Accueil du siteRevue de presse
   


L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
Publié le mardi 23 octobre 2007, mis à jour le mercredi 31 octobre 2007
 

Nous effectuons ici une revue de presse dont la source principale est le journal "l’Union".


Sommaire

1- Guy Môquet retourne à l’école par la grande porte
2- « Ma petite maman chérie »
3- Mode d’emploi
4- Le Snes fait de la résistance
5- Pierre-Louis Basse : « Une trahison ! »
6- Paroles d’internautes : « lunion.presse.fr »
7- Châlons-en-Champagne : Lira, lira pas… la lettre de Guy Môquet
8- La lettre en question
9- REIMS : Sur le chemin de Guy Môquet
10- TINQUEUX - WITRY-LÈS-REIMS : L’hommage à Guy Môquet
11- Qui était Guy Môquet ?
12- Entre nous soit dit : Etre et savoir
13- Parole de Bouffon : Faire tomber les murs
14- ÉPERNAY : Les lycéens à l’écoute de Guy Môquet
15- SUIPPES : Deux lettres de résistants ont été lues aux collégiens
16- MOURMELON-LE-GRAND : La lettre de Guy Môquet lue aux élèves de 3e
17- TINQUEUX : Lettre de Guy Môquet : l’émotion chez les lycéens
18- REIMS : Pas touche à notre Guy Môquet !
19- CHALONS : Le PC expose la vie de Guy Môquet
20- SAINTE-MENEHOULD : Une autre cérémonie du souvenir au lycée professionnel
21- CHALONS : La lettre de Guy Môquet lue au collège Notre-Dame
22- CRDP : 22 octobre : Commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés
23- COURRIER DES LECTEURS : Guy Môquet n’était pas un résistant
24- COURRIER DES LECTEURS : « Pas touche à notre Guy Môquet »
25- AVIZE : Le collège Saint-Exupéry a commémoré la Résistance

Complément

22 Octobre : Commémoration du souvenur de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés ; les textes officiels


LE DOSSIER DU JOUR
 
Guy Môquet retourne à l’école par la grande porte

Les profs des lycées sont invités à lire ou faire lire aujourd’hui devant leurs élèves la lettre de Guy Môquet, ce jeune résistant communiste fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941. Des enseignants et un écrivain s’insurgent.

Au lycée Croix-Cordier (Tinqueux) : « Quand on habite un pays, on est solidaire, non ? » Christian-Philippe PARIS
  •  Agrandir la photo
  • Nicolas Sarkozy en rêvait. Bon gré ou mal gré, les profs des lycées sont invités aujourd’hui à lire ou faire lire devant leurs élèves l’ultime lettre de Guy Môquet, ce résistant communiste fusillé à 17 ans et demi par les Allemands, le 22octobre 1941. « Une récupération politicienne », estime le Snes, principal syndicat du secondaire, qui freine des quatre fers. L’unique biographe de Môquet, Pierre-Louis Basse, dénonce « l’excès de pathos » qui, selon lui, entoure cette commémoration. Loin de la polémique, le lycée professionnel Croix-Cordier de Tinqueux a confié à la Rémoise Andrée Paté, 93 ans, doyenne des déportés marnais, le soin de lire la lettre.

    A 14 h 30, les 350 élèves du LP Croix-Cordier seront rassemblés dans le gymnase. La cérémonie a été mûrement réfléchie. « Je me suis demandé comment faire pour que cette lecture prenne tout son sens », explique le proviseur, Jean-Charles Pipino. La solution s‘est imposée naturellement. Depuis longtemps, l’établissement mène un travail de mémoire sur la Grande Guerre. Chaque année, Marc Christophe, un prof d’électrotechnique, fait restaurer à ses élèves les tombes des poilus oubliés dans les cimetières rémois.

    De 14-18 à la Seconde Guerre, il n’y avait qu’un pas, que la recommandation présidentielle n’a fait qu’accélérer. Marc Christophe a recherché les plaques de déportés ou de fusillés disséminées dans la ville. Il en a trouvé 147 ! Qu’il charge ses élèves de repérer à leur tour. A chacun sa plaque. C’est l’opération « Passant, lève la tête ! ».

    « Résister »

    Les Terminale se prêtent volontiers à l’exercice. « Parce que si on est là, c’est grâce à eux », résume Anace, 21 ans, qui lira aujourd’hui l’un des textes proposés par le ministère. Parmi eux, la lettre de Guy Môquet dont la lecture a fait évidemment débat parmi les profs.

    Andrée Paté avec sa robe de déportée : « J’étais fort amochée, mais je n’ai jamais rien avoué… » Christian-Philippe PARIS
  •  Agrandir la photo
  • « Ce qui nous a irrités, c’est l’obligation de la lire aujourd’hui. Je ne critique pas le fond mais la forme », résume un prof de lettres et histoire, Benoît Tournier, tandis qu’une collègue, Sylvie Dussourd, trouve qu’il est « bon d’apprendre à résister ». Les élèves font peu cas de la polémique. « Ça ne sert peut-être pas à grand-chose mais c’est utile de savoir ce que les résistants ont ressenti », commente Simon, 20 ans. Hiram et Sébastien se demandent simplement comment ils réagiraient « si la France était à nouveau en guerre ». « L’important, ce n’est pas l’idée de patrie mais de fraternité. Quand on habite un pays, on est solidaire, non ? », interroge Hiram. Au début des années 40, Andrée Paté ne s’est pas posé la question longtemps. Communiste viscérale, elle est devenue résistante comme on se jette à l’eau. C’est elle qui lira la lettre aujourd’hui à Croix-Cordier. Membre des FTPF (Francs tireurs et partisans français) auxquels appartenait Môquet, elle a 29 ans quand une voisine la dénonce à la Gestapo rémoise, le 22avril 43. Un an avant, son mari et sa sœur avaient connu le même sort.

    « Confiance »

    Torturée 13heures durant à la prison de Reims, transférée à Laon et Compiègne, finalement déportée à Ravensbrück en avril 44, Andrée, malgré ses 93 ans, se souvient de tout. Du nom du gestapiste Weissensee, des pleurs de sa fille, des gifles et des coups de « schlag », du wagon à bestiaux et des chiens mordeurs, du froid et des robes rayées, de la libération et du retour à Reims, en juin 45.

    « J’étais fort amochée, mais je n’ai jamais rien avoué », raconte Andrée qui se souvient d’avoir entendu le nom de Môquet dès 1941. « La presse clandestine parlait beaucoup des fusillés de Châteaubriant. Pour nous, les 27 sont toujours restés des symboles de liberté », confie l’ancienne résistante qui, même si elle ne porte pas Nicolas Sarkozy dans son cœur, « trouve bien » de leur rendre hommage : « Ça aurait dû être fait depuis longtemps ».

    Trente fois par an, elle raconte son histoire dans les collèges marnais. « Et jamais aucun chahut. Comme quoi j’ai raison d’avoir confiance dans la jeunesse. »

    Dossier Gilles Grandpierre

  •  Retour au sommaire
    ----------------

     
    « Ma petite maman chérie »

    Le 22 octobre 1941, quelques instants avant d’être fusillé, Guy Môquet adresse sa dernière lettre à sa famille. En voici l’intégralité :

    « Ma petite maman chérie,
    mon tout petit frère adoré,
    mon petit papa aimé

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire, hélas !

    J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour. A toi, petit papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi, maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime »

    Guy

    Dernières pensées : Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! »

  •  Retour au sommaire
    ----------------

     
    Mode d’emploi

    La lecture de la lettre de Guy Môquet est une consigne ministérielle. Elle s’adresse prioritairement aux lycées, même si de rares collèges emboîteront le pas.

    L’organisation de la commémoration est laissée à la discrétion des chefs d’établissement. Les enseignants ne sont pas dans l’obligation de la lire personnellement. Elle pourra l’être par des comédiens (comme Jacques Bonnaffé aujourd’hui à Châlons), d’anciens déportés et résistants, etc.

    Outre la lettre de Môquet, le ministère propose un choix d’une dizaine d’autres textes dont des poèmes de René Char et Louis Aragon, d’anciens courriers de résistants exécutés, un texte du groupe de résistance allemand « La rose blanche »…

  •  Retour au sommaire
    ----------------

     
    Le Snes fait de la résistance

    Selon le Snes, principal syndicat du secondaire, beaucoup de professeurs d’histoire-géographie refuseraient de lire la lettre de Guy Môquet aujourd’hui à leurs élèves. Dans un communiqué, le Conseil national du Snes a appelé les équipes éducatives à être vigilantes « face à toute tentative d’instrumentalisation de l’histoire et de la mémoire collective au prétexte de l’école républicaine ».

    Christophe Girardin : « Jouer sur le pathos en opposant mémoire et histoire, cela me semble abusif ».
  •  Agrandir la photo
  • Prof d’histoire-géo lui même, le secrétaire académique du syndicat, Christophe Girardin, ne se pliera pas à l’exercice. « Livrer la lettre sans la remettre dans son contexte, sans expliquer que Guy Môquet et ses camarades ont été livrés par la police française, c’est jouer sur le pathos et opposer mémoire et histoire.

    Cela me semble abusif », explique-t-il. Aujourd’hui, devant ses élèves de Seconde, le syndicaliste s’en tiendra donc strictement au programme et au thème de la citoyenneté à Athènes.

    « Mais les profs n’ont pas attendu la recommandation présidentielle. Moi-même, j’utilise la lettre de Guy Môquet en fin de Première et en Terminale quand j’aborde la question de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. »

    Pressions ?

    Christophe Girardin reconnaît néanmoins s’être « posé la question » de lire ou pas la missive du jeune résistant. « Ma première intention était de l’utiliser dans le cadre de l’éducation civique sur le thème : comment on construit la mémoire de l’histoire. Mais cela m’a paru une autre forme d’instrumentalisation. » Le syndicaliste, qui se dit « issu d’une famille de résistants gaullistes », voit enfin dans l’initiative de Nicolas Sarkozy la volonté de « récupérer la Résistance à l’heure même où sont remis en cause les grands acquis inspirés par le Conseil national de la Résistance, dont la Sécurité sociale ». « Le refus de lire la lettre ne doit donc pas être considéré comme une injure faite aux mouvements résistants, bien au contraire. Mais on peut les honorer d’une autre manière. »

  •  Retour au sommaire
    ----------------

     
    Pierre-Louis Basse : « Une trahison ! »

    Le journaliste et écrivain Pierre-Louis Basse a publié en 2000 la biographie référence de Guy Môquet (« Une enfance fusillée », Stock).

    Si vous aviez à lire cette lettre, aujourd’hui, le feriez-vous ?

    PIERRE-LOUIS BASSE : « Dans ces conditions, non, parce qu’il y a une volonté manifeste de détournement de l’histoire. Pour moi, Môquet, l’ADN et le Kärcher, ça ne va pas ensemble.

    Que la République rende hommage à Guy Môquet, très bien. Et j’ai applaudi quand Nicolas Sarkozy a évoqué son nom pendant la campagne.

    Mais saigner l’histoire à blanc, transformer ce garçon en image publicitaire, c’est trahir l’image de ces 27 types qui sont morts pour un monde meilleur et une France solidaire. »

    Ne peut-on pas faire crédit au président de la République d’une forme de sincérité ?

    P-L.B. : « Môquet et ses camarades sont absolument irrécupérables. Ils sont porteurs de valeurs hautement civilisatrices qui impliquent réflexion, respect, dignité. En tout état de cause, ce n’est pas aux politiques d’imposer à des élèves une lettre qui commence par ces mots terribles : « Je vais mourir ! ».

    Ou alors, on la replace dans son contexte et les profs n’ont pas attendu Sarkozy pour le faire. On ne peut pas passer sous silence, par exemple, que Môquet et ses camarades ont été donnés par des Français et que la liste des fusillés a été établie par les autorités allemandes et françaises. »

    Pourquoi avoir écrit la biographie de Môquet ?

    P-L.B. : « En 1941, ma mère, alors âgée de 15 ans et demi, avait ramené clandestinement de Châteaubriant à Nantes les planches sur lesquelles les 27 fusillés avaient écrit leurs dernières volontés.

    Toute mon enfance a été hantée par cette histoire.

    Et mon grand-père, Pierre Garçon, était dans le camp de Choisel où se trouvait Môquet avant son exécution à Châteaubriant. C’est de ce camp qu’il s’est évadé en compagnie d’un Rémois célèbre, Auguste Delaune. Les deux hommes avaient été repris un mois plus tard et mon grand-père est mort en déportation. »

  •  Retour au sommaire
    ----------------

     
    Paroles d’internautes : « lunion.presse.fr »

    Fallait-il lire la lettre de Guy Môquet ? Nous avons ouvert le débat sur notre site internet.  

  •  « La lecture de la lettre de Guy Môquet doit être faite, je la lirai à mes classes de philosophie de Terminale au lycée Pierre-Bayen. La Résistance est toujours vivante et cette lettre, c’est aussi à nous de lui rendre tout son sens. […] Saisissons donc cette opportunité et donnons à penser aux lycéens, sans émotion stérile ni rituel vide de sens, comme le cadre pédagogique de leurs études le suppose. » Fernand Naudin  
  •  « Il était temps de se souvenir de ces hommes qui ont servi la France - pas forcément leur pays-au péril de leur vie pour notre liberté. Un petit mot sur les autres qui ont collaboré ne serait pas de trop non plus ! ! ! » Calife51  
  •  « Comme enseignant, dont la liberté pédagogique est reconnue par le président de la République dans sa « lettre aux éducateurs », je ne souhaite pas faire cette lecture car ce document (qui n’est reconnu par personne comme un document patrimonial) n’apporte que très peu d’éléments sur l’Occupation et la Résistance. Il ne fait pas mention non plus des convictions idéologiques du jeune Môquet, pourtant essentielles pour comprendre sa mort, mais il s’agit seulement d’un document privé, familial. D’autre part, il n’est pas acceptable ni défendable de fonder l’enseignement sur le recours à l’émotion. […] Il est annoncé, dans certains établissements, la lecture de cette lettre après La Marseillaise… Pour être tout à fait objectif il conviendrait de faire entendre L’Internationale aux élèves… » fc121  
  •  Avec une ironie dont nous vous laissons ju¬ges, un internaute transpose Guy Môquet dans la peau d’un candidat à l’immigration.

    « Lettre du jeune G’Moké, de Bamako, clandestin en France : « Chers parents, ici c’est trop dur… Le froid, la faim et la peur sont mon quotidien dans cette France que je croyais être terre d’asile et d’accueil. Si je veux que mon frère vienne, on doit prélever ma salive comme pour un animal. C’est ça le pays des Lumières, de la tolérance ? Je vais mourir, mes chers parents… S’il vous plaît, lisez ma lettre à tous ceux qui veulent partir… Votre fils G’Moké. » Jean-Pierre Monlatin

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071022c - Marne

    Châlons-en-Champagne : Lira, lira pas… la lettre de Guy Môquet
     
    Vendredi, dans la salle de conférence, une élève de terminale a lu la lettre de Guy Môquet…
  •  Agrandir la photo
  • AUJOURD’HUI, lundi 22 octobre, les lycées devront faire la lecture de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant de 17 ans, fusillé le 22 octobre 1941.

    Cette demande émane du président de la République, Nicolas Sarkozy, dans une volonté d’honorer la mémoire de Guy Môquet, mais aussi de révéler aux jeunes l’importance d’aimer sa patrie.

    Au lycée Bayen de Châlons-en-Champagne, Elisabeth Laurin, proviseur, a choisi de faire cette lecture en deux temps. « Nous souhaitions avoir la présence de Jacques Songy, président de l’Amicale des déportés, internés et familles de disparus, pour resituer cette lettre dans son contexte. C’est pourquoi, nous avons fait la lecture un peu en avance sur la demande présidentielle. »

    Pour le concours de la Résistance

    Dans un deuxième temps aujourd’hui, l’acteur Jacques Bonnaffé, attaché à La Comète, proposera des lectures croisées à des élèves de première et terminale littéraire.

    Pourtant, tous les professeurs des établissements châlonnais ne participeront pas à cette lecture. Pour grand nombre d’entre eux, elle vient « comme un cheveu sur la soupe ». À l’instar des professeurs d’histoire du lycée Bayen qui pensent tout de même que cette initiative est positive.

    « Nous n’abordons la Seconde guerre mondiale qu’en mai ou juin. Ce serait donc la bonne période pour en parler. Sinon, il est toujours possible de l’intégrer dans le cours d’instruction civique. »

    …Devant Jacques Songy et deux classes de ses camarades littéraires.
  •  Agrandir la photo
  • De son côté, la documentaliste du lycée pense que le moment le plus opportun sera au moment de l’exposition, mise en place pour le concours de la Résistance en cours d’année. Un professeur de littérature, quant à elle, trouve indécent de faire cette lecture aujourd’hui, alors qu’elle traite les fables de La Fontaine. Elle préfère attendre d’aborder les poésies de la Résistance pour introduire cette lettre, au demeurant idéale pour resituer le contexte de l’époque. Pour Bernard Schmitt, responsable départemental du Snes (syndicat national des enseignants du second degré) et professeur à Suippes, « cette intervention ne peut être faite à n’importe quel moment. Cela demande un travail de préparation et de réflexion, afin de conceptualiser ce courrier ».

    Pas n’importe quoi n’importe quand

    Selon lui, la demande du président pour cette date du 22 octobre est « plus du sentimentalisme que de l’éducatif ». « Il ne s’agit pas d’aller contre l’hommage à Guy Môquet, mais cette façon d’isoler la lettre de Guy Môquet met en avant l’engagement internationaliste et l’amour de la patrie, sans vraiment expliquer ce qui se passait à ce moment-là. » Le responsable syndical pense également que, dégagé de tout, les élèves risquent de trouver ce courrier bien niais, par les termes employés par son auteur. « La lettre doit être lue dans une progression de travail, ou à l’occasion du concours de la Résistance. Les enseignants ne peuvent pas faire n’importe quoi, n’importe quand. »

    Didier Garrez, président de la FCPE (fédération des parents d’élèves) de Châlons, partage cet avis. « Cette lecture est loin d’être inutile. Nous ne sommes pas contre, dans l’esprit, parce qu’il faut faire prendre conscience de notions importantes à nos enfants. Mais une simple lecture ne sert pas à grand-chose. »

    Consolation pour le président de la République : si la lettre n’est pas lue aujourd’hui, elle le sera de toute façon dans le courant de l’année…

    Audrey Joly

  •  Retour au sommaire
    ------------------

    La lettre en question
     
    Guy Môquet, né le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un militant communiste, célèbre pour être le plus jeune des 27 otages du camp de Châteaubriant, fusillés en représailles après la mort de Karl Hotz, un officier allemand.

    Tout au long de sa détention à Châteaubriant, Guy Môquet a écrit un certain nombre de lettres à sa famille. La plus célèbre est celle qu’il a écrite la veille de sa mort.

    « Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose.

    Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.

    À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme. Dix-sept ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime.

    Guy

    Dernières pensées : Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! »

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071023c - Marne

    Reims : Sur le chemin de Guy Môquet
     
    Rendre hommage à Guy Môquet d’une façon originale… telle est la démarche de Maurice Sauvage. Celui-ci entend lancer une randonnée itinérante baptisée « Le Chemin de Guy Môquet ».

    « Cette rando pèlerinage partirait de la salle de reddition de la rue Roosevelt à Reims pour se rendre à pied sur la tombe de Guy Môquet, au père Lachaise et au Mont Valérien pour honorer toute la Résistance dans sa diversité », explique Maurice Sauvage. « Je suis passionné de haute montagne et de randos, ça serait aussi continuer avec d’autres grands randonneurs, une activité du genre pèlerinage, un peu comme le sont Compostelle ou Stevenson ».

    L’objectif est donc de pérenniser une telle manifestation dont la première pourrait avoir lieu dans le premier semestre 2008. Maurice Sauvage en appelle pour cela à toutes les bonnes volontés pour concrétiser le parcours et les hébergements.

    Renseignements et contact : Maurice Sauvage, 22 avenue de Reims, 51390 Gueux. Tél. 03.26.03.69.96

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071023b - Marne

    TINQUEUX - WITRY-LÈS-REIMS : L’hommage à Guy Môquet
     
    Au collège Léonard de Vinci de Witry-lès-Reims, c’est le maire qui a lu la lettre.
  •  Agrandir la photo
  • Jean-Charles Pipino, proviseur du lycée Croix Cordier de Tinqueux et Jeanne-Andrée Paté, résistante et déportée qui a lu la lettre.
  •  Agrandir la photo
  • Très grande émotion, quel-ques yeux brillants sous la voûte du gymnase Croix-Cordier de Tinqueux et respect des 330 étudiants du lycée des métiers, face à Jeanne-Andrée Paté, résistante, déportée à Ravensbrück et Holleischen durant la dernière guerre, qui est venue leur lire hier la lettre de Guy Môquet.

    C’est dans un silence complet, parfois emprunt de frissons, que tous ces jeunes qui ont à quelque près l’âge de Guy Môquet ont pris conscience de ce que furent ces terribles années de guerre.

    Après la lecture de la lettre, cinq lycéens ont à leur tour avec beaucoup de dignité et d’émotion, lu chacun un texte.

    Même initiative au collège Léonard de Vinci de Witry-lès-Reims où la mémoire de Guy Môquet a été évoquée ainsi que la période de la Seconde Guerre mondiale. Pour ce moment particulier tous les élèves ont été rassemblés dans le gymnase avec leurs professeurs.

    M. Gourlin, résistant, a aussi pris la parole pour apporter son témoignage sur le difficile vécu des résistants et des déportés.

    La lettre de Guy Môquet a ensuite été lue par le maire Yves Détraigne.  

  •  Retour au sommaire

    Qui était Guy Môquet ?
     
    Né à Paris le 26 avril 1924, Guy Môquet militait clandestinement au sein des Jeunesses communistes.

    Arrêté en octobre 1940, au métro Gare de l’Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste, il est passé à tabac pour qu’il révèle des informations puis emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux. Il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d’autres militants communistes.

    Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-Inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. En représailles, cinquante Français doivent être tués. Parmi eux, 27 étaient enfermés à Châteaubriant, dont Guy Môquet. Il était le plus jeune, il avait 17 ans. Avant d’être fusillé, il a écrit une lettre à ses parents.  

  •  Retour au sommaire

    Entre nous soit dit : Etre et savoir
     
    Parmi les élèves invités à écouter la lettre de Guy Môquet, hier matin, si certains étaient plutôt bien « au fait », ne nous mentons pas, d’autres ignoraient encore jusqu’au nom de Guy Môquet. Mais, bon, on peut être digne de quelqu’un sans même savoir qu’il demanda qu’on le soit !
  •  Retour au sommaire

     

    Parole de Bouffon : Faire tomber les murs
     
    Ravivage de la Flamme, lecture de la lettre de Guy Moquet, les gestes symboliques marquant les grandes dates de l’Histoire font l’actualité. Dimanche matin, dans le coin du Festival Ciné-Jeune, au Multiplexe, deux réalisateurs, l’un allemand, l’autre israélien, ont échangé autour d’un café. Samedi, les mamans africaines ont tendu une main à toutes les mamans de la ville qui rencontrent des difficultés. Des petits pas qui peuvent aussi conduire à de grandes avancées.
  •  Retour au sommaire  
    ***********************************

    Union071023a - Marne

    Épernay : Les lycéens à l’écoute de Guy Môquet
     
    Les lycéens de bac pro se sont retrouvés hier pour parler de l’engagement de Guy Môquet. Respectable mais un peu lointain à leurs yeux.
  •  Agrandir la photo
  • Claude Maréchal, le proviseur du lycée, a replacé cette commémoration dans son contexte historique.
  •  Agrandir la photo
  • Les émeutes des banlieues ou le problème des sans-papiers parlent davantage aux lycéens que l’engagement de Guy Môquet. Mais cette commémoration a été l’occasion d’un travail autour d’un temps fort de l’histoire à Godart-Roger.

    PAS de polémique, pas de dérapage, pas d’état d’âme. Mais un dialogue sérieux et digne. Pendant une heure une cinquantaine d’élèves de bac pro du lycée Godart-Roger ont échangé hier autour de l’engagement de Guy Môquet. « Seriez-vous prêts à donner votre vie pour sauver votre patrie ? » a demandé Claude Maréchal, proviseur de l’établissement. Après un long silence les réponses ont été réservées, voire très réservées. Mais les élèves ont totalement justifié leur position. « Nous ne sommes pas dans une situation de conflit. C’est difficile à imaginer. Même si je reconnais qu’il fallait avoir du courage pour faire ce qu’il a fait. J’ai l’impression que nous sommes moins impliqués dans la défense de notre pays » a commenté un garçon.

    Au lycée Godart-Roger on ne s’est pas cantonné à la lecture de la lettre du jeune communiste fusillé le 22 octobre 1941. Un long travail en amont avait déjà été réalisé avec les professeurs chargés de l’enseignement civique, juridique et social. « Nous voulions replacer la lettre dans son contexte historique et réaliser un travail de fond autour de cette commémoration » poursuit le proviseur.

    « Et les sans- papiers ? »

    Les élèves se sont montrés lucides et concentrés mais un peu circonspects. « Nous sommes plus sensibles à des sujets de notre temps comme la discrimination, le racisme, la situation des clandestins ou des sans-papiers » explique une jeune fille. Et d’ajouter : « la guerre c’est aussi cela. Comme les problèmes des banlieues ou des quartiers. Des choses que l’on peut vivre au quotidien ».

    Claude Maréchal a insisté. « Comprenez-vous l’engagement de Guy Môquet pour sa patrie ? Ceux qui pensent que sa mort a servi peuvent-ils lever le doigt ? » Une majorité l’a fait.

    Les enseignants comprennent, cependant, la réaction tout en nuances des élèves. « Pour eux l’Europe est un pare-feu contre la guerre. Et les émeutes dans les banlieues leur parlent davantage » explique un prof. « Ils s’engagent davantage pour des choses de proximité »

    Invité à cette rencontre, Philippe Martin, député UMP de la Marne, a rappelé aux lycéens que Guy Môquet appartenait à l’armée des ombres. « Il lui fallait une sacrée dose de courage. Mais s’il est vrai qu’en France la liberté est encadrée par des lois la situation n’est, en rien, comparable à celle qu’a connue Guy Môquet » L’élu a reconnu cependant que même si l’Europe est protectrice « les gens ne sont pas meilleurs aujourd’hui. » M.Jacquin, inspecteur de l’Education nationale, a souligné que « cette commémoration était un support de l’enseignement de l’histoire. Un droit à la mémoire » L’après-midi, le lycée accueillait un grand témoin de cette époque.

    Yvette Lundy, ancienne déportée, est venue parler de son engagement au sein de la Résistance, de ses souffrances et de ses valeurs. Une autre leçon d’histoire.

    Jean Batilliet

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071024c - Marne

    suippes : Deux lettres de résistants ont été lues aux collégiens
     
    Moment de recueillement lors duquel tous les élèves se sont réunis pour la lecture des deux lettres.
  •  Agrandir la photo
  • Panneaux d’exposition sur la Déportation pour quelques jours au collège, lettre de Guy Môquet lue par Léa, lettre de Guido Bracadoro (second texte retenu) lu par Jean Collart, dialogue avec les classes de troisième : la commémoration du souvenir au collège Louis-Pasteur de Suippes s’est déroulée lundi, avec des représentants d’anciens combattants.

    « Les élèves ont de cette époque une culture littéraire, il était nécessaire d’avoir les témoignages de personnes ayant vécu cette période », souligne le principal, N. Morelle.

    Devoir de mémoire et message d’espoir avec le second document qui s’achève ainsi : « Ce sont les Français qui me livrent, mais je crie Vive la France, les Allemands qui m’exécutent et je crie Vive le peuple allemand et l’Allemagne de demain ».

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071024b - Marne

    mourmelon-le-grand : La lettre de Guy Môquet lue aux élèves de 3e
     
    Lecture solennelle et témoignage de deux résistants pour les 3e du collège Henri-Guillaumet.
  •  Agrandir la photo
  • Les élèves de 3e du collège Henri-Guillaumet de Mourmelon-le-Grand étaient rassemblés, lundi, pour écouter la lecture de la lettre de Guy Môquet par une de leur camarade.

    La présence d’Adolf Lang, résistant arrêté par dénonciation et déporté à 23 ans au camp de Buchenwald, et de Jean Roucheau, engagé à 16 ans dans la Résistance, donnait à cette lecture le poids de vie et de réalité que leur témoignage apportait d’une façon incomparable.

    Les deux porte-drapeaux mourmelonnais, Paul Larribe, des médaillés militaires et Claude Guyot de l’ACVG (Association des anciens combattants et victimes de guerre) solennisaient aussi cette lecture.

    Mais comme le rappelle la principale du collège, Marie-José Debout, « la commémoration de ce jour s’intègre dans une démarche de devoir de mémoire que le collège pratique tous les ans. L’an dernier, soixante-neuf collégiens s’étaient rendus au camp d’extermination nazi d’Auschwitz et avaient à leur retour accueilli le témoignage de ces deux résistants ».

    La principale ajoute : « La proximité des villages disparus, détruits durant la Première Guerre mondiale, leur donne chaque année l’occasion d’une visite organisée avant le 11 novembre.

    Pour cette même commémoration, cette année, il leur a été proposé d’aller chanter la Marseillaise au cimetière militaire et ils sont plus de cinquante jeunes à s’être inscrits et à répéter. »

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071024a - Marne

    TINQUEUX : Lettre de Guy Môquet : l’émotion chez les lycéens
     
    Sébastien Teixeira
    Simon Jovet
    Hirant N’Gome-Lobé
    Pauline Bardol
    Taftaf Anace
    Grégory Vandenbrouke
    Florent Rameaux
    Richard Leroy
    Beaucoup d’émotion se lisait sur les visages des 330 élèves du lycée des métiers de Tinqueux lors de la lecture de la lettre de Guy Môquet par Mme Jeanne-Andrée Paté, résistante, déportée. Quelques réactions…

    Sébastien Teixeira, 20 ans

    « Je ressens de l’émotion, Guy Môquet était plus jeune qu’une majorité d’entre nous ici, il avait 17 ans… oui de l’émotion et de la reconnaissance. Pour moi cela est une bonne chose que cette lettre soit lue dans l’ensemble des lycées de France. »

    Taftaf Anace, 21 ans

    « Si je suis ici, avec mes camarades, pour la lecture de la lettre de Guy Môquet, c’est pour tous ceux qui ont combattu pour la liberté de la France, pour tous ceux qui sont morts pour notre avenir. »

    Simon Jovet, 20 ans

    « La lecture de la lettre de Guy Môquet, me met à la place de ceux qui se sont battus pour la France et ont ne sait comment nous réagirions dans une telle situation… sentir que l’on va être exécuté.

    Ils ont tout sacrifié pour la France, pour notre avenir, il ne faut pas les oublier. »

    Grégory Vandenbrouke, 20 ans

    « Je trouve cette initiative vraiment bien, cela nous rappelle ces années de guerre et qui peuvent se reproduire si nous ne sommes pas vigilants. Oui tout comme Guy Môquet, j’aurais réagi comme lui. »

    Hirant N’Gome-Lobé, 18 ans

    « Je ressens comme un rappel de mémoire pour une période que nous n’avons pas connue ni vécue.

    C’est donc nécessaire pour notre génération.

    J’aurai peut-être réagi pareil, tout dépend des circonstances, pour défendre la patrie, probablement. »

    Florent Rameaux, 18 ans

    « J’ai ressenti beaucoup d’émotion en pensant à ce qu’il a vécu, lui et tous ceux qui ont combattu par le passé, c’est assez terrible de savoir qu’on allait mourir, surtout de l’écrire à ses proches.

    Cela est une bonne chose de parler ces événements, car beaucoup de jeunes oublient ce qui s’est passé. »

    Pauline Bardol, 14 ans

    « J’ai ressenti beaucoup d’émotion à la lecture de la lettre de Guy Môquet et aux autres lettres qui ont été lues après.

    Que des personnes n’ont pas eu peur de mourir pour la France, et aussi pour assurer notre avenir.

    Cette initiative est pour moi une bonne chose. »

    Richard Leroy, 18 ans

    « J’ai éprouvé beaucoup d’émotions à la lecture de la lettre de Guy Môquet et de celles qui ont suivi.

    C’est poignant, on ne pense pas toujours à ce qu’ils ont vécu, les camps de concentration… espérant que nous ne connaîtrons plus jamais cela.

    Pour moi cette initiative est une bonne chose, elle nous permet de ne pas oublier. »

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071020b - Marne

    Reims : Pas touche à notre Guy Môquet !
     
    Un jeune communiste a lu le message de Guy Môquet.
  •  Agrandir la photo
  •  Voir toutes les photos
  •  

    Guy Môquet était communiste, pas sarkozyste.

    Non mais ! La CGT et les communistes de Reims ont rendu leur propre hommage à ce jeune fusillé par les nazis à 17 ans en 1941.

    La cérémonie qui a regroupé une cinquantaine de personnes, hier en fin d’après-midi à la maison des syndicats, était destinée à dénoncer « la récupération politicienne de Guy Môquet par le président de la République. On ne peut pas se réclamer d’un résistant communiste quand on porte atteinte aux droits acquis des salariés comme le fait Nicolas Sarkozy ».

    Même le parti socialiste s’en est mêlé par l’intermédiaire de la candidate à la mairie Adeline Hazan qui, elle aussi, accuse le Président « d’instrumentalisation de l’histoire ».

    Andrée Paté, ancienne déportée, est montée à la tribune pour encourager les jeunes générations à lutter contre le fascisme.

    C.F.

  •  Des photographies de cette manifestation sont disponibles dans notre galerie de photos  

  •  Regardez le film vidéo de notre Camarade Anrée Paté lisant une lettre d’un Résistant avant son exécution  

  •  Retour au sommaire

     

    ***********************************

    Union071020a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Le PC expose la vie de Guy Môquet
     
    Les membres du parti communiste de Châlons présentent l’exposition sur Guy Môquet. Elle se tiendra ce samedi à la mairie de Fagnières de 14 à 18 heures
  •  Agrandir la photo
  • Ce jeudi, le parti communiste châlonnais organisait une exposition en l’honneur de Guy Môquet. Prêtée par l’amicale de Châteaubriant, cette expo avait pour objectif de faire connaître tout d’abord l’homme au grand public puis de rétablir certaines vérités historiques.

    Elle était organisée dans la salle Guy Môquet construite au début des années 1980 pour que la jeunesse ait un lieu bien à elle pour faire la fête. Jean Reyssier, ancien maire de Châlons, lui avait donné ce nom en hommage à un homme jeune mort pour son pays. Elle avait été inaugurée en 1982 en présence du père de Guy Môquet.

    Né en 1924, Guy Môquet a, au cours de la Seconde Guerre mondiale, poursuivi les actions de son père, député communiste à l’époque mais interné rapidement en Algérie. Hélas, il se fait arrêter à l’âge de 16 ans alors qu’il distribue des tracts contre les Allemands. Il sera fusillé le 22 octobre 1941.

    A l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, les enseignants seront amenés à lire dans quelques jours la lettre de Guy Môquet. Et pour rétablir certaines vérités historiques, le parti communiste, section de Châlons, souhaite rappeler que « l’homme était avant tout un communiste engagé contrairement à ce que Nicolas Sarkozy semble dire », explique Bernard Barberousse, conseiller général. Cette exposition se voulait donc certes informative mais aussi engagée afin de rétablir auprès du grand public des vérités historiques et rappeler que le parti communiste souhaite poursuivre les actions de Guy Môquet dans les conditions actuelles.

    L’expo se tiendra dans la salle de mariage de la mairie de Fagnières samedi 20 octobre de 14 à 18 heures.

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071025b - Marne

    Sainte-Ménehould : Une autre cérémonie du souvenir au lycée professionnel
     
    C’est une autre lettre qui a été lue…
  •  Agrandir la photo
  • … devant les élèves du lycée.
  •  Agrandir la photo
  •  

     

    Au lycée professionnel de l’Argonne, ce lundi matin, ce n’est pas une lettre de Guy Môquet qui a été lue dans la cour de l’établissement mais celle d’un autre jeune homme âgé de 20 ans.

    Une missive écrite à l’attention d’un professeur le 6 octobre 1943 trois heures avant l’exécution de son auteur par les nazis.

    Celle de Guy Môquet étant estimée par le groupe de réflexion interne au LP qui s’était réuni vendredi, « trop intimiste et chargée en émotion » pour une lecture scolaire. Dixit le proviseur du lycée. A cette occasion étaient présents Guy Léonard, président du Souvenir français ainsi que le député Benoist Apparu.

    Ce dernier déclarant aux lycéens : « L’auteur de cette lettre avait à peu près votre âge. Des jeunes, il y a 66 ans ont été fusillés parce que s’ils s’étaient engagés pour défendre notre pays, pour que nous soyons aujourd’hui dans un pays de liberté. C’est un beau symbole ».

     

     

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071025a - Marne

    Châlons-en-Champagne : La lettre de Guy Môquet lue au collège Notre-Dame
     
    Dans le cadre de la commémoration de l’exécution de Guy Môquet, ancien élève du lycée Carnot à Paris, par l’armée allemande, après les lycées Bayen et Péguy, Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants, ancien résistant et déporté au camp du Struthof et Dachau, est intervenu, mardi 23 octobre, auprès de trois classes au collège Notre-Dame Perrier.

    Devant une classe de 23 élèves de 3e, salle des Récollets, Jacques Songy a convié une élève, en l’occurrence Romane Jonet-Larue, 14 ans, à lire la dernière lettre émouvante de Guy Môquet expédiée à sa famille avant son exécution par les Allemands à Chateaubriant le 22 octobre 1941.

    Pour les collégiens présents, la lettre est émouvante et le courage du jeune condamné est exemplaire.

    D’autres témoignages

    D’autres témoignages de résistants châlonnais fusillés ont été lus par Jacques Songy, comme la lettre de Roger Fleury, fusillé le 6 mai 1944, ou encore celle de Robert Baudry, fusillé le 19 février 1944, lesquels font partie des 49 fusillés à Châlons par les Allemands. Et l’ancien déporté de rappeler ce que fut la Résistance, mais aussi la déportation dans la Marne.

    Il a parlé des camps, de son passé de déporté et convié les jeunes collégiens à se rendre au siège de la Gestapo, Cours d’Ormesson, afin de mieux comprendre ce que furent les arrestations, les supplices endurés, les sentences.

    Il les convia enfin à préparer le nouveau concours de la Résistance qui débutera bientôt.

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071029c - Marne

    Courrier des lecteurs : Guy Môquet n’était pas un résistant
     
    Dominique Chathuant, un professeur de l’académie de Reims explique pourquoi il faut être clair dans les explications de la disparition tragique de Guy Môquet.

    « Singulière conception de l’histoire que celle qui apparaît chez un représentant du pouvoir exécutif qui prétend décider lui-même des résultats de la recherche en matière de science historique.

    Singulière conception que celle de ces commémora-tionnistes d’en face pour qui un jeune militant communiste est devenu un résistant aux Allemands. Guy Môquet est arrêté parce qu’il distribue en octobre 1940 la propagande d’un parti qui exalte jusqu’au printemps 1941, le pacte germano-soviétique et s’en prend volontiers aux leaders républicains, notamment au « juif Mandel ».

    L’homme qui fait de Guy Môquet un héros national est Jacques Duclos, dirigeant communiste qui s’adresse en juin 1940 à l’Allemand Otto Abetz pour lui demander l’autorisation de faire reparaître l’Humanité, interdite en 1939 par… la République, en raison du fameux pacte germano-soviétique.

    Guy Môquet a sans doute changé pendant son année de captivité. Le PCF est entré dans la résistance au printemps 1941, après l’invasion de l’URSS et le jeune chante la Marseillaise au moment de mourir. Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas arrêté en 1940 pour les faits de résistance qu’on lui impute aujourd’hui mais pour la propagande d’un parti qui, à l’été 1940, faisait savoir aux Allemands qu’il ne ferait rien contre eux en raison du pacte de 1939.

    S’il meurt, c’est comme otage et parce qu’il a été placé sur une liste par le ministre vichyssois Pierre Pucheu, lequel choisit délibérément Guy Môquet parce qu’il est le fils d’un député communiste. Certains communistes sont entrés en résistance avant le printemps 1941 mais en désobéissant au parti comme l’ont fait Gabriel Péri et Charles Tillon.

    Entre commémorations falsificatrices de tous bords, on a surtout l’impression d’assister actuellement au grand choc des incultures. Le fait que des Français perçoivent désormais l’affaire de la commémoration comme une simple polémique droite-gauche brouille le message des professeurs d’histoire-géographie à qui l’éthique historienne commande simplement d’enseigner l’histoire telle qu’elle s’est faite. Guy Môquet a été fusillé comme otage et pour ses idées communistes mais pas comme résistant ayant pris les armes contre l’occupant : il n’en a pas eu le temps. »

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071029b - Marne

    Courrier des lecteurs : « Pas touche à notre Guy Môquet »
     
    Raymond Gourlin, un lecteur marnais, ancien déporté résistant, revient lui aussi sur la commémoration de la disparition de Guy Môquet.

    « Guy Moquet n’appartient pas à un parti politique quel qu’il soit. Il appartient à l’Histoire de la France Résistante.

    Combien de Français ont osé dire « non » à l’occupant nazi ?

    Avant la lecture de sa lettre d’Adieux à ses parents et à sa patrie, combien de nos concitoyens se souvenaient de ce jeune homme fusillé à l’âge de 17 ans ?

    Lecture faite en un lieu où furent fusillés des jeunes Français, communistes ou pas, dénoncés par un collaborateur.

    Depuis des dizaines d’années, je possède un portrait de Guy Môquet et je ne suis pas communiste ».

  •  Retour au sommaire
    ***********************************

    Union071031e - Marne

    AVIZE : Le collège Saint-Exupéry a commémoré la Résistance
     
    Depuis la rentrée, des élèves du collège Saint-Exupéry travaillent sur la période de la Résistance. Ce travail a ainsi été matérialisé par une exposition traitant de la montée du nazisme, de la Résistance en France et des résistants locaux.

    Vendredi 26 octobre, le collège a organisé une cérémonie commémorative rassemblant, salle Pierre-Callot, les élèves de 3e, les choristes et un groupe de résidents de la résidence Augé-Colin. Mme Lemaire, principale du collège, a ouvert la cérémonie rappelant le contexte de notre histoire contemporaine émaillée pour beaucoup de souvenirs personnels ou familiaux.

    En présence de Pascal Desautels, conseiller général, le député Charles de Courson rappelait ses motivations, dont son grand-père, résistant mort en camp de déportation et fait « compagnon de la libération ».

    Avec une émotion difficilement contenue, il a lu la lettre de Guy Môquet. La chorale dirigée par M. Peltriaux a ensuite interprété un chant dont le choix n’avait pas été laissé au hasard. Ce « chant des marais » a pour origine un texte allemand symbole de la Résistance allemande au régime nazi.

  •  Retour au sommaire


  • Articles de cette rubrique
    1. Cérémonie commémorative de la guerre d’Algérie, le 19 mars 2006 à Reims.
      19 mars 2006

    2. Honorabilité des Anciens d’AFN et Mémorial à Trois-Puits.
      20 mars 2006

    3. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2010, pour le 65e anniversaire de la victoire sur le nazisme.
      24 mai 2010

    4. Des « Justes » de la région honorés au Panthéon
      18 janvier 2007

    5. La retraite du combattant a sensiblement augmenté selon l’UNC-Reims.
      21 mars 2006

    6. Le site internet de l’ARAC de la Marne analysé par le journal "L’Union"
      28 juin 2006

    7. Les cérémonies du 11 novembre 2006 dans la Marne
      22 novembre 2006

    8. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - année 2007
      24 décembre 2006

    9. Des mesures au profit des anciens combattants
      23 janvier 2007

    10. Assemblée Générale de l’AFMD de la Marne le 28 janvier 2007
      23 janvier 2007

    11. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/1
      28 janvier 2007

    12. Le film vidéo de la cérémonie commémorative du cessez le feu de la guerre d’Algérie au Monument Aux Morts de Reims, le 19 mars 2006.
      4 février 2007

    13. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    14. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    15. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/2
      26 avril 2007

    16. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/3
      1er juillet 2007

    17. La galère d’un anticolonialiste durant la guerre d’Algérie
      13 juillet 2007

    18. La Marne en fête pour le 14 juillet 2007
      16 juillet 2007

    19. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
      29 septembre 2007

    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010