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Ces Femmes "Compagnons de la Libération"
Publié le mardi 7 mars 2006, mis à jour le mardi 12 septembre 2006

Article repris de celui du site de l’AFMD.
 
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  • Ces femmes « Compagnons de la Libération » par Marcel Apeloig
    Récemment, le mardi 8 mars dernier, dans l’auditorium de la Mairie de Paris, une colloque a rendu hommage aux six femmes, anciennes résistantes, qui sont « Compagnons de la Libération ».

6 sur 1038, c’est peu.

Malgré ce nombre très restreint, cinq d’entre elles ne sont pas connues de la plupart d’entre nous. Pourtant, leurs mérites ne sont pas inférieurs à bien des personnages très célèbres et dont les noms reviennent régulièrement lorsqu’on évoque les grandes figures de la Résistance. De ces six femmes, le nom de l’une d’entre elles nous est plus familier. Il s’agit de Bertie Albrecht. Mais combien peuvent décrire son parcours, et pourquoi son nom à elle, est-il très connu ? Dans cet article de « Mémoire », je veux rappeler en quelques phrases le destin de chacune de ces six femmes.

Par ordre aphabétique :

  •  Bertie Albrecht

    Née le 15 février 1893 à Marseille.

    En 1931 elle est membre de la Ligue des Droits de l’Homme et crée en 1933 la revue « Problèmes sexuels » dans laquelle elle défend le droit des femmes à l’avortement libre.
    Très tôt, elle s’occupe et aide les réfugiés espagnols fuyant l’Espagne de Franco et les réfugiés allemands fuyant l’Allemagne d’Hitler.
    Après l’armistice de 1940, elle est engagée dans les usines Fulmen à Vierzon. Elle profite de cette situation pour aider les passages clandestins de la ligne de démarcation à des prisonniers évadés. En novembre 1940 elle commence à rédiger les premiers bulletins de propagande du mouvement « Les Petites Ailes », créé par Henri Frenay (son compagnon depuis 1934). Elle fait du recrutement et collecte des fonds. En mai 1941, elle emménage à Lyon. Elle fait connaissance avec l’imprimeur qui imprime « Les Petites Ailes », puis le journal « Vérités ».
    De la fusion de « Vérités » et de « Libertés » de François de Menthon, naît « Combat ». Ce mouvement et ce journal vont se développer sous l’action conjointe de Henri Frenay et de Bertie. Arrêtée plusieurs fois, emprisonnée, elle s’échappe grâce au commando de « Combat ». Mais le 28 mai 1943, elle est à nouveau arrêtée, puis torturée dans la prison du Fort Monluc à Lyon.
    Transférée à Fresnes, à nouveau torturée, elle se pend dans la nuit du 31 mai 1943. Son corps retrouvé en 1945 fut inhumé dans la crypte du Mont Valérien.

    « Compagnon de la Libération » le 26 août 1943.

  •  Laure Diebold

    Née le 10 janvier 1915 à Erstein (Bas-Rhin) dans une famille très patriote. Sténo-dactylo bilingue français-allemand. Dès l’armistice de juin 1940, elle rejoint une organisation de passeurs pour prisonniers évadés. Repérée par les Allemands, elle quitte l’Alsace et rejoint Lyon vers Noël 1941, cachée dans une locomotive. Là, elle se marie avec Eugène Diebold. En mai 1942, elle entre dans le réseau de renseignements « Mithridate » où elle recueille des informations qu’elle fait passer à Londres sous forme de courrier. Arrêtée, avec son mari, ils sont relâchés faute de preuve. Elle se réfugie à Aix-les-Bains et devient Mona dans la clandestinité. Engagée dans les Forces Françaises Libres où elle est connue comme Mado. En septembre 1942, elle est affectée aux services de Jean Moulin. Elle assure le secrétariat de ce dernier, en compagnie de Daniel Cordier. Elle fait preuve d’une intense activité. Après l’arrestation de Jean Moulin, elle rejoint Paris où elle assure le même travail auprès de Claude Bouchinet-Serreulles et Georges Bidault.
    Arrêtée à nouveau le 23 septembre 1943, elle parvient à convaincre la Gestapo qu’elle n’était qu’une boite aux lettres. Elle est internée à Sarrebruck et à Strasbourg. Le 16 janvier 1944, elle est déportée à Schirmeck et en juin 1944 à Auschwitz, où, à sa grande surprise, elle retrouve son mari. Ensuite, elle connaîtra Ravensbrück, le commando de Meuselwitz (Buchenwald) et le commando de Taucha (près de Leipzig). Gravement malade, elle est sauvée par un médecin tchèque. Libérée en avril 1945 par les Américains, elle retrouve son mari à l’hôtel Lutétia. Très affaiblie, elle reprend néanmoins des activités professionnelles. Elle meurt subitement le 17 octobre 1965.

    « Compagnon de la Libération » le 20 novembre 1944.

  •  Marie Hackin

    Née le 7 septembre 1905 à Rombas (Moselle).
    Ancienne élève de l’École du Louvre, elle rencontre et épouse Joseph Hackin, archéologue et philologue, Directeur du Musée Guimet.
    Elle travaille étroitement avec son mari, et ils participent tous deux à de nombreuses fouilles en Afghanistan. En 1939, Joseph Hackin est mobilisé, attaché à la Légation de France à Kaboul.
    Refusant l’armistice, ils adressent un message d’adhésion au général de Gaulle. Ils embarquent à Bombay pour Londres en octobre 1940. Engagée aux Forces françaises libres le 26 décembre 1940, avec le grade de sous-lieutenant, Marie Hackin organise le corps féminin de la France libre.
    Désignés avec son mari, pour un mission aux Indes, ils embarquent le 20 février 1941. Le cargo qui les transporte, le Jonathan Holt, est torpillé le 24 février 1941 et coule dans les parages du Cap Finistère.

    « Compagnon de la Libération » le 13 mai 1941.

  •  Marcelle Henry

    Née le 7 septembre 1895, à Angers (Maine-et-Loire).
    Licenciée en Lettres et en Droit. Chef de bureau au Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale en 1940, elle prend position contre la collaboration.
    Elle entre en liaison avec la Résistance. Stocke des tracts qu’elle distribue dans les usines. Elle recrute des collègues pour la lutte active. Use de ses fonctions publiques pour couvrir des agissements clandestins et donne asile à des réfugiés poursuivis. Dès septembre 1943, membre de la DGER des Forces françaises libres, elle est agent de liaison au circuit d’évasion VIC -V.C (réseau de prise en charge des officiers français et alliés). Sous les ordres du commandant Jacques Mitterrand (alias Julien) elle assure l’hébergement des évadés de passage à Paris.
    Arrêtée le 4 juillet 1944. Torturée, elle parvient à dissimuler ce qu’elle sait. Condamnée à mort, elle doit son salut au désarroi des Allemands en août 1944. Néanmoins elle est déportée par le dernier convoi quittant Paris, le 16 août 1944. Internée à Ravensbrück jusqu’au 14 avril 1945.
    Rapatriée en France, elle décède le 24 avril 1945 des suites des mauvais traitements de la déportation.

    « Compagnon de la Libération » le 27 avril 1945.

  •  Simone Michel-Lévy

    Née le 19 janvier 1906 à Chaussin (Jura).
    Fille d’ouvrier plâtrier, elle fait quelques études secondaires et avec son Brevet élémentaire elle entre à 16 ans1/2 dans les P.T.T. En 1939 elle se trouve au département « commutation » de la Direction des recherches et du Contrôle technique à Paris.
    Dès l’Armistice elle s’élève contre la capitulation et entre dans la Résistance en décembre 1940. Elle participe à la création du réseau « Action PTT » avec Ernest Pruvost et Maurice Horvais. Ce réseau deviendra en 1943, « État-major PTT ».
    Ce réseau a pour but d’étendre sur toute la France une ramification de cellules de renseignements et de transmission.
    Simone Michel-Lévy organise l’hébergement de postes émetteurs et en assure le fonctionnement d’un certain nombre, à Caen en particulier où elle établit la première liaison avec un groupe local de Résistance dirigé par Henri Le Veillé.
    En 1942, le réseau « Action PTT » prend contact avec la « Confrérie Notre-Dame » du colonel Rémy et avec « l’Organisation civile et militaire » du colonel Touny.
    Simone Michel-Lévy, sous les pseudonymes de Françoise et de Madame Royale installe un excellent système d’acheminement du courrier à travers toute la France. Elle se dépense sans compter et mène une activité intense dans le cadre de ses compétences en matière de transmissions.
    À la suite d’une trahison, celle de Tilden, un chef-opérateur radio, le 5 novembre 1943, elle est arrêtée puis transférée au 101 rue Henri- Martin à Paris dans les locaux d’une sorte de « gestapo » française. Elle est affreusement torturée. Livrée à la Gestapo de la rue des Saussaies à Paris.
    Internée à Fresnes puis déportée dans le convoi des « 27000 » le 28 janvier 1944 vers Ravensbrück. Là, puis ensuite dans le kommando de Holleishen du camp de Flossenbourg (Tchécoslovaquie), elle organise des sabotages en compagnie de Hélène Lignier et de Noémie Suchet. Le 13 avril 1945, ces trois femmes seront pendues.

    « Compagnon de la Libération » le 26 septembre 1945.

  •  Émilienne Moreau-Évrard

    Née le 4 juin 1898 à Wingles (Pas-de-Calais).
    Dès la guerre 1914-1918, Émilienne sera déjà une combattante de l’ombre, aidant les Anglais qui contre-attaquaient le 25 septembre 1915. Elle aide les blessés et même, prend part au combat armé, tuant elle-même deux soldats allemands à coups de revolver. Elle devient institutrice. Elle est décorée de la Croix de Guerre avec palmes, mais aussi de la Military Medal, de la Royal Red Cross et de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (cette dernière n’est généralement jamais accordée à des femmes).
    Retournée vivre dans le Pas-de-Calais, dès 1940 elle commence par distribuer des tracts et des brochures contre la capitulation. Les Allemands connaissent sa réputation et la surveillent. Cela n’empêche pas Émilienne de prendre contact avec l’Intelligence Service et avec Louis Albert, responsable du mouvement « Libération Nord ».
    Son mari, Just Évrard est arrêté en septembre 1941. Émilienne entre comme agent de liaison au réseau « Brutus » dirigé par Pierre Fourcaud. Elle est connue dans la Résistance sous les noms de Jeanne Poirier ou de Émilienne la blonde.
    Recherchée par la police française et par la Gestapo, elle se rend à Lyon où elle assure des liaisons avec la Suisse. On la retrouve dans l’organisation « France au Combat » service de renseignements où elle travaille avec Augustin Laurent, André Le Troquer et Pierre Lambert. Au cours d’une mission à Lyon, elle échappe de justesse aux Allemands. Elle quitte la France le 7 août 1944 s’envolant pour Londres. Elle revient à Lens en septembre 1944 avec les tanks canadiens. Elle est désignée pour siéger à l’Assemblée Consultative provisoire d’Alger où elle incarne la Résistance féminine. Elle décède le 5 janvier 1971, après une vie militante des plus active au sein du parti socialiste.

    « Compagnon de la Libération » le 11 août 1945.

    Programme du Conseil National de la Résistance (extrait)
    Le CNR, né dans la clandestinité le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin, adopta à l’unanimité le 15 mars 1944 un programme publié clandestinement en mars 1944 sous le titre ’Les jours heureux’.

    La première partie de ce programme était consacrée aux mesures destinées à assurer la victoire ; la seconde partie développait un projet social visionnaire qui résume parfaitement, à notre sens, les valeurs de la Résistance.

    L’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation est heureuse de vous offrir quelques extraits d’un texte qui, chaque lecteur peut en juger, conserve toute son actualité.


    " Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée. Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité. Aussi , les représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste (…) ".

    " Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération : 1. Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle.
    2. Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration. 3. Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation (…).
    4. Afin d’assurer : l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ; la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ; la liberté d’association, de réunion et de manifestation ; l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ; le respect de la personne humaine ; l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.
    5. Afin de promouvoir les réformes indispensables :

  •  sur le plan économique : l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale (…), une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;(…)
  •  sur le plan social : le droit au travail et le droit au repos (…) et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ; (…) la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant (…) ; un plan complet de sécurité sociale (…) avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ; la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, (…) ; une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ; le dédommagement des sinistrés et allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
  •  une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
  •  la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

    Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation (…) ".

    Coordonnées des principales organisations de mémoire de la déportation :
    Téléchargez le document

    Rose de la Résurrection créée par l’Amicale de Ravensbrück
    Dédiée à la résistance et à la Déportation.
    Je suis "RESURRECTION"
    Et tout au long des ans
    Tour au long des saisons
    Je resterai le témoin de vie
    Qui protégera de la barbarie
    Tous les enfants du monde.

    Même lorsque je serai devenue églantine
    Illuminant tous les chemins.

    Marcelle Dudach-Roset

    Chant des Partisans
    Paroles de Maurice DRUON et Joseph KESSEL
    Musique de Anna MARLY

    Tempo de marche

    Ami entends-tu
    Le vol noir des corbeaux
    Sur nos plaines.
    Ami entends-tu
    Les cris sourds du pays
    Qu’ on enchaîne,
    Ohé partisans
    Ouvriers et paysans
    C’est l’alarme
    Ce soir l’ennemi
    Connaîtra le prix du sang
    Et des larmes …

    Montez de la mine,
    Descendez des collines
    Camarades.
    Sortez de la paille
    Les fusils, la mitraille,
    Les grenades.
    Ohé ! les tueurs
    A la balle et au couteau
    Tuez vite !
    Ohé ! saboteurs
    Attention à ton fardeau
    Dynamite …

    C’est nous qui brisons
    Les barreaux des prisons
    Pour nos frères.
    La haine à nos trousses
    Et la faim qui nous pousse,
    La misère.
    Il y a des pays
    Où les gens au creux des lits
    Font des rêves.
    Ici, nous vois-tu
    Nous on marche et nous on tue
    Nous on crève …

    Ici, chacun sait
    Ce qu’il veut, ce qu’il fait
    Quand il passe.
    Ami, si tu tombes,
    Un ami sort de l’ombre
    A ta place.
    Demain du sang noir
    Séchera au grand soleil
    Sur les routes.
    Chantez, compagnons,
    Dans la nuit , la liberté
    Nous écoute…

    Ami, entends-tu
    Les cris sourds du pays qu’on enchaîne !
    Ami entends-tu
    Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !
    Oh oh oh oh oh oh oh oh oh Oh oh oh oh oh oh ….

    Chant des Marais
    Musique de Rudy GOGUEL

    Loin dans l’infini s’étendent
    De grands prés marécageux
    Pas un seul oiseau ne chante
    Sur les arbres secs et creux.

    REFRAIN
    Oh ! terre de détresse
    Où nous devons sans cesse
    Piocher.

    Dans ce camp morne et sauvage
    Entouré d’un mur de fer
    Il nous semble vivre en cage
    Au milieu d’un grand désert (refrain)

    Bruit des pas et bruit des armes
    Sentinelles jour et nuit
    Et du sang, des cris, des larmes
    La mort pour celui qui fuit (refrain)

    Mais un jour dans notre vie
    Le printemps refleurira
    Liberté liberté chérie
    Je dirai : tu es à moi (refrain)

    DERNIER REFRAIN .
    Oh ! terre enfin libre
    Où nous pourrons revivre
    Aimer, aimer.

    Le Chant des Marais a été écrit en juillet-août 1933 par des Allemands internés dans l’un des premiers camps nazis : Bôrgermoor, situé dans la région marécageuse de l’Emsland, près d’Osnabriick.
    Dans cette communauté de misère soudée par une forte cohésion, germa l’idée de créer un chant qui serait celui des bagnards du marais, pelletant et piochant sous la contrainte tout en continuant à espérer… Hans Esser et Wolfgang Langhoff en écrivirent les paroles et Rudy Goguel la musique. Le Bôrgernioorlied ou Moorsoldatenlied (chant de Bôrgermoor ou chant des soldats des marais) fut immédiatement interdit. Mais, au gré des transferts vers d’autres camps, des libérations d’internés allemands qui le firent connaître, le Chant des Marais, sous différentes versions, se propagea de Madrid à Prague, de Moscou à Paris.
    Le Chant allait cheminer de camp en camp pendant près de douze ans, inspirant d’autres chants de déportation jusqu’à la chute du nazisme en 1945. Chant de détresse et pourtant de lutte et de résistance, de dignité et d’espérance, il deviendra après-guerre l’hymne de la Déportation.



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    51. Les fusillés pour l’exemple : Rencontre organisée par l’association " Bretagne - Chavagne, Mémoire et Patrimoine ".
      18 juin 2011

    52. « Le Dora-lien » N° 11 de juin 2011 de la Commission Dora Ellrich de la FMD.
      8 août 2011

    53. Message du Président de la République pour la cérémonie d’hommage aux soldats morts pour la France, le 11 novembre 2011.
      11 novembre 2011

    54. Message de l’UFAC pour les cérémonies du 8 mai 2012 célébrant la victoire sur l’Allemagne nazie.
      26 avril 2012

    55. 22 Octobre : Commémoration du souvenur de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés ; les textes officiels
      29 octobre 2007

    56. 160 lycéens champardennais à Auschwitz
      10 février 2007