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Le Réveil des Combattants N° 735-736 – octobre - novembre 2007
Publié le lundi 10 décembre 2007, mis à jour le mercredi 12 décembre 2007

Sommaire :  

  •  1917 – 2007, 90e anniversaire de l’ARAC : L’ARAC du XXIe siècle : la permanence de ses idéaux
  •  Budget 2008 : Les députés gagnent deux points
  •  Conjoints de ressortissants de l’ONAC : mise en œuvre de la mesure différentielle
  •  Droit à pension d’orphelin majeur ou allocation spéciale d’enfant infirme
  •  Maisons de retraite labellisées « Bleuet de France »
  •  Cartes du Combattant et TRN : Statistiques à fin 2006
  •  Le chèque emploi service universel préfinancé
  •  Assemblée générale de l’UFAC : Motion générale
  •  UFAC : revendications et exigences de Mémoire
  •  Antoine Beille s’est éteint
  •  90e anniversaire de l’ARAC : Barbusse s’expose aux Ulis
  •  ERP/ONAC de l’Essonne : Chant des partisans pour Guy Môquet
  •  Lettre de Guy Môquet : La ville de Grigny (91) s’inscrit dans le témoignage de l’Histoire
  •  Le massacre d’Oradour-sur-Glane ; Souvenons-nous !
  •  Hommage au président Lucibello
  •  Travailleurs forcés par le régime nazi : Fin de l’indemnisation
  •  Danger : Dérives fascistes en Europe de l’Est
  •  Le cinéma italien et le fascisme avant et durant la Seconde Guerre mondiale
  •  La guerre a-t-elle un avenir ?
  •  Nouveaux montants de la retraite du Combattant et de la pension de veuve d’Ancien Combattant pensionné à compter du 01 juillet 2007
  •  Les voyages de l’ARAC

     

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 a  

    1917 – 2007, 90e anniversaire de l’ARAC : L’ARAC du XXIe siècle : la permanence de ses idéaux
     

    1917-2007, 90e anniversaire de l’ARAC, fondée par Henri Barbusse, Paul Vaillant-Couturier, Georges Bruyère et Raymond Lefebvre.

    Le 53e Congrès national s’est tenu ces 29, 30 novembre, 1 er et2 décembre dernier à Savigny-sur-Orge, dans l’Essonne.

    Le comité de l’ARAC Essonne a accueilli avec efficacité et fraternité ce grand moment de rencontre et de fraternité.

    La solidarité, l’humanisme, la justice sociale, la liberté, l’égalité, le combat pour la paix, les combats pour la vie sont les idéaux de nos fondateurs, toujours portés activement par notre Association.

    « Vieille dame de 90 ans », l’ARAC a plus que jamais la jeunesse du cœur et celle de la modernité de ses idées. Plongés dans la réalité quotidienne souvent dure, témoins et acteurs des mutations profondes de notre société et du monde d’aujourd’hui, nos animateurs ont conscience des enjeux à gagner et, pour cela, de pérenniser « leur » ARAC.

    Il appartient, à la suite du53e Congrès national, de voir comment donner chair et vie à ces valeurs, dans un état d’esprit d’ouverture aux non anciens combattants.

    Les camarades des délégations se sont engagés à aiguiser leur lutte pour les droits et la paix, pour le travail de mémoire, pour les idéaux de la République et pour l’unité du mouvement anciens combattants.

    Le prochain Réveil des Combattants fera le compte rendu de ce 53e Congrès national.

    Avec lucidité, avec courage, construisons tous ensemble le présent et l’avenir…

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 b  

    Budget 2008 : Les députés gagnent deux points
     
    Durant sa campagne électorale présidentielle, le candidat Sarkozy n’a pas manqué d’être prodigue en engagements envers les anciens combattants et victimes de guerre. Mais le premier projet de budget les concernant ne contenait rien pour concrétiser ses promesses.

    « Le rapport constant pourra être amélioré (…), la retraite du combattant portée à 48 points (…), le plafond de la rente mutualiste AC revalorisé à 130 points (…), une mesure de réparation indemnisera tous les orphelins de guerre (…), une allocation de solidarité sera mise en œuvre pour les AC dont les ressources seraient insuffisantes (…), la « campagne double » aboutira… », a écrit M. Sarkozy.

    Au bout du compte, le projet initial de budget 2008 pour les ACVG était en recul de 1,69 % sur celui de 2007 et ne contenait pas un seul centime d’euro pour amorcer ne serait-ce qu’un des engagements du Président élu. Pire, ce budget de misère relevait, selon Je secrétaire d’État aux Anciens Combattants, « d’une idée force : être compatible avec les strictes exigences de l’évolution du budget de l’État telles qu’elles ont été définies par le Président de la République. » Parlons-en des strictes exigences définies par M. Sarkozy ! D’un côté, l’austérité et le refus de satisfaire les droits à réparation légitimes des ACVG, des veuves de guerre, de celles des plus grands invalides, des combattants des opérations extérieures, etc. De l’autre, 140 % d’augmentation de la rémunération du Président de la République, ainsi portée à hauteur de celle du Premier Ministre, 20 000 euros par mois !

    Ah ! Ceux-là ne risquent pas de pleurer misère, comme ces veuves d’AC dont il était exigé qu’elle n’ait pas plus de 550 euros par mois pour bénéficier de quelques centimes de solidarité ! 550 euros pour elle… 20000 euros pour eux, logés, couchés, nourris, blanchis, véhiculés, servis gratis !

    Et, dans le même temps, la casse des entreprises, le chômage organisé, le « détricotage du programme du Conseil national de la Résistance » (dixit M. Kessler, ex-vice-président du MEDEF), les caisses noires des unions patronales qui ont « leurs » députés pour faire voter « leurs » lois.

    Quel scandale ! Quelle honte ! On n’en finit pas de découvrir ces patron(e)s qui gagnent des fortunes en bradant leurs entreprises, en vendant la France à l’encan, alors que des dizaines de millions de Françaises et de Français, parmi lesquels les anciens combattants et les victimes de guerre, doivent compter sou à sou leur droit à la santé, à la retraite, aux loisirs, à la vie…

    Résister, un mot qui reste d’actualité

    C’est ce que continuent de faire le Mouvement anciens combattants, l’UFAC et les cinq associations diffusant la rente mutualiste AC dont celle de l’ARAC qui se sont adressées au gouvernement, au secrétaire d’État, à tous les députés et aux sénateurs, leur faisant palper la colère des ACVG, leur refus d’un budget vide de toute mesure nouvelle, leur exigence qu’il soit amendé.

    Attendre la fin du quinquennat ? Les ACVG sont las d’attendre, depuis des décennies, que la mort les emporte et permette aux gouvernements (qui se succèdent) de faire des économies sur leurs os meurtris. Ils exigent, dès aujourd’hui, des avancées concrètes, substantielles.

    Un premier succès : deux points de plus

    Sous leur pression, le gouvernement a été contraint de reculer et de lâcher deux points de plus pour la retraite du combattant (qui passerait ainsi à l’indice 39 à compter du 1er juillet 2008). De plus, le secrétaire d’État aux AC s’est engagé publiquement à programmer les crédits nécessaires pour attribuer à nouveau 2 points en 2009, puis 2 points en 2010 et en 2011, et, pour atteindre les 48 points, 3 points en 2012. Nous veillerons à ce que ces engagements soient bien tenus !

    Par ailleurs, le plafond pour l’allocation différentielle de solidarité attribuée aux conjointes survivantes d’AC a été relevé de 22 %. Il passe de 550 euros à 681 euros, avec rattrapage à compter du 1er août 2007.

    Zéro au Sénat

    Le 1er décembre, la majorité UMP-UC/UDF a suivi le gouvernement et repoussé les amendements déposés par les groupes communistes et socialistes qui proposaient d’augmenter la retraite du combattant dès le 1er janvier 2008, de revaloriser le plafond majorable de la rente mutualiste AC, de porter à 800 euros le plafond de ressources pour l’allocation différentielle servie aux conjointes survivantes d’AC les plus-démunies, d’indemniser équitablement tous les orphelins de guerre, d’indemniser les jeunes Alsaciens-Mosellans, victimes du nazisme enrôlés de force dans les RAD et les KHD, d’augmenter la valeur du point de pension PMI et de la retraite du combattant.

    Oubliées ou non reçues au Sénat les promesses du candidat Sarkozy. Alors, anciens combattants, l’action continue !

    André FILLÈRE

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007c  

    Conjoints de ressortissants de l’ONAC : mise en œuvre de la mesure différentielle
     
    A l’origine, il s’agissait de D’allocation différentielle de solidarité servie par l’ONAC aux veuves d’anciens combattants les plus démunies, la transformation du vocable « veuve » au profit de l’expression « conjoint survivant » ayant entraîné le nouveau libellé du titre.

    L’instruction de l’ONAC à ses services départementaux en a tenu compte pour la mise en oeuvre de cette mesure différentielle, pour laquelle le plafond de ressources mensuelles a été fixé à 550 euros. La teneur de cette instruction sera publiée dans le bulletin mensuel d’information édité par l’ARAC. Y sont définis :

  •  les quatre conditions (qui se cumulent) pour avoir droit à l’allocation, - les principes de subsidiarité,
  •  la détermination du montant des ressources et la liste des revenus pris en compte (seize en tout),
  •  la justification des ces ressources,
  •  le traitement administratif des dossiers : rôle du service départemental de l’ONAC ; date d’ouverture des droits (1er jour du mois suivant le dépôt de la demande) l’instance chargée de statuer sur les demandes (la commission départementale de l’ONAC) ; périodicité et validité des décisions ; procédure de versement de l’allocation différentielle (versement trimestriel terme à échoir, soit au début de la période pour laquelle elle est due).

    Les quatre conditions
  •  Justifier de la qualité de conjoint survivant (homme ou femme) de ressortissant de l’ONAC, à savoir :
      • conjoints survivants pensionnés,
      • conjoints survivants de titulaires de la carte du combattant ou bénéficiaire du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.
  •  Avoir 60 ans minimum lors de la demande.
  •  Justifier de moins de 550 euros mensuels au cours des 12 mois précédant la demande.
  •  Résider de façon régulièrement et continue dans le département où la demande est déposée.

    Remarque : le plafond de 550 euros est inacceptable, tant ce montant est dérisoire, nettement inférieur au seuil de bas revenu et même au seuil de pauvreté.

    La détermination du montant des ressources

    Les seize critères pris en compte sont tels qu’ils entraînent un montant dépassant dans la plupart des cas les 550 euros. D’autant que, si l’allocation logement est prise en compte dans les ressources, le montant des loyers n’est pas déduit… contrairement à ce qui se pratique en matière d’aide sociale dans les services départementaux de l’ONAC pour déterminer le quotient familial.

    A titre d’exemple, dans l’Essonne, sur dix dossiers présentés à la Commission, deux seulement ont été - acceptés (coût de l’allocation totale allouée : 2 000 euros pour 5 mois, pour les deux dossiers). Et, sur les huit dossiers rejetés, quatre avaient des revenus dépassant de peu les 550 euros et, les loyers déduits, ne possèdent pas plus de 120 à 200 euros mensuels pour vivre. Pourtant, l’allocation leur est refusée.

    Les objectifs à atteindre

    Il importe donc d’obtenir que, dans le cadre du prochain budget, les parlementaires obtiennent :

  •  que soit relevé le montant de l’allocation au moins au niveau du seuil de bas revenu (734 euros),
  •  que soient déduits les loyers du montant des ressources, car ceux-ci sont souvent très élevés.

    Exemples :

  •  Mme M. compte 799,46 euros par mois. Elle n’a pas droit à l’allocation. Par contre son loyer s’élevant à 659 €, il lui reste 140 euros pour vivre.
  •  M. A : 549,78 euros par mois. Ressource arrondies à 550 euros, donc pas droit à l’allocation. Son loyer s’élève à 277 euros, mais n’étant pas déduit, le rejet est effectif.

    Telles sont les demandes à formuler avec force auprès des parlementaires. Sinon, cette mesure risque de n’être qu’un leurre, alors que la démarche initiale tendait au soutien des conjoints survivants les plus démunis. Et ils sont nombreux !

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007d  

    Droit à pension d’orphelin majeur ou allocation spéciale d’enfant infirme
     
    Le Journal Officiel du septembre 2007 a publié le décret n° 2007-1310 du 4 septembre concernant les enfants et orphelins atteints d’une infirmité incurable.

    Ce décret, suivi d’une note d’information officielle (N° 59/5387/2007/BERG du 13 septembre 2007), fixe le salaire de référence pour l’appréciation des droits à pension d’orphelin majeur infirme ou allocation spéciale d’enfant infirme, tels que prévus aux articles L19 (dernier alinéa), L20 (5e alinéa), L54 (6e alinéa) et L57 (1er alinéa) du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.

    Son article let précise que le montant du salaire de référence pour l’appréciation des droits à pension d’orphelin majeur infirme ou d’allocation spéciale d’enfant infirme s’établit comme suit :

  •  A compter du let janvier 2004 : 772 euros par mois (soit 9 264 € pour l’année considérée).
  •  A compter du 1er janvier 2005 : 785 euros par mois (soit 9 420 € par an).
  •  A compter du ter janvier 2006 : 799 euros par mois (soit 9 588 € par an).
  •  A compter du let janvier 2007 : 813 euros par mois (soit 9 756 € par an).

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007e  

    Maisons de retraite labellisées « Bleuet de France »
     
    Suite à notre précédent article traitant de la Commission de labellisation du « Bleuet de France », des lecteurs nous ont demandé des précisions quant au nombre de maisons de retraite labellisées, leur situation géographique et leur capacité d’accueil.

    Les maisons de retraite privées labellisées « Bleuet de France » sont actuellement une soixantaine et globalisent une capacité totale d’accueil de plus de 6 000 lits, dont plus de 2 000 sont réservés aux ACVG.

    Elles sont situées dans 38 départements, auxquels s’ajoute La Réunion (2 établissements à Saint-André) :

    Aisne (1 maison retraite) ; Ardèche (2) ; Ariège (1) ; Aube (2) ; Aude (1) ; Calvados (1) ; Charente (1) ; Cher (1) ; Côte-d’Or (1) ; Côtes-d’Armor (2) ; Creuse (1) ; Doubs (1) ; Eure (2) ; Eure-et-Loire (1) ; Gironde (1) ; Lozère (1) ; Maine-et-Loire (1) ; Mayenne (1) ; Meurthe-et-Moselle (1) ; Moselle (1) ; Nord (1) ; Oise (4) ; Orne (1) ; Pyrénées-Orientales (3) ; Haut-Rhin (2) ; Saône-et-Loire (2) ; Sarthe (1) ; Seine-Maritime (1) ; Yvelines (1) ; Tarn-et-Garonne (1) ; Vaucluse (1) ; Vendée (1) ; Yonne (1) ; Essonne (1) ; Hauts-de-Seine (10) ; Val-d’Oise (1).

    Rappelons par ailleurs que l’ONAC gère directement les neuf maisons de retraite suivantes :

  •  Anse, château de Messimieux (69), 70 lits,
  •  Barbazan (31), 20 lits ,
  •  Château de Beaurecueil (13), 97 lits.
  •  Résidence du Rouvray, Boulogne-Billancourt (92), 90 lits,
  •  Carignan, avec la Croix Rouge (08), 45 lits,
  •  Résidence Albert Aubry, château de la Rigaudière, Le Theil-de-Bretagne (35), 59 lits,
  •  Résidence Jeanne Callarec, Montmorency (95), 114 lits,
  •  Résidence Jean Moulin, Saint-Gobain (02), 56 lits,
  •  Domaine de la Conque, Vence (06), 48 lits.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007f  

    Cartes du Combattant et TRN : Statistiques à fin 2006
     
    Selon les statistiques officielles de la Commission nationale d’attribution de la Carte du Combattant et des titres divers qu’elle traite, il ressort ce qui suit.

    Cartes du combattant

    Demandes reçues : 10 407 290. Cartes attribuées : 8 841 685 dont :

  •  1914-1918 : en fin d’année 4 425 362 attributions (soit 50 % du total),
  •  1939-1945 et Résistance : 2 601 816 (29,42 %),
  •  Indochine : 207 265 (2,34 %),
  •  Afrique du Nord : 1 575 856 (17,82 %),
  •  OPEX : 31 666 (0,35 %).

    Demandes en cours d’instruction fin 2006 :54 203, dont :

  •  2 au titre de 14-18,
  •  2 773 au titre 39-45,
  •  116 pour la Résistance,
  •  1269 Indochine,
  •  7 818 Afrique du Nord,
  •  42 225 OPEX.

    Cartes du combattant volontaire de la Résistance :
  •  Demandes reçues : 400 713 métropolitaines, 47 117 extra-métropolitaines, soit un total de 447 830.
  •  Cartes attribuées : 229 722 métropolitaines, 32 923 extra-métropolitaines, soit un total de 262 645 (en cours d’instruction en fin d’année : 136).

    Titre de la reconnaissance de la Nation

    Demandes reçues : 1 960 837. Attribuées : 1 876 538, dont :

  •  14/18 en fin d’année : 314,
  •  39/45 en fin d’année : 94 021,
  •  Indochine : 28 505,
  •  Afrique du Nord (jusqu’au 2 juillet 1962) : 1 570 373,
  •  Afrique du Nord (de juillet 1962-1964) 28 014,
  •  OPEX : 155 311.

    Demandes en cours d’instruction fin 2006 3 544, dont

  •  1 au titre 14/18,
  •  181 pour 39/45,
  •  63 Indochine,
  •  1 911 Afrique du Nord (jusqu’au 2 juillet 1962)
  •  224 Afrique du Nord (de juillet 1962 à 1964)
  •  1 164 OPEX

    Autres titres et catégories
  •  Réfractaires :108 676 attribués (55 en attente). Rejets : 110 381.
  •  PRAF (Patriotes Réfractaires à l’annexion de fait - Alsace Moselle) : 16 064 (en attente 14). Rejets : 872.
  •  STO : 289 961 (en attente 120). Rejets 62 156.
  •  Patriotes transférés en Allemagne (Alsace Moselle) : 3 940 (rejets 187).
  •  Incorporés de force - paramilitaires (id) : 5 673 (rejets 140).
  •  Personnes transférées en pays ennemi : 5 673 (rejets 13).

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 g  

    Le chèque emploi service universel préfinancé
     
    Le chèque emploi service universel (CESU) existe sous deux formes et élargit les fonctions de l’ancien titre emploi service.

    Le CESU chèque bancaire, diffusé par les établissements bancaires, sert à rémunérer le salarié employé par le particulier à son domicile. Il est accompagné d’un volet destiné à la déclaration des salaires versés. Il remplace le chèque emploi service.

    Le CESU préfinancé

    Il permet de rémunérer les services rendus au domicile de l’usager, de rémunérer la garde d’enfants à l’extérieur du foyer, de verser les prestations sociales en nature. C’est un moyen de paiement universel consacré aux services à la personne et aux modes d’accueil des jeunes enfants.

    Où se procurer les CESU préfinancés ?

    Six entreprises sont habilitées à les émettre :

  •  NATIXIS intertitres, groupe NATIXIS, filiale des groupes Banques Populaires et Caisse d’Epargne - Tél. 0820 202 001.
  •  SODEXHO chèques et cartes de services - Tél. 0825 801 806.
  •  DOMISERVE
  •  Tél. 0810 555 555.
  •  Chèque domicile
  •  Tél. 01 41 47 24 00.
  •  ACE - Tél. 0820 394 394
  •  Ca Banque postale Tél. 0820 826 826.

    Les financeurs du CESU préfinancé

    Ce sont les employeurs privés ou publics (pour leurs salariés) ; les chefs d’entreprises et les dirigeants non salariés, les comités d’entreprises (pour les salariés ou anciens salariés), les mutuelles et assurances (pour leurs sociétaires et assurés), les financeurs de prestations sociales (conseils généraux, conseils régionaux, communes et toutes collectivités territoriales, les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, les organismes de Sécurité sociale de tous régimes, les caisses régionales d’assurance-maladie, caisse de retraite, d’allocations familiales, etc.).

    Les prestations sociales payables en CESU préfinancé

    • Prestations sociales en nature obligatoires

  •  L’allocation personnalisée d’autonomie APA : si recours à un salarié ou à un organisme de services à la personne, agréé au titre de l’article L29-I du Code du Travail.
  •  Prestation de compensation : selon l’article L245-1 du CASF (versement de l’aide humanitaire de la prestation) si recours à un salarié ou organisme agréé (voir ci-dessus).
  •  L’aide ménagère aux personnes âgées (article L231-1 du CASF).
  •  L’aide ménagère aux personnes handicapées (article L 241-1 du CASF).
  •  L’aide à domicile : par un technicien ou une technicienne de l’intervention sociale et familiale, ou d’une aide ménagère prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance (article L 227-3 du CASF).

    • Prestations sociales en nature facultatives

    Les organismes de prestations sociales peuvent les attribuer à un usage précis (gardes d’enfants, par exemple) et à des catégories précises de bénéficiaires (minima social…). Pour pouvoir être payées en CESU, ces prestations facultatives doivent couvrir tout ou partie dés services payables en CESU et être précisées comme prestations en nature par la délibération les instituant.

    Pourquoi utiliser le CESU préfinancé ?
  •  Il garantit les droits de l’usager et du salarié.
  •  Il facilite le libre choix des activités accessibles.
  •  Il simplifie la charge administrative de l’usager qui n’est plus obligé de produire, lors de la demande de financement, les pièces justificatives de son allocation. Pour en savoir plus : commandez le bulletin mensuel d’information de l’ARAC qui analyse le CESU préfinancé (16 € port compris) ou contactez le service juridique national de l’association.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 h  

    Assemblée générale de l’UFAC : Motion générale
     
    D’Assemblée générale de ’Union française des associations de combattants et de victimes de guerre, réunie à Paris 12e, Espace Reuilly, les 10 et 11 octobre 2007, prend acte avec satisfaction qu’un secrétaire d’État à la Défense, chargé des anciens combattants et victimes de guerre, ait été nommé le 19 juin 2007. L’UFAC constate que le Président de la République a ainsi respecté sa promesse écrite datée du 2 avril 2007. Elle souhaite vivement que, dans le budget 2008, un autre engagement soit tenu, à savoir que les anciens combattants et victimes de guerre continuent à bénéficier d’un budget autonome.

    L’UFAC exige le retour du dialogue du gouvernement avec les associations d’anciens combattants et victimes de guerre et regrette que ses résolutions votées lors de son Assemblée générale 2006 n’aient été prises que partiellement en compte dans le budget 2007 et dans l’action du ministre délégué aux anciens combattants en cette même année. Toutes ces résolutions non satisfaites restent d’actualité. Il en est ainsi des résolutions concernant les combattants de la Résistance et les réfractaires pour lesquels il est grand temps de prendre des mesures de justice et d’équité, compte tenu de l’âge des intéressés.

    L’UFAC considère comme particulièrement prioritaires dans le budget 2008 :

  •  Le relèvement d’un premier palier d’au moins 3 points d’indice PMI du montant de la retraite du combattant.
  •  La mise en œuvre prioritaire et totale de l’indemnité différentielle mensuelle prévue dans la loi de finances pour 2007 en faveur des conjoints survivants et le relèvement de son plafond.
  •  Le relèvement à 130 points PMI du plafond majorable de la retraite mutualiste du combattant.
  •  La création et la convocation rapide d’une instance de concertation tripartite réunissant les ministères concernés, les représentants des parlementaires et des associations d’anciens combattants et de victimes de guerre, chargée de clarifier le fonctionnement du « rapport constant » et de chiffrer le retard accumulé.
  •  L’attribution de la campagne double anciens combattants d’Afrique du Nord (AFN), fonctionnaires, travailleurs de l’État et assimilés.
  •  La création d’une commission permanente composée d’experts, de parlementaires et de représentants des associations d’anciens combattants ayant pour but de définir un cadre légal pour les psychotraumatismes de guerre et leur traitement et d’étudier les conséquences de l’utilisation des médications préventives et des armes nouvelles sur des combattants et victimes des conflits actuels.

    Ces six exigences, affirmées par l’UFAC comme prioritaires, n’excluent pas que les autres contentieux n’aient pas à être examinés en partenariat avec les associations d’anciens combattants et victimes de guerre. Le principe de base doit rester l’égalité des droits de tous les anciens combattants et victimes de guerre, quelles que soient les générations du feu auxquelles ils appartiennent. Aussi, l’UFAC les considère comme devant recevoir impérativement satisfaction dans le budget 2008 du secrétariat d’État aux anciens combattants.

    La non-satisfaction de ces points doit amener et amènera, de la part de l’UFAC et de ses instances départementales, une action résolue eh direction des représentants du gouvernement et des parlementaires.

    L’UFAC demande expressément que la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) ne soit pas prétexte à la non-satisfaction des exigences du monde combattant pour le règlement des contentieux non encore résolus. Enfin, l’UFAC refuse par avance toutes mesures de gel des crédits pouvant intervenir.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 i  

    UFAC : revendications et exigences de Mémoire
     
    L’assemblée générale de l’UFAC s’est tenue les 10 et 11 octobre à l’Espace Reuilly dans le douzième arrondissement de Paris. Comme à l’accoutumée, l’assemblée générale 2007 comprenait les membres du conseil d’administration de I’UFAC et les délégués des unions départementales des associations de combattants qui représentaient cette fois 73 départements.

    Les discussions et les résolutions ont porté sur toutes les questions sur lesquelles l’UFAC entend intervenir mais, évidemment, les droits et la mémoire ont occupé la plus grande partie du temps des débats.

    Concernant les droits, trois questions ont occupé plus longuement et particulièrement les délégués :

  •  la revalorisation de la retraite du combattant,
  •  l’augmentation du plafond de la rente mutualiste,
  •  l’action concernant l’allocation différentielle pour les conjoints survivants.

    Pour autant, les autres revendications n’ont pas été négligées. Les résolutions adoptées en témoignent.

    Au plan de la Mémoire, toutes les questions soulevées par les interventions écrites ou orales par les unions départementales ont été prises en compte et, sur ces bases, l’assemblée générale a décidé, sur proposition de la commission Civisme et Mémoire, d’adopter une résolution qui insiste particulièrement sur les formes du passage de la mémoire aux jeunes générations.

    De plus, sur la demande formulée par l’assemblée générale précédente concernant la journée du 27 mai, date anniversaire de la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance, pour en faire une journée officielle commémorative non fériée, l’assemblée générale a adopté une adresse aux parlementaires leur demandant de déposer une proposition de loi pour obtenir une décision favorable de l’Assemblée nationale.

    Paul MARKIDÈS

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 j  

    Antoine Beille s’est éteint
     
    Il avait 90 ans. Dans un récent numéro du Réveil, il avait été rappelé que ce membre d’honneur du Conseil national de notre ARAC avait, avec son épouse, convoyé de nombreuses familles juives chez ses parents à Nissan-les-Ensérune, les soustrayant ainsi à la barbarie nazie, ce qui leur valut d’être honorés de la médaille des Justes.

    Il fut blessé à la bataille des Ardennes en mai 1940. Dès sa sortie de l’hôpital, professeur d’espagnol dans une localité des montagnes héraultaises, il contactera des résistants communistes en 1943 pour mettre sur pied un réseau du Front national et participer à la création du maquis Jean-Grandel : malgré sa santé déclinante, il eut à cœur d’organiser, en 2005, avec ses camarades du comité départemental de l’Hérault, un hommage à ce maquis qui porte le nom d’un des fusillés de Châteaubriant. Personnalité très marquante du monde combattant héraultais, grâce à son affabilité et à la force de ses convictions, il a su conquérir l’estime et le respect de tous : aussi à ses obsèques on a pu dénombrer plus de vingt drapeaux d’associations de combattants sétois. Adjoint au maire de 1952 à 1960, il a doté sa ville de structures culturelles remarquables : lycée Joliot-Curie, musée Paul-Valéry, théâtre de la Mer, il n’oublia point d’honorer ses camarades de la Résistance en donnant leur nom à des rues et des places de la ville.

    Combattant pour la paix, il siégea au Conseil national du Mouvement de la Paix. Il a été un efficace président départemental de l’ARAC durant plus de quinze ans et il a toujours eu le souci que son ARAC affirma sa présence dans toutes les manifestations du monde combattant. Dans les éloges funèbres prononcés devant une foule immense par R. Tar-bouriech de la section ARAC de Sète, Moréno, président départemental, le proviseur du lycée Paul-Valéry, Libertu, vice-président du Conseil général, furent rappelés ses engagements pour l’aide aux républicains espagnols, ses actions contre les guerres d’Indochine et du Vietnam, pour le rapprochement avec le peuple algérien, pour la défense de l’école laïque. Notre regretté Guy Lamothe, lui remettant la croix d’Officier de la Légion d’honneur, disait qu’il était « un homme d’action et de pensée au service du peuple, de la Nation, de l’amitié entre tous les peuples de la terre. »

    Outre la médaille des Justes, il était titulaire de nombreuses décorations militaires, il était aussi Officier de la Légion d’honneur, officier du Mérite national et des Palmes académiques, récompenses amplement méritées pour un homme de cette trempe qui a toujours fait honneur à l’ARAC.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 k  

    90e anniversaire de l’ARAC : Barbusse s’expose aux Ulis
     
    Le 3 octobre 2007, la Maison pour tous de Courdimanche, aux Ulis (Essonne), a accueilli une exposition consacrée à Henri Barbusse, sa vie, son œuvre et son parcours militant de créateur de l’ARAC en 1917.

    Le vernissage, à l’initiative d’André Filière, président de la section locale et du Comité départemental, a été animé par Frédéric Caby, spécialiste de Barbusse et présentateur de qualité qui su allier le passé au présent, et montrer combien les engagements de Barbusse, ses idéaux de paix et de fraternité, ses luttes pour les droits des ACVG demeurent aujourd’hui d’une actualité criante. C’est cet héritage pour « résister au présent » que poursuit l’ARAC à travers de telles initiatives en prise directe sur le présent.

    Lors du vin d’honneur qui suivit, bien des questions furent posées à nos deux amis, et les bases de nouvelles initiatives de mémoire furent arrêtées :

  •  exposition, conférence-débat sur la guerre d’Indochine et la solidarité de l’ARAC avec le Village de l’amitié aujourd’hui,
  •  exposition Jean Moulin,
  •  projection-débat du film « L’ennemi Intime », de Patrick Rothman sur la guerre d’Algérie.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 l  

    ERP/ONAC de l’Essonne : Chant des partisans pour Guy Môquet
     
    Faisant sienne la volonté officielle de donner un éclat particulier à l’anniversaire de la mort du jeune Résistant communiste Guy Môquet, l’École de rééducation professionnelle de I’ONAC Général Maleterre (Soisy-sur-Seine, Essonne) a organisé, le 8 octobre dernier, une séquence expo-témoignage et débat autour de la personnalité du jeune martyre fusillé par les nazis au camp de Châteaubriant le 21 octobre 1943. A l’initiative d’André Filière (président de l’ARAC 91 et administrateur national de l’ONAC) l’ERP, sa directrice Sylvie Charbonnier et les enseignants se sont engagés dans un cycle de mémoire qui, après les avoir conduits aux visites successives (septembre-octobre) des musée Jean Moulin et du général Leclerc, puis du Mont-Valérien, a abouti au rassemblement de l’ensemble des stagiaires et des personnels (plus de 200 personnes) dans l’auditorium de l’établissement. Chacun, auparavant, avait pu prendre connaissance de la remarquable exposition consacrée à Guy Môquet par le musée de la Résistance nationale de Champigny (94).

    A partir de ce contexte, Georges Abbachi, secrétaire général de l’Association des rescapés et familles de Châteaubriant-Voves-Rouillé, ami d’enfance de Guy Môquet et lui-même jeune résistant interné à Voves, vint témoigner des circonstances historiques de 1936 à 1939, la montée du fascisme, la guerre d’Espagne, celle de 1939-1940, les débuts de la Résistance et les conditions dans lesquelles Guy Môquet et ses 26 compagnons furent arrêtés, incarcérés et désignés par le gouvernement de Pétain pour être fusillés comme otages.

    Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ? Quels étaient leurs parcours politiques, syndicalistes, d’élus… ? Comment sont-ils morts et quel élan leur exemple donna à la Résistance, au peuple français ? Autant de questions abordées dans le débat, y compris leur résonance dans notre actualité. Et là, surprise ! Une vingtaine de stagiaires et d’enseignants gagnèrent la scène de l’auditorium pour interpréter le Chant des partisans, qu’ils poursuivirent par la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet.

    L’émotion qui bouleverse alors l’auditoire est indescriptible, tant cet hommage exprimait totalement le sentiment de tous les présents replacés dans le contexte d’une époque tragique dont le souvenir était ainsi confié à leur mémoire. Merci à toutes et tous pour ces instants vécus intensément entre jeunes et anciens, réunis au présent par l’histoire.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 m  

    Lettre de Guy Môquet : La ville de Grigny (91) s’inscrit dans le témoignage de l’Histoire
     
    L’ARAC, soucieuse de re placer la lecture de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet (fusillé à 17 ans par les nazis à Châteaubriant en 1941) a écrit à tous les principaux des collèges et les proviseurs des lycées de l’Essonne, à qui elle a proposé de venir, le 22 octobre, développer la situation qui, de 1918 à 1940, amena à la Seconde Guerre mondiale, à l’occupation de la France et à la Résistance.

    Des rencontres eurent ainsi lieu dans divers établissements d’enseignement du département et, pour sa part, la ville de Grigny, profitant du congrès départemental de l’ARAC Essonne qui se tenait quelques jours plus tard dans ses murs, invita l’association à animer avec la municipalité une soirée (témoignages, théâtre et débat) autour de Guy Môquet et des résistants fusillés.

    Durant près de trois heures, au centre culturel Sidney Bechet, plus de 250 personnes parmi lesquelles de nombreux jeunes, ont procédé au lever de rideau du congrès départemental de l’ARAC, à partir de l’exposition consacrée à Guy Môquet par le musée de la Résistance nationale de Champigny (94). Après l’ouverture par le maire de Grigny, Claude Vazquez, membre de l’ARAC, qui plaça l’initiative dans son contexte actuel, le président de l’UFAC locale donna connaissance du texte lu chaque année le 8 mai devant la plaque consacrée à Guy Môquet à Grigny.

    Enfin, André Filière, président départemental de l’ARAC ; devait intervenir et rappeler le jugement de l’ARAC quant à la tentative de M. Sarkozy de s’emparer de la stature de Guy Môquet à des fins politiciennes personnelles et la réaction de notre association refusant que les martyrs de la Résistance soient encore une fois pris en otages et leur image exploitée. Il dénonçait la volonté du MEDEF d’en finir avec 1945 el les acquis sociaux du programme du Conseil national de la Résistance et appelait tous les combattants pour le progrès à se joindre à l’ARAC dans cette nouvelle Résistance quotidienne au service des hommes.

    Les comédiens du Théâtre du Fil terminaient la soirée par une évocation de l’occupation, des fusillades, la lecture de lettres des martyrs, et comparèrent le contenu du programme du CNR, ses ambitions pour l’avenir… à l’article de D. Kesler (MEDEF) dans la revue Challenge d’octobre 2007, intitulé Adieu 1945, où selon lui : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».

    La réaction vigoureuse des participants montre que les Français n’ont pas la mémoire courte et que la résistance aux casseurs de la France demeure une valeur d’actualité et un ferment d’union.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 n  

    Le massacre d’Oradour-sur-Glane ; Souvenons-nous !
     
    Le criminel de guerre nazi Heinz Barth, décédé le 6 août 2007 à l’âge de 86 ans, était le dernier survivant des responsables du massacre d’Oradour-sur-Glane en juin 1944.

    Il était également et malheureusement le seul à avoir été emprisonné et condamné après cette tuerie.

    Il avait participé très activement au massacre de 642 civils, dont 207 enfants et 247 femmes, le 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) près de Limoges.

    En mai 1983 devant le tribunal de Berlin Est, il avait reconnu avoir commandé l’exécution d’une vingtaine de villageois et en avoir tué douze à quinze personnellement.

    Il s’était enfui et caché sous une fausse identité en RDA avant d’être rattrapé par son passé, reconnu et condamné en juin 1983 à la peine de réclusion à perpétuité par le tribunal de Berlin Est. Il avait été libéré en juillet 1997 en raison de son âge, de son état de santé (étonnant alors qu’il va encore vivre pendant 10 ans !) et de « regrets », contestés par deux survivants encore en vie.

    Cependant, pour certains historiens, le premier responsable du massacre est l’hauptsturnfürher (capitaine) Otto Kahn qui commandait la 3e compagnie de la division Das Reich à Oradour. Otto Kahn est mort en avril 1977 en RFA, à l’âge de 69 ans, sans avoir été jugé et alors que la justice allemande enquêtait sur son passé et plus précisément sur son rôle dans le massacre d’Oradour.

    La 2e SS Panzer Division Das Reich était commandée par le général Heinz Lammerding, considéré par Serge Llarsfeld comme le principal responsable de ce massacre car il avait donné l’ordre de « pendre trois terroristes pour chaque soldat allemand blessé et d’en pendre 10 pour chaque soldat allemand tué ». Cette division, commandée par le général Lammerding d’octobre 1943 au 24 juillet 1944, date à laquelle il avait été blessé en Normandie, n’en était pas à « son coup d’essai ». Elle avait déjà commis un crime de guerre avant celui d’ Oradour. Le 9 juin 1944, la veille du massacre d’ Oradour, 99 otages avaient été pendus à Tulle.

    Condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Bordeaux en 1953, Lammerding est mort tranquillement dans son lit, en janvier 1971, en Allemagne où il avait créé après la guerre une entreprise de transports.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 o  

    Hommage au président Lucibello
     
    Le 12 septembre dernier, des délégations de l’ARAC de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont accompagné la famille de Casimir Lucibello au cimetière de Saint-Jean-Cap-Ferrat, pour marquer le 20e anniversaire de sa brutale disparition.

    Georges Doussin, qui lui succéda à la présidence nationale de l’ARAC, rappela la vie militante associative et mutualiste, ainsi que les engagements dans la Résistance anti-nazie de celui qui fut le colonel Jean Laborde dans les FTPF et contribua à la libération de Toulouse et de la région du joug nazi.

    André Fillère représentait la direction nationale à cette cérémonie du souvenir.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 p  

    Travailleurs forcés par le régime nazi : Fin de l’indemnisation
     
    La Fondation allemande chargée d’indemniser les travailleurs forcés durant la Seconde Guerre mondiale (STO) vient d’annoncer la fin de sa mission.

    Fondée en l’an 2000, à parité par l’État fédéral et les entreprises allemandes, elle a versé 4,37 milliards d’euros à 1665 millions de personnes résidant dans plus de cent pays, essentiellement d’ex-Union soviétique, d’Europe centrale et orientale, ainsi qu’à des détenus des camps de concentration.

    Plus de 10 millions de personnes ont été contraintes à travailler sous le régime nazi, dans les usines allemandes, l’agriculture et les hôpitaux. Nombre d’entre eux y ont laissé la vie, ainsi que l’a souligné le 12 juin 2007 à Berlin, la Chancelière allemande Angela Merkel, précisant que « ces personnes ont été contraintes de travailler dans des conditions inhumaines, nombre de prisonniers n’ont pas survécu à ce martyre, et ceux qui ont survécu sont marqués dans leur corps et dans leur âme ».

    La moyenne des indemnisations versées à ces victimes s’établit entre 2 556 et 7 669 euros.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 q  

    Danger : Dérives fascistes en Europe de l’Est
     
    Les gouvernements de l’Union européenne doivent se sentir une responsabilité devant les dérives ultranationalistes et fascisantes en Europe de l’Est.

    Loi liberticide en Pologne, provocation révisionniste du gouvernement estonien contre un mémorial antinazi, les autorités de la Lettonie autorisent régulièrement les défilés d’anciens légionnaires de la Waffen SS (ces anciens bourreaux touchent une pension militaire alors que les anciens détenus des camps fascistes ne peuvent pas obtenir de réparation).

    Les actes et les provocations inspirées d’une droite réactionnaire et d’une extrême droite agressive se multiplient en Europe orientale, accompagnant une expression préoccupante de nationalisme fascisant. Il s’agit d’une dérive très inquiétante pour les libertés et les valeurs auxquelles l’Union européenne se réfère.

    Les gouvernements de l’Union européenne doivent se sentir une responsabilité en agissant pour le respect, au sein de l’Union, des pratiques les plus communément admises de l’Etat de droit et de la démocratie.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 r  

    Le cinéma italien et le fascisme avant et durant la Seconde Guerre mondiale
     
    Alberto Rosseli et Bruno Pampaloni, tous deux grands amateurs de cinéma, viennent de publier un ouvrage intitulé Il ventennio in celluloide (Ediziono Settimo Sigilo – Rome) consacré au cinéma italien durant les vingt ans du régime de Mussolini. Cet aspect peu connu du fascisme et du cinéma italien éclaire le cheminement de l’industrie cinématographique à son départ, tant en Italie… qu’en France.

    Dès le début du XXe siècle, une douzaine de maisons de production sont en activité en Italie (notamment à Rome et Turin) ;t le premier long métrage, un péplum In Hoc Signo Vinces, connaît un tel succès populaire, m 1912, que le gouvernement salies réagit, en 1913, par une loi sur la censure cinématographique Cachez ces seins et autres portions des corps dénudés de los ancêtres les Romains !

    De la marche sur Rome… au cinéma

    Lorsque le 28 octobre 1922, Mussolini et ses Chemises noires entament la marche sur Rome qui ouvrira les portes du pouvoir au régime fasciste… le cinéma italien est en crise.

    L’après-guerre de 1914-1918 a en effet mis à jour toutes les faiblesses de l’industrie cinématographique naissante. Au manque de crédits et aux coûts faramineux de la distribution s’ajoute, déjà, la concurrence écrasante du cinéma américain. La faillite de l’UCI (Unione Cinématografica Italiana), qui avait elle-même absorbé l’ensemble des sociétés préexistantes, entraîne pratiquement l’arrêt de toute production de films.

    Acculé à la catastrophe, le cinéma italien se jette dans les bras de Mussolini et du fascisme vainqueur. Ce dernier, comme toutes les dictatures de la première moitié du XX’ siècle, va faire du cinéma un atout majeur de sa propagande et du lavage des cerveaux.

    Le régime fasciste créa donc l’institut LUCE (l’Union per la cinematografia éducativa) dont le sigle, trompeur, signifie… lumière. Et, en échange des moyens de survie rapidement attribués, les producteurs de cinéma promettent de glorifier les gestes et de servir la légende mussolinienne.

    L’entente parfaite des USA et de Mussolini

    Assuré du contenu de son cinéma, le gouvernement de Mussolini entend non seulement « blanchir les cerveaux » italiens, mais aussi profiter de la manne américaine en transformant le concurrent en partenaire. Ainsi, grâce à un accord diplomatique, Mussolini met à la disposition des grandes compagnies américaines de cinéma (les « majors ») tous les équipements, les théâtres de pose et les masses de figurants, en bref tout ce qui deviendra, en 1937, Cinecittà, la Mecque du cinéma italien, au Nord de Rome.

    Grâce à ces accords, le premier Ben Hur, produit par la MGM, sera entièrement tourné à Rome dès 1925, et d’autres projets semblables seront réalisés jusqu’en 1940 dans un climat de parfaite entente. Mieux même, ou pire… lorsque la Société des Nations (SDN) décrète ses sanctions en 1935 contre l’Italie fasciste pour agression de l’Éthiopie, c’est grâce à l’aide discrète, mais efficace, de la très puissante (et très conservatrice) Motion Picture Association of America que le cinéma italien pourra pallier (en partie) au manque de crédits et de matériel résultant des sanctions en question.

    Le fascisme à l’écran

    En 1936, l’Italie se situait à la 4, place en Europe (après l’URSS, l’Angleterre et l’Allemagne déjà nazie) quant au nombre de salles de projection (4 221), alors que la France du Front populaire n’en disposait que de 4 000…

    Certes, les salles sonorisées en France étaient plus nombreuses (3 300) qu’en Italie (2 724), mais Mussolini et son fascisme néfaste avait su saisir la portée que lui conférait l’ouverture du cinéma. Tout le savoir-faire technique, la flexibilité et la fantaisie italienne sont alors mis au service d’une exploitation systématique de tous les genres cinématographiques : productions colossales, tel Seipion l’Africain de Carmin, glorifiant la conquête de l’Éthiopie ; mélodrames, dits des telefoni bianchi, symboles du luxe à la mode ; films patriotiques, sur fond historique allant de l’épopée des Condottieri durant la 1ère guerre mondiale… jusqu’à l’écrasement des « rouges » en Italie et le triomphe du régime mussolinien.

    Cinéma colonial/colonialiste aussi, qui ne manque jamais de dénoncer les puissances riches et ploutocratiques (à commencer par l’Angleterre), revanche d’un gouvernement qui n’a jamais, ou si peu, conquis son empire colonial.

    Une exception : pas d’antisémitisme

    Cette exception est singulière dans l’appareil de propagande d’un régime fasciste. Et même après l’adoption des lois raciales de novembre 1938, il n’y eut pour ainsi dire pas de propagande antisémite. Et ce, même si le ministre de la Culture populaire (rebaptisé Miniculpop par les Italiens) accorde du bout des lèvres quelques vagues crédits en 1941 pour un navet pseudo-historique sensé emboîter le pas au Juif Süss tourné l’année précédente par Veit Harlan en Allemagne nazie. Cette servile invitation sensée prouver la machination antichrétienne des Juifs n’aboutit même pas et ne vit jamais le jour.

    Le cinéma italien durant la 2e guerre mondiale

    Véritable industrie, le cinéma italien emploie des milliers de salariés et de journaliers. Il produit à un rythme forcené : 356 films tournés et distribués de 1940 à 1944.

    A titre comparatif, la France occupée ne comptera que 226 films, tous issus de la tristement célèbre société allemande continentale de l’industriel Alfred Greven. D’ailleurs, les coproductions italo-françaises ne chôment pas durant cette guerre. Et certaines seront même honorables, telles La Bohème (1942) de Marcel L’Herbier, et Service de nuit (1943) de Jean Faurez et Belisario Randonne.

    Le cinéma italien, outil de propagande du régime, tournera également des dizaines de documentaires et de bandes d’actualité consacrés aux grandes heures mussoliniennes la bataille du grain, l’assainissement du marais pontin, le sport de masse, la construction de nouveaux monuments et bâtiments célébrant l’architecture rationaliste fasciste….

    Ces cinéastes se sont formés à l’une des plus grandes écoles de l’époque : celle du cinéma soviétique. Ils seront, après la guerre, les maîtres du néo-réalisme qui pointait déjà autour de la revue Cinéma créée en 1936 par Luigi Freddi, s’inscrivant dans un « fascisme de gauche » antibourgeois et socialisant.

    Collaboration et résistance

    Il y eut naturellement, dans les milieux cinématographiques, producteurs, réalisateurs, acteurs, etc., des collabos mussoliniens, des résistants antifascistes et des joueurs sur tous les tableaux. Certains, d’un bord et de l’autre, le payèrent parfois de leur vie. D’autres surent retourner leur veste avec brio.

    Les auteurs, de Il Ventennio en fournissent quelques exemples, parfois oubliés, parfois demeurés célèbres. Citons Augusto Genina (1892-1957) : sa singularité, un film oublié que redécouvrent aujourd’hui les cinéphiles : L’Assedio dell’ Alcasar ; tourné en 1939 sur les mines fumantes de la citadelle symbole de la résistance au franquisme durant la guerre civile en Espagne républicaine agressée par Franco, appuyé par les troupes de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste de Mussolini, Augusto Genina disposa, pour son tournage, de moyens importants et d’une distribution mixte italo-germano-espagnole. Singulier parcours pour un cinéaste qui avait commencé sa carrière avec René Clair (Mies Europa en 1929) et restera fidèle au naturalisme français, en tournant Maddalena (1954) avec Charles Vaxel et Valentine Teissier.

    Roberto Rosselini, lui, est mondialement connu. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fut, d’abord, l’un des plus ardents représentants du cinéma de guerre fasciste, notamment avec la Nave bianca (1941) et, surtout, Un pilota ritorna, qui raconte l’histoire d’un certain Tito Silvio Mursino, lequel n’était autre que Vittorio Mussolini, le fils aîné du Duce ! Trois ans plus tard, le temps de la défaite du régime, Roberto Rosselini est métamorphosé en l’un des plus ardents représentants du cinéma de résistance antinazie avec… Rome, ville ouverte.

    Pourtant, tout ne se termina pas aussi bien pour certains acteurs du cinéma fasciste italien. Ainsi, Osvalo Valenti et Luisa Ferida, amants à l’écran et dans la vie, furent exécutés à la Libération. Tous deux acteurs collabos notoires furent accusés d’avoir pris part à des séances de tortures de résistants antifascistes.

    Si l’accusation ne fut jamais prouvée, le fait que ce couple superbe et nationalement connu ait suivi Mussolini jusqu’au bout et se soit mis au service de la République « noire » de Salo, dernier refuge du Duce dans le Nord de l’Italie, a sans doute été déterminant quant à leur condamnation.

    Depuis, Cinecittà a été reconstruite à Venise. Et notre époque vit des temps où l’inspiration des grands artistes est aussi tributaire des idéologies, certains ralliements de vedettes de l’écran, de la scène et de la télé durant la campagne électorale et avec le succès de qui vous savez en témoignent encore.

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 s  

    La guerre a-t-elle un avenir ?
     

    Lors de la Mostra de Venise, le mois dernier, nombre de films présentés se référaient à la guerre. Le directeur et délégué artistique de ce festival, Marco Muller, évoquant le contemporain, déclarait « je ne peux mieux le définir que comme l’état de guerre permanent, dans lequel nous vivons aujourd’hui ».

    Peut-être plus révélateur encore de cette présence de la guerre, les chiffres publiés dans le dernier rapport du SIPRI de Stockholm, qui soulignait qu’en dix ans les dépenses militaires mondiales ont progressé de 37 %, parvenant en 2006 à 1 204 milliards de dollars, un niveau atteint au plus fort de la guerre froide (2,5% du PIB mondial, 184 dollars par habitant). Sans doute dans ces chiffres, les principales puissances se taillent-elles la part du lion, mais un examen attentif montre que le phénomène affecte, à des degrés divers, l’ensemble de la planète.

    La guerre toujours présente

    Pourtant, la fin de la guerre froide avait vu naître l’espoir de voir, avec la disparition des blocs et de la tension Est-Ouest, un monde apaisé, pacifié, dans lequel la guerre disparaîtrait progressivement du paysage. C’était faire preuve d’un certain angélisme. La guerre a six mille ans d’histoire humaine derrière elle, et la guerre froide n’en fut qu’un épisode. C’était aussi se référer à des grilles de lecture « occidentalo-centriques », encore axées sur des analyses clausewitziennes. La division en deux blocs n’existait plus, mais se maintenaient la mondialisation sauvage et les politiques de domination.

    Ainsi la réalité s’est-elle rapidement chargée de faire disparaître l’illusion d’un monde radicalement neuf. Certes, la physionomie du monde a changé, mais la guerre est toujours présente… Sans doute« a-t-elle pris des formes plus diversifiées, d’approches plus complexes, nécessitant des analyses nouvelles plus fines. Ainsi les guerres interétatiques se sont quelque peu estompées, sans pour autant disparaître totalement, pour le présent et peut-être pour l’avenir. Les projecteurs se sont braqués sur les « conflits identitaires », lesquels n’étaient pas complètement nouveaux, mais considérés parfois comme marginaux ou placés durant la guerre froide sous une certaine tutelle stratégique. Le cours actuel n’a fait que les renforcer et contribué à les mettre plus en relief. Souvent présentés sous un simple habillage ethniciste, ils sont souvent le reflet d’enjeux profonds, comme ceux de la terre, de l’eau, des richesses du sous-sol, enjeux renforcés par les conditions qui sont créés dans les « suds ». Des conflits sécessionnistes, parfois extrêmement violents, comme dans l’ex-Yougoslavie, se sont développés, conséquences plus ou moins directes de l’effondrement de l’URSS et de son pourtour immédiat. Dans ce cadre on a vu apparaître, au nom des droits de l’homme et du devoir d’ingérence, des interventions militaires extérieures.

    La place occupée par les Etats-Unis

    La fin du monde bipolaire a induit un phénomène nouveau, celui de la marche en solitaire des États-Unis. Le monde actuel est marqué par leur projet d’hégémonie. Si le projet d’étendre au monde la doctrine Monroe n’est pas nouveau, il trouve aujourd’hui des possibilités plus larges de se déployer. Les Etats-Unis sont au centre du processus contemporain de mondialisation néolibérale, qui tend à se déployer sous leur hégémonie pour des raisons monétaires, scientifiques, politiques, culturelles. Un processus qu’ils contribuent fortement à manipuler, contraignant, bon gré, mal gré, les autres pays à en accepter les règles. Ils n’entendent à cet égard aucune remise en cause de ce monopole de domination et, pour se faire, visent au contrôle militaire de la planète. Ils s’en donnent les moyens. Les dépenses militaires américaines atteignent 47 % des dépenses militaires mondiales. 460 milliards de dollars sont prévus pour le budget 2008. Les États-Unis disposent d’une organisation capable de mobiliser très rapidement de grandes ressources économiques et techniques très performantes à des fins militaires. Aussi s’inscrivent-ils dans une guerre permanente que l’antienne de Bush résume par « nous sommes une nation en guerre, dans une longue guerre ». Dans cet esprit les Etats-Unis s’octroient le droit, au mépris de toutes règles internationales, de conduire des guerres « préventives- ». Un tel projet est bien sûr souvent présenté sous le couvert d’un empire bienveillant, garant de la stabilité mondiale. Zbiniew Brzezinski, relayé par de nombreux stratèges occidentaux, y compris français, n’hésite pas à déclarer : « Dans le système international actuel, la seule alternative à la puissance américaine est l’anarchie mondiale, le chaos ». Or, comme l’ont souligné fort justement des analystes comme Samir Amin, Alain Joxe et d’autres, les États-Unis sont devenus de fait l’empire du chaos. Ils prétendent réguler des désordres qu’ils ont eux-mêmes contribués à créer, entraînant des synergies guerrières, des pompiers pyromanes en quelque sorte. Bien sûr évoquera-t-on, à l’appui du dispositif militaire déployé, la lutte contre le prétendu terrorisme international, présentée comme une guerre asymétrique de quatrième génération, ou bien comme variante la « guerre des civilisations » évoquée par Hutington, reprise avec empressement par l’administration Bush.

    Mais ce n’est pas un long fleuve tranquille. L’échec majeur que représente la guerre en Irak ne concerne pas seulement l’échec de la politique américaine au Moyen-Orient, avec les interrogations et les contestations qu’il provoque au sein même des États-Unis, il montre aussi dans une large mesure les limites de l’unilatéralisme américain, doté de l’image de Léviathan militaire. Mais limites ne signifient pas cependant remise en cause.

    Pour combien de temps les États-Unis seront-ils en mesure d’imposer leur hégémonie ? Des signes d’affaiblissement sont perceptibles un peu partout. Sans doute resteront-ils encore assez longtemps la principale puissance de la planète, mais qu’en sera-t-il de leur suprématie ? On sait les hégémonies relatives et précaires, qu’adviendra-t-il quand, comme le dit de manière subtile l’expression chinoise, « ils auront perdu le mandat du ciel ». A ce sujet, on évoque déjà de nouvelles hégémonies possibles, en équilibre ou en remplacement, à l’horizon d’une vingtaine d’années. On sait les États-Unis peu partageux en la matière. De telles perspectives conduiront-elles à un ordre polycentrique, à de nouveaux chocs de puissances, porteurs de conflits de haute intensité ? On évitera les scénarios fictions.

    Aller vers l’éradication de la guerre

    Au regard du passé, du présent et du proche avenir, brièvement et imparfaitement évoqués, la guerre semblerait avoir un bel avenir. Toutefois, s’il convient de bien analyser le réel tel qu’il se livre ou qu’on nous livre par grands médias interposés, convient-il aussi de discerner les multiples contradictions qui le travaillent de l’intérieur, les forces de résistance et de contestation qu’il recèle. C’est pourquoi je risquerai l’idée qu’il est possible d’engager un processus visant à éradiquer la guerre et que c’est sans doute un des défis fondamentaux à relever pour ce XXIe siècle. L’idée, j’en suis conscient, peut paraître audacieuse, tant elle vise à transcender une situation profondément marquée par la violence collective et les rapports de force actuels.

    Utopiste ? Peut-être. Mais l’utopie permet de ne pas se soumettre à une prétendue fatalité historique et d’envisager de modifier le réel, au lieu d’en être le serviteur. Par ailleurs, le réalisme qu’on lui oppose souvent comporte comme elle des incertitudes, des inattendus, des bifurcations, pas toujours prévisibles à court terme. Ainsi le futur n’est pas prévisible, toutefois on peut dans une certaine mesure le préparer. Donc, pour moi, ni « wait and see » ni non plus recours à des incantations. Sauf à considérer le monde actuel comme la fin de l’histoire, il y a place à agir. Je voudrais à ce sujet suggérer quelques pistes de réflexion, appelant bien évidemment débat. En premier lieu identifier quelques défis à relever à court, moyen, sinon long terme. Les termes peuvent parfois se chevaucher. Une politique de prévention des conflits est à promouvoir, permettant de dépasser la seule réaction, en s’attaquant à leurs causes profondes. Les opérations dites de rétablissement ou de maintien de la paix peuvent paraître nécessaires, toutefois elles posent question lorsqu’elles sont animées par des organismes comme l’OTAN, laissant intactes les causes de déclenchement des conflits. Dans ce cadre de la prévention, un objectif de brûlante actualité nous interpelle afin de sortir de la guerre. Il s’agit, dans l’urgence, de mettre en déroute le projet de Washington de guerre permanente, de guerres préventives. Sans doute peut-on considérer qu’un tel projet est appelé tôt ou tard à faire faillite, mais à quel prix humain, car l’enlisement peut conduire à des fuites en avant dramatiques.

    On ne sous-estimera pas l’ampleur de la tâche, laquelle doit nécessairement se situer à plusieurs niveaux, à celui des États où l’on sait que la vision américaine du monde n’est pas nécessairement partagée, sinon contestée dans son caractère hégémonique. Les débats aux Nations unies en témoignent. La crise irakienne en a été aussi une illustration. Il existe des marges d’autonomie, certes relatives compte tenu des interférences économiques et politiques dans le cadre d’un rapport de force tendant à atténuer les contestations, mais elles sont néanmoins réelles. En pression sur les sphères officielles, on évoque souvent le poids des opinions publiques. Il est indéniable, mais on sait aussi d’expérience que les opinions publiques ne vont pas toujours naturellement vers les solutions modérées et pacifiques. Plus ou moins manipulées, elles peuvent parfois soutenir, du moins temporairement, des politiques de force. Elles sont donc l’objet d’enjeux. Plus fondamentalement, la pression citoyenne doit s’exercer, tant au regard des conflits existants, qu’à celui des conflits prévisibles, afin de faire en sorte que les autonomies évoquées soient durables et permettent d’enrayer la guerre permanente envisagée par Washington. Il convient, me semble-t-il, d’inscrire une telle démarche en stratégie, permettant de relier les actions à court et moyen terme et les objectifs à long terme.

    Le mouvement altermondialiste apporte dans cette perspective un poids grandissant. Le mot d’ordre « un autre monde est possible », dans lequel on peut envisager de voir disparaître progressivement la guerre, n’est pas un mot d’ordre creux, mais un mot d’ordre de lutte, porteur de résistances, de revendications, d’alternatives. On dit très souvent que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, c’est vrai. Mais prévenir la guerre, l’enrayer, l’éradiquer, n’est-ce pas une contribution majeure à un monde plus harmonieux ?

    Jacques LE DAUPHIN Directeur de I’IDRP

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 t  

    Nouveaux montants de la retraite du Combattant et de la pension de veuve d’Ancien Combattant pensionné à compter du 01 juillet 2007
     

    Document sans nom La valeur du point d'indice visé à l'article L. 8 bis du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre est fixée à 13,38 € à compter du 1er juillet 2007.
    Les montants des pensions et de la retraite ont été modifiés.


    NOUVEAUX MONTANTS DE LA RETRAITE DU COMBATTANT


      Montant annuel

    468,30 €

      Montant semestriel

    234,15 €




    NOUVEAUX MONTANTS MENSUELS DES PENSIONS DE VEUVES


      CATÉGORIES

    Indices

    Montant
    mensuel



    AU TAUX PLEIN

    • Veuves de victimes de guerre (guerre ou hors guerre et de victimes civiles de guerre, agées de moins de 40 ans, dont le droit à pension découle de l'imputabilité du décès ou dont le mari était pensionné à 85 % sans ou avec all G.M

    493

    549,70

    • Veuves de victimes militaires (de guerre ou hors guerre) et de victimes civiles de guerre, âgées de 40 ans et plus, dont le droit à pension découle de l'imputabilité ou dont le mari était pensionné à 85 % avec all aux Grands Mutilés (G.M.)

    500

    557,50

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) et de victimes civiles de guerre, âgées de 40 ans et plus, dont le mari était pensionné à 85 % sans allocation G.M

    489

    545,24



    AU TAUX DE REVERSION

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) bénéficiant du taux de réversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné à 60 %

    288

    321,12

    • Veuves de victimes militaire (guerre ou hors guerre) bénéficiant de taux de réversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné de 65 à 80%

    333

    371,30

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) bénéficiant du taux de reversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné

    à un taux de 65 % ...............

    312

    347,88

    au taux de 70 %..............................

    336

    374,64

    au taux de 75 %..............................

    360

    401,40

    au taux de 80 %..............................

    384

    428,16



    AVEC SUPPLEMENT EXCEPTIONNEL

    • Veuves de déportés morts en déportation, sans condition d'âge et de ressources

    667

    743,71

    • Veuves (autres) âgées d'au moins 57 ans et remplissant la condition de ressources

    667

    743,71

    Majoration pour les veuves des titulaires
    de l'article L18 (tierce personne)

    • Veuves pesnionnées justifiant de 15 ans de mariage et de soins, dont le mari était bénéficiaire de l'article L18 (tierce personne) avec l'allocationn°5 bis et était donc : aveugle, ou amputé de deux membres, ou paraplégique

    230

    256,45

    • Veuves (autres que celles ci-dessus) pensionnées justifiant de 15 ans de mariage et de soins, dont le mari était bénéficiaire de l'article L 18 (tierce personne) avec l'allocation n°5 bis (a)

    140

    156,10

     

     

     

    assendants âgés de moins de 65 ans

    à taux plein

    213

    237,50

    à demi-taux

    106,5

    118,75

    assendants âgés de plus de 65 ans

    au taux plein

    243

    270,95

    au demi-taux

    121,5

    135,47

     

     

     

    majoration pour chaque enfant décédé en sus du premier

    45

    50,18

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      N° 735-736 – octobre-novembre 2007 u  

    Les voyages de l’ARAC
     
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    Cuba : découvertes - rencontres
    du 9 novembre au 23 novembre 2008
    15 jours -13 nuits - en pension complète
    Prix 1900 €

    Santiago de Cuba

    Visite de la forteresse El Morro. Rencontre avec les anciens combattants cubains du musée du 26 Juillet (ancienne caserne Moncada).

    Guantanamo

    Plages-du débarquement du Granma, bateau transportant les révolutionnaires cubains.

    Bayamo/Trinidad

    Découverte de la vallée de Los Ingenios. Trinidad, superbe ville coloniale classée par l’Unesco « Patrimoine de l’Humanité », la taverne La Canchanchara où vous pourrez déguster, en musique, le cocktail typique du même nom.

    Santa Clara

    Le monument dédié au Che. Visite du musée et du célèbre train blindé, en partenariat avec les anciens combattants de la ville.

    Cienfuegos

    Rencontre avec un médecin de famille, cheville ouvrière du système de santé cubain. En passant par la baie des Cochons où un ancien combattant vous racontera cette bataille.

    Vinalès

    Vallée de Vinalès avec ses « Magotes » et ses champs de tabac jusqu’à la fresque préhistorique. Visite de la manufacture de cigares. Rencontre du Comité de Défense de la Révolution autour d’un dîner, pour découvrir son rôle et son fonctionnement.

    Matanzas

    Découverte avec les anciens combattants cubains de la capitale de la province, berceau d’un grand nombre d’artistes aux influences afro-cubaines.

    La Havane

    Rencontre avec les anciens combattants cubains, visite de l’école parrainée par l’ARAC. Rencontre avec le syndicat des travailleurs cubains à la maison Victor-Hugo, visite du journal Juventud rebeldes, puis de l’aquarium.

    Dès maintenant, préparez votre voyage. Vous aurez ainsi la possibilité de payer votre séjour en plusieurs fois.

    Pour tous renseignements complémentaires contactez-nous à l’ARAC : 01 42 11 11 11

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    Circuit au Vietnam : 10e anniversaire du Village de l’amitié de Van Canh
    Du 15 au 29 mars 2008
    15 jours/12 nuits
    Prix : 1890 €
    Supplément chambre individuelle : 230 €

    Un circuit qui passera par Hanoï (avec la Visite du Village de l’Amitié de Van Canh), Halong (croisière sur une jonque traditionnelle), Hué, Danang, Hoi An, Ho Chi Minh Ville.

    Excursions dans le Delta du Mékong et tunnels de Cu Chi.

    A chaque ville étape, il vous sera proposé de découvrir ces villes, de visiter des sites (entre autres, le temple de la Littérature, du mausolée d’Ho Chi Minh, des grottes, la baie de Bai Tu Long et ses îlots et ses villages de pêcheurs, des marchés traditionnels).

    Vous assisterez à un spectacle de marionnettes sur l’eau à Hanoi, accompagné d’un orchestre traditionnel.

    Pour tous renseignements complémentaires n’hésitez pas à nous contacter.

    Permanence du comité du Village de l’Amitié
    Tous les jeudis, de 10h à 16 h
    2, Place du Méridien, 94807 Villejuif. Tél. 01 42 11 11 14

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  • Articles de cette rubrique
    1. Le Réveil des Combattants N° 735-736 – octobre - novembre 2007
      10 décembre 2007

    2. Le Réveil des Combattants N° 768-769 - janvier-février 2011.
      24 février 2011

    3. Ne pas demeurer l’arme au pied
      14 septembre 2006

    4. Campagne double : Vigilance et urgence
      14 septembre 2006

    5. En suivant la retraite du combattant
      14 septembre 2006

    6. Carte du combattant, proposition de loi 1939-1945
      14 septembre 2006

    7. L’Arac reçue par le ministre des Anciens Combattants
      14 septembre 2006

    8. Agent orange, dioxine et leurs conséquences
      14 septembre 2006

    9. Alerte ! Les anciens de l’OAS relèvent la tête
      14 septembre 2006

    10. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’août-septembre 2006.
      14 septembre 2006

    11. ARAC-Cuba solidarité
      15 septembre 2006

    12. Papon : un nouveau scandale
      15 septembre 2006

    13. Veuves d’anciens combattants : Groupe de travail sur leur situation financière
      15 septembre 2006

    14. Cérémonies du souvenir organisées par l ’ARAC
      15 septembre 2006

    15. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’avril-mai 2006.
      20 mai 2006

    16. Trois questions à Claude Delevacq, secrétaire général de L’ARAC
      20 mai 2006

    17. Loi de finances 2006 : Les dispositions définitives.
      21 mai 2006

    18. Yzeure (Allier) : L’agent orange fait toujours des victimes au Vietnam
      21 mai 2006

    19. Yvonne Hagnauer : résistante, pédagogue et Juste parmi les Nations
      21 mai 2006

    20. Le cri des enfants de harkis
      21 mai 2006

    21. Le 19 mars est un combat
      21 mai 2006

    22. Dans l’union, les cinq mutuelles AC en action
      21 mai 2006

    23. Psychotraumatismes de guerre : Un colloque en préparation
      21 mai 2006

    24. Les articles de notre journal : "Réveil des Combattants".
      21 mai 2006

    25. Campagne double : Scandaleuse attitude du ministre des Anciens Combattants.
      5 juillet 2006

    26. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de juin-juillet 2006.
      5 juillet 2006

    27. Colloque sur les psychotraumatismes de guerre
      5 juillet 2006

    28. Services départementaux de l’ONAC : Quel recrutement dans les cinq ans ?
      5 juillet 2006

    29. Croix de guerre Algérie-Tunisie-Maroc - Médaille des évadés
      5 juillet 2006

    30. L’ARAC représentée au CA national de l’ONAC.
      5 juillet 2006

    31. Des anticolonialistes en assemblée générale.
      5 juillet 2006

    32. L’ARAC au Tréport : Succès du rassemblement national.
      5 juillet 2006

    33. Le génocide arménien : Un crime imprescriptible oublié
      6 juillet 2006

    34. Anciens d’Algérie , appel à témoignage
      6 juillet 2006

    35. Guantanamo : A propos des emprisonnés
      6 juillet 2006

    36. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’octobre-novembre 2006
      21 novembre 2006

    37. Legs aux associations
      21 novembre 2006

    38. Jeunes porte-drapeaux à l’honneur
      21 novembre 2006

    39. Avec le Comité Vietnam : « Les enfants et le buffle »
      21 novembre 2006

    40. Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
      21 novembre 2006

    41. Cuba élu au Conseil des droits de l’homme à Genève
      21 novembre 2006

    42. Cuba : Solidarité, liberté et justice
      21 novembre 2006

    43. Cuba : Mieux se connaître pour mieux coopérer
      21 novembre 2006

    44. Aide cubaine à la santé et à l’éducation en Bolivie
      21 novembre 2006

    45. Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
      21 novembre 2006

    46. Le 14 Juillet aux Ulis
      21 novembre 2006

    47. Assemblée générale de l’UFAC : Des revendications réaffirmées clairement
      21 novembre 2006

    48. Carnet de santé et aménagements des automobiles
      21 novembre 2006

    49. Les 90es anniversaires du feu d’Henri Barbusse et de l’ONAC sont bien engagés
      21 novembre 2006

    50. Veuves d’anciens combattants : Une allocation pour les plus démunies
      27 janvier 2007

    51. ONAC : Une carte de la France interactive
      27 janvier 2007

    52. Rente mutualiste : Le plafond porté à 1 649 € au 1er-01-2007
      27 janvier 2007

    53. Anciens harkis et supplétifs : Revalorisation de l’allocation de reconnaissance
      27 janvier 2007

    54. La décristallisation : "Une indemnité de rupture"
      27 janvier 2007

    55. Frais des bénévoles et réduction d’impôts
      27 janvier 2007

    56. Cébazat (63) : Exposition cour la mémoire
      27 janvier 2007

    57. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de décembre 2006 - janvier 2007
      27 janvier 2007

    58. Les Ulis (91) : Un débat d’actualité
      27 janvier 2007

    59. Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
      8 avril 2007

    60. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de février - mars 2007
      8 avril 2007

    61. Le Réveil des Combattants N° 729-730 – avril-mai 2007
      27 mai 2007

    62. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants" d’avril-mai 2007
      27 mai 2007

    63. Le Réveil des Combattants N° 731-732 – juin-juillet 2007
      9 juillet 2007

    64. Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
      23 septembre 2007

    65. Le Réveil des Combattants N° 737-738 – décembre 2007 - janvier 2008.
      19 janvier 2008

    66. Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
      24 mars 2008

    67. Le Réveil des Combattants N° 741-742 – avril-mai 2008
      5 mai 2008

    68. Le Réveil des Combattants N° 772 - mai 2011.
      14 juin 2011

    69. Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
      3 juillet 2008

    70. Le Réveil des Combattants N° 745-746 – août-septembre 2008
      27 septembre 2008

    71. Le Réveil des Combattants N° 747-748 – octobre-novembre 2008
      30 novembre 2008

    72. Le Réveil des Combattants N° 759 – février 2010
      2 mars 2010

    73. Le Réveil des Combattants N° 764 – août-septembre 2010.
      30 septembre 2010

    74. Le Réveil des Combattants N° 766-767 – novembre - décembre 2010.
      31 décembre 2010

    75. Le Réveil des Combattants N° 770-771 - mars-avril 2011.
      12 avril 2011

    76. Le Réveil des Combattants N° 771 - avril 2011.
      18 mai 2011

    77. Le Réveil des Combattants N° 777 - octobre 2011.
      1er janvier 2012

    78. Le Réveil des Combattants N° 776 - septembre 2011.
      1er janvier 2012

    79. Le Réveil des Combattants N° 773 - juin 2011.
      31 décembre 2011

    80. Le Réveil des Combattants N° 774-775 - juillet-août 2011.
      31 décembre 2011

    81. Le Réveil des Combattants N° 778 - novembre 2011.
      1er janvier 2012

    82. Le Réveil des Combattants n°789 de décembre 2012 - janvier 2013.
      23 janvier 2013

    83. 8 mai 2006 : Message de l’UFAC
      20 mai 2006

    84. 8 mars 1962 : Charonne : La mémoire des crimes
      27 janvier 2007

    85. 90e anniversaire de la création de l’ONAC
      5 juillet 2006

    86. 90e anniversaire de l’ARAC : Le combat d’un siècle pour la paix, pour la vie
      27 janvier 2007

    87. 1936 : Solidarité avec l’Espagne républicaine berceau de la Résistance française.
      5 juillet 2006