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Georges Frêche récidive dans ses propos racistes le 15 novembre 2006
Publié le mercredi 29 novembre 2006, mis à jour le dimanche 21 janvier 2007

 
Georges Frêche, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, a récidivé, le 15 novembre 2006, dans son attitude raciste.

Le quotidien « Midi Libre » a rapporté une conversation qu’il a eue au cours d’un conseil d’agglomération qu’il présidait. Les élus commentaient les mauvais résultats enregistrés le week-end dernier par les équipes de rugby et de handball de Montpellier financées par l’agglomération.

Il a regretté que l’équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze alors que la normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre, ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les blancs sont nuls".
Surtout, il a ajouté : "J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".

La classe politique unanime s’est indignée et a réclamé des sanctions ; il fallait que l’ignoble et infréquentable individu soit démissionné de ses fonctions et rayé des contrôles du parti socialiste.

Cependant, la spontanéité de façade n’arrive pas à cacher les réticences dues aux intérêts politiciens qui, comme d’habitude, finissent par prévaloir.

Localement, les élus de la gauche plurielle, qui disposent de la majorité absolue au conseil régional, se sont livrés à une piètre comédie.
Verts et communistes se sont tus sur le coup, avant de s’indigner. Le 20 novembre, l’ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, auteur de la loi de 1990 contre le racisme, démissionnait de ses fonctions de vice-président de la région. Le mercredi, M. Gayssot faisait marche arrière après s’être vu promettre une délégation pour… lutter contre le racisme.
A l’instar des groupes PS du conseil municipal de Montpellier et du conseil régional, 29 des 31 maires de l’agglomération de Montpellier, dont un tiers votent à droite, ont signé une pétition de soutien. Une délégation de sept responsables socialistes de la région dont deux présidents de conseil généraux s’est également rendue à Paris afin de plaider la cause de M. Frêche auprès de François Hollande.

Au niveau national, le calme est vite revenu après la tempête. Georges Frêche sera exclu du parti dit socialiste mais, à 68 ans, ses ambitions sont limitées. Ses propos sur les harkis ne l’ont pas empêché d’être président du comité régional de soutien à Ségolène Royal.

Il a donc choisi de contre-attaquer en mobilisant ses troupes. L’homme qui comparaît devant la justice montpelliéraine pour avoir traité, en février les harkis de "sous-hommes" mise à nouveau sur son "système" pour se tirer d’affaire.

Dans une interview accordée, mercredi 22 novembre, au Midi Libre, M. Frêche a menacé d’exhumer "les combines d’Urba Conseil dans les années 1980 et les valises des grandes surfaces. J’ai gardé toutes les preuves." Avant de pondérer : "Mais je ne dirai rien car je soutiens Ségolène Royal et que c’est plus important pour moi que ma modeste personne." Dans cet entretien, il estime également qu’"en France, il faut être politiquement correct". Et poursuit : "J’ai décidé de ne plus aborder les thèmes que l’on dit sociétaux. Désormais, je ne dirai plus rien."

En trente ans de vie politique, il a tissé liens et réseaux, organisé solidarité et dépendance.
Il joue en permanence sur la fascination qu’il exerce et la cupidité de son entourage "Frêche se vit en géant que des nains s’évertuent à entraver, en visionnaire combattu par des myopes. Il est persuadé de la médiocrité des arrière-pensées guidant les êtres. Il en joue pour être suivi et obéi, jetant ses hochets aux affamés de notabilité", décrit avec froideur Jacques Molénat, dans “Le Marigot des pouvoirs” (Edition Climats).

Ces « affamés de notabilité » ne sont même pas gênés par la similitude de leurs positions avec celles du coupable. S’il n’y avait aucun noir, ne diraient-ils pas : « l’équipe de France de football compte zéro black sur onze alors que la normalité serait qu’il y en ait un ou deux, ce serait le reflet de la société ».

Les Anciens Combattants de l’ARAC, dont beaucoup ont dû faire une guerre coloniale, condamnent le contenu raciste de la phrase : "J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".
Nous sommes contre toutes les discriminations, même légales, qu’elles soient positives ou négatives.
N’imposons pas la vérité par la loi !
Nous sommes aussi contre toute entrave à la liberté d’expression.
Ce n’est pas à la loi de dire ce que l’on doit dire !
Nous demandons des sanctions sévères pour les violences, racistes ou non, qui accompagnent les matchs de football.
Mais nous réclamons aussi une formation adaptée des policiers. Il est inexcusable qu’un policier, même et surtout noir, fasse la provocation d’intervenir seul, en civil et hors service, contre des racistes déchainés puis blesse et tue avec son arme sans même tirer des coups de semonce. Si on appelle ça de la légitime défense Outreau n’a servi à rien ; on s’y attendait, certes, mais c’était tellement bien présenté qu’on y a cru un peu.
Prévenir c’est d’abord donner l’exemple !
Nous sommes surtout contre toutes les inégalités et nous ne plaindrons pas les milliardaires du sport, de toutes les couleurs, qui s’enrichissent en attisant à l’excès les passions communautaristes des spectateurs.
Rendons le sport au sport !

Ce qui nous fait honte c’est que notre pays ait, aux responsabilités publiques, des individus comme Georges Frêche, qu’il soit toléré par la classe politique et, surtout, qu’il soit élu par le peuple souverain, seul habilité à dire la "normalité".
Ce qui nous fait honte c’est qu’il y ait des lois qui interdisent de dire ; le débat libre et démocratique est seul capable d’aboutir à l’éradication des inégalités raciales ou autres, au respect des différences et, finalement, à la fraternité.

Sources :
http://www.midilibre.com/accueilml.html"
http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-837254@51-835351,0.html
http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3356150,00-freche-derape-encore-.html

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