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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/3
Publié le dimanche 1er juillet 2007, mis à jour le dimanche 30 décembre 2007
 

Union070929b - Marne

Venus de Reims, à la stèle des maréchaux à Laon.
 
Une délégation de l’amicale des porte-drapeaux de Reims et des environs, dont son président, Michel Bonon, porte-drapeau de la France libre, s’est rendue à Laon pour déposer une gerbe à la stèle des maréchaux, récemment installée près du monument aux morts.

Parmi cette délégation figuraient René Tomezzoli, ancien Rhin et Danube ; Jean Guibert, ancien de la 2e DB ; Paul Pelloni, ancien de la 13e DBLE et Pierre Guibet, ancien de la 2e DB et capitaine de réserve.

A cette cérémonie, se sont joints encore Robert Paillet, président et ancien de la 2’ DB, ainsi que Bénédicte de Fran¬queville, fille du maréchal Leclerc, et Bernadette Hennetier, adjointe au maire chargée des affaires militaires.

 

 

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Union070929a - Marne

POGNY : Les retrouvailles des gosses de l’Occupation…
 
Dites trente-deux !
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  • Ils ont usé leurs fonds de culotte ensemble sur les bancs de l’école de Pogny. Tous nés entre 1925 et 1935, ils se sont retrouvés pour un repas collégial. Souvenirs de guerre et de l’Occupation…

    « On attend toujours notre médaille de la Résistance ! » Une plaisanterie lancée par deux copains comme cochons, qui étaient en culottes courtes durant l’Occupation. Une plaisanterie avant de trinquer aux retrouvailles des anciens de Pogny, tranche d’âge 1925 1935. A l’invitation de Pierre Guillemin, jeudi au restaurant de Chepy, trente-deux convives avaient répondu à l’appel d’un déjeuner sympa au nom du souvenir.

    Et des souvenirs, ils en ont tous, avec l’Occupation en toile de fond. Pierre Guillemin aime raconter cette histoire : « C’était au printemps 42. Nous étions quatre jeunes. Avec Pierre Bloy, Etienne Debeury, Stanislas Dyjak, nous avions arraché une affiche, posée à la porte de la cour de l’école, représentant l’avance de troupes allemandes en Russie. Ils ont longtemps cherché les coupables ! ».

    Grosse frayeur pour les mômes

    Un geste qui aurait pu coûter cher aux mômes. Alors que la feld-gendarmerie aurait pu directement être mise au courant, le maire de l’époque a préféré faire appel aux autorités françaises. Heureusement pour eux : « Ils ont demandé si on regrettait. Pierre, Etienne et moi, on a tous dit oui. Stanislas a dit non !. Plus tard, on nous a demandé de faire nos valises… Je me souviens d’avoir fait la mienne au pied de mon lit. J’attendais. On m’avait parlé de maison de correction. Mais en fait, il n’est rien arrivé ! ».

    Présent lui aussi au repas de jeudi, Michel Charlier se souvient également de cette époque. Et plus particulièrement de celle de l’Exode, en juin 1940. Comme beaucoup de Français, il était parti avec ses parents sur les routes, et il s’était retrouvé seul à la suite d’aléas liés à cette fuite.

    La remorque du grand frère

    Il s’était retrouvé seul dans les rues de Vichy à l’âge de huit ans, hébergé en pouponnière jusqu’à ce qu’il retrouve un « pote » des environs de son pays natal.

    Au final, il apprendra le retour de ses parents dans la Marne. Il était resté de l’autre côté de la ligne de démarcation. Jusqu’à ce qu’arrive son grand frère Roger, « avec son vélo et une remorque derrière, qu’il avait fabriquée lui-même pour me ramener ! ».

    Bref. C’était la deuxième édition de cette opération retrouvailles des anciens de Pogny : « Certains ne s’étaient pas revus depuis près de soixante ans ! Ils ont eu du mal à se reconnaître ! ». Et l’un des convives attablés au restaurant de faire remarquer après un petit mot de l’organisateur : « Nous étions vingt-huit l’année dernière. C’est paradoxal, mais plus les années passent et plus nous sommes nombreux ! Pourvu que ça dure ! ».

    F.M.

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    Union070928a - Marne

    Vitry-le-François : Harkis : un hommage fort
     
    Avant le dépôt de gerbes…
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  • Mardi dernier, en fin d’après-midi, une vingtaine de porte-drapeaux, des présidents d’associations d’anciens combattants et des élus municipaux étaient présents pour rendre hommage aux combattants d’Afrique et d’Outre-Mer, dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives.

    Le sous-préfet Julien Le Gars a lu le message d’Alain Marleix, secrétaire d’État à la Défense, chargé des anciens combattants.

    Cette journée nationale, pérennisée par le décret du 31 mars 2003, est destinée à reconnaître les sacrifices qu’ont consentis les harkis et les autres membres des formations supplétives du fait de leur engagement aux côtés de la France, lors de la guerre d’Algérie.

    La cérémonie s’est terminée par un dépôt de gerbes par le sous-préfet et Michel Biard, maire de Vitry-le-François.

     

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    Union070927f - Marne

    REIMS : Une commémoration pour la reprise de la Pompelle
     

     

    Dans le cadre des cérémonies organisées pour la commémoration de la reprise du Fort de la Pompelle et du dégagement de Reims, une gerbe fleurie a été déposée à la nécropole nationale de Sillery.

    Cette cérémonie s’est déroulée dimanche dernier en présence de Robert Marguet, président de la Société des Anciens Combattants, du colonel Péronne de la Base 112, de Roger Vache élu de Reims, M. Tschenener président des « Amis du Fort de la Pompelle », de MM. Secondé, Michaux, Voisin, Lepan, maires des villages environnants, de Serge Beauvillier, adjoint sillerotin et des porte-drapeaux (notre photo).

     

     

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    Union070927e - Marne

    Suippes : Suippes Une exposition pour revivre la Grande guerre
     
    Plus que quelques jours pour découvrir cette exposition.
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  • A l’occasion des journées du patrimoine, Suippes Animation et la nouvelle association les Amis du vieux Suippes présentent une exposition concernant le commerce et l’industrie avant la Guerre 14-18 à Suippes, activités florissantes comme le démontrent les cartes postales anciennes.

    A cette époque, Suippes comptait plusieurs usines de filatures de laine, des docks automobiles et de nombreux commerces de toutes sortes. L’exposition est encore visible jusque fin septembre dans le hall de la maison des associations (MDA).

    Les Amis du vieux Suippes invitent les personnes intéressées et celles prêtes à fournir plus d’informations sur cette époque à venir consulter ce qui est exposé, voire à y apporter des compléments.

     

     

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    Union070927d - Marne

    ALLEMANT : Trois sœurs sur les traces de leur exode de 1940
     
    Suippes : L’archéologie de la Grande Guerre tient colloque à Suippes

    Ce jeudi 27 septembre, Marne 14-18, le Centre d’interprétation de Suippes, accueillera la première des trois journées du colloque « Quelle archéologie pour les traces de la Grande Guerre », organisé par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Champagne-Ardenne.

    Les organisateurs, Yves Desfossés, conservateur régional de l’archéologie de Champagne-Ardenne, et Alain Jacques, archéologue municipal de la Ville d’Arras, proposent de faire le point sur les problématiques archéologiques liées aux vestiges de la Grande Guerre et de croiser cette réflexion par des échanges avec des historiens de cette période.

    La journée à Suippes commencera par un état des lieux par région de l’archéologie de la Grande Guerre et l’énoncé des problématiques spécifiques à cette période.

    En deuxième partie de journée, des historiens proposeront leur point de vue et expliqueront l’apport de l’archéologie à leur travail ainsi que les collaborations envisageables.

    Une visite du musée vivant sur la guerre de 14-18 clôturera cette journée. Le colloque se poursuivra vendredi et samedi dans le Nord.

    Jeudi 27 septembre, à partir de 9 heures, Centre d’interprétation – 4 ruelle Bayard – BP31 – 51601 Suippes Cedex. Tél. : 03.26.68.24.09. Contact et inscription : yves.desfosses@culture.gouv.fr

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    Union070927c - Marne

    Épernay :Une cérémonie pour rendre hommage aux Harkis
     
    Les autorités ont déposé des gerbes au monument aux morts.
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  • Recueillement après le dépôt de gerbes aux monuments aux morts.
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  • Mardi soir, dans le cadre de la septième journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, la ville d’Epernay organisait une cérémonie au monument aux morts de l’hôtel de ville.

    Autour des personnalités présentes, des présidents d’associations patriotiques, de nombreux porte-drapeaux, la garde des sapeurs-pompiers et l’Avenir musique avaient pris place.

    Claude Gobillard représentant le député Philippe Martin, Jacques Fromm adjoint au maire et Gilles Giuliani sous-préfet de l’arrondissement d’Epernay ont déposé des gerbes.

    Après la minute de silence, Martial Saint-Jevent président de l’union fédérale des anciens combattants, mutilés réformés et victimes de guerre, a lu le message du secrétaire d’Etat à la Défense chargé des anciens combattants, dont voici un extrait : « Les Harkis ont consenti tous les sacrifices pour servir la France. Ils sont Français par le sang versé. Leur histoire fait partie intégrante de l’histoire de France ».

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    Union070927b - Marne

    Châlons-en-Champagne : L’hommage aux harkis et supplétifs morts pour la France
     
    L’hommage des autorités face à la nouvelle stèle.
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  • La 7e journée nationale d’hommage aux harkis et aux membres supplétifs de la guerre d’Algérie s’est déroulée ce mardi 25 septembre en son lieu habituel, la Place des Harkis.

    Elle a été présidée par Sylvaine Astic, directrice de cabinet du préfet, en présence du général Servera, commandant de la 1re brigade mécanisée, du maire Bruno Bourg-Broc, ainsi que nombreuses autorités civiles et militaires, anciens harkis et supplétifs, des porte-drapeaux et militaires du 402e R.A et, pour la première fois, de jeunes élèves de l’école du Mont-Saint-Michel, « présents pour le devoir de mémoire ».

    Cette cérémonie était également rehaussée par l’inauguration à la demande de nombreuses associations d’anciens combattants, d’une stèle en l’honneur des harkis et supplétifs morts pour la France. Celle-ci a été financée et mise en place par les soins de la ville.

    Bruno Bourg-Broc a rappelé le rôle important de la communauté harki dans la ville, l’une des plus importante de la région, « l’hommage étant un acte symbolique et fort de reconnaissance pour les harkis et supplétifs, trop souvent humiliés ».

    Sylvaine Astic a pour sa part rappelé « toute la reconnaissance et la gratitude envers ces soldats qui ont combattu héroïquement, fidèles à leurs engagements. Leur histoire est une partie intégrante de l’histoire de France ». Un dépôt simultané de quatre gerbes a eu lieu au pied de la nouvelle stèle.

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    Union070927a - Marne

    Carignan : A la mémoire des harkis
     

     

    Une délégation emmenée par les porte-drapeaux s’est rendue jusqu’au monument aux morts mardi, en fin d’après-midi, pour commémorer par une minute de silence et un dépôt de gerbe, la septième journée nationale d’hommage aux harkis.

    Ces hommes « ont loyalement défendu les idéaux de notre pays ».

    Reconnaissance et respect étaient exprimés à travers la lecture du message du secrétaire d’État à la Défense chargé des Anciens combattants, qui renouvelait « la gratitude que la France doit à ces soldats ».

     

     

     

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    Union070926b - Marne

    ALLEMANT : Trois sœurs sur les traces de leur exode de 1940
     
    Mila, Janine et Alfréda autour de Marie-Antoinette, la fille du maire Edmond Libéra qui les a aidées pendant leur exode en 1940.
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  • Quelle ne fut pas la surprise pour Marie-Antoinette de voir arriver chez elle trois dames, trois sœurs : Mila, Janine et Alfréda, à la recherche de leur passé.

    Leur histoire est assez extraordinaire. Elle débute le 12 mai 1940 à Nouzonville (Ardennes) où elles habitent avec leurs parents et leur petit frère Marian alors âgé de six mois. Elles ont cinq, sept et neuf ans. C’est la guerre, et en ce dimanche de Pentecôte les sirènes hurlent : il faut partir avant que le pont sur la Meuse ne saute. Ils partent à pied, le papa poussant une moto chargée de quelques affaires et la maman le landau du petit frère : il est trois heures du matin ! La seule consigne qui leur a été donnée : rejoindre Sablé sur Sarthe (Sarthe).

    La longue marche commence au milieu des convois militaires et de la cohorte des réfugiés, interrompue souvent par des bombardements d’avions. Ils passent par Poix-Terron, Sault- Saint-Rémy,…

    Puis elles sont prises en charge par un autocar qui doit les déposer à un endroit où leurs parents pourront les rejoindre. Mais en e route, le car est détourné pour fuir les bombardements. Les fillettes se retrouvent seules mais courageusement continuent à pied.

    Hébergées par le maire d’Allemant

    Par chance, en arrivant à Allemant, elles rencontrent Edmond Libéra, agriculteur et maire du pays, qui les héberge quelques jours avant d’organiser leur transfert vers un orphelinat d’Auxerre. Car à Allemant aussi il fallait partir en ce 13 juin. A Auxerre, les trois soeurs sont confiées à une famille d’accueil comme d’autres enfants dans la même situation.

    De leur côté, leurs parents rejoignent Parthenay (Deux-Sèvres) et s’y installent. Ils multiplient alors les démarches pour retrouver leurs filles. La famille d’accueil, quant à elle, diffuse les informations concernant les trois soeurs, la presse se montrant un relais fort utile.

    Finalement, grâce à des photos, les petites sont retrouvées par leurs parents. Ce n’est qu’en septembre que leur papa peut venir les chercher en train.

    Les aléas de la vie ont éloigné les trois soeurs : Mila est restée à Parthenay, Janine s’est installée à Lyon, Alfréda à Amboise, et le « petit frère » Marian à Tours. Mais elles évoquent souvent cet épisode de leur vie et depuis longtemps pensaient refaire le « périple » de cet exode de 1940. C’est chose faite maintenant, elles ont retrouvé certains lieux. A Allemant, leur grande joie a été de rencontrer la fille d’Edmond Libéra qui les a tant aidées.

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    Union070926a - Marne

    Reims : Cérémonies du souvenir au fort de la Pompelle
     
    Les porte drapeaux au 93e anniversaire de la reprise du Fort.
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  • Le 93e anniversaire de la reprise du fort de la Pompelle, lors des durs combats de la Marne en 1914, a été marqué, comme chaque année, par différentes cérémonies à caractère militaire dont la plus importante s’est déroulée sur ce haut lieu de faits d’armes ce dernier dimanche matin.

    Organisées par l’association des Amis du Fort de la Pompelle, que préside Germain Techner, ces cérémonies ont rassemblé de nombreuses personnalités civiles et militaires, dont le colonel Peronne commandant la BA 112, Roger Vache, adjoint au maire de Reims ainsi qu’une foule d’adhérents ou d’amis de l’association.

    A la suite d’une messe dédiée aux anciens combattants de l’époque, célébrée par l’Abbé Lacaille, avec la participation le la Chorale « La Vilanelle » et des porte-drapeaux de Reims et sa région, une gerbe était déposée au Mémorial du fort, ainsi qu’à la stéle sur la RN 44. Le cortége des officiels et participants s’est rendu ensuite au cimetière de Sillery pour un temps fort de recueillement suivi d’un vin d’honneur à la mairie de Sillery.

    A noter que lors de la messe, l’association rémoise des cheminots anciens combattants a fait bénir son nouveau drapeau par l’abbé Lacaille.

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    Union070925c - Marne

    MINAUCOURT-LE MESNIL-LES-HURLUS : Anniversaire des combats de Champagne
     
    Le dépôt de gerbes.
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  • Dans cette région, la guerre de 14-18 fût âpre, particulièrement du 25 septembre au 8 octobre 1915 où l’armée a perdu 15 000 hommes sur la Main de Massiges. La nécropole du Pont du Marson à Minaucourt est l’une des plus importantes de la Marne. 21227 soldats y reposent.

    Dimanche, une cérémonie a rendu hommage au courage et à l’abnégation de ces hommes qui ont combattu pour la France.

    Assistaient à cette cérémonie M. et Mme Charles Guilheme, venus spécialement de la région toulousaine pour rendre hommage à Germain Soulignac, tombé à la ferme de Beauséjour. Il repose dans la tombe N° 1946. Après maintes recherches, voici une dizaine d’années, Mme Guilheme avait enfin retrouvé les traces de son grand-père. Elle était venue à Minaucourt accompagnée de son père et s’était jurée de revenir pour participer à une cérémonie officielle.

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    Union070925b - Marne

    Sainte-Menehould : Association pour la promotion du moulin de Valmy : faire vivre le site
     
    Bertrand Courot a présenté le projet de centre d’interprétation qui a fait l’unanimité parmi les membres.
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  • Elle s’appelait « association pour la reconstruction du moulin de Valmy ». L’association se nomme désormais « association pour la promotion du moulin de Valmy ».

    Lors de l’assemblée générale jeudi 20, le président Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons, a fait le bilan des actions des deux années passées.

    Côté promotion, l’édition de verres à l’effigie du moulin, de cartes postales, de posters, de maquettes du moulin, la sortie d’un livre.

    Et côté animation la « fête au moulin » dont l’association assurait la trésorerie. Actuellement le site « vit » avec les visites guidées assurées par l’office de tourisme, avec ses hôtesses et ses bénévoles. Visites pour individuels l’été ou sur rendez-vous toute l’année pour les groupes.

    Deux moments forts ont fait vivre le site en 2007 : la première fête au moulin le 24 juin ; et les journées du patrimoine où plus de 300 personnes ont participé aux visites guidées. Le site de Valmy connaîtra une nouvelle montée en puissance quand sera construit le centre d’interprétation ; Bertrand Courot, président de la communauté de communes, a présenté le projet qui a fait l’unanimité parmi les membres de l’association.

    Ils ont jugé réalisable le nombre de 20 000 visiteurs attendus.

    Reste à définir, comme le demandait Bruno Bourg Broc, le rôle de l’association dans le projet.

    Le président a évoqué les projets pour 2008 : une conférence sur Dumouriez par un conférencier de Cambrai, ville natale du général et la deuxième fête au moulin, le 3e dimanche de juin.

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    Union070925a - Marne

    WITRY-LES-REIMS : Anciens combattants : FNACA
     
    Le comité FNACA (Fédération nationale des anciens combattants Algérie Tunisie Maroc) tiendra une permanence samedi 29 septembre de 9 à 12 heures à la salle des Nelmonts à Witry-lès-Reims.

    A l’ordre du jour : reprise des cartes 2008 ; renseignements sur leurs droits des adhérents et non- adhérents ; activités de l’association.

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    Union070924b - Marne

    Une messe pour les porte-drapeaux disparus
     

     

    Michel Bonnon, président de l’Amicale des porte-drapeaux de Reims et région a rassemblé ce dernier samedi en l’église Sainte-Geneviève de Reims l’ensemble des porte-drapeaux pour la messe annuelle du souvenir aux disparus.

    Célébrée sous le thème « Paix et Sérénité », par l’Abbé Jean Hugues Marlin, cette messe de recueillement à la mémoire des porte-drapeaux rassemblait également les nombreux amis ou adhérents de l’Amicale autour de : Roger Vache, adjoint au maire de Reims, du commandant Coheleach représentant le colonel Péronne, commandant la BA 112, et des personnalités du monde combattant ou associatif.

     

     

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    Union070924a - Marne

    MUIZON : Vol au monument aux morts
     
    Guy Berrot, dépité de voir le manque de respect de certains pour les victimes de la Grande Guerre…
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    Tout récemment, l’ancien président des anciens combattants de Muizon, Guy Berrot, a découvert, avec stupeur et désolation, que le monument aux morts de la commune, érigé en mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale, avait été l’objet de malveillance.

    Les deux gerbes de fleurs, disposées de part et d’autre de la pierre, lors des cérémonies du 8 mai et du 14 juillet derniers, et que M. Berrot entretenait régulièrement, ont, en effet, été volées, et les autres fleurs ont été piétinées ou ont reçu des éclats de pétards, tout ayant évidemment été provoqué par des anonymes…

    Fort heureusement, la pierre du souvenir n’a, elle, subi aucun dégât…

     

     

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    Union070920c - Marne

    Reims : Devoir de mémoire : invitations aux Marnais
     
    De gauche à droite : Andrée Paté, Raymond Gourlin, Paulette Gelle, Francis Kaminski, Hélène Lebrec, Roger Boulanger et Jean Constant.
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  • Les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation ont prévu de lire la lettre de Guy Môquet dans les lycées marnais le 22 octobre et un voyage vers la coupole de Saint-Omer le 20 octobre.

    L’association des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD 51) est maintenant ins tallée à la maison de la Vie associative, au 122 bis de la rue du Barbâtre à Reims.

    C’est là que la présidente Hélène Lebrec a invité ses adhérents pour leur présenter le programme d’automne après une visite de l’ensemble de la structure.

    Dans l’assistance, on notait la présence du président d’honneur Jean Constant et d’anciens déportés, comme André Pâté, Roger Boulanger, Raymond Gourlin et Paulette Gelle. Francis Kaminski représentait le maire de Reims. Fils de résistant et déporté, le professeur Etienne a assuré l’association de son soutien.

    On pouvait consulter les ouvrages de Pierre Mauget sur les arrestations, l’internement, les évadés, les otages, l’évacuation des camps, la retraite des troupes allemandes, Londres 1940 et le Blitz… Autant de documents qui servent la cause de l’association qui est « d’assurer la pérennité, l’enrichissement et la transmission de la mémoire de la déportation ».

    Projets d’automne

    • Samedi 20 octobre : voyage à Saint-Omer pour visiter la base de lancement des fusées V2 et sa coupole, un des plus imposants vestiges de la Seconde Guerre mondiale. Le site abrite un centre d’histoire, lieu de mémoire et d’éducation. Visite également de la ville et de la cathédrale.

    Des départs sont prévus de Châlons et de Reims. Renseignements et inscriptions auprès de Michèle Mazingue au 03.26.48.26.96.

    • Les 13 et 14 octobre : présence de l’association au forum des associations de Reims, parc des expositions.

    • Le 22 octobre : des membres de l’AFMD liront la lettre de Guy Môquet à ses parents dans les lycées de la Marne.

    • Le 28 novembre : une conférence devrait avoir lieu à Reims à 17 h 30 à la Maison associative (à confirmer). L’historienne Jocelyne Husson présentera les résistants, dont une rue ou une place porte le nom à Reims.

    AFMD 51, bureau 211, maison de la Vie associative, 122 bis, rue du Barbâtre à Reims.

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    Union070919b - Marne

    Valmy : Il y a 215 ans, jour pour jour à Valmy…
     
    Les Fils de Valmy étaient présents lors de l’inauguration du moulin de Valmy en 2005.
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  • Aujourd’hui même, l’association « Les fils de Valmy » célèbre sur le site argonnais le 215ème anniversaire de la victoire de Valmy. Interview du secrétaire de la structure, Michel Delaître.

    VOTRE association, créée en 1987 et qui compte une centaine d’adhérents, a un siège à Reims. Mais aujourd’hui, vous serez à Valmy…

    « Oui, comme chaque année, notre association « Les Fils de Valmy » invite tous les républicains à célébrer l’anniversaire de la victoire des armées révolutionnaires du 20 septembre 1792, à Valmy, contre les troupes des émigrées et des rois coalisés qui avaient envahi la France pour rétablir Louis XVI dans ses pouvoirs absolus et la noblesse dans ses privilèges. Cette victoire, rappelons-le, a permis l’instauration de la Première République en France. Elle est devenue un exemple pour tous les peuples en lutte pour conquérir leur souveraineté ».

    Vous dites « Comme chaque année ». Mais la fête avait été troublée l’an dernier avec la venue de Jean-Marie Le Pen. Cela vous avait gâché la fête d’alors…

    « Ca oui… On connaît Monsieur Le Pen mais l’on a trouvé que c’était aller un peu loin dans l’usurpation des faits que de s’accaparer Valmy de la sorte ».

    Qu’avez-vous prévu pour ce 215ème anniversaire ?

    « Cette commémoration sera marquée sur le site par deux manifestations. D’abord à partir de 10 heures, une exposition sur la victoire du 20 septembre 1792, ses causes, son déroulement et ses conséquences ; tout ceci présenté par « les Fils de Valmy ». Puis, à 18 heures, une cérémonie présidée par Monsieur le maire de Valmy pour rendre hommage aux combattants de 1792. Ce qui nous importe c’est que l’anniversaire soit célébré officiellement chaque année ».

    Durant plusieurs années, cet anniversaire n’était plus célébré…

    « Cet anniversaire, autrefois, était lié à la fête du village de Valmy. Il y avait même l’ambassadeur du Venezuela qui venait tous les ans ! Jusqu’au jour où il y a eu un incident malheureux : l’ambassadeur en question est mort pendant la manifestation. Cela a refroidi tout le monde. Le Venezuela n’a plus envoyé d’ambassadeur. Et avec cette fâcheuse affaire, ce rendez-vous est tombé un peu dans l’oubli ».

    Outre l’oubli, vous luttez aussi contre les fausses idées

    « Nous avons une position d’historiens soucieux de la vérité historique et du respect symbolique du site de Valmy. Or, il y a tout un courant très tenace de personnes qui dévalorisent toujours la Bataille de Valmy. Pour elles, « il n’y a pas eu de bataille ». Les raisins - M. Le Pen reprend ça, entre autres — seraient la cause de la victoire française. Pour d’autres, ce seraient les francs-maçons, ou encore Brunswick qui aurait été acheté, etc… […] Heureusement, des livres d’historiens réputés comme ceux du Général Hublot ou de Jean-Paul Bertaud ont su démontrer qu’il y avait réellement eu une bataille ; dans des conditions particulières, dans l’esprit de l’époque où l’on était très économe des hommes ».

    Pensez-vous que Valmy « parle » toujours aux gens, à notre époque ?

    « Nous y passons très souvent et il y a toujours, je dis bien toujours, des gens qui passent sur le site et sont intéressés… ».

    Propos recueillis par Jérôme Gorgeot

    Les Fils de Valmy, 31 rue Brûlée à Reims, Tél/fax : 03.26.40.42.60.4

    Consultez notre rubrique "Mémoire de Valmy" pour lire nos articles, connaître les points de vue des historiens, voir des images, nos photographies, nos vidéos, etc.

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    Union070919a - Marne

    Épernay : Un programme chargé pour les poilus
     

    C’est sous un soleil radieux que l’association du Poilu de la Marne a reproduit le week-end dernier un grand camp militaire du début du siècle à Dormans.

    A l’occasion de la sortie du livre historique d’Avize, les membres de l’association se présenteront en tenues.
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  • Le week-end dernier, l’association a reproduit un grand camp militaire du début du siècle à Dormans.
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  • Plusieurs membres avaient ainsi revêtu l’uniforme des poilus, du début de la guerre en garance jusqu’à l’armée russe en passant par le traditionnel bleu horizon. Un créneau de tir au canon de 75 et un poste de mitrailleuses étaient ainsi proposés au public venu nombreux. Une exposition de photographies inédites de l’association était également proposée au Mémorial de Dormans. Michel Japin, l’historien du groupe, en a profité pour donner des explications sur les différents uniformes portés durant le conflit.

    Sur place, les poilus avaient également organisé le deuxième salon du Militaria qui a attiré bon nombre de collectionneurs.

    Pour l’heure, l’association se prépare pour la sortie du livre historique d’Avize où ils se présenteront en tenues. Puis, ce sera le départ vers le fort de Seclin les 13 et 14 octobre près de Lille, mais avant, ils iront dans un village près de Lyon pour commémorer de nouveau la mémoire des combattants. Le 11 novembre, ils se rendront à Château-Thierry puis en Alsace.

    À ne pas rater également le grand rassemblement des collectionneurs le 20 janvier au palais des Fêtes d’Epernay.

    Renseignements auprès de Didier Blanchard au 03.26.53.14.18 ou Michel Japin au 03.26.54.70.04.

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    Union070919c - Marne

    CORMONTREUIL : Claude Viéville chevalier de l’ordre national du Mérite
     
    Claude Viéville entouré de son épouse ainsi que Mme Gochard, présidente de l’ordre et M. Voisin, maire.
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  • Il était très ému, Claude Viéville, vendredi soir, lorsque Michel Voisin lui a remis les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite.

    Né en 1938, Claude Viéville a connu les affres de la deuxième guerre mondiale. A 14 ans, après l’obtention du certificat d’études, il entre sur le marché du travail. Tout d’abord en tant que manœuvre chez Dropsy puis cariste et responsable de magasin.

    Claude Viéville devient alors moniteur d’auto-école en 1964 avant de créer sa propre société dont il assure la direction durant vingt ans.

    Cinq enfants naîtront de son mariage, en 1960 avec Tony, puis des petits-enfants. « Une grande tribu » dira le maire « dont tu peux être fier et que tu t’attaches à associer aux engagements civiques qui sont les tiens ».

    Appelé au service national en 1958, M. Viéville est affecté au 18e RCP de Pau puis est envoyé en Algérie, à Blida avant de retrouver la vie civile 17 mois plus tard, au grade de caporal-chef.

    M. Viéville est titulaire de la croix du combattant, la médaille du mérite, la médaille commémorative AFN, la médaille d’argent des sous- officiers de réserve, la médaille d’argent de l’UNC et celle de bronze du Djebel.

    Après avoir assuré pendant dix ans la vice-présidence de l’amicale des sous-officiers de réserve de Reims et la région il s’implique dans la section de Cormontreuil où il est élu président en 1989. « Le principal objectif de ton action fut de donner un souffle nouveau aux commémorations des dates du souvenir qui jalonnent le calendrier. » Et le maire de rappeler les implications de M.Viéville dans la vie communale. « Ton engagement, ton sens du devoir de citoyen, ton investissement au service de la collectivité, ton attachement à la défense des valeurs républicaines, sont autant de motifs qui ont prévalu à la décision de te distinguer de cet insigne prestigieux ».

    « C’est avec une grande fierté que je reçois cet insigne » déclarait Claude Viéville qui avait du mal à cacher son émotion et qui rappelait qu’ « en 1972, nous étions une trentaine ; nous sommes 150 aujourd’hui ».

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    Union070919b - Marne

    Blaise-sous-Arzillières : Une marche de nuit à l’aérodrome
     
    Les marcheurs nocturnes se montrent… en plein jour.
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  • Une marche de nuit s’est déroulée, au départ de l’aéroclub de Vauclerc-Écriennes dont le président Guy Mangin avait ouvert l’entrée à l’Union Nationale des Combattants (UNC) Vitry-Blaise.

    À l’heure du départ, 20 heures, une bonne quarantaine de marcheurs étaient présents pour se diriger à vive allure vers Reims-la-Brûlée.

    À mi-parcours, une pause boisson a permis à chacun de reprendre des forces pour abattre les neuf derniers kilomètres, via la Haie des Vignes.

    Un repas froid a conclu cette soirée pour les 37 convives, accueillis dans la confortable salle du club-house de l’aéroclub.

     

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    Union070919a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Aux anciens des missions extérieures
     
    Bertrand Bonnetier.
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  • Réunir toutes les personnes ayant participé à des missions ou opérations extérieures, sans distinction de statuts, de grades ou d’armes, promouvoir l’esprit civique, renforcer le lien Armée-Nation et accomplir un devoir de mémoire : tel est le but de l’association des anciens des missions extérieures (AME).

    Elle a tenu son assemblée générale le samedi à la maison du combattant. Le dimanche 16, en présence du maire de Châlons, d’autorités civiles et militaires et d’une douzaine de porte-drapeaux, une gerbe a été déposée au monument aux morts.

    L’occasion également, pour le commandant Levrat qui préside l’association de remettre la médaille commémorative des missions extérieures à Bertrand Bonnetier, ancien de Yougoslavie. Pol Cher, président des anciens combattants et victimes de guerre de Châlons, a également reçu cette commémorative qui rejoindra d’autres médailles au musée de la maison du combattant.

    Les combattants, militaires de la 4e génération du feu, jeunes ou moins jeunes, sont reconnus pour leurs actions telles que la guerre du Golfe, l’ex-Yougoslavie, le Tchad, le Liban… L’AME se rapproche d’eux pour l’entraide, les conseils et les démarches en matière d’invalidité, titre d’ancien combattant ou décorations.

    Renseignements par téléphone au 0871.56.71.08 ou sur Internet à l’adresse suivante : www.ame-asso.net

     

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    Union070918a - Marne

    ESTERNAY : 93e anniversaire de la bataille de la Marne
     
    A Courgivaux Jacques Rémy, président des anciens combattants remet la médaille commémorative du maintien de l’ordre en AFN à Christian Voisembert.
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  • A Escardes, Jacques Rémy président des anciens combattants remet la médaille de la reconnaissance de la Nation Indochine-Algérie à René Guillemot.
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  • Le 93e anniversaire de la première bataille de la Marne qui s’est passée du 5 au 12 septembre 1914 dans le Sud-ouest marnais a donné lieu, comme chaque année, à des cérémonies commémoratives en présence des anciens combattants du canton d’Esternay, de la Fnaca, de l’association Mondement 1914, de Patrice Valentin, des personnalités locales et des habitants d’Esternay, Courgivaux, Escardes et Châtillon-sur-Morin.

    Dans chaque commune, la fanfare La Starnacienne a pris la tête, suivie des porte-drapeaux. Le long défilé s’est rendu aux monuments aux morts pour un dépôt de gerbe, précédé du discours des personnalités retraçant les faits qui se sont passés le 6 septembre.

    Ce fut l’occasion pour Jacques Remy, président de l’association des anciens combattants PG-CATM-TOE-STO et veuves du canton d’Esternay de remettre aux récipiendaires Christian Voisembert 73 ans, la médaille commémorative du maintien de l’ordre en Afrique du Nord avec l’agrafe du Maroc (appelé sous les drapeaux le 1er février 1955, destination Oran, il fut libéré de ses obligations militaires le 18 mai 1957, après 27 mois, de service avec le grade de brigadier chef et titulaire du brevet de sous-officier) et à René Guillemot 82 ans la médaille de la reconnaissance de la Nation Indochine-Algérie (engagé volontaire pour l’Extrême Orient le 17 juillet 1953, il rejoint l’Indochine le 27 mars 1954 pour servir au 1er régiment de Marche du Tchad au Tonkin et Centre Anam, jusqu’au 25 octobre 1955.
    De retour en France, il part pour l’Algérie du 3 mars 1956 au 16 juillet 1956. Il quitte l’armée comme Sergent, le 17 juillet 1956).

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    Union070914c - Marne

    Blacy : La Saint-Michel des parachutistes célébrée
     
    La Saint-Michel, organisée par l’Amicale parachutiste de Vitry-le-François et de Champagne, a débuté samedi dernier sur le terrain de football de Blacy par une cérémonie.

    De nombreux élus étaient présents, dont le maire Solange Houget, le conseiller général Thierry Mouton et le député Charles de Courson. Les honneurs ont été rendus aux drapeaux anglais et français sonnés par la fanfare du Cercle des XVII.

    La journée s’est poursuivie par des sauts en parachute sous le regard de nombreux spectateurs. Les « paras », venus de Laon et de la région parisienne, ont été particulièrement applaudis. Des gerbes ont ensuite été déposées au pied des deux monuments aux morts. L’aumônier aux armées et aux anciens combattants, le père Didier Ménétrat, a célébré la messe.

    Au mémorial de Dormans

    Au vin d’honneur, le président de l’Amicale parachutiste de Vitry-le-François et de Champagne, René Beaujoin, a remercié l’ensemble des participants, en particulier le président de l’UNC Blaise, Roger Dezoomer, qui était accompagné de son porte-drapeau et de son président d’honneur, Claude Jouanneteau, ainsi que la forte délégation de porte-drapeaux d’Epernay. La Saint-Michel s’est terminée par un repas servi dans la salle des fêtes de Blacy.

    Le lendemain, la délégation anglaise et les membres de l’Amicale parachutiste se sont rendus à la cérémonie du Mont-Morêt pour honorer les morts de la bataille de la Marne. L’après-midi, ils ont visité le mémorial de Dormans, avant de se rendre le soir à Oeuilly. C’est là que les aviateurs anglais, dont l’avion a été abattu au retour du raid sur Mailly-le-Camp, ont été honorés.

    L’Amicale parachutiste recrute toujours. Renseignements au 03.26.74.53.72.

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    Union070914b - Marne

    COURDEMANGES : En hommage aux soldats tombés au Mont-Morêt
     
    Lors du dépôt de gerbes de fleurs.
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  • De nombreuses personnalités étaient présentes à la cérémonie commémorative sur la cote 153 à Courdemanges pour rendre les honneurs à ceux qui ont gagné le Mont-Morêt le 12 septembre 1914 : les soldats du 126e régiment d’infanterie et de sa réserve du 326e de Brive-la-Gaillarde.

    Chaque année depuis la fin de la guerre 1914-1918, une cérémonie est organisée à la mémoire des glorieux soldats français appartenant aux régiments dont une partie est inhumée, autour de la Chapelle Notre-Dame de Lourdes, à la nécropole nationale de Vitry-le-François.

    Les gerbes ont été déposées au pied du monument, rénovés en 1997 par le Souvenir Français, par Monique Martin, maire de Glannes, François Girardin, président de l’Union nationale des Combattants de Huiron et Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François.

     

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    Union070914a - Marne

    MUIZON : A la découverte de Prague
     
    Ces jours derniers, l’UNC (Union nationale des combattants) de Muizon a emmené ses adhérents et sympathisants en République Tchèque.

    Après deux jours passés à Marienbad, célèbre ville thermale, une visite de la réputée brasserie de Pilsen et de la cristallerie de Bohème a été organisée.

    C’est à Prague, ville aux mille tours et cent clochers que furent logés les 78 touristes à l’hôtel Duo, où gîte et qualité ont été appréciés.

    Les combattants, armés d’appareils photo et de caméscopes, ont découvert le centre touristique, le château, le pont Charles construit en 1357, l’horloge astronomique et bien d’autres monuments aussi célèbres.

    Une soirée folklorique a enchanté ces vacanciers heureux et conquis, prêts à repartir pour une autre destination en 2008.

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    Union070913e - Marne

    Anglure : Claude Couryon nous a quittés
     
    Claude Couryon est décédé à l’âge de 75 ans.
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    Le comité FNACA du canton d’Anglure a conduit dernièrement à sa dernière demeure l’un de ses adhérents et membre du bureau, Claude Couryon de Bagneux, décédé à l’âge de 75 ans.

    Il a travaillé chez Bentini Aldo, de 1947 à 1951, chez Jacob frère, de 1951 à 1970, chez Mathellier Régis, de 1970 à 1976 et enfin à la commune de Bagneux, de 1976 jusqu’à sa retraite en 1992.

    Appelé sous les drapeaux en 1952, il est nommé caporal en 1953, puis caporal chef, quelques mois plus tard, avant d’être libéré en 1954.

     

     

     

     

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    Union070913d - Marne

    Anglure : Nécrologie : Michel Scelles n’est plus
     
     
    Michel Scelles est décédé à l’âge de 63 ans.
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    Le comité FNACA du canton d’Anglure a conduit dernièrement l’un de ses adhérents à sa dernière demeure, Michel Scelles de Romilly-sur-Seine, décédé à l’âge de 67 ans.

    Ce dernier entre dans le monde du travail à l’âge de 18 ans, chez un constructeur automobile, à Paris, en 1958.

    Le 1er février 1961, il est appelé sous les drapeaux, à Mutyig où il fait ses classes. Le 14 juillet de la même année, il part en Algérie au 153e RIM jusqu’à sa libération, fin décembre 1962.

    En 1963, Michel épouse Yvonne avec laquelle il aura deux enfants. Puis de 1963 à 1979, il devient VRP à Paris.

    Arrivé à Romilly avec son épouse en tant que restaurateur et ce, pendant 23 ans, il avait pris sa retraite en 2001.

     

     

     

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    Union070913c - Marne

    Une lettre et des maux
     
    Etait-il de bon ton de donner lecture au XV de France de la lettre de Guy Môquet, l’après-midi de l’ouverture de la Coupe du monde, vendredi (voir également « La phrase ») ? La piteuse défaite contre l’Argentine (12-17), ce soir-là, ne saurait s’expliquer par ce simple exercice de style mais l’initiative paraît déplacée tant le lien entre le résistant communiste de 17 ans et l’événement surchargé en tension paraît ténu.

    Enseignant contractuel en psychologie du sport à l’Université de Reims, Yvan Paquet est de ceux que l’action laisse pantois. Pourquoi cette lettre et, surtout, pourquoi à cet instant ?

    L’universitaire évoque quel ques pistes. « J’imagine qu’on voulait insister sur les notions de solidarité et de sacrifice. Que la lecture soit assurée par un remplaçant (Clément Poitrenaud) participe de la même volonté de solidarité. Mais, l’unité ne se décrète pas comme cela, à cet instant-là. Le groupe est uni selon ses codes et depuis longtemps », suppose Yvan Paquet qui, plus grave, évoque le côté négatif des écrits de ce 21 octobre 1941.

    « La lettre est touchante, forte mais elle rajoute de l’émotion là où il y a déjà un trop plein. Le rugby est un sport d’activation. Cette lettre a pu, au contraire, bloquer. Les joueurs ont intériorisé leurs émotions alors qu’il fallait plutôt libérer l’énergie accumulée depuis des semaines. C’est le but du haka. »

    « Rattachement aux valeurs nationales »

    Culturel par excellence, le cri de guerre des Blacks est un signe de solidarité mais il fait aussi « monter le degré d’activation ».

    Bref, la lecture de cette correspondance épistolaire, pourquoi pas, mais elle aurait été plus appropriée en juin, au début de la préparation. Au nom de ce jeune sacrifié, les Bleus partaient au combat. L’hypothèse tient la route.

    Et encore… Les 30 du groupe France connaissaient-il réellement Môquet, ce fils de député communiste de Paris ? Vendredi après-midi, il était trop tard pour mettre ses connaissances à jour… Du côté des Bleus, on coupait court à la polémique naissante : « Depuis que je suis en équioe de France, on a l’habitude d’avoir recours à des signes prouvant le rattachement aux valeurs nationales, rappelait Raphaël Ibanez. ensuite, qu’il y ait eu des interprétations acerbes en raison de la défaite, c’est normal ».

    Philippe Launay

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    Union070913b - Marne

    SUIPPES : Les premières journées du patrimoine pour Marne 14-18
     
     
    Un espace moderne pour une visite passionnante.
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  • Pour sa première participation aux journées du patrimoine, le centre d’interprétation « Marne 14-18 », autrement dit le musée de la Première Guerre mondiale ouvrira gratuitement ses portes les samedi 15 et dimanche 16 septembre de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures. Le public pourra visiter librement l’exposition permanente, découvrir ou redécouvrir l’histoire de la première guerre mondiale du point de vue humain, côté militaire et côté civil.

    Dans cet espace moderne, le visiteur sera plongé dans l’ambiance de la vie au front et à l’arrière grâce à un parcours interactif parsemé de bornes biométriques, de films, d’images et d’explications sur la grande guerre.

    Il pourra suivre le parcours d’un soldat, ou d’un civil, ayant vécu cette époque, et la reconstitution d’un bombardement, et l’évolution de cette guerre qui a particulièrement marqué le secteur.

    Suippes Marne 14-18, centre d’interprétation, ruelle Bayard,
    samedi et dimanche de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures.
    Entrée gratuite.
    Tél 03.26.68.24.09.

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    Union070913a - Marne

    Courdemanges : Hommage aux soldats du 107e RI
     
     
    Le dépôt de gerbes.
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  • Comme chaque année, une cérémonie s’est déroulée dimanche en fin de matinée à la stèle du lieu-dit Guémont sur le territoire de la commune de Courdemanges pour rendre hommage à cinq soldats du 107e régiment d’infanterie, tués au cours de la Bataille de Courdemanges, du 8 au 12 septembre 1914, à l’invitation de la commune de Glannes.

    Une vingtaine de porte-drapeaux y assistait ainsi que la conseillère régionale Marianne Dorémus ; le conseiller général Thierry Mouton ; le président et les maires de la communauté de communes du Mont-Morêt ; ainsi que les conseillers municipaux, les anciens combattants, les sapeurs-pompiers et les habitants des communes de Blaise-sour-Arzillières, Châtelraould-Saint-Louvent, Courdemanges, Glannes et Huiron.

    Avant l’appel des morts, des gerbes ont été déposées au pied du monument par François Girardin, président de l’union nationale des combattants de Huiron et Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François.

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    Union070912c

    Suippes : Monument aux morts : qui a peint le visage de la glaneuse ?
     
     
    Le nettoyage à l’eau n’a rien donné.
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  • Dans la nuit de samedi à dimanche, le visage de la statue du monument aux morts de Suippes a été peint.

    Le maire a porté plainte au nom du sacrilège.
    « C’est de la provocation. C’est inadmissible. C’est de l’irrespect pour nos morts des deux guerres ! »

    Maire de Suippes, André Mauclert en a gros sur le cœur. Sans doute dans la nuit de samedi à dimanche, la tête de la statue en pierre du monument aux morts représentant une femme a été peinte. Le ou les auteurs ont utilisé plusieurs couleurs pour les cheveux, les yeux, le visage, et les lèvres aussi, parées d’un rouge éclatant.

    Cette statue du sculpteur valenciennois Félix Desruelles représente une paysanne en train de glaner dans un champ de blé. La scène est sobre et éloquente. La jeune femme regarde d’un air mélancolique une croix surplombée d’un casque, quand le champ sur lequel elle travaille était terre de bataille : « Il n‘y a que deux monuments en France de ce type signé par Desruelles » affirme le maire, « le second représente un paysan avec une faux, dans la même position pensive. Ils ont été construits dans les années vingt ».

    Les jeunes ?

    Le maire a porté plainte, au nom d’une commune qui a beaucoup donné lors des deux derniers conflits, témoins les cent cinquante noms du monument aux morts.

    Hier, Michel Szamweber, conseiller municipal de la commune, essayait d’enlever à l’eau cette peinture. En vain. En attendant de connaître le matériau utilisé pour peindre le visage de la paysanne, « ce qui permettra d’utiliser le produit adapté pour l’ôter en espérant que la pierre ne soit pas imbibée », reste l’interrogation. Qui sont les auteurs de cet acte ? Est-ce la poignée de jeunes – « ce sont presque toujours les mêmes » – qui, de l’avis de beaucoup ici, empoisonnent régulièrement la vie de la cité ? L’enquête de la gendarmerie le dira sans doute.

    En tout cas, au café d’à côté, chez Jean-Claude, les commentaires allaient bon train hier : « Le maquillage est propre et plutôt joli » commentait un client. « C’est irrespectueux et inadmissible » jugeait un autre.

    En attendant, André Mauclert affiche son ras-le-bol : « Ca n’arrête pas à Suippes. Peu de temps après l’ouverture du centre d’interprétation (N.D.L.R. : musée interactif sur la Première Guerre mondiale), les dix drapeaux situés devant ont été volés. On ne les a toujours par remis ».

    Fabrice Minuel

    Union070918b - Marne

    Suippes : Statue maquillée : le geste de deux ados
     
    Deux adolescentes de 14 et 15 ans ont reconnu avoir maquillé avec du fonds de teint, il y a une dizaine de jours, la statue de la glaneuse du monument aux morts de Suippes (l’union du mercredi 12 septembre).

    La découverte avait provoqué la colère d’André Mauclert, le maire de la commune, qui parlait de « provocation » et d’« irrespect pour nos morts des deux guerres ». Entendues par la gendarmerie, les deux adolescentes, originaires de Châlons, ont précisé qu’elles ne pensaient pas que leur geste constituerait une atteinte à la mémoire des morts, mais ont expliqué qu’elles souhaitaient « embellir la statue qui leur paraissait terne ».

    Depuis, l’œuvre de Félix Desruelles avait été nettoyée par des artisans de la commune. Une décision du parquet des mineurs est attendue pour d’éventuelles poursuites.

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    Union070912b - Marne

    Vienne-le-Château : Théâtre au cœur de l’Argonne
     
     
    L’occasion de jouer une scène journalière de la guerre.
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  • Ce samedi 8 septembre, la troupe théâtrale de Vallée Moreau a rassemblé plus d’une centaine de personnes en présentant une pièce intitulée « la patrouille » écrite par deux soldats Durassié et Galland dans les années 20 au four de Paris non loin de ce camp allemand.

    Ce spectacle fut l’occasion de commémorer comme nos voisins meusiens les batailles de la Première Guerre et comme a pu le souligner Roger Berdol : « L’occasion de faire connaître d’une autre manière ce site très touristique et de montrer le travail des bénévoles du comité franco-allemand depuis près de 10 ans ».

    Une opportunité pour ces bénévoles aidés par différentes troupes de théâtres — notamment celle du « théâtre des vertes voix » — de jouer une scène journalière de la guerre. Un spectacle peu connu mais qui était très fréquent durant la Première Guerre mondiale dans nos forêts argonnaises où la lassitude se faisait ressentir.

    Ce fut un travail de plusieurs mois puisqu’en plus des répétitions, les membres du comité continuaient les visites hebdomadaires du site.

    Pour cette occasion, le soutien de l’ONF a été un plus puisqu’un nouveau parking a été aménagé près du site. Il servira pour les prochains visiteurs. Pour cette année, les visiteurs français mais également belges et allemands ont été nombreux, et les bénévoles espèrent atteindre les 1.000 visiteurs d’ici la fin de saison.

    Les visites des installations souterraines du camp Vallée Moreau par des guides restent possibles les samedis et dimanches.
    Pour tout renseignement, contacter la Maison du Pays d’Argonne au 03.26.60.49.40.

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    Union070912a - Locales - Reims

    Châlons-en-Champagne : Larbi Djemaï, chevalier de la Légion d’honneur à 87 ans
     
     
    Larbi Djemaï a reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.
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  • Ancien combattant d’Indochine, ancien « supplétif » en Algérie, puis ancien militaire de l’armée française après la guerre d’Algérie, Larbi Djemaï, 87 ans, a été fait chevalier de la Légion d’honneur samedi, lors d’une cérémonie émouvante dans le grand salon de l’hôtel de ville.

    En présence de sa famille, d’un grand nombre de personnalités, dont le préfet de région et préfet de la Marne Philippe Deslandes, Jean-Daniel Courot, directeur du service départemental de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre, a épinglé l’insigne au revers du veston de Larbi.

    Le parcours militaire de Larbi Djemaï a été exceptionnel. Il s’est engagé dans l’armée française en 1944, en Allemagne jusqu’en septembre 1947, avant de partir en Indochine au sein du corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient au 21e bataillon de tirailleurs Algériens. Il a participé à de nombreuses actions de combat contre les troupes du Viêt-Minh, ce qui lui valu deux citations.

    En 1950, il quitte l’armée et rejoint l’Algérie. En 1957, ne pouvant statutairement réintégrer l’armée française, il décide de la servir comme supplétif, comme « harki ». Il est blessé à trois reprises lors d’opérations contre les rebelles. Il obtient deux nouvelles citations.

    Assassinat de sa mère

    Pris dans la tourmente du drame algérien en 1962 (en particulier l’assassinat de sa mère et d’un de ses frères par le FLN), il rejoint seul la France et est intégré dans l’armée française au 40e R.A à Châlons.

    Son épouse et ses deux enfants, vivant cachés en Algérie sont rapatriés en France trois ans plus tard. En 1971, atteint par la limite d’âge, il quitte l’armée et travaille dans le secteur civil comme ouvrier jusqu’à la retraite.

    « Votre Légion d’honneur, un peu tardive pour ces mérites reconnus, c’est celle qui m’a le plus touché ! Pour rien au monde je n’aurais voulu manquer cette cérémonie ! » a déclaré le préfet de région.

    Fatima, la fille de Larbi, des sanglots dans la voix, dit avec émotion : « Aujourd’hui on ne peut pas dire que la Patrie reconnaissante a oublié ». Et d’ajouter : « Une page d’histoire vient de se rouvrir, histoire dont l’un des acteurs reconnu est mon père. Merci… » Larbi Djemaï, est dans le département de la Marne, a priori, l’un des premiers « supplétifs » à recevoir la Légion d’honneur.

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    Union070911b - Locales - Reims

    Guynemer : l’as des capitaines
     
     
    Le capitaine Guynemer (88 victoires dont 53 homologuées) raconte à Bonnemaison un combat au mitrailleur Vitalis. Collection Damien ROCHA
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  • Il y a quatre-vingt-dix ans disparaissait l’as aux cinquante-trois victoires homologuées, dont trente-cinq dans le ciel de Champagne-Picardie, figure de légende de l’armée de l’air.

    QUI aurait imaginé que ce garçon à la santé si fragile, portant le patriotisme au cœur mais dont ni l’infanterie, ni la cavalerie n’avaient voulu deviendrait l’un des plus grands pilotes de chasse du XXe siècle ?

    Et pourtant alors qu’en juillet 1914, âgé de 19 ans, son père inquiet l’interroge sur son ambition, avec calme et fermeté il réplique : « Je veux être aviateur. Je vous confie un secret, un matin, j’ai vu un avion voler. J’ai ressenti une émotion profonde et je me suis dit : c’est mon destin ». Lorsque la guerre est déclarée, il n’hésite pas. Il doit se battre pour la France.

    Dans le ciel axonais

    Ce n’est qu’à force de volonté qu’il est accepté dans l’aviation. D’abord élève mécanicien, il apprend à piloter sur Blériot. Après un premier vol en altitude le 10 mars 1915, il obtient le 26 avril son brevet de pilote. Il rejoint l’école d’Arvord pour se perfectionner à la fois sur Morane Parasol et Nieuport.

    Le 5 juin, le gringalet comme on le surnomme rejoint Vaucienne dans l’Aisne où est basée la célèbre escadrille des Cigognes. Dès son premier vol axonais, il casse son avion puis un deuxième. Son chef d’escadrille s’insurge contre ce « bousilleur de zinc ».

    L’adjudant Jules Védrines prend en charge le petit nouveau qu’il tempère de ses ardeurs mais chez lequel il devine un talent fou.

    Ses leçons le font progresser et le 19 juillet 1915 alors qu’il vole avec son mécanicien Charles Guerder, il croise un Aviatik ennemi qu’il attaque au-dessus de Soissons et abat. Guynemer dont son chef d’escadrille veut se débarrasser est nommé sergent, décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire.

    Bientôt le voici qui descend un deuxième appareil près de Chauny. La veille de Noël 1915, jour de son anniversaire, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Il compte quatre victoires homologuées.

    En mars 1916, il est nommé sous-lieutenant et rejoint le secteur de Verdun où les Tangos de Richthofen et les Damiers de Goering sont les maîtres du ciel. Les pilotes des Cigognes doivent leur en faire baver. A la fin de l’année, lieutenant, il affiche vingt-cinq victoires mais se sait vulnérable. Il a déjà été touché ou abattu mais s’en est toujours sorti. Promu capitaine le 18 février 1917, il est très affecté par la mort de son ami René Dorme tombé au-dessus du fort de la Pompelle près de Reims.

    Abattu le 11 septembre 1917

    En juin 1917 il stationne sur le terrain de Fismes-Bonnemaison. Il a alors quarante-cinq avions à son palmarès et a reçu le 11 du mois la rosette d’officier de la Légion d’honneur.

    Le 20 août, il est à cinquante-trois victoires. Le 11 septembre 1917, il s’envole du terrain de Saint-Pol-sur-Mer où il est arrivé le 4, pour remplacer le capitaine Heurtaux à la tête de l’escadrille des Cigognes. Il sait déjà que ses supérieurs veulent l’affecter à l’arrière comme instructeur. Vers 9 h 25, au-dessus de Poëlcapelle, il attaque d’après un pilote témoin un biplace d’observation ennemi Rumpler. Hélas, il est abattu et entre alors dans la légende.

    Au-dessus de Poëlcapelle

    Comment est mort Guynemer ? En 1967, l’air commodore Collishaw conteste le fait que le capitaine ait été abattu par le lieutenant Kurt Wissermann affirmant qu’il était alors observateur sur un biplace Albatros et non un Rumpler.

    Il a indiqué qu’au même moment une formation de bombardiers allemands survolait Guynemer qui aurait pu être tué par une rafale de l’un d’eux.

    Collishaw a ajouté que la chute de l’as français a été vue par des civils belges et allemands et qu’un sergent médecin et deux soldats de la 204e division se sont portés à son secours mais n’ont pu que constater son décès.

    Il avait été atteint de plusieurs balles dont une en plein front. Ils l’ont identifié par ses papiers.

    Le 25 juillet 1918, le lieutenant Allemand Menckoff descendu dans les lignes françaises a déclaré : « Votre as a surpris Wissermann. Il se croyait perdu lorsqu’il a constaté que les deux mitrailleuses de Guynemer étaient enraillées. Le Français chercha à manœuver mais il fut rejoint et abattu ». Wissermann a été tué par un autre as français, René Fonck, le 30 septembre 1917.

    Hervé Chabaud

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    Union070911a - Locales - Reims

    VIENNE-LE-CHÂTEAU : Les affiches de 1914 à 1920 s’exposent
     
     
    Philippe Lunard un passionné raconte.
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  • Pour commémorer le 90e anniversaire des batailles d’Argonne, une exposition est proposée à la Maison du Pays d’Argonne de Vienne-le-Château.

    Elle vient d’être inaugurée. Philippe Lunard, passionné de la guerre, a installé une trentaine d’affiches. On peut y voir des affiches de mobilisation mais également, de sensibilisation de la population. L’expo retrace les faits marquants de cette guerre et les différentes propagandes auprès des civils.

    Une exposition très originale et peu ordinaire.

    Comme a su le dire Philippe Lunard : « il est très rare de pouvoir contempler des affiches de l’époque. On voit principalement des expos avec des armes ou des uniformes mais avec ces affiches on peut voir un autre aspect de la guerre peu connu du public « .

    Une exposition ouverte à tous jusqu’au 16 septembre.

    Pour tout renseignement : 03.26.60.49.40 ouvert tous les jours.

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    Union070910a - Locales - Reims

    Anciens des Missions Extérieures
     
    L’Association des Anciens des Missions Extérieures tiendra son assemblée générale le samedi 15 et le dimanche 16 septembre à Châlons-en-Champagne.

    L’ordre du jour est le suivant.

  •  Samedi 15 septembre :
      • 14 h 30 : accueil des participants à la Maisons du combattant de Châlons-en-Champagne, rue du Général-Maitrot.
      • 15 heures : assemblée générale de l’association suivie de l’inauguration d’une exposition sur les missions extérieures.
  •  Dimanche 16 septembre :
      • 10 h 30 : dépôt de gerbe au monument aux morts de Châlons-en-Champagne.
      • 11 h 30 : Réception à l’hôtel de ville de Châlons-en-Champagne.

    L’Association de Anciens de Missions Extérieures a pour but de réunir toutes les personnes qui ont participé à des missions ou opérations extérieures, sans distinction de statuts de grades ou d’armes, de promouvoir l’esprit civique, de renforcer le lien Armée-Nation et d’accomplir un devoir de mémoire.

    Créée par d’anciens militaires, elle propose également de l’entraide et des conseils pour les démarches en matière de pension d’invalidité, titre d’ancien combattant, décorations.

    L’assemblée générale est ouverte à toutes personnes intéressées.
    Renseignements au 08.71.56.71.08 ou sur internet www.ame-asso.net.

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    Union070908a - Locales - Reims

    La Neuvilette : Les anciens combattants en voyage
     
     
    Une belle journée en Belgique.
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  • Les sociétaires de l’association des anciens combattants de La Neuvillette ont été conviés par le président Jean Ledoux à un voyage d’une journée en Belgique.

    La matinée fut réservée à la visite du château fort de Bouillon, plus ancien vestige de la féodalité en Belgique et qui offre la particularité d’avoir été partiellement taillé dans le rocher (au 13e siècle), visite suivie d’un ballet des rapaces du château vraiment impressionnant.

    Après le déjeuner étaient proposés la découverte de la citadelle de Dinant, ses galeries et son téléphérique, le spectacle vertigineux de son rocher à pic ainsi qu’une magnifique vue d’ensemble sur la ville et les environs.

    Les visiteurs purent aussi admirer les plus beaux sites de la Haute Meuse au cours d’une croisière en bateau, le tout s’étant déroulé par un temps somme toute agréable, ce qui mérite d’être noté.

    Le président et le comité donnent rendez-vous aux sociétaires et à la population le 11 novembre à 10 heures au monument aux Morts de La Neuvillette et le 25 novembre pour le déjeuner dansant de l’Armistice qui aura lieu salle municipale Châtillons, boulevard des Phéniciens.

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    Union070907a - Locales - Reims

    VERZENAY : FFI : ils se souviennent
     
     
    Une délégation de Verzenay s’est rendue à la stèle posée en 1994 au carrefour de Beine-Nauroy.
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    Comme chaque année depuis ce tragique 29 Août 1944, une délégation de Verzenay s’est rendue à la stèle posée en 1994 au carrefour de Beine-Nauroy. Cette stèle rappelle la présence dans les bois environnants d’un groupe de FFI, jeunes de Verzenay et d’autres communes, dont la mission était de retarder la progression des Allemands et d’informer l’échelon supérieur de leurs positions.

    La nuit du 28 au 29 Août 44, ils attendaient un parachutage d’armes et de munitions. Il a bien eu lieu, mais sur le territoire de Pontfaverger. Donc, le groupe stationné dans le bois n’a pu en profiter.

    « Il y avait plusieurs containers, précise Georges Quénardel porte-drapeau des FFI, présent ce jour-là. « Au petit matin, Charles Péhu et Raymond Lerond sont sortis du bois pour se rendre compte de la situation. Ils ont aperçu une charrette renversée, mais pas les Allemands cachés derrière qui ne leur ont laissé aucune chance. Ce n’est que le lendemain que des Américains, progressant vers l’est ont vu les deux corps et nous ont prévenus ».

    Depuis, ceux qui sont restés leur rendent hommage chaque année. Une gerbe a été déposée par Mme Veuve Antonin Péhu, membre du groupe ayant d’ailleurs recueilli des parachutistes.

    La mairie était représentée par Jacques Busin. Etaient présents également M. et Mme Henri Lefèvre des Anciens Combattants, Maurice Vol et Robert Vite anciens FFI.

    Le verre de l’amitié fut partagé ensuite à la mairie de Verzenay.

     

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    Union070906a - Locales - Reims

    Villers-le-Château : Croix gammées et inscription raciste sur le mur du château
     
    Le méfait a été commis sur le mur d’enceinte du château situé à la sortie du village.
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  • Mardi, les propriétaires du château de Villers-le-Château ont porté plainte à la gendarmerie après avoir découvert des croix gammées ainsi qu’une inscription raciste sur le mur d’enceinte de leur parc.

    Les faits auraient été commis aux alentours du 30 août et n’étonnent pas le maire de la commune.
    « On retrouve de telles inscriptions racistes et stupides sur le mur du pont qui passe sous l’autoroute non loin de là », souligne Gibert Poiret.

    La propriétaire du château, Mme Gay, note d’ailleurs que « c’est la même écriture que sur notre mur d’enceinte. »

    « Nous déplorons régulièrement des dégradations dans la commune : fleurs arrachées, éclairage et abribus détériorés, tags un peu partout… » se désole le maire.

    « Je me doute un peu de qui ça vient et j’ai d’ailleurs donné les noms à la gendarmerie. » L’enquête est confiée à la brigade de Châlons-en-Champagne.

    V.M.

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    Union070905b - Locales - Reims

    Suippes : Dans « La Tourmente » des Bretons à Suippes
     
    Luc Corlouër a dédicacé son premier roman « La Tourmente (Kenavo) » sur la Foire, samedi dernier.
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  • Dans « La Tourmente (Kenavo) », son premier roman, Luc Corlouër raconte l’histoire de ces Bretons débarqués sur le sol marnais lors de la guerre 1914-1918.

    AU détour d’une allée de la foire de Châlons, samedi, soufflait un petit air de Bretagne. Sous son kiosque paré du drapeau Hermines, Luc Corlouër, un Breton pur souche installé à Paris, dédicace son premier roman intitulé « La Tourmente (Kenavo) ». A priori, aucun rapport avec la région, direz-vous. Et pourtant…

    Il suffit d’ouvrir le livre, de feuilleter quelques pages, et le lien devient évident au fil de l’histoire. Une histoire romancée, pleine d’amour, d’humour, de tristesse, d’intrigue, mais fondée sur une trame historique réelle, celle de la guerre 1914-1918.

    « Je raconte l’histoire de ces Bretons partis construire le métro de Paris, au début des années 1900 », décrit l’écrivain. « Il fallait que survienne un événement important pour qu’ils rentrent chez eux. Alors ils redécouvraient le pays, ses histoires… Celles que me racontait ma tante lorsque j’avais 15 ans. » C’est alors qu’éclate la guerre 1914-1918. Et ces mêmes hommes se retrouvent sous l’uniforme. Ils arrivent à Suippes, Souain.

    Montent au front à Perthes-les-Hurlus, Tahure… « L’un des héros du roman fait partie d’un régiment parisien », raconte Luc Corlouër. « Lors d’un approvisionnement, il entend parler breton. Ça lui plaît, il discute, retrouve des cousins de Bretagne. La Bretagne qui, d’une certaine manière, se reconstitue alors à Suippes. »

    Luc Corlouër multiplie les détails, au fil des pages. Des anecdotes chinées aux Archives des Armées au château de Vincennes, ou au détour des villages marnais qu’il a arpentés plus d’une fois. « Je suis allé à Suippes, à Mourmelon. C’était très émouvant de trouver ces villages tels qu’on les avait laissés. Cela m’a donné de la matière pour faire ressentir dans mon livre ce qu’ont vécu les gens là-bas. »

    Une émotion que l’écrivain a pu partager lors de son passage à Châlons avec le maire de Souain, venu à sa rencontre. « J’ai été très content de le voir, de pouvoir discuter avec lui. Je suis très heureux d’être ici et je reviendrai très prochainement pour dédicacer à nouveau mon livre. »

    Marion Dardard

    « La Tourmente (Kenavo) » aux éditions Le Cormoran. 18 euros.

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    Union070905a - Locales - Reims

    DORMANS : Photos de guerre
     
    Un hôpital à Épernay.
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  • Retour du front.
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    Le mémorial des victoires de la Marne à Dormans sera samedi et dimanche prochains au cœur d’une exposition de photographies anciennes.

    Cette exposition est réalisée grâce aux collections privées des membres de l’association « Le poilu de la Marne ».

    Les vues qui sont présentées sont pour la plupart inédites. Certaines photographies n’avaient pas pu être identifiées, faute d’écriture sur les originaux.

    Ce rendez-vous a pour but de sensibiliser l’opinion sur les conditions de vie de nos aïeux pendant la Première Guerre mondiale.

    Cette exposition a été conçue de façon à mettre en parallèle la situation des principaux belligérants. Elle est agrémentée d’anecdotes historiques, pour chacuns des thèmes proposés.

    En parallèle, une bourse aux armes est organisée par les poilus de la Marne à la salle des fêtes de Dormans.

    Et le dimanche 9 septembre à 15 heures, une association d’anciens combattants parachutistes de Vitry-le-François déposera à l’ossuaire du mémorial une gerbe, avec d’anciens paras anglais.

    Ces derniers ensuite se rendront sur les tombes d’aviateurs tombés à Oeuilly lors du second conflit mondial.

     

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    Union070904d - Locales - Reims

    Fère-Champenoise : Hommage aux soldats vendéens
     
    Recueillement devant les tombes des soldats inconnus.
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  • Samedi dernier, à la nécropole fertonne, un hommage solennel était rendu aux soldats vendéens. « La Vendée a payé un lourd tribut à cette guerre », a rappelé le président du groupe départemental de recherches sépulcrales et de la mémoire historique combattante de la Vendée.

    « Le premier conflit mondial a vu, dès septembre 1914, au cours de la bataille de la Marne, près de 600 Vendéens morts au champ d’honneur. C’est pourquoi, avec les 5.393 autres camarades de combat, ils ont leur mémorial à la nécropole fertonne ».

    Une trentaine de Vendéens étaient donc venus de différentes communes proches de la Roche-sur-Yon, accompagnée de leurs maires respectifs, pour honorer la mémoire de leurs aïeux : un père, un grand-père ou même un arrière grand-père, disparu, recherché puis retrouvé grâce au travail de l’association. Partis vendredi matin à l’aube, ils venaient pour certains, pour la première fois. Mme Delahaye, grâce au groupe de recherches, a ainsi pu retrouver le mémorial en l’honneur du frère de son père.

    M. Pasco du Morbihan est venu, quant à lui, fleurir trois tombes de « soldats inconnus », persuadé que parmi eux repose l’infirmier Pierre-Marie, son grand-père.

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    Union070904c - Locales - Reims

    Mondement-Montgivroux : 93 ans après Mondement se souvient…
     
    Au pied de la borne du souvenir de Mondement, le Major Gibson-Horrocks rappelle à l’assemblée l’importance de cette « mémoire partagée ».
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  • Beaucoup de Champenois étaient présents, dimanche, pour la cérémonie commémorative du 93e anniversaire de la bataille de la Marne. Mais pas seulement : des Vendéens et des lycéens saxons avaient également fait le voyage.

    LES 450 chaises prévues par l’association Mondement 1914 au pied de la borne du souvenir n’auront pas suffit. Plus de 500 personnes avaient fait le déplacement, dimanche matin, à Mondement, pour assister à la cérémonie commémorant le 93e anniversaire de la première bataille de la Marne, qui eut lieu du 5 au 12 septembre 1914.

    Organisée chaque premier dimanche de septembre, cette commémoration rappelle la dimension européenne et américaine de l’affrontement, avec la participation de délégations étrangères, la présence d’attachés militaires représentant les pays belligérants (serbe, polonais, allemand, etc.), d’historiens et d’anciens combattants.

    « Un hommage à TOUS les soldats »

    Le président du Conseil général, le docteur René-Paul Savary, le représentant du président du Conseil régional et conseiller régional, Jean-Paul Angers et madame le maire de Mondement, Anne-Marie Desroches, étaient également présents.

    Cette année, nous avons une importante délégation vendéenne, mais également saxonne, plus précisément de Dresde », explique le Colonel Claude Domenichini, président de l’association Mondement 1914, les soldats de la Marne, créée en 1937.

    Et d’ajouter, « avec cette cérémonie, nous voulons rendre hommage à tous les soldats tués, à l’amitié franco-allemande et enfin, faire partager cette mémoire ».

    Après l’office œcuménique, une cérémonie militaire s’est tenue devant le monument national de la première victoire de la Marne, érigé pour perpétuer le souvenir des combattants. L’occasion, notamment, pour plusieurs élèves saxons de lire un texte devant l’assemblée.

    « L’histoire d’une population »

    Une dizaine de lycéens qui « se sont engagés dans un travail de recherche et de compréhension historique sur la bataille de la Marne, raconte le proviseur de leur établissement de Goswig-Dresde. Une partie d’entre eux prépare même un dossier et une exposition ». Et pour s’imprégner au mieux de cette histoire, ils ont même tous été accueillis dans des familles du secteur.

    Un cortège mené par les porte-drapeaux s’est ensuite rendu au cimetière du village pour l’appel des soldats décédés, puis devant la plaque du Général Humbert, commandant de la division marocaine, mort en 1921, pour y déposer des gerbes de fleurs.

    L’après-midi, la commémoration s’est poursuivie à la nécropole de Soizy, et enfin au cimetière militaire d’Allemant et Connantre. « Ici, il ne s’agit pas d’une histoire de régiment mais avant tout de l’histoire d’une population, de la mémoire d’un traumatisme, raconte Mireille Domenichini, membre de l’association. Trois générations d’une même famille bretonne sont venues ainsi se recueillir sur la tombe de leur grand-père » (voir ci-dessous).

    D’où une cérémonie plus émouvante que protocolaire, comme l’a souligné un des participants.

    Sahra Saoudi

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    Union070904b - Locales - Reims

    Épernay : Les poilus de la Marne organisent leur deuxième salon militaria
     
    Rendez-vous ce dimanche 9 septembre à Dormans.
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  • Le dimanche 9 septembre sera le deuxième grand rendez-vous pour l’association des poilus de la Marne avec la bourse aux antiquités militaires de Dormans dans la salle des fêtes. Des dizaines d’exposants professionnels ou particuliers viendront vendre leurs matériels datant du Premier Empire à la Guerre d’Algérie : coiffures, casques, uniformes, armements, baïonnettes ou autres objets militaires qui devraient ravir les collectionneurs.

    Pour les passionnés d’histoire, l’association du poilu de la Marne, présidé par Didier Blanchard, présentera dans le parc du château une reconstitution d’un camp avec les membres costumés en différentes tenues du premier conflit. « Nous avons prêté notre exposition photographique au mémorial et des dizaines de clichés inédits seront installées », précise Michel Japin qui gérera aussi la reconstitution au château.

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    Union070904a - Locales - Reims

    Bignicourt-sur-Saulx : À la mémoire des morts de septembre 1914
     
    Au carré militaire du cimetière.
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  • Les cérémonies commémoratives de la Bataille de la Marne se sont déroulées ce dimanche à Bignicourt-sur-Saulx. Après un office religieux, les autorités se sont rassemblées au carré militaire du cimetière communal, entourées des porte-drapeaux et des représentants des associations, pour un dépôt de gerbe par le maire Jean-Pol Barrois.

    Tous se sont ensuite rendus au monument aux morts de la commune, accompagnés de nombreux habitants pour l’appel des morts et le dépôt d’une gerbe.

    La cérémonie s’est terminée par l’hymne européen qu’a joué la Renaissance de Chavanges. À l’heure des discours, le député Charles de Courson a posé la question : « Pourquoi commémore-t-on ? Il a fallu trois guerres, 1870, 1914, 1940 pour prendre conscience des conditions d’une paix durable : c’est faire travailler les peuples entre eux au lieu que l’un d’eux écrase les autres. »

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    Union070903a - Locales - Reims

    Suippes : Thé dansant
     
    L’association des Anciens Combattants de Suippes et du secteur organise un thé dansant le dimanche 9 septembre de 14 h 30 à 20 heures, à la salle Geneviève-Devignes de Suippes.

    Elle sera animée par l’orchestre musette de Jean Lepoivre et ses danseuses.

    Entrée 10€.
    Renseignements complémentaires auprès de Lucien Butin au 03.26.66.08.47 ou Francis Fouillé au 03.26.70.10.39.

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    Union070902a - Locales - Reims

    Sermaize libérée
     
    Des porte-drapeaux étaient présents pour le dépôt de gerbes.
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    Sermaize se souvient des journées tragiques de sa libération et c’est une centaine de personnes qui étaient rassemblées près de l’hôtel de ville 63 ans plus tard.

    En présence des portes-drapeaux, d’une délégation de sapeurs-pompiers et de la gendarmerie, le maire Michel Simon a rappelé l’incendie des maisons et les tirs sur les habitants par une troupe en retraite avant de faire l’appel des victimes civiles, et de conclure : « La jeune génération ne vous oubliera pas ».

     

     

     

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    Union070901e - Locales - Reims

    Montmirail : 63e anniversaire de la Libération
     
    La fanfare de l’AMBC.
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    La commune de Montmirail a fêté le 63e anniversaire de sa Libération. Au monument aux Morts, à l’issue du défilé et après avoir déposé une gerbe, Bernard Lefèvre 1er adjoint au maire a rappelé que « cette journée chargée de souvenirs pour les anciens devrait permettre aux plus jeunes qui n’ont pas connu cette période d’occupation d’avoir une petite idée de ce jour mémorable, faisant suite à quatre années de privation ».

    La reconstitution du défilé qui a commencé à la Chaussée de Mécringes était emmenée en musique par la fanfare de l’Atelier Musicale de la Brie-Champenoise, suivi des élus de la commune et des fonctionnaires de l’Etat. Puis ce sont les véhicules militaires d’antan avec des figurants en tenue d’époque qui fermaient le cortège. Le défilé a parcouru les rues de la commune en faisant plusieurs haltes dont une devant l’hôpital local et la maison de retraite de Montmirail.

     

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    Union070901d - Locales - Reims

    Vitry-le-François : Les tombes des résistants fleuries au cimetière
     
    Devant la tombe du commandant Jacques de La Fournière, chef du premier groupe de résistance vitryat.
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  • Mercredi en milieu d’après-midi, plusieurs tombes ont été fleuries par Alain Pasquier, adjoint au maire, et Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français, qui étaient accompagnés des porte-drapeaux du Souvenir français et de l’ANACR.

    Au cours des journées qui ont précédé la Libération, plusieurs maquisards et civils vitryats sont morts pour la France :

  •  le commandant Jacques de la Fournière (1892-1943) de Châtelraould-Saint-Louvent, chef du premier groupe de résistance vitryat, décédé à Paris des suites de ses blessures le 7 août 1943 ;
  •  Gaston Bolot (1923-1944) de Vitry-le-François, FFI fusillé à Huiron le 28 août 44 ;
  •  Vitalis Gotantas de Kelme (Lituanie), engagé volontaire de l’armée lituanienne, FFI fusillé à Naives-devant-Bar le 29 août 1944 ;
  •  le sergent Zigmantas Gudelis de Kovno (Lituanie), de l’armée lituanienne, FFI fusillé à Naives-devant-Bar le 29 août 1944 ;
  •  le capitaine Robert Meunier (1919-1944), ancien coiffeur de Vitry-le-François, chef de groupe FTP fusillé à Genas, près de Lyon, le 11 juillet 1944 ;
  •  René Bégard (1919-1944), ancien secrétaire de mairie au service État civil de Vitry-le-François, FFI fusillé à Saint-Quentin (Aisne) le 8 avril 1944 ;
  •  Pierre Klein (1924-1944) de Vitry-le-François, FFI fusillé à Naives-devant-Bar le 29 août 1944 ;
  •  Marcel Leblanc de Vitry-le-François, civil fusillé le 28 août 1944 ;
  •  Pierre Rameau (1922-1944), ancien employé de banque à Vitry-le-François, FFI fusillé à Naives-devant-Bar le 29 août 1944 ;
  •  et le caporal Louis Bianchi (1922-1944) de Vitry-le-François, FFI fusillé à Naives-devant-Bar le 29 août 1944.
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    Union070901c - Locales - Reims

    Vitry-le-François : Libération de la ville le 29 août 1944
     

     

    Pour le 63e anniversaire de la libération de Vitry-le-François le 29 août 1944, une cérémonie commémorative a eu lieu au monument à la mémoire des quatre maquisards fusillés par les Allemands le 28 août 1944.

    Après l’égrenage des noms des 46 résistants morts pour la France au cours de la deuxième guerre mondiale par les frères Pettini de Couvrot, plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées.

    Puis le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine a remis trois décorations à Louise Danet, internée résistante : la Croix du Combattant, la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance et la médaille de l’Internement et de la déportation pour faits de résistance.

    La cérémonie s’est terminée exceptionnellement dans le grand salon de l’hôtel de ville de Vitry-le-François pour honorer Mme Danet.

     

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    Union070901b - Locales - Reims

    MAGENTA : Il y a soixante-trois ans… La commune se souvient
     
    Face au monument aux noms inscrits en lettres de sang.
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  • C’est l’occasion pour les habitants de la commune — du moins les plus anciens — d’évoquer les moments à la fois joyeux et douloureux de la libération.

    Le 63e anniversaire de la libération de Magenta a été célébré avec ferveur, rehaussé par la présence de nombreux anciens combattants, porte-drapeaux et de la Musique municipale.

    En présence d’Yvette Lundy, vice-présidente de l’Union départementale des combattants volontaires de la résistance, et de Serge Lépine, président de l’UNCAFN, Laurent Madeline, maire de Magenta a déposé une gerbe au pied du monument aux morts, avant de rallier l’espace culturel Pierre Godbillon.

    Là, un hommage a été rendu à Michel Foin, ancien combattant récemment disparu, et Michel Romagny, porte-drapeau promu dernièrement dans l’ordre de la Légion d’honneur. Après quoi, un extrait sonore du discours prononcé par André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon a été diffusé, au nom du devoir de mémoire.

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    Union070901a - Locales - Reims

    AŸ : Libération : recueillement et souvenirs
     
    Lors du dépôt de gerbes.
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    Il y a 63 ans, les troupes américaines traversaient Aÿ, et libéraient la commune de l’occupation allemande.

    Pour commémorer cet événement, la municipalité et les anciens combattants ont déposé des gerbes au monument aux Morts.

    Le maire, Dominique Lévèque, a rappelé l’historique des faits, puis le président des anciens combattants, qui a vécu cette journée, (il avait 13 ans) a raconté quelques anecdotes, comme celle du motard allemand, qui s’est arrêté devant l’attroupement pour expliquer dans un français impeccable que les Américains étaient dans la plaine et que le village allait bientôt être libéré, avant de remonter sur sa moto et de repartir, et celle de la joie des habitants et surtout des jeunes filles de l’époque qui embrassaient toutes les Américains.

     

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    Union070831a - Locales - Reims

    Reims : « Ne jamais oublier l’intérêt de la cité »
     
    Au monument aux morts, place de la République.
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  • Au monument aux morts, place de la République.
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  • Vingt-six porte-drapeaux, une kyrielle d’élus de tous bords, parlementaires ou non, ont accompagné hier soir le maire Jean-Louis Schneiter, M.Wiart sous préfet et le colonel Gilles Perrone, nouveau commandant la base aérienne 112 et commandant de la Place d’armes de Reims à l’occasion du 63e anniversaire de la Libération de la ville.

    Rehaussés par la musique de la dynamique harmonie municipale, les défilés et dépôts de gerbes ne sont pas passés inaperçus en ville. Des monuments de la synagogue à celui de La Neuvillette en passant par celui des squares des victimes de la Gestapo, des martyrs de la Résistance (1) ou de la Place de la République, honneur a été rendu « aux familles pour exalter la grandeur de leur sacrifice et pour que les générations sachent et se souviennent. »

    Rappelant « la liesse populaire, mais aussi la tristesse et l’inquiétude pour les prisonniers et les déportés » qui présidèrent à la Libération de Reims déjà prédécrite dans « l’union champenoise » du 30 août [1], le maire a fait passer un message à la veille de la campagne électorale. Quelles que soient nos idées, comme les divers mouvements de Résistance qui ont pu travailler en symbiose pour redresser la patrie et la ville, il ne faut se souvenir que d’une chose : « c’est l’intérêt de la cité qui doit prévaloir. »

    Le représentant de l’État a insisté sur l’importance du respect que l’on doit aux aînés qui se sont sacrifiés. « La France pays de liberté, pays de lumière doit continuer à éclairer les pays en retard de Démocratie et de Liberté. »

    Chacun a pu commenter ces propos autour d’un verre à l’hôtel de ville.

    Alain Moyat

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    Union070830f - Locales - Reims

    Dormans : Libération : le souvenir toujours présent
     
    Une sobre cérémonie qui n’empêcha pas le souvenir.
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    A Dormans, le 63e anniversaire de la libération de la commune par les troupes américaines a été sobrement marqué par un dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Une courte cérémonie qui n’a pas empêché des personnes de se souvenir. Pierre Delabarre (83 ans), par exemple a parlé de sa libération, pendant que le saxophone de Claude Jamin sonna l’hymne national des USA. « J’ai participé à la libération du secteur. J’étais alors avec une centaine de camarades du groupe FFI dans le maquis du bois de Trotte (hameau de Vandières). Le jour de la libération, les gens étaient heureux, empressés d’accueillir leurs libérateurs, même si l’angoisse des mines qui pouvaient être disposées sur la route, était présente », s’est-il souvenu.

     

     

     

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    Union070830d - Locales - Reims

    Épernay : 63 ans après, la ville se souvient de sa libération
     
    Les cérémonies ont débuté par un dépôt de gerbes à la stèle des ateliers SNCF.
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  • 63 ans après, les cérémonies commémoratives orchestrées par Michel Aubert, maître de cérémonie chargé du protocole, ont été suivies avec ferveur dans la capitale du champagne.

    Après un premier dépôt de gerbes à la stèle des ateliers SNCF, mardi matin, par Pierre Bocquet, chef des ateliers, et les représentants de l’ANCAC et de la CGT Cheminots, les personnalités se sont rassemblées le soir place de la gare, en présence de l’Avenir musique, d’une importante délégation de porte-drapeaux, de la garde du centre de secours principal d’Epernay, des représentants des associations patriotiques, du commissariat, de la gendarmerie, du clergé et de la population. Des cérémonies présidées par Jean-Louis Wiart, sous-préfet de l’arrondissement de Reims.

    Dépôts de gerbes à la plaque commémorative située devant la gare, à la stèle Patton où l’Avenir musique interprétait l’hymne américain et la Marseillaise.

    Le cortège s’est ensuite rendu au droit de la sous-préfecture, puis, accompagné des porte-torches, s’est déplacé jusqu’à la rue Colonel Pierre-Servagnat où Yvette Lundy, ancienne résistante-déportée, a déposé une gerbe au sur la plaque de l’ancien chef de la Résistance en présence d’Henri Servagnat et du drapeau des anciens FFI porté par Moïse Henri.

    Une nouvelle cérémonie avait lieu au monument aux martyrs de la Résistance ceinturé par les porte-torches, illuminé aux couleurs nationales et pavoisé aux couleurs françaises et alliés.

    Un lourd bilan
     
    Une imposante délégation de porte-drapeaux.
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  • Après une aubade de l’Avenir Musique, une réception s’est déroulée à la maison commune où Franck Leroy, premier magistrat, a rappelé : « Nous sommes rassemblés ce soir pour célébrer un moment important de l’histoire de notre ville : sa libération il y a soixante-trois ans, ainsi que la libération d’une grande partie du territoire… la bataille des Ardennes, quelques mois plus tard, laissant craindre que le front se rapproche à nouveau… mais il n’en fut rien. Le bilan des combats du 28 août est cependant lourd : 28 morts, 15 immeubles touchés par les obus, la banque Varin-Barnier détruite par un incendie »

    Dans une brève intervention, Jean-Louis Wiart s’est montré honoré d’avoir été invité à une commémoration ponctuée de nombreuses cérémonies de recueillement : « J’ai ressenti beaucoup d’émotion, notamment dans la pénombre du monument aux martyrs de la Résistance ».

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    Union070830c - Locales - Reims

    Vitry-le-François : Un obus découvert sur un chantier
     

    Trouvaille explosive hier en début d’après-midi sur un chantier du faubourg de Châlons, à proximité du magasin « Feu Vert » de Vitry-le-François. Alors que les engins creusaient pour effectuer des travaux sur une maison ancienne, ils sont tombés nez à nez avec un obus de 30 centimètres, datant de la dernière guerre.

    Les ouvriers ont aussitôt alerté la gendarmerie qui a dépêché sur place plusieurs hommes afin d’assurer la surveillance du site, le temps que les services de déminage de la sécurité civile arrivent. Ces derniers ont finalement retiré l’obus aux alentours de 17 h 30.

    Le chantier devrait reprendre son cours normalement dès aujourd’hui.

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    Union070830b - Locales - Reims

    Châlons-en-Champagne : 63e commémoration de la libération de Châlons
     
    Les porte-drapeaux ont entouré la stèle de la Libération.
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  • Tous les porte-drapeaux étaient présents, hier, en fin d’après-midi, devant la stèle de la Libération afin d’accueillir les autorités venues commémorer la libération de Châlons.

    Accueillis par Jacques Adnot, maire adjoint délégué aux affaires militaires, anciens combattants et associations patriotiques et Jean Chabaud, président départemental des combattants volontaires de la Résistance, les autorités représentées par Philippe Deslandes, préfet de la Région Champagne-Ardenne et préfet de la Marne, Bruno Bourg-Broc, maire de Châlons et le général Servera, commandant de la première brigade mécanisée, délégué militaire départemental et commandant d’armes de la Place de Châlons étaient présents pour déposer une gerbe de fleur au pied de la stèle. Puis la cérémonie commémorative a continué autour de la stèle de l’ancien siège de la gestapo, cours d’Ormesson où une courte allocution de Jean Chabaud a pu être entendue. S’en sont suivis un dépôt de gerbe puis la sonnerie aux morts. Pour conclure, l’assistance a observé une minute de silence avant que l’hymne national ne fût entonné.

    Pour la troisième partie de la 63e commémoration de la Libération, tous ce sont rendus au monument de la Résistance ou Bruno Bourg-Broc a fait une courte allocution. L’harmonie municipale à ensuite joué le chant des Marais et le chant des partisans. S’en sont suivis un dépôt de gerbe, la sonnerie aux morts, une minute de silence et l’hymne national.

    Alix Thomas

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    Union070830a - Locales - Reims

    Mareuil-sur-Ay : En souvenir de la Libération
     
    Lors de la cérémonie au monument aux morts.
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    Cérémonie de recueillement, mardi 28 août, au monument aux morts de Mareuil-sur-Aÿ, en souvenir de la libération du village le 28 août 1944.

    Pour ce 63e anniversaire, la municipalité et l’amicale des anciens combattants ont fleuri le monument. Dans son allocution, Christian Drouin, premier magistrat, a remercié les présents fidèles à cette cérémonie du souvenir avant de rappeler dans quelles conditions le village avait été libéré : « Au terme de quatre années de souffrance, d’humiliation et de barbarie nazie ».

    Aussi a-t-il souligné la nécessité de se souvenir en cultivant le devoir de mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté et pour que cela ne se reproduise plus.

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    Union070829b - Locales - Reims

    Échange culturel de jeunes Rémois et Polonais
     
    Le groupe franco-polonais au complet.
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  • « L’Europe est une réalité géographique, économique et historique. Pour stimuler le sentiment de citoyenneté européenne des jeunes et les aider à comprendre leur rôle dans l’Europe présente et future, il est de notre devoir de défendre et de faire valoir des valeurs de paix et de solidarité » remarquent Slimane Hamdi (Maison de quartier Croix-Rouge, espace Pays-de-France) et Sébastien Jacques (service départemental de Prévention de la Marne).

    C’est dans cet esprit que, en partenariat avec l’association polonaise Ecoeurowies à Walbrzych, ils ont organisé un échange européen de jeunes sur le thème : « conscience européenne et lutte contre les discriminations ».

    Les objectifs étaient de travailler sur une partie très importante de l’histoire de l’Europe, la Deuxième Guerre mondiale et particulièrement sur la déportation et la Shoah, et de permettre à un groupe de jeunes du quartier Croix-Rouge de Reims de découvrir un pays européen et d’aller à la rencontre d’une autre culture, d’une autre langue, de lutter contre toutes les formes de racismes et d’antisémitisme, et de faire un travail de mémoire et promouvoir la paix.

    La préparation du voyage s’est faite sur deux thèmes : une sensibilisation à la déportation et à la Shoah, avec l’intervention de Mme Biava de l’Office national des Combattants, et la découverte de la Pologne (rencontre avec l’amicale franco-polonaise de Reims).

    La première partie de l’échange de jeunes s’est effectuée en juillet : un groupe de jeunes du quartier Croix Rouge a séjourné huit jours à Walbrzych en Pologne. Les Français et les Polonais ont échangé sur les deux pays respectifs et sur leur appartenance à l’Europe.

    « Notre projet d’échange de jeunes européens implique une réciprocité. Après notre séjour à Walbrzych en Pologne cet été, nous accueillerons courant 2008 nos amis polonais. Dès le mois de septembre, nous allons préparer le séjour de nos partenaires à Reims : ainsi nous rendrons l’hospitalité à notre hôte européen » conclut Slimane Hamdi.

    Des visites qui laisseront des traces
     
    Recueillement au camp d’Auschwitz.
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  • « Malgré la barrière de la langue, les échanges furent très riches » témoigne Slimane Hamdi (Maison de quartier Pays-de-France).

    L’ensemble du groupe a suivi un programme d’activités riche : rencontres et échanges sur les deux pays respectifs, visite des villes de Walbrzych et Cracovie, visite des musées : tunnels et grottes réalisés durant la Seconde Guerre mondiale, découverte des mines de charbon, présence à un mariage traditionnel polonais et enfin, visite d’Auschwitz-Birkenau.

    « Le moment fort de notre séjour reste incontestablement cette dernière visite. Malgré toute la préparation faite en France en termes d’information et de sensibilisation sur cet événement, les quatre heures passées à écouter les explications du guide et à voir les expositions et les lieux de l’horreur ont suscité une forte émotion et des sentiments d’indignation, ce qui s’est traduit par une avalanche de questions posées par le groupe au guide ».

  •  D’autres photographies de cet évènement sont disponibles dans notre galerie de photos

     

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    union070829aca

    Vitry-le-François : Louise Danet : « Nous avons résisté pour la bonne cause »
     
    « Je savais bien que nos actions étaient à nos risques et périls », dit encore aujourd’hui Louise Danet, condamnée à la maison de redressement pour faits de résistance en 1942.
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  • Engagée dans la Résistance à 17 ans, Louise Danet a été arrêtée puis envoyée en maison de redressement. Ce soir, elle sera triplement décorée lors de la commémoration de la libération de Vitry.
    « POUR moi, c’était évident ! J’avais vu l’exemple de mes sœurs… » C’est tout en modestie que Louise Danet évoque sa participation à la résistance, aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale.

    Vitryate d’adoption depuis 1946, cette dame d’aujourd’hui 82 ans vivait à Reims à l’époque de l’occupation allemande. « J’ai subi l’évacuation de Reims en 1940 », raconte-t-elle. « On avait pris le train qui était bondé… »

    Puis la vie a tant bien que mal repris son cours, sous le joug nazi. « Mes sœurs aînées ont réagi très vite », se souvient Mme Danet. « L’une a fait huit mois de prison dès 1941 pour faits de résistance et l’autre a été arrêtée alors qu’elle était enceinte. Quant à mon frère, étant réfractaire à aller travailler en Allemagne, il se cachait et allait de ferme en ferme… »

    Lorsque des membres de la résistance viennent trouver la jeune Louise, encore mineure, elle n’hésite donc pas et marche sur les traces familiales. Sans peur. « J’étais jeune, hardie », sourit encore cette dame aux cheveux blancs.

    « Prises la main dans le sac »

    « J’étais agent de liaison, c’est-à-dire la seule à connaître certaines personnes à qui je communiquais les ordres », explique-t-elle. « On ne se connaissait pas tous dans la résistance, on fonctionnait en réseau. »

    Très vite, l’adolescente qu’elle était alors distribue ses premiers tracts. Jusqu’à son arrestation, en 1942. « J’étais avec une camarade, nous avions des tracts communistes et anti-allemands dans un sac », se remémore Louise Danet. D’un seul coup, on a aperçu deux policiers en civil. Nous nous sommes aussitôt cachées dans des pissotières d’hommes… » Affolées, les jeunes filles ne pensent pas que leurs pieds dépassant sous la porte trahissent leur présence. Elles attendent « une bonne heure » mais, quand elles ressortent, les policiers sont là. « Ils nous ont pris la main dans le sac, si on peut dire ! » s’exclame Mme Danet avant de préciser : « C’était la police française. »

    Voilà les deux amies séparées : Louise est transférée dans une prison pour mineurs, sa compagne chez les femmes, avant un passage au tribunal à Paris. « Du jugement, je ne me rappelle rien », déclare Mme Danet. « Après, j’ai été envoyée en maison de redressement à côté de Bordeaux, à Cadillac-sur-Garonne. »

    Revenir à la vie normale

    Elle y restera jusqu’à la Libération, sans se plaindre. « Si j’avais eu 21 ans, c’est sûr, j’aurais été déportée. Là, je n’ai pas été malheureuse, le directeur était pour nous », confie-t-elle, même si elle avoue de belles prises de bec avec d’autres jeunes filles ayant « fréquenté les Boches ».

    À la Libération, toujours mineure, Louise est placée quelque temps chez un magistrat à Paris avant de retrouver ses parents. « Pour moi, ça a été assez facile de revenir à la vie normale. J’étais jeune, j’ai travaillé dans les fermes puis je me suis mariée… »

    Ce soir, 65 ans après son arrestation, Louise Danet se verra remettre trois médailles commémorant son engagement à l’occasion du 63e anniversaire de la libération de Vitry.

    Émue, celle qui préside l’association locale des Anciens Combattants de la Résistance, résume simplement : « Ce qu’on a fait, on l’a fait pour la bonne cause… »

    Aurélie Juillard

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    union070828acc

    Sainte-Menehould : On va frapper les trois coups à la Vallée Moreau
     
    Les comédiens argonnais ont enfilé leurs costumes en vue des répétitions.
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  • Essayer de faire revivre un épisode de la guerre en Argonne sur l’un de ses sites phares. C’est le défi que s’est lancé le comité franco-allemand qui organise une pièce de théâtre à la Vallée Moreau.

    LE GRAND jour se rapproche. Hier soir, nos bénévoles en étaient encore à répéter sur site. Le site de la Vallée Moreau, bien sûr, entre Vienne-le-Château et Binarville.

    Deux mois qu’ils ne ménagent pas leur peine. Alors que depuis 2004, nos voisins s’évertuent à célébrer de belle manière le 90e anniversaire de 1914-18, les Argonnais ne pouvaient être en reste.

    Les gens du comité de jumelage franco-allemand de Sainte-Ménehould se sont donc creusé la tête pour marquer le coup. Très vite s’est imposée l’idée d’un spectacle sur site. « Parce que plus vivant et plus réaliste que sur les planches d’un théâtre traditionnel » comme le fait remarquer le président de l’association, l’hyperactif Philippe Lunard.

    Une façon de faire revivre l’endroit, ancien camp allemand, le temps d’une soirée, « d’apporter aux spectateurs une vision sur l’homme dans la guerre, pas simplement en tant que soldat, mais aussi en tant qu’être humain, confronté à des événements qui ne peuvent que le dépasser ! ». La pièce proposée s’intitule « La patrouille ». Ecrite par Durassié et Galland, elle date des années 20. Philippe Lunard s’est donc permis de l’adapter pour la remettre un peu plus au goût du jour. « Il s’agit d’un petit drame, celui d’un officier à l’intérieur du grand drame que fut la guerre. J’ai dû changer la fin qui était à l’origine extrêmement mélodramatique. J’ai en outre introduit des rôles de femmes, avec des scènes à l’arrière, qui n’existent pas dans la pièce. L’action est censée se passer en 1916, époque où la lassitude se fait sentir chez les hommes, où le doute commence à s’installer dans leurs esprits ». La troupe qui se produira le samedi 8 septembre à 20 h 30 à la Vallée Moreau est composée d’une quinzaine de personnes. « Des gens de la Meuse, des Ardennes et de la Marne, s’enorgueillit Philippe Lunard. Ce sera ainsi un véritable spectacle argonnais au sens large du terme ! » Certains font déjà du théâtre du côté de Givry-en-Argonne, ou Clermont, d’autres au sein de la troupe ménehildienne du « Théâtre des Vertes voix » (jeu de mot !)

    Une expo d’affiches d’époque

    Le président du comité soulignant : « Ce n’est pas une mince affaire à mettre en place avec ces comédiens venus des quatre coins de l’Argonne. Sans compter qu’il va falloir faire fonctionner toute une logistique (musique, éclairages…) en pleine forêt. Mais à l’arrivée ce devrait être unique ! »

    En parallèle à ce spectacle d’environ une heure, le même comité franco-allemand propose à la Maison du Pays d’Argonne, du samedi 8 au dimanche 16 septembre une exposition baptisée « La Guerre s’affiche ». Une trentaine d’affiches de 1914 à 1920 seront visibles « pour retracer de façon chronologique comment les affiches au fil des ans vont entrer dans la guerre, sous forme de propagande, voire d’appel à la générosité des civils ».

    Enfin, le comité va sortir d’ici quelques jours le numéro 9 de sa revue « La gruerie » ayant pour thème « L’artillerie de tranchée » où il sera possible de retrouver le texte de la pièce jouée le 9.

    Jérôme Gorgeot

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    Passavant-en-Argonne : En hommage aux soldats massacrés à Passavant-en-Argonne
     
    Lors de la cérémonie au monuments aux morts.
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    La commémoration du massacre des soldats français prisonniers le 25 août 1870 a été célébrée à Passavant-en-Argonne en présence des porte-drapeaux, du député Benoît Apparut, des présidents des comités du souvenir français de Sainte-Ménehould et de Vitry-le-François, des pères Louis et Collard, des membres de la municipalité de Passavant et des anciens combattants.

    La cérémonie menée par Raymond Paindavoine s’est déroulée dans le recueillement, rehaussée par la clique de Givry-en-Argonne. Les gerbes ont été déposées par les officiels.

    Dans sa prière, le père Louis n’a pas manqué de penser aux 49 soldats fusillés mais aussi à tous les autres combattants de Passavant morts pour la France.

     

     

     

     

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    Margny : Commémoration du 25 août 1914
     
    Elus, anciens combattants et habitants se sont rendus au monument aux morts en défilé.
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    Le 25 août 1914, le village de Margny a connu une tragédie sanglante avec le massacre de 42 civils fusillés par l’armée allemande. 93 ans plus tard, une émouvante cérémonie a réuni les anciens combattants, les élus et la population du village et du secteur.

    A l’issue de l’office religieux, un défilé s’est constitué jusqu’au monument aux morts.

    Le maire Jacques Plainchamp et André Guillin, président de la section UNC, ont déposé une gerbe avant de respecter une minute de silence. Après l’appel des morts, la chorale du village a chanté à la mémoire des fusillés.

    Une visite au cimetière a permis à tous de se recueillir sur les tombes des victimes.

     

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    Mourmelon-le-Grand : 63e cérémonie du souvenir de la Libération de Mourmelon
     
    Le maire, Fabrice Loncol, a déposé une gerbe au pied du monument aux morts.
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  • Sous un brouillard pas encore levé, une petite cinquantaine de Mourmelonnais se sont retrouvés devant la mairie, afin de célébrer le 63e anniversaire de la Libération de leur ville, Mourmelon-le-Grand.

    À la tête du cortège, huit porte-drapeaux, qui ont emmené les fidèles, du rendez-vous au cimetière. Au fond de ce dernier, le monument aux morts, où attendaient des militaires.

    Une haie d’honneur a été formée : militaires d’un côté, porte-drapeaux de l’autre au centre de laquelle le maire de Mourmelon, Fabrice Loncol, a déposé une gerbe de fleur. Une minute de silence a, ensuite, été observée.

    Toujours dans un profond recueillement, les porte-drapeaux ont formé une haie autour des sépultures de trois hommes, décédés lors de la Libération de la ville.

    En revenant au point de départ, la mairie, M.Loncol a invité le cortège de citoyen à saluer les huit porte-drapeaux. La matinée s’est terminée par un dépôt de gerbe sur la stèle de Maurice Langlois, à Dotrien.

    Alix Thomas

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    CHALONS : cérémonies du souvenir de la Libération
     

    Concernant les cérémonies du souvenir de la Libération de Châlons-en-Champagne, elles se dérouleront le mercredi 29 août.

  •  À 18 heures : rassemblement des anciens combattants et des porte-drapeaux, place Monseigneur-Tissier.
  •  À 18 h 25 : départ en cortège pour la stèle de la Libération. Là, dépôt de gerbe puis retour à la mairie.
  •  À 18 h 55, départ pour le Cours d’Ormesson, l’ancien siège de la Gestapo. Courte allocution de Jean Chabaud, président départemental des combattants volontaires de la résistance. Dépôt de gerbe, sonnerie aux morts et minutes de silence suivront.
  •  À 19 h 30, le rendez-vous est donné au monument de la résistance. Bruno Bourg Broc y fera une allocution.

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    Libération d’Epernay : le programme
     
    Les cérémonies commémorant le 63e anniversaire de la libération d’Epernay auront lieu demain selon le programme suivant : à 11 h 15, cérémonie aux ateliers SNCF.

    À 20 h 15, rassemblement cour de la gare des personnalités, anciens combattants et porte-drapeaux, FFI, internés et familles, Avenir Musique, drapeau et garde des sapeurs-pompiers.

    À partir de 20 h 20, sonnerie des cloches de l’église Notre-Dame, garde à vous par l’Avenir Musique, dépôt de gerbes à la plaque de la gare, aux morts, minute de silence et Marseillaise.

    Ensuite, départ en cortège pour la stèle Patton, garde à vous par l’Avenir Musique, dépôt de gerbes, minute de silence, hymnes américain et français.

    Le cortège prendra ensuite la direction de la rue Eugène Mercier, pour la remise et l’allumage des torches à hauteur de la sous-préfecture. Ensuite, direction rue du colonel Pierre-Servagnat où un ancien FFI déposera une gerbe au droit de la plaque indiquant la rue.

    Cérémonie au monument des martyrs de la résistance où les porteurs de torches entoureront le monument avant, entre autres, un appel des 210 martyrs par le lieutenant-colonel Claude Metzger.

    Les commémorations s’achèveront par une cérémonie au monument aux morts, avec un garde à vous par l’Avenir Musique, dépôt de gerbes, minute de silence, Marseillaise.

    Enfin, le cortège prendra la direction des salons de l’Hôtel de ville pour une aubade de l’Avenir Musique suivie d’une réception.

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    union070827aca

    Courrier des lecteurs : Oradour-sur-Glane — Remember !
     
    A l’occasion de la mort de Heinz Barth, Serge Gatier se remémore la tragédie d’Oradour-sur-Glane et s’indigne que le bourreau nazi ait pu vivre ses dernières années en toute tranquillité.
    Serge Gatier nous livre quelques remarques sur cette tragédie après le décès du criminel de guerre Barth.
    « La presse nous informe que Heinz Barth est mort chez lui le 6 août dernier à Gransée, au nord de Berlin.

    C’était un des officiers nazis de la tragédie d’Oradour-sur-Glane. De quoi s’agit-il ? Le 10 juin 1944, vers 14 heures, le régiment blindé « der Führer » au sein de la division SS « das reich » encercle le village d’Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne. Les Allemands fouillent toutes les maisons et font sortir les habitants (642) et les rassemblent sur la place du champ de foire. Les femmes et les 247 enfants sont séparés des hommes, et emmenés dans l’église. Un petit gamin, âgé de 8 ans, arrivera à se dissimuler (Roger Godfrin). Les hommes sont enfermés dans cinq granges. Barth, sous-lieutenant, âgé de 22 ans, donne l’ordre de faire tirer les mitrailleuses. Les nazis tirent à tort et à travers à l’intérieur des granges, puis recouvrent les hommes morts ou blessés, de paille et de fagots et y mettent le feu. Une dizaine d’entre eux réussira à se sauver à travers les flammes, la fumée et la mitraille. Dans l’église, les femmes et les enfants sont d’abord asphyxiés, avant d’être mitraillés par les fenêtres. Là, aussi, les victimes, mortes ou blessées, seront recouvertes des chaises et des bancs de l’église et brûlées. Une seule femme (Mme Rouffanche), blessée de quatre balles, arrivera à s’échapper par une petite fenêtre et tombera dans un jardin, en contrebas, elle restera là un jour et une nuit camouflée dans des rangées de petits pois.

    J’ai eu l’occasion de visiter ce « village souvenir » et de voir le puits de la ferme Picat où des femmes et des hommes ont été précipités et noyés par les nazis. Les corps n’ont pas été retirés. Le puits a été comblé. Il est devenu leur sépulture.

    En janvier 1953, Barth a été condamné à mort par contumace au procès de Bordeaux. Caché en R.D.A., il a été arrêté et condamné, en juin 1983, à la réclusion perpétuelle pour crime de guerre. En juillet 1997, il a été libéré pour raisons médicales. Le 6 août 2007, il est mort paisiblement dans son lit. Mais le comble de l’ironie, à partir de 1991, il a perçu une pension de « victime de guerre ». Toute la population d’un petit village de quatre-vingt-cinq maisons a été anéantie par des bourreaux nazis parmi lesquels Barth.

    Le pasteur Chaudier, clamera à Limoges le 18 juin 1944 : « Nous savions qu’il n’est pas possible d’humaniser la guerre. Il nous restait à apprendre qu’il y a des degrés dans l’horrible, toute une graduation dans l’épouvantable. Nous le savons maintenant. Nous ne pouvons plus ignorer qu’il y a des méfaits inexplicables, des crimes inexcusables. »

    Le préfet régional M Freud¬-Valade, de Limoges, proclamera le 21 juin 1944 : « Le sac d’Oradour-sur-Glane et le massacre de ses habitants révoltent la conscience qui demeure saisie d’épouvante. La langue française ne connaît pas de mots assez forts pour qualifier cet acte. Mais celui qui s’y est livré a commis un crime, même contre sa patrie. » Certes, la peine capitale a été abolie, mais dans le cas précis, il semble que le « poteau » aurait été la solution la mieux adaptée ! Dans le cadre du « travail de mémoire », il nous semble que la tragédie d’Oradour-sur-Glane, doit recevoir un classement prioritaire. »

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    Fismes : Les anciens combattants en Pologne
     
    Les anciens combattants de la section fismoise de l’UNC-51 se sont rendus en Pologne.

    Un voyage qu’ils qualifient « d’inoubliable »… Qui préfigure la rentrée le mardi 11 septembre, avec le thé dansant annuel à la salle des fêtes de Fismes.

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    L’EDITO d’Hervé Chabaud / Livre blanc
     
    Associer la défense et la sécurité nationale dans une même réflexion s’inscrit dans une prise de conscience obligatoire des menaces et des dangers qui pèsent sur la souveraineté des États, sur leurs populations, sur les libertés, avec en plus cette épée de Damoclès que représente le terrorisme dans toute sa radicalité.

    Le livre blanc commandé par le président de la République exige qu’une cohérence soit rétablie entre l’analyse des besoins et les financements en technologies et en personnels pour disposer d’une capacité opérationnelle constante et durable. Qu’il s’agisse de missions lointaines ou de proximité, de prévention, d’action et de sécurisation, il y a une taille critique sans laquelle on ne tient plus son rang. La défense ne doit pas être une variable d’ajustement pour satisfaire les contraintes des finances publiques et elle ne peut pas s’établir en vase clos à l’heure de l’Union européenne. Si Nicolas Sarkozy veut une réflexion sans tabou, il tient à un travail rapide et à un premier point dès la fin de l’année.

    Il est patent qu’il faut disposer d’une haute technologie et de personnels très qualifiés pour garantir son indépendance, être craint, dissuader des ennemis d’attaquer. Les temps ont changé et ce ne sont plus forcément les États qui représentent le premier danger, mais des groupes plus ou moins contrôlés dont l’acte de guerre est porté par des actions terroristes difficilement prévisibles. Aussi, au-delà d’une aviation remarquable par sa capacité à repérer, communiquer, éclairer et frapper juste, d’une marine rompue à la technicité ou d’unités terrestres et aéroportées disposant des armements les plus sophistiqués, il faut une meilleure association des citoyens et un investissement humain dans la prévention du terrorisme. Dans un pays qui a fait le choix d’une armée professionnelle, le besoin de mieux informer les gens et d’étoffer les réserves opérationnelles et citoyennes pour que la conscience civique de défense appartienne au quotidien est une exigence.

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    Libération d’Epernay : le programme du 28 août
     
    Les cérémonies commémorant le 63e anniversaire de la libération d’Epernay auront lieu le mardi 28 août selon le programme suivant : à 11 h 15, cérémonie aux ateliers SNCF. À 22 h 15, rassemblement cour de la gare des personnalités, anciens combattants et porte-drapeaux, FFI, internés et familles, Avenir Musique, drapeau et garde des sapeurs-pompiers. À partir de 20 h 20 : sonnerie des cloches de l’église Notre-Dame, dépôt de gerbes à la plaque de la gare, minute de silence et Marseillaise.

    Ensuite, départ en cortège pour la stèle Patton, garde à vous par l’Avenir Musique, dépôt de gerbes, minute de silence, hymne américain, Marseillaise.

    Le cortège prendra ensuite la direction de la rue Eugène-Mercier, pour la remise et l’allumage des torches à hauteur de la sous-préfecture. Ensuite, direction rue colonel Pierre-Servagnat où un ancien FFI déposera une gerbe au droit de la plaque indiquant la rue.

    Les commémorations se poursuivront au monument des martyrs de la résistance où les porteurs de torches entoureront le monument avant, entre autres, un appel des 210 martyrs par le lieutenant-colonel Metzger et les hymnes anglais, américain et français.

    La journée s’achèvera sur une cérémonie au monument aux morts.

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    Vitry-le-François : Voyager avec la FNACA…
     
    Fort du succès de sa dernière sortie au plan incliné et à Fort Ackenberg, le comité de Vitry-le-François de la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) veut poursuivre sur sa lancée.

    Prochaine date à retenir, le vendredi 19 octobre pour une « journée en Champagne ». Au programme : visite guidée de la cathédrale de Reims, puis des caves Piper-Heidsieck avec bien sûr une dégustation.

    Puis un déjeuner à une grande table est prévu ainsi qu’une croisière sur la Marne au départ de Cumières.

    Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes auprès de M. Mathieu, 39 rue du Petit Parc à Vitry-le-François. Tél. 03.26.74.32.15. Tarif : 41 euros par personne.

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    Châlons-en-Champagne : Permanence de la société académique
     
    La société académique de la Marne tient sa permanence chaque vendredi de 14 h 30 à 15 h 30 en son siège, du 13 rue Pasteur à Châlons-en-Champagne (cour du musée Garinet).

    On peut y consulter des publications sur l’histoire locale, les deux guerres mondiales dans la région, les arts, l’architecture, l’agriculture, le commerce et les vins de champagne.

    Renseignements aux numéros suivants 03.26.66.39.97 ou 03.26.64.93.68.

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    Marche du souvenir avant le 90e anniversaire de l’Armistice
     
    Les responsables de la marche de ce week-end avec les premières arrivées, venues de Compiègne, devant la chapelle de Nauroy. J.F.SCHERPEREEL
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  • Près de 200 personnes ont participé à la troisième « marche du souvenir » organisé entre les « villages disparus » de Nauroy et de Moronvilliers. Cette manifestation est une initiative du centre d’interprétation « Marne 14/18 » de Suippes. Elle préfigure les différents rendez-vous qui seront donnés tout au long de l’année en prévision du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918.

    Réactiver la mémoire

    Le centre d’interprétation de Suippes est né de la volonté de la communauté de communes locale — 16 villages dont 11 ont été fortement endommagés ou totalement détruits pendant la Première Guerre — explique son porte-parole, Michel Godin, en charge du dossier.

    « L’idée est de réactiver la mémoire et faire connaître aux gens le patrimoine qu’il ignore », explique M. Godin. La première action a consisté en un inventaire des différents monuments et sites se rapportant au thème de la guerre 1914-18, puis en la fédération de tous les acteurs s’y intéressant dans le secteur. Enfin, en la création de ce centre « Marne 14/18 », installé à Suippes depuis une dizaine de mois, qui a nécessité un investissement de 5 M€, dont un à la charge de la communauté de communes.

    Les marches entrent dans cette démarche de fond. La première, il y a deux ans, s’était intéressée à « la main de Massiges », une position fortifiée ; la seconde au camp de Mourmelon ; la troisième, ce week-end, aux sept « villages disparus », dont ceux de Beine (lieu de départ) et de Moronvilliers (lieu de pique-nique avec l’association « Le Miroir » qui fait revivre l’époque par ses figurants, et d’arrivée). De 100 à 300 personnes ont participé à chacune de ces trois marches, dont plusieurs sont venues du Grand-Est, du Luxembourg ou d’Allemagne.

    Année riche

    L’année qui vient sera riche, en prévision du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. Les 22 et 23 septembre, le premier colloque d’archéologie de la guerre se tiendra à Suippes et à Arras, en lien avec la Direction des affaires culturelles de Cham- pagne-Ardenne.

    Le 11 novembre donnera lieu à une exposition sur les services de santé — qui sera reprise dans l’année — et l’implication des Américains dans le premier conflit mondial. Le week-end suivant sera dédié à la « fête du livre ».

    En juillet 2008, interviendra une première marche du souvenir à Souain ; une seconde en septembre à Sommepy. Dans les prochains mois, des veillées au flambeau et un son et lumière se dérouleront au monument américain du Blanc-Mont à Sommepy-Tahure. On peut se renseigner au 03.26.68.24.09.

    J.F.Scherpereel

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    UN ARBRE, UNE HISTOIRE / A Brieulles-sur Bar, le tilleul qui se faisait appeler L’Orme
     
    Sur une carte postale de 1907, le tilleul se targue d’une circonférence de 11,50 mètres et d’un âge respectable : 300 ans. En réalité, sa taille est de 9,90 mètres. Photo : Angel GARCIA
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  • Au lieudit L’Orme, à l’entrée de Brieulles-sur-Bar (08), dans le Vouzinois, trône un énorme tilleul dont la santé chancelante ravive l’intérêt que les habitants lui portent.

    C’EST un vieillard qui cache bien son jeu. Un tilleul planté au lieudit « l’Orme », comme pour brouiller les pistes. Un arbre, ou plutôt, à l’origine, sept troncs réunis en un seul.

    Isolé, le long de la départementale, peu avant l’entrée de Brieulles-sur-Bar, il passerait presque inaperçu, caché derrière son feuillage. Il faut s’approcher à pied en compagnie de Pierre Guery, le maire, pour comprendre sa singularité. Une énorme cavité où le visiteur peut entrer et s’abriter.

    « En 14, les Allemands ont fait de la maçonnerie pour le consolider », indique le maire. A l’intérieur, des briques incongrues se mêlent à l’écorce, comme un emplâtre sur une jambe de bois.

    Un orage, le 29 juillet 2005, a failli lui être fatal. Un cinquième de son volume s’est retrouvé sur la route.

    Alerté par un livreur, Michel Cailteau, le premier adjoint de la commune, se souvient. Il accourt sur les lieux et pousse un ouf de soulagement : « Dieu merci, il n’a pas basculé comme le craignaient les experts. Il est toujours aussi majestueux. »

    Depuis 1985, un hauban tentait de soutenir tant bien que mal la branche maîtresse. Le vent aura eu raison de cette écharpe de fortune. Les habitants s’inquiètent soudain pour la santé de leur vénérable tilleul, amputé par ce coup du sort, miné par les ganodermes et l’ustuline, des champignons.

    « C’est fou les commentaires qu’il y a eus au sujet du tilleul. On pensait que personne ne s’y intéressait, qu’il faisait partie du paysage. Quand la branche est tombée, on s’est rendu compte que tout le monde y tenait beaucoup », commente Pierre Guéry.

    Camouflage

    Au lendemain de l’orage de l’été 2005, les 200 habitants se retrouvent au chevet de leur arbre grabrataire. Tous sont suspendus au diagnostic de l’Office national des forêts « Alors, c’est foutu ? », s’inquiète le premier adjoint. L’ONF préconise un abattage dans les meilleurs délais… A moins que le houppier soit réduit en hauteur, qu’un haubanage soit réalisé et que l’accès au public soit limité.

    La commune prend ses responsabilités. Et tant pis si ses dimensions doivent être réduites. Il en va de sa survie. Pas question de laisser tomber l’ancêtre dont l’histoire est intimement liée à celle du village. Pas un gamin de Brieulles qui ne se soit risqué à escalader « L’Orme », à se cacher dans les entrailles parfois effrayantes d’un tilleul quatre fois centenaire.

    Mais au fait, pourquoi cette étrange confusion entretenue depuis toujours entre orme et tilleul ? Michel Cailteau avance trois hypothèses.
    La première : l’arbre aurait été débaptisé pour être sauvé. Une opération camouflage, en somme. Supposé appartenir à la famille Sully, le tilleul aurait été planté sur ordre du ministre d’Henri IV. Menacé d’abattage, l’arbre aurait été sauvé par les habitants qui l’auraient volontairement soustrait à l’inventaire.
    Deuxième explication moins romanesque : un botaniste l’a désigné sous le nom de tilleul à feuilles d’orme.
    Dernière hypothèse : l’orme, qui a donné le nom au lieu, symbole de la royauté, a été remplacé en 1789 par un tilleul. Il n’aurait alors que 218 ans.

    218 ou 400 ans ? Qu’importe. La commune a tellement eu peur de le perdre qu’elle envisage d’organiser une fête. La fête du tilleul.

    Christophe Perrin

    Un chêne qui vaut le détour

     

    Depuis Vouziers pour se rendre à Brieulles-sur-Bar, il ne faut surtout pas omettre de rendre visite à un autre arbre remarquable : le gros chêne de Boult-aux-Bois, dans la forêt domaniale de La Croix aux Bois.

    Malgré une santé défaillante, dixit l’ONF, il en impose avec plus de 6 mètres de circonférence.

    Une superbe clairière engazonnée réhausse encore son allure.

     

     

     

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    Reims : Du temps de L’Éclaireur de l’Est
     
    Photo collection Michel Thibault. Amicarte 51.
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  • Le 30 août 1944, le sous-préfet Pierre Schneiter publie un arrêté de suspension à l’encontre de deux journaux qui ont paru sous le contrôle des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. « L’Éclaireur de l’Est », place d’Erlon et « Le Nord Est ». Les journalistes collaborateurs sont sévèrement punis par la justice. Paul Marchandeau directeur de la publication et ancien maire de Reims, lui, échappe à une lourde peine.

    L’union CDL (Comité départemental de libération nationale de la Marne) sort de la clandestinité et imprime « l’union champenoise » qui allait devenir ensuite l’union.

    Devenu en octobre 1945 journal issu de la Résistance et dirigé par l’ancien responsable départemental FFI le colonel Bouchez, le journal doit attendre le 15 mars 1955 pour être conforté dans sa propriété des murs de la place d’Erlon. Il rachète l’ensemble 21M d’euros dont trois iront à Paul Marchandeau.

    Le 6 avril 2008 aura lieu la 27e Bourses aux cartes postales et toutes collections d’Amicarte 51 aux celliers De Castelneau, rue Gosset. Elle aura pour thème : « la réclame » avec une exposition de 200 photos de cartes agrandies.

    Les personnes qui auraient des cartes sur ce thème peuvent en envoyer une photocopie à Olivier Rigaud, 30, rue Brûlée, 51.100 Reims en joignant leurs coordonnées. Les originaux seront éventuellement demandés, le temps de les photographier, ceci en janvier 2008.

    A.M.

     

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    Vienne-le-Château : UN ARBRE, UNE HISTOIRE / « L’arbre sanglant » toujours vivant
     
    Roger Berdold, le président du comité franco-allemand, sous la plaque commémorative fixée au tulipier : « Le plus extraordinaire, c’est qu’il n’a pas été fauché par l’obus ». Photos : Christian PARIS
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  • Dix-neuf soldats français ont été déchiquetés en décembre 1914 par un obus allemand au pied de cet arbre. « L’arbre sanglant », comme on l’appelle, a survécu à la tuerie et aux tempêtes.

    L’« ARBRE sanglant » est bien vivant. C’est le plus grand, le plus imposant. Il fait une trentaine de mètres de haut. Son envergure dépasse les dix mètres. Le tulipier, qui domine le parc de la Maison du Pays d’Argonne à Vienne-le-Château, a pourtant vécu la mort de près.

    Cet arbre centenaire est un rescapé de la Grande Guerre. Une tuerie a été commise à son pied : 19 morts, 44 blessés. Les soldats étaient français. La bombe était allemande.

    « Ruisselant de sang »

    Une plaque blanche est fixée sur le tronc. « Sous cet arbre, le 11 décembre 1914, la 6e compagnie du 128e régiment d’infanterie (2e corps d’armée, 3e division) avait formé les faisceaux en attendant l’ordre de monter en ligne pour y relever une compagnie du 72e régiment d’infanterie.

    Un seul obus ennemi de 105 éclata au milieu de cette troupe, tuant ou blessant 63 de ses soldats. Des lambeaux de chair et d’étoffe furent projetés sur l’arbre, le transformant en un lustre ruisselant de sang. De ce jour, ce tulipier du Japon fut baptisé l’arbre sanglant. »

    L’obus fut d’une terrible précision. « Ils ont dû se faire repérer par un ballon d’observation allemand », avance Roger Berdold, « les canons ennemis tiraient depuis une butte à deux kilomètres. »

    Criblé d’éclats

    L’ancien directeur de l’hôpital de Sainte-Ménehould préside le Comité franco-allemand souvenir et sauvegarde des sites en Argonne, une région meurtrie par les combats de la Première Guerre mondiale.

    Le tulipier de Vienne-le-Château (51), en Argonne a été planté à la fin du XIXe siècle dans le parc d’une maison de maître.
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  • Son association a aménagé un petit musée au rez-de-chaussée de l’ancienne maison de maître (lire par ailleurs). Le commandement français s’était installé dans la demeure, à quelques mètres du tulipier.

    « Ces hommes sont morts sous les yeux de leurs chefs », songe Roger Berdold. « Le plus extraordinaire, c’est que le tulipier n’a pas été fauché. » L’arbre et la maison ont été criblés d’éclats. Le souffle de l’obus a fait exploser les vitres. Le tulipier avait alors une trentaine d’années. On le voit sur une carte postale éditée après la guerre. Il a le tronc encore mince. Il aurait été planté vers 1880 en même temps qu’était édifiée la maison. C’était, paraît-il, le seul tulipier de la région, un arbre de prestige à l’époque.

    Les premiers tulipiers sont arrivés de Virginie au XVIIIe siècle dans les cales des navigateurs. Leurs fleurs rouge orangé en forme de grosses tulipes ont séduit les rois. Une allée a été plantée à Versailles. Elle a été décimée par la tempête du 26 décembre 1999.

    La tornade a ravagé aussi les chênes, les hêtres, les charmes et les sapins de la forêt d’Argonne. Au creux du parc, le tulipier de Vienne-le-Château a résisté.

    Francis Dujardin

    Vienne-le-Château (Marne) se trouve à 15 km au nord de Sainte-Ménehould. L’« Arbre sanglant » est à l’intérieur du parc de la Maison du Pays d’Argonne. Il est accessible au public. Un hôtel-restaurant, « Le Tulipier », a été construit au-dessus de ce parc de 26 hectares.

    D’autres arbres remarquables

    D’autres arbres remarquables sont à découvrir près de Vienne-le-Château, notamment les tilleuls centenaires classés de Saint-Thomas-en-Argonne, à deux kilomètres, seuls survivants d’un village qui a été pratiquement détruit pendant la Première Guerre. Ils sont situés devant l’église, qui a été reconstruite en même temps que le village.

    A voir également aux environs, le chêne Giraud, dans la forêt des Hauts- Bâtis, le long de la route forestière qui mène de Vienne-le-Château à Florent-en-Argonne. Ce chêne planté avant la Révolution passe pour l’un des plus grands du massif forestier d’Argonne. Il fait plus de 30 mè tres de haut. Il faut quatre personnes pour faire le tour du tronc.

    A La Grange-aux-Bois, à deux kilomètres de Sainte-Ménehould en direction de Verdun, le visiteur peut se glisser à l’intérieur d’un curieux chêne, creux comme une cheminée. L’arbre aurait été planté sous Napoléon 1er. Quant au « Louis XIV », un immense chêne qui remonte à l’époque du Roi Soleil, dit-on, il se trouve au bord de la route à Villers-en- Argonne, à une dizaine de kilomètres de Sainte-Ménehould sur la route de Verrières.

    F.D.

    Des souvenirs de la Grande Guerre

     

    Le lit du sous-lieutenant Rommel a été retrouvé intact dans la fortification du Kronprinz au bois de la Gruerie, près de Vienne-le-Château
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  • Le lit du sous-lieutenant Rommel, futur général de l’Afrikakorps, des mitrailleuses allemandes, des bouteilles de schnaps, des boîtes de rations, des munitions, des casques, des masques à gaz, des reproductions de photographies d’époque… Le petit musée aménagé au rez-de-chaussée de la Maison du Pays d’Argonne à Vienne-le-Château présente de nombreux souvenirs de la Grande Guerre.

    Ces objets ont pour la plupart été exhumés par l’équipe de bénévoles du Comité franco-allemand souvenir et sauvegarde des sites en Argonne dans les nombreux abris souterrains creusés par l’armée allemande qui occupa le secteur dès 1914.

    C’est dans le cadre de l’un de ces immenses abris, le camp de la Vallée-Moreau, à 3 km de Vienne-le-Château, que le comité fera jouer le 8 septembre prochain à 20 h 30 « La Patrouille », une pièce écrite par deux Poilus sur le front d’Argonne.

    A l’étage de la Maison du Pays d’Argonne est actuellement exposée une collection de 1.000 instruments de musique, dont l’ancien orgue de l’ossuaire de Douaumont.

    F.D.

    Le rez-de-chaussée et l’étage sont ouverts du mardi au dimanche, de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures. 1 €. Tél. 03.26.60.49.40.

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    Vitry-le-François : Les livres de l’été Le coup de cœur de Michel Vigné
     
    Beine-Nauroy : Première Guerre : une randonnée demain dans les villages disparus

    Le centre d’interprétation « Marne 14-18 » organise demain une randonnée destinée à faire revivre le souvenir de deux des sept villages rayés de la carte par la Première Guerre mondiale : Nauroy et Moronvilliers.

    BEINE-NAUROY et Pontfaverger-Moronvilliers. Le nom de ces deux villages a pour vocation de rappeler qu’il y a 90 ans, deux communes — Nauroy et Moronvilliers — ont été rayées de la carte à cause de la Première Guerre mondiale. Si d’autres lieux historiques ont gardé une trace visible de leur souffrance — ne serait-ce que Reims avec son office de tourisme, ou Oradour-sur-Glane avec ses ruines après le massacre de la Seconde Guerre — les deux petits villages marnais ont totalement disparu du décor. Pour faire revivre leur souvenir, le centre d’interprétation « Marne 14-18 » organise une randonnée demain, en deux demi-journées.

    Ruines et mines

    Dès les premiers jours de septembre 1914, les 120 habitants de Nauroy et les 90 de Moronvilliers abandonnent leurs maisons, trop proches du front. Une à une toutes les constructions sont détruites… Quatre ans plus tard, les villages sont en ruines et totalement minés. Les habitants ne reviendront qu’en 1920, mais ne reprendront pas possession de sept villages : Nauroy, Moronvilliers, Perthes-les-Hurlus, Tahure, Ripont, Hurlus, le Mesnil-les-Hurlus.

    Ceux-ci ne seront jamais reconstruits, mais leur territoire racheté par l’État est partiellement intégré dans deux camps militaires. En revanche, en juin 1950, leur nom est accolé à celui d’une commune voisine. Ce qui permet d’en garder le souvenir… Tout en officialisant leur disparition définitive.

    Si l’armée allemande s’est attachée à conserver le site de Moronvilliers, c’est parce que celui-ci constituait un observatoire stratégique, comme plusieurs collines appelées les « Monts de Champagne », qui serviront de cadre à l’offensive Nivelle du printemps 1917. C’est également dans cette période que sera déclenchée la mutinerie de plusieurs milliers d’hommes.

    Nouvelle approche

    Autant d’événements analysés de nos jours par le centre d’interprétation de la Grande Guerre de Suippes. Ouvert en décembre 2006, ce centre a pour but de « faire revivre un passé dont il ne reste que peu de traces ou pour lequel le public a du mal à retracer les contours » explique le jeune directeur, Nicolas Knaff. Effectivement, des grandes batailles de la Marne et de l’Argonne, il ne reste que des cimetières et des monuments, mais les hommes ont fini par effacer les stigmates de la guerre.

    Installé à Suippes, le centre d’interprétation invite les visiteurs à une nouvelle approche de la Première Guerre par des documents visuels dont les 3/4 proviennent de la Bibliothèque documentaire internationale contemporaine, et le reste du ministère de la Défense, du Service historique des armées, de l’agence photos Roger-Viollet et de dons de particuliers.

    Pour la troisième année consécutive, une randonnée sera organisée autour de l’évocation de ce passé douloureux de la région. En 2005, le thème était lié à l’Argonne ; l’an dernier à la création des camps militaires de Châlons et de Mourmelon. Demain, les « villages disparus » seront donc sur la « feuille de route » de la randonnée.

    J.F.Scherpereel

    Randonnée historique dimanche 19 août à partir de 10 heures jusqu’aux environs de 12 h 15 ; puis de 13 h 45 à 18 heures.

    Possibilité de ne suivre que l’une des deux parties de la journée.

    Parcours guidé de 7 km, avec illustration vivante par les figurants du groupe « Le miroir ».

    Rendez-vous sur le RD64 à la chapelle commémorative de Nauroy.

    Il est préférable de réserver au 03.26.68.24.09.

    Renseignements : www.marne14-18.fr

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    Un jour, une œuvre : Le cuivre du souvenir
     
    Cette plaque de cuivre avait été réalisée sur la demande d’Eisenhower pour être offerte à la ville de Reims.
    La pièce d’aujourd’hui est une plaque de cuivre gravée. En deux langues, français et anglais. Elle rappelle que c’est à Reims qu’a été signée la capitulation allemande, le 7 mai 1945, qui mettait un terme à la Seconde Guerre mondiale en Europe. « Elle a été réalisée sur la demande du général Eisenhower », indique le conservateur Marc Bouxin, « et offerte à la ville de Reims pour être placée à l’entrée de la salle de la reddition ; les Américains ont, en effet, tout de suite voulu faire de cette salle un lieu de mémoire. »

    Il se trouve que par la suite, à l’occasion de travaux, un architecte a fait déplacer cette plaque, qui fut remisée et… presque oubliée. Heureusement pour les relations franco-américaines, on la retrouva un jour, ce qui fait qu’on peut à présent l’admirer, non pas à l’entrée de la fameuse salle, mais dans une des vitrines du musée.

    A.P. Musée de la Reddition, 12 rue Franklin-Roosevelt, tous les jours sauf mardi de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

    Tarif 3 € ; gratuit pour scolaires, étudiants, anciens combattants résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale (de toutes nationalités).

     

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    Courcy : Le musée de la Base s’enrichit
     
    La pale d’hélice d’un Curtiss H 75.

     

     

    Un objet digne d’intérêt vient d’entrer dans les collections du musée de la BA 112 à Courcy. Il s’agit d’une pale d’hélice d’un avion Curtiss H 75 (appareil basé à Reims en 1939-1940) et qui fut piloté par un vaillant aviateur de la base durant la Seconde Guerre mondiale. Cet aviateur, le lieutenant Audémar d’Alençon est mort au combat.

    Le musée est ouvert du lundi au vendredi pour les groupes qui en font la demande auparavant de 9 à 12 heures et de 13 h 30 à 17 heures (vendredi fermeture à 16 heures). Les particuliers sont reçus seulement lors des journées du patrimoine.

    Tél. 03.26.79.51.86.
    Conservateur : Frédéric Lafarge.

     

     

     

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    Vitry-le-François : Les livres de l’été Le coup de cœur de Michel Vigné
     
    Cet ouvrage complet sur la seconde guerre mondiale offre une vision différente des événements.
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  • Cet été, l’union vous propose une sélection de lectures pour accompagner vos vacances. Chaque vendredi, un Vitryat vous fait découvrir un livre qu’il a lu et particulièrement aimé.

    Aujourd’hui, Michel Vigné, retraité, parle de « Histoire de la seconde guerre mondiale » de Sir Basil H. Liddel-Hart.

    « Ce livre contient un historique complet de la seconde guerre mondiale. Il relate les événements qui se sont déroulés en Europe, en Afrique, en Russie ou encore dans le Pacifique. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que l’auteur est Anglais. Cela donne au lecteur un autre angle que celui que peut avoir un Français qui raconte l’histoire de France. On sent véritablement le point de vue anglais. Ici, l’auteur est moins compatissant que nous envers notre histoire, notamment au sujet de la collaboration du régime de Vichy et de la Résistance. »

    Et notre lecteur de rechercher une vision différente de cette période. « Une place relativement importante est consacrée aux batailles en Afrique, car les Anglais y ont bien plus participé les Francais. L’auteur explique les enjeux des batailles, il parle de la personnalité des généraux et de leur état d’esprit, ce qui permet de mieux comprendre les mécanismes qui ont fait l’Histoire. J’aimerais pouvoir trouver un ouvrage sur la seconde guerre mondiale écrit par un Allemand, mais il y a encore très peu de traductions en Français. Ces récits d’auteurs étrangers amènent à une vision plus complète de la guerre et à se poser d’autres questions… »

    « Histoire de la Seconde Guerre Mondiale », Sir Basil H. Liddell-Hart, éditions Fayard. (729 pages).

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    Witry-lès-Reims : Un trou sous la voie ferrée Reims-Charleville
     
    Le trou tel qu’il est apparu aux agents de la SNCF : il faisait trois mètres de profondeur.
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  • Une pelleteuse a mis au jour l’ensemble de la cavité pour vérifier si elle se prolonge jusque sous les voies.
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  • Un affaissement de terrain provoqué par une cavité souterraine de la guerre 14-18 s’est produit hier sur la ligne SNCF Reims-Charleville. Le trafic est sérieusement perturbé.

    LA guerre de 14-18 joue des tours à la SNCF. Depuis hier matin, la circulation ferroviaire sur la ligne Reims/Charleville-Mézières est réduite sur une voie près de Witry-lès-Reims en raison d’un affaissement de terrain provoqué par l’existence d’une ancienne sape ou d’une tranchée.

    C’est un agent de surveillance qui a découvert l’incident au cours de sa tournée à pied, vers 10 heures. Il a immédiatement fait arrêter la circulation.

    Localisé entre Bétheny et Witry-lès-Reims, l’effondrement se présentait sous la forme d’un trou dans le ballast, juste en contrebas de la voie. Les mesures initiales ont révélé qu’il faisait « 50 cm de diamètre en haut », « 1m50 à 2 mètres en bas » pour « environ trois mètres de profondeur ».

    Le trou s’est formé après l’effondrement du ballast dans une cavité. « Il peut s’agir d’une cavité naturelle provoquée par la dissolution du substrat ou d’une cavité artificielle » explique Claude Ruellet, directeur régional délégué aux infrastructures.
    « Nous sommes ici dans une zone de combats de la Première Guerre mondiale. Il peut y avoir sous terre des sapes, des tranchées. Avec toute la pluie qui est tombée ces derniers jours, les infiltrations ont miné le terrain et provoqué cet effondrement. »

    Les premières constatations ont confirmé la nature artificielle de la cavité. Tout laisse donc à penser qu’il s’agit d’un vestige de la Grande guerre. « Ce type d’incidents peut également se produire avec d’anciennes carrières » poursuit M.Ruellet. « J’ai connu ça lorsque j’étais en Picardie. De temps en temps, il y a même des tracteurs qui tombent. »

    Gros travaux

    Hier près de Reims, pas question de voir un train disparaître sous terre. Après la reprise du trafic, la SNCF a mis en place une circulation sur une seule voie, à vitesse réduite, au niveau de l’affaissement.

    Les trains ont subi un retard de 10 à 30 minutes. Certaines liaisons, notamment Rethel-Reims et retour, ont été assurées en car.

    Les travaux se poursuivaient encore en début de soirée, et devaient se prolonger tard dans la nuit. Une pelleteuse a mis au jour la cavité pour « vérifier son étendue » explique M. Ruellet. « Il faut s’assurer qu’elle ne s’étend pas sous la voie. Après, nous la comblerons avec des matériaux solides. »

    Un précédent cas s’était produit l’an dernier dans le même secteur, après Witry-lès-Reims en direction de Rethel, mais il posa moins de difficulté. Le trou n’était pas apparu dans le ballast mais « plus à l’extérieur », à côté de la voie.

    Fabrice Curlier

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    Le trou de la ligne SNCF Charleville/Reims remblayé
     
    La cavité découverte jeudi matin sous la ligne SNCF Charleville/Reims a été remblayée tard dans la nuit. Le trafic a repris, mais à 40 km/h à cet endroit.
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  • Un affaissement de terrain provoqué par une cavité souterraine de la Première Guerre mondiale est apparu jeudi matin sur la ligne SNCF Charleville-Mézières/Reims, entre Bétheny et Witry-lès-Reims (notre précédente édition).

    La remise en état de l’installation s’est achevée tard jeudi soir, vers minuit, après le dégagement complet de la cavité – probablement une ancienne sape – puis son remblayage avec des matériaux compacts.

    La sape ne cheminait pas sous la totalité des voies, heureusement car dans le cas contraire, les travaux auraient duré bien plus longtemps.

    Des sondages seront réalisés à la fin du mois d’août pour s’assurer de la bonne consistance du sol aux alentours et vérifier s’il y a lieu d’élargir le périmètre de sécurité. Cet incident peu banal a eu d’importantes répercussions sur la circulation ferroviaire.

    Trafic très perturbé

    D’abord stoppée dès la découverte du trou sur le ballast à 10 heures du matin, elle a pu reprendre mais en alternance sur une seule voie. Le trafic dans les deux sens n’a pu être rétabli qu’à 22 h 38, avec une vitesse de passage des convois maintenue à 40 km/h au niveau de l’effondrement.

    Selon la SNCF, les trains ont subi des retards de « 15 à 35 minutes » pour la plupart d’entre eux. « Le plus gros retard a été de 89 minutes pour le Ter Charleville-Mézières 12 h 40/Reims 13 h 34 » , précise la direction régionale.

    D’autres trains ont été annulés, comme le Ter qui devait partir de Reims à 18 h 06. « La SNCF a d’abord annoncé une demi-heure de retard, puis une heure, et enfin que le train ne partirait pas. Nous avons dû en changer », relate une habitante de Charleville-Mézières, Marie-Noëlle Leclerc.

    « Au début, nous n’avons reçu aucune explication. Deux conducteurs sont allés aux nouvelles, et c’est comme ça que nous avons su qu’il y avait eu un effondrement de terrain. On a ensuite entendu parler d’une coulée de boue. Le train de remplacement est parti vers 20 heures pour finalement arriver en gare de Charleville-Mézières vers 21 heures, au lieu de 19 h 06. »

    Sacré soirée ! Quatre-vingt-dix ans après, la capacité de nuisance de la guerre 14-18 n’est pas encore éteinte…

    F.C.

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    Cormicy : Décor paysager pour les soldats de la nécropole nationale
     
    Les croix les plus claires sont celles des douze soldats de la petite nécropole de la RN44, transférée à Cormicy. Le cimetière attend sa métamorphose pour l’automne.
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  • On voit bien qu’il se passe quelque chose à la nécropole militaire nationale de Cormicy. De nombreux anciens combattants qui veulent en savoir plus s’adressent à la mairie.

    Mais les travaux en cours relèvent d’une direction interrégionale des Anciens combattants établie à Metz.

    Celle-ci a décidé de redonner du lustre à ce cimetière qui rassemble 14.406 dépouilles de soldats « morts pour la France » en 1917 (*), dont la moitié en deux ossuaires.

    Plus précisément, ces soldats sont tombés avant les grandes batailles du Chemin des Dames, rappelle Nathalie Boiselet, qui suit le dossier.

    Pour l’essentiel, ce sont des militaires de métropole, mais aussi d’outre-mer, ce terme englobant, à l’époque, les hommes originaires des anciennes colonies françaises. Ils ont été réunis dans cette nécropole, créée en 1922 pour recevoir les corps exhumés des cimetières militaires de la région de la Vesle.

    On dénombre 3.690 tombes individuelles. Dans les ossuaires, sont rassemblés les restes des soldats dont l’identification a été impossible.

    Et ceux de soldats connus, mais qui n’ont pu être séparés, faute d’une identification précise. Parmi les hauts gradés, le général Baratier, tué le 17 octobre 1917.

    Transfert

    Très récemment, par mesure de sécurité pour les visiteurs et pour les agents d’entretien, une douzaine de sépultures a été transférée de la petite nécropole qui bordait la RN44 vers la nécropole nationale de Cormicy. Ce sont les petites croix blanches alignées au pied de la grande

    croix de pierre.

    Ces dernières semblent un peu seules à l’extrémité d’une large bande de terre vide et ratissée. Alors que parallèlement, le reste du terrain semble presque à l’abandon. En fait, il n’en est rien. Des travaux sont en cours pour redonner une apparence « moins triste » à la nécropole. Bientôt, elle ressemblera davantage à un cimetière paysager.

    Un gazon nouveau sera ensemencé d’ici aux commémorations du 11 Novembre. Les tertres seront refaits. La clôture sera rénovée. Le local des gardiens, repeint. Des arbres et arbustes seront plantés avant la fin de l’année. Avant d’en arriver là, les jardiniers ont fait venir une centaine de mètres cubes de terre pour aplanir l’ensemble.

    Ces travaux ont été financés par le ministère de la Défense, qui a alloué 30.000 € à cet effet. La dernière réfection remontait à la fin des années soixante-dix.

    J.F.Scherpereel

    * Et huit militaires français et deux Britanniques de la Seconde Guerre.

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    Suippes : Randonnée historique dans le massif de Moronvilliers
     
    Nauroy : son église n’est plus que ruines.
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  • La communauté de communes de Suippes et l’association Marne 14-18 organisent ce dimanche 19 août une randonnée historique commentée du massif de Moronvilliers, marche tout public d’environ 7km qui se déroulera en deux temps.

    Les participants ont rendez-vous à 10 heures ou à 13 h 45 (pour les personnes ne souhaitant faire que l’après-midi) au village disparu de Nauroy, devant la chapelle commémorative (fléché à partir de la D 931, entre Saint-Hilaire-le-Grand et Reims).

    Le matin aura lieu la visite de Nauroy et Moronvilliers, deux villages disparus à l’issue de la Première Guerre mondiale. Trop minés pour être reconstruits, ils avaient été rachetés (comme cinq autres communes) par l’État pour en faire deux camps militaires.

    En 1950, chacun d’entre eux avait vu son nom accolé à celui d’une commune voisine, qui en récupérait également le territoire.

    L’après-midi, le public se rendra sur le Mont Cornillet, où sera évoquée l’offensive Nivelle d’avril 1917, dont l’échec avait conduit au mouvement des mutineries.

    Inscriptioin gratuite.
    Prévoir un pique-nique pour le repas du midi (pause prévue à 12 h 30).
    Renseignements et inscription auprès de Marne 14-18, centre d’interprétation de Suippes 4 ruelle Bayard BP 31 - 51601 Suippes
    tél 03.26.68.24.09
    ou par e-mail : contact@marne14-18.fr

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    À l’ancêtre de la Chaise au plafond
     
    Photo collection Michel Thibault. Amicarte 51
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  • Les cartes postales servaient aussi à faire passer des messages en plus de la pub. Ici au café des Sportmen (aujourd’hui : la Chaise au plafond), un texte en rime sur la guerre : « C’est ici qu’on découvre la cité meurtrie, que les boches ont brisée car il leur a fallu, desserrer de leurs griffes ce coin de la patrie, le 12 septembre 1914 grâce aux braves Poilus. »

    Le 6 avril 2008 aura lieu la 27e bourse aux cartes postales et toutes collections d’Amicarte 51 aux celliers de Castelnau, rue Gosset. Elle aura pour thème : « La réclame » avec une exposition de 200 photos de cartes agrandies.

    Les personnes qui auraient des cartes sur ce thème peuvent en envoyer une photocopie à Olivier Rigaud, 30 rue Brûlée, 51100 Reims en joignant leurs coordonnées. Les originaux seront éventuellement demandés, le temps de les photographier, ceci en janvier 2008.

    A.M

     

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    Le para à l’aigle
     
    Les hommes de cette 101e division ont inspiré la série télé « bande de frères ».
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  • Ce mannequin de militaire est visible dans les vitrines du musée de la Reddition. « Il s’agit d’un para américain de la 101e division qui fut basée à Mourmelon », précise le conservateur Marc Bouxin, « celle-là même qui a inspiré la série télé « Band of brothers » (bande de frères), avec son emblème l’aigle hurleur. Il est équipé pour un saut d’entraînement et on notera la présence d’un gilet de sauvetage, parce que cette division devait se préparer au franchissement du Rhin. »

    Selon M. Bouxin, une tenue de cette unité de cette époque aussi complète et en aussi bon état est quelque chose de « rarissime ».

    A.P.

    Musée de la Reddition, 12 rue Franklin-Roosevelt,
    tous les jours sauf mardi de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
    Tarif 3 € ; gratuit pour scolaires, étudiants, anciens combattants résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale (de toutes nationalités).

     

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    Livres : Scènes de guerre
    Renouveler l’analyse du passé pour mieux maîtriser les problèmes de notre temps
     
    Un regard original porté sur la Seconde Guerre mondiale, tel est le résultat de cet ouvrage qui sous la plume de Marc Ferro transforme des épisodes clés du conflit en une série de films thématiques d’après les archives cinématographiques où se retrouvent sept personnalités qui ont été au cœur des combats.

    STALINE, Hitler, Churchill, Mussolini, Hiro Hito, Roosevelt et de Gaulle sont réunis pour mieux mettre au jour les enjeux stratégiques et politiques qui ont marqué la période.

    S’appuyant sur une documentation solide, Marc Ferro recense les événements qu’il structure en plusieurs temps forts qui sont autant de chapitres d’analyses fines. L’auteur a tenu à resituer chaque personnage d’abord dans l’histoire immédiate de son pays de manière à mieux en comprendre les sensibilités, les volontés, les envies et la place des valeurs humanistes.

    L’ouvrage est aussi intéressant parce qu’il montre comment chaque homme fort perçoit l’opinion publique de son pays. Roosevelt est très en avance sur celle de ses compatriotes du Congrès. Il mesure mieux qu’eux le danger représenté par la montée du nazisme puis par sa politique de conquête. Même après Pearl Harbor, le premier danger se résume à Hitler.

    On s’intéressera aussi à la manière dont Hitler et Staline ont cherché à se neutraliser pour mieux étendre leur pouvoir. S’allier dans un premier temps et le meilleur moyen pour venir à bout de l’autre au moment où il s’y attend le moins. Il est tout aussi passionnant d’analyser comment en septembre 1943, Goebbels espère retourner la situation en s’arrangeant avec Staline alors qu’Hitler croit pouvoir trouver un terrain d’entente avec Churchill. Tous les scénarios prompts aux petits arrangements ont été imaginés mais lorsque l’amitié d’un Mussolini s’achève en dépendance à l’égard d’Hitler, les dés sont pipés. Faut-il avoir honte, se renier ou quitter la scène ?

    Et de Gaulle ? Churchill le décrit comme un personnage attachant et irritant. Les déclarations du général, sa détermination et son caractère rugueux provoquent des crises en cascade mais démontrent surtout l’affrontement entre deux personnalités d’exception qui savent toujours à la dernière limite composer pour anéantir le nazisme et rendre la liberté au monde. Une façon de faire qui n’est pas partagée par la Maison Blanche où Roosevelt trouve de Gaulle dangereux. Toutes ces considérations pèseront lourds lors des grandes conférences de 1945. L’auteur avec de bons arguments conforte ainsi son analyse.

    Hervé Chabaud

    Marc Ferro, « Ils étaient sept hommes en guerre »Robert Laffont, 368 p., 20 euros

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    Suippes - Marne 14-18 : pour comprendre la Grande Guerre
     
    … le directeur du centre d’interprétation, est optimiste en ce qui concerne l’avenir touristique de ce lieu de mémoire.
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  • Nicolas Knaff, …

    Nicolas Knaff est le directeur du centre d’interprétation de Suippes Marne 14-18 dont les bornes interactives biométriques, qui permettent à chacun de suivre la vie d’un personnage authentique de la Grande Guerre, offrent un plus.

    Huit mois après l’ouverture de ce véritable musée moderne de la Première Guerre, le responsable dresse un premier bilan : « Les visiteurs viennent d’horizons différents : des groupes (scolaires ou autres), des familles, des personnes de tous âges, et bien sûr de nombreux touristes. La visite des seniors de la communauté de communes a été très positive : les habitants de Suippes et des villages environnants doivent être des ambassadeurs de leur patrimoine et des relais de l’information ».

    Nicolas Knaff est optimiste pour la suite : « La communication prend son essor… Affiches et dépliants sont distribués auprès des offices de tourisme, hôtels et autres sites touristiques de Champagne-Ardenne, de Meuse et au-delà. Privilégiant les illustrations, afin de mettre en valeur l’originalité de Marne 14-18, le dépliant existe en deux versions : français-anglais et allemand-néerlandais. ».

    Nicolas Knaff devrait par ailleurs développer le concept du tourisme de mémoire : « Les offices de tourisme (Châlons et Reims), veulent intégrer le tourisme de mémoire dans leurs circuits. Le centre a d’ailleurs reçu des guides interprètes qui ont été formés aux spécificités de ce patrimoine culturel. ».

    Des projets sont également en cours : « Proposer de nouveaux évènements au grand public et mener des actions de communication auprès des professionnels. Nous préparons une randonnée historique dans le village détruit de Nauroy et sur le massif de Moronvilliers, le 19 août. Il y aura aussi les Journées du patrimoine en septembre, le salon du tourisme Destination Marne à Châlons en octobre, la journée du livre 14-18 avec la médiathèque intercommunautaire de Suippes en novembre. Marne 14-18 souhaite aussi instaurer un cycle de conférences ».

    Infos pratiques

    Dimanche 19 août : randonnée historique commentée du camp de Moronvilliers (marche d’environ 7 km).

    Renseignements et inscriptions au 03.26.68.24.09.

    Par ailleurs, le centre d’interprétation est ouvert comme suit :

  •  de mai à septembre et novembre : de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures.
  •  Décembre, février, mars, avril, octobre : de 14 à 18 heures.
  •  Fermé le lundi.
  •  Accès aux personnes handicapées.
  •  Site net : http://www.marne14-18.fr

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    Vitry : Voyager avec la Fnaca…
     
    Fort du succès de sa dernière sortie au plan incliné et à Fort Ackenberg, le Comité de Vitry-le-François de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) veut poursuivre sur sa lancée.

    « Notre dernière journée s’est bien passée, cinquante-trois personnes ont participé à la découverte du plan incliné et du fort avec ses 10 kilomètres de tunnels, commente Jean-Pierre Mathieu, le président du comité vitryat.Nous avons donc fait d’autres propositions de sorties pour tous les adhérents, comme les non-adhérents. »

    Prochaine date à retenir, le vendredi 19 octobre pour une « journée en Champagne ».

    Au programme : visite guidée de la cathédrale de Reims puis des caves Piper-Heidsieck avec bien sûr dégustation, avant un déjeuner à une grande table et une croisière sur la Marne au départ de Cumières.

    Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes auprès de M. Mathieu, 39 rue du Petit- Parc à Vitry-le-François. Tél. 03.26.74.32.15.
    Tarif : 41 euros par personne.

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    Hommage aux « héros de l’armée noire »
     
    Le conservateur du fort de la Pompelle ne connaît pas d’autre exemplaire de cette affiche.
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    Notre tournée estivale des musées rémois nous ramène au fort de la Pompelle, mémorial de la Première Guerre mondiale.

    Dans sa poudrière nouvellement rouverte, on verra notamment une affiche rare paraît-il : l’affiche appelant la population rémoise à participer à la fête inaugurale du monument élevé en l’honneur des « héros de l’armée noire », les combattants africains ; la fête en question avait lieu le 13 juillet 1924.

    Quant au monument lui-même, il fut démonté par les Allemands en 40.

    « À ma connaissance, c’est le seul exemplaire connu de cette affiche », commente le conservateur M.Bouxin.

    A.P.

    Fort de la Pompelle,
    tous les jours sauf le mardi, de 11 à 18 heures en semaine, de 11 à 19 heures les week-ends et jours fériés.

    Tarifs : 4€ pour les adultes, 2€ pour les 15-18 ans, gratuit pour les moins de 15 ans.

     

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    Huiron : Hommage aux huit aviateurs
     
    Le recueillement devant la tombe des huit aviateurs…
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    … et dans le chœur de l’église.
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    De nombreuses personnes se sont rassemblées dans le cimetière intercommunal de Huiron, dimanche dernier, pour rendre hommage à huit aviateurs tombés pour la défense du pays le 5 août 1944, à l’invitation de la commune de Glannes et de son maire Monique Martin, en collaboration avec le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François et le concours de l’Union nationale des combattants (UNC) de Huiron.

    Avant le dépôt des gerbes, un office religieux avait été célébré par le père Didier Ménétrat, aumônier militaire de la B.A. 113 de Saint-Dizier, en l’église abbatiale Saint-Martin, avec la présence de la chorale « La Clé des Chants » de Vitry-en-Perthois.

    Les gerbes ont été déposées par François Girardin, président de l’UNC, et Serge Maigrot, vice-président de l’association Maison rouge de Vraux. Les anciens combattants Claude Choque et Émile Collet ont procédé à l’appel des Morts pour la France. Puis, un hommage a été rendu au soldat inconnu avec le dépôt d’une gerbe par le trésorier du Souvenir français, Yvan Broussard.

    Une vingtaine de porte-drapeaux avaient tenu à être présents ainsi que de nombreuses personnalités dont Jacky Desbrosse, maire de Huiron, Thierry Mouton, conseiller général du canton et Joël Aubertel, président de la communauté de communes du Mont-Morêt et maire de Courdemanges ainsi que la population et les anciens combattants du secteur.

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    CORMONTREUIL : Séjour au Tyrol
     
    Suite à une demande très forte de nombreux adhérents, la section locale de l’Union nationale des Combattants organise un voyage en Autriche dans la province du Tyrol du mardi 9 octobre au mardi 16 octobre 2007 inclus.

    Le prix de ce voyage est de 430 € par personne, comprenant, transport comme d’habitude en car grand tourisme, hôtel 4****, pension complète boisson incluse ; des excursions journalières sont incluses dans le prix. 430 € pour les adhérents à jour de cotisation, sinon, pour tous les autres ajouter 16 € (par famille) afin d’être couvert par l’assurance de l’association. L’assurance rapatriement est incluse, le supplément pour chambre seule est de 90 €.

    Les inscriptions sont prises dès maintenant, soit en un seul chèque, ou possibilité de régler en trois fois (joindre obligatoirement les trois chèques à l’inscription), ajouter la chambre seule et, pour la cotisation, faire un chèque séparé. Tous les chèques sont à l’ordre de l’UNC Cormontreuil.

    Le départ et le retour se feront uniquement sur le parking, place de la République (espace Augé) à côté de la mairie de Cormontreuil, face au Crédit Agricole où se construit la nouvelle médiathèque, départ le matin de très bonne heure, l’horaire sera précisé ultérieurement.

    Les cartes d’identité ou passeports sont obligatoires pour toutes les personnes pour avoir les chambres ; ne pas oublier la carte vitale et la carte d’assurance maladie européenne.

    Pour tout renseignement, contacter le président Claude Viéville, 3 rue Paul-Gauguin.

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    Épernay : A la mémoire des fusillés
     
    Comme tous les 5 août, les anciens combattants de la Résistance se sont recueillis, dimanche.
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    Comme chaque année le 5 août, l’association des anciens combattants de la Résistance (Anacr) et l’association nationale des amis de la Résistance, ont organisé une manifestation du souvenir à la mémoire des fusillés du 5 août 1944.

    Après avoir fleuri, au cimetière Nord, les tombes de Pierre Escudié, Pierre Boucher, James Lecomte et Thérèse Pierre, la délégation allait déposer une gerbe à la plaque commémorant l’assassinat de Robert Dié, rue de Reims, capitaine des Francs-Tireurs partisans français, abattu en service commandé par la milice française le 5 août 1944.

    La délégation était alors reçue dans les salons de l’hôtel de ville par Anne-Marie Legras, maire-adjointe. Alain Galataud, amis de la Résistance, remerciait la ville de son accueil soulignant que la Résistance ne connaissait pas les différences : « Pierre Escudé était un militant catholique, Pierre Boucher un militant socialiste et Robert Dié un militant communiste ». Remerciements aussi au Souvenir Français qui assure notamment l’entretien des tombes des fusillés du 5 août 1944.

    Dans une brève intervention, après avoir rappelé le sacrifice des fusillés, Anne-Marie Legras a remercié l’Anacr et les amis de la Résistance rappelant la nécessité du devoir de mémoire pour les générations futures.

    Parmi les personnalités présentes, on remarquait entre-autres, Marc Lefèvre secrétaire de la section d’Epernay du parti socialiste, le conseiller municipal Raymond Galataud, René Guillepain, président départemental de la FNDIR.

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    Fismes : Au rendez-vous annuel des anciens combattants
     

     
    Comme chaque année, les anciens combattants de l’UNC51 se sont réunis à Fismes, autour d’un bon « méchoui » et du président de section Maurice Browarny.

    Des personnalités se sont jointes à la manifestation :

  •  le maire et conseiller régional, Jean-Pierre Pinon,
  •  et le conseiller général et maire de Vandeuil, François Mourra.
     

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    Mondement-Montgivroux : Un haut lieu de l’histoire
     
    La bataille se déroulait là !
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    Plus de soixante officiers, représentant quarante-huit pays différents, effectuant une formation au Collège interarmées de défense (ancienne École supérieure de guerre), basée à l’École militaire de Paris, sont venus sur le site de Mondement dans le cadre d’un cycle de connaissance de l’histoire militaire de la France.

    Au pied du monument, face au champ de bataille, c’est le général Allain Bernède, général de brigade 2e section au collège interarmées de défense, docteur en histoire, qui leur a expliqué les tactiques et l’enchaînement des combats de septembre 1914.

    Le lieutenant colonel Claude Domenichini, président de l’association « Mondement 1914 » a, quant à lui, présenté le Mémorial et a détaillé toute sa symbolique.

    Puis les jeunes officiers ont apprécié la visite du musée, témoin des conditions dans lesquelles se déroulaient les combats.

    Les stagiaires sont tous francophones. Ils ont été très sensibles à l’accueil et au grand intérêt de leurs études, mais surtout la mixité des origines, la compréhension mutuelle qui conduit à des échanges intellectuels fructueux.

    Les efforts faits de part et d’autre favorisent l’excellence des rapports sans problème d’intégration.

    Le jugement de l’un d’eux : « La France est une grande puissance culturelle, économique et politique qui aime la paix et l’indépendance ».

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    En souvenir des Russes
     
    « A ma connaissance, c’est la seule pièce de ce type en Franc.
    indique Marc Bouxin, le conservateur.

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    Ce qui est curieux à noter, c’est que ce canon n’aurait probablement pas servi pendant la guerre de 14, alors que, rappelle Marc Bouxin, « il y a pourtant bien eu un corps expéditionnaire russe en France entre l’automne 1916 et le printemps 1917, mais il utilisait du matériel français ».

    D’où vient donc ce canon ? Il aurait été apporté en France avant la guerre, à l’époque où les artilleurs russes venaient s’entraîner chez nous avec leur matériel.

    A. P.

    Fort de la pompelle,
    tous les jours sauf le mardi, de 11 à 18 heures en semaine, de 11 à 19 heures les week-ends et jours fériés.
    Tarifs : 4€ pour les adultes, 2€ pour les 15-18 ans, gratuit pour les moins de 15 ans.

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    Un panneau de sinistre mémoire
     
    Ce panneau indiquant le siège du service de sécurité allemand était placé à l’entrée de la rue Jeanne-d’Arc.
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    La pièce d’aujourd’hui rappellera sans doute de mauvais souvenirs aux Rémois qui ont connu l’occupation allemande. Elle est exposée au musée de la Reddition. « C’est le panneau qui indiquait le siège de ce que l’on appelait improprement la Gestapo, explique le conservateur Marc Bouxin, car la Gestapo était un service du Reich ; l’équivalent en France occupée étaient la Sipo (sicherheitspolizei, ou police de sécurité) et le service de sécurité.

    Ce panneau était placé à l’entrée de la rue Jeanne-d’Arc. Il a été décroché par un habitant le jour de la libération, le 30 août 44, et offert au musée il y a une dizaine d’années. »

    A.P.

    Musée de la Reddition, 12 rue Franklin-Roosevelt,
    tous les jours sauf mardi de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
    Tarif 3€ ; gratuit pour scolaires, étudiants, anciens combattants résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale (de toutes nationalités).

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    Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

    Echos de la Délégation Territoriale de la Marne de l’AFMD
     

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    Cet article est paru dans le Journal « Mémoire et Vigilance », bulletin trimestriel de l’AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation)

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    La DT a tenu son assemblée annuelle et nous fait part de ses activités de début d’année ou de ses projets :

  •  conférence de Mme Huguette Balny sur la déportation des républicains espagnols ;
  •  participation à la Veillée de la Déportation ;
  •  projection à Reims au cinéma "Opéra" du film La Rose blanche, réseau d’étudiants allemands anti-nazis ;
  •  voyage au Struthof ; intervention de deux jours auprès des étudiants de l’IUFM de Reims ;
  •  participation en octobre au Forum des Associations ;
  •  deuxième voyage de la mémoire à la Coupole de Saint-Omer (62) (les armes secrètes de Hitler VI et V2) ;
  •  préparation d’une conférence sur des déportés dont les noms ont été donnés à des rues de Reims…

    Que d’activités en perspective et que de bonnes idées pour nos DT !…

    Au cours de cette assemblée annuelle, Mme Cardon-Hamet, historienne, est intervenue sur la collaboration mise en place par le gouvernement de Vichy. Il est prévu l’organisation d’une prochaine conférence afin de lui permettre de développer son argumentation.

    D’autre part, également le 28 janvier, a eu lieu une réunion en présence des membres de l’Association au cours de laquelle M. Jean Constant, le président d’honneur, a lancé un appel à "la vigilance contre les propos négationnistes et les actes antisémites, s’insurgeant également contre les croix gammées retrouvées dernièrement dans un collège du département. On ne peut tolérer que dans un pays démocratique, la vérité soit falsifiée", a-t-il conclu.

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    La table mythique
     
    C’est à cette table que fut signé l’acte de capitulation allemande le 7 mai 1945.
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    La pièce que nous vous présentons aujourd’hui est sans conteste « la » pièce maîtresse du musée de la Reddition : c’est la fameuse table qui donne son nom au musée. « La table mythique, commente le conservateur Marc Bouxin ; c’est ici qu’a pris fin la Seconde guerre mondiale en Europe ! C’était le 7 mai 1945 à 2 h 41, à Reims. »

    Depuis, rien n’a bougé autour de cette table, dans cette salle qui était à l’origine la salle des profs du collège technique et moderne de la rue Jolicœur, et qui fut transformée en salle de guerre par Eisenhower : les cartes d’état-major au mur, le tableau des opérations aériennes, portant la date des dernières engagées -le 6 mai-, les chaises étiquetées portant le nom des signataires de l’acte historique… « Il manque juste les cendriers de porcelaine, ajoute le conservateur, qui ont tous été « fauchés » comme souvenirs ; celui qu’on voit a été rapporté par un chapardeur repenti lors d’une visite… »

    A.P.

    Musée de la Reddition, 12 rue Franklin-Roosevelt,
    tous les jours, sauf mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
    Tarif 3€ ; gratuit pour scolaires, étudiants, anciens combattants résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale (de toutes nationalités).

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    Châlons-en-Champagne : Un hommage rendu aux Justes de France
     
    De nombreuses personnalités présentes à la manifestation.
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    Hommage a été rendu hier dès 9 h 30, au pied de la synagogue, aux Justes de France qui « souvent anonymes, eurent à cœur de protéger et sauver des familles juives vouées à l’extermination, et au péril de leurs vies ».

    Revenant sur la rafle du Vélodrome d’Hiver du 16 juillet 1942, au cours de laquelle « 13 152 personnes dont 4 155 enfants furent arrêtées par la police française sur ordre de Vichy et livrées à la barbarie nazie parce qu’ils étaient juifs », le vice-président de l’association culturelle israélite Marcel Sebbag a cité les noms de six Justes marnais qui purent être identifiés : Lucienne Laurent, André Laurent, Aimé-Marie Lallement, Daniel Bachet, Jean Royer et le père Jean Renou.

    « On aurait pu croire que la déferlante de la haine se serait tarie à jamais », ajoutait-il avant de donner la parole au représentant du préfet de la Marne, « et voilà que, de nos jours, des élèves refusent l’enseignement de la Shoah dans des classes du secondaire, des sites négationnistes se trouvent sur Internet, de jeunes médecins organisent des attentats terroristes et une menace nucléaire réitérée plane au-dessus du Moyen Orient ».

    En célébrant la mémoire et les sacrifices des héros de la Résistance et de la Déportation, assurait Marcel Sebbag, en rappelant l’enfer qu’ont subi les victimes, « nous saurons aussi préserver notre pays contre toute nouvelle forme de barbarie et, forts des idéaux forgés par une longue histoire, nous œuvrerons sans relâche pour que chaque être humain puisse vivre et s’épanouir dignement, dans le respect de l’autre ».

    La cérémonie, emprunte d’émotion, s’est achevée par un dépôt de gerbes. S.B.

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    Saint-Utin : En souvenir des aviateurs alliés
     
    Des cérémonies ont été organisées dans les communes où des aviateurs alliés sont morts dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944.
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    L’Amicale du Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt s’est recueillie, mercredi 18 juillet, sur les tombes des aviateurs alliés tombés dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944 sur les territoires des communes de Saint-Utin, Saint-Ouen-Domprot, Lignon et Margerie-Hancourt.

    Dans chaque commune, une gerbe a été déposée en présence des délégations des ACPG-CATM du canton de Sompuis et de Chavanges et du Souvenir français de Vitry-le- François.

    Cinq cérémonies ont été organisées dans la journée pour permettre aux délégations d’anciens combattants de rendre hommage aux morts de cette nuit-là.

    A Saint-Utin

    Six aviateurs anglais ont été mis à l’honneur : les sergents William Henry Garrett Lebatt (24 ans), Jeremy Mackintosh (19 ans), Stephen Birckford Morcom, (22 ans), Alfred Myres (22 ans), William John Thomas et Samuel Whitehurst (21 ans).

    A Saint-Ouen-Domprot

    Cinq aviateurs alliés (trois Anglais et deux Australiens) sont tombés pour la défense du pays : les sergents Vincent Gallagher (24 ans), Lester Bertram Holmes (29 ans), Clifford Lacy (26 ans), Douglas Ryan (22 ans) et Ivan Shingles.

    A Lignon

    L’aviateur allié, âgé de 25 ans, le sergent Douglas Wensley, tombé pour la défense de la France, faisait partie de l’équipage. Il est inhumé à Margerie-Hancourt, mais son corps avait été retrouvé sur le territoire de Lignon.

    A Margerie-Hancourt

    Une cérémonie a eu lieu dans le carré militaire du cimetière de Margerie-Hancourt, en présence du maire Jean Bauwens afin de se souvenir des cinq aviateurs alliés (quatre Anglais et un Canadien), tombés pour la défense du pays : les sergents William Shaw (19 ans), Francis Bertram Smith (20 ans), Albert John Williamson (23 ans) Bertie Woodward (32 ans) et le pilote anglais Jesse Dallen (19 ans) dont le corps n’a jamais été retrouvé.

    A Chatelraould- Saint-Louvent

    Une cérémonie a été organisée dans le cimetière de Châtelraould-Saint-Louvent, en présence du maire René Hanot, pour commémorer la mort de l’aviateur anglais, âgé de 21 ans, le sergent Leslie Richard Lutwyche, tombé pour la France. Cet aviateur faisait partie de l’équipage qui est inhumé à Somsois, mais dont le corps avait été retrouvé sur le territoire de Châtelraould-Saint-Louvent.

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    Sermaize-les-Bains : Le méchoui des anciens combattants
     
    Les cuisiniers à l’ouvrage.
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    La section de Sermaize-les-Bains de l’Union Nationale des Combattants a organisé son premier méchoui. Soixante-quinze adhérents avaient répondu présents mais pour cela les cuisiniers avaient dû se lever très tôt pour faire le feu. Mais rien n’a manqué ni le soleil, ni l’appétit !

    Alors à quand le prochain ?

     

     

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    barbonne-fayel : Jackie Laurent n’est plus
     
    Jackie Laurent était âgé de 67 ans.
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    Membre du comité FNACA du canton d’Anglure, Jackie Laurent vient de disparaître à l’âge de 67 ans. Il travaille dès son plus jeune âge, de 1954 à 1956, chez BBGR à Sézanne, puis de 1956 à 1958 chez Remy à Vindey et de 1958 à 1960 chez Anon à Sézanne.

    Il est appelé sous les drapeaux le 1er mai 1960 et part pour l’Algérie rejoindre la 2e Compagnie Saharienne du Génie. Il est de retour le 22 juin 1962 et libéré de ses obligations militaires le 27 juillet 1962.

    Il est titulaire de la carte et de la Croix du combattant, titre de reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre avec le groupe Sahara.

    A son retour, Jackie Laurent reprend son métier chez Anon à Sézanne, de 1963 à 1967 chez Morgany à Esclavolles-Lurey et de 1967 à 1998 il est conducteur d’engin et chauffeur poids lourd à la DDE. Il termine sa carrière en tant que chef d’équipe, puis prend sa retraite à l’âge de 58 ans à Barbonne-Fayel.

     

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    Reims : Sauvée par le curé
     
    La dérive du chasseur français abattu en mai 40.
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    Au musée de la Reddition, on peut contempler un débris d’avion chargé de toute une histoire, en lien avec celle qui s’écrit avec un grand H.

    Ce débris, c’est une dérive d’avion de chasse, plus précisément d’un Morane-Saulnier français de 1940. « Il appartenait au groupe de chasse III/6, basé près de Reims à l’époque, sur le territoire de Val-de-Vesle, précise le conservateur Marc Bouxin. Cet avion fut abattu au sud de Cambrai en mai 40. »

    Or le curé du village où tomba l’appareil, lui-même ancien pilote de chasse, ne voulut pas que la dérive tombe aux mains de l’ennemi pour qu’il s’en fasse un trophée. Il la récupéra et la dissimula pendant la suite de la guerre dans son église, derrière l’orgue, où elle fut retrouvée plus tard un peu par hasard.

    A.P.

    Musée de la Reddition, 12 rue Franklin-Roosevelt,

  •  tous les jours sauf mardi de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
  •  Tarif 3€ ; gratuit pour scolaires, étudiants, anciens combattants résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale (de toutes nationalités).

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    Sainte-Menehould : A la découverte du moulin de Valmy
     
    Des fans de moulins en visite à Valmy
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    L’association des moulins marnais, composée d’une trentaine de personnes avait choisi l’Argonne pour une journée qui a commencé par la visite de la ville de Sainte-Ménehould, sous la conduite de Christine Francart.

    Au programme l’histoire de la ville, l’époque Louis XVI, l’architecture du 18e siècle, Dom Pérignon et Ménehould.

    Puis direction Valmy pour la découverte de l’histoire de la bataille et la présentation technique du moulin. Cette visite a particulièrement été appréciée par le groupe dont certains membres possèdent eux-mêmes des moulins ou sont en train d’en restaurer. Après un déjeuner au pied du moulin, le groupe a rencontré des artisans, accompagné de Marianne, guide à l’Office de tourisme : faïencier, tourneur sur bois.

    L’après midi s’est achevé à Beaulieu-en-Argonne avec la visite du pressoir et la galerie de l’abbaye.

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    Les anciens d’Algérie réunis
     
    Les anciens d’Algérie avec l’abbé Founchot, initiateur de ces rencontres amicales.
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    Voici 50 ans, ils étaient tous en Algérie… Désormais et depuis 37 ans, ces Anciens du 26e RIM (Régiment d’infanterie motorisée) se réunissent chez l’un d’entre eux début juillet. Cette fois, ce fut à Somme-Suippe chez Denis et Denise Galichet.

    L’initiative en revient à l’abbé Jean Founchot, séminariste à l’époque, puis prêtre d’abord au Togo pendant 4 ans, puis en Côte d’Ivoire.

    Entre ces deux périodes, il effectue un retour en France durant cinq ans pendant lequel il reconstitue un groupe de quelques copains…

    Une dizaine, dans l’Est notamment, puis le bouche à oreille est entré en action avant que la traditionnelle rencontre annuelle se perpétue. Jean Founchot ne se joignant au groupe que lors de ses séjours en France.

    De retour définitif dans l’Hexagone, c’est lui qui a célébré la messe dominicale en l’église de Suippes avant l’arrivée à Somme-Suippe pour la photo souvenir, le verre de l’amitié, le repas partagé et la visite du Centre d’interprétation.

    L’amitié forte née entre Alsaciens, Vosgiens, Marnais, Mosellans, Lorrains, Aubois… au long de ces années en Algérie, a tissé des liens de camaraderie qui ne s’amenuisent pas avec le temps, même si le groupe tend à diminuer au fil des ans.

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    Fabrice Defferrard publie « Gilles Fresnay, décédé »
     
    Fabrice Deferrard
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    Maître de conférences à l’université de Reims, Fabrice Defferrard vient de publier « Gilles Fresnay, décédé ».

    L’histoire d’une mère qui cherche à retracer l’histoire de son fils tombé au champ d’honneur en rencontrant un de ses compagnons d’armes.

    PLUSIEURS années après la signature de l’Armistice de 1918, madame Fresnay retrouve Jourdan, l’ami et compagnon d’armes de son fils Gilles, tombé au champ d’honneur. Elle tente de retracer les derniers mois de la vie de son fils. Des liens forts et troubles se tissent entre elle et Jourdan.

    Il y a quelques années, Fabrice Defferrard, maître de conférences à l’université de Reims et directeur de l’institut d’études judiciaires, avait déjà publié un ouvrage intitulé « Un voyage à Marienbad ». « Il s’agissait d’un petit récit suivi de nouvelles. » Cette fois, l’écrivain a mis en chantier un roman. « La période de la première Guerre mondiale m’intéresse », explique-t-il. « De même que les années 30, une période dans laquelle j’ai placé l’intrigue. »

    Des recherches ont jalonné l’écriture du roman. « L’écriture m’a pris plusieurs années. Le roman a été plus court puis plus long. Je l’ai repris, retravaillé. De pure fiction il a finalement été localisé à Paris. » Le déclic s’est produit après une rencontre avec l’écrivain Annie Ernaux au village du livre de Merlieux. « Je lui ai demandé si elle acceptait de lire la première mouture, elle a accepté et me l’a renvoyé avec des corrections. C’est après ces corrections que j’ai commencé à accrocher les éditeurs. »

    Disparition et absence

    La mort, la guerre, la dispari¬tion, la mémoire sont autant de thèmes développés dans le roman. « La disparition et l’ab¬sence sont des thèmes qui me sont chers. De même que la mémoire, et la tentative de reconstituer un passé qui nous échappe. J’ai laissé des portes ouvertes dans mon roman. Certains aiment, d’autres pas. »La fin de l’histoire peut en effet surprendre.

    Déjà, l’écrivain s’est remis au travail. « Je prépare un roman, ainsi qu’un recueil de nouvelles. L’écriture est un vrai travail de forçat. Il faut écrire régulièrement, durablement, avoir une discipline. C’est indispensable, sinon, on ne termine jamais… »

    Patricia Buffet

    « Gilles Fresnay, décédé », éditions Thélès. Une dédicace est prévue le 27 octobre à la librairie Guerlin Martin : Pour tout renseignement, www.fabricedefferrard.com

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    Saint-Imoges : Promotions dans les ordres de la Légion d’honneur et du Mérite
     
    De gauche à droite : André Chevalier, Henri Dhainaut, André Launois, Robert Cochod et Giovanni Guenzi.
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    C’est dans le cadre champêtre de la Maison du Vigneron de Saint-Imoges que la section Champagne-Ardenne de l’Association nationale des anciens de Dien Bien Phu a remis jeudi deux promotions à deux des siens.

    Par décret du Président de la République, l’adjudant-chef Henri Dhainaut a été promu au grade d’officier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, les insignes lui étant remis par le colonel André Chevalier, commandeur de la Légion d’honneur.

    Dans une brève intervention, André Chevalier a retracé la belle carrière de Henri Dhainaut : « Appelé en 1946 pour effectuer son service militaire, il s’est engagé pour servir en Extrême-Orient, 31 mois en Cochinchine, 2 ans en Allemagne avant d’être affecté au Tonkin où il a participé aux combats de Dien Bien Phu. Prisonnier des vietmin, il a été libéré le 20 août 1954. De retour en France, il a effectué alors 30 mois en Algérie puis a été affecté au 1er BCP à Reims, puis au 410e BCP où il a pris sa retraite en 1973 après avoir servi 26 ans dans l’armée ».

    Le 12 juin 1974, il a été promu chevalier dans l’ordre national du Mérite et le 3 juillet 1977, chevalier dans l’ordre de la légion d’Honneur. Outre ces distinctions, l’adjudant-chef Dhainaut est titulaire de la croix du combattant, de la médaille d’outre-mer, des médailles commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

    Dien Bien Phu

    Autre distinction pour Robert Cochod qui recevait les insignes d’officier dans l’ordre national du Mérite des mains de Giovanni Guenzi.

    Ce dernier de rappeler là aussi une carrière exemplaire. Né à Lyon en 1947, Robert Cochod est affecté au 9e Zouaves à Alger le 6 mai 1947 et promu caporal, caporal-chef et sergent comme instructeur des jeunes recrues la même année.

    Muté au 1er RTA, il part en Indochine le 13 septembre 1949 sous le commandement du général de Lattre de Tassigny et participera aux combats de Ninh Binh où le fils du général sera tué. Il revient en Algérie où il est affecté à l’instruction des fusiliers de l’air de la base aérienne d’Alger. Il fera un second séjour en Indochine du 20 octobre 1952 au 21 décembre 1954.

    Volontaire pour les missions sur Dien Bien Phu, il rentrera en France avec deux citations à l’ordre de l’escadre et du régiment. Il poursuit sa carrière d’instructeur à Mourmelon, Compiègne, Chartres, Etampes avant d’être muté à l’école des officiers de réserve de Caen en mai 1958.

    Reçu moniteur-chef en 1960, nommé adjudant en 1962, reçu major de la promotion 1963 du cadre de maîtrise E.P.M, apte à entrer en école d’officier du personnel non naviguant, il sera affecté à la 1re région aérienne pour assumer les fonctions d’officier des sports. Après 17 années, il arrête sa carrière militaire le 1er juin 1964 et débute une carrière de professeur d’éducation physique et sportive à l’Education nationale, carrière qui durera 29 ans.

    Titulaire de nombreuses décorations et citations dont la croix du combattant volontaire, la croix du combattant et du titre de reconnaissance de la nation Indochine, de la médaille militaire… Robert Cochod a encore obtenu la médaille d’or de la Jeunesse et des sports en 1989, la croix de chevalier du Mérite agricole en 1990, la croix de chevalier des Palmes académiques en 1995 et la croix de chevalier de l’ordre national du Mérite en 1995.

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    Fort de la Pompelle : bienvenue dans la poudrière
     
    Le conservateur Marc Bouxin : « Nous présentons 14 mannequins, dont 12 inédits ».
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    Le musée rémois consacré à la Première Guerre mondiale présente une nouvelle salle d’exposition, aménagée dans l’ancien lieu de stockage des munitions.

    UNE nouvelle salle d’exposition est à présent visible au fort-musée de la Pompelle : la salle de la poudrière. « Elle a été fermée pendant près de huit mois, indique le conservateur Marc Bouxin, pendant lesquels nous avons fait des travaux de rénovation de l’électricité, et de réhabilitation de l’architecture, et installé les collections. »

    Tirailleur sénégalais

    Que comportent celles-ci ? « Toute une série de mannequins, quatorze en tout, dont douze inédits, qui présentent l’éventail des différentes troupes qui se sont succédé dans le fort ; dans ces uniformes, tout est rigoureusement d’époque ! »

    La présentation suit un ordre chronologique : on démarre avec les sapeurs français de 1873 chargés de la réalisation de l’ouvrage ; on continue avec les fantassins de la mobilisation de 1914, en pantalon garance et capote bleue, puis avec les dragons et cuirassiers de la même époque, avec leur casque à crinière, on poursuit avec les tirailleurs sénégalais de 1915, avec leur fameux couvre-chef rouge à la Banania…

    « Nous avons aussi dans cette salle quelques souvenirs ou documents assez curieux ou émouvants » ajoute le conservateur. Comme cette affiche appelant la population rémoise à participer, le 13 juillet 1924, à la fête inaugurale du monument élevé en l’honneur des « héros de l’armée noire », les combattants africains, monument qui fut démonté par les Allemands en 40. « À ma connaissance, c’est le seul exemplaire connu de cette affiche » commente M.Bouxin.

    On trouvera aussi dans cette poudrière la maquette d’une canonnière fluviale de la Marine nationale, comme celles qui furent utilisées entre 1915 et 1917 pour couvrir Reims à partir du canal, et qui s’abritaient sous le tunnel du Mont de Billy une fois leurs coups partis… De quoi augmenter la durée de la visite d’intéressante façon. Celle-ci serait encore plus intéressante si le fort disposait du moindre audio-visuel ; il paraît que les normes de sécurité s’y opposent. Dommage !

    Antoine Pardessus

    Fort de la Pompelle (route de Châlons),

  •  tous les jours sauf le mardi, de 11 à 18 heures en semaine, de 11 à 19 heures les week-ends et jours fériés.
  •  Tarifs : 4€ pour les adultes, 2€ pour les 15-18 ans, gratuit pour les moins de 15 ans.

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    Reims : Union nationale des combattants : les présidents se réunissent
     
    Suite à leurs congrès et bilans, les présidents des sections UNC (Union nationale des combattants) du groupe Marne se sont réunis à Châlons-en-Champagne où ils ont adressé leurs félicitations « à toutes les personnes qui ont œuvré à leurs diverses actions ».

    Ils ont déclaré « avoir bon espoir de voir la date du 11 Novembre retenue comme journée nationale du souvenir et de la mémoire, tout en maintenant les autres commémorations spécifiques ». Ils espèrent également voir, selon les critères, « l’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant effectué un séjour en Algérie de juillet 1962 à juillet 1964, du fait même qu’il y eut 488 tués dans leurs unités ».

    Les participants ont constaté que « la pérennité de l’UNC est assurée par les nouvelles générations de soldats de France, à savoir toutes les personnes ayant accompli leur service national et plus ainsi que les OPEC (opérations extérieures) qui ont participé ou participent aux nouveaux conflits et actions humani- taires ».

    Enfin, ils se sont réjouis de la présence active des veuves d’anciens combattants au sein des sections actuelles. Une présidente départementale sera élue lors du prochain congrès en 2008.

    Pour tout renseignement, téléphoner au 03.26.60.42.50.

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    Souain-Perthes-lès-Hurlus ; Navarin : « En souvenir des sacrifices des unités de l’armée d’Afrique »
     
    De gauche à droite : la musique du 1er régiment de Tirailleurs (en tenue de Zouaves), l’école interarmes de Coëtquidan, promotion colonel Delcourt et sa garde au drapeau.
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    Zoom sur les combats des monts de Champagne en 1917, au cours desquels les régiments nord-africains se sont particulièrement distingués.

    Après la Légion étrangère honorée lors de la cérémonie de 2002, c’est la mémoire des Zouaves, des Tirailleurs, du bataillon d’infanterie légère d’Afrique, des spahis et des chasseurs d’Afrique qui a été évoquée.

    L’honneur rendu à ces hommes tombés nombreux dans cette attaque a été commenté par Jacques Brissart, membre de l’ASMAC (association du souvenir aux morts des armées de Champagne) et organisateur de la cérémonie.

    Organisée lundi au pied du monument de Navarin à Souain-Perthes-les-Hurlus, elle a réuni une assistance nombreuse : les autorités civiles et militaires, plus de soixante porte-drapeaux, des représentants d’amicales d’anciens zouaves et tirailleurs…

    La marche des Zouaves

    Le 1er Régiment de Tirailleurs (le seul restant) stationné à Épinal était présent. Sans unité de Zouaves à ses côtés puisqu’il n’en existe plus, mais avec sa « Nouba », c’est-à-dire sa musique en tenue de tradition : gilet bleu foncé, pantalon bouffant à la turque, ceinture de toile et chéchia rouge.

    La tradition des Zouaves était respectée grâce à la promotion du colonel Delcourt de l’école militaire interarmes de Coëtquidan.
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    L’historique des Zouaves (du nom de la tribu kabyle des Zaouaoua composée d’indigènes et de Français qui participèrent à toutes les campagnes des XIXe et XXe siècles et aux guerres de 14-18 et de 39-45), puis celui des Tirailleurs (trois bataillons créés en 1841 à partir des troupes supplétives, et en 1913 avec le lieutenant Juin) a été suivi de l’allocution du général Xavier Gouraud, président de l’ASMAC, qui a insisté sur le sens du devoir.

    Le dépôt de gerbe et « La marche des Zouaves » interprétée par l’Union musicale ont clôturé la première partie de la cérémonie.

    Puis la messe devant le monument a été célébrée par l’aumônier du 40e RA de Suippes. Le pèlerinage habituel vers l’une des nécropoles nationales du secteur a conduit au cimetière du Bois du Puits situé sur la route de Reims, près d’Aubérive. Lors de la prochaine cérémonie de Navarin fixée au dimanche 14 septembre 2008, l’accent sera mis sur l’offensive du 26 septembre 1918 menée par la IVe armée française et la 1re armée américaine.

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    Michel Céotto n’est plus
     
    Michel Céotto laissera l’image d’un homme d’une grande gentillesse.
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    Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès de l’ancien résistant Michel Céotto à son domicile de Vitry-le-François ce lundi 25 juin, au lendemain de la journée du Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt.

    Né le 1er mai 1924 à Jonchery-sur-Vesle, c’est à l’âge de 20 ans que Michel Céotto, alors ouvrier agricole dans une ferme d’Arzillières, s’engage dans le Maquis des Chênes, pour échapper au Service du travail obligatoire.

    À la fin de la guerre, Michel Céotto s’engage jusqu’en 1952 au côté de son chef, le commandant François de La Hamayde comme beaucoup de ses camarades du Maquis, et finira sa carrière militaire à Berlin.

    En 1949, Michel Céotto épouse Ghislaine Diot, qu’il avait rencontrée lors d’un mariage à Arzillières, « où il a eu un coup de foudre… » comme il aimait à le dire. De cette union sont nés sept enfants : Marie-Christine, Yannick, Jean-Éric, Francis, Martine, Brigitte et Thierry. Onze petits-enfants et cinq arrière petits-enfants sont venus agrandir la famille.

    En quittant l’armée, il travaille avec son beau-père tailleur de pierre René Diot et crée en 1952, ce qui deviendra Céotto Marbrerie, dont il était encore administrateur.

    Il prendra une retraite bien méritée en 1985 en laissant la place à trois de ses enfants. Décoré de la Médaille commémorative 39/45 avec barrette « Libération » le 28 août 1974, Michel Céotto portera pendant plus de trente ans le drapeau du Maquis des Chênes sur toutes les cérémonies commémoratives de l’arrondissement.

    D’une grande bonté, Michel Céotto aimait la nature, les chevaux et les voyages. Ceux qui ont bénéficié de sa grande générosité viennent de perdre un ami, lui qui savait « donner sans rien attendre en retour »…

    Fidèle à sa simplicité, il a demandé à être incinéré dans l’intimité familiale ce jeudi au centre funéraire de Châlons-en-Champagne. À l’ensemble de sa famille et de ses amis, l’union présente ses sincères condoléances.

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    Mutins du Chemin des Dames : les familles sur les lieux
     
    Une dizaine de familles de soldats mutins « fusillés pour l’exemple », en 1917 pendant la Première Guerre mondiale, reviennent aujourd’hui et demain sur les traces de leurs ancêtres au Chemin des Dames.
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    Une dizaine de familles de soldats mutins « fusillés pour l’exemple » en 1917 pendant la Première Guerre mondiale reviennent vendredi et samedi sur les traces de leurs ancêtres dans l’Aisne, pour les 90 ans de la bataille du Chemin des Dames.

    « On va leur faire visiter les lieux des mutineries de 1917, les lieux des combats et les lieux d’exécution », résume l’organisateur des deux journées, l’historien Denis Rolland, auteur de « La grève des tranchées ».

    « Je suis très émue », affirme Martine Lacout-Loustalet, la petite-nièce de Jean-Louis Lasplacettes, l’un des 27 mutins fusillés pour avoir refusé de retourner au front lors de l’offensive Nivelle, un sanglant échec de l’armée française. A 55 ans, Mme Lacout-Loustalet a découvert par petites touches l’histoire de son grand-oncle, à son retour en 1989 dans les Pyrénées-Atlantiques.

    Depuis cette révélation en 1992, elle se bat pour que le nom de son grand-oncle, membre du 18e Régiment d’infanterie, figure sur le monument aux morts du village. « C’est encore difficile. Il y a des gens dont les grands-parents ont été combattants et sont morts… honorablement on va dire. Le maire m’a dit qu’on allait y aller doucement », raconte-t-elle.

    Organisateur du voyage, Denis Rolland préfère parler de réintégration dans la mémoire collective, comme Lionel Jospin alors Premier ministre en 1998, plutôt que de réhabilitation. « A mon avis la réhabilitation n’a pas beaucoup de sens 90 ans après. Comment se replacer dans le contexte ? », s’interroge-t-il.

    En 1998, les propos de Lionel Jospin, pourtant mesurés, avaient provoqué une belle polémique, sur fond de cohabitation avec Jacques Chirac.

    Neuf ans plus tard, les organisateurs sont prudents.

    « Le conseil général a lancé un appel à projet. La Société historique de Soissons que je préside y a répondu.

    Le vendredi à 18H00, il y a une petite réception au conseil général de l’Aisne. Mais ce n’est pas un voyage officiel. C’est privé », prévient M. Rolland.

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    Maurupt-le-Montois : Journée conviviale pour les anciens combattants
     
    Le méchoui se prépare.
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    Les anciens combattants, anciens prisonniers, anciens combattants d’Algérie ont l’habitude de se retrouver chaque année pour une journée d’amitié.

    Le terrain de sport de Maurupt-le-Montois semble avoir pour eux une faveur certaine pour y préparer un méchoui et réunir familles et amis.

    Ils étaient ainsi 65, samedi dernier, à partager un moment très convivial.

     

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    Reims : Quand les nazis lorgnaient sur trois Cranach du Musée
     
    Goering voulait mettre ses Cranach dans son château de Neuschwanstein.
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    NON contents d’occuper la France, les nazis, sous la houlette d’Hermann Goering, avaient mis en place tout une filière pour piller le maximum d’œuvres d’arts en spoliant des Juifs ou en prélevant dans le patrimoine des collectivités.

    Ainsi, quelques jours après la découverte, dans un coffre d’une banque à Zurich, d’œuvres volées de Monet, Renoir, Dürer, c’est Marc Rayssac, ancien directeur de l’école Turenne qui raconte dans un ouvrage intitulé : « L’exode des musées » comment la ville de Reims a empêché en 1943 le départ de trois dessins de Cranach que voulaient absolument posséder les Allemands. Histoire.

    L’affaire des Cranach
    Sitôt la déclaration de guerre, le 26 août 1939, des œuvres majeures du Musée Saint-Denis (aujourd’hui Musée des Beaux Arts) avaient été stockées au château d’Echuilly à Les Verchers-sur-Layon (Maine-et-Loire). L’artiste Guillaume Ernest Pellus, l’oncle du journaliste-écrivain Daniel Pellus, avait été nommé conservateur du site.

    On y croyait les œuvres bien à l’abri jusqu’au jour ou en en février 1943, le maire de Reims, Joseph Bouvier reçoit une singulière proposition émanant d’Abel Bonnard, ministre de l’Education du régime de Vichy surnommé « Gestapette » se faisant l’interprète des Allemands. Il était proposé à la ville de Reims de lui échanger trois dessins, (des portraits) réalisés au pinceau par Cranach l’ancien intitulés : « Johann Friedrich », « Sibylle de Clèves » et « prince de Saxe » contre deux Cranach appartenant au Deutsches museum de Berlin « susceptible d’enrichir les collections rémoises ».

    En liaison avec la commission administrative du musée et du comité consultatif des Beaux Arts de la ville, le maire se souvenant qu’en 1927-1937 les Allemands avaient déjà fait une campagne de presse en disant que les Cranach leur avaient été volés, prit le dossier à bras le corps pour mieux… le faire traîner. Dans une ville hantée par l’incendie de la cathédrale, pas question de laisser partir des éléments d’une collection unique au monde.

    Organisation de la Résistance

    Les commissions sont unanimes : « Il est interdit à la ville de procéder à un tel échange pour trois raisons : la ville doit respecter la volonté d’un donateur (Antoine Ferrand de Monthelon) même si celui-ci est décédé depuis près de deux siècles ; les conditions d’un legs sont toujours considérées comme définitives. Il est possible de modifier leur caractère impératif que si une entente était possible avec les héritiers d’un testateur. Or il n’existe plus d’héritiers à M. de Monthelon. La ville de Reims est responsable de son patrimoine à l’égard de ses administrés présents ou futurs, et ne peut courir le risque de voir s’ouvrir actuellement ou plus tard une discussion sur la qualité de l’échange. »

    La commission nationale appuyée par Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux demanda au gouvernement français « protecteur né du patrimoine national » qu’aucune suite ne soit donnée à cette demande, « une opération inopportune qui rencontrerait la réprobation unanime, non seulement des innombrables amis du musée de Reims, mais du monde artistique français. »

    Finalement les œuvres que certains se proposaient même de cacher dans des caves ou de rapatrier au Musée « proche de la caserne des pompiers » furent rapatriées du Maine et Loire à Reims le 1er décembre 1945.

     

    Un trésor unique au monde

     

    Le portrait intitulé Johan Friedrich par les nazis
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    Le portrait intitulé Sibylle de Clèves par les nazis
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    Le portrait intitulé Prince de Saxe par les nazis
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    Si pour les nazis, les trois tableaux réalisés par Cranach l’ancien (1472-1553), peintre attitré de Jean Frédéric Le Magnanime, électeur de Saxe, symbolisaient à coup sûr avec la Poméranie, l’Allemagne profonde aux visages bien typés, pour le musée Saint-Denis les œuvres n’en étaient pas moins importantes.

    Ils constituent les éléments d’une série de treize Cranach (père et fils) légués par Antoine Ferrand de Montheon qui les utilisaient comme modèles pour les élèves de l’école de dessin de Reims. Des portraits d’environ 39 x 25 cm qu’on avait même au départ attribué à Dürer. C’est en 1881 que Loriquet pu prouver qu’il s’agissait bien de Cranach, treize Crananch considérés comme « les joyaux, les trésors, la véritable richesse artistique, l’honneur du musée des Beaux Arts » n’hésite pas à dire Marie Hélène Montout, attachée de conservation au musée rémois qui nous révèle bien d’autres surprises sur ces trois œuvres.

    Des portraits rebaptisés

    En réclamant sans doute pour des raisons hautement symboliques ces trois tableaux, les nazis étaient en fait très approximatifs car il s’avère, après vérification par des spécialistes que les identités des trois personnes portraitisées par Cranach ne seraient pas les bonnes.

    Johan Friedrich : I l ne s’agit pas de Jean-Frédéric le Magnagnime mais de Wolfgang, prince d’Anhalt (1492-1566) à la tête de la maison célèbre d’Ascanie. Il est connu pour avoir défendu et protégé Luther et sa Réforme. Courageux, vigoureux chevalier « ils faisaient partie » écrit Marie Hélène Montout « des 400 princes qui par leur territoire dessinent un ensemble purement géographique du Saint empire romain germanique et par leurs pouvoirs sont quasiment indépendants de l’autorité impériale. »

    Sibylle de Clèves : Il s’agit en fait de Catherine, princesse de Brunswick-Grubenhagen, femme de Jean Eernest de Saxe. (1524-1581) qui avait sur sa coiffe la devise de la Saxe : « La vertu avant tout. »

    Prince de Saxe : Il n’y a aucune certitude sur l’identité de ce prince de Saxe. Par ailleurs il en existe deux au musée des beaux Arts, deux princes qui pourraient être deux frères. Les treize Cranach du Musée des Beaux Arts ne sont pas tous présentés ensemble pour des raisons de conservation.

    A.M.

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    CHALONS : Rallye de la Liberté : 427 élèves ont participé
     
    Les élèves ont reçu de nombreuses récompenses…
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    … des mains des anciens combattants.
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    Cette année, 427 élèves de classes de CM1 et CM2 ont participé au rallye de la Liberté. L’école Clovis-Jacquiert a remporté la 7e édition de ce rallye organisé par la Ville de Châlons-en-Champagne, l’office national des anciens combattants et le comité d’entente des anciens combattants.

    Le deuxième prix a été décerné à l’école Ferdinand-Buisson et le troisième à l’école de Saint-Memmie.

    Les écoles de la Croix Jean-Robert et Lavoisier ont été recompensées pour leur forte participation avec trois classes chacune.

    Au final, toutes les autres écoles participantes (La Fontaine, Branly, Pierre-Curie et Jules-Ferry) ont aussi gagné un prix, en l’occurrence une coupe et un livre biographique sur le résistant Jean Moulin.

    La cérémonie de remise des prix s’est déroulée à l’hôtel de ville de Châlons où le groupe a été accueilli par le maire, Bruno Bourg-Broc.

    Les membres des anciens combattants et leur président, Jacques Adnot, ont assisté aussi à l’événement. Pour la première fois, ils ont été remerciés d’une médaille pour leur collaboration au rallye. Jacques Adnot a souligné le travail des enseignantes, au regard du nombre de bonnes réponses aux questions sur la Seconde Guerre mondiale dans les six tentes de campagne qui ont été installées sur la Butte des fusillés.

     

     

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    ESTERNAY : Un souvenir de jeunesse
     
    De gauche à droite :Daniel Vandier, Jacques Remy et Lucien Brochot.
    Comme chaque année, Daniel Vandier d’Esternay et Lucien Brochot de Joiselle, tous deux âgés de 85 ans, ne manqueraient pour rien au monde la cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin 1940.

    Ces deux vétérans aiment livrer leur souvenir : « C’était le 13 juin 1940, le garde champêtre est passé avec son tambour dans les rues d’Es¬ternay et dans les villages en donnant l’ordre à la population de partir. Où on ne savait pas, mais une chose était sûre c’est que tout le monde partait avec ses bêtes, le matériel, les voitures. » Pour la famille Vandier, ce fut la Nièvre à Bondieuse exactement et pour la famille Brochot elle s’est arrêtée dans l’Aube à La Grange aux Bocages.

    « Nous avions 18 ans à l’époque lorsque nous avons entendu à la radio le général De Gaulle lancer son appel. »

    Et Jacques Remy, président des anciens combattants, d’ajouter : Ce fut pour nous une vraie lueur d’espoir… »

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    BOULT-SUR-SUIPPE : Les anciens combattants en Normandie
     
    Trois jours de voyages pour les anciens combattants de l’UNC de Boult-sur-Suippe et les sympathisants. Ainsi 50 personnes ont embarqué dans un bus, pour un départ matinal.

    Premier arrêt de courte durée à la basilique de Lisieux, puis déjeuner et découverte du mémorial de Caen, musée relatif à la Seconde Guerre mondiale.

    Deuxième journée, consacrée à Cherbourg, avec visite guidée de la cité de la mer, visite audioguidée du sous-marin « le redoutable », et balade en mer dans la rade de Cherbourg.

    Sur le chemin du retour, arrêt à Sainte-mer-l’église, dont le clocher porte encore le parachute qui l’a rendue célèbre.

    Le 3e jour, une visite impressionnante, celle du cimetière américain de Colleville, qui regroupe 9.387 tombes, son monument situé en haut de la falaise en surplomb de la plage d’Omaha Beach. Une visite du musée de Saint-Laurent-sur-Mer et un arrêt déjeuner dans le petit port de Port-en-Bessin.

    Le retour fut très tardif, mais malgré tout, l’ensemble des participants était enchanté à la fois par le programme et par la météo qui s’est montrée très clémente.

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    BAZANCOURT : Les collégiens au musée de la reddition
     
    Les élèves germanistes de 6e et de 5e, de la section européenne allemand du collège Pré-Bréart de Bazancourt, accompagnés de Colette Pallesen, professeur d’allemand, se sont rendus à Reims, pour visiter le musée de la reddition.

    Afin de tirer un meilleur bénéfice de toutes les informations dont recèle ce lieu historique, les élèves ont rempli pendant leur visite un questionnaire enquête après avoir visionné un film sur les origines du musée.

    Ensuite ils se sont rendus sur le parvis de la cathédrale pour y découvrir la plaque commémorative de la rencontre à Reims, en juillet 1962 du Général De Gaulle et du chancelier Adenauer.

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    TINQUEUX : La Croix d’officier pour Paul Caillet
     
    Paul Caillet a reçu la Croix d’officier de l’ordre national du Mérite.
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    La commémoration de l’appel du 18 juin s’est déroulée à la stèle du Général de Gaulle à Tinqueux, en présence de Jean-Pierre Fortuné, conseiller général, maire de Tinqueux, de Renaud Dutreil, député, dont ce fut la première sortie officielle, de Fiona Desseaux, maire-enfant, de Serge Billa, président des ACVG, des porte-drapeaux, des sapeurs-pompiers, de la fanfare les Dauphins et de nombreuses personnalités civiles et militaires et d’Aquatintiens.

    Après la lecture de l’appel historique par Elise Malet, élève à l’école du Pont de Muire, en classe de CM1/CM2, a eu lieu le dépôt de gerbes, suivi de l’hymne national et d’un moment de recueillement.

    Lors de cette cérémonie, Paul Caillet, titulaire de la médaille militaire ainsi que de nombreuses Croix de guerre, a été décoré, par Gilbert Laplace, commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur, de la Croix d’officier de l’ordre national du Mérite.

    Cette cérémonie s’est clôturée en l’hôtel de ville par le verre de l’amitié.

     

     

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    ESTERNAY : Une page d’histoire
     
    Patrice Valentin, maire d’Esternay donne lecture de l’Appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940.
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    « Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra jamais », extrait de l’appel du Général de Gaulle dans son discours prononcé sur la BBC radio Londres le 18 juin 1940.

    Lundi, en fin d’après-midi, place du Général de Gaulle à Esternay, en présence des personnalités, des élus, des porte-drapeaux et du public, Jacques Rémy président des anciens combattants a relaté une page d’histoire, puis ce fut au tour de Patrice Valentin, maire, de lire le discours prononcé par le Général de Gaulle il y a 67 ans.

     

     

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    union070621acb - Département - Marne

    Épernay : Concours de la Résistance : neuf lauréats à l’honneur
     
    Les lauréats entourés des personnalités.
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    C’est dans les salons de l’hôtel de ville que la municipalité d’Epernay vient de mettre à l’honneur les lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation : quatre élèves du lycée Léon-Bourgeois, quatre élèves du lycée Godart Roger, un élève du collège Côte-Legris.

    Une manifestation qui rassemblait d’anciens Résistants et Déportés comme Yvette Lundy, vice-présidente de l’Union départementale des combattants volontaires de la Résistance, René Guillepain, président départemental de la FNDIR, Maurice Lesanne, président départemental des médaillés de la Résistance, Denis Niclet, ancien résistant, mais encore des représentants d’associations patriotiques, des parents, les principaux, proviseurs et enseignants des établissements scolaires.

    Dans son allocution d’accueil, le maire Franck Leroy a félicité les lauréats pour la qualité de leurs devoirs mais aussi les anciens Résistants-Déportés qui apportent leur témoignage dans les collèges et les lycées pour que perdure le devoir de mémoire.

    Les personnalités remettaient alors leurs prix aux lauréats, un diplôme et plusieurs ouvrages littéraires.

    Les lauréats :
  •  Lycée Léon-Bourgeois : Margot Perez, Marie Proix, Sébastien Viaux, Amélie Van Puyenbrock.
  •  Lycée Godart Roger : Éliane Boulonnais, Damien Gadret, Carole Robert, Cyrielle Woimant.
  •  Collège Côte-Legris : Frédérique Houchard.

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    union070621aca- Département - Marne

    Sainte-Menehould : La fête au moulin de Valmy dimanche
     
    Les ailes du moulin de Valmy devraient tourner dimanche si le vent souffle au moins à 25 km/h.
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    Le vent fera-t-il tourner les ailes du moulin de Valmy, telle est la question que se posent les organisateurs de cette première « fête au moulin ».
    Un professionnel se chargera de l’opération mais il faut , une fois les toiles mises, que le vent souffle au moins à 25 km/h.

    Car c’est bien le moulin, entièrement reconstruit sur le modèle d’un moulin champenois et inauguré en septembre 2005, qui sera la vedette de cette manifestation ; des visites guidées ( 20 mn ) seront organisées pour retracer l’histoire du moulin depuis la bataille du 20 septembre 1792 et comprendre comment il fonctionne.

    D’autres stands et animations complèteront cette fête avec en particulier des baptêmes en hélicoptère qui permettront de découvrir le site de Valmy, moulin et statue du général Kellermann, d’en haut ; de quoi faire des photos originales…

    On pourra aussi se restaurer sur place. Cette journée s’inscrit dans la fête nationale des moulins de France.

    Fête au moulin de Valmy dimanche 24 juin de 10 à 19 heures ; entrée gratuite.

    Pour se rendre à Valmy, quitter l’autoroute A4 à Sainte-Ménehould et prendre la direction de Reims.

     

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    union070619aca- Département - Marne

    Dormans : aujourd’hui la famille Lemke sait !
     
    John Lemke, neveu de Henry : A l’époque il était important de se battre ».
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    Sur la route libératrice qui portait les troupes alliées, la mort pouvait frapper à chaque instant, au détour d’un virage, d’un bois, d’un village.

    Par une belle journée d’août 1944, le 28 de ce mois, le soldat Américain Henry Lemke est tombé, lui qui avec ses camarades de la 40e compagnie de bataillon de chars d’assauts venait d’être applaudi, aimé par les habitants de Dormans.

    Un obus Allemand venait de toucher son blindé, sort que trois autres véhicules de sa colonne devaient aussi connaître.

    Dans le Minessota, ce drame touchait une famille qui ne devait connaître que peu de chose de la mort d’Henry, sinon qu’il avait donné sa vie sur le territoire de Dormans en France.

    Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de John, un neveu d’une quarantaine d’années, qui désirait lever le voile sur ce drame humain et familial. Plus de 60 ans après, John a donc fait le voyage en terre dormaniste, accueilli par les bénévoles du mémorial des victoires de la Marne, par des historiens locaux, par des témoins qui ont vécu cette libération de Dormans, tous tentant d’expliquer, de renseigner leur hôte visiblement très heureux d’un accueil qui pourtant n’avait rien d’officiel.

    « Toute la famille est extrêmement reconnaissante. Nous ne savions pas grand-chose, mais aujourd’hui nous savons et en sommes extrêmement heureux », devait faire savoir John par l’intermédiaire de son traducteur.

    Et à la question d’actualité : « John que pensez-vous des jeunes hommes qui actuellement et tout comme votre oncle il y a 63 ans, perdent leur vie mais en Irak ? » John de répondre : « Mon oncle dans la famille n’est pas considéré comme un héros. On ne savait pas et nous voulions avoir des informations. L’Irak, c’est tout à fait différent. Nous soutenons notre armée, l’opinion de chacun doit se faire. Au cours de la seconde guerre mondiale, il était très important de se battre, mais on ne voyait pas les morts revenir comme c’est actuellement le cas ».

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    union070615ace- Locales - Reims

    Appel
     
    Les cérémonies commémoratives de l’appel du 18 juin lancé par le Général De Gaulle débuteront à Reims à 18 heures au monument au Morts de la place de la République.

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    union070615acd- Locales - Vitry

    En hommage aux soldats tués en Indochine
     
    Lors du dépôt de gerbes.
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    Vendredi dernier, en fin d’après-midi, une dizaine de porte-drapeaux a rendu hommage aux combattants d’Indochine, dans le cadre de la Journée nationale d’hommage aux morts en Indochine.

    Dee présidents d’associations d’anciens combattants, des élus et de nombreux anciens combattants d’Indochine étaient présents à la cérémonie.

    Dans son allocution, le sous-préfet Julien Le Gars, a rappelé le rôle de cette journée nationale, « où la France rend hommage à la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur en Indochine ». « Pour la troisième année, sur tout le territoire national, la République salue officiellement l’action, le courage et le sacrifice des soldats ayant combattu sur ces terres lointaines. Trop longtemps et injustement oubliés, ils méritent notre respect et notre reconnaissance », a-t-il ajouté.

    Trois vitryats sont morts au champ d’honneur en Indochine : Marcel Coppin, Raymond Heck et Fernand Godbillot.

    La cérémonie s’est terminée par des dépôts de gerbes de la part du sous-préfet, du conseil municipal, de l’établissement central de ravitaillement militaire de Marolles, du comité d’entente des anciens combattants et des anciens d’Indochine de moins de 20 ans devant le monument aux morts.

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    union070615acc- Locales - Epernay

    Appel du 18 Juin
     
    Comme chaque année, la capitale du champagne commémorera l’appel du général de Gaulle le lundi 18 juin.

    A 18 h 45, rassemblement place de la République des porte-drapeaux, de l’Avenir Musique, de la garde des sapeurs-pompiers, des personnalités, invités, délégations d’anciens combattants, FFI, Déportés et associations d’anciens militaires.

    A 19 heures, cérémonie au monument aux martyrs de la Résistance, dépôt de gerbes.

    Départ en cortège au monument aux morts de l’Hôtel de ville pour un second dépôt de gerbes.

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    union070615acb- Département - Marne

    Anciens combattants
     
    La Fédération nationale des anciens combattants d’Indochine, des Toe-ME, d’Afrique du Nord et des rapatriés d’Algérie tient son assemblée générale se son groupement de la Marne le samedi 23 juin à 14 h 30 à Châlons-en-Champagne.

    Une réunion d’information est par ailleurs prévue le samedi 23 juin de 10 à 12 heures à Reims, salle 105 sur la maison des associations, rue du Barbâtre.

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    union070615aca- Locales - Reims

    FISMES : Témoignages de déportés au collège
     
    Des témoignages bouleversant.
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    Les classes de 3e du collège Thibaud-de-Champagne de Fismes ont assisté aux témoignages poignants et émouvants de Mme Paté et de M. Gourlin, deux déportés de la Seconde Guerre mondiale.

    Alors qu’ils étaient engagés dans la résistance, respectivement à 20 et 14 ans, ils ont été dénoncés, arrêtés et torturés par la Gestapo, ils ont été ensuite emmenés dans le camp de concentration de Ravensbrûck.

    M. Gourlin ne pesait que 27kg à son retour de déportation.

    Des témoignages bouleversants et nécessaires pour les adolescents afin qu’ils œuvrent pour que de telles atrocités ne se renouvellent pas.

     

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    union070614acb- Locales - Epernay

    DORMANS : Une cérémonie samedi en souvenir d’un soldat américain mort à Dormans
     
    Un char américain comme celui dans lequel se trouvait Henry Lemke, mort à Dormans le 28 août 1944.
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    « Je vous écris en espérant que vous pourrez me donner des informations concernant la mort de mon oncle, à Dormans, pendant la seconde guerre mondiale. Henry Lemke est mort dans un char de l’armée US, frappé par l’artillerie Allemande, le 28 août 1944. Il avait débarqué en Normandie, seulement 14 jours avant, il était scout de la reconnaissance du peloton du quartier général de la 40 ème compagnie de bataillon de char d’assaut dans la septième division d’armurerie. Ma famille possède peu d’informations, mais grâce à des documents militaires, j’ai su qu’il était mort à Dormans »

    Son neveu sera présent

    Cette lettre est parvenue en début d’année au secrétariat de l’association du mémorial des victoires de la Marne à Dormans. Elle a rapidement renseigné son expéditeur, John Lemke.

    En retour de courrier, une nouvelle lettre des Etats-Unis devait arriver. Elle expliquait : « je visiterai Dormans le 16 juin. Je serai content de rencontrer les membres de l’association du mémorial et les personnes qui ont pu être témoins des événements du 28 août 1944. J’aimerai également voir l’endroit ou mon oncle a donné sa vie ».

    C’est la raison pour laquelle samedi, à 14 heures, une cérémonie du souvenir aura lieu au mémorial de Dormans en hommage au soldat Lemke.

    Son neveu, John, venu des Etats-Unis, sera présent et pourra selon son vœu, visiter le site où est tombé son oncle.

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    union070614aca- Département - Marne

    Avec les anciens du 9e RCP
     
    Des anciens du 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes).
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    René Beaujoin, président régional de l’amicale du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes Lorraine-Champagne-Ardenne, a organisé une cérémonie du souvenir à Saint-Masmes en mémoire des soldats du 9e régiment d’infanterie, qui, en juin 1940, sont morts pour défendre le sol Français.

    La fanfare de Saint-Masmes « Les fanfarons » a ouvert le défilé vers le cimetière et le monument aux morts du village.

    René Beaujoin a offert à Pierre Gérardin une plaque avec les insignes du 9e RCP.

     

     

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    union070613acd- Locales - Chalons

    Les amis de Jean Talon commémorent le débarquement des Alliés
     
    Amis de Jean Talon et anciens combattants étaient nombreux à assister à la diffusion du film.
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    Le président des amis de Jean Talon, ainsi que celui de la maison des combattants avaient, mercredi dernier, convié près d’une quarantaine de personnes à la diffusion d’un film sur les Canadiens et la libération de l’Europe entre 1939-1945.

    Il s’agissait de montrer aux participants l’épopée des Canadiens qui ont participé à tous les combats au cours de la Seconde Guerre mondiale et en particulier le débarquement de Dieppe en 1942 qui hélas a échoué.

    Cette diffusion fait partie d’un cycle animé par l’association des amis de Jean Talon (conférences, débats, films.) et ce depuis plusieurs années.

    Ce type de manifestation est aussi une façon de montrer le rapprochement entre la France et le Québec et de mieux faire connaître les deux pendants de l’Atlantique.

    Des actions sur du plus long terme comme la consolidation du jumelage entre Châlons et Mirabel sont également au cœur des préoccupations de l’association des amis de Jean Talon.

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    union070613acc- Locales - Chalons

    Hommage aux combattants d’Indochine
     
    Les autorités ont déposé des gerbes au même moment partout en France. ; Parmi le public, des anciens d’Indochine qui se souviennent
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    Comme Roger Léger, 77 ans, ancien combattant du bataillon français de l’ONU en Corée, de 1952 à 1953, et d’Indochine jusqu’en 1954, ou Roger Prieux qui fut à 17 ans engagé au 1er RCP en Indochine, ou encore Pierrot Basville, ils sont très peu, mais toujours fidèles, à venir rendre hommage au monument aux morts à leurs frères d’armes disparus lors de cette guerre qui fit quelque 123.000 morts.

    C’est ce vendredi 8 juin, sous la présidence du secrétaire général Carton représentant du préfet de Région, du député-maire Bruno Bourg-Broc, du général Servera, commandant la 1re brigade mécanisée et de nombreuses autorités civiles et militaires, associations d’anciens combattants, porte-drapeaux, de militaires du 402e RA et de l’Harmonie municipale, que s’est déroulée cette journée nationale d’hommage, au monument aux morts de la ville.

    Comme l’a souligné Gaëtan Charlot, président de l’UFAC Marne, en rappelant le sacrifice des combattants : « C’étaient des preux qui ont mené un combat au nom de la France, combat mené avec foi mais perdu avec honneur. » Et d’ajouter : « C’est le peuple de France, uni depuis le fond des âges, qui rend hommage et se souvient au-dessus des à-coups qui ne sont que vibration. Ici, nous sommes avec l’âme de la France. »

    Après un dépôt de gerbes simultané et la musique de l’Harmonie municipale, Jean-Daniel Courot, directeur de l’ONAC Marne, a inauguré à la maison du combattant une exposition sur la guerre d’Indochine.

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    union070613acb - Locales - Reims

    Hommage aux morts d’Indochine
     

    La ville de Reims a organisé vendredi pour la journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine, une cérémonie de recueillement au monument aux morts de la Ville.

    De nombreuses personnalités locales, civiles et militaires ont assisté au dépôt de gerbe souvenir et à la lecture par le sous-préfet de Reims du message du ministre des Anciens combattants. « Ils laissèrent, par dizaine de milliers, leur vie en Indochine, le plus souvent au cours d’un assaut ou dans une embuscade. Après que les armes se furent tues, plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais des camps de sinistre mémoire ».

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    union070613aca - Locales - Reims

    J. Tourtaux défend l’honneur des cheminots
     
    Jacques Tourtaux et son livre : « Le chemin de l’honneur d’un travailleur du rail » Alain Moyat
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    Après avoir raconté ses étonnants souvenirs de la guerre d’Algérie, Jacques Tourtaux, natif des Ardennes et résidant à Reims, prend la plume pour décrire son parcours professionnel de Rethel à Revin, de Reims à Amagne-Lucquy.

    Il raconte les conditions de vie très dure des manœuvriers de la SNCF entre les années soixante et les années quatre-vingt-dix.

    Dans son ouvrage intitulé « Le chemin de l’honneur d’un travailleur du rail » aux éditions Scipta, le préposé au calage des wagons au triage de Bétheny raconte la dangerosité de son travail.

    Homme de conviction, Jacques Tourtaux, explique pourquoi et comment il a lutté dans son environnement professionnel.

    A.M.

    Pour tous contacts Tél. 03.26.40.62.15 ou jacques.tourtaux@orange.fr

     

     

     

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    union070612aca- Locales - Chalons

    Appel du 18 juin 1940
     
    Les cérémonies commémoratives de l’Appel du 18 juin 1940 lancé à Londres par le Général de Gaulle se dérouleront ce lundi 18 juin, à partir de 18 heures, au monument de la Résistance, boulevard Anatole-France, en présence du préfet et du général Servera, commandant la 1re brigade mécanisée et commandant d’armes de la place de Châlons.

    18 heures :

  •  accueil des autorités par le maire Bruno Bourg-Broc.
  •  Sonnerie par l’Harmonie municipale.
  •  Lecture de l’Appel du 18 juin 1940 par Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre.
  •  Lecture du message du ministre de la Défense.
  •  Dépôt de gerbes simultané par les autorités au pied du monument de la Résistance et par une veuve de déporté à la plaque des déportés.
  •  Sonnerie aux morts.
  •  Minute de silence.
  •  Hymne national.

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    union070610acb- Département - Marne

    Quand Mondement veille sur ses soldats de 1914
     
    Sur la face Sud du monument, on peut lire l’inscription suivante : « A tous ceux qui, sur notre terre, du plus lointain des âges, dressèrent la borne contre l’envahisseur ».
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    A Mondement, le site et le musée dédiés à la première bataille de la Marne accueillent chaque année près de 13.000 visiteurs. Plus qu’un lieu de mémoire, un élément incontournable du tourisme local

    LES Allemands étant sur la rive Sud des Marais de Saint-Gond, le verrou de Soizy-aux-Bois ayant tenu, les combats emblématiques vont se dérouler à Mondement. Le 8 septembre 1914, le général von Emmich, de son PC au château de Baye, ordonne au 164e Hannovrien de « prendre Mondement quelles que soient les pertes ». La reprise du château de Mondement, le 9 septembre, marque la limite sud de l’invasion. Les pertes de la division marocaine du général Humbert avec ses régiments mixtes de Zouaves et Tirailleurs algériens, sénégalais et tunisiens sont colossales. « J’ai perdu 4.500 fusils en 4 jours dans les Marais de Saint-Gond », dira-t-il. Les combats du 5 au 12 septembre de Senlis à Verdun sont une victoire française que Joffre nommera « La Marne ». De son côté, le maréchal Foch qui commande la 9e armée sur place, affirme : « Les peuples ne perdent la vie que lorsqu’ils perdent la mémoire ».

    Pas 33 mètres mais 35 m 50

    Depuis 1938, une borne de 35 m 50 dominant les Marais de Saint-Gond rappelle aux visiteurs que ce monument élevé par la Nation est là pour perpétuer la mémoire des soldats de la première bataille de la Marne.

    « Pensé en juillet 1930, le monument sera complètement achevé en juin 1938. Prévue le 19 septembre 1939, l’inauguration officielle sera repoussée. pour cause de guerre », explique Claude Domenichini, ancien président de l’association Mondement 1914 qui gère le site appartenant au conseil général de la Marne. Finalement, le monument national sera inauguré en septembre 1951 et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991.

    Il a entièrement été restauré en 1994. « C’est à ce moment-là que l’on s’est aperçu que la borne ne mesurait pas 33 mètres mais 35 m 50 », confie cet ancien enseignant à la retraite.

    Mémoire vivante, Claude Domenichini s’affirme aujourd’hui comme le gardien de ce site. En toute modestie ! « Nous sommes des bénévoles qui estiment que le devoir de mémoire passe par un tel site ». Et la disparition des derniers poilus ne semble pas vraiment être synonyme d’oubli pour celui qui a effectué la totalité de sa carrière dans la Marne.

    Corinne Lange

    Du musée à l’Historial

    « Ici, les combats ont été terribles. Ils ont marqué la population. Les habitants affichent une vraie volonté de maintenir indemne cette mémoire ».

    En 1997, l’ouverture d’un musée dans les locaux de l’ancienne école de Mondement semble conforter les propos de Claude Domenichini.

    « Pour établir un lien entre le savoir, la conscience et la réflexion, nous avons créé le musée d’Histoire de Mondement », se souvient l’enseignant. « J’ai d’ailleurs voulu que les gens s’approprient ce lieu. Ils ont déposé des objets qui ont tous une histoire personnelle ». Médailles, photos, lettres de soldats, armes ou cartes données par des familles de soldats. « Il s’agissait de retracer l’histoire de la bataille de la Marne de façon générale et locale. » Un lieu où toute idée de revanche a été définitivement bannie.

    « La cérémonie organisée annuellement sur ce site est la preuve vivante d’une réelle volonté de réconciliation à l’époque et de mémoire aujourd’hui. » Un musée devenu aujourd’hui trop exigu. « Aussi, la création de l’Historial de la Bataille de la Marne dans le cadre du Pays de Brie et Champagne, répondra aux mêmes critères que le musée actuel. Il reliera les communes du Sud-Ouest marnais par leur histoire partagée ».

    Le musée est ouvert au public les dimanches d’été de juin à septembre de 15 à 18 heures.
    Pour les visites guidées des groupes : 03.26.81.84.38. www.mondement1914.asso.fr

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    union070610aca- Département - Marne

    Fête au moulin : survolez Valmy en hélico
     
    Voir en vrai le Moulin de Valmy à cette hauteur, cela vous tente ?
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    La Fête au Moulin se déroulera le dimanche 24 juin à Valmy. Une journée pleine d’animations avec la possibilité de visiter l’intérieur du fameux monument et même de le survoler en hélicoptère !

    ON peut déjà prédire qu’il s’agira sans conteste de l’attraction du jour. Songez : des baptêmes en hélicoptère, histoire de voir d’en haut le moulin et de faire des photos que jamais on ne peut faire.

    Six minutes de pur bonheur pour survoler le moulin et découvrir dans son ensemble le champ de bataille de la victoire du 20 septembre 1792. Les billets seront en vente sur place mais on peut déjà se les procurer à l’office du tourisme.

    Signalons que cette première « fête au moulin » s’inscrit dans le cadre d’une journée nationale dédiée à tous les moulins de France.

    Voir enfin le moulin tourner

    « Avant la mise en place du « centre d’interprétation », explique Daniel Royer, vice-président de la communauté de communes, nous proposerons trois fêtes au moulin, et cette première édition aura comme thème le vent. ».

    Mais le vent fera-t-il tourner les ailes ? Telle est la question qui se posera au meunier présent ce jour-là et prêt à mettre la machine en route.

    « C’est d’ailleurs ce que demandent toujours les touristes que nous guidons sur le site, explique John Jussy, président de l’office de tourisme, et certains visiteurs des semaines passées ont pris note pour venir voir les ailes tourner. ».

    Tourner et pivoter : car si les ailes tournent, le moulin, lui, pivote sur son axe central quand le meunier met les ailes au vent. Ce moulin de type champenois est conçu pour cela et les habituels visiteurs sont toujours intrigués quand on leur explique la façon de faire pivoter l’ensemble, moulin et escalier.

    Et que dire quand on voit le meunier grimper dans les ailes pour mettre les toiles ? C’est du spectacle, simple et beau à la fois. Des visites guidées seront déjà organisées pour faire connaître l’Histoire, les monuments du site, et pour faire visiter l’intérieur du moulin. Mais attention, les places seront limitées pour des raisons de sécurité.

    Dégustations et souvenirs

    Un comité s’est créé et réunit les habitants de Valmy (comité des fêtes et association les Amis du Moulin), la communauté de communes, l’association pour la reconstruction du moulin et l’animation du site, et l’office de tourisme. Pas moins d’une cinquantaine de bénévoles qui proposeront des stands variés et des animations pour les enfants. On pourra se restaurer sur place et déguster les pains spéciaux du boulanger local ou la célèbre bière Valmy. On notera aussi la présence de la FNSEA et d’EDF qui présentera les énergies nouvelles, dont les éoliennes, petit clin d’œil aux moulins d’une nouvelle génération.

    Côté souvenirs, deux nouveautés viendront compléter les cartes postales, le poster et la maquette déjà en vente : des verres avec le nouveau logo du moulin et des (petits) sacs de blé. « L’association a fait fabriquer 1000 sacs au logo du moulin, explique Patrick Brouillard, le maire de Valmy. Ils seront fermés par un ruban tricolore, tout un symbole. ».

    Fête au moulin, dimanche 24 juin de 11 à 18 heures ;
    entrée gratuite.
    Renseignements et vente des billets hélicoptère (27 euros sur réservation) : office de tourisme 03.26.60.85.83.

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    union070609acc- Locales - Epernay

    VENTEUIL : Souvenir français : un bel exemple de fidélité
     
    Véronique Rouillère.
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    Véronique Rouillère d’Arty, hameau de Venteuil, est adhérente au comité d’Epernay du Souvenir français depuis les années 1990.

    Marraine de guerre des soldats du 13e Régiment du Génie basé à Epernay, elle reçut la Médaille d’honneur du Régiment des mains du Colonel Estrate alors commandant du régiment. Elle fut également marraine de guerre des soldats du camp de Mourmelon-le-Grand.

    Depuis 1992, c’est elle qui entretient et fleurit la sépulture du Soldat Paul Clouet, mort pour la France, dans le cimetière d’Arty, ainsi que celle du soldat Jules dans le cimetière de Vauciennes et le Mémorial de Châtillon-sur-Marne.

    Le comité d’Epernay est fier d’avoir dans ses rangs une adhérente qui porte aussi haut la flamme du souvenir.

     

     

     

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    union070609acb- Locales - Chalons

    Plus de 400 élèves au 7e rallye de la liberté
     
    Les élèves de l’école Pierre Curie avec des membres des anciens combattants dans une tente du rallye.
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    En quelle année Hitler arrive-t-il au pouvoir ? Qui est Jean Moulin ?

    Des questions, parmi d’autres, auxquelles plus de 400 élèves des classes de CM1 et CM2 des écoles élémentaires ont répondu jeudi lors du rallye de la liberté.

    La manifestation organisée par la Ville de Châlons, l’Office National des Anciens Combattants et le Comité d’entente des Anciens Combattants, prétend récupérer la mémoire historique et éviter que des situations comme la Seconde Guerre mondiale ne se répètent.

    Le rallye s’est déroulé à la Butte des Fusillés
    .

    S’y trouvaient 6 tentes de campagne, chacune consacré à un thème : départ de la guerre, combats et résistance, spécificités de la Marne, deuxième division DB, libération de la Marne et souffrance. Les enfants avaient déjà travaillé sur ces sujets en classe et ils ont rempli un questionnaire.

    Ils ont eu la chance aussi de poser des questions aux anciens combattants.

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    union070609aca- Locales - Reims

    REIMS - Les Epinettes : Harkis et croyants à l’étroit
     
    Les anciens combattants du quartier n’en peuvent plus de leur local installé dans une ancienne cave ; « Le vendredi, il n’est pas rare que certains fidèles doivent installer leur tapis de prière dehors. On aurait besoin de s’agrandir », explique Djilali le gestionnaire de la mosquée
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    Les membres de l’union régionale des anciens combattants français musulmans de Champagne-Ardenne en ont marre d’être installés dans une cave. Une cave avec des fenêtres mais une cave tout de même. Marre du provisoire. « On avait un beau local jusqu’en 1981. On nous a dit que c’était provisoire », lance Yaya Halimi, qui dirige l’association. Un provisoire qui dure vingt-six ans c’est tout de même long.

    C’est vrai que les Harkis ou descendants d’Harkis qui fréquentent le local de l’association ont pris un coup de vieux mais les parties de dominos ou de cartes s’enchaînent toujours avec le même enthousiasme malgré l’absence de chauffage en hiver. « Jusque-là on était installé près de Sainte-Thérèse on y était bien. On a été déplacé pour construire des pavillons.

    Aujourd’hui, on demande un vrai local qui ne soit pas enterré. On trouve honteux d’être accueilli dans une cave. » Un fait qu’ils prennent pour un manque de considération. Dur, pour des gens qui ont quitté l’Algérie par attachement à leur patrie : la France.

    Pas de place à la mosquée

    « Samedi, on ira tous à la fête si on est vivants. » Inch’allah. Justement la mosquée qui se trouve à deux pas de l’église Sainte-Thérèse est devenue trop petite pour accueillir tous les fidèles.

    « Le vendredi, il n’est pas rare que certains fidèles doivent installer leur tapis dehors. On aurait besoin de s’agrandir », explique Djilali, le gestionnaire de la mosquée, « mais pour l’instant on n’a eu aucune réponse des autorités. » Il y a urgence, entre 300 et 400 personnes s’entassent le vendredi soir dans un lieu qui ne peut normalement en accueillir que 100.

    A.R.

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    union070606acc- Locales - Chalons

    Rallye de la liberté : c’est jeudi
     
    405 élèves de CM1, CM2 des écoles Branly, Lavoisier, Jules-Ferry, Croix-Jean-Robert, La Fontaine, Pierre-Curie, Clovis-Jacquiert et Saint-Memmie participeront jeudi, au rallye de la liberté organisé par les anciens déportés résistants et le comité d’entente des anciens combattants de Châlons.

    A l’aide de petites brochures rappelant les étapes de la Seconde Guerre mondiale, distribuées pour l’occasion dans les écoles, les élèves devront répondre à des questions posées au cours d’un « parcours orientation ».

    Lors de cette initiative, ils croiseront la Butte des Fusillés où des résistants marnais sont tombés durant l’Occupation.

    Cette manifestation est destinée à sensibiliser les écoliers à la notion de mémoire de la Résistance et de la déportation.

    La ville de Châlons, l’office départemental des anciens combattants, le 402e Régiment d’Artillerie pour la logistique sur le site, sont partenaires de cette journée pédagogique.

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    union070606acb- Locales - Vitry

    GLANNES : Hommage aux aviateurs : une exposition en préparation
     
    Inauguration du monument en hommage aux aviateurs le 11 mai 1947.
    Une réunion vient de se tenir à la mairie de Glannes en vue du soixantième anniversaire de la commémoration de l’érection le 11 mai 1947 du monument en hommage à l’équipage de l’Halifax qui tomba sur la plaine de Glannes et à bord duquel se trouvait neuf aviateurs, deux Néo-zélandais, quatre Anglais et trois Français.

    Des ambassadeurs invités

    Assistaient à cette réunion, les municipalités de Glannes et Huiron, les représentants du comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François et de la chorale « La Clé des Chants » de Vitry-en-Perthois.

    Pour rendre hommage aux aviateurs tombés pour la défense du pays dans la nuit du 4 au 5 août 1944, une grande exposition de photographies sera présentée dans la salle socio-culturelle de Glannes le samedi 4 août, de 14 à 17 heures. Celles-ci représenteront l’inauguration du monument de Glannes des aviateurs morts pour la France ou des avions qui sont tombés sur le territoire de l’arrondissement de Vitry-le-François, au cours des différents conflits ou en temps de paix.

    Une messe sera célébrée à 17 h 30, dans l’ancienne église abbatiale de Huiron, par le père Didier Ménétrat, aumônier de la Base Aérienne 113 Commandant Antoine-de-Saint-Exupéry de Saint-Dizier.
    La chorale « La Clé des Chants » de Vitry-en-Perthois assurera la partie chantée de la messe.

    Les traditionnelles cérémonies sur la tombe des aviateurs à Huiron auront lieu à 18 h 30 et au monument des aviateurs à Glannes à 18 h 45. Les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont été invités à cette cérémonie ainsi que les familles des aviateurs disparus.

    Si des personnes possèdent des photographies qu’ils souhaitent faire partager lors de cette exposition, ils peuvent prendre contact auprès de l’un des organisateurs.

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    union070606aca- Locales - Epernay

    BETHON : Les enfants à l’écoute des Anciens combattants
     
    Les élèves attentifs.
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    C’est par devoir de mémoire que trois membres de l’association FNACA (anciens d’Algérie) sont venus à l’école de Bethon, dans la classe de CM1/CM de Mme Richomme donner une mini-conférence sur la guerre d’Algérie.

    Devant une assistance très curieuse et attentive, ces interlocuteurs ont répondu aux questions très pertinentes des élèves.

     

     

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  • Articles de cette rubrique
    1. Cérémonie commémorative de la guerre d’Algérie, le 19 mars 2006 à Reims.
      19 mars 2006

    2. Honorabilité des Anciens d’AFN et Mémorial à Trois-Puits.
      20 mars 2006

    3. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2010, pour le 65e anniversaire de la victoire sur le nazisme.
      24 mai 2010

    4. Des « Justes » de la région honorés au Panthéon
      18 janvier 2007

    5. La retraite du combattant a sensiblement augmenté selon l’UNC-Reims.
      21 mars 2006

    6. Le site internet de l’ARAC de la Marne analysé par le journal "L’Union"
      28 juin 2006

    7. Les cérémonies du 11 novembre 2006 dans la Marne
      22 novembre 2006

    8. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - année 2007
      24 décembre 2006

    9. Des mesures au profit des anciens combattants
      23 janvier 2007

    10. Assemblée Générale de l’AFMD de la Marne le 28 janvier 2007
      23 janvier 2007

    11. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/1
      28 janvier 2007

    12. Le film vidéo de la cérémonie commémorative du cessez le feu de la guerre d’Algérie au Monument Aux Morts de Reims, le 19 mars 2006.
      4 février 2007

    13. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    14. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    15. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/2
      26 avril 2007

    16. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/3
      1er juillet 2007

    17. La galère d’un anticolonialiste durant la guerre d’Algérie
      13 juillet 2007

    18. La Marne en fête pour le 14 juillet 2007
      16 juillet 2007

    19. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
      29 septembre 2007

    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010