le 27 mai 1943, il y aura bientôt soixante-dix ans.

    Charline, Valentine, Lucas…

    A la même époque, le 30 mai 1943 le chant des Partisans était composé par Joseph Kessel et Maurice Druon sur une mélodie d’Anna Marly, tous les trois résistants qui avaient rejoint le général de Gaulle à Londres ; cette mélodie a servi d’indicatif à l’émission « Honneur et Patrie » diffusée sur la BBC de mai 1943 à mars 1944 ; Charline et Valentine élèves de primaire en ont lu les deux premières strophes. Cette œuvre qui met en valeur la liberté et l’insoumission, est souvent considérée comme la « Marseillaise de la Résistance » ; c’est une œuvre marquante de notre patrimoine, classée monument historique en 2006.

    Après avoir rappelé que l’année 1943 fut un tournant dans le conflit mondial, les Alliés marquant clairement leur avantage sur les forces nazies, Mme Niclet a évoqué un événement local qui s’est produit il y a soixante-dix ans.

    En effet le 17 avril 1943, un avion de bombardement anglais s’est écrasé vers 4 h 30, sur le territoire de la commune.

    Lucas, collégien, a lu un extrait du préambule de la Charte de l’ONU exprimant la volonté de paix et de tolérance qui permettront moins de vingt ans après la fin de la guerre la signature du traité de l’Elysée entre la France et l’Allemagne.

    … et Robin

    La population a ensuite été conviée à découvrir l’exposition sur la vie quotidienne des Français pendant la guerre, exposition réalisée par Robin, jeune lycéen de 16 ans.

    Cette exposition ouverte au public l’après midi a retenu l’attention et la considération de nombreux visiteurs bien attentifs et intéressés.

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    Union130511a - Marne
    CONDE : Les enfants lisent à Condé

    Fidèles au rendez-vous, les écoliers.
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    La commémoration du 68e anniversaire de la victoire de 1945 a été suivie sous la pluie par la population qui a défilé de la mairie jusqu’au monument aux morts.

    Chose inhabituelle, on a même pu voir un drapeau brandi par de jeunes gens dans le défilé.

    Les élèves de CM1-CM2 ont participé comme chaque année activement avec la lecture de différents textes.

    La cérémonie s’est terminée au foyer rural où le Maire s’est ému de la disparition récente du dernier combattant survivant de la grande guerre, M. Dupont.

     

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    Union130508f - Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Prise d’armes au monument aux morts en l’honneur du 8-Mai / En souvenir des souffrances endurées

    Hier Saint-Memmie, aujourd’hui Châlons et tout un arrondissement. Partout le même message : se souvenir.
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  • Le 8 mai 1945, à Châlons, l’heure était au bilan des souffrances endurées durant la Deuxième Guerre mondiale. Des chiffres sans appel.

    C’EST une ville préfecture qui a payé un lourd tribut lors du deuxième conflit mondial qui célèbre ce matin la Victoire avec notamment une prise d’armes dès 11 heures au monument aux morts.

    Aujourd’hui, alors que s’éclaircissent d’année en année les rangs des témoins de cette époque, il sera peut-être rappelé par la voix des officiels combien la ville fut particulièrement éprouvée durant ces longues années de guerre et d’occupation. Que l’on juge ces chiffres sans appel puisé dans l’ouvrage publié par la ville en 1996 « Châlons dans la guerre 1939/1945 » : quinze personnes tuées au début des hostilités sur le chemin de l’exode ; 238 habitants tués dont 105 par bombardements, ainsi que150 blessés ; 139 hommes morts au combat ; 55 fusillés (dont 5 Châlonnais) ; 81 déportés, dont 41 ne sont pas rentrés (parmi eux l’ensemble des 13 déportés pour motif racial) ; 500 jeunes partis en Allemagne au titre du STO, le service du travail obligatoire, 252 immeubles détruits par fait de guerre, et 213 par représailles.

    Croix de guerre

    le général Zeller qui officia au cours d’une importante cérémonie le 28 août 1949.

    Entre la fin avril et début mai, Châlons organise quatre manifestations majeures. Le 27 avril, dans le quartier Madagascar elle rend hommage aux 80 victimes et autant de blessés d’un bombardement allié, (environ 700 points de chute comptabilisés) qui laissa par ailleurs 1 200 personnes sans abri. Le même jour au soir, les autorités du monde civil et militaire s’inclinent au monument de la Résistance pour une veillée toujours émouvante. Le lendemain 28 avril, elle commémore la journée des déportés, tout en n’oubliant pas qu’elle ne compte plus dans ses rangs qu’un seul Châlonnais rentré des camps, Roger Romagny. Aujourd’hui, c’est la mémoire de la délivrance…

    F.M.

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    Union130508e - Marne
    FISMES : Inauguration d’une plaque : Hommage à une jeune résistante

    La plaque en hommage à Solange Richard.
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  • Après les cérémonies de dépôt de gerbes aux monuments aux morts, dont l’émotion était soulignée par l’écoute des chants patriotiques parfaitement interprétés par la fanfare, les personnalités réunies pour ce jour du souvenir se sont retrouvées à la mairie.

    Dans le hall, à l’endroit où elle a été arrêtée en 1944, une plaque en l’honneur de Solange Richard, jeune résistante fismoise déportée à 18 ans, a été découverte par Jean-Pierre Pinon, maire de Fismes, en présence entre autres de Mme Vautrin, députée, de M. Salmon, son suppléant, du major Henrion et des présidents des associations patriotiques. Solange Richard, âgée bientôt de 88 ans aurait souhaité être présente mais son état de santé ne l’a pas permis. Ses deux sœurs présentes ont témoigné qu’elle était très sensible à cette cérémonie.

    M. Pinon a retracé le parcours de cette toute jeune fille, engagée dans des actes de résistance à 17 ans au côté de l’imprimeur Emile Lassaut et de l’abbé Fontaine de Savigny-sur-Orge. Secrétaire de mairie, elle rédigeait de fausses cartes d’identité et de fausses cartes d’alimentation.

    Arrêtée sur dénonciation le 8 juin 1944 à la mairie de Fismes, elle en sortit encadrée par deux agents de la Gestapo. Son père assistera impuissant à son arrestation… Interrogée et battue par des Français au PC de la Kommandantur de Reims, elle sera déportée dans les camps de concentration nazis le 4 juillet 1944. Ce sera la quinzième et dernière résistante arrêtée à Fismes.

    Après avoir souffert de violences et maladies, elle revint amaigrie de 30 kg le 24 mai 1945 après la libération par les forces alliées du camp de Neubrandenburg où elle était internée. Elle vit actuellement en Normandie, près de sa fille.

    Le témoignage complet de Solange Richard est édité dans le dernier numéro de la revue d’histoire locale « L’échauguette », consacrée à la Résistance à Fismes (disponible à la librairie Gossard dans le centre de Fismes).

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    Union130508d - Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Hommage aux résistants tués par les nazis : Les Tritant n’oublient pas

    Pierre-Marie, Marilyse et Jean-Marie Tritant, lundi matin devant la stèle de la Butte des fusillés.
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    L’âme du groupe Tritant, du nom de son charismatique fondateur Robert Tritant (1903-1944), n’a pas disparu. Un hommage émouvant a été rendu à ces héros, et à travers eux à toute la résistance française, lundi matin, à 7 heures, sur le site de la Butte des fusillés.

    Le groupe Tritant, créé à Châlons, effectua de nombreux sabotages et attentats, dont celui du 31 août 1943 contre 50 camions allemands stationnés rue Pasteur. Robert Tritant sera finalement arrêté par la gestapo avec d’autres membres de son groupe et fusillés le 6 mai 1944 au terrain de La Folie. Au pied de la Butte des fusillés, survolée cette année par deux avions, des membres de la famille Tritant sont toujours présents à cet hommage. Cette année, sa fille Marilyse et deux de ses sept petits-fils, Jean-Marie et Pierre-Marie, ont assisté à la cérémonie, devant les quatre poteaux d’exécution du site, les drapeaux et la longue liste des fusillés. Les générations témoins de cette époque dramatique laissent peu à peu le pas aux suivantes pour que la Butte des fusillés ne se perde pas dans l’oubli.

    S.L.

     

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    Union130508c - Marne
    SEZANNE : Le Souvenir français en assemblée : Yvette Lundy témoigne

    Yvette Lundy a témoigné lors de cette assemblée générale du Souvenir français.
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    Le comité français du Souvenir français du Sud-Ouest marnais vient de tenir son assemblée générale. Ce comité regroupe cinq cantons (Sézanne, Esternay, Montmirail, Anglure et Fère-Champenoise) et compte une centaine d’adhérents. Cette assemblée générale a été suivie par de nombreux élus du Sud-Ouest marnais. Les formalités statutaires ont été votées à l’unanimité.

    Cette assemblée générale a vu l’intervention d’Yvette Lundy, résistante déportée au camp de Ravensbruck. « Mme Lundy a témoigné avec une grande émotion de ses conditions de détention, de la cruauté des gardiens, de nombreuses victimes des camps, indique Gérard Labrune, président du comité. Ce témoignage nous rappelle le prix de la liberté et la vigilance dont nous devons tous faire preuve pour conserver la paix. »

     

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    Union130508b - Marne
    MEMOIRE : Ces ados qui choisissent d’être porte-drapeaux

    Théo a porté le drapeau pour la première fois en février 2010 sous l’Arc de Triomphe à Paris.
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  • Camille et Vincent invitent les autres de leur âge à les rejoindre.
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  • DOSSIER. Les porte-drapeaux d’unités et d’associations sont présents à chaque commémoration. Il s’agit souvent de personnes âgées, mais la relève est là. Des adolescents nous expliquent leur choix de devenir porte-drapeau.

    Alors que l’on célèbre aujourd’hui le 68e anniversaire de la capitulation nazie, des cérémonies patriotiques sont organisées dans toutes les communes de France. Que seraient-elles sans la participation des porte-drapeaux d’unités et d’associations dont les membres ont écrit en lettres d’or et de sang de grandes pages de notre histoire nationale. Encore faut-il la connaître pour que le devoir de mémoire ait du sens. Il y a de jeunes garçons et filles qui font le choix d’être assidus à ces temps mémoriels et ils constituent cette nouvelle génération qui est volontaire pour qu’on n’oublie pas le sacrifice de celles et ceux qui ont donné leur vie pour leur pays, y ont consacré une part de leur jeunesse et parfois souffrent encore dans leur chair de leur engagement au service de la patrie. Ces jeunes sont de précieux acteurs des séquences du souvenir qui comptent dans le calendrier mémoriel de la Nation. Et ils aimeraient que d’autres rejoignent leurs rangs parce qu’un pays sans mémoire est un pays en danger.

    TEMOIGNAGE. Théo Lacroix (15 ans) : « Faire vivre l’histoire de France »

    Il reçoit en cette fin de matinée du 8 mai 2013 à la mairie de Reims son diplôme d’honneur de porte-drapeau pour trois années de service comme titulaire ! Théo Lacroix, 15 ans, aura auparavant porté le drapeau de l’Union fédérale de Reims au cours du circuit mémoriel qui débute par le monument des déportés de la communauté juive pour se terminer devant le monument aux Martyrs de la Résistance. « C’est une manière de rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour la France, une façon modeste de servir et d’être acteur du devoir d’histoire auprès de ses aînés pour que le flambeau de la mémoire soit bien transmis aux nouvelles générations. » À 15 ans, cet adolescent de Sept-Saulx parle avec pudeur de ses motivations. Il sait où il va. Il a un cap, des repères qu’il est prêt à faire partager pour encourager d’autres jeunes à le rejoindre dans la même démarche : « Ils peuvent s’adresser au service départemental de l’Office départemental des anciens combattants ». Élève en seconde bac pro électrotechnique en convention avec la marine nationale au lycée Georges-Brière de Tinqueux, il acquiert une compétence professionnelle sur le socle solide de valeurs civiques qui collent à sa personnalité. Il sera marin et devrait intégrer une préparation militaire fin septembre.

    C’est une vocation qui a mûri avec un stage de découverte aux métiers en 3e alors qu’il était collégien à Mourmelon, à bord du patrouilleur de service public « le Cormoran » puis en janvier sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement « Le Marne » avec son lycée. Il fait partie du programme « Vois, comprends, agis » avec son lycée qui a reçu le prix du président de la république ; Théo consacre tout son temps libre à être au service des autres. « C’est ma façon d’être utile. » Peut-on être plus dévoué ? Il est aussi jeune sapeur-pompier au centre de secours de Verzenay, il passe son brevet cette année et suit dans cette discipline ses frères aînés, Jordan et Alexandre. Il a d’ailleurs été à l’honneur avec eux en recevant en février 2009 le prix du civisme et du dévouement à la collectivité de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre. La première fois que Théo a porté le drapeau de l’Union fédérale marnaise c’était en février 2010, sous l’Arc de Triomphe : « C’était un honneur et c’était émouvant. » Il y est retourné en février dernier. Ses week-ends sont souvent chargés et ces derniers dimanches, il a été de service pour des assemblées générales à Fismes et à Tinqueux. « Il suffit de bien s’organiser et cela ne gêne en rien les études. » Théo est toujours volontaire. « Ce n’est pas dur, c’est un état d’esprit. » Son père et sa mère l’encouragent et sont fiers de son choix. Il peut être un exemple pour beaucoup d’autres.

    Hervé Chabaud

    Une pépinière axonaise

    L’Aisne, terre tant bouleversée par la Grande Guerre est-elle une pépinière de jeunes porte-drapeaux ? A l’évidence il y a de jeunes volontaires. En octobre dernier au congrès départemental des porte-drapeaux à Mondrepuis, Ysalie et Yseur Debergh âgés de 11 et 9 ans ainsi que Manon Lequeux, 9 ans ont été récompensés pour leur disponibilité, recevant un diplôme pour trois ans de service.

    A Château-Thierry, Camille Vennekens, 13 ans, sera fidèle au poste avec le drapeau du Souvenir français en ce 8 mai comme elle le sera au Memorial Day à Belleau. Elle a fait ses débuts officiels à l’âge de 9 ans mais son grand-père Gilles Lagroue l’avait initiée beaucoup plus tôt. Les anciens combattants qui ont compris combien était précieux le concours de cette nouvelle génération volontaire pour porter les couleurs nationales accueillent avec bienveillances ces jeunes garçons et filles.

    C’est aussi la raison pour laquelle Vincent Roblet, 11 ans, de Chierry-Blesmes est toujours impatient de servir et de porter sa tenue de circonstance. Comme Camille, il se remémore qu’il est venu tout jeune écolier avec un petit drapeau aux célébrations mémorielles. Parce que son arrière-grand-père, Marcel Lathellier, avait été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale comme il le confiait l’an passé à notre consœur Frédérique Pétré. Il portera fièrement aujourd’hui le drapeau de l’association des anciens combattants de sa commune.

    Pendant combien de temps ? « Jusqu’à ce que je ne puisse plus », plaisante-t-il. Honorer leurs aînés qui ont combattu pour la France leur apparaît naturel. La conscience patriotique n’a pas d’âge.

    Ardennes : diplômé à 12 ans

    Les Ardennes ne sont pas absentes de cette démarche destinée à susciter des vocations de porte-drapeau.

    Le 8 mai dernier, Julien Torra, 12 ans a reçu son diplôme. N’accompagnait-il pas depuis l’âge de trois ans son arrière-grand-père Émile Baudry, ancien déporté-résistant. Julien porte le drapeau de l’Union ardennaise des Forces françaises de l’intérieur. Ce collégien sedanais domicilié à Bazeilles a souhaité ainsi continuer à honorer avec fierté la mémoire de son aïeul.

    Pour son engagement il a déjà été distingué en sous-préfecture de Sedan. Ce qui devrait donner envie à d’autres jeunes Ardennais de le rejoindre.

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    Union130508a - Marne
    REIMS : Les armées nazies ont capitulé à Reims

    La reddition sans condition des armées nazies a été signée à Reims le 7 mai 1945.
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  • N’a-t-on pas oublié que c’est à Reims, le 7 mai 1945 à 2 h 41 qu’a été signée, dans la salle des cartes, au premier étage du collège moderne et technique de la rue Jolicœur, PC avancé du général Dwight David Eisenhower, la reddition sans condition des armées nazies, ce qui a mis un terme à la Deuxième Guerre mondiale en Europe ? À 2 h 34, le général Bedell-Smith s’assied à la place qu’aurait dû occuper Eisenhower dont il est le chef d’état-major tandis que prennent place les officiers américains, britanniques, soviétiques, français puis c’est au tour des Allemands de s’installer. Sept minutes suffisent ici pour écrire l’histoire.

    L’article 1er du document est fondamental : « Nous soussignés, agissant au nom du haut commandement allemand, capitulons par la présente sans conditions au commandant suprême des Forces expéditionnaires alliées et, simultanément au haut commandement soviétique, avec toutes les forces de terre, de mer et de l’air qui sont à ce jour sous commandement allemand ». Mais, c’est à la même heure le 8 mai que le président des États-Unis Harry Truman, le Premier ministre britannique Winston Churchill et le général De Gaulle ont annoncé au monde la nouvelle de la capitulation. À 15 heures, de Gaulle adresse un message radio diffusé à la Nation sur ce thème. Et cela quelques heures avant la seconde signature de la reddition à Berlin, le 9 mai à 0 h 45. Bref, lorsqu’on évoque la fin de cet effroyable conflit planétaire, il y a trois dates qui marquent la reddition nazie : le 7, jour de la signature, le 8 le jour de la victoire qui a été choisi par dans tous les pays européens pour se souvenir et le 9 qui associe à Berlin, l’acte définitif de la fin des combats, jour de commémoration en Russie.

    Si l’événement capital s’est produit à Reims, cela ne signifie pas que les Français ont été associés à la signature. Lorsque les plénipotentiaires allemands conduits par le général Jodl et les officiers alliés paraphent le document authentique, il n’y a pas de version française, il n’y a pas de drapeau français. Le général de Gaulle n’est pas informé et le général Sevez qui représente la France se présente au dernier moment pour apporter sa signature mais comme simple témoin. À l’issue Jodl déclare : « Par cette signature, le peuple allemand et les forces allemandes sont pour le meilleur et pour le pire entre les mains des vainqueurs ». À Berlin, c’est le général de Lattre de Tassigny qui a imposé la présence du drapeau tricolore lors de l’ultime signature alors que le maréchal Keitel maugréait sur la présence des Français. Au cours du repas qui a suivi, le maréchal soviétique Joukov a délivré l’un de ses vingt-sept toasts à la France : « A son esprit de résistance personnifié par le général de Gaulle et à son armée qui, malgré l’invasion, a su se réformer et contribuer dans une large part à la victoire des Nations alliées ».

    Aujourd’hui à Reims le musée de la reddition qui se trouve dans le corps des bâtiments du lycée Roosevelt rappelle ce qui s’y est vécu il y a soixante-huit ans.

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    Union130507a - Marne
    SOMMEPY-TAHURE : A la mémoire des marins

     

    Les pompons rouges étaient nombreux ce samedi autour de la stèle érigée en mémoire des marins disparus lors du naufrage de l’Aviso Tahure le 30 avril 1944.

    Les habitants de Sommepy se sont associés à cette manifestation avec la clique locale qui s’est renforcée depuis peu avec la présence de Karine, nouveau tambour. Contribuant pleinement au devoir de mémoire, les stagiaires du centre de préparation militaire Marine de Châlons, de retour d’une semaine passée sur la base de Brest, participaient à cette cérémonie présidée par le capitaine de vaisseau Louges, représentant le commandant de la Marine à Paris.

    Une section en armes de la PMM sous les ordres du major Etienne Richy, chef de centre et de ses adjoints rendit les honneurs aux marins disparus.

     

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    Union130506a - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre : André Jacquet réélu président

    La réunion était présidée par Claudine Brocard.
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  • Le comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre de Vitry-le-François vient de se réunir à la maison des associations et des syndicat Lucien-Herr pour son assemblée générale annuelle, en présence d’une quinzaine de personnes dont Claudine Brocard, adjointe au maire chargée des cérémonies.

    En présence des représentants des associations du monde combattant, le bureau a été élu pour l’année 2013. Ainsi André Jacquet, président des ACPG-CATM-TOE et Veuves du Canton de Vitry-le-François, est réélu à la présidence du comité d’entente des anciens combattants.

    Jean-Claude Nattier, secrétaire de l’UNC Perthois-Bocage, et Fabien Savarin, président de la Fname 51, sont confirmés comme vice-présidents. L’adjudant-chef ® Jean-Frédéric Allerat, président de la 256e section des médaillés militaires, est également confirmé dans ses fonctions de secrétaire et trésorier de l’association. Le sous-lieutenant (h) Gisèle Probst demeure présidente honoraire.

    Sur le plan de la trésorerie, à la suite de l’organisation du loto et des 2 thés dansants, un don de 200 euros a été effectués à l’institut Godinot de Reims.

    Le repas de cohésion avec les porte-drapeaux aura lieu cette année le samedi 16 novem- bre.

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    Union130505d - Marne
    VRAUX : Musée du terrain d’aviation : Un Australien en visite

    Grenville Kerton et ses deux amis anglais.
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  • Moments empreints d’émotion, dernièrement au musée du terrain d’aviation de Condé-Vraux, rouvert pour la visite de Grenville Kerton qui était accompagné de deux amis anglais.

    Venu de Victoria en Australie où il réside depuis dix-huit ans, Grenville a fait spécialement le voyage pour se recueillir devant les documents et les neuf mètres de fuselage de bombardier Short Stirling liés à l’histoire de son oncle.

    Ce dernier, Gerry Kerton, faisait office de radio-mitrailleur dans l’équipage de cet avion codé LK 142 du squadron 196 de la Royal Air Force, qui s’est écrasé dans la nuit du 24 septembre 1944 près du village de Réchicourt dans la Meuse, au retour d’un raid pour larguer du matériel et armement sur le camp retranché d’Arnhem en Hollande lors de l’opération « Market Garden ».

    Tués en arrivant au sol

    L’avion en difficulté, probablement touché par la DCA, trois membres d’équipage évacuèrent en sautant en parachute. Mais hélas, de nuit, sans vision et à trop basse altitude, ils se tuèrent en arrivant au sol.

    Gerry Kerton en faisait partie, de même que C.- A. Williamson (bombardier) et J.-C. Turreff (mécanicien navigant). Tous trois ont été enterrés au cimetière militaire anglais de Choloy près de Toul (en Meuthe-et-Moselle), deuxième étape du pélerinage de Grenville et ses amis pour un dépôt traditionnel de couronne de coquelicots en leur mémoire. Le pilote D. Draffer, le navigateur D. Crampson et le mitrailleur arrière J.-H. Mc Williams restés dans l’appareil survécurent au crash.

    Ces faits étaient connus des membres du musée depuis 1999 par le livre Ciel de flammes sur la Lorraine septentrionale écrit par Léon Collin qui a recensé dans cet ouvrage tous les avions abattus de 1939 à 1945 dans cette partie de la Lorraine. C’est également grâce à M. Collin que le musée a pu récupérer, en mars 2000, les trois tronçons de fuselage du Stirling LK 142 qui avaient échappé au ferraillage de l’avion.

    Les recherches, effectuées depuis lors, n’avaient pas permis de retrouver l’adresse des aviateurs survivants ou des familles des membres d’équipage. Treize ans plus tard, grâce à internet et au neveu de Grenville qui a retrouvé trace du morceau de fuselage exposé à Vraux, les photos de Gerry (mort à 23 ans) vont personnifier le sacrifice de ces aviateurs pour la liberté des peuples près des restes du fuselage de leur avion… Comme pour souligner la dure réalité d’une guerre et l’épreuve supportée par la famille Kerton, le lendemain de la mort de Gerry, le 25 septembre, son frère aîné le caporal John Kerton (père de Grenville) trouvait la mort à Arnhem au sein du Lancashire Fusilliers, régiment impliqué lui aussi dans l’opération « Market Garden ».

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    Union130505c - Marne
    LIVRE : Jean Moulin, un héros français

    Photo datée de 1933 représentant Pierre Cot (à gauche), alors ministre de l’Air, en compagnie de son chef de cabinet, Jean Moulin (à droite).
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  • Héros. Alors que l’on célèbre en cette année 2013, les 70es anniversaires de la création du Conseil national de la Résistance, de son arrestation par Klaus Barbie à Caluire, et de sa mort probablement le 8 juillet en gare de Metz, un bel album très structuré, riche d’illustrations inédites rend hommage à ce grand préfet de la République.

    Quoi de plus normal que de célébrer le préfet Jean Moulin qui, considéré à ses débuts comme un homme normal, a fait montre de qualités exceptionnelles au service de la France et de ses valeurs en s’offrant en oblation pour la libération de son pays, en gaullien assumé ?

    On retrouve sous la plume de Christine Levisse-Touzé et de Dominique Veillon l’enfant, l’artiste, le parcours de ce jeune fonctionnaire qui a grandi soutenu par une éducation républicaine dans une famille où, les idées du radicalisme n’étaient pas enfouies dans la poche.

    Comment celui qui est devenu un héros de France s’est imposé sur l’échiquier de la France combattante ? D’abord parce que ce Méridional mobilisé dans le génie à la fin de la Première Guerre mondiale n’est pas devenu l’artiste qu’il rêvait d’être, pour faire plaisir à ses parents. Il s’est construit dans l’administration d’Etat et a eu la chance comme sous-préfet d’Albertville de rencontrer le député de Savoie, Pierre Cot qui, bientôt ministre, lui a permis d’accéder à des responsabilités de cabinet à Paris avant d’en faire un préfet territorial rigoureux et intransigeant lorsqu’il s’est agi de défendre les valeurs authentiques de la République.

    C’est ce qu’il fait à Chartres alors que la France est au bord de l’abîme. Il incarne le rempart républicain et humaniste debout devant le nazisme intransigeant. « Je n’ai jamais caché mes sentiments politiques et j’entends servir sans faiblesse un idéal qui m’est infiniment cher ».

    C’est ce qu’il a fait jusqu’à sa mort en endurant les souffrances infligées par ses bourreaux mais en ne révélant rien. Il est parti sans mesurer l’ampleur du travail accompli au service de l’unité de la Résistance qu’il a su fédérer pour le plus grand bien de son pays.

    Un patriote authentique

    Rex, le pionnier a été critiqué par ceux-là mêmes qui ont compris sa vraie dimension de chef, celle qui n’avait pas surgi lorsque le jeune homme faisait ses études. Il était un élève honnête sans plus, en revanche lorsque les événements ont exigé que des hommes d’Etat se découvrent au service de la France, il a été des meilleurs et des plus exemplaires.

    A-t-on retenu son appréciation : « Mes chers amis, rien ne peut plus diviser les Français. Ils n’ont qu’une volonté, sauver leur pays par la victoire » ? Artisan de la légitimité résistante, il a été d’une fidélité absolue au général de Gaulle. Tout semblait les séparer mais la grandeur de la France, la devise de la République, les ont rassemblés.

    Résistant jusqu’au bout, entré au Panthéon de la Nation avec l’onction du discours inoubliable d’un André Malraux transcendé par l’émotion, il a été un chef qui méritait bien d’être nommé général de division à titre posthume. Un album qu’il faut lire parce que Moulin, c’est aussi la France debout.

    Hervé Chabaud

    Christine Levisse-Touzé, Dominique Veillon, « Jean Moulin, artiste, préfet, résistant », Tallandier, ministère de la Défense, DPMA, 192 p., 31,90 euros.

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    Union130505b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Les huit membres de la famille déportée étaient ménéhildiens

    Jacques, Henri et Léon, trois des huit membres de la famille Finkelstein, morts à Auschwitz.
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  • Un ciel couvert et des fleurs déposées par les autorités présentes : une minute de silence et recueillement en souvenir des déportés.
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  • En 1942, Sainte-Ménehould a connu l’une des heures les plus sombres de son histoire. Une famille entière, un couple et ses six enfants, ont été raflés par la gendarmerie française et déportés à Auschwitz. Ils étaient juifs et ménéhildiens.

    LE 10 février 2007, par une journée neigeuse et inoubliable, 160 lycéens et lycéennes champardennais partis dans la nuit de Vatry, atterrissaient à Cracovie.

    Arrivés à Auschwitz en car, ils parcouraient le camp sous la conduite de leurs accompagnateurs et le témoignage d’un rescapé présent, Jacques Zylbermine. Ils vivaient sur ce qu’il reste des ruines du camp une évocation bouleversante de la mort programmée de la famille Finkelstein.

    En 1942, Charles Finkelstein et Ida son épouse habitent à Sainte-Ménehould. Arrivés de Pologne dans les années trente, ils sont bien intégrés et tiennent une échoppe de cordonnier dans la rue des Prés. Leur famille est grande puisqu’elle compte six enfants : Albert, Rose, Jacques, Léon, Marcelle et Henri, ces deux derniers ayant vu le jour sur le sol argonnais.

    Dénoncés et déportés

    A l’époque, une seule chose les différencie de leurs voisins : une étoile jaune cousue sur la poitrine. Or il n’y a pas qu’à Paris et dans les grandes villes que les rafles se multiplient. En 1942, les forces de l’ordre françaises prêtent main forte à l’occupant allemand pour remplir les convois qui partent vers les camps de la mort.

    Rien ne protège vraiment les Finkelstein, si ce n’est le fait de résider dans une paisible cité à la campagne.

    Or les dénonciateurs se rencontrent aussi en province. C’est parce qu’ils ont été désignés que les époux Charles et Ida, ainsi que leurs deux aînés, Albert et Rose, sont arrêtés et conduits vers Drancy, antichambre de la solution finale. La même année, leurs quatre autres enfants seront déportés. Le plus jeune n’avait que sept ans.

    Des années après leur mort, une plaque commémorative a été installée dans l’escalier de la mairie de Sainte-Ménehould. Leurs noms gravés dans le marbre soulignent que la commune ne les oublie pas. Alors que l’on vient de commémorer le 68 anniversaire de la libération des camps et la journée nationale de la déportation, il semblait naturel de rappeler le destin tragique de cette famille ménéhildienne dont le seul tort était d’être juive.

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    Union130505a - Marne
    HISTOIRE : 1943

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    le ralliement de la Guyane

    En Tunisie, la partie n’est pas encore gagnée.
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  • Le contre-amiral Georges Thierry d’Argenlieu.
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  • Pierre de Chevigné..
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  • FERMETÉ. De Gaulle qui surveille toujours avec une extrême vigilance les décisions concernant la France combattante prises à Washington est aussi strict en ce qui concerne la Guyane que lorsque des pressions inacceptables sont effectuées sur les autorités locales en Nouvelle-Calédonie.

    « Courage jeunes gens. Soyez forts. Soyez justes. Le monde met en vous son espoir. Jeunes gens des nations unies, aujourd’hui luttons ensemble. Demain, tous ensemble et chacun pour tous, nous aurons à construire ». Ainsi s’exprime le général de Gaulle dans le message qu’il adresse le 22 mars 1943 au Congrès pour la jeunesse qui se déroule à Edimbourg.

    Alors que le chef de la France combattante se démène pour améliorer les relations entre les Alliés et faire valoir les glorieuses aptitudes des unités à la croix de Lorraine, il tient à montrer à ceux qui en doutent encore que les ralliements à la France combattante continuent. Le 23 mars 1943, il fait savoir que le général de corps d’armée Beynet est arrivé à Londres, venant de France métropolitaine.

    Il s’est mis à la disposition du Comité national et de Gaulle l’a reçu sans tarder. Il l’accepte auprès de lui et précise : « Pendant la Bataille de France, le général Beynet commandait le 14e corps d’armée à Alger. Il est grand officier de la Légion d’honneur. Sa croix de guerre porte sept palmes et trois étoiles ». Une façon d’attester que celui qui vient de franchir le pas est un officier qui a de beaux états de service et a compris où il était désormais le mieux pour servir la France.

    Cayenne opte pour de Gaulle

    De même de Gaulle tient à donner toute la publicité nécessaire au ralliement de la Guyane à la France combattante même si les Etats-Unis tentent de minorer l’événement. Il s’en ouvre aussi bien à Adrien Tixier qu’au colonel de Chevigné qui sont ses plus fidèles représentants à Washington. « Cet événement ne laisse place à aucune équivoque. M. Ulrich Sophie, maire de Cayenne, président du comité local de ralliement à la France combattante m’a rendu compte que trois télégrammes des 17 et 18 mars reçus le 20, du ralliement de cette colonie à la France combattante, demandé de désigner un gouverneur et d’approuver les dispositions prises par lui pour assurer l’intérim ». De Gaulle prend soin aussi de rendre publique la lettre adressée à l’amiral Stark, le 21 mars à 20 h 30. Il y mentionne en particulier : « Les autorités de fait et la population de la Guyane française me demandent d’urgence des instructions et me prient de désigner un gouverneur. Certaines de ces communications ont été adressées au général Giraud. La délégation du Comité national ayant été avertie, est entrée immédiatement en contact avec la mission du général Béthouart. Cette mission a répondu à la délégation que le colonel Lebel, appartenant à l’état-major du général Béthouart est parti par avion pour la Guyane française où il doit arriver le 22 mars à midi ».

    De Gaulle a, pour sa part, demandé au colonel de Chevigné, chef de la mission militaire de la France combattante aux Etats-Unis de rejoindre Cayenne pour prendre sur place les mesures que les circonstances imposent au nom du Comité national. Or le département de la guerre des USA ne l’autorise pas à quitter le sol américain ! Il est patent que de Gaulle souhaite au plus vite que Maurice Bertaut, ancien élève de l’Ecole coloniale, docteur en droit, actuellement en poste au Cameroun devienne le gouverneur : « Il appartient à cette magnifique cohorte des administrateurs de l’Afrique française libre qui, suivant l’exemple du glorieux fils de Cayenne qu’est le gouverneur général Eboué, rallièrent la cause de la Libération dès le mois d’août 1940 ». De Gaulle tape du poing sur la table : « L’arrivée à Cayenne du représentant du général Giraud venant de Washington tandis que le représentant du Comité national est retardé, risque d’entraîner en Guyane française une confusion et des incidents de toute nature sur lesquels je crois devoir vous prier d’attirer d’urgence l’attention du gouvernement des Etats-Unis ».

    Pour éviter toute confusion, le Général réclame que le voyage du colonel Lebel soit arrêté au moins jusqu’à ce que Chevigné le rejoigne. De Gaulle ne veut pas éliminer les giraudistes mais il ne tient pas à être mis à l’écart par une nouvelle manœuvre pitoyable de la Maison Blanche. Le chef de la France combattante ajoute : « Ayant prévu les difficultés que rencontrerait Chevigné pour son voyage, j’envoie également Grousset, délégué du Comité national à La Havane pour les Antilles en mission de contact ». Il est clair que de Gaulle ne va pas se laisser faire et que la France unie ne peut pas l’être sous le seul képi giraudiste.

    A Nouméa seule compte la voix française

    Est-ce à dire que dans d’autres régions du monde où la France est bien présente, il n’y a pas de soucis avec les Américains. En Nouvelle-Calédonie les difficultés persistent parce que la densité de soldats américains en rapport avec les populations locales crée un déséquilibre et des tensions évidentes. De Gaulle qui a été averti par le contre-amiral Georges Thierry d’Argenlieu se veut à la fois pédagogue envers les Etats-Unis et justifie le fonctionnement institutionnel qui fait que le Comité national est interrogé pour trouver des solutions optimales avec la présence des forces alliées.

    Le 22 mars 1943, il doit à nouveau s’expliquer auprès de l’amiral Stark : « En l’absence du haut-commissaire de France c’est naturellement le gouverneur qui est responsable vis-à-vis du Comité national de tout ce qui concerne la souveraineté française en Nouvelle-Calédonie. Il a d’autre part, qualité pour traiter des mesures locales de collaboration avec le commandement allié sur place pour la défense de la colonie ». Cette mise au point est aussi une manière d’expliquer que la France combattante n’acceptera pas sur ce territoire souverain qu’un pouvoir extérieur impose des règles, alors que les USA ne sont qu’invités et accueillis pour aider à l’effort de guerre qu’ils mènent en Extrême-Orient.

    « Étant donné la situation évidemment exceptionnelle créée à la Nouvelle-Calédonie par la présence de 30 000 soldats américains au milieu d’une population de 55 000 personnes, il est naturel que le gouvernement veuille prendre les instructions du Comité national quand les demandes du commandement américain lui paraissent de nature à modifier profondément les conditions matérielles et morales dans lesquelles s’exerce l’autorité française. Il est également naturel que le Comité national ait prescrit au gouverneur de le consulter en pareil cas ». Ce n’est donc pas la Maison Blanche qui dictera en Nouvelle-Calédonie ce qui est bon pour l’effort de guerre et la vie de ses soldats en transit dans l’archipel.

    Le même 22 mars 1943, le général de Gaulle est tout aussi ferme et précis lorsqu’il aborde la question des équipages des navires de commerce et des navires de guerre ravitailleurs français alors aux Etats-Unis. « Vous avez bien voulu insister pour que les autorités françaises combattantes refusent l’engagement des marins en leur prescrivant de rester sur les navires moyennant certaines garanties éventuelles à leur retour au port de départ. Je dois vous avouer que je discerne mal comment les autorités françaises combattantes pourraient donner des ordres à des marins qui ne seraient pas sous ses ordres ».


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    Guérilla intense en Birmanie

    Une carte qui montre le mouvement des troupes en Birmanie.
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  • Les Britanniques reprennent l’offensive en Birmanie où ils ont pourtant enregistré depuis décembre 1941 de lourdes déconvenues. Comme ils ont pu réimplanter des troupes, ils cherchent à faire la différence mais mésestime la capacité d’adaptation d’un adversaire rompu à cette météo moite et à une végétation des plus intenses. Après avoir interrompu en plusieurs endroits la ligne de chemin de fer stratégique qui traverse le pays et est un vrai moyen de ravitaillement des provinces, les colonnes de la brigade indienne des Chindit multiplient leurs actions de guérilla. Pourtant elles ne sont pas à l’abri de contre-attaques et comptent sur des parachutages pour être ravitaillées en munitions. Ces groupes sont harcelés par les Japonais qui veulent les couper de tout contact avec l’extérieur aussi, les zones de largages changent en permanence et les soldats doivent récupérer dans les plus brefs délais le matériel qui leur est attribué.

    La 55e brigade indienne qui s’est substituée à la 123e à l’Est du Mayu est violemment attaquée par plusieurs régiments de fantassins nippons qui parviennent à l’encercler à Rathedaung. Il faut envoyer d’urgence des renforts pour desserrer l’étau ennemi et lui permettre une retraite ordonnée vers Buthidaung.

    Cette solution d’urgence est dangereuse parce que les troupes anglaises sont exposées à des attaques venant de l’ouest alors qu’elles traversent l’Arakan sans protection. De son côté la 6e brigade de la 2e division anglaise et la 71e brigade indienne font une dernière tentative pour chasser les Japonais de Donbaik. Les soldats sont alors victimes d’infiltrations ennemies qui les condamnent à retraiter vers le Nord.

    Préoccupé par les mouvements d’unités japonaises dans cette région, le général Stilwell, conseiller et chef d’état-major du général Tchang Kaï-chek envoie des renforts chinois à Lado en Assam et tient en réserve des soldats pour répondre le cas échéant aux manœuvres d’encerclement dont l’ennemi devient coutumier dans tout le pays.

    Le 24 mars 1943, le général Wavell termine la rédaction d’un ordre qu’il doit adresser au général Wingate. Il l’invite dans ce document à dissoudre la brigade Chindit et à regagner l’Inde. Wavell ne croit pas aux résultats que cette guerre de harcèlement peut durablement donner. Or il ne se rend pas compte que ces guerriers sont parvenus à désorganiser le système de communication des Japonais et surtout que leurs sabotages de la ligne ferroviaire Madalay-Myitkyina en vingt-cinq points distincts rendent la circulation des convois impossibles. Ils sont prêts à réitérer de telles opérations « coup-de-poing ». Wavell ne tient pas plus compte des victoires maritimes enregistrées par le pavillon britannique puisqu’au moins deux transports de troupes ont été coulés au nord de l’embouchure de la Ramree et que d’autres bâtiments ont été contraints de faire demi-tour sans avoir pu livrer leur ravitaillement ni débarquer des unités d’assauts.

    Si les Nippons peuvent tirer leur épingle du jeu par abandon de l’adversaire, ils sont visés par de puissants raids de l’aviation américaine dans le Pacifique. Les 24 et 25 mars l’île de Nauru occupée par les troupes du Mikado est durement pilonnée

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    Union130504b - Marne
    CAUREL : Réunion Les anciens combattants en assemblée

    Traditionnel dépôt de gerbe au Monument aux morts.
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  • Les anciens combattants ACPG-CATM étaient nombreux - présents ou représentés- à la convocation de leur président, Robert Clément, pour l’Assemblée générale ordinaire qui s’est tenue à la salle des fêtes de Caurel en présence de Mrs Rouvroy, délégué et secrétaire général de la Fédération Départementale, Détraigne, sénateur-maire de Witry-lès-Reims, Kariger, conseiller général, Beaulieu, maire de Caurel, et de plusieurs maires du Canton de Bourgogne.

    Bilan de l’année 2012

    La parole a été donnée au secrétaire cantonal, René Machet. Dans son rapport moral, il retrace les différentes activités de l’exercice 2012, notamment le voyage organisé par la Fédération départementale à destination de Notre-Dame-de-Lorette pour le 50e anniversaire de la fin des combats en Algérie, la visite du musée de Meaux, en participation avec les Amis du Fort de la Pompelle.

    Le trésorier Jean-Claude Petit est alors invité à rendre compte de la gestion financière. Le délégué départemental Roger Rouvroy a présenté ensuite le futur congrès annuel qui va se tenir à Montmirail le 26 mai et souligné que l’effectif départemental est légèrement supérieur à 2000 adhérents. Le Président a alors pris la parole pour motiver les associés à s’impliquer dans les différentes manifestations qui vont avoir lieu dans le cadre de la commémoration du centenaire, à partir de l’an prochain. Il s’agit de passer le relais aux jeunes générations, et chacun sait que ce ne sera pas facile.

    Avec la fanfare de Bourgogne

    La parole fut ensuite donnée aux personnalités présentes, qui ont abondé dans le sens du Président, pour que toutes ces manifestations soient une véritable réussite.

    Après les questions diverses, la séance fut levée par le Président à 11h30. Accompagnés par la fanfare de Bourgogne les participants se sont rendus au Monument aux morts pour y déposer une gerbe.

    La journée se poursuiva suivant la coutume par le repas traditionnel.

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    Union130504a - Marne
    REIMS : Héros de l’Armée Noire : le projet de monument contesté

    L’œuvre originale avec la sculpture de Moreau-Vauthier et le socle de Bluysen.
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  • « Notre fondation ira jusqu’au tribunal s’il le faut », prévient Christian Bettinger.
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  • « L’œuvre de Moreau-Vauthier est défigurée par le gros cube évidé prévu en guise de socle. »
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  • Après l’appel d’offres attaqué pour favoritisme, nouveau rebondissement dans l’affaire du monument à l’Armée Noire : la fondation Moreau-Vauthier dénonce une dénaturation de l’œuvre.

    CHRISTIAN BETTINGER vient d’écrire à la maire Adeline Hazan pour s’opposer à la copie du monument aux héros de l’Armée Noire telle qu’elle est prévue. Avocat et surtout président de la Fondation Moreau-Vauthier, il est le gardien moral de l’œuvre du sculpteur.

    Pourquoi cette opposition au projet actuel ?
    Parce que l’œuvre de Moreau-Vauthier est défigurée par le gros cube évidé prévu en guise de socle. Il est complètement disproportionné. L’aperçu de la statue sur ce socle a tellement soulevé d’oppositions au sein de la fondation que nous avons décidé de réagir pour empêcher cela.

    Vous vous opposez au socle mais validez-vous la sculpture ?
    A l’origine il avait été convenu que soit réalisée une réplique de la sculpture à partir d’une prise de mesures au laser. Finalement, M. Gavoty chargé du travail, n’a pas pu. On se retrouve donc avec une copie. Elle convient à condition de préciser sur une plaque que le monument est inspiré de l’œuvre de Moreau-Vauthier. Seulement inspiré. M. Gavoty est d’accord.

    La Ville de Reims ne vous avait-elle pas associé au projet, ou au moins consulté ?
    Nous n’avons pas été associés, seulement avertis. La Fondation est au courant de l’opération depuis 2008. A l’époque, j’avais téléphoné à la mairie de Reims.

    J’avais eu quelqu’un du cabinet à qui j’avais exprimé notre désir d’être un peu associé. Il devait me rappeler, il ne l’a jamais fait.

    Avez-vous les moyens juridiques d’empêcher ce que vous estimez être une défiguration de l’œuvre ?
    Bien sûr et si, une nouvelle fois, la maire ne prend pas la peine de nous répondre, nous irons au tribunal. La Fondation est chargée de la défense de l’œuvre morale de Paul Moreau-Vauthier. A ce titre nous pouvons agir en justice si sa sculpture est dénaturée d’une façon ou d’une autre.

    Le socle que vous contestez n’est pas l’œuvre de Moreau-Vauthier..
    En effet, le socle original a été réalisé par l’architecte Auguste Bluysen. En droit, c’est ce qu’on appelle une œuvre d’association c’est-à-dire que les deux éléments sont liés. Ils forment un seul ensemble que nous sommes habilités à défendre. Auguste Bluysen avait réalisé un socle en forme de fortin qui correspondait à l’esprit de la sculpture.

    Il avait en outre repris des éléments d’architecture qui l’on retrouve à Bamako où se trouve toujours le jumeau du monument rémois. Son socle ne peut être dissocié de l’œuvre.

    Pourquoi Paul Moreau-Vauthier s’intéressait-il aux combattants africains ?
    Pendant la Première Guerre mondiale, il s’est porté volontaire dans l’armée. En participant à la bataille de Verdun, il a rencontré de nombreux soldats africains venus combattre aux côtés des Français. Cette vision l’a beaucoup marqué. Il a réalisé plusieurs sculptures sur le thème. Notre Fondation qui achète systématiquement ses œuvres dans les salles des ventes en a retrouvées plusieurs. Par exemple, le personnage de Banania « Y’a bon », vient de lui.

    A-t-il réalisé le monument à l’Armée Noire de sa propre initiative ?
    Non, il s’agissait d’une commande passée en 1921. Un groupement de personnalités avait décidé d’ériger un monument pour rendre hommage à ces combattants. Ils l’ont choisi comme sculpteur. Pourquoi en a-t-il réalisé deux quasiment identiques ? Je l’ignore.

    D’où vient votre propre intérêt pour l’œuvre de Moreau-Vauthier ?
    Il se trouve que mes parents ont acheté la maison de Paul Moreau-Vauthier à Boulogne. Elle était vendue par sa fille qui nous a laissé au passage un certain nombre de sculptures. Au début, cela ne m’intéressait pas du tout. Puis la Ville de Boulogne s’est mise à mettre en valeur plusieurs sculpteurs tels Bartholdi. Moreaux-Vauthier ne les intéressait pas.

    Ce désintérêt m’a piqué au vif. Nous nous sommes groupés et nous avons entrepris de racheter toutes ses œuvres. A la fin, nous ouvrirons un musée dans sa maison.

    Viendrez-vous à l’inauguration du monument le 11-Novembre prochain à Reims ?
    Si le socle est corrigé et si la maire nous invite, nous viendrons.

    Catherine FREY

    Mutisme de la Ville

    « Nous n’avons pas de commentaire à faire », répond Jean Maillet, directeur du cabinet de la maire. Nous aurions aimé avoir la réaction de Ville à cette opposition : « Nous avons reçu ce courrier hier matin. Nous allons l’étudier ».

    Pourquoi ne pas avoir associé la Fondation Moreau-Vauthier au projet de monument ? « Nous allons rechercher tous les échanges que nous avons eus avec cette Fondation », précise le porte-parole d’Adeline Hazan.

    Quant aux descendants d’Auguste Bluysen, ont-ils été contactés ? « Contact a dû être pris par la direction de la culture de la mairie. »

    Selon le petit-fils de l’architecte que nous avons retrouvé, aucun contact n’aurait été noué avec la Ville de Reims.

    Pas n’importe qui, l’architecte du socle

    On parle beaucoup de Paul Moreau-Vauthier, sculpteur des soldats africains. On connaît moins Auguste Bluysen, auteur du socle du monument. Il a pourtant été un architecte renommé du début du XXe siècle. Il a notamment signé la réalisation de plusieurs casinos dont celui de Granville et du Touquet. On lui doit aussi en partie l’hôtel Westminster du Touquet, le théâtre de la Michodière, le ciné-opéra et le Rex à Paris. Il a aussi participé à la rénovation du nouveau Vittel dont son casino.

    Diplômé de l’école des Beaux-Arts, il a été architecte du ministère des Colonies et architecte des postes. C’est l’un des principaux architectes français du style Art Déco.

    La Ville a fait le choix de reproduire la statue de Moreau-Vauthier mais de remplacer le socle de Bluysen par une création contemporaine.

    Pour ceux qui n’ont pas suivi

    Le projet de refaire le monument de l’Armée Noire est né en 2008 lors du 90e anniversaire de l’armistice de 1918.

    Créé en double en 1924 par l’architecte Auguste Bluysen et le sculpteur Paul Moreau-Vauthier, le monument avait été installé à Reims et à Bamako. Au Mali, il est toujours en place mais à Reims il a été démonté et emporté par les Nazis en 1940. On ne sait pas ce qu’il en est devenu.

    L’objectif de départ est de refaire le monument à l’identique, soit une réplique. L’opération est d’abord confiée à une association (Aman). La situation au Mali va bientôt rendre impossible les prises de mesures sur place. Voulant voir le projet aboutir, la Ville décide de se contenter d’une copie et reprend l’opération à son compte. Un appel d’offres est lancé en juillet 2012 pour choisir celui qui réalisera la copie. Jean-François Gavoty, qui avait déjà travaillé avec l’association Aman, est choisi. Il prévoit de reproduire la statue mais de modifier le socle. Son travail est en cours.

    Courant mars, une plainte pour délit de favoritisme est déposée auprès du procureur par Joël Vergne, un candidat malheureux à l’appel d’offres. Une enquête préliminaire est ouverte.

    Aujourd’hui, et parallèlement à la procédure judiciaire, la fondation Moreau-Vauthier s’oppose au projet de M. Gavoty au motif que son socle contemporain dénature l’œuvre.

    L’inauguration du monument est prévue le 11 novembre prochain dans le parc de Champagne.

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    Union130503b - Marne
    MAILLY-CHAMPAGNE : Les anciens du Djebel dans le Saumurois

    Les Champenois devant le château de Montreuil-Bellay.
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  • Dans un pur esprit d’amitié, une cinquantaine de membres de l’association d’anciens combattants « le Djebel » de Mailly-Champagne et sa région, viennent de passer deux fantastiques journées - les plus ensoleillées du moment- dans le cadre agréable et varié de la région de Saumur.

    Conduits en main de maître par Christophe de Jacqueson Tourisme, après un arrêt-repas au cœur de Blois à midi et dans un site troglodyte surprenant le soir, ils ont fait la découverte de la prestigieuse école d’équitation académique du Cadre Noir de Saumur puis de son spectacle exceptionnel où la maitrise des cavaliers est impressionnante.

    De plus, ce soir-là, le Cadre Noir avait invité Alexis Gruss, ses 50 chevaux, ses écuyers, son orchestre, pour une rencontre inattendue et charmante avec le monde du cirque !

    Le lendemain, la visite du vignoble de Montreuil Bellay avec un professionnel, a bien sûr ravi tous les vignerons. Puis ce fut la visite du château de Montreuil -Bellay suivi du déjeuner gastronomique au Prieuré des Grands Augustins, animé par Michel, aussi acteur bénévole au Puy du Fou, et qui n’a pas manqué de vanter ce lieu magique.

    Sur le chemin du retour, tous savouraient ces bons moments passés ensemble, et rêvaient déjà à la future sortie de 2014…

    Pourquoi pas au Puy du Fou, si toutes les possibilités sont réunies d’ici là ?

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    Union130503a - Marne
    HERMONVILLE : La commune en mai 1913

    Mai 2013 , mai 1913, que s’est-il passé il y a un siècle , juste avant le déclenchement de la Gran le Guerre ?

    A Paris, le 20 mai 1913, le gouvernement avait interdit la manifestation annuelle à la mémoire des communards qui devait se dérouler au cimetière du père Lachaise.

    En réponse à cette interdic¬tion, la SFIO avait appelé à manifester au Pré-Saint-Ger¬vais, dans un lieu de rassem¬blement mis à disposition par le maire de la ville.

    Ce fut une manifestation con¬tre le rétablissement de la loi de trois ans de durée du service militaire.

    Sur la place des drapeaux rouges , bannières, fanions rou¬ges arrangés en faisceaux au-dessous desquels se groupaient quelques hommes dominant la foule.

    Cependant vendredi 31 juillet 1914 à 21 heures 14 , alors qu’il dînait au café Le croissant rue Montmartre, près du siège de son journal L’Humanité, Jean Jaurès était abattu par Raoul Vilain.

    En outre, l’attentat de Sara¬jevo du 28 juin 1914 contre l’archiduc François-Ferdinand avait entraîné par le jeu des alliances l’Europe vers le conflit.

    En France l’ordre de mobilisa¬tion générale avait été donné le 2 août 1914. L’Allemagne avait déclaré la guerre à la Ser¬bie et à la France le 3 août. Le 4 août les troupes allemandes avaient traversé la Belgique et pénétré en France .

    A Hermonville vivaient envi¬ron un millier de personnes lorsque la guerre a éclaté. C’était un lieu de cantonne¬ment pour les soldats au repos, un centre de soins, et une réserve pour les attaques.

    En décembre 1914 des trou¬pes coloniales se sont installées pour quelque temps au village. La Grande Guerre ne faisait que commencer.

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    Union130502e - Marne
    MONTMIRAIL : Journée du souvenir

    Journée de la déportation au monument.
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    La cérémonie pour la journée de commémoration de la libération des camps de concentration s’est faite au monument aux morts de Montmirail. Bernard Lefèvre, 1er adjoint au maire et président des anciens combattants de Montmirail, a lu le message des déportés devant les élus de la commune, les pompiers locaux et l’Union Musicale qui a interprété les sonneries.

    Rappelant qu’« il y a 80 ans le nazisme triomphait, et entraînait le monde dans un conflit qui prit fin en 1945. Aujourd’hui il faut être vigilant au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence ».

     

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    Union130502d - Marne
    MOURMELON-LE-GRAND : Deux gerbes pour un souvenir

    Tous unis pour commémorer la libération des camps de concentration et d’extermination nazis.
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    La ville de Mourmelon-le-Grand a commémoré dimanche matin le 68e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination nazis.

    Jean Decorne, premier adjoint au maire, était entouré de plusieurs conseillers municipaux, ainsi que d’Agnès Person, conseillère générale, de MM. Bernard et Filipiak, présidents des associations d’anciens combattants de Mourmelon-le-Grand et Mourmelon-le-Petit… Deux gerbes ont été déposées au pied du monument aux morts du cimetière civil.

    La municipalité donne rendez-vous aux Mourmelonnais le mercredi 8 mai à 9 h 15 devant la mairie, afin de commémorer cette fois-ci le 68e anniversaire du 8 mai 1945. Un dépôt de gerbes aux monuments aux morts aura ensuite lui, suivi d’un vin d’honneur en mairie.

     

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    Union130502c - Marne
    CHALONS E/C : Hommage appuyé aux légionnaires

    Une gerbe a été déposée au pied du monument aux morts.
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  • 150e anniversaire de la bataille de Camerone.

    Mardi après-midi, c’est en présence de nombreux porte-drapeaux et de présidents d’associations d’anciens combattants, qu’une cérémonie s’est déroulée au monuments aux morts, près de la cathédrale Saint-Étienne pour rendre un hommage appuyé à la soixantaine de légionnaires qui, il y a maintenant 150 ans, ont laissé leur vie lors de la bataille de Camerone. Bernard Haleux, président de l’amicale autonome de la Légion et amis de la Légion étrangère de Châlons a tout d’abord tenu à rendre hommage à James Hariot ancien vice-président de l’association décédé le 26 janvier dernier.

    Puis il a rappelé que c’est « Avec un esprit de corps sans égal, fiers de leur passé héroïque, étrangers, devenus fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé, cultivant leurs glorieuses traditions, l’esprit de Camerone, le sens du volontariat et du sacrifice, les légionnaires, avec les 35 000 d’entre eux qui sont morts au champ d’honneur, symbolisent les plus hautes vertus militaires dont la France peut s’enorgueillir. »

    A l’issue de cette commémoration, les participants se sont rendus à la Maison du Combattant à Tirlet pour y déguster le traditionnel boudin.

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    Union130502b - Marne
    MUIZON : Le souvenir des déportés sous la pluie

    Le maire et le président de l’UNC ont déposé une gerbe de fleurs et lu quelques textes sous les yeux, notamment, des porte-drapeaux.
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    C’est sous un climat maussade et quelques averses que s’est déroulée, ce dimanche matin à Muizon, une cérémonie commémorant les personnes déportées au cours de la Seconde Guerre mondiale.

    Devant seulement une petite dizaine de personnes, le maire Germain Renard et le président de l’UNC Jean-Michel Chevalier ont déposé une gerbe de fleurs au pied du monument du souvenir.

    Puis, ce furent quelques instants de recueillement au son de l’hymne national, la lecture de textes et l’audition du « Chant des partisans », avant que tous les participants ne se retrouvent à la maison du combattant pour le verre de l’amitié.

     

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    Union130502a - Marne
    ONAC : Le Bleuet de France lance sa campagne de printemps

    Le service marnais de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) lance la campagne d’appel à la générosité en faveur de l’œuvre du Bleuet de France qui dure jusqu’au 8 mai. Les fonds qui sont collectés abondent les crédits des départements de solidarité et de la mémoire de l’ONACVG. Reconnue d’utilité publique, l’Œuvre est habilitée à recevoir des dons des particuliers et des entreprises ouvrant droit à des déductions fiscales. Environ 31 000 bénévoles sont mobilisés dans toute la France pour ce temps de collecte. 707 000 euros ont été utilisés pour le soutien d’actions sociales en faveur de 10 069 bénéficiaires de l’ONACVG. Cet effort a porté sur le maintien à domicile des anciens, des opérations de solidarité avec des soldats au retour de théâtres extérieurs, des aides aux pupilles de la Nations âgées de plus de dix-huit ans, l’amélioration des conditions de séjour dans les maisons de retraite. 366 000 euros ont été investis dans 566 actions mémorielles autour de concours pédagogiques comme les petits artistes de la mémoire (PAM), le concours national de la résistance et de la déportation (CNRD), l’opération « plus jeune porte-drapeau de France » et des expositions consacrées à la Grande Guerre, à la Résistance, à la Déportation, à la citoyenneté, aux conflits contemporains. L’apport à la dimension pédagogique du travail de mémoire est aussi une priorité de l’œuvre du Bleuet de France. Les associations issues du monde combattant et de la société civile, les régiments, des clubs sportifs, des conseils municipaux des enfants répondent à l’appel du Bleuet qui a besoin d’un geste de chacun pour continuer son œuvre.

    www.bleuetdefrance.fr

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    Union130430a - Marne
    BETHENY : Hommage aux victimes de la déportation

    La municipalité a rendu hommage, comme chaque année, aux victimes de la déportation.
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  • C’est sur quelques paroles de Jean Ferrat qu’a débuté l’hommage rendu, en ce dernier dimanche d’avril, par le maire et la municipalité de Bétheny aux victimes de la déportation. Jean-Louis Cavenne était entouré d’une grande partie des conseillers municipaux, de Marie-Noël d’Hooge, conseillère régionale et d’Arnaud Robinet, député.

    Selon Jean-Michel Pinot, adjoint, les paroles de la chanson « Nuit et brouillard » sont « …le meilleur hommage que l’on puisse rendre à ceux qui ont souffert de la barbarie nazie… » Il a ensuite lu le « Message des déportés », écrit conjointement par quatre associations : La Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD), la Fédération nationale des Déportés et Internés de la Résistance (FNDIR), la Fédération nationale des Déportés et Internés, résistants et patriotes (FNDIRP), et l’Union nationale des associations de Déportés, Internés et Familles de Disparus (UNADIF).

    Cette cérémonie empreinte de sobriété s’est terminée par l’hymne national, et M. Cavenne a donné rendez-vous à tous, le 8-Mai, pour la commémoration de la Victoire.

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    Union130429d - Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : En mémoire des déportés / Une cérémonie simple et émouvante

    Dépôt de gerbe par le maire accompagné du député.
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  • Les Sermaiziens n’oublient pas cette période pénible de notre histoire et notamment les déportés de la commune. Ils étaient samedi matin une centaine, rassemblés près du monument aux morts. On y reconnaissait le député Charles de Courson, le conseiller général Bruno Botella, le président de la com.com Michel Journet, deux adjoints de Pargny, Serge Rinaldi et Jacques-Vianney Ango, une délégation de la gendarmerie et des pompiers, les porte-drapeaux, des élus locaux… Dans son allocution, le maire Raymond Dziéja a évoqué les conditions de vie des déportés, citant le général américain Eisenhower après la découverte des camps - « Nos soldats savent maintenant pourquoi ils se battent » -, avant de rappeler les noms des déportés sermaiziens. P.-M. Delaborde, adjoint, a lu le message ministériel dont on retiendra que c’est dans les moments difficiles que ressortent des idées racistes.

    Le député a invité à réfléchir au fond, sur les formes totalitaristes qui ont créé des camps : « Il y en a encore, nous ne pouvons pas les accepter ». Musique Champagne Parade a exécuté les sonneries et une vibrante Marseillaise avant d’offrir quelques morceaux à l’assistance dont le Chant des Marais.

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    Union130429c - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Stèle de la déportation / Le devoir de mémoire se perpétue

    Les enfants ont déposé un œillet au pied de la stèle de la déportation.
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  • La 68e Journée nationale du souvenir de la déportation a été commémorée dans la cité rose et l’arrondissement. Des cérémonies poignantes.

    UNE soixantaine de personnes étaient rassemblées hier matin devant la stèle érigée à la mémoire des déportés, sur l’esplanade des Résistants, en face de la gare. Parmi elles, des élus, des personnalités civiles et militaires, mais surtout quelques survivants des camps de concentration comme Gisèle Probst, 90 ans, des enfants et petits-enfants de déportés.

    Après le chant des Marais interprété par la chorale Philippe de Vitry, Philippe Lepage, fils et petit-fils de déportés, a lu le message commun. « […] Nous devons dire aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites ».

    Avant de lancer « un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence ». Rejoint par Maurice Bourgeois, maire de Vitry-en-Perthois et fils de déporté, les deux hommes ont ensuite cité la liste des Vitryats morts en déportation. À l’appel de chaque nom, un enfant a déposé un œillet au pied de la stèle.

    La prière œcuménique s’est traduite par la lecture du message de l’Église protestante, écrit par Jean-Pierre Gadon, président de l’ACER de Châlons et Vitry.

    Poème de Micheline Maurel

    « Il faut se souvenir que sans respect des personnes et des fonctions, il n’y a pas de vie démocratique possible », a relevé notamment Mme Lepage. Deux arrière-petites-filles de déportés, Clémence, 13 ans, et Charlotte, 13 ans et demi, ont lu un poème écrit par Micheline Maurel lorsqu’elle était enfermée au camp de Ravensbrück : « Il faudra que je me souvienne ». « Plus tard, de ces horribles temps, Froidement, gravement, sans haine, Mais avec franchise pourtant […] » Un moment particulièrement poignant.

    La cérémonie commémorative s’est achevée avec les traditionnels dépôts de gerbes. Puis, la chorale Philippe de Vitry a interprété « Nuit et Brouillard ».

    S.G.

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    Union130429b - Marne
    TINQUEUX : Journée du souvenir des victimes de la déportation / Un hommage digne et émouvant

    Dépôt de gerbes devant le monument aux morts par Lucienne Becker, adjointe au maire en charge des fêtes et des cérémonies, et Gilles Richard, président des anciens combattants.
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  • Le dernier dimanche d’avril est, chaque année, dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis. A Tinqueux, cette commémoration a été célébrée hier matin à 11 heures par la Ville et l’association des anciens combattants et les Amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.

    Lucienne Becker, adjointe au maire, a présidé la cérémonie devant le monument aux morts sur le parvis de l’église Sainte-Bernadette avec Gilles Richard, président des anciens combattants, en présence de quelques élus de la commune, des porte-drapeaux, d’Aquatintiens et quelques élèves de Mme Sarrazyn de l’école Beauséjour.

    Un hommage digne et émouvant à la mémoire de toutes celles et à tous ceux qui ont connu la déportation et pour saluer, avec respect, leur sacrifice et leur courage.

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    Union130429a - Marne
    REIMS – CORMONTREUIL : Nécrologie : Le général Grenouilleau est décédé

    Le général Jean Grenouilleau était commandeur de la Légion d’honneur.
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  • Le général de division Jean Grenouilleau est décédé vendredi. Ses obsèques auront lieu le jeudi 2 mai à 10 heures à l’église de Cormontreuil.

    Cet ancien chef de corps du 1er groupe de chasseurs à la caserne Jeanne-d’Arc de Reims (1974-1976) est revenu dans la Marne à l’heure de la retraite et s’est alors installé à Cormontreuil. Son engagement a été patent envers le monde combattant, la Légion d’honneur qu’il a présidée à Reims, et la cynégétique dont il a été, à Mourmelon, un fin connaisseur.

    Saint-Cyrien issu de la prestigieuse promotion « général Frère » (1948-1950) du nom du chef de l’Organisation de la résistance de l’armée, déporté au Struthof, il a défendu la devise de ce grand chef : « J’obéis d’amitié ».

    Le général Grenouilleau a consacré sa vie à l’armée de terre et a vécu les campagnes d’Indochine et d’Algérie.

    Homme affable, d’une grande qualité d’écoute, il a été un passionné d’histoire, capable de relater, avec tous les détails opérationnels, un combat de la Grande Guerre, comme la bataille du mont Moret.

    Une approche éclairée

    Il a aussi porté de sa voix douce une analyse fine sur l’évolution des armées et les choix politiques opérés.

    Son expertise a toujours été fondée sur une approche éclairée de la géostratégie et l’exigence qu’un pays doit avoir, pour faire respecter sa souveraineté et de tenir son rang dans la communauté internationale.

    A Reims, il a commandé le 1er GC, un temps choisi dans une carrière militaire. D’autant que, lorsqu’il succède au commandant Teston, il prend la tête d’un beau régiment de l’infanterie mécanisée qui expérimente l’AMX 10. Il tient à la disponibilité opérationnelle de son unité et à l’efficacité de chacun de ses maillons. C’est pourquoi, il invite à ce que chacun mette toutes ses qualités au service du 1er dont la devise coule de source : « Le Premier partout ». Commandeur de la Légion d’honneur, le général Grenouilleau s’est beaucoup impliqué dans l’organisation du Bicentenaire de l’Ordre et a été à l’initiative, à Reims, de rendez-vous pour mieux le faire connaître, notamment auprès des jeunes générations.

    Il a toujours souhaité bien accueillir les nouveaux légionnaires reçus dans l’Ordre et a su faire vivre l’Association des membres dans l’esprit originel des valeurs qu’elle incarne. Le général avait aussi, comme loisir, la chasse qu’il pratiquait avec le souci de la gestion des populations de gibiers présentes sur les camps.

    A sa famille, l’union, dont il était un ami, présente ses sincères condoléances.

    Hervé CHABAUD

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    Union130428c - Marne
    REIMS : Une rose à la mémoire des disparus de Ravensbrück

    Hélène Lebrec, présidente des Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation, la fille de Jeanne-Andrée Paté (rescapée âgée aujourd’hui de 99 ans) et l’adjointe Virginie Coez autour du rosier Résurrection.
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  • Un rosier a été planté, hier, dans le square des victimes de la Gestapo. Une fleur symbole de lutte et de vie à la mémoire des déportés du camp de Ravensbrück.

    Depuis hier, une nouvelle fleur pousse dans le square des victimes de la Gestapo rue Jeanne-d’Arc. Il s’agit d’un rosier pas comme les autres. À chaque fois que les pétales d’une nouvelle rose s’ouvriront, ce sera à la mémoire de toutes les femmes et de tous les enfants qui ne sont pas revenus du camp de concentration nazi de Ravensbrück.

    « Cette rose a une histoire extraordinaire. Sa variété « Résurrection » a été créée en 1975 à l’initiative de plusieurs rescapées de Ravensbrück où ont été déportées 132 000 femmes avec leurs enfants et où 90 000 d’entre eux ont été exterminées », a relaté Virginie Coez, adjointe chargée de la lutte contre les discriminations lors d’une cérémonie organisée, hier après-midi, à l’occasion de la journée nationale de la déportation.

    « Jusqu’en 2005, cette fleur a poussé aux quatre coins de la France puis elle a fini par se faire rare jusqu’à disparaître en 2010. Il a fallu un voyage scolaire pour la faire renaître. Il a fallu une rencontre entre une rescapée et une classe d’un lycée horticole de Loire-Atlantique. À travers un projet pédagogique, ces jeunes ont décidé de recréer cette rose. Nous sommes heureux de la retrouver à Reims ».

    Avant que soit dévoilée une plaque pour immortaliser l’événement et que soit planté le rosier, la présidente de l’association des amis de la fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD) Hélène Lebrec a cité le poème de Claudine Fourel. Composé en captivité, il a inspiré ensuite la création du rosier : « Cette nuit, j’ai rêvé d’un bouquet de roses. […] Pour une prisonnière, c’est la joie de sentir la pensée qui s’évade. De cette vie de camp qui tue et qui dégrade ».

    La cérémonie s’est poursuivie un peu plus tard sous la forme d’une veillée solennelle au monument des martyrs de la Résistance.

    C.F.

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    Union130428b - Marne
    CARIGNAN : Il a découvert l’histoire du crash de l’Halifax et de son oncle disparu

    Beaucoup d’émotion pour Don Metz (à droite sur la photo).
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  • CARIGNAN (Ardennes). Don Metz, neveu du sergent Donald James Metz, mitrailleur à bord de l’Halifax tombé au Mont Tilleul en novembre 1943, revient sur les traces du passé.

    C’est grâce à Pierre Laugignie, un collègue universitaire, Maître de conférences honoraire domicilié à Paris, que Don Metz, un Canadien domicilié à Winnipeg a pu faire le voyage pour découvrir ce lieu chargé d’histoire qui a marqué sa famille. Don Metz est le neveu de l’aviateur canadien D.J. Metz qui a péri avec ses six compagnons (*) dans le crash survenu dans la nuit du 25 au 26 novembre 1943 sur le Mont Tilleul.

    Don Metz et son ami Pierre Laugignie ont été accueilli à la mairie par l’adjoint Michel Doppler, en présence de MM. Raymond et Guien, représentants du Cercle historique et artistique Yvoisien (CHAY) et de Nadjia Lahlou, professeur au collège de Carignan chargée de traduire en anglais les interventions. Les événements de cette nuit tragique ont été exposés, appuyés par la lecture d’un témoignage.

    Après quoi la délégation s’est rendue à l’endroit du Mont Tilleul où l’avion est tombé. Au cimetière, beaucoup d’émotion et de larmes. M. Metz, montrant une photo de son oncle, expliquait qu’il ne connaissait que depuis peu ce fait familial de l’histoire. La visite s’est clôturée par le verre de l’amitié à l’Hôtel de Ville et de la remise d’un document et du blason de la ville à M. Metz.

    Les Yvoisiens l’appellent « La Terre Rouge »

    Le Canada est entré en guerre dès 1939 aux côtés du Royaume Uni, et son aviation a joué un rôle important dans la guerre aérienne. Les alliés, pour casser la puissance nazie ont commencé à effectuer des raids aériens nocturnes. C’est au retour d’une mission de bombardement sur Francfort dans la nuit du 25 au 26 novembre 1943 que le Halifax-Mk. II - s/n JD325 AL-F basé à Leeming, dans le Nord-Est de l’Angleterre appartenant à l’escadrille 429 de l’Aviation Royale Canadienne, touché en plein vol par la défense antiaérienne allemande s’est écrasé sur la pente du Mont-Tilleul. Endroit que les Yvoisiens appellent depuis « La Terre Rouge ».

    Pas de survivants. Quelques habitants ont pu approcher le lendemain matin, avant d’être refoulés par les Allemands. Parmi les ferrailles deux corps ont été retrouvés. Des autres aviateurs, il ne restait plus que des morceaux épars. Le lendemain, le 27 novembre, à 11 heures, les Allemands ont procédé à l’inhumation de l’équipage, qui repose toujours au cimetière de Carignan où les tombes sont entretenues par la ville et fleuries chaque année à la Toussaint.

    (*) lWillys Roland Bloch, Earl Allen Burton,, Donald Allan Hogg, Peter Thompson McCallum, Victor Wallace McGray, Donald James Metz, Timothy Wainwrigth.

    La Gestapo menaçait

    Stanislas Zdeb, habitant de Carignan avait à peine 14 ans lorsque ce drame s’est produit. Il se remémore cette période difficile : « J’habitais à Osnes au moment de l’accident survenu dans la nuit du 25 au 26 novembre 1943. Après 23 heures, un avion qui volait à basse altitude nous a réveillés. Nous avons entendu une forte explosion. Le matin vers 9 h 30 avec un camarade, nous nous sommes dirigés vers Carignan. Quelques personnes que nous avons rencontrées nous ont indiqué où l’avion était tombé.

    Nous nous sommes donc rendus au Mont Tilleul, mais les Allemands nous en empêchaient. Ce que nous avons vu était effroyable. Nous avons assisté à la sortie des corps de l’avion. Ils les mettaient dans des cercueils en présence du maire M. Colle. Ils ont descendu comme les cercueils du Mont Tilleul avec un chariot tiré par deux bœufs, pour aller les mettre en terre au cimetière.

    La Gestapo qui arrivait dans le même temps empêchait les gens d’approcher avec des fleurs, en les menaçant, arme à la main. L maire M. Colle nous a engagés à partir sachant que les Allemands risquaient de tirer sur nous. Nous nous sommes sauvés dans les maisons des alentours. Quand les Allemands ont quitté les lieux, nous sommes revenus dans le cimetière pour voir où se trouvaient les tombes… ».

    Les disparus : Lieutenant Willys Rolan Bloch, Lieutenant Earl Allen Burton, Lieutenant Donald Allan Hogg, Sergent-Chef Peter Thomson Mac Callum, Sergent Donald James Metz, Sergent T. Wainwright Sergent V.W. Mac Gray.

    On avait trouvé un casque radio

    Le crash de l’avion Halifax sur Carignan au lieudit Le Mont Tilleul avait déjà eu l’occasion d’évoquer des souvenirs postérieurs à 1943, à Stéphane Gaber, lequel né dans l’ouest de la France en 1942 est venu habiter à Blagny à partir de 1946.

    Il allait d’ailleurs par la suite se passionner pour l’histoire locale de Carignan et du Pays d’Yvois.

    Stéphane Gaber raconte que lorsqu’il avait huit ou dix ans, il allait avec des camarades sur les lieux du crash et qu’ils ramenaient de nombreux débris en alliage léger. « Nous ramassions aussi des petits morceaux de plexiglas que nous faisions brûler. La combustion dégageait une fumée noire et avait une odeur caractéristique que je n’ai pas oubliée. Par la suite, nous avons creusé autour de l’impact et nous avons déterré de nombreux débris de pièces mécaniques.

    Je me rappelle même avoir trouvé un casque radio avec ses écouteurs mais nous trouvions surtout des cartouches de mitrailleuse analogues à celles du fusil anglais Lee-Enfield.

    On s’amusait à brûler la poudre qui se présentait sous la forme de fins bâtonnets de nitro-cellulose.

    Le frère d’un de mes copains, plus âgé que nous, avait même ramené une mitrailleuse de l’avion mais tout cela remonte aux années 50… »

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    Union130428a - Marne
    HISTOIRE : 1943

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    L’entretien de Gaulle-Spellman

    Rommel a été écarté d’Afrique du Nord.
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  • Le général Weygand.
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  • Le général Giraud.
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  • De Gaulle met les points sur les I.
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  • Londres. Le cardinal-archevêque de New York, Mgr Joseph Spellman peut-il devenir un médiateur utile entre le général de Gaulle et le président Franklin Roosevelt ? Une rencontre décisive a lieu le 23 mars 1943 au domicile de l’ambassadeur des Etats-Unis, Drexel-Biddle, entre le prélat et le chef de la France combattante. Elle se déroule en présence du capitaine Léo Teyssot qui fait office d’interprète.

    L’archevêque new-yorkais estime que cet échange est à même de favoriser les causes de la France auprès de la Maison Blanche. « Nous Américains, nous avons pour la France une amitié profonde. Je tiens à insister sur le fait que je parle en mon nom personnel comme tout homme de la rue que vous auriez le loisir de rencontrer, et qui n’aurait sur la majorité de ses compatriotes que l’avantage de connaître le président Roosevelt et la plupart des autorités, et d’avoir été récemment en Afrique du Nord » affirme d’entrée le cardinal. Ce temps de dialogue prévu pendant deux heures atteste la volonté de Mgr Spellman qui estime de Gaulle, et veut être utile à l’œuvre commune des Alliés. Il est prêt à bousculer les obstacles qui handicapent la réalisation de relations apaisées et constantes. Comme il doit rencontrer le lendemain le Premier ministre britannique, il pense que, fort de cet échange, il aura des arguments pour rapprocher les positions des uns et des autres.

    Foi et politique

    « Dans les milieux catholiques, particulièrement, nous avons avec la France une double affinité, la première que je viens de citer, la seconde qui est notre religion commune. Je fais un voyage qui est strictement d’ordre professionnel, mais j’ai accueilli avec plaisir la suggestion de M. Drexel-Biddle de vous rencontrer, pensant que mon point de vue peut être susceptible de vous intéresser pour autant qu’il représente le point de vue du peuple américain », explique encore le cardinal qui sait user du langage diplomatique pour ne pas mettre en avant sa volonté personnelle d’être acteur d’un rapprochement nécessaire.

    De Gaulle est sensible à cette démarche d’autant qu’il sait que l’Eglise américaine suit avec attention les engagements pris par la France libre devenue la France combattante. Il comprend comme le lui explique son interlocuteur que du côté de Washington, il existe des interprétations opposées à la succession d’événements enregistrés par les médias locaux : « Les uns vous ont donné raison de votre résistance instantanée, pensant que la France ainsi resterait dans la guerre et retrouverait les moyens de combattre ; les autres considéraient les gens de Vichy comme sincères (Je crois personnellement à la sincérité de la plupart). Il leur apparaissait impossible pour la France de continuer la guerre, et ils supposaient que, sans l’armistice, les Allemands auraient occupé le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, ce qui n’aurait manqué de donner aux événements une tournure entièrement différente de celle qu’ils ont prise ».

    Si le général de Gaulle admet la réflexion menée par le gouvernement américain même s’il n’est pas en phase avec les choix retenus, il écoute aussi avec attention l’appréciation portée par le cardinal sur les événements qui ont eu lieu depuis le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 au cours de l’opération Torch. « Lorsque le moment est venu d’envahir l’Afrique du Nord, nos services ont pensé au général Giraud parce c’était un général connu, qu’il avait notre estime ; il s’était évadé d’Allemagne ; il était en France, sa famille y est encore et y souffre, nous supposions, nous Américains que le général Giraud rallierait instantanément les Français d’Afrique du Nord et que nos opérations militaires seraient considérablement simplifiées ».

    Myopie d’analyse

    L’archevêque reconnaît que l’appréciation américaine de la réalité était très insuffisante mais il considère que tout doit être fait pour que les Alliés, ensemble, chassent de Tunisie, Rommel et les forces de l’Axe qui y stationnent encore. De Gaulle s’emploie à expliquer à Mgr Spellman que ce n’est pas entre lui et Giraud une question de personne. Il rappelle qu’à l’étranger, on ne tient pas assez compte de ce que pense le peuple français. « Les Français dans leur masse se sont détachés de Vichy. Je ne prétends pas que tous les gens de Vichy n’étaient pas sincères. Je pense même, par exemple, que le général Weygand l’était au moment de l’armistice, croyant tout perdu et la capitulation inévitable. Cela n’empêche pas que ces gens se sont trompés. Vichy est synonyme de capitulation. Un fossé infranchissable s’est creusé entre ce système et la masse des Français qui n’admettent pas qu’on le maintienne en place. Pour ce peuple, rien d’acceptable ne saurait être construit si l’on n’élimine pas au préalable les personnes marquées par la honte de la capitulation ».

    Mgr Spellman estime que c’est aux Français et à eux seuls de procéder aux nominations et radiations indispensables pour apaiser les esprits. Il reconnaît que les Américains n’accepteraient pas qu’un gouvernement étranger se mêle de leurs affaires intérieures. Il lui pose néanmoins cette question : « Ne pouvez-vous vous entendre avec le général Giraud pour démettre telle ou telle personne que vous estimez devoir l’être ? On dit que Peyrouton serait de ceux-là ! ». De Gaulle ne répond pas aussi le cardinal ajoute cette question : « Considéreriez-vous le général Giraud lui-même indésirable ? ». Le chef de la France combattante répond tout à trac : « Evidemment non. Je considère le général Giraud comme un bon et un grand soldat ». Le cardinal décidément très politique dans son approche de la situation redit que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n’ont qu’un but, celui de gagner la guerre : « L’unité française nous apparaît nécessaire pour l’atteindre ». Il dit la souhaiter et s’autorise cette remarque : « Il ne me paraît pas possible que deux hommes au passé brillant, à l’esprit noble et renommé comme le général Giraud et vous-même ne ressentiez pas cela et ne soyez pas désireux de l’achever dans le plus bref délai. Or cela ne dépend que de vous. Je suis certain que la meilleure façon d’atteindre cette fin serait pour vous de discuter d’homme à homme ». Avant d’ajouter : « Que veut le peuple de France, sinon l’union de ses fils en vue de bouter l’ennemi hors des frontières ? Je suis certain que tel est aussi votre but mon général ».


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    La crédibilité gaulliste est patente

    Eisenhower : comment la France combattante peut bien s’entendre avec lui.
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  • De Gaulle explique à Spellman que le peuple de France tient à ce que les soldats qui se battent en Tunisie, se rallient au gaullisme. Il précise : « Ce serait d’ailleurs la meilleure manière et la seule de mobiliser l’effort français, si cela est ce que les Alliés veulent ». De Gaulle rappelle au cardinal qu’on n’a pas voulu tenir compte de l’existence de la France combattante lorsque l’opération en Afrique du Nord a été décidée et que cette grave erreur a des conséquences durables.

    D’autant que la conférence de Casablanca a également été préparée sans de Gaulle qu’on a forcé à venir ! « Dans tout cela monseigneur, on n’a pas créé l’atmosphère souhaitable. Tout doit être repris à partir de la base ». La discussion se tend un peu et chacun se dit ses quatre vérités mais le Général avec une grande finesse observe : « Je pense avec vous monseigneur, qu’il est dans l’intérêt de la France que l’union se fasse. Encore faut-il qu’elle puisse se faire. Si on la désire réellement, il est nécessaire que l’on cesse d’user de la radio, de la presse, pour tenter de m’influencer. Il ne faut pas non plus que l’on me gêne en faisant intervenir les gouvernements alliés. La récente affaire de la Guyane et cette sorte de choix publié que fait à ce sujet le gouvernement des Etats- Unis entre la France combattante et le général Giraud sont, par exemple, néfastes pour l’union des Français ».

    L’archevêque désapprouve également toute méthode de contrainte. Alors de Gaulle lui glisse : « N’a-t-on pas été dernièrement jusqu’à refuser de me donner un avion qui devait me permettre d’aller visiter les troupes françaises combattantes ? ».

    Spellman qui a encore une grande tournée à effectuer notamment en Afrique du Nord est prêt à parler à Eisenhower, à Giraud, à Murphy et espère qu’il viendra prochainement à Alger.

    De Gaulle a montré ses bonnes dispositions mais aussi l’épaisseur de sa personnalité.

    TEXTES : HERVÉ CHABAUD
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    Union130427b - Marne
    NEUILLY-SAINTY-FRONT : Marian Stépien est décédé

    Marian Stépien était président des Anciens combattants
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  • Le président des Anciens combattants s’est éteint lundi, à l’âge de 81 ans.

    C’EST avec une grande tristesse que les frontonais ont appris le décès de l’une des figures marquantes de la commune : Marian Stépien, que tout le monde appelait amicalement Marius. M.Stépien était né à Neuilly-Saint-Front, en 1932, dans le quartier de la Tuilerie. Toute son activité professionnelle s’est effectuée a dans sa ville natale (chez Lebouchet) ainsi qu’à Rozet (à la Samin).

    En 1952 Marius fut incorporé au 67e régiment d’infanterie de Soissons, puis rappelé sous les drapeaux en 1956 au 129e régiment de Sissonne pour servir en Afrique. Il reçut la Croix du combattant.

    En 2007, à la suite du décès de Charles Bordier, il fut élu président de la section des Anciens combattants de Neuilly-Saint-Front. Marian Stépen était passionné d’élevage de pigeons, particulièrement de la race lynx de Pologne : il avait remporté plusieurs trophées à des expositions avicoles.

    Avec sa compagne Eliane, ils adoraient fleurir leur habitation de la rue des Jonquilles et ils avaient même dû être mis hors concours au classement des maisons fleuries !

    Marian Stépien était une personne que l’on aimait croiser dans la rue : il avait toujours un mot aimable pour chacun. Il est décédé lundi 22 avril, ses obsèques auront lieu ce mardi 30 avril à 14 h 30 en l’église de Neuilly-saint-Front.

    A toute sa famille l’Union adresse ses sincères condoléances.

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    Union130427a - Marne
    CONFLANS-SUR-SEINE : Des anciens combattants décorés

    Trois musiciens de la musique de Maizières ont accompagné la cérémonie de l’ACPG-CATM et Opex.
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  • Pour leur assemblée générale, les anciens combattants prisonniers de guerre, combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc et des opérations extérieures du canton se sont réunis à Conflans.

    Au programme, cérémonie du souvenir et remise de médailles en présence des représentants des villages alentours et de quelques villageois.

    La réunion a mis en évidence un bilan financier sain et une activité associative dynamique. Les prévisions d’ailleurs pour 2013 débuteront dès le 22 mai avec un voyage dans l’Yonne, intitulé « Remontons le courant ». L’occasion de visiter une abbaye et une entreprise de saumon fumé. Une journée choucroute est également prévue le 19 octobre.

    À l’église, une messe a permis un hommage aux compagnons disparus. Mais aussi, à Gilbert Gerlot de Saron et Gustave Jouarre d’Anglure, décédés cette année.

    Après le dépôt des gerbes, le président Jean Robert au côté du délégué départemental Michel Zarkovic, ont procédé à la remise des médailles. Guy Breton a reçu la médaille commémorative d’Algérie, Michel Richomme celle du mérite fédéral, et Michel Marcoult celle de la fidélité.

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    Union130422b - Marne
    FERE-CHAMPENOISE : Anciens combattants : Une assemblée studieuse

    Bonne ambiance de camaraderie durant ce congrès annuel.
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  • Le 14 avril dernier, les anciens combattants, ACPG-CATM-TOE, du canton de Fère-Champenoise se sont réunis, pour leur congrès annuel.

    Cette année, la réunion a eu lieu à la mairie de Faux-Fresnay, commune dont le président de l’association est maire ; et le repas amical a été proposé à la salle des fêtes qui se trouve a proximité.

    L’assemblée générale s’est déroulée dans une bonne ambiance en présence du président cantonal Gilles Jacquet, de Gérard Gorisse, conseiller général, de Patrice Jacquet, adjoint au maire, et d’Alain Valentin délégué départemental.

    Après les différents rapports et renouvellement du tiers sortant, un dépôt de gerbe a eu lieu au monument aux morts, au son de la Marseillaise et des sonneries réglementaires.

    A noter que la veille, un office religieux était célébré en l’église de Fère-Champenoise à la mémoire des disparus.

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    Union130422a - Marne
    Une plaque en mémoire d’un soldat lecteur

    Gilbert Laroche était le plus ancien porte-drapeau de la corporation. La plaque en sa mémoire surmonte ses décorations.
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  • CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Décédé l’an dernier à 77 ans, Gilbert Laroche était la figure emblématique des porte-drapeaux. Il vivait en grande partie dans la bibliothèque qui porte désormais son nom. Une plaque a été inaugurée samedi matin, dans la bibliothèque de la Maison du combattant.

    Une cérémonie émouvante s’est déroulée samedi matin dans la petite bibliothèque de la Maison du combattant, dans l’enceinte de la Cité Tirlet. Les anciens combattants se sont retrouvés pour inaugurer une plaque commémorative en l’honneur de leur porte-drapeau le plus emblématique : Gilbert Laroche, décédé au début du mois d’août 2012, à l’âge de 77 ans. Après un incident avec la famille du défunt (sa sœur et son neveu n’ont pas pu entrer), l’hommage a débuté.

    Grand gardien des lieux

    « Il y a quelque chose que beaucoup de gens ne savaient pas, c’est que Gilbert aimait lire », a expliqué Pol Cher, président des anciens combattants et prisonniers de guerre, aux côtés du conseiller municipal Serge Helleringer. Car cette figure châlonnaise ne parlait pas beaucoup. Grièvement blessé au poumon pendant la guerre d’Algérie, l’ancien tirailleur était devenu le plus ancien porte-drapeau de la « corporation ». Ce taiseux absolu, imperturbable pendant les 2 000 cérémonies auxquelles il a pris part au cours des quarante dernières années, avait élu domicile dans la bibliothèque de la Maison du combattant.

    Il dressait chaque soir son lit au milieu des livres, délaissant l’appartement qu’il possédait à Reims. Et dévorait les volumes un à un, sans jamais étaler ce savoir historique acquis patiemment. Les parois de la petite pièce sont recouvertes du sol au plafond de rayonnages concernant les principaux conflits du XXe siècle. Sur l’une d’elles, les visiteurs pourront désormais lire : « Gilbert Laroche, 1936-2012 », sur fond tricolore bien sûr.

    Dans un cadre, juste en dessous, sont exposés son calot et ses décorations. Le natif de Vouziers était notamment titulaire de la Croix du combattant. À sa mort, ses amis ne s’étaient pas trompés. Ils avaient fait faire à sa dépouille un détour par la bibliothèque dont ce solitaire était devenu le grand gardien. Son nom est maintenant indissociable des lieux, Gilbert Laroche a rejoint la mémoire des soldats dont l’histoire lui était si chère.

    S.L.

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    Union130421c - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Drame de Trois-Fontaines, le maquisard se souvient

    Serge Lampin a souhaité que ses cendres soient répandues dans l’Aisne…
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  • SAINTE-MENEHOULD (Marne). L’histoire de six hommes qui ont refusé de se soumettre aux autorités allemandes. Un seul survivra à la Seconde Guerre mondiale : Serge Lampin.

    AU soir du 31 août 2000, dans la douceur d’une soirée d’été, en forêt de Trois Fontaines, une cérémonie brève et émouvante rappelait le souvenir de six maquisards ménéhildiens : Raymond Gaillet, Gabriel Trusgnach, Jacques Ferret, Abel Voiselle, Pierre Collin. Seul survivant de l’équipe, Serge Lampin avait évoqué en préambule le dramatique scénario de la mort de ses six camarades.

    L’évacuation de juin 40 l’avait préparé à un refus de soumission aux autorités allemandes : il avait en effet subi le bombardement allemand de la gare de Sainte-Ménehould, puis accompagné son grand-père dans le train des réfugiés avant de l’hospitaliser à Issoire où il était finalement décédé. Le souvenir le plus marquant de son aïeul était un refus total de subir toute domination. Ils avaient entendu en effet le message du Général de Gaulle.

    10 combattants

    Ayant rejoint Sainte-Ménehould, après avoir passé avec l’Aussweiss exigé pour l’entrée de la zone, il y constate l’omniprésence de l’occupant, le drapeau à croix gammée sur la Caisse d’Epargne, le Soldatenheim au Cheval Rouge, l’annexion pure et simple de l’hôpital, les croix au Jard sur les tombes avec un casque troué dessus.

    Il rallie alors le groupe d’André Noizet et milite aux côtés de ceux de la Résistance locale. Il effectue des missions de liaison avec les groupes de la Meuse et héberge un résistant recherché par la Gestapo.

    Embauché à la gare, il renseigne sur les mouvements spéciaux de la Wehrmacht.

    Au fil des mois, ce sera les faux papiers, les cartes d’alimentation, les tracts. Son grand père disposait à Dommartin-la-Planchette d’une villa en bas du village. La cave va lui servir à essayer des armes.

    Prévenus du débarquement le 5 juin, 10 combattants se mettent en route. Première étape, le moulin de Daucourt, puis Coole le long de la N4, dans une ferme à 3 kilomètres de la route.

    Ils y forment alors un groupe de 30. Avec un armement réduit, ils opèrent des coups de main contre l’occupant. Les cultivateurs locaux leur fournissent de la nourriture et des véhicules leur permettent des actions. Ils mitraillent un command-car ennemi, abattent deux feldgendarmes, célèbrent publiquement la 14 Juillet à Possesse et à Vanault-les-Dames. Repérés, ils changent d’emplacement pour finir à Trois-Fontaines.

    Torturé par la Gestapo

    Une unité allemande spécialisée dans la recherche des maquisards est à leurs trousses. Un matin, alors qu’ils ont scindé leurs effectifs, Serge Lampin part avec trois de leurs prisonniers allemands à une source proche pour la toilette. Ils ignorent que le siège de leur cabane est en préparation par les Allemands. Au retour, la fusillade commence. Sur ordre des Allemands, le premier des maquisards sort et est immédiatement abattu. Suivi par un second qui s’écroule à son tour.

    Serge sort et attend la mort. « Nicht schiessen ». (ne pas tirer). Les Allemands récupèrent leurs camarades et emmènent Serge à la Gestapo à Châlons, après l’avoir torturé.

    Le voyage a lieu dans une de leurs voitures. Serge, meurtri, est menotté et encadré par deux soldats baïonnette au canon.

    En partant, il a encore le temps de contempler leur camionnette en feu et les deux corps de ses camarades qui gisent devant la cabane. A partir de cet instant, son martyre débute. Après les interrogatoires à la Gestapo de Châlons, il se retrouvera au Struthof.

    De là, il ira à Dachau, puis dans un commando meurtrier, à Vaihingen et Dautmergen, en Forêt Noire, avant un retour à Dachau. Encore vivant malgré les épreuves et le typhus, survivant miraculeux, on le verra être enfin libéré par les Américains.

    Il sera de ceux qui auront refusé une passivité complice et pour cela, auront choisi de faire jusqu’au bout le sacrifice de leur existence.

    Il a souhaité être incinéré. Ses cendres ont été répandues dans l’Aisne, en présence de sa famille et de ses amis ménéhildiens.

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    Union130421b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : 500e coup de cœur du bouquiniste L’Histoire de France en 500 histoires

    Cette œuvre regroupe 500 événements qui ont fait la France.
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  • La bouquinerie d’Argonne à Hans nous propose cette œuvre qui regroupe une sélection de 500 événements, drames ou innovations qui ont fait la France. Il s’agit d’une série de petites histoires chronologiques pour mieux comprendre notre Histoire. Empereurs, rois, reines, présidents, ministres, papes ou cardinaux… Combats, batailles, guerres, croisades… Amours, alliances, enfantements… Innovations, créations, progrès, pactes et constructions sont autant d’éléments qui, sous la direction de Gabriel Lechevallier, se répondent, s’imbriquent, s’entrecroisent pour tisser le scénario incroyable de la saga de l’histoire de France.

    Car l’histoire de France est un ensemble de faits marquants, de dates essentielles, d’événements inoubliables, mais surtout une formidable et vivante fresque avec des personnages d’anthologie, des anecdotes pittoresques, des événements insolites. L’historien, Gabriel Lechevallier a voulu faire de ce livre, un ouvrage accessible à tous et rend ainsi hommage à cette citation d’Ernest Lavisse « L’enseignement de l’Histoire doit être une suite d’histoires comme en racontent les grands-pères à leurs petits enfants ».

    500 histoires pour la 500e d’une rubrique très appréciée par nos lecteurs et qui a vu le jour en février 2000 au hasard d’un rencontre dans un café de la rue Chanzy.

    « J’ai rencontré le journaliste en poste à l’époque, au fil de la discussion, l’idée de cette rubrique est née. C’est plutôt lu, je suis surpris, parfois j’ai des gens de Reims ou de Vitry qui m’appellent pour me demander des renseignements sur des livres coup de cœur. J’essaie de varier les styles pour plaire au plus grand nombre » confie le bouquiniste Jean Maigret que vous pourrez d’ailleurs retrouver ce dimanche au salon du livre de 9 à 18 heures à la cité Valmy.

    Cet ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Gabriel Lechevallier, rend l’Histoire accessible à tous.

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    Union130421a - Marne
    HISTOIRE : 1943

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    Giraud est marqué à la culotte

    Le général Giraud trop sûr de lui.
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  • Le général Catroux : la fidélité exigeante à de Gaulle.
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  • Cohabitation. Si l’atmosphère interalliée est plus sereine, de Gaulle estime que l’état d’esprit de Giraud n’a pas vraiment changé. Il se veut à la fois chef et diplomate et tient à son rôle politique qui le rend redoutable.

    Dans un discours qu’il prononce le 14 mars 1943, le général Giraud condamne pour la première fois clairement le régime de Vichy et dit sa détermination à ce que soient restaurées la souveraineté de la France et les lois de la République.

    Le général de Gaulle ne s’enthousiasme pas outre mesure. Dans un télégramme qu’il adresse le lendemain au général Catroux qui se trouve à Beyrouth, il passe au crible l’intervention de celui auquel il a serré la main à Anfa mais dont il doute des aptitudes à être un politique averti. « Le discours prononcé par le général Giraud donne l’impression d’être le résultat des conseils américains. Ceux qui mènent la politique africaine des Etats-Unis à Washington et à Alger désireraient évidemment quelque chose qui pût détendre leur opinion publique troublée. Il faut tenir compte aussi de l’opinion en Afrique du Nord qui se manifeste en notre faveur et pèse de plus en plus sur Giraud ».

    Le chef de la France combattante remarque un progrès dans l’expression de Giraud qui va dans le bon sens mais il regrette qu’il n’y ait aucune proposition concrète pour favoriser l’union des Français libres avec les Français ralliés d’Algérie et du Maroc.

    Et de Gaulle de mettre en garde : « Tout se passe pour le général Giraud comme si la seule union qu’il conçoit serait celle qui se fait autour de lui. Il est à peine besoin de dire qu’une telle solution ne serait pas admise en France et ne pourrait être acceptée par le Comité national. ».

    Les conditions d’une fusion

    Le Général ne tient pas à ce que l’actuelle administration de l’Afrique du Nord annexe la France combattante, ses personnalités, ses troupes aux dépens de ceux qui en ont été les fondateurs et ont permis leur déploiement au service de la grande cause alliée. Il prévient : « Rien ne peut être fait au point de vue de la fusion, tant que l’union n’est pas effectivement réalisée entre le Comité national et Giraud. Aucune pression ou caresse de la politique américaine ni de la politique anglaise ne nous fera céder sur ce point ». S’il se montre beau joueur, en demandant à l’un de ses intermédiaires, Guy de Charbonnière, membre de la mission de la France combattante, de remettre l’un de ses messages au général Giraud, on sent que la relation est obligée : « J’accepte bien volontiers d’envoyer le colonel Astier de Villatte en Afrique du Nord et je lui adresse l’autorisation nécessaire. Je ne peux cependant pas affecter cet officier supérieur à la mission du général Catroux, car il est déjà chargé d’une autre mission à l’extérieur ».

    Il est patent que de Gaulle ne veut céder aucune parcelle du pouvoir qu’il exerce dans les territoires qui ont rejoint la France libre et ne veut pas se mettre en quatre pour satisfaire Giraud avec lequel son rapport relève d’une cohabitation méfiante. Il tient encore à ce que tous ceux qui veulent le rejoindre ne soient pas empêchés. C’est le sens de l’échange qu’il a le 12 mars avec son représentant à Washington Adrien Texier. Lorsqu’il évoque avec lui les difficultés rencontrées par des marins d’Afrique du Nord actuellement aux Etats-Unis désireux de combattre sous le drapeau de la France combattante, il ne lui cache rien de son entretien avec l’amiral Stark : « J’ai dit que nous distinguions le cas des équipages des navires de guerre venus se faire réparer aux Etats-Unis et le cas des équipages des navires de la marine de guerre et de la marine de commerce qui sont venus chercher aux Etats-Unis des armes ou du ravitaillement pour l’Afrique du Nord ».


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    Accepter les ralliements

    Le colonel Jean Astier de Villatte : une mission difficile.
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  • De fait aucune confusion n’est permise puisque les premiers sont des hommes dont les bâtiments sont immobilisés pour longtemps : « Si ces marins s’engagent chez nous, nous les acceptons naturellement pour des raisons de morale élémentaire et d’intérêt national. En les engageant, nous favorisons l’effort de guerre français car il serait dangereux de laisser sur les navires des marins qui, en grand nombre, ne reconnaissent plus l’autorité de certains officiers », indique de Gaulle.

    En ce qui concerne les navires de ravitaillement, le Général ne tergiverse pas : « Nous acceptons également l’engagement de leurs marins. Mais nous sommes les premiers à vouloir que le ravitaillement et les armes parviennent au plus tôt en Afrique du Nord ». Pour lever toute ambiguïté et tout procès d’intention, il ajoute : « Je suis disposé à donner moi-même aux marins des navires de cette catégorie qui s’engagent chez nous, l’ordre de rentrer à bord de leurs navires à leur port de départ, Alger, Casablanca, Oran, Dakar ». De Gaulle fixe néanmoins deux conditions pour cela. Il veut recevoir la garantie du gouvernement américain et des autorités d’Afrique du Nord que ces marins seront débarqués immédiatement après leur arrivée à leur port initial, mis à la disposition de la France combattante et transférés en Grande-Bretagne. En outre, il exige que ces marins soient accompagnés depuis les Etats-Unis par un officier qu’il aura désigné et qui veillera à ce qu’ils ne soient pas travaillés au corps ou manipulés. Cet officier devra avoir les mains libres pour rendre compte exactement de la situation.

    Pourquoi autant de précautions ?

    De Gaulle reste méfiant envers les Américains. Il n’a pas l’intention de rompre mais il sait exactement toute l’énergie qu’ils ont dépensée pour le marginaliser. Il estime que l’amiral Stark semble en accord avec les conditions posées et apporte ce commentaire supplémentaire : « Il a semblé croire que la meilleure manière d’éviter des incidents serait l’échange organisé entre nous et l’Afrique du Nord des personnels qui veulent rejoindre l’une ou l’autre des deux organisations ».

    LES LIMITES DE L’ASSISTANCE MUTUELLE

    Tixier est autorisé à s’appuyer sur ce télégramme pour faire passer diplomatiquement l’information à Washington. Jamais il n’existe une volonté d’obstruction chez de Gaulle dès lors que la cohérence de l’action des Alliés est avérée. On le mesure encore le 16 mars dans un autre échange avec l’amiral Stark : « J’ai l’honneur de vous confirmer que j’ai prescrit au gouverneur de Nouméa de placer à la disposition du commandant en chef des Forces navales américaines dans le Pacifique Sud, le bâtiment de Nouméa qui est nommé « Naval School Buildings ». Ce bâtiment serait probablement d’après mes informations, la maison dite des Messageries Maritimes qui depuis la guerre était occupée par les différents services du quartier général du haut-commissariat de la France combattante dans le Pacifique ». Il atteste encore sa bonne volonté en rappelant que cette démarche validée par le Comité national est ancienne : « Les autorités françaises à Nouméa ont déjà mis à la disposition du commandement américain un très grand nombre de bâtiments administratifs et privés de toute nature dont je joins une liste très approchée et d’ailleurs incomplète ». Le Général veut couper l’herbe sous le pied à ceux qui, en Amérique, assurent encore que les gaullistes traînent les pieds dès qu’il s’agit de porter une assistance géographique et technique aux forces alliées. Et de conclure : « Vous verrez que nous avons fait un effort considérable pour faciliter l’installation des forces américaines. Il nous est réellement impossible d’aller plus loin sans compromettre l’exercice même de l’autorité française ».

    C’est la raison pour laquelle de Gaulle ne peut plus accorder de nouveaux édifices aux Américains sans risquer des troubles de l’ordre public en Calédonie. « Il me semble qu’il appartient dorénavant au commandement américain dans le Pacifique de prévoir l’édification et la construction de baraquements dont il pourrait avoir besoin sur les emplacements choisis d’accord avec le gouverneur de Nouvelle-Calédonie ».

    En clair, la France n’a pas les moyens d’un accueil supplémentaire mais si les Américains disposent d’infrastructures mobiles capables d’être déployées sur ce théâtre, le Général ne s’y opposera pas.

    TEXTES : HERVÉ CHABAUD
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    Union130419b - Marne
    MARDEUIL : Anciens combattants : Cinq remises de médailles

    Philippe Martin, député, Daniel Lemaire, conseiller général, et Pierre Martinet, maire de Mardeuil ont déposé une gerbe au pied du monument aux morts de la commune.
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  • L’association cantonale des ACPG-CATM-TOE et veuves de guerre a tenu son assemblée générale annuelle à la salle des fêtes de Mardeuil en présence de Paul Lallu, président cantonal.

    Bernard Joffre, secrétaire de la section qui compte 156 adhérents, a présenté le rapport moral et le rapport d’activités de l’année écoulée, rappelant au passage le refus de prendre en compte le 19 mars 1962 comme date officielle du cessez-le-feu en Algérie.

    A l’issue de cette assemblée générale, cinq anciens combattants ont été décorés. Une médaille a été décernée à Cyrille Debaëts pour 20 ans de porte-drapeau, à Yvon Daverdon pour 3 ans, le Mérite fédéral à Michel Flamand, la médaille de fidélité à Jean Dessaint et la médaille commémorative à Lucien Petit.

    Une gerbe a ensuite été déposée au monument aux morts de la commune en présence des lieutenants-colonels Claude Metzger et Serge Plaquin, de Robert Gauthier, président des Médaillés militaires, de Serge Lépine, président de l’UNC Magenta, Jackie Barrois, maire de Saint-Martin-d’Ablois, d’une délégation de porte-drapeaux et de la Musique municipale de Mardeuil.

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    Union130419a - Marne
    SUIPPES : Les obus de la Grande Guerre seront détruits à Mailly

    Tout est déjà prévu, comme on le voit sur la maquette, pour que l’usine Secoia fonctionne en toute sécurité.
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  • MARNE. A partir de 2016, une usine baptisée Secoia et implantée dans le camp militaire de Mailly détruira les munitions chimiques de la Première Guerre mondiale. Une installation unique en France estimée à 100 millions d’euros, qui suscite la crainte de certains riverains.

    JUSQU’EN 1997, les munitions issues de la Première Guerre mondiale étaient détruites par pétardage en mer. On les faisait exploser dans la baie de Somme, et les résidus étaient emportés dans la Manche par la marée. Depuis l’arrêt de cette pratique « anti-écologique », plus de 17 000 obus chimiques français, allemands ou anglais récoltés près des lignes de front de l’Est et du Nord de France (260 tonnes) ont été amassés à Suippes, camp militaire marnais désigné comme site de stockage.

    Si une unité de démantèlement mobile y détruit déjà les obus les plus fragiles et dangereux, une solution de destruction à grande échelle est en réflexion depuis plus de dix ans. Le projet est en passe de se concrétiser.

    Les travaux de construction de Secoia, le Site d’Élimination des Chargements d’Objets Identifiés Anciens, doivent débuter cette année sur la zone Z du camp militaire de Mailly, dans l’Aube. C’est la filiale d’EADS Astrium qui assurera la conception, la réalisation et l’exploitation du site classé, dont le coût est estimé à 100 millions d’euros.

    Le terrain qui doit accueillir cette usine de destruction d’obus est situé au sud et à la limite du camp, sur la commune de Dampierre, tout près des villages marnais de Breban et Saint-Ouen-Domprot.

    « Pourquoi Mailly et pas Suippes alors que les deux camps sont distants de 70 kilomètres ? » interrogent encore les populations riveraines à chaque réunion d’information.

    « Parce que l’installation nécessite une zone d’exclusion, incompatible avec les activités militaires du camp marnais », répètent inlassablement les autorités de l’État et la direction générale de l’armement, maître d’ouvrage du programme.

    Les obus seront donc transportés jusque dans l’Aube à bord de camions blindés et étanches de 32 tonnes, accompagnés d’une équipe de démineurs. Les gendarmes et les pompiers seront informés des dates ainsi que des itinéraires des convois.

    Dans le camp de Mailly, leur déchargement sera automatisé, comme toutes les opérations de manutention. Au sein d’un bâtiment « process », les munitions seront placées dans des boîtes elles-mêmes prémunies d’explosifs, puis dans une chambre de détonation, également blindée et étanche. L’ensemble de ces tâches sera piloté à distance. « La mise à feu et l’explosion qui interviendra dans cet espace confiné détruiront les chargements toxiques. Ce système est déjà opérationnel dans d’autres pays. Il a fait ses preuves en Belgique et au Japon » » explique Albert Dapra, chef de projet chez Astrium.

    « Les rejets gazeux seront aspirés, traités, comprimés en bouteille et transférés vers un site dédié aux déchets industriels à Saint-Vulbas dans l’Ain. Les résidus liquides et solides seront aussi récupérés et confiés à d’autres entreprises spécialisées dans leur traitement » affirme le futur exploitant pour tenter de rassurer la population locale, inquiète des risques pour sa santé, et pour les cultures agricoles toutes proches.

    42 tonnes de munitions doivent ainsi être détruites chaque année à Mailly-le-Camp, à raison de deux ou trois livraisons par semaine. Leur traitement s’effectuera à flux tendu, sans stockage sur place.

    Le premier contrat qui lie Astrium et le ministère de la Défense pour l’exploitation de l’usine a été signé pour quinze ans, l’activité devrait se poursuivre au-delà de cette période. Chaque année, entre 10 et 20 tonnes de munitions chimiques sont mises au jour en France lors de labours ou à l’occasion de travaux de terrassement. D’ici le démarrage attendu de Secoia en 2016, le stock actuel atteindra donc environ 320 tonnes, soit sept ans et demi de travail pour l’installation. Le rythme et le volume des découvertes ne devraient pas diminuer toute de suite. Selon les estimations de la direction générale de l’armement, un quart du milliard d’obus tiré pendant la Première Guerre mondiale n’a pas explosé.

    Rémi HAVYARIMANA

    Qu’est-ce qu’une munition chimique ?
    Les munitions chimiques sont actuellement stockées dans le camp militaire de Suippes.
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  • Contrairement aux bombes explosives, les munitions chimiques de 14-18 ne sautaient pas. La déflagration aurait fait disparaître les effets des substances chimiques.

    Indispensables pour maîtriser les soldats entassés dans les tranchées, ces obus, une fois au contact du sol, dispersaient leurs gaz dangereux. Des gaz dits incapacitants parce qu’ils perturbaient fortement l’organisme et freinaient alors les forces adverses.

    Ces produits stagnaient de quelques minutes seulement à plusieurs jours parfois. A fortes doses, ils étaient bien sûr mortels. Les plus utilisés et que l’on retrouve encore aujourd’hui étant :

  •  Les chargements liquides qui mesurent 7,7 cm et qui pèsent autour de 7 kilos, brûlaient les poumons.
  •  Les chargements solides de 7,7 cm et de 7 kilos également. Un cocktail nocif de chlorure et de cyanure qui traversait les masques pour faire tousser et vomir.
  •  Les bombes double-croix lourdes de 40 kilos avaient les mêmes effets. Sans compter que celles-ci projetaient, en plus, des éclats.
  •  Les livens, armes d’origine anglaise d’à peine presque deux centimètres, étaient tirées par centaines d’un coup. Les conséquences pouvaient conduire au décès.

    Près d’un siècle après le début de la Première Guerre mondiale, toutes ces charges ont forcément pris de l’âge. « Certaines se sont dégradées avec le temps et en vieillissant le liquide se transforme en goudron, mais pas au point d’être inactif », explique Pierre-Yves Channaux, chef du centre de coordination sur les chargements chimiques de Suippes. D’où la nécessité de les détruire. D’où le projet Sécoia.

    M.B.

    Population et élus contestent le projet : « Notre campagne n’est pas une poubelle ! »
    L’enquête publique a été prolongée jusqu’au 30 avril.
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  • La contestation se fait entendre dans les six communes situées dans le rayon de 3 km autour du futur Site d’élimination des chargements d’objets identifiés (Secoia), c’est-à-dire Bréban, Saint-Ouen-et-Domprot dans la Marne, Dampierre, Isle-Aubigny, Lhuître et Vaucogne dans l’Aube.

    Depuis l’ouverture de l’enquête publique le 2 mars dernier, les « observations » s’amoncellent dans le registre tenu à cet effet. « Pourquoi ne pas avoir installé cette usine au centre du camp de Mailly plutôt qu’en bordure, à proximité d’une zone Natura 2000 et à 5 km environ d’un captage Grenelle protégeant l’eau ? » se demande Éric Guyot qui habite Bréban. « Je trouve inopportun et coûteux de construire une usine à Mailly-le-Camp pour détruire des munitions stockées dans un camp militaire situé à plus de 80 km de là », relève Bruno Dewaele de Corbeil. « C’est du gaspillage d’argent public ! », estime Mauricette Chevalot de Bréban.

    « Un fonds de garantie »

    Très présents dans le secteur, les agriculteurs s’inquiètent, eux, pour leurs terres. Ils craignent la pollution de leur « outil de production » en cas de fuite de gaz ou d’explosion du site. « Le risque 0 n’existe pas », clament-ils. C’est la raison pour laquelle, ils demandent « la mise en place d’un point 0 afin de prouver que les parcelles situées dans un rayon de 10 km autour de Secoia sont bien propres ». Ils veulent la création « d’un fonds d’indemnisation » en cas de pollution. « Une fois polluées, mes terres ne vaudront plus rien, explique Cédric Guillemin, agriculteur à Vaucogne. En cas de pollution irréversible, l’État doit s’engager à me retrouver des terres vierges dans un rayon de 30 km autour d’Arcis-sur-Aube. Et pendant la durée de transition, il doit palier la perte d’exploitation ».

    Les habitants aussi réclament la création d’un tel fonds pour les biens immobiliers et « des compensations financières » pour « les traitements médicaux à vie des personnes contaminées en cas de décès prématurés ». « Cette usine va décourager les futures constructions d’habitation et entraînera une perte de valeur du foncier et des maisons, estiment les conseillers municipaux d’Humbauville. C’est un frein au développement dans une région déjà sous-peuplée ».

    « Démilitarisation de la zone »

    FDSEA de la Marne, Fédération régionale des coopératives agricoles de Champagne-Ardenne, association « Nos PaysAges », élus locaux… tous militent pour une « analyse critique des éléments du dossier par un organisme extérieur indépendant ». Ainsi que la démilitarisation de la zone Z du camp de Mailly pour que Secoia puisse être classé, selon eux, « Seveso », entraînant ainsi l’obligation d’informer les riverains et la mise en place d’autorité compétente pour l’inspection du site. « Notre campagne n’est pas une poubelle ! » s’écrie Benoît Ponton de Saint-Ouen-et-Domprot.

    Une revendication a d’ores et déjà été suivie : l’enquête publique est prolongée jusqu’au 30 avril. Le commissaire enquêteur, Roger Kister, aura ensuite un mois pour rendre son rapport et ses conclusions au préfet de l’Aube.

    Stéphanie GRUSS

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    Union130418d - Marne
    LOUVOIS : Hommage aux soldats de la Grande Guerre

    De nombreux habitants ont répondu présent.
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    Le maire et le conseil municipal de Louvois invitaient les habitants à venir se remémorer le passé glorieux de ces braves soldats de la Grande Guerre au travers de l’exposé de M. Cristophe, du Souvenir Français de Reims.

    Un hommage au soldat Molimart fut rendu au cimetière de la commune où il repose, en présence de Monsieur Cienki, président du Souvenir Français de Reims et d’élèves du lycée Georges-Brière de Tinqueux.

    Ce rendez-vous commémoratif a été suivi par de très nombreux habitants, la salle des fêtes était comble.

     

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    Union130418c - Marne
    REIMS : Il avait 87 ans : Nécrologie : Jean Truc

    Un des derniers défenseurs du maquis de Chantereine.
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  • Le maquis de Chantereine vient de perdre un de ses derniers défenseurs.

    Né le 9 novembre 1925 à Bourg-Saint-Maurice, Jean-Alfred Truc est arrivé dans la Marne à l’âge de 9 ans.

    Engagé à 17 ans dans la Résistance, il intègre la trentaine dirigée par René Alexandre dans le quatrième groupe composé de résistants de Reims, Aubilly et Cormontreuil. Dans ce groupe de quinze membres, quatre sont morts dans la terrible attaque du 28 août 1944 qui fit au total onze tués dans cette ferme située à Champlat-et-Boujacourt. Parmi eux, Marcel Jazeron, Roger Chauvet, Robert Guillen et le Cormontreuillois Philippe Coutiez, qui est décédé dans ses bras. C’étaient les deux plus jeunes du groupe.

    Le 10 janvier 1945, Jean Truc est engagé dans l’armée de l’Air, à la base aérienne de Reims et celle de Mérignac. Démobilisé le 28 août 1946, il épouse Paulette. « C’étaient de très bons danseurs » se souvient un de ses amis. Il effectue divers métiers : charretier, chez Defrémont à Faverolles puis chez Henriot à Méry avec son père vacher avant de devenir conducteur de tracteur, d’abord chez Peltereau à Aubilly puis à Bezannes chez René Mauprivez jusqu’en 1962 avant d’être embauché aux V.M.C. jusqu’en 1981.

    Depuis, très modeste et très réservé, Jean Truc vivait auprès de son épouse, une retraite paisible consacrée notamment à la pêche et au jardin. De leur union sont nés quatre enfants dont l’un est décédé à l’âge de deux mois et demi, ainsi que Micheline, Gilles et Nadine.

    Lors de ses obsèques, quatre porte-drapeaux, entre autres, et une foule nombreuse l’ont accompagné jusqu’au cimetière de Bezannes où il a été inhumé. Jean Truc sera le grand absent de la prochaine cérémonie commémorative au maquis de Chantereine, en juin prochain.

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    Union130418b - Marne
    MOURMELON-LE-GRAND : Bilan et commémoration : La 145e section des médaillés militaires réunie

    Les porte-drapeaux étaient au rendez-vous.
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  • Placée sous la présidence de Jean-Marie Gagnaire, président départemental de la Marne, l’assemblée générale de la 145e section des médaillés militaires s’est tenue dimanche matin au centre culturel Napoléon III.

    Étaient présents, Benoist Apparu (député de la 4e circonscription de la Marne), Guy Bernard et Philippe Filipiak (respectivement présidents des ACVG de Mourmelon-le-Grand et des ACPG de Mourmelon-le-Petit), Brigitte Bourgery (adjointe représentant le maire de Mourmelon-le-Grand, Fabrice Loncol), ainsi que des délégations militaires représentant les différents chefs de corps des régiments de Mourmelon.

    Avec les enfants des Petites-Loges

    La séance a été ouverte par le président de la 145e SMM et organisateur, Gérard Plomion. Après lecture du bilan financier et du compte rendu moral et d’activités par le président (soulignant les 36 sorties effectuées l’an passé, dont 30 avec le drapeau), la parole fut donnée à Jean-Marie Gagnaire, qui a félicité le président pour son organisation et a tenu à le remercier pour le parrainage des écoles des Petites-Loges dans le domaine du Concours du Souvenir, organisé par la Fédération André Maginot. Puis c’est Benoist Apparu qui s’est exprimé, en soulignant et en félicitant le bureau pour le travail accompli et l’action menée par son président dans le domaine du souvenir.

    Après clôture de la séance, l’assemblée s’est ensuite rendue à la stèle des médaillés militaires pour y déposer une gerbe. À cette occasion, l’école primaire des Petites-Loges - avec sa directrice Mme Delmaire et quelques parents d’élèves - avait fait le déplacement pour honorer de sa présence ce dépôt de gerbe. Après avoir chanté « la Marseillaise », les enfants ont repris le cortège jusqu’au centre culturel où un vin d’honneur puis un après-midi dansant étaient proposés.

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    Union130418a - Marne
    POGNY : Décès de Michel Saguet, correspondant de l’Union

    Michel Saguet, disparu à l’âge de 79 ans.
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  • La commune de Pogny perd en la personne de Michel Saguet un correspondant de presse particulièrement impliqué.

    IL était l’un de nos correspondants de presse, impliqué pour sa part à informer, depuis près de quatre ans, les habitants de sa commune de Pogny. Michel Saguet vient de décéder à l’hôpital Debré de Reims, quelques semaines après avoir subi une opération du cœur : « On ne s’y attendait pas du tout. Il nous disait qu’il fêterait ses quatre-vingts ans », déplore Lucette, son épouse, à qui aujourd’hui vont toutes nos pensées.

    Michel Saguet était né à Sens (département de l’Yonne) en mars 1934, mais il passera toute sa jeunesse à Vertus. Jeune homme, la guerre d’Algérie l’appelle, il y restera deux ans. Libéré en 1957, il se marie la même année avec celle qui lui donnera deux enfants. Le couple gérera un Familistère à Reims d’abord, puis à Perthes (Haute-Marne). Dès sa retraite commerçante, Michel Saguet deviendra gardien du Crédit agricole de Châlons, durant dix ans, de 1984 à 1994.

    Parallèlement à ses activités professionnelles, il avait été le secrétaire de la Fnaca de Marson durant dix ans. Il avait été également dirigeant du club de football de la commune où il s’occupait des jeunes. Durant douze années à partir de l’année 2007, il sera par ailleurs un membre assidu de l’académie de billard, assurant la fonction de trésorier. A Pogny, chaque mardi, Michel Saguet n’oubliait pas sa partie de belote.

    Les obsèques du défunt auront lieu demain vendredi 19 avril à 10 h 30, en l’église de Pogny. A son épouse, à ses deux enfants Christine et Régis, ainsi qu’à Camille sa petite, notre journal présente ses condoléances.

    F.M.

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    Union130416a - Marne
    REIMS : Anciens chasseurs : Journée bleue… comme une jonquille

    Les Diables bleus se sont retrouvés pour la traditionnelle journée « bleu jonquille ».
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    Dans le corps militaire des chasseurs, il n’existe qu’une seule couleur, le bleu. Et ce qui est jaune par exemple pour le commun des mortels n’est pas jaune pour un chasseur, c’est bleu… jonquille.

    Cette appellation est aussi le nom d’une journée traditionnelle pour cette fraternité d’armes, qui revient, comme les jonquilles, au printemps.

    L’association du président José Domice, les Diables bleus, vient de la fêter à Reims ce dimanche.

    Après une participation à la messe à la cathédrale, et avant un repas autour d’une bonne table, ces anciens chasseurs ont salué au monument aux morts la mémoire de leurs camarades tués au combat.

     

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    Au sein de l’Afrikakorps

    On l’appelle aussi l’armée de Rommel même s’il doit la quitter avant son échec définitif en Afrique du Nord.

    L’Afrikakorps présentée comme une unité d’élite de la Wehrmacht sans que l’on se soit toujours attaché à bien mesurer son degré de nazification, fait l’objet d’un ouvrage de synthèse bienvenu signé Benoît Rondeau. Cette fresque commence avec la décision de Berlin de venir en aide à son allié italien, incapable de redresser la situation de l’autre côté de la Méditerranée.

    Pour y parvenir, on fait appel à un jeune général âgé de 49 ans, qui connaît bien le sens des Italiens au combat et a déjà pu en apprécier les faiblesses alors qu’il était jeune lieutenant des troupes de montagne à l’automne 17 au cours de la 11e bataille de l’Isonzo pendant la Première Guerre mondiale.

    Il s’agit du général Erwin Rommel qui est alors le chef de la 7e Panzer-Division, surnommée division « fantôme » en raison de sa rapidité de mouvement sur le terrain.

    Rondeau structure son livre en quatre parties bien identifiées. Il évoque la particularité de la guerre du désert et suit la chronologie pour faire vivre le déplacement des unités depuis Tobrouk jusqu’aux épisodes de Bir Hakeim et El Alamein avant la bataille de Tunisie et l’effondrement de cette armée en mai 1943.

    Déformation de la réalité historique

    Une dernière partie est consacrée à la postérité de l’Afrikakorps. L’auteur s’interroge sur la déformation de la réalité historique des combats qui ont été menés, sur l’exploitation des événements et leur retranscription y compris au cinéma. Rondeau est moins sévère que d’autres historiens et que les officiers allemands envers les unités italiennes et la part du travail qu’elles ont accomplie lors des grands combats d’Afrique du Nord.

    Le lecteur est aidé par plusieurs cartes indispensables pour bien suivre l’évolution du front dans des régions aux noms compliqués. On apprécie aussi les références données ainsi que l’importance de la bibliographie. Alors que l’on va célébrer le 70e anniversaire de la fin des combats en Tunisie et du renoncement de l’Afrikakorps, cet ouvrage est opportun pour faire une révision générale de ses connaissances. On est sûr d’y découvrir des aspects des combats et des postures mutuelles jusqu’ici, un rien négligés.

    Une manière aussi de remettre à leur juste place Rommel et Montgomery et de prendre la distance qui s’impose compte tenu de l’intensité de part et d’autre des services de propagande pour vanter leurs généraux.

    Hervé Chabaud
    Benoît Rondeau, « Afrikakorps, l’armée de Rommel », Tallandier, 510 p., 26,90 euros.

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    HISTOIRE : 1943

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    « Flash » : l’attentat raté contre le Führer

    Des officiers jugent que la capitulation de Paulus est de la seule faute d’Hitler.
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  • Hitler et Speer son ministre de l’Armement.
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  • Guet-apens. La tragédie de Stalingrad, la détérioration générale des positions du Reich, l’intensification des frappes aériennes alliées décide un groupe d’officiers, à renverser Hitler. Ils choisissent la visite du maître du Reich au QG du maréchal von Kluge pour agir.

    Quel est le projet qui peut sortir Hitler de cette désespérance que ses ministres observent et qui le conduit à apparaître moins souvent en public ?

    Lorsqu’on évoque devant lui le 12 mars 1943 l’opération « miracle du Donetz » qui est l’ébauche d’une vaste offensive d’été destinée à inverser le rapport des forces puis à porter l’estocade à l’Armée rouge, le Führer encourage cette initiative : « Une grande attaque en plein été est une solution avantageuse pour donner à Staline la seule leçon qu’il mérite, celle qui précédera sa fin et celle du système bolchevique. Je suis persuadé de la pertinence de ce grand mouvement qui sera fatal à cet ennemi qui ose encore défier le Reich parce qu’il est aveuglé par ses fautes, impatient de recenser toujours plus de morts dans ses rangs ».

    De Rastenburg à Smolensk

    Comme le maréchal von Kluge invite Hitler à lui rendre visite dans son quartier général installé dans le périmètre de l’agglomération de Smolensk, il accepte enthousiaste l’idée de se retrouver avec les officiers qui administrent la situation en première ligne et rivalisent d’astuces pour gêner les manœuvres de l’adversaire.

    Il pense que ce voyage est susceptible de redonner le moral aux régiments qui sont mobilisés sur le front de l’Est.

    Le fait qu’Hitler quitte son propre QG de Rastenburg pour se rendre dans une zone d’affrontement témoigne aussi d’un homme qui, s’il est préoccupé des revers accumulés depuis plusieurs semaines, considère encore qu’il ne s’agit que d’une mauvaise passe.

    Il ne peut pas effacer l’échec retentissant à Stalingrad qui est la première grande défaite enregistrée par la Wehrmacht depuis le début du conflit.

    Il sait aussi que les Soviétiques utilisent des prisonniers allemands pour animer une propagande antihitlérienne et inviter les soldats encore au combat à déserter le Reich et à rejoindre s’ils le désirent les rangs communistes. Même Paulus appelle à la fin de la guerre entre les deux pays.

    Hitler est plus tourmenté que jamais et les soins que lui apporte le docteur Morell perdent en efficacité. Lorsqu’il se déplace dans son train spécial, il demande la plupart du temps que les rideaux soient tirés. Ce n’est plus l’homme sûr de lui, saluant les foules mais un être tourmenté.

    Le « Miracle du Donetz »

    Au cours du voyage qui le conduit chez Kluge, le ministre de l’Armement Albert Speer observe le comportement du Führer qui est effrayé par sa réaction lorsqu’il voit des convois de retour du front et constate l’état alarmant des soldats qui sont renvoyés vers l’arrière. Le 13 mars 1943, loin du Berghof il constate le long des quais, que le Reich est fragilisé et que l’Allemagne souffre plus jamais. Alors il s’accroche à ce projet du « Miracle du Donetz ».

    Ce qu’il ignore c’est déjà qu’un groupe d’officiers estime qu’il existe une opportunité pour se débarrasser de lui. La proposition qui séduit de plus en plus au sein de la Wehrmacht est que pour sauver l’Allemagne du chaos, il faut neutraliser ou renverser Hitler.

    Si la manière forte doit être employée, il ne faut pas hésiter. Seul le résultat compte. Seul sauver l’Allemagne d’une annexion par les Bolcheviques s’impose.

    On n’évoque même pas ici une menace potentielle en provenance de l’ouest alors que les bombardements américains et britanniques s’intensifient sur les métropoles allemandes.

    Ce qu’espèrent ces premiers conjurés est qu’une fois le Führer hors jeu, le Reich sera en capacité de négocier la paix avec les Anglo-Américains pour mieux combattre ensuite dans le même élan le stalinisme menaçant.


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    Des déçus d’Adolf Hitler

    La crainte existe au sein de la Wehrmacht que les villes allemandes ressemblent un jour à Stalingrad.
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  • Les raids aériens alliés se multiplient sur l’Allemagne et exaspèrent les hiérarques de l’état-major.
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  • Ces officiers sont des déçus d’Hitler. Ils sont issus de ces grandes familles de l’aristocratie qui vibraient pour la grandeur de l’Allemagne. Le Führer est à leurs yeux devenu un fossoyeur et son régime conduit à la mise à mort de leur nation. Ils ne peuvent pas l’accepter c’est pourquoi ils préparent l’opération « Flash ». L’Abwehr, les services secrets de l’armée, sont parfaitement au courant de ce qui se fomente pourtant, on ne distingue pas chez l’amiral Canaris une quelconque envie de torpiller la conspiration préparée par deux généraux qu’il a identifiés : Olbricht et von Tresckow. Des financiers soutiennent ce complot et deux banquiers sont également connus des services allemands : Wallenberg et Marcus. Il serait faux de croire que les Britanniques et les Américains ignorent cette révolte de l’intérieur qui excite certains cercles de la Wehrmacht. Le Premier ministre anglais Winston Churchill a reçu une note l’informant de la possibilité imminente d’actions contre Hitler. Allen Dulles qui dirige depuis la Suisse les services secrets américains (OSS) qui travaillent au sein du Reich dispose également d’informations croisées qui attestent que des officiers supérieurs ont décidé de liquider Hitler !

    Un drôle de cognac

    Lorsque l’avion du Führer se pose le 13 mars 1943 près du QG de Kluge, l’opération « Flash » est prête. Encore faut-il l’exécuter. Les conjurés ont préparé plusieurs scénarii : une exécution à bout portant, une élimination associant son entourage au moyen d’une bombe. Ils pensent que deux zones de passage sont favorables à la réalisation de leur plan. Une bombe pourrait exploser dans le quartier général au cours de la présentation du front par le Maréchal ou alors au cours du repas qui est prévu au mess.

    Pour ce faire des bombes légères ont été fabriquées par des agents de l’Abwehr qui ont répliqué des modèles anglais à mèche lente. Parce qu’il faut faire croire que l’attentat est un acte signé par les Alliés !

    Seulement Hitler a aussi de précieux agents de renseignements au sein de la SS qui place quelques-uns de ses meilleurs personnels comme gardes du corps. Les conjurés observent qu’il n’est pas facile d’approcher le Führer et que ses gardes l’obligent à une mobilité quasi permanente comme s’ils prévenaient toute situation où il constituerait une cible. Plusieurs officiers se portent volontaires pour l’approcher quitte à se faire sauter pour l’éliminer et servir ainsi l’Allemagne. Rien n’y fait.

    Les conditions de la réussite de l’explosion ne sont pas réunies. Une ultime solution est alors validée. Il s’agit de mettre à bord de son avion une autre bombe qui exploserait lorsque l’appareil serait à son altitude de croisière. Ce scénario présente l’avantage de limiter les dégâts collatéraux comme le remarque, perfide, un colonel.

    Il ne se dérobe pas et se porte volontaire pour déposer ce cadeau très spécial qu’Hitler devrait apprécier.

    Par prudence, les deux bouteilles de cognac qui renferment les explosifs et le système de mise à feu sont confiées au colonel Brand de l’état-major général. Il s’agit soi-disant d’un cadeau à remettre à un général en poste à Berlin.

    Lorsque la visite s’achève et que le Führer est reconduit au pied de son avion les généraux Olbricht et von Tresckow regagnent leurs bureaux et attendent avec le capitaine von Schlabrendorff que la perte de l’appareil du maître du IIIe Reich soit annoncée. Patatras, la radio de Rastenburg annonce l’atterrissage sans encombre de l’aéronef. Les conjurés sont consternés mais pour éviter d’être découverts et ainsi être en capacité de renouveler l’opération dans les meilleurs délais, ils organisent dans l’urgence la récupération des deux bouteilles, leur découverte pouvant générer une répression sans précédent au sein de l’armée.

    Textes : Hervé Chabaud
    h.chabaud@journal-lunion.fr

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    Union130303b - Marne
    CHALONS : Cheminots anciens combattants : Encore de nombreuses revendications

    Denise Cornil, porte-drapeau, a reçu la médaille d’honneur de l’ANCAC des mains de Jean Marchandeau, président départemental.
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  • Les adhérents de l’association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC) se sont retrouvés hier, dans la salle polyvalente du restaurant d’entreprise SNCF, afin d’y tenir leur assemblée générale annuelle présidée par Pierre Maigret.

    Les travaux se sont déroulés en présence de Serge Helleringer, conseiller municipal délégué aux anciens combattants et Jean Marchandeau, président départemental de l’association qui compte sur Châlons quelque 49 adhérents.

    Après les différents rapports adoptés à l’unanimité et la composition du bureau renouvelée dans sa totalité, l’heure était plus pour l’actualité du monde cheminot, lequel est toujours perplexe quant à l’avancée des revendications qui reviennent chaque année.

    Et bon nombre d’entre elles n’ont pas obtenu satisfaction…

    « Une misère »

    La campagne double pour les anciens d’AFN est toujours le problème récurant ; le plafond mensuel des ressources reste toujours à revaloriser ; les veuves d’anciens combattants ont à peu près 950 euros mensuels, « une misère » ; l’office national des anciens combattants (ONAC) est obligé de « serrer les boulons » quand il s’agit d’offrir un minimum pour le colis « douceurs » de Noël aux anciens combattants, veuves et ressortissants en résidence pour personnes âgées…

    Autant de points abordés et bien d’autres encore pour lesquels le monde combattant cheminot grince des dents, lorsque la restriction due à un problème budgétaire touche ces personnes qui ont tant donné pour la Nation.

    Cette assemblée très constructive s’est terminée par une remise de gerbe au pied de la stèle érigée sur le quai de la gare, en présence de nombreux porte-drapeaux, ainsi qu’en fin d’assemblée générale par la remise à Denise Cornil, porte-drapeau de l’ANCAC, de la médaille d’honneur bronze.

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    HISTOIRE : 1943

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    De la Tunisie à l’Ukraine : les fissures de l’Axe

    Après la victoire de Stalingrad, la Wehrmacht est déstabilisée par l’Armée rouge.
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  • Un char de l’Axe abandonné par son équipage en Tunisie.
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  • Des soldats américains faits prisonniers par l’Afrikakorps.
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  • Les Allemands économisent le gaz pour l’effort de guerre.
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  • MANOEUVRES. Les chars T-34 soviétiques sont de plus en plus redoutés par les équipages des unités blindées du Reich tandis qu’en Afrique du Nord malgré quelques sursauts courageux de l’Afrikakorps, les Alliés disposent d’un rapport de forces qui, à terme, ne peut que leur être favorable. est un leurre. Depuis le 15 février 1943, l’offensive du Reich a repris et l’Afrikakorps de Rommel attaque dans le sud de la Tunisie. Les soldats de l’Axe occupent Gafsa. Les Américains qui vont au contact ne parviennent pas à manoeuvrer l’ennemi et prennent de rudes coups.

    Lorsqu’ils montent à l’assaut dans le secteur de Sidi Bou Zid, les soldats US sont rudement allumés par les tirs précis des positions défensives allemandes. Par précaution et pour prévenir un encerclement possible, les hommes à la bannière étoilée sont contraints de se replier du djebel Lessouda.

    DIRECTION FÉRIANA

    Le 17 février 1943, les unités italo-allemandes progressent vers Fériana et Sbeïtla à la fois au sud-est et au nord-est de Kasserine. Le général Bernard Law Montgomery recense les points forts et les faiblesses de l’ennemi comme ses propres atouts et fragilités. Il arrive à Médenine à quelques kilomètres au sud de Mareth où Rommel a constitué dans l’urgence une ligne défensive qu’il a tout simplement baptisée « ligne Mareth ». Il a repris pour cela les chaînons de fortins qui ont été construits par les Français de 1934 à 1939. Autant dire que c’est en opportuniste qu’il s’approprie le terrain entre Dahar et la mer Méditerranée. Cette ligne avait alors été mise en place pour se protéger d’une éventuelle attaque italienne en provenance de Tripolitaine. Elle est désormais destinée à clouer sur place les Alliés avant de les faire reculer. L’objectif d’Hitler est de chasser les Américains, les Britanniques et leurs alliés de l’Afrique du Nord. Ni plus, ni moins. Même si l’utopie l’emporte sur la réalité des moyens en présence dans la grande région. Cette ligne Maginot du désert n’est constituée que de fortins et de quelques places fortes en zone montagneuse, or l’artillerie et les chars qui peuvent être utilisés pour les rendre inopérants sont bien présents sur le théâtre. Rommel est optimiste mais il ne croit pas en vérité être capable de tenir bien longtemps. Seulement pour l’honneur de ses troupes et de l’Allemagne, cet épisode de baroud s’impose. Montgomery pendant ce temps fait preuve de patience. Il ne veut rien précipiter qui compromette l’avenir. Il préfère se tenir informé de toutes les initiatives alliées prises en Méditerranée. Il demande quels sont les résultats des bombardements opérés sur Palerme et Naples ainsi que ceux qui ont visé Cagliari et les principaux points militaires de la Sardaigne. Néanmoins, il sait en ce 17 février, que les soldats de l’Afrikakorps ont bien atteint Fériana qu’ils occupent et marchent désormais sur Kasserine. Von Arnim prend la même direction dès le lendemain et le 19 février, Rommel lance la 21e Panzerdivision en direction du nord, vers le Kef où stationne la 6e division blindée britannique. L’objectif demeure Tébessa mais le général allemand est prêt à une grande bataille de blindés si l’opportunité se présente. Avant de provoquer un deuxième coup de boutoir sur les positions alliées, Rommel vérifie la pertinence des commandements et s’assure de la performance des communications entre les unités et les états-majors. Quelques changements sont opérés dans la hiérarchie de la décision. Le général Messe prend la tête de la 1re armée italienne tandis que l’armée italo-allemande conduite par Rommel n’existe plus officiellement même si ses moyens demeurent en Afrique. Le patron de l’Afrikakorps anticipe déjà des mouvements de troupes destinés à assurer une retraite dans les conditions les moins périlleuses qui soient. Alors que le 21 février, la 10 division blindée allemande se dirige vers Thala, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Tébessa, Rommel reçoit une première mauvaise nouvelle. La 1re division blindée américaine a réussi à stopper une attaque de diversion de l’Afrikakorps et a causé parmi les régiments engagés des pertes élevées. Anticipant le danger, le maréchal allemand renonce à l’attaque programmée avec la 21e division blindée contre Sbiba et celle contre Thala avec la 10e division blindée. D’autant qu’il obtient des résultats fiables comme quoi les renforts de la 6e division blindée britannique envoyés par le général Alexander, commandant des armées alliées sont sur le point d’être en place. En agissant de la sorte, Rommel sait qu’il doit s’attendre à une meilleure coordination de l’adversaire. De fait le 24 février 1943, les informations qui lui proviennent de Kasserine sont mauvaises et le préparent à la défaite. Même si l’attaque des soldats de l’Axe a provoqué la mort d’environ dix mille Américains, les Alliés entrent en vainqueurs dans la ville et sont accueillis en libérateurs. Cette évolution favorable de la situation encourage les Britanniques et les Américains à renforcer leurs raids contre la Sicile, la Sardaigne et les ports du sud de l’Italie.


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    Le spectre de Stalingrad

    Un soldat allemand tend un billet de reddition à un militaire de l’Armée rouge.
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  • A l’Est, les nouvelles du front ne sont pas meilleures pour les Allemands. Depuis la chute de Stalingrad ils ne parviennent pas à stabiliser leurs positions qui sont partout attaquées. Le 19 février, les armées russes avancent au sud et au sud-ouest de Kharkov. La grande route ainsi que la ligne de chemin de fer Kharkov- Koursk sont sous leur contrôle et les Allemands ne sont plus en position de pouvoir mener à bien une contre-attaque. Le lendemain, les unités de l’Armée rouge sont à Pavlograd et à Krasnograd au sud et au sud-ouest de Kharkov. Le 21 février, le groupe d’armée Sud du maréchal von Manstein engage une vigoureuse contre-offensive contre le flanc gauche du front du Sud-Ouest des Soviétiques, celui qui est coordonné par le général Vatoutine. Les militaires du Reich s’en prennent aussi au front de Voronej placé sous l’autorité du général Golikhov. Le 30e corps allemand engage alors un mouvement depuis la région de Stalino dans le Donetsk et prend la direction de Krasnoarmeïsk. Dans le même temps la 1re armée blindée avec les 3e et 40e corps progressent en direction d’Andreïevka et d’Izioum. La 4e armée de blindés, avec les 48e et 57e corp,s attaquent en direction de Pavlograd et de Lzovaïa. Pour sa part, le 2e corps de blindés des SS ainsi que le groupe opérationnel d’assaut Kempf convergent depuis le nord vers Pavlograd tandis que le corps de blindés Raus dirige ses chars depuis Poltava vers Karkhov et Bielgorod à l’est et au nord-est. Le 22 février, les Soviétiques répliquent par une vaste offensive qu’ils mènent dans la région d’Orel-Briansk tandis qu’ils accentuent leur pression dans le cœur du front avec l’ambition de reconquérir Rjev. Le résultat est intéressant puisque le 23, les forces de l’Armée rouge réoccupent Soumi en Ukraine, au nord-ouest de Kharkov et au sud-ouest de Koursk. Un peu plus au sud, les Allemand tentent de donner un nouveau souffle à la contre-offensive alors que dans le Caucase des unités du groupe d’armées du général von Kleist réussissent à maintenir une petite tête de pont près de Novorossiisk. Le 24 février les combats sont d’une grande violence dans la région d’Orel ce qui est dû aux unités du groupe d’armée centre du général von Kluge.

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    TINQUEUX : Le Prix du président de la République au lycée

    Lucille Mahtout a fait l’historique des initiatives du lycée Brière sur le « Devoir de Mémoire ».
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  • Le lycée Georges Brière de Tinqueux était à l’honneur, samedi 23 février lors de la 47e remise des prix de civisme et de dévouement à la collectivité de l’Union fédérale des associations françaises d’anciens combattants et victimes de guerre. Ces prix sont attribués à des jeunes filles et garçons, adolescents ou jeunes adultes, possédant un comportement altruiste permanent, ce qui constitue leur spécificité.

    Pour récompenser les 10 lauréats des prix annuels, la cérémonie s’est déroulée en région parisienne à la mairie de Saint-Mandé.

    Lucille Mahtout, actuellement élève en 1re professionnelle électronique en convention avec la Marine nationale, accompagnée de Cédric Lacroix, président de l’Union fédérale de la Marne, a eu la lourde tâche de représenter son lycée. Lucille a fait l’historique des initiatives du lycée Brière sur le « Devoir de mémoire » qui se renouvellent depuis quelques années, des actions où l’actuel proviseur Philippe Louges et Marc Christophe à l’origine de l’action, peuvent apporter la preuve tangible.

    C’est effectivement, sous l’impulsion d’un professeur, aujourd’hui à la retraite que l’établissement a lancé en 2004, une action en direction des soldats de la Grande Guerre, qui ont été inhumés dans des cimetières communaux et dont les tombes sont en déshérence.

    « Vois, comprends, agis ! » , tel a été le thème de ce projet dont le but est de démontrer aux jeunes que ces tombes sont là pour nous rappeler par l’histoire de ceux qui y reposent, la grandeur de leur sacrifice.

    Rénover la sépulture, graver une plaque d’identité du soldat, sensibiliser les habitants de la commune à la vie exceptionnelle de certains des leurs : voilà les différentes phases de cette action débutée il y a neuf ans et perpétuée, annuellement, par une trentaine de lycéens. Par leurs efforts, de nombreuses tombes sont entretenues. Menée de manière constante cette action est le témoignage par excellence de ce qui peut être fait pour le « Devoir de Mémoire ».

    L’Union fédérale a remis le Prix du président de la République à Lucille Mahtout en présence de Cédric Lacroix et du représentant de la présidence de la République.



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    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010