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Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
Publié le lundi 24 mars 2008, mis à jour le mardi 25 mars 2008

Sommaire :  

  •  C’est prévu pour 2008…
  •  Grands-parents : n’oubliez pas vos petits-enfants, mais faites-le avec prudence
  •  Suppression de la DSPRS : Résolument à l’offensive !
  •  Pétition : Non à la disparition du ministère des ACVG
  •  Alerte ! : Avec l’éclatement de la DSPRS, c’est le Ministère qui est menacé !
  •  Rente mutualiste
  •  Pension de réversion
  •  Pensionnés militaires ACVG : Combien sont-ils ?
  •  Pension militaire d’invalidité : Droit des veuves ou veufs
  •  Maisons de retraite « Bleuet de France »
  •  19 mars 2008 : Message de l’ARAC
  •  46e anniversaire du 8 février 1962 : Plus que jamais respectons la mémoire
  •  Samedi 24 mai 2008 : Rassemblement national de l’ARAC A Friville-Escarbotin (Somme)
  •  Colonialisme : pour la vérité historique : Abrogation de la loi du 23 février 2005 !
  •  Ordres nationaux : Promotion spéciale du 46e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie… : N’y cherchez pas l’ARAC !
  •  Les Lilas : Un futur mémorial des femmes déportées
  •  65e anniversaire de la bataille de Stalingrad : Le grand tournant
  •  Halluin-Neuville : 90e anniversaire de l’ARAC
  •  Le petit Breton à la caméra rouge a 80 ans…
  •  Nouveaux montants de la retraite du Combattant et de la pension de veuve d’Ancien Combattant pensionné à compter du 01 juillet 2007
  •  Les voyages de l’ARAC

     

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      N° 739-740 - février-mars 2008 a  

    C’est prévu pour 2008…
     
    De nouvelles franchises médicales

    Elles sont de 0,50 euro par boîte de médicaments, par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire. Plafonnées à 50 euros par an, elles ne concernent pas les bénéficiaires de la CMU, de l’aide médicale d’État, ni les femmes enceintes, ni les enfants.

    Par contre, elles s’appliquent aux personnes prises en charge à 100 % pour affection de longue durée (ALD).

    Elles s’ajoutent à celles qui existent déjà : 1 euro par consultation, 18 euros pour les actes coûtant plus de 91 euros, 17 euros par jour pour les forfaits hospitaliers. Les mutuelles ne pourront prendre ces franchises en charge.

    Allocations familiales
  •  Seulement 1 % de hausse des prestations familiales (moins que l’inflation !)
  •  Prestation d’accueil du jeune enfant : + 50 euros (soit 425 au lieu de 375).
  •  Allocations familiales : + 60 euros dès l’âge de 14 ans (contre 16 actuellement).

    Retraites et préretraites

    Les retraites n’ont augmenté que de 1,1 % au 1er janvier 2008, alors que l’inflation est estimée à 1,6 % !

    Les indemnités de mise à la retraite d’office sont désormais soumises à de nouvelles contributions patronales.

    Le taux de la CSG des préretraites est maintenant aligné sur celui des revenus d’activité, soit 7,5 %. Merci patrons !

    Et merci aux patrons des patrons, ceux du MEDEF et de leur allié le président du Fouquet’s, des amis de la finance, du CAC 40 et de la nouvelle République !

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      N° 739-740 - février-mars 2008 b  

    Grands-parents : n’oubliez pas vos petits-enfants, mais faites-le avec prudence
     
    Quel bonheur pour des grands-parents de pouvoir aider matériellement les petits-enfants lorsque cela leur est possible. Mais encore faut-il que cette aide soit raisonnable, utile, sans mettre en péril le quotidien des aïeuls. De nombreuses façons existent pour donner un coup de pouce à ses petits-enfants.

    La formule la plus simple et celle qui vient en premier lieu à l’esprit, c’est l’offre d’un cadeau. Les grands-parents ont parfaitement le droit de faire un cadeau aux petits-enfants à l’occasion de Noël, d’un anniversaire, de réussite à un examen (argent, permis de conduire, bijoux, voyage…). Attention ! Si la valeur du cadeau est excessive en comparaison des revenus des grands parents, le fisc pourrait considérer qu’il s’agit d’une donation déguisée, laquelle est soumise au paiement de droits.

    Les grands-parents peuvent prêter gratuitement un logement à leurs petits-enfants, mais à condition de fixer par écrit la durée de ce prêt et de préciser la date à laquelle il prendra fin (par exemple à la fin des études universitaires).

    Les grands-parents peuvent héberger gratuitement chez eux leurs petits enfants, même si les aïeuls sont locataires ; mais s’il est demandé un loyer en contrepartie, il s’agit alors d’une sous-location qui nécessite obligatoirement l’accord écrit du bailleur. A défaut d’accord du bailleur, cette sous-location pourrait être une cause de résiliation du bail et d’expulsion.

    Les grands-parents peuvent également se porter caution pour une location ; mais ceci n’est pas sans risque, puisqu’ils acceptent de payer à la place du petit-enfant si celui-ci ne règle plus ses loyers. Aussi faut-il impérativement que cette caution soit portée pour une durée déterminée et un montant exactement précisé.

    Les grands-parents peuvent avancer une somme d’argent à un petit-en¬fant. A partir de 760 €, le petit-en¬fant doit remplir une déclaration de contrat de prêt disponible au centre des impôts. A partir de 1500 €, il est obligatoire de faire signer une reconnaissance de dette sur papier libre.

    Si les grands-parents disposent de liquidités importantes ils peuvent faire au petit-enfant un don allant jusqu’à 30 000 € (60 000 si la donation est faite en couple) sans aucun droit de donation à payer (cet abattement se renouvelle tous les six ans), aidant ainsi le petit-enfant à devenir propriétaire. L’apport personnel de ce futur propriétaire sera ainsi plus élevé, ce qui lui permettra d’emprunter moins et dans de meilleures conditions. Si l’aïeul a moins de 65 ans et que le petit-enfant est majeur, il peut lui donner en plus 30 000 sans droits à payer. Les grands-parents peuvent également aider un petit-enfant dans la création d’une entreprise. Jusqu’au 31 décembre 2010, l’aïeul peut donner sans frais jusqu’à 30 000 € à l’un de ses petits-enfants majeurs pour l’aider à la création d’une entreprise (60 000 € si les grands-parents donnent en couple).

    Il est désormais possible aux grands-parents de consentir une donation partage à un ou des petits-enfants. Ce pacte de famille, établi obligatoirement devant notaire, permet d’inclure les petits-enfants. Par contre les enfants doivent expressément donner leur accord, puisque la part dévolue aux petits-enfants s’impute sur la réserve revenant aux enfants.

    Enfin une dernière possibilité s’offre aux grands-parents : nominer un ou plusieurs petits-enfants bénéficiaires du capital assurance vie. Les sommes transmises ne font pas partie de la succession des grands-parents. Elles échappent donc à toute imposition si elles sont inférieures à 152500 par bénéficiaire et si elles correspondent à des primes versées sur le contrat avant 70 ans.

    Toutes ces possibilités offertes aux grands-parents en faveur des petits-enfants doivent être savamment étudiées par ceux-ci avant de prendre une décision hâtive. Il ne doit pas être question pour eux de se ruiner, mais simplement de transmettre une partie de leur succession au moindre coût et d’aider les plus jeunes à démarrer dans la vie.

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      N° 739-740 - février-mars 2008 c  

    Suppression de la DSPRS : Résolument à l’offensive !
     
    16 janvier 2008 : le Secrétariat national de I’ARAC commence son action de résistance à cette décision unilatérale dangereuse pour le droit à réparation par la consultation des institutions de proximité ACVG : entretien du Secrétariat national avec M. lobez, directeur de la direction interdépartementale du ministère des Anciens Combattants pour I’Ile-de-France.
    Suppression de la DSPRS : le Secrétariat national continue ses consultations. Le 21 janvier, il rencontre le préfet directeur général de l’ONAC, Rémy Enfrun, sur la DSPRS. Il lui remet le livre de l’histoire de I’ARAC, Combattants pour la vie, de Georges Doussin. De gauche à droite : André Filière, vice-président honoraire, Rémy Enfrun, directeur général de l’ONAC, Paul Markidès, vice-président, Claude Delevacq, secrétaire général, Chantal Degraeve, trésorière nationale, et Raphaël Vahé, président national. Cette rencontre a été suivie, le 14 février par un entretien avec M. Riffaud, directeur de cabinet du secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Alain Marleix.

    La direction de l’ARAC a appris avec stupeur la disparition annoncée de la Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS), le 12 décembre 2007, par le Conseil de modernisation des politiques publiques réuni sous l’égide du Président de la République.

    Une nouvelle fois, les structures du ministère des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre sont menacées. La Direction nationale de l’ARAC, dès début janvier, a sollicité et obtenu (pour obtenir plus d’éléments d’information), des rencontres auprès du directeur de la direction interdépartementale de l’Ile-de-France, du ministère des Anciens Combattants, du préfet directeur général de l’ONAC, du secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

    Après les avoir écoutés attentivement, nous leur avons explicité notre opposition à l’éclatement des missions actuelles de la DSPRS vers différents ministères et vers l’ONAC, porteur selon nous de la remise en cause à terme du droit à réparation durement acquis et sauvegardé.

    Une réforme profonde et sévère du ministère des ACVG se profile. L’ARAC se place résolument à l’offensive de la revendication pour créer les conditions d’une mobilisation de bon niveau et surtout unitaire. Pour cela, elle adresse à chaque lecteur et lectrice du Réveil des Combattants la déclaration du Bureau national de l’ARAC des 15/16 février derniers et la carte pétition à renvoyer au Président de la République, directement (et gratuitement) et à votre comité départemental ou section locale.

    Soyons résolument offensifs et unitaires…

    Raphaël VAHÉ, Président national

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      N° 739-740 - février-mars 2008d  

    Pétition : Non à la disparition du ministère des ACVG
     
    Non à la disparition du ministère des ACVG

    Respect de ses 4 millions de ressortissants

    L’existence des institutions chargées de l’exercice du droit à réparation auprès des anciens combattants et victimes de guerre est menacée.

    L’éclatement annoncé des missions actuelles de la Direction des services, des pensions et réinsertion sociale vers des ministères autres que celui des ACVG, auquel ils sont actuellement rattachés, vers les collectivités territoriales, et vers l’Office des anciens combattants (dans une confusion entretenues par le gouvernement), fera éclater l’unité d’application du droit à réparation. Il rendra donc caduque la loi du 31 mars 1919, telle qu’elle a été améliorée en permanence par le travail inlassable des anciens combattants de 14/18, de 39/45, d’Indochine, d’Afrique du Nord et des OPEX.

    Je refuse ce démantèlement qui va toucher tous les anciens combattants, toutes les victimes de guerre, en même temps qu’il remet en cause le principe même de la Fonction publique par la diminution accélérée de ses effectifs au service de tous.

    J’exige du gouvernement qu’il abandonne cette attaque et respecte les instances du Ministère, lesquelles comptent toujours 4 millions de ressortissants.

    Nom et Prénom :

    Département :

    Pétition à signer et faire signer et à nous envoyer :

    ARAC
    2 place du Méridien
    94800 VILLEJUIF

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      N° 739-740 - février-mars 2008e  

    Alerte ! : Avec l’éclatement de la DSPRS, c’est le Ministère qui est menacé !
     

    Le 12 décembre 2007 dernier, le Président de la République a réuni le Conseil de modernisation des politiques publiques. A l’issue de cette réunion, le gouvernement a arrêté une série de quatre-vingts mesures… dont l’une concerne le secrétariat d’État aux Anciens Combattants et l’ONAC. Dans ce cadre, la Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS) devrait voir le transfert progressif de ses activités vers d’autres structures, dont I’ONAC.

    Alerte et vigilance !

    Il semble, une nouvelle fois, que les structures du secrétariat d’État aux Anciens Combattants soient attaquées et menacées !

    La nouvelle a fait l’effet d’une bombe à la veille de Noël. Et l’on ne peut pas dire que le Président de la République « fasse dans la dentelle » en matière de communication envers les ACVG, ni envers les personnels du secrétariat d’État et de l’ONAC. Le choc a été tel que, dès le 13 décembre, M. Marleix, secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants, s’est vu contraint d’adresser un courrier à tous les présidents d’associations d’ACVG, ainsi qu’aux personnels de la DSPRS, tandis que le préfet directeur général de l’ONAC, Rémy Enfrun, faisait de même en direction de l’ensemble des personnels de l’ONAC.

    Prétextes et réalité

    Officiellement, le prétexte évoqué pour justifier la disparition de la DSPRS serait le chevauchement sur de mêmes missions de cet organisme et de l’ONAC.

    Il est vrai que, en matière d’attribution de la carte du combattant, les services départementaux de l’ONAC travaillent sur le terrain et transmettent à Caen (service du Ministère) les cas litigieux, lesquels, après étude approfondie de la DSPRS, reviennent à Paris et sont soumis à l’appréciation du groupe de travail puis de la commission plénière officiellement chargée de l’attribution de la carte du combattant. Rappelons tout de même au passage que la décentralisation de Paris vers Caen n’est pas le fruit des ACVG, mais de la volonté politique du gouvernement de l’époque, dont le ministre des Anciens Combattants… habitait la Normandie dont il était élu.

    Ceci étant, la DSPRS, c’est aussi le service des pensions militaires d’invalidité, de la valeur du point de pension PMI, des soins gratuits, de la mémoire, de l’appareillage, etc. Pas de doublon avec l’ONAC en l’occurrence ! Alors que vont devenir ces services ? L’éclatement de la DSPRS opérerait « des transferts progressifs de ses activités… vers d’autres structures, au nombre desquelles I’ONAC ».

    Quelles autres structures ?

    Parmi celles déjà évoquées, d’autres ministères, voire même… des collectivités territoriales ! Ne risque-t-on pas d’assister au -démantèlement du secrétariat d’État aux Anciens Combattants par des rattachements de services aux ministères de la Santé, du Travail, de la Sécurité sociale… comme cela a déjà été envisagé à travers tant de rapports, ces trente dernières années, de MM. Plantier à Raffarin, en passant par Levandovski et Juppé ?

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      N° 739-740 - février-mars 2008f  

    Rente mutualiste
     
    Plafond majorable de la rente mutualiste du combattant à 1672 euros au 1er janvier 2008 et majoration légale à plus 1,6 %.

    Le plafond annuel majorable des rentes mutualistes du combattant a été fixé par l’article 101 de la loi n° 2006-1666 du 21 décembre 2006 (loi de finances pour 2007) à 125 points d’indice de pension militaire d’invalidité.

    La valeur du point d’indice de pension militaire d’invalidité en vigueur à ce jour, modifiée proportionnellement à l’évolution de l’indice d’ensemble des traitements bruts de la fonction publique de l’État tel qu’il est défini par l’Institut national de la statistique et des études économiques, est de 13,38 €. En conséquence, le nouveau montant du plafond majorable sera fixé pour l’année 2008 à 1 672 €.

    Ce montant sera évalué à nouveau au 1" janvier 2009, compte tenu de l’évolution constatée du point de pension au cours de l’année 2008, d’autant que, malheureusement, le relèvement à 130 points d’indice (objectif qui devait être atteint en 2002, puis fin 2007) a été refusé ’par le gouvernement, malgré les demandes pressantes des cinq mutuelles AC, de l’UFAC et du Mouvement AC unanime.

    Par ailleurs, la majoration légale des rentes mutualistes AC servies a été fixée à + 1,6 % pour 2008.

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      N° 739-740 - février-mars 2008 g  

    Pension de réversion
     
    Pension de réversion

    Lorsqu’un salarié ou un retraité du régime général décède, son conjoint peut prétendre, sous certaines conditions, à une partie de sa retraite.

    Par ailleurs, si le défunt était ancien combattant, la conjointe survivante peut devenir ressortissante de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC).

    Les nouveaux régimes de réversion des retraites relèvent de la loi Fillon, mise en place le let juillet 2004.

    Reversions de la Sécurité sociale

    Depuis cette loi, les conditions d’attribution de la réversion du régime de base des salariés ont été sensiblement modifiées.

    L’attribution est soumise :

  •  à une condition d’âge : 51 ans jusqu’au 30 juin 2009, puis 50 à partir du 1" juillet 2009 et jusqu’au 31 décembre 2010. Cette condition d’âge sera supprimée le 1" janvier 2011,
  •  à une condition de ressources : les revenus personnels du conjoint survivant ne peuvent dépasser le plafond fixé en 2007 à 17 201,60 euros s’il vit seul ou bien 27 522,56 euros s’il vit en ménage (remariage, pats, concubinage).

    Le montant de la réversion : il représente 54 % de la retraite de base du conjoint disparu, ou de celle qu’il aurait pu percevoir s’il n’était pas décédé. Ce montant ne peut être inférieur à un minimum annuel (3102,96 euros en 2007) si le conjoint disparu justifiait d’au moins 60 trimestres de cotisations au régime général.

    Variation du montant : si le total des pensions et ressources du survivant est supérieur au plafond, le montant de la réversion est réduit à hauteur du plafond. Ce montant peut donc varier au fil des ans, selon l’évolution des revenus, voire même être suspendu.

    Majoration : la réversion peut être majorée de 10 % si trois enfants sont nés de l’union et ont été élevés. Une majoration pour enfant à charge peut être également accordée sous certaines conditions.

    Où faire la demande ? Auprès de la caisse qui versait la retraite au conjoint disparu (s’il était retraité) ou auprès de sa caisse régionale d’assurance-maladie (GRAM) s’il était encore en activité.

    Attention : les ex-conjoints remariés d’un assuré décédé peuvent désormais prétendre à partie de la réversion sous condition d’âge et de ressources.

    Réversion des régimes de retraite complémentaire

    L’attribution de la pension du (des) régime(s) de retraites complémentaire ARRCO et AGIRC ne dépend ni des ressources du survivant ni de la durée du mariage ; elle est seulement soumise à une condition d’âge : 55 ans. Mais, si le conjoint survivant n’a pas droit à la pension du régime de base, et si le conjoint disparu était cadre, la réversion de l’AGIRC ne sera versée à taux plein qu’à partir de l’âge de 60 ans… à moins d’accepter un abattement définitif de son montant.

    Par contre, pas de condition d’âge pour l’ARRCO ni pour l’AGIRC : - si deux enfants à charge ou invalides, - si le conjoint survivant est invalide au moment du décès du disparu, ou par la suite.

    Le montant : c’est l’équivalence de 60 % des points de carrière du conjoint disparu ou des droits de retraite qu’il a acquis. Peuvent s’y ajouter d’éventuelles majorations pour enfant à charge.

    La demande : elle est à déposer à la dernière caisse ARRCO du défunt ou, s’il était cadre, à sa dernière caisse AGIRC.

    Attention : La réversion peut être partagée entre le conjoint et un ou plusieurs ex-conjoints divorcés et non remariés.

    En cas de remariage, le conjoint survivant perd tout droit à la pension de réversion des régimes complémentaires.

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      N° 739-740 - février-mars 2008 h  

    Pensionnés militaires ACVG : Combien sont-ils ?
     
    Selon la publication de l’un de nos confrères, ils étaient, au 31 décembre 2006, près de 259 000 pensionnés militaires et hors guerre au titre des invalides, plus de 110 000 pour les conjoints survivants, auxquels il convenait d’ajouter 3 244 orphelins et 6 237 ascendants.

    Cette estimation se divise en deux catégories :

    – les militaires invalides (14/18, 39/45, Indochine), soit 169 706 pensionnés, auxquels s’ajoutent 24 589 conjoints survivants, 560 orphelins et 5 095 ascendants. – les victimes civiles (14/18, 39/45, Indochine), soit 23 274 pensionnés, 1 128 conjoints survivants, 426 orphelins et 437 orphelins.

    Notons cependant que cette estimation ne mentionne ni les invalides, conjoints survivants, orphelins, ascendants et les victimes civiles de la guerre d’Afrique du Nord ni des Opérations extérieures (OPEX). Il convient de compléter cette estimation, ce à quoi nous nous employons auprès des services concernés.

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      N° 739-740 - février-mars 2008 i  

    Pension militaire d’invalidité : Droit des veuves ou veufs
     
    Le Code des pensions militaires d’invalidité, faisant un effort de modernisation, reconnaît désormais au veuf de pensionnée le même droit qu’à la veuve de pensionné.

    Jadis, après le décès du mari pensionné et dans le cas où il avait été marié deux ou plusieurs fois, seule la veuve, c’est-à-dire la dernière épouse, percevait la pension de veuve en totalité.

    Désormais cette pension sera répartie entre tous les conjoints survivants au prorata du nombre des années de mariage.

    Rappel du droit des pensions en faveur du conjoint survivant (article L43 du Code des Pensions) : la nature juridique des droits du conjoint survivant est différente selon qu’il s’agit d’une pension au taux normal ou d’une pension au taux de réversion. Dans le premier cas, le droit à pension au taux normal est un droit propre, tandis que le droit à pension de réversion est un droit hérité, dépendant uniquement des droits acquis par le mari ou l’épouse.

    Pension du conjoint survivant au taux normal

    Premier cas et le plus simple : le conjoint décédé était titulaire de son vivant d’une pension au moins égale à 85 %.

    Second cas : le conjoint décédé n’était pas pensionné à 85 %, mais il est décédé d’une affection imputable au service. Le conjoint survivant bénéficiera d’une pension au taux normal.

    L’article L43 énumère les divers cas d’imputabilité : blessures reçues ou accidents survenus en service ; maladies contractées ou aggravées en service.

    Le conjoint survivant doit démontrer la relation certaine, directe et déterminante entre le décès et le service, ou entre l’infirmité pensionnée et l’affection terminale. Des conditions relatives au mariage sont également exigées : mariage régulièrement célébré, antériorité du mariage à la blessure ou à la maladie.

    Cette dernière condition a été très largement améliorée par la jurisprudence qui admet désormais que le droit à pension est ouvert chaque fois qu’au moment du mariage l’état de santé du mari était tel qu’il ne pouvait laisser prévoir une issue fatale à brève échéance.

    Cas où l’antériorité n’est pas exigée :

  •  conjoint survivant ayant eu avec le défunt ou la défunte un ou plusieurs enfants légitimes, légitimés ou naturels reconnus, — conjoint survivant sans enfant justifiant d’une vie commune de trois ans avec le mutilé ou la mutilée (durée du mariage seul ou durée du mariage et de l’union libre pris en compte si caractère de stabilité par mise en commun des ressources et par la cohabitation).
  •  Un cas extraordinaire : la pension de réversion est portée au taux normal si le conjoint décédé était titulaire de l’article L18 (tierce personne).

    Pension de reversion

    Conjoint survivant de pensionnés entre 60 et moins de 85 %: l’article L43 du Code des pensions accorde au conjoint survivant une pension dite de réversion lorsque le conjoint décédé n’était pas pensionné à 85 % et n’est pas décédé d’affection imputable au service, mais était cependant titulaire d’une pension d’au moins 60 %. Les conditions relatives au mariage sont les mêmes que celles nécessaires à la pension au taux normal.

    Cas des conjoints de mutilés à 80 % : si la condition relative à l’état du pensionné ou de la pensionnée n’est pas remplie au moment du mariage, l’article L43 accorde cependant une pension de réversion aux veufs ou veuves qui ont épousé un ou une mutilée de guerre ou compagne de guerre pensionné(e) au moins à 80 % si le mariage a été contracté dans les deux ans de la réforme du conjoint défunt et si ce mariage a duré une année ou a été rompu par un décès accidentel.

    Attention (article L48 du Code des pensions) : le conjoint survivant qui contracte un nouveau mariage ou vit en état de concubinage notoire perd son droit à pension.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 j  

    Maisons de retraite « Bleuet de France »
     
    L’Office national des anciens combattants a remis à jour la liste des maisons de retraite labellisées Bleuet de France. La liste complète avec les adresses, les mails, etc., est à votre disposition à l’ARAC.

    Rappelons que ces 94 établissements se répartissent dans 43 départements et regroupent 6 516 lits dont 2 218 sont réservés aux anciens combattants et victimes de guerre. Parmi ces Maisons de retraites labellisées Bleuet de France, quatre sont nouvelles. Ce sont :

      • dans l’Ardèche, l’hôpital local de Saint-Félicien (07410). Tél. 04 7506 0200,
      • dans l’Aube, La Résidence de la Moline à Saint-Julien-les-Villas (10800). Tel. 03 25 82 22 31,
      • dans le Pas-de-Calais, la maison de retraite Mahaut d’Artois, en l’hôpital d’Hesdin (62140). Tél. 03 21 86 86 54,
      • dans les Vosges, la maison de retraite de l’hôpital de Bussang (88540). Tél. 03 29 61 50 40.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 k  

    19 mars 2008 : Message de l’ARAC
     
    Ce 19 mars 2008 marque le 46e anniversaire du cessez-le-feu officiel des combats d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, le 19 mars 1962.

    30000 soldats français y laissèrent la vie, 300000 en sont revenus blessés et malades, meurtris dans leur chair et dans leur esprit, et tous traumatisés. Plus d’un million d’Algériens furent tués ou sont disparus. Cette guerre a eu des conséquences douloureuses pour les Français d’Algérie qui furent déracinés et des conséquences dramatiques pour les harkis qui subirent un sort cruel.

    Cette fin de la guerre d’Algérie aurait dû marquer l’achèvement de l’époque colonialiste de la France. Elle aurait dû ouvrir l’ère de possibles échanges et coopérations entre la France et l’Algérie.

    L’ARAC n’a cessé d’agir durant cette guerre pour que ce drame soit résolu par la négociation avec les Algériens en lutte. Elle a d’ailleurs été la seule association d’anciens combattants à renouer dès 1975 des relations bilatérales avec les anciens combattants algériens. C’est pourquoi elle estime aujourd’hui indispensable que s’établissent des relations durables avec le gouvernement d’Algérie et d’amitié avec son peuple.

    Mais il reste tout de même un obstacle à éliminer. En effet, la loi du 23 février 2005 dont nous continuons à exiger l’abrogation, vante les soi-disant bienfaits du colonialisme, sert de justification aux nostalgiques de l’OAS et institutionnalise le 5 décembre comme date commémorative de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc. Elle est toujours en vigueur. C’est un retour en arrière inadmissible.

    C’est pourquoi l’ARAC demande à nouveau cette abrogation et exige plus que jamais la fixation de la commémoration officielle de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc le 19 mars de chaque année, seule date historique valable et susceptible de rassembler tous les anciens combattants en Afrique du Nord, supplétifs et harkis compris.

    Enfin l’ARAC entend contribuer à faire du 19 mars 2008 une journée-symbole par une nombreuse participation des anciens combattants, victimes de guerre et de toutes celles et tous ceux qui veulent voir s’instaurer de manière stable des pratiques de coopération, de solidarité et d’amitié entre la France et l’Algérie, dans la paix retrouvée.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 l  

    46e anniversaire du 8 février 1962 : Plus que jamais respectons la mémoire
     
    Le 8 février 1962, en fin d’après-midi, il y a maintenant 46 ans, neuf militants de la paix tombèrent au métro Charonne, victimes des unités spéciales et des violences policières.

    La guerre d’Algérie durait depuis 7 ans. Tout un peuple et une jeunesse marqués par le colonialisme et le racisme se levaient pour faire entendre leur exigence de paix, de dignité, de progrès et d’indépendance. Parce qu’ils menaient la lutte de libération de leur pays, un million d’Algériens l’ont payé du sacrifice de leur vie et des dizaines de milliers d’entre eux ont été torturés, tués ou blessés. Des centaines de milliers de jeunes soldats français ont été expédiés dans cette guerre ; 30000 d’entre eux y laissèrent leur vie, et pour ceux qui en sont revenus, leur jeunesse et leurs espoirs. La guerre d’Algérie c’était cela !

    C’est aussi la censure de la presse, et l’interdiction de manifester. La guerre d’Algérie c’était un combat pour des solidarités nouvelles une prise de conscience grandissante pour promouvoir l’indépendance, la paix et de nouvelles relations entre les peuples et pays. Ainsi, en France, l’idée de la paix en Algérie grandissait dans l’opinion publique. De plus en plus massivement, la population protestait contre cette sale guerre.

    Après des années difficiles passées à combattre le colonialisme, un espoir nouveau s’ouvrait. La lutte de libération nationale en Algérie et la solidarité des travailleurs français et de la population ont conduit le général de Gaulle à négocier avec les véritables représentants du peuple algérien. Pour la paix et l’indépendance de leur pays, les immigrés algériens en France participèrent à cette lutte de libération.

    Inquiets des négociations engagées, les généraux Challe, Salan, Jouhaux, Zeller, ultra nationalistes pour l’Algérie française, organisaient le putsch d’Alger. En France et en Algérie, l’OAS semait la terreur en multipliant attentats et assassinats.

    La réprobation, la protestation étaient de plus en plus vives parmi les salariés et les démocrates. Une manifestation était organisée pour le 8 février, place de la Bastille. La manifestation était imposante, plusieurs cortèges se formaient. Alors que la dislocation était déjà annoncée, la police chargeait brutalement et matraquait les manifestants. Ceux qui avaient été refoulés dans l’entrée du métro Charonne ont été écrasés par les grilles en fonte que la police leur lançait du haut de la bouche de métro.

    Tous étaient venus pacifiquement avec de très nombreux manifestants pour exiger que l’Algérie ait le droit à l’indépendance et pour crier leur dégoût des crimes de l’OAS, de ceux qui recouraient aux pires horreurs pour imposer leur loi coloniale. Tard dans la nuit, le bilan était connu : 9 morts, 25O blessés. Dès te lendemain, des millions d’hommes, de femmes, ont cessé le travail. On dénombrait 2 millions de grévistes en région parisienne.

    Le 13 février, jour des obsèques, la population rendait un immense hommage aux martyrs. Plus d’un million de personnes les accompagnaient de République au Père Lachaise. Un mois après ce drame, le 19 mars 1962, l’accord de cessez-le-feu était signé à Evian. Et le 1" juillet 1962, l’Algérie retrouvait enfin son indépendance.

    Le souvenir de nos neuf camarades assassinés résonne aujourd’hui de façon particulière pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent exprimer, avec la même force, leur solidarité aux femmes et aux hom¬mes, à ce peuple, qui luttent pour que l’Algérie demeure souveraine, républicaine et démocratique.

    Beaucoup aujourd’hui voudraient que cet épisode de notre histoire, que les actes et les valeurs d’anticolonialisme dans notre pays soient relégués aux oubliettes de l’Histoire. Comment ne pas faire, le rapprochement avec le débat récent en France qui vise à réhabiliter le colonialisme d’hier, pour mieux justifier celui d’aujourd’hui et de demain. Comment ne pas s’insurger contre la loi scandaleuse sur l’immigration et des tests ADN qui a pour but de stigmatiser une partie de la population.

    L’entreprise engagée n’a rien d’anodin. L’objectif est de retravailler les consciences et laisser penser que le colonialisme aurait du bon. Nous assistons aujourd’hui à une volonté du pouvoir sarkoziste et de ceux qu’il sert, à vouloir réinterpréter l’histoire pour mettre les faits et les hommes, même les plus progressistes, au service de leur pensée réactionnaire sur l’objectif de fermer pour longtemps toute alternative politique. Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à utiliser Jaurès, Guy Môquet, pour mieux vider de son contenu le sens de leur engagement

    Notre devoir de mémoire historique est indispensable. C’est une nécessité pour comprendre et mener les combats d’aujourd’hui. Sarkozy se livre aujourd’hui à un véritable détournement idéologique de notre histoire. Ces faits historiques ont leurs racines dans l’action du mouvement ouvrier et progressiste, comme mai 1968. Sa volonté est de ternir, détourner la portée et les faire tomber dans 1 ’ oubli.

    Tout ce qui participe à la mémoire collective aide à la construction de combats d’aujourd’hui. Charonne fait partie de ce patrimoine dont nous n’entendons pas nous Tas laisser déposséder. Le comportement du pouvoir sarkoziste rend plus que jamais actuelle cette phrase célèbre et que nous devons constamment avoir en tête pour ne pas nous laisser abuser par cette débauche de communication : « l’idéologie dominante est celle de la classe dominante ». Ne ménageons pas nos efforts pour que l’histoire aide à la construction de la conscience collective.

    Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à nos 9 camarades, c’est de poursuivre le combat pour les valeurs de paix, de solidarité entre les peuples, de liberté, les mêmes qu’ils ont défendues hier, et continuer à exiger vérité et justice pour Charonne !

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      N° 739-740 – février-mars 2008 m  

    Samedi 24 mai 2008 : Rassemblement national de l’ARAC A Friville-Escarbotin (Somme)
     
    En matière de guerres, trois événements nous viennent à l’esprit lorsqu’il est question du département de la Somme. Pour 1914-1918 : l’hécatombe de la Somme avec les 60000 morts et blessés britanniques le 1er juillet 1916. Pour la guerre 1939-1945, l’épopée de la France libre avec un fils du pays, le maréchal Leclerc de Hautecloc¬que et un autre Ms du pays, député de la Somme, guillotiné le 24 septembre 1941 par l’occupant, Jean Catelas, membre du Comité central du Parti communiste français.

    C’est donc en s’appuyant sur la mémoire de ces trois événements que se déroulera de 10 heures à 13 heures le Rassemblement national 2008 de notre association dans cette belle ville de la Somme nommée Friville-Escarbotin, localité active et accueillante qui reste capitale de la serrurerie à proximité des verreries du Tréport-Mers-les-Bains.

    C’est en effet le 1er juillet 1916 que soixante mille Britanniques (morts ou blessés) furent sacrifiés pour rien sur ce front de la Somme qu’ils avaient été chargés de tenir et même de faire progresser dans les lignes allemandes après un pilonnage d’artillerie qui avait duré six jours mais qui n’eut pas l’efficacité espérée, les lignes ennemies étant restées quasiment intactes ou tout comme. L’armée britannique s’était retrouvée seule sur ce front, l’armée française devant faire face à l’attaque de l’armée allemande sur Verdun.

    Cet effroyable massacre conduisit l’écrivain George Orwell à s’exprimer ainsi : « Si on n’était pas tué à la guerre, elle donnait immanquablement à réfléchir ». C’est ce que nous ferons ensemble le 24 mai prochain.

    Avec l’épopée de Leclerc et le combat de Jean Catelas, nous serons conduits à mettre en évidence le caractère complémentaire de l’action libératrice des forces de la France libre et celle de la Résistance intérieure. Car c’est en effet la conjugaison des actions de ces deux forces et des forces alliées anglo-américaines et soviétiques qui permirent d’aboutir à la libération de nôtre pays et à la capitulation de l’armée nazie le 8 mai 1945 à Berlin.

    Le jeune capitaine d’active Philippe de Hauteclocque, originaire de Tailly dans la Somme, en mai 1940 depuis Lille encerclé par l’armée allemande, avait demandé à son supérieur de le laisser par¬tir seul rejoindre les combattants repliés dans la Somme. Capturé à deux reprises, emprisonné, évadé, blessé à la fin de son périple, il entendra l’appel du général de Gaulle depuis le lieu de sa convalescence et le rejoindra en passant par l’Espagne et le Portugal. Nous ferons le récit des combats qu’il a été conduit à diriger ensuite dans notre prochaine édition.

    Jean Catelas, dirigeant du Parti communiste français, député de la Somme, avait été contraint de se réfugier à Asnières en 1939 car poursuivi, comme tous les communistes responsables à cette époque depuis la signature du pacte germano-soviétique, par le gouvernement de Paul Reynaud, puis par celui de Pétain et par l’occupant nazi.

    Il y vivait clandestinement et assumait de hautes responsabilités dans la résistance au gouvernement de la collaboration et à l’occupant, notamment celles des éditions et de la diffusion des écrits clandestins. Il fut arrêté en avril 1941 et incarcéré à la prison de la Santé. Le 24 septembre suivant, il fut guillotiné dans la cour de cette prison avec 5 autres militants communistes. Notre prochaine édition évoquera sous quel prétexte et son comportement courageux face à l’épreuve de la mort.

    Paul MARKIDÈS

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      N° 739-740 – février-mars 2008 n  

    Colonialisme : pour la vérité historique : Abrogation de la loi du 23 février 2005 !
     
    Le Bureau national de I’ARAC réuni le 16 février a tenu à rendre publiques l’état de sa réflexion et les dispositions que l’association va engager à propos de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation française. Voici le texte adopté.

    Action contre la réhabilitation du colonialisme

    Il y a maintenant trois ans que la loi vantant la colonisation française a été votée par le Parlement et promulguée le 23 février 2005. Un alinéa, qui avait fait particulièrement scandale parmi les sensibilités politiques de gauche, des associations du Mouvement Combattant et bien au-delà, fut enfin retiré à la demande du Président de la République Jacques Chirac, le 16 février 2006.

    Mais, à ce jour, l’essentiel de cette loi demeure. Le rôle et le bilan réels du colonialisme français y sont valorisés sans faire état de son cortège de guerres et d’injustices qui se sont succédés au cours des siècles derniers. Cette loi ne reste pas seulement l’expression des sensibilités attachées à la colonisation française, c’est une porte ouverte aux idées néocolonialistes, un danger pour l’amitié et la paix entre les peuples.

    Son article 2 demeure notamment un outil de blocage sur la prise en considération d’un fait historique indéniable : le cessez-le-feu des combats d’Algérie, Tunisie, Maroc, le 19 mars 1962, fin officielle de cette guerre après la signature des accords d’Evian. En effet, cette loi avalise la journée du 5 décembre pour commémorer le sacrifice des morts de cette guerre d’Algérie. Cette date fut choisie, pour de simples convenances personnelles, par le Président Jacques Chirac pour inaugurer le monument du quai Branly à Paris à la mémoire des combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc qui y ont laissé leur vie. Quel que soit le respect que nous portons au plus haut personnage de l’État, cette date n’a donc rien d’un moment historique pour la Nation française encore moins pour la Nation algérienne.

    Nous estimons que la mémoire d’un conflit, et singulièrement celui qui opposa le peuple algérien luttant pour son indépendance à la France, est une question de partage. En l’occurrence cette date du 19 mars 1962 est une mémoire que nous nous devons de partager entre les peuples français et algérien.

    A partir de ce moment historique, nos deux peuples voisins partageant la même vie, Français en Algérie, Algériens en France, voyaient s’ouvrir l’ère de la paix avec l’indépendance pour le peuple algérien et la fin de sacrifices inutiles pour la jeunesse française.

    Pour les deux peuples, c’était aussi l’ère de la coopération possible et de l’amitié. En promulguant et en maintenant la loi du 23 février 2005, les gouvernants français freinent un processus positif engagé pour les relations entre les deux pays. La population française avait approuvé à plus de 90 % la date du 19 mars 1962. Nous pensons qu’aujourd’hui, elle n’est pas suffisamment alertée dans sa masse sur cette loi du 23 février 2005 et ses conséquences. Un travail de fond s’impose pour démontrer sa nocivité et une campagne de communication, d’échanges pour la faire connaître et en débattre. C’est pourquoi, l’ARAC décide de réaliser un séminaire interne à l’association pour :

  •  approfondir encore mieux cette loi et ses conséquences,
  •  construire des propositions positives afin d’aboutir à la reconnaissance de la date du 19 mars 1962,
  •  engager de nouveaux rapports de coopération avec l’Algérie ainsi qu’avec les autres pays et territoires appelés autrefois colonies ou protectorats.

    Ce séminaire sera suivi, à l’initiative de l’ARAC, d’une table ronde à laquelle seront conviés tous les partenaires intéressés, en vue de définir l’action commune à mener.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 o  

    Ordres nationaux : Promotion spéciale du 46e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie… : N’y cherchez pas l’ARAC !
     
    Le Président de la Repu¬4lique a décidé d’une promotion spéciale de décorations à l’occasion du 45e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie.

    Le décret du 3 décembre 2007 (publié au Journal Officiel du 4) fait état de l’attribution de 16 croix d’officiers, de 53 de chevaliers dans l’Ordre de la Légion d’honneur, de 85 médailles militaires et 22 nominations dans l’Ordre national du mérite, dont 1 commandeur, 13 officiers et 8 chevaliers.

    Si, dans cette imposante liste, se trouve un membre de l’ARAC, qu’il lève la main ; car, pour notre part, nous n’en avons trouvé aucun. Sans commentaire.

    En matière d’objectivité, voilà un Président de la République, un secrétaire d’État et un gouvernement qui s’y connaissent en pluralisme associatif.

    Présents aux vœux du Président de la République… aux AC !!!

    Quant à la date de publication, le 3 décembre, avant-veille du 5, il ne fallait pas attendre mieux d’un gouvernement qui nie la vérité et la réalité historique du cessez-le-feu officiel proclamé sur le terrain en Algérie le 19 mars 1962. Ce n’est même pas de « bonne guerre » ; c’est la poursuite de la « mauvaise guerre » menée par les gouvernements contre la reconnaissance de cette autre vérité historique, la guerre d’Algérie, qui mettra près de 30 ans à s’imposer au Parlement (1999).

    Promotion du ministère de la Défense

    L’ensemble de la promotion se divise en quatre parties, deux pour le ministère de la Défense (65 Légions d’honneur et 85 médailles militaires), et deux pour les Anciens Combattants (3 Légions d’honneur et 22 Ordre national du mérite) : 150 d’une part… et 25 seulement pour les ACVG. Les comptes sont éloquents.

    Pauvres anciens combattants ! Les deux listes suivantes sont en effet réduites au régime maigre.

    La première porte sur l’attribution de la Légion d’honneur au titre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre :

  •  deux officiers : le vice-président du Comité de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, et le secrétaire général de l’UNC Indochine, TOE et AFN, un chevalier : porte-drapeau de l’UNC.

    La seconde attribue l’Ordre national du mérite :

  •  un commandeur : le président de l’Union nationale des AC français musulmans,
  •  Treize officiers, dont 3 FNACA, 1 UNC, 1 PG/CATM, 1 FNCV, 1 UF, 1 ACUF, 1 Association des grands invalides, 1 Union blessé de la face, 2 associations non identifiées, 1 vice-président des Rapatriés d’origine AFN en Allemagne et en Alsace,
  •  huit chevaliers : 2 FNACA, 2 UNC, 1 PG-CATM, 1 AC de la Caisse des dépôts et consigna¬tions, 1 Comité national de liaison de harkis, 1 Association nationale des parachutistes.

    Le régime « un cheval, une alouette » fonctionne donc toujours bien… et, une fois encore, l’ARAC est ignorée, en ces années où elle commémore le 90e anniversaire de l’attribution du prix Goncourt à

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      N° 739-740 – février-mars 2008 p  

    Les Lilas : Un futur mémorial des femmes déportées
     

    Sur la commune des Lilas existe un fort dénommé fort de Romainville. Il fut construit entre 1844 et 1848 et est situé dans le quartier de l’Avenir. Cet ouvrage de protection de Paris fut le théâtre, pendant l’occupation nazie, de nombreux crimes nazis.

    Actuellement, ce fort est encore la propriété du ministère de la Défense : mais l’armée, qui n’y entretient plus de garnison, a décidé de se séparer de ces terrains et bâtiments.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, 7000 résistants ont été internés au fort avant leur déportation vers les camps, dont plus de la moitié étaient des femmes. Des cérémonies commémoratives s’y déroulent le dernier samedi d’avril de chaque année.

    Plusieurs centaines de personnes se recueillent devant les casemates où étaient détenus les prisonniers, parmi lesquels Danielle Casanova et le Colonel Fabien, et le mur des Fusillés. Dans le cadre du réaménagement du fort, la municipalité des Lilas œuvre pour qu’y soit édifié un mémorial national dédié aux femmes déportées.

    Le Président Jacques Chirac et son ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie (sollicités début 2007 par la mairie des Lilas), avaient répondu positivement à cette demande, sous réserve d’un avis favorable des associations issues de la déportation.

    Ces dernières ayant donné leur accord, le maire des Lilas a réitéré sa demande auprès de l’actuel président Nicolas Sarkozy.

    Le dossier est maintenant entre les mains du secrétaire d’État à la Défense chargé des Anciens Combattants, Monsieur Marleix, dont une réponse rapide et positive serait la bienvenue.

    Jacqueline THABEAULT-ALCANDRE

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      N° 739-740 – février-mars 2008 q  

    65e anniversaire de la bataille de Stalingrad : Le grand tournant Interview de Pierre Pranchère
     
    Réveil : Quel sens donnez-vous à cette célébration du 65e anniversaire de la bataille de Stalingrad ?

    Pierre Pranchère : Mes camarades Léon Landini, FTP-MOI du bataillon Carmagnole, Jean-Pierre Hemmen, fils d’un brigadiste, commandant FTP, fusillé par les nazis, moi-même et plus de 500 signataires de l’appel, avons voulu qu’à Paris s’exprime la gratitude éternelle que nous devons aux peuples soviétiques et à l’Armée Rouge qui, à Stalingrad, au prix de sacrifices insurpassables, portèrent le coup mortel au Ille Reich nazi. Nous avons affirmé, haut et fort, notre détermination à unir tous ceux qui savent que le ventre est encore fécond d’où sortit la bête immonde, pour mettre en pièces l’odieuse campagne de criminalisation du régime soviétique et du communisme, conduite par les néo-fascistes, tels Alessandra Mussolini, Franco Frattini et autres au sein des structures de l’Union européenne. Cette campagne leur sert de paravent pour banaliser les crimes et génocides des nazis-fascistes, condamnés à Nuremberg. Enfin dans cette démarche, ouverte et offensive, nous avons souhaité rassembler les antifascistes, les patriotes et les républicains, dans une Nouvelle Résistance pour que vivent l’esprit du CNR et les conquêtes de 1945. Au moment où les pas de géants rendus possibles par la victoire du 8 mai 1945 sont remis en cause au nom de l’Europe des multinationales, comment ne pas saisir l’importance de l’amitié, de la coopération et, pour tout dire, de l’alliance de notre peuple avec les grands peuples qui vivent du Niémen au Dniepr et à la Volga, de la Baltique aux rives du Pacifique ?

    Dès lors, quelle satisfaction, place Stalingrad, d’entendre le lieutenant-colonel Roman She¬verev, attaché militaire à l’ambassade de Russie, et Sergueï Anoshko, premier secrétaire de l’ambassade de Belarus, nous décrivent la terrible mais glorieuse épreuve que vécurent leurs peuples. Leur approbation chaleureuse à notre célébration nous alla droit au cœur.

    Je veux conclure par cette citation prise dans le message que m’adressa mon ami, Raphaël Vahé : « Le 2 février 1943 à Stalingrad, cinq armées de l’Union soviétique font enfin pivoter le monde et changent la face de l’histoire ». Au pays de Valmy, qui pourrait oublier Stalingrad ?

    Le Réveil : Vous êtes un militant de la mémoire partagée et vous avez des initiatives avec les antifascistes allemands, que pouvez-vous nous en dire ?

    P.P. : Oui, le collectif Maquis de Corrèze développe une coopération avec le Bureau d’action antifasciste et la Jeunesse libre allemande. En Allemagne, les nazis, avec la complaisance du gouvernement allant jusqu’à la protection policière, battent le pavé. Les 13 et 14 mai 2006, nous avons participé à Berlin et Potsdam à une impressionnante manifestation sur le thème de la légende du Soldat Mort, de Berthold Brecht, avec des chars de l’Armée Rouge, une jeep des quatre Alliés et des tracts de la Rose blanche de Munich, descendant du ciel de Potsdam. Quels magnifiques camarades allemands qui nous rappellent ceux qui combattirent dans les Brigades internationales, puis dans nos maquis et même à Stalingrad où Walter Ulbricht, qui fut président de la RDA, exhortait par haut-parleur les soldats allemands à se rendre !

    Nous avons ensuite participé, en novembre 2006, à cinq meetings antifascistes franco-allemands, à Munich, Nuremberg, Francfort, Gotha et Brême. En août 2007, en coopération avec l’ARAC, une trentaine de jeunes Allemands ont été reçus en Corrèze. Après avoir visité les hauts lieux de Tulle et d’Oradour-sur-Glane, ils ont bouleversé l’imposant rassemblement du 10 août à Lafarge-sur-Sombre, en interprétant en français le Chant des Partisans, sur la tombe du FTP allemand, Joseph Wertheim. En présence de la Résistance Unie, d’élus locaux, l’ARAC, par la voix de Lucienne Georges, présidente de la commission de la mémoire de Savigny-sur-Orge, a salué nos jeunes amis d’outre-Rhin et rendu un vibrant hommage à la Résistance.

    Le Réveil : Qu’envisagez-vous pour vos actions en Corrèze ?

    P.P. : La coopération évoquée peut et doit se poursuivre. Le collectif Maquis de Corrèze a vocation au travail de mémoire. Sa direction de 39 résistants FTP et de descendants et amis comprend aussi des chercheurs et historiens de haut niveau. Stalingrad nous passionne, l’épopée de l’escadrille devenue régiment Normandie-Niemen, nous tient aussi à cœur. La Corrèze est fière de son compatriote, le général Pierre Pouyade, qui en fut l’avant-dernier commandant sur le front russe. Nous savons que la direction de l’ARAC est intéressée car Pierre Pouyade est membre du Comité d’honneur. Nous examinerions avec intérêt une proposition de partenariat si elle nous était faite. Enfin, nous sommes engagés dans un monumental travail de recherche à partir des archives départementales et nationales, pour la période 1937-1945. Déjà s’éclairent les terribles responsabilités des élites cagoulardes et munichoises dans le choix de la défaite. Avec 3 000 photographies de documents de 1939-1940 nous possédons une liste de plus de 1 500 communistes, antifascistes, tels les militants de l’ARAC qui furent réprimés en Corrèze pour menées antinationales et ce sont leurs accusateurs, Daladier, Sérol, Reynaud, qui se déshonorèrent dans le complot de trahison nationale qui porta Pétain au pouvoir. Ce sont ces véritables patriotes que nous retrouvons massivement dans la Résistance. De juillet 1940 à la Libération, la Résistance initiée par les communistes contribua puissamment à l’unification des patriotes et regroupa en Corrèze 14 000 francs-tireurs et partisans déjà recensés. Dans ce domaine également nous recherchons un partenariat pour atteindre la dimension nationale.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 r  

    Halluin-Neuville : 90e anniversaire de l’ARAC
     
    La section de Neuville en-Ferrain (59) pratique et développe depuis de nombreuses années le travail de mémoire. Elle s’est affirmée dans ce domaine en s’investissant, aidée de différents supports pédagogiques qu’elle propose comme moyens importants de référence et à la disposition de notre jeunesse, elle permet ainsi de contribuer au soutien non négligeable d’une démarche citoyenne d’analyse, de réflexion ayant particulièrement accès aux diverses époques de notre histoire contemporaine.

    L’année 2007 était fructueuse en événements dont le 90e anniversaire de la fondation de notre Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre, associée aux situations vécues, aux acteurs de ce mouvement. Des pistes nombreuses et riches permettaient l’élaboration de cet événementiel. Sur ces bases et en parfaite harmonie, nos sections Halluin et de Neuville-en-Ferrain proposaient au conseil municipal de la commune d’Halluin d’animer en partenariat les commémorations du 89e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

    Quelques éléments furent déterminants sur le choix. Halluin, ville frontière par sa situation géographique et historique, fut occupée par les troupes allemandes. Elle servait de cantonnement aux milliers de blessés revenant du front. Halluin fut très sinistrée et ses habitants payèrent un lourd tribut. Halluin a enrichi la mémoire de ses habitants en inscrivant le nom d’Henri Barbusse à l’une de ses voies principales, et enfin nos rapports avec la municipalité sont très constructifs.

    Ainsi, en collaboration étroite avec l’ensemble des intervenants, le programme de nos manifestations débutait dès les premiers jours de novembre par l’inauguration de l’exposition Sur les pas d’Henri Barbusse. Le ton était donné et permettait de retracer les origines de cette guerre, son déroulement et ses conséquences. En filigrane, c’est toute l’implication d’Henri Barbusse au travers de son engagement qui apparaît et qui explique ses convictions pacifiques et la haine qu’il porte en dénonçant ceux qui entraînent les peuples dans l’horreur de la guerre sans en pâtir eux-mêmes. Ses origines, son combat, son œuvre, ses espoirs en l’Homme restent la toile de fond qui pendant deux semaines entraîneront des centaines de visiteurs et les ’classes d’écoles à parcourir les panneaux de cette exceptionnelle exposition qui poursuivit son effet puisque reprise jusqu’à la fin du mois par les documentalistes du collège Robert Schuman d’Halluin. Entre temps, le conseil municipal des élèves et jeunes (CMEJ), saisi de notre projet sur Henri Barbusse et de l’idée de lui rendre hommage, se concertait, étudiait le sujet et votait la prise en charge de l’organisation de cette cérémonie. C’est au contact des habitants, des élus venus les encourager dans leur démarche que nos jeunes concitoyens assuraient ce devoir de mémoire en lisant quelques textes des extraits de l’œuvre d’Henri Barbusse. Ils nous faisaient ainsi partager l’œuvre de l’écrivain, le combattant pour la paix.

    Cet enchaînement ne pouvait être plus complet sans l’intervention d’un éminent conférencier connaissant parfaitement œuvre de Henri Barbusse pour en avoir écrit la biographie. C’est donc Jean Relinger co-président des Amis d’Henri Barbusse, docteur ès lettres, qui nous fit l’honneur de nous accompagner tout au long d’une soirée, pour nous faire partager pendant plus d’une heure la pensée de Barbusse, s’attardant sous la pression du débat à expliciter la vision de l’auteur sur Jésus, sur son livre Les Judas de Jésus. Une soirée fortement illustrée, tellement engageante pour vouloir en assurer un autre contact.

    A travers des différentes commémorations vécues sur cette période douloureuse de notre histoire qui fit subir plus particulièrement à notre région les affres de cette terrible guerre, au rappel de la pensée d’Henri Barbusse, de son passage dans notre région, dans la boue de l’Artois qu’il a connue, Souchez, les corons de Liévin, les hauteurs sillonnées des tranchées de Notre-Dame-de-Lorette, la route de Béthune, on peut se demander si déjà avant de prendre contact avec ses amis co-fondateurs de l’ARAC, notre région Nord-Pas-de-Calais n’a pas été pour Henri Barbusse le creuset de son engagement.

    Pour nos sections Halluin et de Neuville-en-Ferrain, dans le berceau de cette vallée de la Lys, l’année 2007 a été fortement marquée par ces successifs événements attachés à rappeler le 90e anniversaire de la création de l’ARAC et de l’année 1917, mais surtout et avant tout les mobiles qui amenèrent ses fondateurs à une telle réalisation. Ce travail de mémoire n’a pas laissé insensibles nos concitoyens et le regard qu’ils nous portent est différent par rapport à toute autre association d’anciens combattants. L’Association républicaine des anciens combattants possède une histoire exceptionnelle, peu connue, peu développée ; il ne s’agit pas seulement de parler des valeurs de l’ARAC, encore faut-il en faire la démonstration.

    C’était notre objectif.

    Robert DEBERGHES.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 s  

    Le petit Breton à la caméra rouge a 80 ans…
     
    René Vautier, c’est l’Homme, le cinéaste, qui rendit le souffle et la voix à toute la génération de la guerre d’Algérie, en réalisant le premier grand film consacré aux appelés de cette guerre : Avoir 20 ans dans les Aurès.

    Il savait de quoi son film devait parler, lui qui, en 1956, troquait l’apparence du cinéaste « classique », pour aller filmer les combats aux côtés de l’ALN, où il sera d’ailleurs blessé. D’où les surnoms dont il fut paré, certains flatteurs - « Cinéaste franc-tireur », « l’Homme à la caméra citoyenne » - d’autres se voulant haineusement péjoratifs - « le fellagha de Camaret » - bref, des surnoms à consonance guerrière.

    C’est que durant ses soixante dernières années, René Vautier n’a cessé d’être un combattant au service des droits des hommes, un combattant qu’il demeure aujourd’hui à 80 ans. Bon anniversaire, M. Vautier.

    Natif de Camaret (Finistère) bien connu pour son curé, René Vautier, fils d’un ouvrier d’usine et d’une institutrice, s’engage dès 1943 en résistance clandestine contre l’occupant nazi. Il a 15 ans et devient responsable du groupe jeune du Clan René Madec, cité à l’ordre de la Nation par le général de Gaulle en 1944. En 1946, il a 18 ans et entre à l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) où sa première expérience l’amènera à participer à la réalisation du film La grande grève des mineurs en 1947. Répression des mineurs par l’armée (sur ordre du ministre Jules Moch) et, pour Vautier, premier contact avec la censure.

    Le cinéaste le plus censuré de France

    Anastasie - la censure - ne le quittera plus et fera de lui « le cinéaste le plus censuré de France », comme le présentera Arte dans un court-métrage qu’elle consacre à René.

    Diplômé en 1948, le a l’écrit, 2e à l’oral, il part en Afrique réaliser son premier film : Afrique 50. C’est • une commande de la Ligue de l’enseignement, destinée à mettre en valeur la mission éducatrice de la France dans ses colonies. Vautier y découvre la réalité coloniale et décide de filmer la misère quotidienne des Africains et la dureté des répressions militaires.

    Arrêté, expulsé, traduit en justice, au côté de son « complice » Félix Houphouët-Boigny, excusez du peu ! Il a treize inculpations sur le dos et écope d’une condamnation à un an de prison.

    Afrique 50 sera interdit pendant près de 50 ans

    Mais, comble de l’ironie ! Il est présenté aujourd’hui, depuis peu, par les gouvernants français comme « le premier film anticolonialiste français » (quand on vous le dit que la France n’a jamais été colonialiste, regardez Vautier, il vous le dit en images !) et son film a reçu la médaille d’or du festival mondial de Varsovie !

    Un homme est mort

    En avril 1950, Vautier rentre clandestinement d’Afrique, via l’Irlande, et débarque en pleine matif des travailleurs du bâtiment, à Brest. La police tire sur la foule, blesse plus de 20 personnes et tue Edouard Mazé, frère de Pierre, secrétaire général de la CGT bâtiment.

    René et sa caméra 16 mm, une Bell et Honell se remontant à clef, se met au service des grévistes et tourne clandestinement dans une ville en état de siège. Son film militant projeté « sur le tas des chantiers » va galvaniser la grève et les grévistes obligeront les patrons à céder aux revendications ouvrières… De ce film, il ne reste plus tien, sinon une étonnante et formidable bande dessinée de Kris et Etienne Davodeau, Un homme est mort (chez Futuropolis).

    Avoir 20 ans dans les Aurès

    Vautier tourne en Tunisie, en Afrique noire (nouvelle condamnation en 1952) puis part en Algérie en 1957 où, caméra au poing, il tourne la guerre d’Algérie vue à partir des maquis de l’ALN. Il tournera notamment Algérie en flammes, sera incarcéré 25 mois dans les prisons du GPRA (gouvernement provisoire de la République Algérienne) à Tunis, alors qu’il est recherché par la police française ! Puis, après 1962, il créera le Centre audiovisuel d’Alger et deviendra ainsi le père des cinémas populaires d’Algérie, au lendemain de l’indépendance. La guerre d’Algérie terminée, René rentre au bercail en Bretagne et créée l’UPCB (Unité de production cinéma Bretagne) afin de prendre en charge les questions de production de ses films (et ceux des copains) coûte que coûte, et par de là toutes les censures.

    Ce sera notamment Avoir 20 ans dans les Aurès, dont Moka, la fille de René, nous parlera bientôt dans le Réveil (film qui obtiendra le prix de la critique internationale au festival de Cannes en 1978), La folle de Toujouane, puis, côté documentaire, Marée noire et colère rouge, Quand tu disais, Valéry, etc.

    René Vautier, gentillesse et sourire

    J’ai rencontré, pour vous, René Vautier et les siens (Soisic, sa femme, Kem le chien, les deux chats, Moira, sa fille, documentaliste elle aussi, et son compagnon Federico) là-bas, à Cancale dans la maison ventée de la falaise, où l’accueil est fraternel et familial.

    Intarissable, sa verve et son ardeur font merveilles. Il raconte, et la salle à manger prend le large, avec les jeunes acteurs inconnus à l’époque, et qu’il a fait débuter dans ses films : Jean-Paul Belmondo, Claudia Cardinale (qui vient d’être élevée à la dignité de Commandeur dans l’Ordre national de la Légion d’honneur), Alexandre Arcady, Elisabeth Wiener et bien d’autres, excusez du peu.

    Et je l’ai retrouvé à Paris, quelques jours plus tard, au cinéma Studio 28, ainsi nommé parce qu’il fut créé en 1928, où se côtoieront Jean Cocteau, Luis Bunuel, Abel Gance, les frères Roulleau et tant d’autres. Cette soirée était consacrée à René Vautier avec la projection de Afrique 50, suivie du Petit blanc à la caméra rouge, un titre qui fait enrager René, car il aurait dû se nommer Le petit Breton à la caméra rouge.

    Ce documentaire de Richard Hauron relève aussi d’un tour de force. Il a emmené René Vautier (alors 78 ans !) sur tous les lieux d’Afrique où il avait tourné Afrique 50 ! De sacrées retrouvailles… qui doivent se prolonger à nouveau en Afrique, semble-t-il à plus de 80 ans !

    La chaîne cryptée Ciné-Cinéma classic a consacré, le 20 février dernier, sa soirée à René Vautier en projetant Avoir 20 ans dans les Aurès, puis « Le petit blanc à la caméra rouge et Afrique 50.

    Quant à René Vautier lui, au Studio 28, présentant ses films puis participant aux débats qui suivirent, il ne manquait pas d’anecdotes, dont celle-ci : « Il y a 60 ans ici même, dans ce ciné, je suis venu animer un débat protestation contre le plan Marshall du cinéma américain voulant éliminer le cinéma français. J’avais 20 ans et j’étais accompagné d’une toute jeune actrice militante… Elle s’appelait et s’appelle toujours… Odile Versois.

    C’est ça, René Vautrer. De la dénonciation du colonialisme au soutien à la grève des mineurs, de la lutte contre la guerre d’Algérie aux années Giscard, de la dénonciation des marées noires au passé tortionnaire de Le Pen, des luttes sociales aux luttes tout court, René Vautier demeure un combattant, celui de la révolte contre l’injustice, le combattant à la caméra rouge.

    Salut et respect, Monsieur Vautier… Et bon anniversaire, René !

    André Fillère.

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      N° 739-740 – février-mars 2008 t  

    Nouveaux montants de la retraite du Combattant et de la pension de veuve d’Ancien Combattant pensionné à compter du 01 juillet 2007
     

    Document sans nom La valeur du point d'indice visé à l'article L. 8 bis du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre est fixée à 13,38 € à compter du 1er juillet 2007.
    Les montants des pensions et de la retraite ont été modifiés.


    NOUVEAUX MONTANTS DE LA RETRAITE DU COMBATTANT


      Montant annuel

    468,30 €

      Montant semestriel

    234,15 €




    NOUVEAUX MONTANTS MENSUELS DES PENSIONS DE VEUVES


      CATÉGORIES

    Indices

    Montant
    mensuel



    AU TAUX PLEIN

    • Veuves de victimes de guerre (guerre ou hors guerre et de victimes civiles de guerre, agées de moins de 40 ans, dont le droit à pension découle de l'imputabilité du décès ou dont le mari était pensionné à 85 % sans ou avec all G.M

    493

    549,70

    • Veuves de victimes militaires (de guerre ou hors guerre) et de victimes civiles de guerre, âgées de 40 ans et plus, dont le droit à pension découle de l'imputabilité ou dont le mari était pensionné à 85 % avec all aux Grands Mutilés (G.M.)

    500

    557,50

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) et de victimes civiles de guerre, âgées de 40 ans et plus, dont le mari était pensionné à 85 % sans allocation G.M

    489

    545,24



    AU TAUX DE REVERSION

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) bénéficiant du taux de réversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné à 60 %

    288

    321,12

    • Veuves de victimes militaire (guerre ou hors guerre) bénéficiant de taux de réversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné de 65 à 80%

    333

    371,30

    • Veuves de victimes militaires (guerre ou hors guerre) bénéficiant du taux de reversion, quel que soit leur âge, dont le mari était pensionné

    à un taux de 65 % ...............

    312

    347,88

    au taux de 70 %..............................

    336

    374,64

    au taux de 75 %..............................

    360

    401,40

    au taux de 80 %..............................

    384

    428,16



    AVEC SUPPLEMENT EXCEPTIONNEL

    • Veuves de déportés morts en déportation, sans condition d'âge et de ressources

    667

    743,71

    • Veuves (autres) âgées d'au moins 57 ans et remplissant la condition de ressources

    667

    743,71

    Majoration pour les veuves des titulaires
    de l'article L18 (tierce personne)

    • Veuves pesnionnées justifiant de 15 ans de mariage et de soins, dont le mari était bénéficiaire de l'article L18 (tierce personne) avec l'allocationn°5 bis et était donc : aveugle, ou amputé de deux membres, ou paraplégique

    230

    256,45

    • Veuves (autres que celles ci-dessus) pensionnées justifiant de 15 ans de mariage et de soins, dont le mari était bénéficiaire de l'article L 18 (tierce personne) avec l'allocation n°5 bis (a)

    140

    156,10

     

     

     

    assendants âgés de moins de 65 ans

    à taux plein

    213

    237,50

    à demi-taux

    106,5

    118,75

    assendants âgés de plus de 65 ans

    au taux plein

    243

    270,95

    au demi-taux

    121,5

    135,47

     

     

     

    majoration pour chaque enfant décédé en sus du premier

    45

    50,18

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      N° 739-740 – février-mars 2008 u  

    Les voyages de l’ARAC
     
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    Cuba : découvertes - rencontres
    du 9 novembre au 23 novembre 2008
    15 jours -13 nuits - en pension complète
    Prix 1900 €

    Santiago de Cuba

    Visite de la forteresse El Morro. Rencontre avec les anciens combattants cubains du musée du 26 Juillet (ancienne caserne Moncada).

    Guantanamo

    Plages-du débarquement du Granma, bateau transportant les révolutionnaires cubains.

    Bayamo/Trinidad

    Découverte de la vallée de Los Ingenios. Trinidad, superbe ville coloniale classée par l’Unesco « Patrimoine de l’Humanité », la taverne La Canchanchara où vous pourrez déguster, en musique, le cocktail typique du même nom.

    Santa Clara

    Le monument dédié au Che. Visite du musée et du célèbre train blindé, en partenariat avec les anciens combattants de la ville.

    Cienfuegos

    Rencontre avec un médecin de famille, cheville ouvrière du système de santé cubain. En passant par la baie des Cochons où un ancien combattant vous racontera cette bataille.

    Vinalès

    Vallée de Vinalès avec ses « Magotes » et ses champs de tabac jusqu’à la fresque préhistorique. Visite de la manufacture de cigares. Rencontre du Comité de Défense de la Révolution autour d’un dîner, pour découvrir son rôle et son fonctionnement.

    Matanzas

    Découverte avec les anciens combattants cubains de la capitale de la province, berceau d’un grand nombre d’artistes aux influences afro-cubaines.

    La Havane

    Rencontre avec les anciens combattants cubains, visite de l’école parrainée par l’ARAC. Rencontre avec le syndicat des travailleurs cubains à la maison Victor-Hugo, visite du journal Juventud rebeldes, puis de l’aquarium.

    Dès maintenant, préparez votre voyage. Vous aurez ainsi la possibilité de payer votre séjour en plusieurs fois.

    Pour tous renseignements complémentaires contactez-nous à l’ARAC : 01 42 11 11 11

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    Circuit au Vietnam : 10e anniversaire du Village de l’amitié de Van Canh
    Du 15 au 29 mars 2008
    15 jours/12 nuits
    Prix : 1890 €
    Supplément chambre individuelle : 230 €

    Un circuit qui passera par Hanoï (avec la Visite du Village de l’Amitié de Van Canh), Halong (croisière sur une jonque traditionnelle), Hué, Danang, Hoi An, Ho Chi Minh Ville.

    Excursions dans le Delta du Mékong et tunnels de Cu Chi.

    A chaque ville étape, il vous sera proposé de découvrir ces villes, de visiter des sites (entre autres, le temple de la Littérature, du mausolée d’Ho Chi Minh, des grottes, la baie de Bai Tu Long et ses îlots et ses villages de pêcheurs, des marchés traditionnels).

    Vous assisterez à un spectacle de marionnettes sur l’eau à Hanoi, accompagné d’un orchestre traditionnel.

    Pour tous renseignements complémentaires n’hésitez pas à nous contacter.

    Permanence du comité du Village de l’Amitié
    Tous les jeudis, de 10h à 16 h
    2, Place du Méridien, 94807 Villejuif. Tél. 01 42 11 11 14

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  • Articles de cette rubrique
    1. Le Réveil des Combattants N° 735-736 – octobre - novembre 2007
      10 décembre 2007

    2. Le Réveil des Combattants N° 768-769 - janvier-février 2011.
      24 février 2011

    3. Ne pas demeurer l’arme au pied
      14 septembre 2006

    4. Campagne double : Vigilance et urgence
      14 septembre 2006

    5. En suivant la retraite du combattant
      14 septembre 2006

    6. Carte du combattant, proposition de loi 1939-1945
      14 septembre 2006

    7. L’Arac reçue par le ministre des Anciens Combattants
      14 septembre 2006

    8. Agent orange, dioxine et leurs conséquences
      14 septembre 2006

    9. Alerte ! Les anciens de l’OAS relèvent la tête
      14 septembre 2006

    10. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’août-septembre 2006.
      14 septembre 2006

    11. ARAC-Cuba solidarité
      15 septembre 2006

    12. Papon : un nouveau scandale
      15 septembre 2006

    13. Veuves d’anciens combattants : Groupe de travail sur leur situation financière
      15 septembre 2006

    14. Cérémonies du souvenir organisées par l ’ARAC
      15 septembre 2006

    15. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’avril-mai 2006.
      20 mai 2006

    16. Trois questions à Claude Delevacq, secrétaire général de L’ARAC
      20 mai 2006

    17. Loi de finances 2006 : Les dispositions définitives.
      21 mai 2006

    18. Yzeure (Allier) : L’agent orange fait toujours des victimes au Vietnam
      21 mai 2006

    19. Yvonne Hagnauer : résistante, pédagogue et Juste parmi les Nations
      21 mai 2006

    20. Le cri des enfants de harkis
      21 mai 2006

    21. Le 19 mars est un combat
      21 mai 2006

    22. Dans l’union, les cinq mutuelles AC en action
      21 mai 2006

    23. Psychotraumatismes de guerre : Un colloque en préparation
      21 mai 2006

    24. Les articles de notre journal : "Réveil des Combattants".
      21 mai 2006

    25. Campagne double : Scandaleuse attitude du ministre des Anciens Combattants.
      5 juillet 2006

    26. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de juin-juillet 2006.
      5 juillet 2006

    27. Colloque sur les psychotraumatismes de guerre
      5 juillet 2006

    28. Services départementaux de l’ONAC : Quel recrutement dans les cinq ans ?
      5 juillet 2006

    29. Croix de guerre Algérie-Tunisie-Maroc - Médaille des évadés
      5 juillet 2006

    30. L’ARAC représentée au CA national de l’ONAC.
      5 juillet 2006

    31. Des anticolonialistes en assemblée générale.
      5 juillet 2006

    32. L’ARAC au Tréport : Succès du rassemblement national.
      5 juillet 2006

    33. Le génocide arménien : Un crime imprescriptible oublié
      6 juillet 2006

    34. Anciens d’Algérie , appel à témoignage
      6 juillet 2006

    35. Guantanamo : A propos des emprisonnés
      6 juillet 2006

    36. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’octobre-novembre 2006
      21 novembre 2006

    37. Legs aux associations
      21 novembre 2006

    38. Jeunes porte-drapeaux à l’honneur
      21 novembre 2006

    39. Avec le Comité Vietnam : « Les enfants et le buffle »
      21 novembre 2006

    40. Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
      21 novembre 2006

    41. Cuba élu au Conseil des droits de l’homme à Genève
      21 novembre 2006

    42. Cuba : Solidarité, liberté et justice
      21 novembre 2006

    43. Cuba : Mieux se connaître pour mieux coopérer
      21 novembre 2006

    44. Aide cubaine à la santé et à l’éducation en Bolivie
      21 novembre 2006

    45. Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
      21 novembre 2006

    46. Le 14 Juillet aux Ulis
      21 novembre 2006

    47. Assemblée générale de l’UFAC : Des revendications réaffirmées clairement
      21 novembre 2006

    48. Carnet de santé et aménagements des automobiles
      21 novembre 2006

    49. Les 90es anniversaires du feu d’Henri Barbusse et de l’ONAC sont bien engagés
      21 novembre 2006

    50. Veuves d’anciens combattants : Une allocation pour les plus démunies
      27 janvier 2007

    51. ONAC : Une carte de la France interactive
      27 janvier 2007

    52. Rente mutualiste : Le plafond porté à 1 649 € au 1er-01-2007
      27 janvier 2007

    53. Anciens harkis et supplétifs : Revalorisation de l’allocation de reconnaissance
      27 janvier 2007

    54. La décristallisation : "Une indemnité de rupture"
      27 janvier 2007

    55. Frais des bénévoles et réduction d’impôts
      27 janvier 2007

    56. Cébazat (63) : Exposition cour la mémoire
      27 janvier 2007

    57. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de décembre 2006 - janvier 2007
      27 janvier 2007

    58. Les Ulis (91) : Un débat d’actualité
      27 janvier 2007

    59. Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
      8 avril 2007

    60. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de février - mars 2007
      8 avril 2007

    61. Le Réveil des Combattants N° 729-730 – avril-mai 2007
      27 mai 2007

    62. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants" d’avril-mai 2007
      27 mai 2007

    63. Le Réveil des Combattants N° 731-732 – juin-juillet 2007
      9 juillet 2007

    64. Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
      23 septembre 2007

    65. Le Réveil des Combattants N° 737-738 – décembre 2007 - janvier 2008.
      19 janvier 2008

    66. Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
      24 mars 2008

    67. Le Réveil des Combattants N° 741-742 – avril-mai 2008
      5 mai 2008

    68. Le Réveil des Combattants N° 772 - mai 2011.
      14 juin 2011

    69. Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
      3 juillet 2008

    70. Le Réveil des Combattants N° 745-746 – août-septembre 2008
      27 septembre 2008

    71. Le Réveil des Combattants N° 747-748 – octobre-novembre 2008
      30 novembre 2008

    72. Le Réveil des Combattants N° 759 – février 2010
      2 mars 2010

    73. Le Réveil des Combattants N° 764 – août-septembre 2010.
      30 septembre 2010

    74. Le Réveil des Combattants N° 766-767 – novembre - décembre 2010.
      31 décembre 2010

    75. Le Réveil des Combattants N° 770-771 - mars-avril 2011.
      12 avril 2011

    76. Le Réveil des Combattants N° 771 - avril 2011.
      18 mai 2011

    77. Le Réveil des Combattants N° 777 - octobre 2011.
      1er janvier 2012

    78. Le Réveil des Combattants N° 776 - septembre 2011.
      1er janvier 2012

    79. Le Réveil des Combattants N° 773 - juin 2011.
      31 décembre 2011

    80. Le Réveil des Combattants N° 774-775 - juillet-août 2011.
      31 décembre 2011

    81. Le Réveil des Combattants N° 778 - novembre 2011.
      1er janvier 2012

    82. Le Réveil des Combattants n°789 de décembre 2012 - janvier 2013.
      23 janvier 2013

    83. 8 mai 2006 : Message de l’UFAC
      20 mai 2006

    84. 8 mars 1962 : Charonne : La mémoire des crimes
      27 janvier 2007

    85. 90e anniversaire de la création de l’ONAC
      5 juillet 2006

    86. 90e anniversaire de l’ARAC : Le combat d’un siècle pour la paix, pour la vie
      27 janvier 2007

    87. 1936 : Solidarité avec l’Espagne républicaine berceau de la Résistance française.
      5 juillet 2006