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Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
Publié le dimanche 23 septembre 2007, mis à jour le samedi 13 septembre 2008

Sommaire :  

  •  Justes de France : hommage à nos Camarades
  •   Hommage à Lucien Le Beguec
  •   La démonstration des activistes de l’OAS interdite
  •  Hommage aux 27 fusillés de la Clairière de Châteaubriant
  •  Hommage à la Résistance
  •  Germaine Tillion, une vie en Résistance
  •  La victoire contre le fascisme
  •  Mutins du Chemin des Dames : Le pardon de la Nation demandé
  •  ARAC du Val-de-Marne : Hommage à Henri Barbusse
  •  Transmission de la Mémoire : Activités de l’ARDIEP
  •  14 juillet : Vive la République !
  •  Proche-Orient 40 ans d’occupation et de colonisation…
  •  Vérité et justice pour Maurice Audin
  •  L’ARAC Essonne et le pays berbère
  •  Bolivie-Cuba-Unesco : Le 40e anniversaire de la mort du Che
  •  Le Che nous parle…
  •  Une rentrée offensive
  •  Notre ARAC d’aujourd’hui prépare notre ARAC de demain
  •  Lettre de doléances de I’ARAC aux députés
  •  Rencontre avec le ministre
  •  L’UFAC reçue par le nouveau secrétaire d’Etat à la Défense chargé des Anciens Combattants
  •  Cassation des pensions : "Feue" la commission spéciale : Regrets éternels ou résurrection ?
  •  Bleuet de France : Labellisation des maisons de retraite privées
  •  Le Sénat prône une réforme des pensions de réversion
  •  Le témoignage d’une veuve de guerre
  •  Le port d’une décoration officielle
  •  A propos de l’ouvrage "Le choix de la défaite" : Un courrier de son auteur, Anne Lacroix-Riz
  •  Combattants pour la vie "Des voix pour la lutte et l’espoir"
     

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 a  

    Justes de France : hommage à nos Camarades
     
    La cérémonie nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et en hommage aux Justes de France s’est déroulée le dimanche 22 juillet dans le square des Martyrs Juifs du Vélodrome d’Hiver à Paris, quai de Grenelle, où se trouve le monument érigé en leur mémoire.

    Au 1er janvier 2007, 2 693 Français ont été nommés Justes de France. Quelque 20 000 Justes sont reconnus dans le monde. Qu’ils aient agi seuls ou dans des filières de sauvetage, les Justes, dont beaucoup resteront à jamais inconnus, ont permis à près des trois quarts de la population juive de France, et notamment beaucoup d’enfants, d’échapper à la déportation.

    Parmi eux, nous comptons nos camarades dirigeants de l’ARAC, anciens résistants, Antoine Beille de l’Hérault, son épouse Germaine, sa mère Césarienne et son père, Antoine, ainsi que Roger Belbéoch du Val-de-Marne.

    Antoine Beille, dans la région de Béziers, contribua à soustraire une trentaine de juifs à la barbarie nazie. Roger Belbéoch est alors employé aux écritures dans la police : il émarge à la place des familles concernées le registre des juifs astreints à la résidence surveillée, leur donnant ainsi le temps de s’enfuir, avec l’aide de son réseau de Résistance ; il intercepte des lettres de dénonciation, il fournit informations et faux papiers. Dénoncé et torturé, il réussit à obtenir sa libération en niant tout, avec la complicité d’autres résistants infiltrés dans l’administration préfectorale.

    Honneur à Antoine et les siens ! Honneur à Roger et à tous ces Justes qui se sont engagés, au péril de leur vie, pour soustraire des juifs à la barbarie hitlérienne à laquelle collabora activement l’état français.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 b  

    Hommage à Lucien Le Beguec
     
    Il y a un an, le 24 juillet 2006, Lucien Le Béguec, ancien combattant en Algérie, secrétaire général adjoint de la Mutuelle, secrétaire départemental de l’ARAC Essonne et animateur infatigable de la section de Vauhallan, disparaissait brutalement.

    A l’initiative du club de pétanque de Vauhallan, dont Lucien Le Béguec était l’animateur, un challenge portant son nom a été organisé le dimanche 24 juin dernier. Cinquante-six joueurs de boules y ont participé et André Fillère, vice-président national de 1’ARAC, président de la Mutuelle et de 1’ARAC Essonne, a remis deux coupes aux vainqueurs, Gisèle Stunault et Guy Bernard, avant de rappeler la mémoire de Lucien, puis d’offrir des fleurs à Rolande, son épouse, et à Anita et Patou, ses filles.

    Puis, le 6 septembre dernier, à l’issue d’une journée de travail tenue par l’ARAC Essonne à Vauhallan, un hommage public (auquel étaient conviés la municipalité et la population) lui a été rendu à l’initiative de l’ARAC au columbarium où repose Lucien, notre camarade, notre ami.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 c  

    La démonstration des activistes de l’OAS interdite
     
    Comme l’an passé, le groupuscule d’anciens activistes de l’OAS dénommé Association amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus politiques et exilés de l’Algérie française (ADIMAD) s’apprêtait à utiliser le ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, le 5 juillet dernier à 18 h 30, par l’Association du lycée Lamoricière d’Oran (ALLO), pour manifester son existence et faire connaître ses buts par une présence visible de ses drapeaux et de ses membres.

    De nombreuses personnalités et associations nationales et parmi elles l’ARAC, ont élevé de fermes protestations et demandé l’interdiction de cette démonstration auprès du Président de la République et des membres du gouvernement.

    Ceux qui ont porté atteinte à la vie de plusieurs milliers de civils et de militaires en même temps qu’aux lois de la République et furent condamnés pour cela ne peuvent venir souiller ce lieu prestigieux de la mémoire nationale ont-elles précisé en substance.

    Cette démarche a été prise en considération par les autorités gouvernementales et cette démonstration a été interdite par le préfet de police de Paris

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      N° 733-734 – août-septembre 2007d  

    Hommage aux 27 fusillés de la Clairière de Châteaubriant
     
    Dimanche 21 octobre 2007

    Organisé par l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé

    Thème du Rassemblement : Les femmes dans la Résistance

    Les voyages seront organisés par les comités des associations du Mouvement combattant qui entendent apporter leur concours à cette manifestation.

    Les comités départementaux et les sections de l’ARAC sont invités à commander leurs cars et à retenir leurs restaurants le plus rapidement possible ainsi que les inscriptions des participantes et participants.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 e  

    Hommage à la Résistance
     
    Le 6 juillet dernier à Chatel Montagne, dans les Monts du Bourbonnais, l’ARAC a rendu hommage aux Résistants des maquis de cette région de l’Allier limitrophe de la Loire.

    Dans ce secteur, que traverse la route de « la Croix du Sud », montagneuse et boisée, les Résistants menaient la vie dure à l’occupant nazi. Trois maquis y étaient à l’offensive : le groupement Roussel, le groupe franc Alice, et le maquis de Lapourière. C’est devant ce dernier, mémorial de pierres en pleine forêt, qu’André Fillère, au nom de 1’ARAC, vint rendre hommage aux 23 maquisards massacrés ou déportés par l’armée hitlérienne et ses complices français.

    A l’occasion du dépôt d’une plaque à la mémoire d’André Roy (interné politique en février 1941, évadé en août 1943, devenu Résistant maquisard), les drapeaux, la foule entourant la famille, l’ARAC, l’ANACR et les représentants du Mouvement anciens combattants ont fait, de ce geste, un moment important de transmission de la mémoire dans le recueillement, le souvenir du passé et l’engagement d’agir au présent pour assurer un futur de paix, d’amitié et de solidarité entre les hommes et entre les peuples. André Roy, ton combat pour les hommes continue.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 f  

    Germaine Tillion, une vie en Résistance
     
    La grande ethnologue Germaine Tillion a eu 100 ans le 30 mai dernier. Quelle chance de pouvoir parler au présent de cette femme qui n’a pas cessé de résister et continue d’agir de même.

    Après avoir séjourné régulièrement durant 6 ans dans les Aurès en Algérie pour écrire sa thèse, elle exprime ses premières théories. La citoyenne ethnographe qu’elle est s’exprime ainsi : « Si l’ethnologie, qui est affaire de patience, d’écoute, de courtoisie et de temps peut encore servir à quelque chose, c’est apprendre à vivre ensemble ». Sa passion apparaît au travers de cette phrase : écouter, comprendre pour agir.

    L’entrée en Résistance

    De retour en France en 1940, lors de l’armistice honteux accepté par Pétain, elle entre en Résistance au musée de l’homme en fondant un réseau destiné à l’évasion des prisonniers et au renseignement. C’est son entrée publique en Résistance dans laquelle elle est toujours aujourd’hui et qu’elle n’a jamais cessé de pratiquer selon les circonstances et les réalités politiques du moment.

    En août 1942, dénoncée et arrêtée, déportée au camp de Ravensbrück, elle s’oppose à l’entreprise de déshumanisation en écrivant, entre autres actions, un opéra où elle met en scène un naturaliste et un détenu. Opéra qui vient d’être présenté au théâtre du Châtelet et a reçu un accueil du public tout à fait exceptionnel. Elle perd sa mère déportée avec elle lors des gazages perpétrés en mars 1945. A son retour elle ne cessera de dénoncer la barbarie nazie.

    Dix ans après la guerre, se rendant en Algérie, elle dénonce la misère accrue, la poussée des bidonvilles, la clochardisation des ruraux. Nommée chargée des affaires« sociales et éducatives dans le cabinet du gouverneur, elle crée un réseau de centres sociaux dédiés à l’éducation populaire et à la désanalphabétisation.

    Malheureusement, le 15 mars 1962, les six principaux responsables de ces centres sociaux et l’écrivain Mouloud Feraoun sont assassinés par l’OAS. C’est un coup fatal pour « la belle idée des Centres ».

    La torture, un attentat à la dignité de deux êtres humains

    Menacée elle aussi, elle rentre à Paris et continue de dénoncer la torture pratiquée par l’armée française. Dans un entretien paru en 2000 dans l’Humanité, elle déclare : « La torture est un crime, même et surtout quand votre propre patrie s’en est rendue coupable ; toutefois, je souhaiterais vivement que les autres patries (par exemple l’Algérie) fasse le même examen de conscience, car la torture est un attentat à la dignité de deux êtres humains : celui qui est torturé et celui qui torture ».

    Chaque fois que résister devient une nécessité, on rencontre Germaine Tillion. Ceux qui la connaissent disent d’elle aussi qu’elle ne manque pas d’humour.

    Paul MARKIDES

    Une opérette écrite en 1943 par Germaine Tillion : Le Verfügbar aux Enfers

    Les 2 et 3 juin derniers, au théâtre du Châtelet, à l’occasion du centenaire de la naissance de Germaine Tillion, une troupe composée de chanteuses et de chanteurs lyriques professionnels, d’élèves des collèges et des conservatoires parisiens, a interprété l’opérette Le Verfügbar aux Enfers écrit par Germaine Tillion à Ravensbrück en 1943.

    Les élèves de ces établissements se sont rendus préalablement à Ravensbrück, avec notamment le concours de l’Office national des anciens combattants.

    La force du texte est précisément de lutter contre la solitude, la dépression et la mort par un recours constant à la danse, aux chansons populaires. L’opérette est inachevée. Le dernier acte se termine sur le silence, sur la gravité.

    En cet hiver 1944-1945, Germaine Tillion n’écrit plus et l’extermination prend une ampleur inégalée à Ravensbrück.

    Isabelle VAHÉ

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 g  

    La victoire contre le fascisme
     
    8 mai 1945

    Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitulait, suivie le 2 septembre de la même année par le Japon impérialiste. C’était la victoire de la coalition antifasciste au terme d’une lutte très longue et extrêmement dure qui avait débuté dès le lendemain de la première guerre mondiale.

    Une victoire préparée

    Cette victoire intervient après 5 ans de luttes des forces alliées et des Résistances populaires. Elle aboutit sur notre territoire au débarquement libérateur du 6 juin 1944. Il se préparait depuis des mois en Angleterre, transformée en une gigantesque base militaire, où s’accumulent les combattants et un arsenal impressionnant.

    Durant ce temps de préparation, la Wehrmacht, dont les deux tiers de ses divisions sont engagées sur le front de l’Est, n’arrive pas à développer de contre-offensive contre l’armée soviétique. Tandis que les bombardements systématiques des anglo-américains sur le territoire allemand et les Résistances des pays occupés affaiblissent le reste du potentiel de guerre allemand. Le moment est donc venu d’ouvrir le second front décidé par les dirigeants des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’URSS à la conférence de Téhéran, en décembre 1943, pour enfermer l’Allemagne nazie dans des tenailles qui doivent la conduire à la défaite.

    Le jour J, un jour très éprouvant

    Bien que le commandement allié ait pris la précaution de choisir les zones côtières les moins bien défendues, bien que les services de renseignements se soient évertués à faire croire au commandement allemand que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais, bien que les forces alliées disposent d’une supériorité matérielle énorme (4 000 navires de transport couverts par 1 800 bâtiments de protection et 7 500 avions), le jour J fut pourtant un jour très éprouvant. Les combats les plus durs se déroulent dans le secteur d’Omaha où les Américains essuient des pertes sévères. Au bout de deux jours, des têtes de pont sont bien établies mais elles sont fragiles. Elles s étendent sur 56 kilomètres, de l’embouchure de l’Orne au pied du Cotentin, de 8 à 16 kilomètres de profondeur.

    La bataille de la France

    Mais le 6 juin, ce n’est pas seulement deux armées qui s’opposent. Les forces alliées qui comprennent aussi une division de « Français libres », la 2e division blindée commandée par le général Leclerc les rejoint le 1er août, ne sont pas seuls sur le terrain. La libération de la France a été préparée de longue date sur son territoire par les Français eux-mêmes. Le 6 juin les Résistants entament le processus des luttes qui doivent conduire à l’insurrection nationale, programmée par le Conseil national de la Résistance (CNR). Ainsi qu’a pu le dire le général de Gaulle, « la bataille de France » est « la bataille de la France ». « La Résistance française représente une force équivalente à 15 divisions » a pu dire le général Eisenhower, commandant suprême des armées alliées.

    Pour autant, les rapports entre les chefs alliés, américains notamment, la Résistance, le gouvernement provisoire de la République française (GPRF) et son président le général de Gaulle, n’ont pas été sans nuages. Les ambitions de faire de la France un pays à nouveau occupé par l’armée américaine cette fois, font leur apparition. Et il a fallu la mise au point du général de Gaulle dans un discours prononcé le soir du 6 juin pour remettre les choses en ordre.

    Le peuple de France en reconquête

    Mais l’état major allié n’a finalement pas négligé l’aide de la Résistance. Et l’exécution des plans prévus est lancée par le commandant en chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI), le général Koenig, depuis Londres, au moyen des pittoresques « messages personnels ». Les sabotages et le harcèlement de l’ennemi ont été réalisés sans discontinuer notamment sur les voies ferrées et sur les routes. Grâce à cette action subversive, des divisions allemandes, surtout blindées, ne sont pas parvenues à rejoindre le front normand. Dans cette situation, les nazis font preuve d’une rage meurtrière dont Oradour-sur-Glane et Lidice en République Tchèque constituent des horribles symboles.

    En fait, par sa participation directe à « la campagne de la France », la Résistance a démontré la volonté d’indépendance du pays et sa capacité à le reconquérir. La prise en main par le peuple en résistance de la libération de Paris et des autres grandes ou petites villes de France le démontre amplement.

    Ainsi que l’a écrit Pierre Durand : « Cette guerre fut aussi l’occasion d’un sursaut populaire qui, notamment dans notre pays sous le nom de Résistance, mit en valeur les trésors souvent insoupçonnés de l’énergie populaire, du patriotisme, de l’amour de l’indépendance nationale et de la liberté, de la haine de la barbarie fasciste ». (1)

    Paul MARKIDES

    (1) Pierre Durand, Vivre debout, la Résistance, Ed. Messidor.

    Libération de la France : Quelques dates

    Juin 1944 - A Alger, le Comité français de libération nationale se proclame Gouvernement provisoire de la République française - Débarquement en Normandie - Prise de Bayeux- discours du général de Gaulle - Massacre à Oradour-sur-Glane

    Juillet 1944 - Manifestations tricolores dans toute la France occupée - Massacre du maquis du Vercors

    Août 1944 - La 2e division blindée de Leclerc débarque en France - Débarquement en Provence - Début de l’insurrection parisienne - Leclerc à Paris - Capitulation de Von Choltitz - De Gaulle à Paris - Libération de Marseille

    septembre 1944 - Libération de Lille, Bruxelles, Lyon et Saint-Etienne

    Octobre 1944 - Continuation des combats libérateurs

    Novembre 1944 - Libération de Belfort et Mulhouse par la 1re armée française de De Lattre de Tassigny - Libération de Strasbourg par la 2e division blindée de Leclerc de Hautecloque..

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 h  

    Mutins du Chemin des Dames : Le pardon de la Nation demandé
     
    En avril et mai 1917, après la meurtrière offensive du général Nivelle qui se solda par un massacre estimé à 140 000 morts et blessés, des poilus ont posé les armes. Assez de boucherie, disaient-ils, ces combats n’ont servi à rien, les deux armées se sont retrouvées, aux termes de ces combats, sur leurs positions de départ.

    Comme l’avait dit le Premier Ministre Lionel Jospin en 1998 à Craonne, lorsqu’il est venu honorer la mémoire des combattants du Chemin des Dames : « Certains de ces soldats, épuisés par des attaques condamnées à l’avance, plongés dans un désespoir sans fond, refusèrent d’être sacrifiés. Malheureusement le Commandement n’a pas pris en considération leur détresse et ils furent fusillés ».

    Aujourd’hui, les familles de ces soldats veulent obtenir leur intégration dans notre mémoire collective nationale et elles souhaitent que soit trouvée une forme de pardon de la Nation pour ces hommes qui sont aussi des victimes de la guerre. Leur démarche est prise en considération par le Conseil général de l’Aisne dont le président, Yves Daubigny, a déclaré : « Nous sommes à la recherche d’un regard serein, apaisé, sur les mutineries ».

    Au sujet de ces mutins du Chemin des Dames, l’ARAC n’est pas restée sans agir. Avec la Fédération nationale de la libre pensée, la Ligue des droits de l’homme et l’Union pacifiste de France, elle est intervenue en janvier 2007 auprès du Premier Ministre pour que justice soit rendue à ces hommes dont le comportement pacifiste en plein conflit a entraîné la mort, attirant de plus l’attention du 2e personnage de l’État sur le fait que le gouvernement britannique, lui, avait demandé à son parlement d’adopter une loi réhabilitant les 306 fusillés britanniques pour l’exemple. Cette demande commune de 1’ARAC et de ces trois associations amies sera prochainement renouvelée auprès du nouveau Premier Ministre.

    Paul MARKIDÈS

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 i  

    ARAC du Val-de-Marne : Hommage à Henri Barbusse
     
    C’est après une réunion de travail de notre comité départemental, le jeudi 14 juin 2007, que 1’ARAC du Val-de-Marne, dans le cadre du 90e anniversaire de notre association, a rendu hommage à son fondateur, Henri Barbusse, devant la stèle à son effigie, dans la cour du siège départemental à Fontenay-sous-Bois (94) suivi par un dépôt de gerbes. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de Jacques Goutorbe, président départemental, et en présence de Jean-François Voguet, maire de Fontenay, Pierre Ducrocq, maire-adjoint chargé des AC, Louis Ermacora, représentant l’UDAC du Val-de-Marne, Paul Markidès et Claude Masson, respectivement secrétaire général et trésorier de l’association Les Amis d’Henri Barbusse et représentant cette dernière. Étaient également présents les membres du secrétariat, du bureau et du comité de 1’ARAC du Val-de-Marne, ainsi que les porte-drapeaux des sections du département.

    Paul Markidès, dans son allocution, a retracé les grandes lignes de la vie, de la philosophie humaniste, des idéaux, des luttes et des engagements du fondateur de l’ARAC que fut Henri Barbusse. Toutes ces valeurs dont nous sommes les héritiers, combattants pour la paix, pour la vie dans un monde de bonheur. Ensuite, le maire de Fontenay, dans son discours, nous a exprimé sa joie d’être parmi nous et réaffirmé son partage des valeurs, des idéaux et des combats de notre ARAC.

    Puis notre cher Daniel Rouillot, président d’honneur de 1’ARAC du Val-de-Marne, entre beaucoup d’autres choses, a remis la médaille et le diplôme de porte-drapeau à nos camarades Claude Blanche, porte-drapeau départemental de l’ARAC du Val-de-Marne, pour 20 ans de service et à Robert Fievet, porte-drapeau de la section de Villiers-sur-Marne pour 35 ans de service. C’est Jacques Goutorbe qui a clos cette cérémonie, à l’issue de laquelle, une édition originale du livre Le Feu, prix Goncourt 1916, d’Henri Barbusse a été offerte au Maire de Fontenay avec les remerciements pour l’aide en matériel que la ville nous a apportée. Puis nous sommes passés côté jardin de notre siège pour le vin d’honneur suivi d’un barbecue géant où les 40 convives ont pu se régaler d’un repas varié dans l’amitié, la convivialité et la gaieté grâce à tous les camarades, femmes et hommes, qui ont travaillé et se sont dévoués à la réussite incontestable de cette belle journée Qu’ils en soient, ici, remerciés.

    Jacques NACHUN, Secrétaire à l’organisation de I’ARAC 94

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 j  

    Transmission de la Mémoire : Activités de l’ARDIEP
     
    Activités de l’ARDIEP (Association des résistants, déportés, internés, emprisonnés politiques) (1940-1944) avec le soutien de l’ARAC pour l’année 2007.

    Dordogne : camp de Fanlac-le-Sablou, samedi 21 avril 2007

    Avec le soutien de Daniel Sautier, maire de Fanlac, ainsi que les associations ARAC, ARDIEP, FNDIRP, FMD, ANCAC, ANACR, PG-CGT, les amis(es), les élus(es), porte-drapeaux et familles, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées autour du monument en mémoire, comme chaque année, aux 320 communistes et syndicalistes arrêtés et internés dans ce camp pour délit d’opinion en 1940.

    Ont pris la parole : Daniel Saucier, maire, Jean-Paul Lachaux, président de l’ARAC Dordogne, Andrée Zdrojower, présidente ARDIEP, Norbert Pilmé, président de la FMD, Annick Le Goff dirigeante du PCF. Cérémonie très émouvante où il convient de donner tout son sens à ces dépôts de gerbes, à chaque recueillement. C’est une façon de dire que jamais nous ne laisserons l’oubli gagner du terrain, ni les calomniateurs tenir le haut du pavé. Ce souvenir n’est pas près de disparaître.

    Aude : camp de Rivel, dimanche 3 juin 2007

    Comme chaque année, le rassemblement annuel organisé par l’ARAC (Aude) et l’ARDIEP a eu lieu autour du monument avec dépôt de gerbes sur le site en présence d’une très nombreuse assistance dont les familles et amis(es), personnalités, élus(es), représentants(es) des associations et organisations ANACR, FNDIRP, UFAC, ANCAC, PC, CGT et bien d’autres, ainsi que les porte-drapeaux et ceux venant des départements voisins.

    Cérémonie toujours très émouvante au cours de laquelle ont pris la parole : Jean-Pierre Salvat, maire de Rivel, qui nous apporte son soutien et sa présence chaque année ; Jean-Paul Dupré, député-maire de Limoux qui nous a fait l’honneur d’être parmi nous ; Serge Pagès, membre du Bureau national de l’ARAC et président de l’Aude ; Andrée Zdrojower, membre du Bureau national de 1’ARAC et présidente de l’ARDIEP ; René Chort, président départemental de l’ANACR de l’Aude ; Marie-Ange Larny, conseillère municipale communiste de Limoux ; Gaston Delpech qui, depuis l’inauguration de la stèle en 1996, a toujours contribué à l’organisation de cette journée ; Simon Salzman, ancien déporté à Auschwitz Buchenwald pour rappeler cette triste période de notre histoire 1939-1945 où des milliers de personnes ont subi les arrestations, l’internement, la déportation et pour des millions d’autres l’extermination.

    La transmission de la mémoire est nécessaire car ceux et celles qui viennent après nous seront nos continuateurs. Merci à toutes et tous, de plus en plus nombreux à nous apporter votre soutien et votre présence.

    Un repas convivial a réuni 63 personnes.

    Haute Vienne : camps de Nexon et de Saint-Paul-d’Eyjaux

    Journée de la déportation, dimanche 29 avril 2007

    Avec le soutien des maires de Nexon et Saint-Paul, Yvonne Pacail de Limoges et Andrée Zdrojower de Périgueux ont, par leur présence, avec intervention et dépôt de gerbe, représenté respectivement l’ARDIEP en hommage à leurs parents et à tous ceux qui ont été arrêtés et internés dans les camps de Nexon et de Saint-Paul. Certains d’entre eux seront qualifiés « d’indésirables Français » et transférés dans les camps du Sud algérien de Djelfa et de Bossuet le 1er mars 1941. Mais cette déportation est très spécifique et ne doit en rien être comparée ou porter ombrage à la déportation en Allemagne.

    Cette commémoration dans la France d’aujourd’hui est celle qui sait réunir, dans un même recueillement les femmes et les hommes de notre génération avec ceux qui, plus jeunes, n’ont pas vécu cette époque. Nous nous devons de transmettre la mémoire.

    Depuis l’inauguration de nos deux stèles à Nexon et Saint-Paul en 1993, avec nous, chaque année, plusieurs personnes et personnalités de la région se rassemblent autour de nos monuments pour la Journée de la-déportation. Nous les remercions pour leur fidélité.

    Tarn : camp de Saint-Sulpice la-Pointe, lei dimanche de septembre

    Organisée avec le maire de la ville, sur le site de l’ancien camp de Saint-Sulpice-la-Pointe, chaque année, une cérémonie souvenir a lieu avec les organisations des résistants, déportés, internés, les associations d’anciens combattants, familles et amis(es), personnalités et élus de la région en hommage à tous ceux qui ont été arrêtés puis internés dans ce camp dont ceux de l’ARDIEP ont été les premiers détenus.

    En ce qui concerne notre association, les familles et les amis(es) des départements du Tarn, de l’Ariège, de l’Aude, de la Haute-Garonne, de la Dordogne, de l’Hérault sont toujours présents à ce rassemblement. Un grand merci à toutes et tous.

    D’autres cérémonies sont prévues pour 2008, nous vous tiendrons au courant.

    Andrée ZDROJOWER le 26 juin 2007

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 k  

    14 juillet : Vive la République !
     
    14 juillet 1789 : le peuple de Paris prend la prison de la Bastille, symbole de la tyrannie royale, et engage la France dans la voie révolutionnaire de l’abolition des privilèges et des droits seigneuriaux (4 août 1789), la voie des droits de l’homme et de l’émancipation des peuples.

    Depuis, la tradition sympathique mêle, au soir du 13 juillet, bals, liesse populaire et feux d’artifices, tandis que le 14 est l’occasion des défilés officiels, des cérémonies départementales et locales d’où l’ARAC, association républicaine, ne saurait être absente.

    Ici, dans l’Essonne, à Evry comme aux Ulis, fleurs et drapeaux se mêlent à la « Pierre de la liberté », tandis qu’à Paris 24 jeunes porte-drapeaux associatifs ont assisté, à l’initiative de l’ONAC, au traditionnel défilé sur les Champs-Élysées, visité le musée de l’Armée, puis ravivé la flamme sur le tombeau du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe.

    Ces 24 ambassadeurs du drapeau tricolore, né de la loi du 27 pluviôse an II (18 février 1794), ont de 9 ans (Damien Ferdel, Ile-de-France) à 25 ans (Gaëlle Ambroise, Poitou-Charente). Ils comptent dans leurs rangs trois jeune filles et vingt-et-un jeunes gens venus d’Aquitaine, du Centre, de Champagne-Ardenne, de Franche-Comté, d’Ile-de-France, du Languedoc-Roussillon, de Lorraine, de Midi-Pyrénées, de Basse-Normandie, des Pays-de-Loire, de Poitou-Charente, de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et de Rhône-Alpes.

    Alors, que la fête se poursuive… Allumez les lampions, en avant pour la retraite aux flambeaux ! Il reste tant de Bastilles à prendre !

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 l  

    Proche-Orient 40 ans d’occupation et de colonisation…
     
    40 ans après le début de l’occupation des territoires palestiniens par l’année israélienne et au regard des graves événements survenus ces dernières semaines, il est essentiel de se donner des repères pour mieux comprendre la situation au Proche-Orient.

    40 ans d’occupation de Jérusalem-Est, 40 ans d’occupation des territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie et du territoire syrien du Golan, 40 ans d’oppression, de violations des lois internationales et des droits humains.

    40 ans de colonisation, de découpage et de morcellement des territoires palestiniens occupés, à l’aide de centaines de barrages, de routes de contournements réservées aux colons, un mur honteux qui assiège la population dans des enclaves fermées. Arrachage de milliers d’hectares d’oliviers, appropriation de l’eau, une ressource précieuse dans la région, assassinats ciblés, plus de 10 000 prisonniers, dans des conditions dénoncées par toutes les associations internationales des droits de l’homme et aussi israéliennes.

    Juin 1967 : Israël occupe la Cisjordanie et la bande de Gaza

    La troisième guerre israélo-arabe, dite guerre des six jours, constitue une étape décisive jusqu’en 1967, Israël occupe plus que le territoire prévu par l’ONU, mais le reste de la Palestine demeure dans les mains arabes. La Jordanie et l’Égypte n’ont d’ailleurs jamais profité de la situation pour créer un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    Le 12 juin 1967 introduit un changement radical : Israël, qui s’empare outre le Sinaï et le Golan, de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, occupe ainsi la totalité de la Palestine. Il détient désormais seul la clef du problème palestinien. Au début, le gouvernement et les diplomates israéliens présentent les territoires occupés en 1967 comme une carte qu’ils sont prêts à jouer dans des négociations : conformément à la résolution 242 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 22 novembre 1967, il s’agit d’échanger la Cisjordanie et Gaza contre la paix. Cette promesse de négociation n’est pas vérifiable, puisque les Etats arabes réunis à Khartoum refusent toute négociation.

    En même temps, Israël annexe, dès juillet 1967, Jérusalem-Est et proclame la ville « réunifiée » capitale d’Israël. Cette décision, comme celle de 1949, de faire de Jérusalem-Ouest sa capitale, viole toutes les résolutions de l’ONU.

    La résolution 181 du plan de partage de 1947 prévoyant un corpus separatum, les textes des armistices de 1949, qui réaffirmaient l’internationalisation de Jérusalem, sans oublier la résolution 242.

    Mais surtout la volonté de colonisation des territoires occupés s’affirme. Dès juillet 1967, de premières colonies y sont établies et le Vice-Premier Ministre israélien Allen présente un plan portant son nom qui prévoit l’annexion de près d’un tiers de la Cisjordanie et la multiplication des colonies dites de « sécurité » en particulier dans la vallée du Jourdain. Toutefois, dix ans plus tard, le nombre total de colons n’est que de cinq mille, contre plus de deux cent mille habitants juifs de Jérusalem-Est.

    Par ailleurs, l’occupation des territoires à partir de 1967 en refait le centre du combat palestinien. Cette tendance est soulignée à la fois positivement, par la montée de la puissance de la résistance « de l’intérieur » de l’insurrection de 1981 jusqu’à la première Intifada née fin juin 1987, et négativement, par les échecs subis par l’OLP en Jordanie et au Liban.

    Aujourd’hui, le dialogue doit être plus fort que les armes. La logique des armes dans le monde et en particulier au Moyen-Orient, en Irak, en Palestine, au Liban prouve son incapacité à assurer la sécurité des peuples. La logique de la force qui a dominé la politique de sécurité des différents gouvernements israéliens, n’a pas permis à quiconque de trouver la paix au Proche-Orient.

    Prétendant amener la sécurité, George Bush avec son intervention militaire tourne au cauchemar et à la guerre civile en Irak. On bombarde, on tue, on torture, c’est la souffrance, l’injustice, le désespoir, c’est le terreau fertile pour le recrutement des milices armées et des candidats au suicide.

    Chaque peuple, chaque être humain a droit à la paix et la sécurité dans un État aux frontières reconnues par l’ONU. En Irak, il faut exiger le départ des troupes d’occupation et obtenir l’aide de tous les pays. Le gouvernement des États-Unis doit assumer la responsabilité de ces crimes. En Israël et Palestine, l’heure est à l’ouverture de négociations. Palestiniens et Israéliens ont droit à un État viable sur la base de résolutions de l’ONU. Il faut que le Liban retrouve sa souveraineté sur son territoire.

    Le 21 septembre, journée mondiale de la Paix, l’ARAC, au côté de tous les citoyens, doit appeler les autorités françaises, l’Union européenne et l’ONU pour :

  •  ouvrir une nouvelle ère au dialogue et à la négociation afin de créer les conditions de sécurité pour tous les peuples de la région,
  •  engager un processus de désarmement et de démilitarisation, accompagné d’un moratoire sur les transferts d’armes,
  •  aller vers la création d’une zone sans armes.

    Il faut aujourd’hui plus que jamais construire la paix. Le 21 septembre, avec tous les mouvements pacifistes, manifestons notre refus de l’escalade guerrière, disons non à la guerre, oui à la paix.

    Claude DELEVACQ

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 m  

    Vérité et justice pour Maurice Audin
     
    Maurice Audin était un jeune militant communiste et anticolonialiste de 25 ans, brillant mathématicien, qui s’était rallié à la cause algérienne. Il était père de 3 enfants. Il devait soutenir sa thèse le 2 décembre 1957. Or quelques mois auparavant, le 11 juin 1957, il était arrêté à Alger par les parachutistes - il y a 50 ans le 21 juin dernier - il était tué après avoir été torturé.

    L’armée a couvert cet assassinat en prétendant qu’il avait tenté de s’évader. Sa mort n’a jamais été reconnue par les autorités civiles et militaires. Cependant, la vérité a pourtant été mise à nue par l’historien reconnu Pierre Vidal-Naquet, récemment décoré.

    Mais aucune explication officielle n’a été donnée de sa disparition et son corps n’a jamais été retrouvé. Sa veuve, Josette Audin, qui vient d’écrire une lettre ouverte au Président de la République, affirme à juste raison que « la justice française se grandirait en appliquant une jurisprudence internationale pour laquelle aucune affaire criminelle ne peut être éteinte tant que le corps reste disparu ».

    Le combat de Maurice Audin est celui d’une cause juste : l’anticolonialisme et la liberté pour le peuple algérien. Ce combat, c’est aussi celui des Algériens victimes de la répression sauvage du 17 octobre 1961 à Paris. C’est celui de notre association lorsqu’elle a réagi contre le retour de l’idéologie coloniale réapparue avec la loi du 23 février 2005 qui imposait aux programmes scolaires de reconnaître « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Le retrait de cet alinéa à la demande du Président Chirac a été une mesure positive. Mais il reste encore à faire sur le texte de cette loi pour la mettre à jour à propos de la vérité historique et de la date du cessez-le-feu en Algérie le 19 mars 1962. Notre association est d’ailleurs prête à y apporter son concours.

    Maurice Audin dispose maintenant d’une place à Alger comme à Paris. Le temps est donc venu où la République doit reconnaître ce crime commis pendant la guerre d’Algérie. Il faut que la vérité et la justice soient définitivement rendues à la mémoire de Maurice Audin. C’est ce que souhaite Josette Audin et c’est ce que nous demandons avec elle.

    Paul MARKIDÈS

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 n  

    L’ARAC Essonne et le pays berbère
     
    Poursuivant inlassablement son travail de découverte et de transmission de la mémoire, l’ARAC de l’Essonne, à l’occasion du 45e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, a présenté à l’école de réinsertion professionnelle de l’ONAC de Soisy-sur-Seine une exposition de l’association, suivie d’une projection de film et d’un débat.

    Le lundi 23 avril, lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle, l’exposition « L’ARAC et la guerre d’Algérie » a été présentée, durant toute la matinée, à des groupes de stagiaires (femmes et hommes de 18 à 40 ans) venus apprendre un nouveau métier en l’école de réinsertion professionnelle de l’ONAC Gabriel-et-Charlotte-Maleterre de Soisy-sur-Seine.

    Cette initiative, inscrite dans le cadre du partenariat établi avec cet établissement pour la réalisation du mémorial essonnien de la guerre d’Algérie, fait partie du travail de mémoire qui permit, récemment, d’emmener un groupe de stagiaires de cette ERP à Oradour-sur-Glane. Toute la matinée, donc, l’exposition fut visitée, commentée, questionnée, en liaison avec l’actualité de chacun et chacune.

    Parmi les moments très forts, ceux au cours desquels une jeune enseignante berbère donna une dimension nouvelle à ce parcours de mémoire en nous indiquant sur telle photo qu’elle était née à Ourellaguen (où se trouve une stèle à la mémoire des martyrs) et, sur cette autre, la maison forestière où se tint le congrès FLN de la Soummam (août 1956 – création du gouvernement algérien et de l’armée de libération nationale algérienne) où sa tante habitait, lieux devenus aujourd’hui musée de la Révolution.

    L’après-midi, la projection du film La trahison, traitant avec beaucoup de délicatesse du problème des « appelés » algériens (désignés sous le vocable de Français musulmans de souche algérienne) incorporés dans l’armée française en Algérie pour faire leur service militaire, était suivie par une soixantaine de stagiaires qui allaient débattre ensuite avec l’auteur du livre dont le film a été tiré, Claude Salles, qui vécut l’événement en tant que sous-lieutenant appelé durant cette guerre d’Algérie.

    Là encore, un échange d’autant passionnant que certaines et certains stagiaires étaient de familles originaires de « là-bas » et apprécièrent, ô combien ! Les réponses franches, mesurées, toujours pleines de tact de Claude Salles.

    De l’avis de toutes et tous, stagiaires et enseignants, un grand moment de découverte de l’histoire, dont ils remercièrent avec chaleur 1’ARAC.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 o  

    Bolivie-Cuba-Unesco : Le 40e anniversaire de la mort du Che
     
    Lorgio Vaca, ministre conseiller de la Bolivie auprès de l’Unesco, est venu au siège national de l’ARAC accompagné d’Andrès Quintana, ministre conseiller de Cuba à l’Unesco, pour rencontrer le Secrétariat national de l’ARAC.

    Ils ont présenté leur projet d’initiative de mémoire, parrainé par l’Unesco, au sujet du 40e anniversaire de la mort de Che Guevara. Cette commémoration devrait se tenir à la mi-octobre prochaine à Paris ou en proche banlieue parisienne.

    Elle doit permettre de faire découvrir à un public ciblé jeune, au travers d’évocations historiques et de respirations artistiques, l’apport inédit du Che dans le combat pour l’émancipation humaine.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 p  

    Le Che nous parle…
     
    Le commandant Ernesto Guevara, le Che, était un homme rigoureux, sévère, avec un esprit critique pas habitué aux flatteries. il avait un profond respect et une admiration sans nom pour Fidel Castro. Ils se rencontrent en juin 1955, comme il aimait le rappeler, « dans une de ces nuits froides de Mexico ».

    C’est là qu’une grande sympathie se crée entre eux. Il est évident que c’est au cours de cette conversation que Fidel Castro, bien que réticent à l’arrivée de nouveaux étrangers dans la future expédition libératrice, accepte que le Che devienne le médecin de la troupe dans laquelle il vient de s’enrôler. Il aimait raconter sa première rencontre avec Fidel Castro.

    Voici ce qu’il disait en avril 1958 : « J’ai parlé avec Fidel toute une nuit et, au matin, j’étais le médecin de sa future expédition. Fidel m’impressionna comme un homme extraordinaire. Les choses les plus impossibles étaient celles qu’il envisageait et résolvait, il avait une foi exceptionnelle dans le fait qu’une fois qu’il serait parti vers Cuba, il arriverait. Qu’une fois arrivé, il se battrait, et qu’en se battant, il gagnerait. J’ai partagé son optimisme, il fallait agir, lutter, concrétiser, arrêter de pleurer et se battre. Et pour montrer au peuple de sa patrie qu’il pouvait avoir foi en lui, parce qu’il faisait ce qu’il disait, il lança son fameux : « En 1956, ou nous serons libres ou nous serons martyres », et il annonça qu’avant la fin de l’année, il débarquerait à Cuba ».

    Le 9 avril 1961, six années après cette mémorable rencontre. le Che affirme, dans l’article « CUBA, exception historique ou avant-garde dans la lutte anticolonialiste ? », au moment de l’inventaire suprême : « Si mon heure dernière survient sous d’autres cieux, ma dernière pensée sera pour ce peuple et spécialement pour toi, Fidel. Je te remercie pour ton enseignement et ton exemple, auquel j’essaierai d’être fidèle jusqu’aux ultimes conséquences de mes actes. »

    Voilà brièvement quelques pensées du Che. Nous aurons bien entendu l’occasion de revenir sur ses actions libératrices dans le cadre du 40e anniversaire de sa mort.

    Claude DELEVACQ

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 r  

    Une rentrée offensive
     
    La victoire sans appel de Nicolas Sarkozy et sa suite logique aux législatives soulignent l’impact chez les seniors des "valeurs prônées" pendant sa campagne : « revalorisation du travail, solidarité, éducation, environnement, liberté et responsabilité, non repentance… » Cette situation nouvelle est toutefois paradoxale. En effet, Nicolas Sarkozy, qui a la préférence des puissances financières et du MEDEF et, dans son affichage national libéral, apparaît peu enclin à consolider voire élargir les droits sociaux - durement acquis par de hautes luttes - ne montre pas l’intention de mettre en œuvre une politique susceptible de répondre pleinement aux attentes et aux besoins de la société et notamment des retraités.

    Mesurer cette réalité est une chose : reste à faire partager l’idée que d’autres politiques sont souhaitables et possibles. C’est à partir du vécu, en ce qui nous concerne, des ressortissants de l’ONAC et, à partir de l’écoute de leurs doléances, que nous pouvons y parvenir. Œuvrer au rassemblement et à des convergences revendicatives au sein des anciens combattants et victimes de guerre s’annonce, dans la prochaine période qui va se révéler fertile en confrontation d’analyses et de solutions, voire en tensions sociales, décisif pour le devenir du mouvement ancien combattant… Pour y apporter son concours spécifique, 1’ARAC doit prendre appui sur les voies ouvertes par la préparation de son 53e Congrès national. Celles-ci vont être débattues dans les assemblées générales ou les congrès départementaux à partir de début septembre. Autour de la question centrale : comment allons-nous réellement dynamiser l’adhésion de centaines de citoyens et de citoyennes qui vivent autour de nous, qu’ils soient ou non issus du monde combattant, anciens combattants et victimes de guerre ?

    Des connaissances, des amis que l’on côtoie au quotidien, de toutes générations, qui sont désireux de se retrouver dans une belle association qui les accueille fraternellement, dans le respect absolu de leurs convictions, pour agir. Agir dans l’unité, pour la défense de leurs intérêts, pour la sauvegarde du droit à réparation et à la rente mutualiste, des droits sociaux, face à la déferlante libérale, pour contribuer à faire vivre les meilleures valeurs humaines auxquelles ils sont si passionnément attachés : l’amitié et la ’solidarité concrète, le travail de mémoire, l’antifascisme, la lutte contre le racisme, la paix. Le monde combattant compte encore 4,5 millions de ressortissants, cela offre un vaste champ ouvert à l’adhésion à l’ARAC. N’y a-t-il pas utilité primordiale d’aller vers eux, en s’organisant simplement, pour expliquer ce qu’est notre association, pourquoi elle mène en permanence ses actions d’ampleur que d’aucuns classent sous le vocable de « politique » tels la sauvegarde de la paix, l’action inlassable pour la solidarité et le progrès social…

    Quels thèmes, quelles actions méritent plus particulièrement d’être pris en compte, ici, dans le Réveil des Combattants ? Le travail de mémoire de 1’ARAC satisfait-il ? Débattons de toutes ces questions, le Réveil en mains, avec eux. L’ARAC, qui s’apprête à célébrer, en grand, son 90e anniversaire à l’occasion du 53e Congrès national, à Savigny-sur-Orge dans l’Essonne, va prendre prochainement des initiatives unitaires pour contribuer au rassemblement des ACVG, contre la feuille de route libérale du gouvernement qui se profile et qui va continuer la destruction des socles républicains. Au travail !

    Raphaël VAHÉ

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 s  

    Notre ARAC d’aujourd’hui prépare notre ARAC de demain
     
    Dans quel but existe l’ARAC et pour qui existe-t-elle ?

    Voilà deux questions qu’il nous faut nous poser en permanence. Nous avons notre identité propre. Nous existons pour défendre et étendre les droits à réparation des anciens combattants et victimes de guerre. Nous existons pour défendre et contribuer à construire la paix, organiser concrètement l’amitié et la solidarité internationale. Nous existons pour que chaque citoyen et citoyenne se fasse respecter dans ses droits fondamentaux.

    Nous sommes là pour faire vivre la mémoire des guerres et leur histoire afin d’alerter les nouvelles générations et leur permettre de s’approprier une culture de la paix. Nous sommes là pour rassembler les anciens combattants, les femmes et les hommes, les jeunes qui veulent agir et qui agissent ensemble pour faire avancer ces objectifs.

    A tous les niveaux l’ARAC doit s’investir et agir pour la paix et les droits légitimes des femmes et des hommes de notre planète.

    Tout est en mouvement en ce début du XXIe siècle. Face à l’offensive des grandes sociétés capitalistes et des faiseurs de guerre, 1’ARAC se mobilise d’une manière de plus en plus active. Pour cela, dans le cadre des transformations du monde, l’ARAC doit évoluer dans les procédures d’accueil de nombreux nouveaux adhérents. Nous devons nous intégrer dans « la marche du monde » épris de paix et de liberté.

    Pour être présents dans ce vaste mouvement qui se met en place, nous devons envisager les actions sous l’angle primordial du partenariat. Ne devons-nous pas accorder une attention particulière à la jeunesse que les forces dominantes ont privé des repères historiques ? L’actualité du droit à réparation est indiscutable. Sa défense, son amélioration, sont de nos missions fondamentales.

    L’ARAC ne peut accepter aucune remise en cause des acquis. La présence d’un secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants ne garantit pas obligatoirement la protection des droits acquis ni la satisfaction de revendications en suspens.

    Défendre et construire la Paix aujourd’hui impose de s’opposer par tous les moyens d’expression e d’action aux visées hégémoniques. Avec les autres peuples de !a planète, refusons comme jamais la guerre comme solution et exigeons un monde plus juste et plus fraternel. Faisons respecter l’ONU, sa charte et les résolutions de son Conseil de sécurité. Aucun État, aussi puissant soit-il, ne peut se permettre de vouloir dominer le monde.

    Comme nos fondateurs l’ont fort bien expliqué, notre association est « réaliste et pratique ». Nous ne devons pas nous contenter de mettre en évidence et de défendre les revendications spécifiques des anciens combattants. C’est en agissant en partenariat avec tous ceux et celles qui le veulent, individus ou collectivités, afin de mener des actions concrètes qui les concernent. En nous faisant mieux connaître, nos futurs partenaires pourront nous rejoindre sur des thèmes précis comme la lutte pour la paix, l’amitié et la solidarité, la mémoire, contre la mondialisation, contre les atteintes économiques, sociales, culturelles entre les peuples.

    Prenant en compte ces constatations à la veille de son 53e Congrès qui fêtera le 90e anniversaire de notre association, nous devons nous engager franchement, dans un grand élan novateur, avec de nouvelles pratiques. Soyons ambitieux, offensifs, réactifs en direction des mondes éducatifs et associatifs, auprès de toutes les instances institutionnelles, investissons-nous dans la mise en œuvre d’une nouvelle citoyenneté.

    Nous devons être les rassembleurs des anciens combattants, des femmes, des hommes, des jeunes qui aujourd’hui, victimes de la politique actuelle, peuvent trouver leur place dans 1’ARAC. L’arrivée de forces nouvelles dans notre association est une nécessité absolue. Elles conduiront à définir mieux nos activités et nos luttes, à renouveler nos formes d’actions, notre fonctionnement et nos moyens de communication, à être sans cesse « mieux » dans le monde actuel.

    Nous saurons passer le relais à de nouvelles et nouveaux militants et cela à tous les niveaux. Alors, afin de réussir, sans plus tarder, nous devons réaliser une grande et rapide remise de nos cartes 2008. Sans plus tarder, partout, mettons-nous tous ensemble pour aller visiter nos adhérents, pour tenir notre 53e Congrès avec 50 % de nos cartes remises. Soyons créatifs dans nos activités afin de trouver de nouveaux adhérents !

    Faisons adhérer nos conjointes et conjoints, nos amis, nos enfants et petits enfants épris de paix, de liberté, d’égalité, de solidarité, de vérité, de fraternité.

    L’ARAC, au côté des jeunes, s’est battue contre le CPE. La jeunesse a gagné, car elle a fait reculer le gouvernement.

    D’autres batailles vont et doivent s’engager contre le contrat nouvelle embauche, par exemple, considéré comme illégal. Combien d’autres mouvements, comme celui de la défense des services publics, nous attendent. Nous avons toute notre place dans ces luttes qui se profilent. N’oublions pas que ce sont nos aînés qui au travers du programme du Conseil national de la Résistance ont ouvert la voie à des droits inédits dans le monde, et que l’on veut aujourd’hui brader tels EDF et Gaz de France. Cette « belle unité énergétique » que nous devons défendre activement.

    Mais nous pouvons aussi nous retrouver pour des moments festifs, repas, banquets, sorties, activités et expositions « mémoire », loto, parties de cartes, concours de pêche ou de boules. Nous ne devons pas manquer d’idées… Faites nous part de vos expériences afin de les communiquer à tous.

    2008 sera un grand cru pour 1’ARAC. En avant, tous ensemble, pour ce 90e anniversaire de 1’ARAC qui doit donner lieu à de nombreuses actions à travers la France.

    A chaque adhérent sa nouvelle adhésion !

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 t  

    Lettre de doléances de I’ARAC aux députés
     
    Comme nos sections locales et comités départementaux ont eu beaucoup de mal à obtenir des réponses des candidats aux législatives, nous avons voulu, sans tarder, sur proposition du Bureau national de l’ARAC de juin, leur proposer d’envoyer la lettre ci-dessous aux élu(e)s nouvellement installé(e)s…

    Madame, Monsieur le Député, Le mandat de député vient de vous être confié et vous êtes donc, pour cette législature, un(e) élu(e) de la Nation.

    Parmi les électeurs et électrices que vous représentez à l’Assemblée nationale figurent nombre d’anciens combattants et de victimes de guerre (plus de 4 millions actuellement, au plan national).

    Durant la campagne présidentielle, tous les candidats ont été interrogés par nos soins. Et Monsieur Nicolas Sarkozy, désormais Président de la République, s’est engagé quant à un certain nombre de points, à savoir :

  •  le relèvement de la retraite du combattant à 48 points par étapes,
  •  le réajustement de la rente mutualiste anciens combattants à 130 points,
  •  l’amélioration des pensions militaires d’invalidité (« rapport constant »),
  •  l’allocation différentielle aux veuves d’AC et l’étude d’un dispositif identique pour les anciens combattants les plus démunis,
  •  l’aboutissement de la « campagne double » en’ matière de retraite professionnelle pour les fonctionnaires AC de la guerre d’Algérie, etc.

    M. Sarkozy s’est également exprimé au plan des stress post-traumatiques, sur le sort des victimes des irradiations des essais nucléaires français, des victimes de la guerre du Golfe et des Balkans, des droits des militaires ayant servi lors d’opérations extérieures et de missions humanitaires.

    Certes, un secrétaire d’État aux Anciens Combattants vient d’être nommé… au 28e rang gouvernemental.

    Nous en prenons acte, tout en déplorant que son titre n’évoque pas les victimes de guerre et ne le mette pas forcément en position « d’interlocuteur privilégié » comme s’y était engagé M. Sarkozy. Ceci étant, vous allez devoir, Madame et Monsieur le député, examiner sous peu le projet de budget 2008 et nous tenons à vous rappeler des priorités que nous voulons voir satisfaire :

    Un budget autonome des anciens combattants dans lequel les crédits d’État destinés à financer l’allocation différentielle de solidarité destinée aux veuves d’AC les plus démunies, et servie par l’ONAC, soient :

  •  clairement identifiés et fassent l’objet d’une ligne budgétaire distincte des crédits sociaux de l’ONAC,
  •  nettement relevés afin de permettre que soit relevé le plafond actuel (550 €/mois !) au moins au niveau du seuil de pauvreté, voire de bas revenu.

    Des crédits permettant :

  •  le relèvement de 3 points minimum de la retraite du combattant, soit 40 points,
  •  la fin du rattrapage, soit 5 points, pour le plafond majorable des rentes mutualistes anciens combattants.
  •  L’attribution du bénéfice de la campagne double pour les retraites des fonctionnaires, travailleurs de l’État et assimilés AC en Afrique du Nord (l’952-l’962).
  •  L’attribution de la carte du combattant aux militaires des OPEX et des missions humanitaires, sur une base identique à celle des anciens combattants en Afrique du Nord, soit 120 jours de présence consécutifs ou non sur les théâtres d’opération et de mission.
  •  La mise à l’étude, avec la volonté d’un règlement politique positif, des questions en suspens, notamment : des problèmes de soins et de droit à réparation pour les psychotraumatismes de guerre et les laissés-pour-compte des guerres du XXe siècle, la révision du système et le rattrapage de la valeur du point de pension militaire servant au calcul de celle-ci, de la retraite du combattant et de la rente mutualiste AC.

    Madame, Monsieur,

    Nous nous adressons à vous pour que sans tarder, en tant qu’élu(e), vous veilliez et interveniez pour le respect des engagements pris et leur concrétisation par l’inscription des crédits indispensables dans le projet de budget 2008 que vous examinerez bientôt.

    Nous vous en remercions par avance et demeurons à votre disposition pour tout complément vous paraissant utile.

    Dans cette attente, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de nos sentiments respectueux.

    Le Bureau national de I’ARAC.

    Raphaël VAHÉ

    Président national

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 u  

    Rencontre avec le ministre
     
    Alain Marleix, secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants rencontre le Secrétariat National de l’ARAC.

    Quelques jours après sa nomination le 19 juin, Alain Marleix, Secrétaire d’État a accordé une audience à la direction nationale de l’ARAC, le 5 juillet dernier. La délégation conduite par Raphaël Vahé, était composée de Chantal Degraeve, Claude Delevacq, André Fillère et Paul Markidès.

    Elle lui a présenté, pendant plus d’une heure, ses doléances en matière d’extension du droit à réparation, en cette période cruciale du pré-débat budgétaire 2008, ses propositions en matière de travail de mémoire.

    Le ministre a fait part d’une réelle qualité d’écoute et a reçu positivement notre idée de réaliser un DVD de présentation de la lettre de Guy Môquet, agréé par l’Éducation nationale.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 v  

    L’UFAC reçue par le nouveau secrétaire d’Etat à la Défense chargé des Anciens Combattants
     
    Le 3 juillet dernier, en fin de matinée, le nouveau secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants, monsieur Alain Marleix, recevait une délégation du Bureau national de l’UFAC, conduite par Jacques Goujat, son président, et comprenant les vice-présidents, le secrétaire général et le trésorier général de cette coordination.

    Le Président et les autres dirigeants de l’UFAC ont présenté au secrétaire d’Etat les principales revendications de la coordination en matière de droits, de mémoire, d’action internationale, d’action sociale, de solidarité et d’information de la population sur l’action du Mouvement combattant après avoir rappelé l’attachement de ses membres à l’existence du secrétariat d’État lui-même, de l’ONAC et à un budget conséquent consacré aux anciens combattants et victimes de guerre.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 w  

    Cassation des pensions : "Feue" la commission spéciale : Regrets éternels ou résurrection ?
     
    La loi du 31 mars 1919 avait attribué au Conseil d’État le rôle de juge de cassation des juridictions des pensions en visant le recours pour excès ou détournement de pouvoir, vice de forme ou violation de la loi. Un décret de loi du 8 août 1935 avait retiré au Conseil d’État le contentieux de la cassation des pensions et avait créé une juridiction spéciale : la Commission spéciale de cassation des pensions, provisoirement adjointe au Conseil d’État.

    Une telle disposition reflétait le caractère mixte de cette juridiction de cassation administrative qui, tout en faisant partie du Conseil d’État, avait son indépendance propre. Cette juridiction très spécialisée en droit des pensions avait le mérite de sa spécialité et n’ignorait aucune des subtilités du code des pensions. C’est ainsi qu’étaient admis de façon certaine et permanente les moyens de cassation suivants : nullité de forme dans la procédure de première instance ou d’appel, violation de la loi, non réponse aux conclusions, refus d’expertise non motivée, décision ultra-petita, absence de motifs, insuffisance de motifs, contradiction de motifs, irrecevabilité, dénaturation des pièces du dossier…

    Pour qui sonne le glas ? Intervient alors le décret n° 2003662 du 15 juillet 2003 sonnant le glas de la Commission spéciale de cassation des pensions adjointe au Conseil d’État. Loin d’être une avancée « dans le but d’une modernisation sociale », ce décret est un net recul pour la défense des droits des pensions de guerre.

    Soumis directement au code de justice administrative, les recours devant le Conseil d’État en matière de pension militaire d’invalidité font désormais l’objet d’une procédure préalable d’admission. Et là tous les excès sont possibles, lorsque sont révoquées : l’absence de motifs, l’insuffisance de motifs, la contradiction de motifs, la dénaturation des pièces du dossier, etc.

    Les requérants voient automatiquement leurs recours rejetés avec la formule sèche et péremptoire : « considérant qu’aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission de la requête ».

    Les juges du fond (tribunal des pensions et cour régionale des pensions) peuvent commettre d’énormes erreurs, ne pas motiver, se contredire, dénaturer les pièces du dossier…, ils ne sont plus censurés par la cour suprême qui « botte en touche » en déclarant le pourvoi irrecevable ou fondé sur aucun moyen sérieux.

    Une telle jurisprudence n’existait pas avec la Commission spéciale de cassation des pensions qui examinait au fond chaque recours. Sous couvert de modernisation sociale, la suppression de la Commission spéciale de cassation des pensions fut un moyen supplémentaire de faire barrage aux demandes de pension et aux droits des pensionnés.

    Le rétablissement de cette commission serait une avancée sociale et humaine. L’État peut reconnaître ses erreurs. Il faut l’y aider !

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 x  

    Bleuet de France : Labellisation des maisons de retraite privées
     
    La commission chargée par I’ONAC d’examiner les demandes de labellisation « Bleuet de France » déposées par des maisons de retraite privées s’est réunie le 20 juin dernier. André Fillère, vice-président de l’ARAC, y siégeait.

    Les maisons de retraite privées, désireuses de bénéficier du label « Bleuet de France » peuvent le solliciter si elles répondent à certaines conditions, dont la signature d’une convention pour l’accueil des ressortissants de l’ONAC. Cette convention prévoit notamment d’accorder des préférences d’accueil aux ressortissants de l’ONAC, des initiatives de mémoire présentées par le Mouvement AC, la mise à disposition des journaux AC, les cérémonies, etc., (voir Bulletin mensuel d’information qui publie la convention complète).

    La séance de travail du 20 juin a permis l’examen de sept dossiers de candidatures, parmi lesquelles trois seulement ont été retenus :

  •  la maison de retraite de l’hôpital local de Saint-Félicien, en Ardèche,
  •  la maison de retraite « La Résidence de la Moline » dans l’Aube (Saint-Julien-les-Villas),
  •  L’hôpital local de Bussang, dans les Vosges.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 y  

    Le Sénat prône une réforme des pensions de réversion
     
    La commission des Affaires sociales du Sénat vient de se prononcer en faveur d’une réforme des pensions de réversion versées à près de quatre millions de conjoints survivants.

    Une telle déclaration fait suite à une étude sur la réversion de pensions de retraite par les sénateurs PS Claude Domeizel e UMP Dominique Leclerc, au non de la Mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (MECSS). L’étude met en évidence « l’extrême complexité e diversité des situations (…), selon que l’on relève du régime généra ou de ceux de la fonction publique, d’un régime de base ou d’ut régime complémentaire, selon qui l’on est conjoint survivant, ex conjoint divorcé, remarié ou non avec ou sans enfant à charge. »

    Cette commission souhaite une « harmonisation progressive de, régimes, à terme, et une simplification de leurs mécanismes ». La réversion est le dispositif par le quel le conjoint survivant perçoit au décès de l’assuré social, une fraction de sa pension de retraite. La MECSS (Mission d’évaluation et contrôle de la Sécurité sociale) de son côté plaide pour une réforme prenant en compte les besoins spécifiques de trois types de population particulièrement fragiles et pour l’instant trop faiblement aidés :

  •  les femmes âgées sans droit à pension,
  •  les ayants droit affectés par l’application d’un « plafond de ressources très sévère »
  •  les jeunes conjoints survivants avec enfants à charge.

    La MECSS soutient l’idée d’une « réforme à coût réel » grâce à des économies, à savoir :

  •  le rétablissement des conditions d’âge minimal et de durée de mariage,
  •  l’unification des droits du conjoint divorcé « en fonction de la durée effective du mariage précédemment dissout rapportée à la carrière complète du donnant droit »,
  •  le plafonnement des pensions les plus élevées versées dans la fonction publique et les régimes spéciaux, dès lors qu’aucune condition de ressources du conjoint survivant n’y est imposée.

    L’étude suggère également de porter de 54 à 60 % le taux des pensions de réversion dans le régime général et les régimes alignés et de restituer une allocation spécifique pour les conjoints survivants ayant au moins deux enfants à charge. A ce titre, les rapporteurs souhaitent que le bénéfice de la réversion soit étendu aux partenaires de PACS liés depuis plus de cinq ans et que l’on réfléchisse également à l’idée de restaurer cette mesure au profit des concubins ayant ensemble des enfants.

    Que va donner cette réforme ?

    Risque-t-elle d’être dangereuse pour les droits acquis ?

    N’est-ce pas un nouveau leurre risquant d’aggraver les difficultés de la Caisse nationale d’assurance vieillesse ?

    Nous allons interroger les sénateurs pour être mieux éclairés sur cette question.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 z  

    Le témoignage d’une veuve de guerre
     
    Dans son numéro d’avril-mai 2007, le Réveil des Combattants a publié en page 7 des tableaux très détaillés sur les montants des pensions militaires d’invalidité et des pensions de veuve (ou conjoint survivant).

    La pension de veuve, qui est un droit à réparation au même titre que la pension militaire d’invalidité, a été fixée de façon forfaitaire et n’est pas du tout en rapport avec le montant de pension militaire d’invalidité du défunt.

    Ainsi, si cette réversion représente pour certaines, un taux de 50 % (cas des conjoints d’invalide à 100 %), il ne représente plus que 20 %, 15 % ou même 5 % pour celles dont le conjoint était invalide à 100 % avec des degrés de suspension et éventuellement bénéficiaire du simple ou du double article L 18 (tierce personne). Cette chute brutale de revenus du foyer fait plonger le conjoint survivant dans une situation matérielle très critique du jour au lendemain.

    Si, comme moi, vous avez vécu cette épreuve, ou que cela a touché une personne de votre entourage, il serait bon de vous faire connaître rapidement auprès du Réveil des Combattants, afin d’appuyer l’action des associations d’anciens combattants dans leurs démarches auprès des pouvoirs publics pour faire porter à sa juste valeur le droit à réparation de celles et ceux qui ont partagé la souffrance de leur conjoint jusqu’à son dernier souffle.

    C’est en sortant de l’ombre que nous pourrons ensemble faire avancer les choses.

    Gisèle GROSZ

    Veuve de déporté politique, ancien combattant, grand invalide de guerre.

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 xa  

    Le port d’une décoration officielle
     
    Seul(e) le/la titulaire d’une décoration officielle peut la porter, qu’elle soit française ou étrangère. Suite à un article de presse intitulé « Port d’une décoration par le représentant du titulaire », de nombreux lecteurs nous ont interrogés quant à la notion de « représentant du titulaire ». L’échange mené avec la grande chancellerie de la Légion d’honneur nous permet d’affirmer que cette notion n’existe pas. Elle nous permet également de préciser les conditions de port des décorations étrangères.

    En effet, François Sourd, chef de cabinet du grand chancelier, nous a confirmé ce qui suit par courrier le 20 avril 2007.

    « Les insignes d’une dignité ou d’un grade respectivement de la Légion d’honneur et/ou de l’Ordre national du mérite ne peuvent être publiquement arborés que par ceux-là mêmes à qui a été attribué(e) soit la dignité, soit le grade correspondant.

    Dès lors, le droit de porter en public les insignes dont il s’agit ne peut, en aucun cas ni aucune circonstance que ce soit, être délégué à quiconque par ceux qui sont titulaires, à titre exclusivement personnel, de la dignité ou du grade correspondant du premier et/ou du second des ordres nationaux.

    (…) Je tiens à vous préciser, (…) que seules les distinctions nationales et étrangères authentiques, c’est-à-dire conférées au nom soit de la République française, soit d’un État étranger qu’elle reconnaît comme souverain, ont, dans notre pays, vocation à être portées en public et, en cette seconde hypothèse, après autorisation préalable de la grande chancellerie.

    Cette dernière tient enfin à rappeler qu’en France sont interdits et pénalement sanctionnables la création et la collation, par des personnes physiques et toute personne morale autre que la République, de décorations ou d’insignes honorifiques pressentant une ressemblance soit avec des distinctions ou insignes conférés par notre pays, soit avec celles et ceux créés par un État étranger que la France reconnaît comme souverain ».

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 xb  

    A propos de l’ouvrage "Le choix de la défaite" : Un courrier de son auteur, Anne Lacroix-Riz
     
    Cher camarade,

    J’ai reçu de Pierre Pranchère copie de la critique que vous avez rédigée pour le numéro de juillet-août de la revue de l’ARAC, organisation qui a si activement lutté contre "les fossoyeurs".

    Il est inutile de dire à quel point elle m’a touchée, tant par l’ensemble de son contenu que par sa conclusion. Car l’historienne que je suis a, certes, la passion des archives et de la recherche scientifique, mais aussi, comme enseignante et citoyenne – et petite-fille de déporté assassiné à Auschwitz –, le souci que la connaissance du passé aide un maximum de gens à réfléchir sur le présent et suggère qu’il y a toujours un avenir qui vaut la peine. Les heures sombres que nous vivons, fort proches de celles qui ont précédé les deux guerres mondiales, n’étant pas propices à la généralisation de la connaissance historique (c’est une litote), le rôle d’organisations comme la vôtre est décisif pour inciter plus largement à la réflexion dont je parlais en développant le cercle des lecteurs.

    Merci encore, et bien fraternellement,

    Anne Lacroix-Riz

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      N° 733-734 – août-septembre 2007 xc  

    Combattants pour la vie
    "Des voix pour la lutte et l’espoir"
     
    Tels seront le titre et sous-titre du livre édité pour le 90e anniversaire de notre ARAC. Ce sera un livre de plus de 800 pages, rassemblant des textes parus dans les périodiques de l’ARAC depuis sa naissance.

    Les textes ont été choisis et présentés par Georges Doussin. Ils couvrent cinq thèmes majeurs qui sont les bases principales des combats de l’ARAC depuis qu’elle existe : « Défense des droits », « Guerre à la guerre », « Antifascisme et République », « Unité », « Mémoire ». A la fin du livre, trois index permettent de retrouver les articles recherchés : un index chronologique, un index par thème, un index alphabétique des auteurs.

    Ce livre n’est ni directement une histoire, ni un roman. Il sera un livre précieux de références. Cependant, une idée forte ressort : c’est, par-delà les aléas de l’histoire et l’évolution de la France, de l’Europe et du monde, la fidélité sans faille de l’ARAC aux idéaux de ses fondateurs, Henri Barbusse, Georges Bruyère, Raymond Lefebvre et Paul Vaillant-Couturier.

    Nul doute que les militants de l’ARAC, ses sections et ses comités départementaux auront avec ce livre un outil précieux pour mieux connaître et mieux faire connaître les combats de leur association. Les enseignants, les passionnés d’histoire, les jeunes, tous ceux qui recherchent dans le passé ce qui peut éclairer le présent et l’avenir y trouveront un réel intérêt.

    Ce livre tombe à pic au moment des 90 ans de l’ARAC, au mois de novembre, au prix de 35 euros. Il peut être commandé dès maintenant au prix de 30 euros. Les commandes peuvent être passées à 1’ARAC, individuellement ou par les sections et les comités départementaux.

    Bon de Commande :

    « Combattants pour la vie »
    « Des voix pour la lutte et l’espoir »

    Textes édités par l’ARAC, choisis et présentés par Georges Doussin.

    En souscription jusqu’au 2 décembre 2007

    Nombre d’exemplaires :

    (prix unitaire 30 euros + 5 euros de frais d’envoi) =

    Règlement à adresser à 1’ARAC, 2 place du Méridien, 94807 Villejuif.

    Ne pas oublier de communiquer : nom et prénom et adresse de l’acheteur.

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  • Articles de cette rubrique
    1. Le Réveil des Combattants N° 735-736 – octobre - novembre 2007
      10 décembre 2007

    2. Le Réveil des Combattants N° 768-769 - janvier-février 2011.
      24 février 2011

    3. Ne pas demeurer l’arme au pied
      14 septembre 2006

    4. Campagne double : Vigilance et urgence
      14 septembre 2006

    5. En suivant la retraite du combattant
      14 septembre 2006

    6. Carte du combattant, proposition de loi 1939-1945
      14 septembre 2006

    7. L’Arac reçue par le ministre des Anciens Combattants
      14 septembre 2006

    8. Agent orange, dioxine et leurs conséquences
      14 septembre 2006

    9. Alerte ! Les anciens de l’OAS relèvent la tête
      14 septembre 2006

    10. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’août-septembre 2006.
      14 septembre 2006

    11. ARAC-Cuba solidarité
      15 septembre 2006

    12. Papon : un nouveau scandale
      15 septembre 2006

    13. Veuves d’anciens combattants : Groupe de travail sur leur situation financière
      15 septembre 2006

    14. Cérémonies du souvenir organisées par l ’ARAC
      15 septembre 2006

    15. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’avril-mai 2006.
      20 mai 2006

    16. Trois questions à Claude Delevacq, secrétaire général de L’ARAC
      20 mai 2006

    17. Loi de finances 2006 : Les dispositions définitives.
      21 mai 2006

    18. Yzeure (Allier) : L’agent orange fait toujours des victimes au Vietnam
      21 mai 2006

    19. Yvonne Hagnauer : résistante, pédagogue et Juste parmi les Nations
      21 mai 2006

    20. Le cri des enfants de harkis
      21 mai 2006

    21. Le 19 mars est un combat
      21 mai 2006

    22. Dans l’union, les cinq mutuelles AC en action
      21 mai 2006

    23. Psychotraumatismes de guerre : Un colloque en préparation
      21 mai 2006

    24. Les articles de notre journal : "Réveil des Combattants".
      21 mai 2006

    25. Campagne double : Scandaleuse attitude du ministre des Anciens Combattants.
      5 juillet 2006

    26. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de juin-juillet 2006.
      5 juillet 2006

    27. Colloque sur les psychotraumatismes de guerre
      5 juillet 2006

    28. Services départementaux de l’ONAC : Quel recrutement dans les cinq ans ?
      5 juillet 2006

    29. Croix de guerre Algérie-Tunisie-Maroc - Médaille des évadés
      5 juillet 2006

    30. L’ARAC représentée au CA national de l’ONAC.
      5 juillet 2006

    31. Des anticolonialistes en assemblée générale.
      5 juillet 2006

    32. L’ARAC au Tréport : Succès du rassemblement national.
      5 juillet 2006

    33. Le génocide arménien : Un crime imprescriptible oublié
      6 juillet 2006

    34. Anciens d’Algérie , appel à témoignage
      6 juillet 2006

    35. Guantanamo : A propos des emprisonnés
      6 juillet 2006

    36. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’octobre-novembre 2006
      21 novembre 2006

    37. Legs aux associations
      21 novembre 2006

    38. Jeunes porte-drapeaux à l’honneur
      21 novembre 2006

    39. Avec le Comité Vietnam : « Les enfants et le buffle »
      21 novembre 2006

    40. Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
      21 novembre 2006

    41. Cuba élu au Conseil des droits de l’homme à Genève
      21 novembre 2006

    42. Cuba : Solidarité, liberté et justice
      21 novembre 2006

    43. Cuba : Mieux se connaître pour mieux coopérer
      21 novembre 2006

    44. Aide cubaine à la santé et à l’éducation en Bolivie
      21 novembre 2006

    45. Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
      21 novembre 2006

    46. Le 14 Juillet aux Ulis
      21 novembre 2006

    47. Assemblée générale de l’UFAC : Des revendications réaffirmées clairement
      21 novembre 2006

    48. Carnet de santé et aménagements des automobiles
      21 novembre 2006

    49. Les 90es anniversaires du feu d’Henri Barbusse et de l’ONAC sont bien engagés
      21 novembre 2006

    50. Veuves d’anciens combattants : Une allocation pour les plus démunies
      27 janvier 2007

    51. ONAC : Une carte de la France interactive
      27 janvier 2007

    52. Rente mutualiste : Le plafond porté à 1 649 € au 1er-01-2007
      27 janvier 2007

    53. Anciens harkis et supplétifs : Revalorisation de l’allocation de reconnaissance
      27 janvier 2007

    54. La décristallisation : "Une indemnité de rupture"
      27 janvier 2007

    55. Frais des bénévoles et réduction d’impôts
      27 janvier 2007

    56. Cébazat (63) : Exposition cour la mémoire
      27 janvier 2007

    57. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de décembre 2006 - janvier 2007
      27 janvier 2007

    58. Les Ulis (91) : Un débat d’actualité
      27 janvier 2007

    59. Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
      8 avril 2007

    60. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de février - mars 2007
      8 avril 2007

    61. Le Réveil des Combattants N° 729-730 – avril-mai 2007
      27 mai 2007

    62. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants" d’avril-mai 2007
      27 mai 2007

    63. Le Réveil des Combattants N° 731-732 – juin-juillet 2007
      9 juillet 2007

    64. Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
      23 septembre 2007

    65. Le Réveil des Combattants N° 737-738 – décembre 2007 - janvier 2008.
      19 janvier 2008

    66. Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
      24 mars 2008

    67. Le Réveil des Combattants N° 741-742 – avril-mai 2008
      5 mai 2008

    68. Le Réveil des Combattants N° 772 - mai 2011.
      14 juin 2011

    69. Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
      3 juillet 2008

    70. Le Réveil des Combattants N° 745-746 – août-septembre 2008
      27 septembre 2008

    71. Le Réveil des Combattants N° 747-748 – octobre-novembre 2008
      30 novembre 2008

    72. Le Réveil des Combattants N° 759 – février 2010
      2 mars 2010

    73. Le Réveil des Combattants N° 764 – août-septembre 2010.
      30 septembre 2010

    74. Le Réveil des Combattants N° 766-767 – novembre - décembre 2010.
      31 décembre 2010

    75. Le Réveil des Combattants N° 770-771 - mars-avril 2011.
      12 avril 2011

    76. Le Réveil des Combattants N° 771 - avril 2011.
      18 mai 2011

    77. Le Réveil des Combattants N° 777 - octobre 2011.
      1er janvier 2012

    78. Le Réveil des Combattants N° 776 - septembre 2011.
      1er janvier 2012

    79. Le Réveil des Combattants N° 773 - juin 2011.
      31 décembre 2011

    80. Le Réveil des Combattants N° 774-775 - juillet-août 2011.
      31 décembre 2011

    81. Le Réveil des Combattants N° 778 - novembre 2011.
      1er janvier 2012

    82. Le Réveil des Combattants n°789 de décembre 2012 - janvier 2013.
      23 janvier 2013

    83. 8 mai 2006 : Message de l’UFAC
      20 mai 2006

    84. 8 mars 1962 : Charonne : La mémoire des crimes
      27 janvier 2007

    85. 90e anniversaire de la création de l’ONAC
      5 juillet 2006

    86. 90e anniversaire de l’ARAC : Le combat d’un siècle pour la paix, pour la vie
      27 janvier 2007

    87. 1936 : Solidarité avec l’Espagne républicaine berceau de la Résistance française.
      5 juillet 2006