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Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
Publié le jeudi 3 juillet 2008

Sommaire :  

  •   Mutuelle de l’ARAC : Une assemblée générale chaleureuse et combative
  •   Disparition de la DSPRS / Commissions de l’ONAC : ce qu’ont dit les représentants du Mouvement AC
  •   Droit à réparation : Pour un ancien irradié
  •   Le Conseil d’administration de l’ONAC et la disparition annoncée de la DSPRS
  •   ONAC En direct du conseil d’administration
  •   Ecole Malleterre de l’ONAC : Stagiaires et enseignants manifestent
  •   Pensions militaires d’invalidité de victimes de guerre
  •   Campagne double : Nos lecteurs interviennent
  •   Dieppe, 24 mai 2008 : Un rassemblement national réussi
  •   Réhabilitation des fusillés pour l’exemple…
  •   Germaine Tillion nous a quittés
  •   Ecole de réinsertion professionnelle de l’ONAC : « Merci d’avoir réveillé nos consciences »
  •   Quand un véritable mystère fait surface
  •   Sur Cuba, On ne vous dît pas tout
  •   ARAC - CUBA – SOLIDARITÉ : Rencontre ARAC - ICAP
  •   Solidarité Vietnam : Un concert Réussi
  •   Ils nous ont quittés
  •   nos peines
  •   Pour une Journée nationale de la Résistance, chaque 27 mai
  •   L’Essonne à l’heure du CNR « Notre colère, contre l’injustice »
  •   Le 27 mai à Noisy-le-Sec : 65e anniversaire du CNR
  •   Nous avons aimé
  •   La France s’arrime aux Etats-Unis
     
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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 a  

    Mutuelle de l’ARAC : Une assemblée générale chaleureuse et combative
     
    L’assemblée générale de la Mutuelle de l’ARAC s’est tenue le 17 avril 2008 à Villejuif, en présence de très nombreux délégué(e)s, représentant les anciens combat- tants de toutes les guerres (39/45, Madagascar, Corée, Indochine, Algérie-Tunisie- Maroc, Opérations extérieures) ainsi que les familles des Morts pour la France, en présence de nombreuses épouses. L’assemblée générale a d’abord rendu un hommage fervent aux disparus, en particulier à son trésorier général Claude Masson et son ancien porte-drapeau, Roger Bronner, et s’est associée à la peine des familles qu’elle a assurées de son fraternel soutien mutualiste.

    Après avoir fait le point de la situation générale, l’assemblée générale a confirmé son refus de voir éclater les services du secrétariat d’État aux Anciens Combattants, ce qui mettrait en péril l’existence et l’exercice du droit à réparation en même temps que celle du secrétariat d’État aux Anciens Combattants.

    L’assemblée générale a réaffirmé sa volonté d’obtenir, dans le budget 2009, le recalage du plafond majorable de la rente à hauteur de 130 points, promesse gouvernementale faite en 1996 et toujours non concrétisée aujourd’hui.

    L’assemblée générale s’est félicitée de l’action commune menée par la Mutuelle de l’ARAC avec les mutuelles retraites anciens combattants de la FNACA, la CARAC, la France Mutualiste et la SMRAC. Elle a décidé d’appuyer, dès juin, cette action unitaire en développant de multiples initiatives locales en direction des parlementaires. Après que le rapport moral présenté par la direction sortante eut souligné la très riche activité du secrétariat technique, du Bureau national et du Conseil d’administration (adoption à 1’ unanimité), le compte rendu financier et celui de la commission nationale de contrôle financier furent soumis à l’as- semblée. Celle-ci a manifesté sa satisfaction des bilans présentés en donnant le quitus à l’unanimité.

    Comme il se doit, le renouvellement du Conseil d’administration, mesure statutaire, a été réalisé (à l’unanimité) ainsi que celui, annuel, de la Com- mission nationale de contrôle financier (unanimité) qui a reconduit Alexandre Léonoff à sa présidence.

    Après le salut fraternel de Raphaël Vahé (président national de l’ARAC) venu apporter le soutien de l’association à sa mutuelle, André Filière, avant de clore les travaux, rap- pela que 2009 marquerait le 90e anniversaire de la loi du 31 mars 1919 (la Charte du Combattant qui déterminera les droits à réparation) ainsi que le 60e anniversaire de la création de sa Mutuelle par l’ARAC.

    En levant le verre de l’amitié offert par la municipalité de Villejuif, que nous remercions, l’ARAC et sa Mutuelle se donnèrent rendez-vous pour fêter ensemble ces deux anniversaires si importants pour tous.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 b  

    Disparition de la DSPRS / Commissions de l’ONAC : ce qu’ont dit les représentants du Mouvement AC
     

    Les deux réunions des commissions (Affaires générales et finances et Mémoire et Solidarité) se sont réunies le 3 avril dernier pour préparer le conseil d’administration de l’ONAC du 29 avril. Nos lecteurs ne manqueront pas d’être intéressés par les déclarations qu’y ont faits des présidents d’associations d’ACVG, responsables de ces deux commissions et siégeant à la commission permanente, véritable Bureau de l’ONAC.

    A propos des soins gratuits et de l’appareillage

    « .., tous les mutilés de guerre anciens combattants ou militaires d’active relèvent du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (PMI). Aussi rejoindre le droit commun impliquerait la banalisation de leurs droits mais aussi la disparition du statut « ancien combattant ». Comme ses col- lègues administrateurs, il s’op- pose fermement aux propositions contenues dans ce rapport et précise que le monde combattant souhaite que les administrations au service des ressortissants soient réorganisées en gardant la culture ancien combattant ».

    Le mouvement anciens combattants est en alerte maximum

    (…) rappelle que le inonde est en « alerte maximum » de- puis l’annonce par le gouvernement de la Réforme générale des politiques publiques (RGPP). Conscient de l’effort demandé à l’ensemble des administrations, le inonde combattant aurait souhaité, dans le cadre de la gestion paritaire de l’établissement public, être consulté en amont, d’une part sur la disparition de la DSPRS et le transfert de ses activités à l’ONAC, et d’autre part sur la création d’un guichet unique des anciens combattants.

    (…) Il ajoute que les anciens combattants craignent pour leur salut et tiennent fermement à ce que leurs droits soient entièrement gérés par une administration en charge des anciens combattants conformément au code des PMI, et n’acceptent pas que le guichet unique soit un lieu d’accueil réduit à un ou deux agents intermédiaires. Outre les aménagements éventuels qui pourraient être pratiqués au sein de l’administration, et pour les- quels ils ne se montrent pas hostiles, ils souhaitent toutefois que l’Office s’engage dans une poli- tique volontariste. Ils rappellent leur attachement aux services de proximité, ce qu’ils ne manqueront pas de préciser, avec fermeté, lors de la session plénière du conseil d’administration du 29 avril prochain. Enfin, à l’horizon 2018, l’on comptera encore 2,5 millions de ressortissants !

    (…) rappelle également que les anciens combattants ne sont pas des citoyens ordinaires et qu’ils resteront mobilisés comme à chaque fois que les différents gouvernements ont eu à remettre en cause leur reconnaissance et leur droit à réparation ».

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 c  

    Droit à réparation : Pour un ancien irradié
     
    La Cour régionale des pensions militaires de Douai a rendu son délibéré dans l’affaire opposant Gilles Hugot au ministère de la Défense. Celle-ci a infirmé le jugement défavorable qu’avait rendu le Tribunal des pensions militaires de Douai et considéré que les trois affections dont est porteur Monsieur Hugot (dont une cancéreuse) sont la conséquence de son exposition aux rayonnements ionisants et donc imputables au service. La Cour a donc reconnu le droit à pension de Monsieur Hugot et a ordonné une expertise médicale afin que soit évalué le taux d’invalidité.

    Rappelons que Gilles Hugot a été appelé à l’activité le 2 mars 1963 pour être affecté en Algérie, sur le site d’In Eker, dans le cadre de la campagne d’expérimentation nucléaire.

    Il appartenait à la section des sapeurs du 11e Régiment du Génie Saharien et conduisait des camions transportant des citernes d’eau afin d’arroser le plateau et l’entrée du tunnel dans lequel les essais nucléaires étaient effectués. Gilles Hugot intervenait donc, alors que les poussières provenant des fuites radioactives provoquées par l’ébranlement géologique étaient encore en suspension dans l’air. Cet arrêt est rendu dans le prolongement de celui dont a bénéficié Madame veuve Nroberciak en novembre 2007 et qui fait l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’État par le ministère de la Défense.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 d  

    Le Conseil d’administration de l’ONAC et la disparition annoncée de la DSPRS
     
    Le Conseil d’administration de l’ONAC s’est réuni le 29 avril dernier sous la présidence du nouveau secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens Combattants (SEDAC), Jean-Marie Bockel. Les vives inquiétudes du Mouvement AC face à la disparition annoncée de la Direction des statuts, des pensions, et de la réinsertion sociale (DSPRS) s’y sont manifestées avec force, comme cela avait déjà été le cas lors des réunions de commissions préparatoires.

    André Filière, vice-président honoraire, et Jacqueline Thabeault¬-Alcandre, secrétaire nationale chargée de la défense des droits, tous deux administrateurs nationaux de I’ONAC, ont participé à cette réunion. Avec 20 points à l’ordre du jour, ce conseil d’administration était amené à faire connaissance du nouveau secrétaire d’État aux Anciens Combattants et de son équipe. Et, dans son allocution d’ouverture, M. Bockel n’a pas manqué de mettre l’accent sur le « caractère inévitable de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) qui touche tous les ministères, ACVG compris ».

    Des informations diverses…

    Selon la tradition, le CA de l’ONAC a pu prendre connaissance du bilan du contrat d’objectifs et de moyens (COM 1) et du rapport d’activité 2007, de la gestion budgétaire 2007 de I’ONAC, des comptes financiers 2007, et de la première décision modificative budgétaire 2008 (DM I).

    Le CA a également été informé de la cession de terrain de la maison de retraite ONAC de Beau-recueil à cette municipalité, de la réorganisation des offices de I’ONAC en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie, du traitement des demandes provenant des ACVG en Algérie (dont le retard devrait être résorbé fin 2008), d’un projet d’implantation d’un centre de pré-orientation professionnelle à Valenciennes, du premier bilan concernant le versement de l’allocation différentielle 2007 aux conjoints survivants, des activités de mémoire 2007 et des perspectives de I’ONAC pour 2008, des vœux des conseils départementaux de I’ONAC et de l’attribution de la médaille d’or de l’Office.

    … au problème de fond : la DSPRS

    Selon M. Enfrun, préfet directeur général de l’ONAC, il faudrait se féliciter de cette réforme de la RGPP qui, faisant disparaître la DSPRS et éclater ses services, fournirait une : « opportunité forte pour l’ONAC, de réussir son contrat d’objectifs et de moyens n° 2 (COM 2), de devenir un service unique de proximité à maillage départemental capable d’accueillir toutes les demandes des ACVG, bénéficierait de missions nouvelles (carte du combattant, titres, statuts, retraite du combattant, indemnisation des orphelins, entretien des nécropoles, etc.) et serait un point de contact capable de traiter sur place et de répartir les demandes vers le plan régional, voir national ». Vaste programme que, manifestement, les ACVG n’entendent pas de cette oreille.

    Réactions des commissions de l’ONAC

    D’une même voix ou presque, les présidents et rapporteurs des commissions de I’ONAC (Affaires générales et financières, Mémoire et Solidarité) ont en effet souligné l’inquiétude du Mouvement AC et des directeurs des services départementaux de I’ONAC, dénonçant au passage telle et telle mesure prévue touchant le droit à réparation et au code des pensions militaires d’invalidité (voir article dans le présent Réveil).

    Celles des syndicats

    Les représentants des syndicats des personnels (CGT, CFDT et FO) dénonçaient également les risques de perte de qualité du service envers les ressortissants, le manque de consultation, les risques de fermetures partielles de services et le rejet des guichets uniques envisagés sur la base de 3 agents seulement.

    Les administrateurs

    Parmi eux, des voeux s’élevaient pour rejeter les mesures initialement prévues et leurs « réaffectations » (appareillage notamment), mais aussi service des pensions pour les OPEX, traitement des droits des anciens harkis, rappel que l’ONAC avait déjà beaucoup donné en matière de diminution de ses effectifs, etc. M. Bockel élude les questions d’André Filière

    Dans son intervention, notre camarade André Filière fustigera d’abord l’absence de toute concertation et la politique du coup de force employée par le gouvernement pour imposer le RGPP, éclater la DSPRS et museler le Mouvement AC. Puis il rappela les arguties utilisées et l’objectif principal de cette réforme. A savoir, au prétexte que 40 % de la dette de l’État proviendrait des fonctionnaires, la volonté de diminuer les coûts en réduisant les effectifs de la fonction publique, en remettant ainsi fondamentalement en cause la notion de service public telle qu’issue du programme du Conseil national de la Résistance.

    Il dénonçait le transfert des services de la DSPRS hors du SEAC, la multiplication des points de contacts avec des personnels non formés à la pratique du droit à réparation des ACVG, alors qu’existe le savoir-faire des agents actuels de la DSPRS dont on doit s’inquiéter de leur sort demain.

    Il abordait alors un problème de fond : l’existence réelle du secrétariat d’État aux Anciens Combattants. Après l‘éclatement des services de la DSPRS, il interrogeait M. Bockel quant à l’existence d’un secrétariat d’État vidé de sa substance, l’essentiel relevant désormais du ministère de la Défense… y compris la mémoire, la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) relevant directement du ministère de la Défense.

    Il ne resterait qu’une coquille vide facile à écraser, faisant disparaître à brève échéance le secrétariat d’État aux AC, alors qu’il existe encore 4 millions de ressortissants en France, et qu’officiellement il est prévu que 2 millions seront encore présents dans 10 ans en 2018.

    Évoquant l’ONAC, André Filière remarquait que l’argument de sa pérennité, que souhaite le Mouvement AC, ne pouvait être utilisé pour justifier la disparition de la DSPRS, voire du SEDAC, d’autant que les missions nouvelles qui lui seraient confiées demeurent confuses, notamment au plan des moyens, des personnels et des crédits.

    Pour conclure, André Filière déclarait que, si des réformes s’avéraient nécessaires, il fallait les conduire dans la concertation et rappelait l’exigence du Mouvement AC d’un exercice centralisé (sous la seule tutelle du SEDAC) du droit à réparation dans le cadre de la loi du 31 mars 1919 et du Code des pensions militaires d’invalidité.

    Confronté au problème de fond, M. Bockel refusera d’y répondre. Il se contentera de déclarer qu’il ne s’engagerait pas dans un débat sur la fonction publique… et, après avoir ainsi « botté en touche », il carda le silence quant au devenir du secrétariat d’État aux Anciens Combattants. Très mal à l’aise, pour sa « première sortie » face à des problèmes techniques qu’il maîtrise mal, il fera marche arrière quant à l’expression « guichet unique », et reconnaîtra ne pas avoir de solution satisfaisante au plan de l’appareillage, le Secrétaire d’État se réfugiera sur ses positions gouvernementales : « la reforme se fera, elle est inévitable, la dynamique est lancée, elle ira jusqu’au bout, soyez constructifs, je m’engage à ce que ça se passe bien », etc., discours peu de nature à rassurer les ACVG. Aussi peut-on être étonné de cette affirmation d’un vice-président de I’ONAC déclarant que « si le débat a montré l’inquiétude du Mouvement AC, il a aussi souligné sa volonté d’aider à la conduire à terme. Il faut donc l’y associer » Nous doutons que telle soit la volonté du Mouvement ACVG. Pour sa part, l’ARAC continuera l’action au service de leurs droits à réparation et pour la préservation du secrétariat d’État, du code PMI et de l’ONAC

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 e  

    ONAC En direct du conseil d’administration
     
    Premier bilan du versement de l’allocation différentielle aux conjoints survivants

    Ce dispositif est entré en vigueur au 1" août 2007 et disposait d’un crédit spécifique de 500 000 euros.

    De septembre à décembre 2007

    -1605 demandes ont été traitées par les services départementaux de l’ONAC

  •  797 déclarées recevables (dépense totale 520 901 €)
  •  808 rejets (soit 50,34 % du total). Cette dernière donnée souligne manifestement la nécessité de relever à 800 euros le plafond actuellement fixé à 681 euros.

    • Bilan au 31 mars 2008

  •  1820 demandes traitées
  •  600 rejets
  •  1 215 dossiers recevables (dépense totale sur l’ensemble de l’année actuelle : 1,567 million d’euros).

    Rappelons que la dotation prévue pour 2008 s’élève à 5 millions d’euros de crédits spécifiques.

    Opération mémoire menée par l’ONAC

    4 700 opérations de transmissions de la mémoire des conflits contemporains ont été menées par l’ONAC en 2007.

    Elles ont porté sur les grands anniversaires de la mémoire combattante, les initiatives de mémoire partagée, la lecture de la lettre de Guy Môquet, le recueil de la mémoire orale des acteurs de la guerre d’Algérie, et autres actions pédagogiques telle l’exposition sur la guerre d’Indochine, le concours des petits artistes de la mémoire et le partenariat avec l’Association pour des études sur la Résistance autour du projet « Valeurs de la Résistance, valeurs des élèves d’aujourd’hui. »

    Perspectives 2008

    Parmi les nombreuses opérations mémoire prévues par l’ONAC, on peut citer :

    Les hôpitaux en guerre : un livre et une exposition présentés publiquement au salon Hôpital-Expo en mai 2008 à Paris. La guerre 1914-1918 : une exposition sur « Les Associations de la grande guerre » sera présentée dans le cadre du 90e anniversaire du 11 novembre 1918 ; dans la Mayenne aura lieu une semaine d’animation sur la guerre 1914-1918 et, en Meuse et Meurthe-et-Moselle, sera organisée un rallye historique sur les lieux de mémoire.

    La Seconde Guerre mondiale : une exposition, réalisée par 11 délégués départementaux à la mémoire combattante, relatera le fil des événements survenus autour de la Seine. Dans le Gers, en mars, aura lieu une rencontre internationale autour des femmes dans la guerre 1939-1945.

    Les guerres d’Algérie et d’Indochine : dans le Tarn, l’ONAC, après avoir participé à « La semaine de l’Algérie au Centre Fon¬labour », réalisera un ouvrage répertoriant les soldats tarnais tombés en Afrique du Nord de 1952 à 1962. Dans les Pyrénées-Atlantiques, une exposition et une brochure seront réalisées sur la guerre d’Indochine, tandis qu’en Charente-Maritime sera donnée une conférence sur les camps de prisonniers vietminh.

    L’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme : dans le Nord-Pas-de-Calais, les services départementaux de l’ONAC, en partenariat avec l’Institut national des invalides de guerre belge, ont participé au rassemblement de cent jeunes européens au camp de déportation et d’extermination nazi de Buchenwald en mai 2008.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 f  

    Ecole Malleterre de l’ONAC : Stagiaires et enseignants manifestent
     
    Depuis janvier dernier, l’école de réinsertion professionnelle de l’ONAC Malleterre de Soisy-sur-Seine (91) devait faire face à une situation des plus sérieuses : 215 mois de rémunération manquaient pour 53 stagiaires ayant déjà une orientation à partir de septembre 2008 prochain.

    Malgré la loi concernant la réinsertion sociale des travailleurs handicapés affirmant que tout stagiaire doit être rémunéré, l’ERP était dans l’impasse. Sa directrice avait alerté, à plusieurs reprises, la direction générale de l’ONAC, laquelle avait été également saisie par André Fillère, administrateur national de l’ONAC et membre du conseil d’établissement au titre de l’ONAC Essonne. Rien ne bougeait, même avec la rencontre de responsables régionaux tel le préfet de l’Essonne.

    Stagiaires et enseignants dans la rue

    Alors, le 15 avril dernier, plus d’une centaine de stagiaires de l’ERP, accompagnés de leurs professeurs, ont débarqué à la Direction régionale du travail d’Ile-de-France (66, rue de la Mouzaïa à Paris) et ont demandé à être reçus.

    En l’absence du directeur, M. Calvez, leur délégation (trois stagiaires et trois professeurs) ont rencontré la directrice adjointe, Mme Rivas, et la secrétaire générale, Mme Guimiot, à qui ont été exposés problèmes et revendications. La délégation a insisté sur les caractères pédagogiques spécifiques et humains présidant à la formation dans cette ERP.

    • Des formations d’un an ou deux sur un large éventail et une certaine rareté. En effet, les stagiaires sont préparés à des diplômes de l’Éducation nationale sur des périodes allant jusqu’à deux ans, et s’engagent donc sur l’année scolaire complète. Il apparaît donc impossible de dire à la moitié d’entre eux, au bout d’un an, que leur formation ne sera pas honorée faute d’agrément financier, et qu’ils peuvent aller… se faire voir ailleurs ! De plus, l’éventail des formations pratiquées dans cette ERP, dont certaines sont rares sur le marché du travail, entraînent un recrutement national (donc déracinement) ; et le stagiaire, en s’impliquant dans une de ces formations, fait un choix professionnel réfléchi engageant son avenir et, parfois même, celui de sa famille.

    Une situation débloquée ?

    On peut l’espérer, cette démonstration de force tranquille revendicative ayant amené la Direction régionale du travail a affirmé qu’il n’y avait aucune crainte à avoir pour cette prochaine rentrée. Selon la DRT, un réexamen des attributions sur l’ensemble des centres de réinsertions professionnelles serait entrepris courant juin et un redéploiement de crédits serait alors proposé.

    • Mais, au-delà des promesses, la situation s’est-elle vraiment éclaircie ? Le 24 avril, la directrice de l’ERP a, certes, rencontré le préfet de Région. Si celui-ci a bien réaffirmé qu’il n’était pas question d’interrompre le cursus de formation des stagiaires, il a aussi placé le problème de leurs rémunérations dans le contexte de la fameuse Lolf (Loi d’organisation des lois de finances), dont souffrent aussi les crédits budgétaires des ACVG. Finalement, il s’est engagé à utiliser « ses pouvoirs » pour attribuer 150 mois de rémunération pour les stagiaires. Il manque donc encore 65 mois pour assurer la rentrée de septembre 2008 à tous. Et une nouvelle rencontre ERP-DTR devrait avoir lieu avant le 15 juin pour faire le point et redéployer certains crédits « récupérés » sur d’autres régions.

    Cette véritable politique de « bouts de ficelle » est indigne de ce que représente la réinsertion professionnelle ; elle est inhumaine envers les stagiaires et stressante envers les enseignants et l’encadrement d’une ERP qui se dévoue pour assurer ses missions. On comprend et on partage la colère des stagiaires contraints de descendre dans la rue pour faire respecter leurs droits, leur dignité, leur avenir et la loi. L’ARAC les soutient et se place résolument à leurs côtés. C’est également sa mission, héritée des valeurs humanistes de son histoire auxquelles elle demeure fidèle.

    André FILLERE

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 g  

    Pensions militaires d’invalidité de victimes de guerre
     
    Suite à notre demande auprès de la Direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale (DSPRS) toujours si précieuse et aux services à préserver, nous avons reçu l’état des pensions militaires d’invalidité et de victimes de guerre en paiement au 31 décembre 2007.

    Nos lecteurs remarqueront que ne sont désignées nulle part les pensions attribuées aux anciens combattants en Afrique du Nord, ni aux combattants des OPEX, pas plus que celles attribuées aux conjoint(e)s survivant(e)s, aux orphelins et aux ascendant(e)s ni de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie, ni des Opérations extérieures. Cette « lacune » résulte, pour l’Afrique du Nord, de la poursuite du vieux refus de considérer la guerre d’Algérie en tant que « guerre », malgré la reconnaissance officielle et unanime de celle-ci en 1999 pour l’Assemblée nationale et le Sénat.

    Rappelons-nous, en effet, que la guerre d’Afrique du Nord a tout d’abord été classifiée selon la loi du 6 août 1955 et que les pensions attribuées l’ont toutes été sous le vocable « hors guerre » ! Et cette pratique inadmissible se poursuivait encore tout récemment, faisant que toutes les pensions attribuées depuis 1955 au titre de cette loi du 6 août, et jusqu’aux Opérations extérieures hier, étaient « hors guerre » et apparaissent encore comme telles hélas dans les présentations courantes du ministère du Budget. D’où le tableau ci-dessous.

    On peut s’en offusquer et sans doute faut-il protester. Ceci étant, Le Réveil met cet ensemble de données à votre disposition.

    Source : MBCPFP- Service des Pensions — Base des PMIVG en paiement au 31/12/2007
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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 h  

    Campagne double : Nos lecteurs interviennent
     
    Alors que vient de se dérouler devant le secrétariat d’État aux Anciens Combattants à Paris (le 23 avril 2008) une manifestation revendiquant notamment le droit à campagne double pour les Anciens Combattants en Afrique du Nord fonctionnaires, travailleurs de l’État et assimilés, l’un de nos lecteurs, Yves Servant (chef d’escadron honoraire de l’Université Bordeaux 1), nous a fait parvenir un travail important (17 pages) résumant l’évolution de la revendication de 2004 à 2008. Rappelant le rapport Gal, les errements du secrétaire d’État Mekachera, l’avis du Conseil d’État, les courriers échangés avec le cabinet du secrétaire d’État Alain Marleix, les débats budgétaires 2007 à l’Assemblée nationale et au Sénat, les 921 questions écrites posées par les parlementaires sur la campagne double, les réponses, toujours les mêmes et jamais satisfaisantes des secrétaires d’État successifs - font dire à Yves Servant :

    « Les années passent… et alors que nous approchons du 46e anniversaire de la fin du conflit d’AFN, le temps est venu de régler, une fois pour toutes, ce problème de la campagne double pour l’AFN. Or, un rapport chasse l’autre… un avis chasse l’autre… et une commission chasse l’autre… comme si ce petit jeu devait se poursuivre indéfiniment !

    Je considère, ensuite, que dans son avis du 30 novembre 2006, le Conseil d’État a clairement écarté trois des quatre hypothèses du rapport GAL, et retenu celle de la mesure générale conduisant à attribuer le bénéfice de la campagne double à l’ensemble des personnes ayant participé à ce conflit d’AFN, pour toute la durée de celui-ci, par analogie avec les décisions prises par les gouvernements précédents, à l’égard des participants aux conflits d’Indochine, de Corée et du Golfe.

    Alors que quinze mois supplémentaires ont été inutilement perdus (depuis ce 30 novembre 2006), je ne crains pas d’être démenti en affirmant que la représentation nationale et le monde combattant attendent avec impatience que le gouvernement se décide, enfin, à suivre cet avis du Conseil d’État ».

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 i  

    Dieppe, 24 mai 2008 : Un rassemblement national réussi
     
    Ainsi que nous l’avions annoncé lors de notre édition précédente, la municipalité et la ville de Dieppe (nous le verrons plus loin) ont accueilli avec chaleur le Rassemblement national 2008 de notre association le samedi 24 mai dernier.

    Cette grande rencontre fraternelle des membres et amis de l’ARAC s’est déroulée d’abord dans la salle de spectacle, au demeurant très confortable, du casino de Dieppe. Plus de 800 participants et participantes y furent accueillis et pour attendre les arrivées venues des lieux les plus éloignés, le secrétaire général de l’ARAC, Claude Delevacq qui conduisait la manifestation, ouvrit la séance en saluant les personnalités présentes et la nombreuse assistance.

    C’est tout d’abord Raphaël Vahé, président national de l’ARAC, qui vint présenter une motion de solidarité aux marins pêcheurs de la ville que les participants et les participantes adoptèrent à l’unanimité. Il fut suivi par deux témoignages de résistants déportés que le public écouta avec une attention soutenue, tant l’émotion qu’ils provoquèrent étant grande : Marie-Thérèse Fainstein, résistante dieppoise déportée à Ravensbrück et Charles Pieters résistant dieppois déporté à Buchenwald et compagnon d’internement de Marcel Paul. La salle leur exprima un hommage reconnaissant aux termes de leurs interventions.

    Le nouveau maire de Dieppe, Sébastien Junte !, vice-président [lu Conseil général de Seine-Maritime, prit ensuite la parole pour exprimer sa satisfaction et celle (le sa municipalité de recevoir I’ARAC, dont il a affirmé partager les valeurs qu’elle défend et soutenir les combats qu’elle mène. Il tint particulièrement à rendre un hommage chaleureux à ses deux administrés, Madame Fainstein et Monsieur Pieters, qui payèrent de la déportation leurs actes courageux de résistants.

    Claude Delevacq donna ensuite la parole à Paul Markidès, vice président national de I’ARAC et de I’UFAC, qui s’exprima au nom du Conseil national de l’ARAC.

    Notre camarade, après avoir salué le maire, les élus et les habitantes et habitants de Dieppe, tint à rendre un hommage reconnaissant aux combattants canadiens, anglais et français qui réalisèrent sur Dieppe, le 19 août 1942, un raid qui échoua malheureusement et aux résistants et déportés Dieppois. Il tint à évoquer le 65e anniversaire de la 1re réunion du Conseil national de la Résistance dans Paris occupé le 27 mai 1943, dont l’officialisation en journée nationale devrait honorer son programme politique, économique et social en soulignant notamment que « dans la nuit de l’occupation et sous le joug nazi, les membres du CNR avaient fait faire un pas de géant aux idées de solidarité nationale et avaient permis qu’au sortir de la guerre, à côté des droits civiques, s’impose une nouvelle génération de droits : les droits sociaux ». Et Paul Markidès souligna : « Voilà pourquoi nous n’acceptons pas aujourd’hui la mise en cause de droits sociaux directement ou par le canal de services publics à qui l’on supprime des moyens d’accomplir une partie de leurs tâches alors qu’ils sont le ciment de la Nation ».

    Dans cette même optique notre camarade devait évoquer « l’éclatement annoncé par l’autorité gouvernementale des missions actuelles de la Direction des statuts, pensions et de la réinsertion sociale et des Directions interdépartementales du secrétariat d’État chargé des Anciens Combattants vers divers secteurs, » dont I’ARAC estime qu’il fera éclater l’application du droit à réparation, autrement dit le mettra en cause. Ce qui explique les lunes engagées actuellement par notre association et I’UFAC. Et Paul Markidès devait conclure par un appel aux générations nouvelles à partager les combats de l’ARAC, notamment ceux de l’amitié, de la solidarité, de la Mémoire, de l’anti fascisme et la paix, en appuyant son action pour la Mémoire partagée, force d’avenir.

    En excusant d’abord Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État, le préfet de la région tint à exprimer la considération que l’autorité gouvernementale porte à l’ARAC à la fois pour les valeurs et les combats qu’elle mène depuis sa création en 1917 et qu’elle continue de mener en assumant une évolution nécessaire. Il reconnut aussi sa loyauté sans abandon de ses orientations et de ses revendications dans ses rapports avec l’État.

    Les participantes et participants du rassemblement formèrent ensuite, derrière une excellente fanfare et de nombreux drapeaux, un long cortège enjoué qui se rendit au monument aux morts pour effectuer les dépôts de gerbes traditionnels. Au cours du parcours, ce cortège s’arrêta pour déposer quelques œillets aux pieds des plaques commémoratives du raid du 19 août 1942 et du cessez-le-feu en Algérie, Tunisie, Maroc du 19 mars 1962. Au long du parcours, une foule nombreuse accueillit le cortège.

    L’intervention de Paul Markidès sera publiée dans son intégralité dans le Bulletin d’information, de communication et de dialogues.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 j  

    Réhabilitation des fusillés pour l’exemple…
     
    A l’appel de la Libre Pensée, de l’ARAC, de la Ligue des droits de l’homme et de l’Union pacifiste, un rassemblement de 300 personnes a eu lieu le samedi 17 mai dernier sur le plateau de Californie à Craonne, l’un des lieux les plus éprouvés de l’offensive dite du Chemin des Dames.

    Un dirigeant de chaque association a pu prendre la parole au cours de cette initiative présidée par Noël Genteur, maire de Craonne, conseiller général, et Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la libre pensée.

    L’ARAC y était représentée par Paul Markidès, vice-président national qui, après avoir retracé les circonstances de la guerre 1914-1918, souligna que les « fusillés pour l’exemple » étaient des hommes « harassés par des heures de combat sans repos, cherchant justement un peu de repos avant de retourner combattre, ou attendant un ordre d’assaut qu’un officier ne donnera pas et seront accusés de ne pas l’avoir exécuté, ou encore constatant l’inutilité d’une attaque sans refuser de se battre, ou sous d’autres prétextes, et ont été jugés coupables par des conseils de guerre spéciaux guidés par un commandement qui n’avait plus confiance dans les troupes, conscient de ce qu’elles ressentaient et voulait créer la peur pour maintenir l’obéissance à ses ordres quels qu’ils soient. »

    Et notre vice-président devait conclure son intervention en ces termes : « Ils vivaient l’infamie de cette guerre et avaient compris le sort tragique qui les attendait. Ils faisaient face au combat qui leur était imposé et certains d’entre eux n’hésitaient pas pour autant à exprimer leurs désaccords sur des assauts qui ne servaient à rien sauf à provoquer le mort d’un côté comme de l’autre du Front. Ils voulaient, bien sûr, voir cesser cette guerre. Il n’y avait le plus souvent aucune différence entre eux et leurs cama- rades qui n’ont pas été sanction- nés. Comme tous ils aimaient la France, ils aimaient la vie. Ils sont des martyrs inutiles.

    A notre tour, nous anciens combattants, nous demandons aussi réparation pour l’exemple afin qu’à l’avenir de telles ignominies ne puissent plus se reproduire, réparation aussi pour l’honneur de notre pays aujourd’hui qui doit assumer ses fautes d’hier et les reconnaître afin d’affirmer sa volonté de respecter les êtres humains, quelles que soient les circonstances où l’autorité de l’État peut se trouver placée. »

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 k  

    Germaine Tillion nous a quittés
     
    Le 19 avril dernier Germaine Tillion, que nos lecteurs connaissent bien car nous avons souvent évoqué ses actions passées et présentes, est disparue à l’âge de 101 ans.

    Rappelons que Germaine Tillion était ethnologue et qu’elle avait d’abord passé trente des premières années actives de sa vie en Algérie. Durant la guerre 1935-1945, ce fut une résistante efficace qui appartenait au réseau du Musée de l’Homme. Elle paya de son courage la déportation avec sa mère à Ravensbrück. Cette expérience douloureuse la conduisit à devenir historienne de la déportation.

    Elle était, par ailleurs, une grande spécialiste du Maghreb et de l’Afrique. Elle militait activement pour la paix et les droits de l’homme et s’engagea contre- la pratique de la torture en Algérie. Elle fut aussi parmi les douze personnalités françaises qui demandèrent la reconnaissance des actes de tortures durant la guerre d’Algérie.

    Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels son Ravensbrück, réédité de nombreuses fois, qui est devenu un livre de référence sur ce camp. Grâce à son expérience de sociologue qu’elle mit à profit pour saisir les mécanismes de l’univers concentrationnaire dans lequel elle s’est retrouvée, Germaine Tillion trouva la force de prendre du recul par rapport à la cruauté du quotidien et su en faire profiter ses camarades déportées. Elle rédigea même le livret d’une opérette durant sa présence au camp de Ravensbrück dont le titre est Le Verfugbar aux enfers qui fut d’ailleurs représentée pour la première fois à Paris l’an dernier et qui participait de cette volonté de résister à tout prix au processus d’extermination.

    L’ARAC tient à lui rendre hommage.

    Paul MARKIDES

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 l  

    Ecole de réinsertion professionnelle de l’ONAC : « Merci d’avoir réveillé nos consciences »
     
    Le 14 mars dernier, dans le cadre des expositions et conférence-débats que l’ARAC organise quatre ou cinq fois l’an au plan de la transmission de la mémoire, le comité de l’Es sonne a présenté celle consacrée par l’ONAC à la guerre d’Indochine. Traitant de l’histoire, elle était complétée par celle illustrant le travail concret de l’ARAC aujourd’hui en matière de solidarité internationale au service des enfants vietnamiens profondément handicapés par les conséquences de la guerre américaine au Vietnam (mines, bombardements, agent orange, défoliant et dioxine). Les stagiaires de l’école de réinsertion professionnelle de l’ONAC Georges Malleterre, à Soisy-sur-Seine (Essonne), réagissent à cette initiative.

    De telles initiatives sont menées en partenariat avec la directrice et les enseignant(e)s de cette école. Elles sont préparées soigneusement, méticuleusement, afin de permettre à tous les stagiaires, à tous les personnels de l’ERP d’être informés et de participer, de réagir et de débattre pour aller le plus loin possible en matière de connaissance de l’histoire, et faire de la mémoire un outil pour appréhender le présent et construire l’avenir.

    Ce 14 mars fut d’abord consacré à des visites commentées des deux expositions présentées par André Fillère avec la participation de deux anciens combattants en Indochine, membres de l’ARAC (Robert Meunier et Henri Patard) et du responsable départemental de la solidarité avec le Vietnam, Gérard Henry.

    A travers ces visites, la connaissance mutuelle s’établit, des passerelles sont lancées, le débat de la recherche de la connaissance de l’histoire-mémoire commence à s’instaurer. Ces visites étaient ensuite relayées par la projection d’un court-métrage (18 minutes) réalisé par le cinéaste René Vautier, intitulé Afrique 50. Cette séance permettait d’illustrer la situation et le caractère de la colonisation française dans le monde, ici en Afrique, en 1950, à la mi-temps de la guerre d’Indochine (1945-1954).

    Nul besoin n’était de forcer ensuite au débat. Les 50/60 stagiaires après cette « préparation », avaient tant à dire, tant à demander que les trois témoins n’eurent aucune difficulté à dialoguer, non plus seulement en tant qu’anciens combattants, mais aussi en leur qualité de combattants pour la paix, l’amitié, la solidarité et la coopération entre les peuples.

    Ont-ils réussi à transmettre un relai de mémoire pour l’action ? Comment les stagiaires de l’ERP (hommes et femmes, jeunes et moins jeunes) ont-ils vécu ces moments-là ? La lettre que nos camarades de l’ARAC Essonne viennent de recevoir est un élément de réponse à ces questions.

    « Bonjour Messieurs,

    Je vous écris au nom de tous les élèves qui étaient présents vendredi matin quand vous avez eu la gentillesse de venir nous voir. Au nom de tous, donc, je veux vous dire Merci. Merci de nous avoir offert un peu de votre temps. Merci de nous avoir ouvert les yeux pour certains et rappelé aux autres qu’il ne faut jamais oublier ce que l’homme a pu faire.

    Merci d’avoir réveillé nos consciences. Merci de nous avoir rait connaître cet admirable cinéaste qu’est René Vautier Et enfin, merci de nous avoir fait comprendre qu’il « faut développer le sentiment associatif » si ’tous voulons vivre dans un monde juste. Malgré la gravité du sujet, fût un moment très agréable. ’Encore une fois, merci. Recevez mes sincères salutations ainsi que celles de mes camarades.

    Angélique ».

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 m  

    Quand un véritable mystère fait surface
     
    Les archives photographiques de la Wehrmacht, discrètement conservées depuis la Libération au fort d’Ivry, en banlieue parisienne, sont entourées de mystère.

    Comment et pourquoi se trouvent-elles là ? Nul ne le sait… ou nul ne veut le dire. Une seule certitude : la réalité de leur existence… et quelle existence !

    Pas moins de 347 000 clichés de reporters allemands, faisant partie des compagnies de propagande déployées dans les rangs du « grand Reich », sont abrités dans les casemates de ce fort construit au XIXe siècle pour défendre Paris. Les images retrouvées témoignent des opérations de l’armée allemande, du front russe à l’Italie en passant par l’Afrique, la Crète et la France. Ces images témoignent également de la vie quotidienne de leurs auteurs, reporters, photographes, enrôlés par la propagande nazie.

    Pendant soixante ans, le ministère de la Défense s’est tu sur l’existence de ce « trésor ». De 2004 à 2005, ces clichés du fort d’Ivry ont fait l’objet d’un accès très restreint et « trié sur le volet ».

    Actuellement une ouverture libre est faite au profit du public.

    Quelques photos ont été l’objet d’un scandale retentissant en Allemagne : elles montrent l’exécution sommaire de dizaines d’hommes contraints de creuser des fosses communes avant d’y être jetés sous les balles des pelotons d’exécution de la Wehrmacht ! D’autres photos rappellent de mauvais souvenirs : on y voit des sentinelles françaises et allemandes côte à côte pour surveiller le travail d’ouvriers employés à la construction des fortifications de la Wehrmacht dans le midi.

    Il est donc très intéressant, dans le cadre du devoir de mémoire, d’aller consulter ces documents et d’en tirer des leçons qui sont toujours d’actualité.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 n  

    Sur Cuba, On ne vous dît pas tout
     
    Ainsi, savez-vous que…

    Suite au tremblement de terre (7,9 sur l’échelle de Richter) survenu au Pérou le 15 août 2007, une équipe médicale des services d’urgence cubains est arrivée à Cuzco dès le 18 août. Cette équipe est restée sur place sept mois et sept jours, jusqu’au 25 mars 2008, et elle a donné 153 292 consultations, dont 65 299 à domicile. Le chef de ce détachement médical était le docteur Juan Carlos Dupuy Nunez qui dirigea également le détachement envoyé lors des catastrophes au Pakistan.

    Ils sont 77 hommes et femmes, ces Cubains soignant sur les lieux de sinistres, tels le Pérou, le Pakistan, l’Indonésie, etc. Un détachement international dont aucun, depuis le 19 septembre 2005 où il fut créé, n’a déserté sa mission humanitaire. La TV et les journaux vous ont submergés d’informations relatives aux footballeurs cubains profitant d’un match aux USA pour y rester.

    Pourquoi sont-ils aussi étrangement muets sur ces 77 personnes fidèles à leur mission humanitaire… et à leur pays ?

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 o  

    ARAC - CUBA – SOLIDARITÉ : Rencontre ARAC - ICAP
     
    Raphael Vahé, président national, et Claude Delevacq, secrétaire général, ont représenté l’ARAC, le 4 juin dernier, à la rencontre organisée sous l’égide de l’ambassadeur de Cuba à Paris, avec Pedro Holmedo Perez, directeur de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), et Julia Cabrera Reymont, déléguée de l’ICAP pour la France, sur le thème La solidarité avec Cuba aujourd’hui.

    L’ICAP s’est constituée le 30 décembre 1960. Sa mission essentielle est de promouvoir et de faciliter les relations entre les organisations solidaires et les différents partenaires cubains, d’aider à mettre en place des projets qui se sont développés depuis les débuts de la Révolution cubaine pour témoigner de l’amitié et de la solidarité entre les peuples du monde et le peuple cubain. Nos camarades ont rappelé la solidarité de l’ARAC contre le blocus américain, pour la libération des 5 Cubains emprisonnés injustement depuis dix ans aux États-Unis. Ils ont annoncé aussi la venue à Cuba en novembre prochain d’un groupe de tourisme solidaire, constitué à son initiative, avec des animateurs et des dirigeants locaux et départementaux de l’association (il reste quelques places disponibles, les lecteurs du Réveil intéressés peuvent encore s’inscrire mais très rapidement), afin de construire un projet de solidarité avec l’Association cubaine des combattants et l’ICAP. Nos camarades ont eu un échange intéressant avec Dalia Justo Roque, ancienne combattante des forces armées révolutionnaires en Angola, Luzmila Carpio, ambassadeur de Bolivie, et Jesus Arnaldo Pérez, ambassadeur du Venezuela en France.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 p  

    Solidarité Vietnam : Un concert Réussi
     
    Comme il en a pris l’habitude depuis plusieurs années, le Comité français pour le Village de l’amitié au Vietnam a organisé son concert de solidarité au Sénat, dans les salons Boffrand mis à disposition par le président de la Haute Assemblée, le jeudi 3 avril dernier. Ce fut un concert d’une haute tenue auquel un public nombreux a pu assister en présence des ambassadeurs de la République socialiste du Vietnam en France et à l’UNESCO.

    Le concertiste Pascal Boêls, guitariste de renommée internationale, interpréta des œuvres de Luys de Narvaez, J.-S. Bach, Manuel de Falla, Eric Satie, Isaac Albeniz, Joacquim Turnia et H. Villa Lohos. La soirée se termina par un cocktail dont le champagne était offert par les établissements Giraud d’Ay.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 q  

    Ils nous ont quittés
     
    Roger Bronner

    Roger Bronner, membre d’honneur du Conseil national de l’ARAC, secrétaire général du comité des Yvelines, nous a quittés à l’âge de 81 ans.

    Ses obsèques ont eu lieu le 15 avril dernier à Saint-Germain-en-Laye où ses camarades de l’ARAC, de I’ANACR, du Comité d’entente de Sartrouville, de la CGT et du PCF lui ont rendu hommage en présence de nombreux drapeaux. André Filière et Chantal De¬graeve y représentaient les directions nationales de l’ARAC, de la Mutuelle et du Réveil des Combattants.

    Roger Bronner, né le 21 mars 1927 à Sauzé-Vaussais (Deux-Sèvres) s’était engagé dans la Résistance à 17 ans, puis avait poursuivi la guerre jusqu’en Allemagne comme engagé volontaire. D’abord maçon, sa carrière professionnelle s’était essentiellement déroulée à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) où il était machiniste. Il avait adhéré à l’ARAC en 1949 et s’est dévoué toute sa vie pour les plus démunis tant à l’ARAC et au sein du mouvement anciens combattants, qu’à la CGT, au PCF, au Souvenir français, à l’UDAC et à l’ONAC des Yvelines.

    Titulaire de nombreuses médailles, chevalier dans l’Ordre national du mérite, il avait été longtemps le porte-drapeau national de la Mutuelle de l’ARAC, qui l’avait d’ailleurs nommé à son Comité d’honneur.

    L’ARAC, la Mutuelle et le Réveil s’inclinent avec respect devant la mémoire de Roger et présentent à son épouse et à tous les siens leurs condoléances attristées et l’assurance de leur soutien fraternel.

    René Guérault

    René Guérault, ancien combattant en Algérie, membre du Conseil national de l’ARAC et secrétaire général de notre Association du Loiret est décédé le 13 mai dernier. Il était né le 15 octobre 1932 à Saint-Fargeaux (89) « Néné » comme nous l’appelions familièrement, c’était une « gueule », un militant responsable, efficace et gouailleur comme un vrai titi parisien. Routier de son métier, chez Dudeffont, sa boite de transport où il bataille ferme contre la fermeture.

    René Guérault consacra sa vie aux hommes et aux femmes- les plus démunis, toutes celles et tous ceux qui avaient besoin qu’on lutte à leurs côtés pour leurs droits, leur vie, leur dignité. Militant responsable syndicaliste CGT et politique (PCF), il était venu à l’ARAC, naturellement, par horreur de la guerre, de l’injustice, pour bagarrer avec ses « potes » anciens combattants. Pour lui, c’était la poursuite logique de ses engagements conscients et chaleureux de toute sa vie républicaine, la suite logique de sa lutte contre la guerre d’Algérie.

    Jacques Goutorbe représentant la direction nationale de l’ARAC et une foule nombreuse l’accompagnèrent pour ce dernier voyage, et c’est Daniel Thouvenin (son gendre) membre du Bureau national de l’ARAC qui, au nom de tous, lui rendit l’hommage que méritait une tel ’militant.

    « Néné », mon frère, ma peine est grande et rejoint celle de tous tes « potes », de tous les tiens. Ton souvenir et ton exemple demeureront vivants et accompagneront les luttes dans le cœur de tous ceux qui t’ont connu et apprécié. L’ARAC, sa mutuelle, le Réveil des Combattants s’inclinent et assurent ton épouse, tes enfants et tous les tiens de leur sincère et chaleureux soutien fraternel.

    Georges Vecco

    Georges Vecco, ancien combattant en Algérie, membre du Bureau national de l’ARAC, mutualiste et secrétaire général de l’ARAC des Bouches-du-Rhône, nous a quittés le 29 mai dernier. Né le 9 mai 1935 à Marseille, il avait 73 ans et fut un militant pugnace, toujours à l’offensive, exigeant envers lui-même, jusqu’à donner ses dernières forces, ses dernières pensées à son idéal. Il avait puisé une capacité de combat, d’organisation dans toutes les épreuves de sa vie de salarié des transports ; une révolte inflexible contre tout racisme, toute exploitation de l’homme par l’homme dans les tragiques souvenirs de la guerre d’Algérie, comme soldat du contingent. Solidarité, justice sociale étaient ses références indéfectibles.

    Ses obsèques ont eu lieu le 2 juin dernier où un solennel hommage lui fut rendu par tous ses amis, tous ses camarades de combat, notamment par Raphaël Vahé, président national de l’ARAC.

    L’exemple de son courage face à la maladie et les valeurs républicaines qu’il nous lègue seront de tous nos combats. L’ARAC, le Réveil et la Mutuelle présentent leurs condoléances attristées à Brigitte (membre de la Commission nationale de contrôle financier de l’ARAC), aux enfants, petits-enfants et à toute la famille de Georges. Avec eux, nous partageons leur peine et les assurons de notre soutien affectueux.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 r  

    nos peines
     
    L’ARAC adresse aux familles et aux amis de nos camarades décédés ses sincères condoléances.

    AIN (01)

  •  Pont-d’Ain : René VVICKY, AC 39-45.

    ALPES-MARIT1MES (06)

  •  Nice : Xavier DE CESSO
  •  Nice Trinité : Roland DES- LUS

    ARDECHE (07

  •  Cruas : Marcel MARTINENT, 75 ans, AC ATM

    AUDE (11)

  •  Isolés : Julien HOMPS

    BOUCHES-DU-RHONE (13)

  •  Berre-l’Etang : Eugène COSSENTINO, 95 ans, AC 39-45, Prisonnier, évadé.
  •  Fos-sur-Mer : Henri PHILIPPE, 74 ans, AC ATM
  •  La Fare-les-Oliviers : Bernard GEAY-COUVALETTE, AC 39-45, 2e DB Leclerc et Indochine.
  •  La Penne-sur-Huveanne : Marceau ANGLADE, AC ATM. Gérard FERRANT, AC ATM. François GEORGET, AC ATM.
  •  Saint-Barnabé : Jean-Paul GANANCIA, AC 39-45. Jules TACONE, AC ATM.

    CREUSE (23)

  •  La Souterraine : Camille VAUGELADE, 85 ans, Résis¬tant.

    FINISTERE (29)

  •  Brest : Alain LERICHE, 71 ans, AC ATM, ancien secrétaire général national adjoint, ancien secrétaire départemental des Hauts- de-Seine, Chevalier de I’ONM.

    GIRONDE (33)

  •  Pessac : Claude DUMAY, 83 ans, AC 39-45, engagé volontaire à 18 ans, ancien président de la section.

    HERAULT (34)

  •  Lodève : Jacques RISACHER, AC ATM.
  •  Montpellier : Paul CHABROL, Résistant, président d’honneur du comité. Pierre LAINE, AC 39-45. Jean MOURE, Résistant, ancien du maquis Jean Grandel.
  •  Sète : Raymond VAUTIER

    ISERE (38)

  •  Isolés : Jean BLANES, 89 ans, AC 39-45

    LANDES (40)

  •  Tarnos : Jean DULAMON, AC 39-45.

    LOIRE-ATLANTIQUE (44)

  •  Rezé : Charles DELAVATTE

    MOSELLE (57)

  •  Hagondange : Alfred FREYSS, 94 ans.

    NIEVRE (58)

  •  Fourchambault : Michel AUBERT, AC ATM. Raymond BUSSIERE, ami. Mme Liliane DAUVERGNE, veuve.
    Jean GAUDRY, AC 39-45. Mme Germaine JAILLETTE, veuve. Daniel NOURRY, AC Indochine. Constant PICHOT, AC 39-45, Résistant.
  •  La Machine : Henri CHEVALIER, AC 39-45.

    NORD (59)

  •  Solre-le-château : Charles RECO, 72 ans.

    PAS-DE-CALAIS (62)

  •  Billy-Montigny : Lucien DELANNOY, 95 ans, AC 39-45.

    HAUTES-PYRENEES (65)

  •  Soues : Jacques SANA¬RENS, 84 ans. Jean-Pierre RODRIGUEZ, 76 ans.

    PYRENEES-ORIENTALES (66)

  •  Millas : Désiré CAMPS, 96 ans, AC 39-45.
  •  Perpignan : Jean MONTOUSSAIN, 90 ans, ACPG 39-45

    RHONE (69)

  •  Lyon 7e : Albert FAU, 97 ans, AC 39-45, Président d’honneur du comité.
  •  Lyon 8e : Jean FAYE, 74 ans, AC ATM.

    SAVOIE (73)

  •  Chambéry : Maurice CAS¬TANO, 91 ans, AC 39-45, Résistant, Médaille Militaire, Médaille CVR, Médaille des évadés, ancien porte- drapeau.
  •  Chamoux : Mme Denise ROSAZ, 95 ans, veuve

    HAUTE-SAVOIE (74)

  •  Thonon-les-Bains Mme Hermance BOUVET, 93 ans, veuve. André LA- CROIX, 94 ans, AC 39-45. Jean VALTON, 87 ans, AC 39-45.

    PARIS (75)

  •  10e : André VVYCKHUYS.
  •  19e : Jacques BORNSTEIN, 92 ans, AC 39-45.

    SEINE-MARITIME (76)

  •  Le Havre : René RENAULT, 70 ans, AC ATM.

    SEINE-ET-MARNE (77)

  •  Dammarie-les-Lys : Otello VAN-NUCCI

    DEUX-SEVRES (79)

  •  Tauché : Gérard MAUPETIT, 70 ans, AC ATM.

    SOMME (80)

  •  Cayeux-sur-Mer : Jean Maurice DESBUQUOIS, ami.
  •  Saint-Valéry-sur-Somme : Mme Louise PRUVOST, AC 39-45.

    TARN-ET-GARONNE (82)

  •  Castelsarrazin : Albert DUTHIL.

    VENDEE (85)

  •  La Roche-sur-Yon : Ezio RIULINI, AC 39-45

    VIENNE (86)

  •  Chatellerault Henri MUZARD, AC 39-45.
  •  Usseau : Joseph VILLE¬RET.

    ESSONNE (91)

  •  Chilly-Mazarin : Albert KOL-MERSCHLAG, 90 ans, AC 39-45.
  •  Limours : Bernard DUHAMEL, 69 ans, AC ATM
  •  bMassy : Henri ROUSSEAU, AC 39-45.

    HAUTS-DE-SEINE

  •  Colombes : Jean BEILLEVAIRE, AC 39-45.
  •  Malakoff : André DUVER¬NOIS, 73 ans, AC ATM, vice-président du comité, président de la section.

    SEINE-SAINT-DENIS

  •  Noisy-Ie-Sec : MmeAndrée VILLETTE.
  •  St Denis : René DAUMENT, 93 ans, AC 39-45

    VAL-DE-MARNE (94)

  •  Arcueil : Marcel LE ROY. Antoine DE MAGHALES.
  •  Créteil : Raymond SAVIGNAT, 96 ans, AC 39-45, Président de la section.

    VAL-D’OISE (95)

    Argenteuil:MauriceCOUS¬SEMENT

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 s  

    Pour une Journée nationale de la Résistance, chaque 27 mai
     
    L’ARAC entend réaffirmer sa détermination de voir le 27 mai reconnu Journée nationale de la Résistance et que cette journée soit commémorée officiellement chaque année. C’est pourquoi, elle invite tous ses adhérents à participer aux cérémonies organisées ce jour là, dans le cadre du 65e anniversaire de la première réunion le 27 mai 1943, du Conseil national de la Résistance (CNR).

    Cette première réunion plénière du Conseil national de la Résistance se tint donc le 27 mai 1943, rue du Four, à Paris avec la participation des représentants des mouvements de la Résistance, des partis politiques, et des délégués des syndicats clandestins. Cette initiative, en plein Paris occupé, a constitué un tournant décisif dans la lutte du peuple français pour sa libération.

    Cette date représente un moment fort de notre histoire contemporaine. On sait le rôle essentiel que joua Jean Moulin comme Président du CNR. Mais les jeunes en ont-ils connaissance ? Ont-ils découvert combien ce moment, celui de l’union de toutes les composantes nationales de la Résistance, a ouvert les perspectives de la Libération de notre pays et permis, non seulement un gouvernement national avec un programme progressiste volontairement tourné vers la paix et les droits sociaux, mais aussi la présence de la France aux côtés des Alliés lors de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie.

    Le 27 mai 1943 est une date essentielle de l’histoire de France, de l’histoire de notre République, il est la concrétisation des appels de juin et juillet 1940, notamment celui du général de Gaulle, le 18 juin 1940. Vouloir qu’elle devienne une Journée nationale de la Résistance au même titre que l’est déjà le 18 juin n’est que reconnaître leurs mérites au peuple de France et à la démocratie.

    Pour que les jeunes sachent ce qu’ils doivent à ceux qui se sont levés hier pour la liberté d’aujourd’hui, la flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et elle doit être transmise au plan de la mémoire au présent comme au futur.

    Le programme du CNR

    Au printemps 1944 est diffusé, sous le titre Les jours heureux, le programme d’action du CNR. Tout d’abord, action immédiate : collaborer étroitement aux opérations militaires françaises et alliées pour libérer la patrie. Le CNR appela les Alliés à ouvrir un second front. Il exige des armes, encourage les grèves patriotiques, la constitution des maquis, la résistance au STO qui attestent la combativité du peuple français. Il appelle à l’intensification de la lutte armée.

    Lorsque la Rance sera libérée, le CNR se fixe pour mission le rétablissement d’une République démocratique chargée de mettre en œuvre une politique d’indépendance nationale et économique de la Nation afin de rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle. Les traîtres devront être châtiés.

    La parole devra être rendue au peuple français pour assurer la démocratie la plus large, restaurer le suffrage universel, la pleine liberté de pensée, de conscience, d’expression, le respect de la per sonne humaine, l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi à partir d’un ordre social plus juste, basé sur l’appropriation sociale et la solidarité à travers la sécurité sociale, les retraites généralisées ; l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie, le retour à la Nation des grands moyens de production (sources d’énergies EDF-GDF, sous-sol mines, compagnies d’assurances et grandes banques, etc.) ; le droit assuré au travail et au repos, la garantie du pouvoir d’achat national pour un niveau de salaire et de traitement permettant à chaque famille la sécurité, la dignité et une vie pleinement humaine, la possibilité effective pour tous les enfants de bénéficier de l’instruction et d’ac céder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents…

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 t  

    L’Essonne à l’heure du CNR « Notre colère, contre l’injustice »
     
    Le 27 mai dernier, malgré la pluie battante, I’ARAC de l’Essonne a mené diverses initiatives pour commémorer le 65e anniversaire de la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance, sous la présidence de Jean Moulin, le 27 mai 1943, dans Paris occupé par les armées nazies. Commémorations qui, toutes, à Evry, Grigny, Savigny-sur-Orge, Vigneux, Draveil… se terminèrent par l’exigence que le 27 mai (aboutissement de l’Appel du 18 juin 1940) devienne journée nationale officielle de la Résistance.

    Le 27 mai, en préfecture à Evry : à l’initiative de l’ARAC, l’UFAC départementale de l’Essonne célébrait, pour la 1re fois, la date du 27 mai 1943. A 11 h 30, une quinzaine de drapeaux, entourés de près de cent personnes, se sont réunis devant le buste du général de Gaulle, situé à l’entrée de la préfecture et du Conseil général. A 15h30, au siège de l’ARAC Essonne à Savigny-sur-Orge : en accord et avec le soutien de la municipalité, l’ARAC de l’Essonne avait décidé de profiter de ce 27 mai et de l’anniversaire du CNR, pour inaugurer la plaque explicative consacrée au colonel Henri Rol-Tanguy (chef des FFI d’Ile-de-France) sur les murs de son siège départemental.

    A Grigny, de nouveau, avec Jean Moulin et pour débattre du CNR. A 18 heures, l’école Jean Moulin inaugurait un portrait en céramique du président du CNR, apposé sur sa façade. Plus de 300 personnes, dont une centaine d’élèves, ont participé à cette cérémonie présidée par Claude Vasquez, maire de Grigny, avant que la parole ne soit laissée aux jeunes pour une évocation de la vie de Jean Moulin et de ses objectifs. Le tout illustré par le Chant des partisans et La Marseillaise interprétés à pleine voix par les participants rassemblés et enthousiastes.

    Une conférence débat sur le thème « Le CNR, son programme et son actualité » fut présentée par André Filière (président départemental de l’ARAC), sollicité par la municipalité de Grigny. Pendant trois-quarts d’heure, celui-ci évoqua les causes et responsabilités qui amenèrent à la guerre de 1940, la naissance de la Résistance, son développement, sa recherche de l’union et la concrétisation de celle-ci, le 27 mai 1943, lors de la première réunion (clandestine) du CNR dans Paris occupé. André Filière présenta ensuite le programme adopté à l’unanimité par le CNR le 15 mars 1944, sa portée immédiate, sa concrétisation dès la libération malgré une France en ruines.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 u  

    Le 27 mai à Noisy-le-Sec : 65e anniversaire du CNR
     
    C’est par la décision unanime des associations d’anciens combattants de notre union locale que nous avons organisé, sous l’égide de l’UFAC, la commémoration du 65e anniversaire de la première réunion, le 27 mai 1943, du Conseil national de la Résistance. C’était une première à Noisy, près de la stèle à Jean Moulin inaugurée en 2007. Significatif est l’emplacement de cette stèle, rue Jean Moulin près de celle des Martyrs de la Déportation.

    Dans sa courte allocution, le président de l’union locale a d’abord rappelé, à partir du message du général de Gaulle, les buts que devait se fixer le CNR :

  •  parachever l’unification des mouvements de résistance,
  •  assurer l’indépendance de la France à la Libération et éviter la mainmise administrative et militaire des Etats-Unis,
  •  préparer les cadres appelés à gérer les administrations et les territoires au fur et à mesure de leur libération (comités de libération), administrateurs… (Commissaires de la République),
  •  procéder à l’établissement d’un programme destiné à redonner aux Français tous leurs droits anciens et en plus des droits nouveaux (vote des femmes).

    Après avoir souligné que ce pro gramme, appelé programme du CNR, avait contenu en germes les avancées législatives civiles et sociales de l’après 8 mai 1945, l’orateur rappela qu’aujourd’hui « certains politiques et autres nouveaux « maître des Forges » voulaient et agissaient pour « déshériter la France du patrimoine que lui avait laissé le CNR » mais que les droits acquis étaient inaliénables. Enfin, il a souligné que le 27 mai est une date capitale dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, aussi importante que le 18 juin, ce qui justifie la demande des associations de combattants pour que cette journée devienne une journée nationale.

    Après l’audition du Chant des Partisans, le dépôt d’une gerbe par un combattant volontaire de la Résistance et une ancienne déportée et la minute de silence, la Marseillaise termina cette cérémonie à laquelle participèrent sept porte-drapeaux, le conseiller général, le président de l’UDAC 93 et une petite assistance qui avait bravé le mauvais temps.

    Rendez-vous d’ores et déjà pris pour le 27 mai 2009.

    Pierre GILBERT

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 v  

    Nous avons aimé
     
    Du Kominterm à la Résistance
    Octove et Maria Rabaté

    Éditions Le Temps des Cerises -14 euros
    Un ouvrage vient d’être publié sur deux personnages indissociables. Octove et Maria Rabaté, un couple dont la solidité résista aux aventures, aux épreuves et aux déchirements qu’ils ont dû vivre au milieu du XXC siècle et à qui leur foi communiste a permis de garder espoir dans leurs combats et leurs issus. C’est à leur fils Jean Rabaté, qui fut rédacteur en chef du journal de l’Union des jeunesses communistes Avant-garde, puis secrétaire général de l’Humanité, que l’on doit le récit de leur vie de couple et de leur vie de militants. Octove Rabaté, dirigeant communiste français et international, militant syndicaliste, dirigeant du Front populaire en 1936, commandant de la résistance, déporté à Mauthausen, journaliste, directeur de publication de l’Humanité. Maria Rabaté, institutrice, militante syndicaliste et féministe, communiste à Moscou, Résistante, fondatrice de l’Union des femmes française, membre du Comité parisien de libération, vice-présidente du conseil général de la Seine, député de Paris.
    Histoire de la colonisation
    Sébastien Jahan et Alain Ruscio

    Éditions Les Indes Galants -32 euros

    Le colonialisme est toujours présent. Sous d’anciennes formes et aussi de nouvelles. Certains ont même entrepris sa réhabilitation : réactionnaires, nostalgiques du temps de la colonisation, anciens baroudeurs des guerres de décolonisation. Ils effectuent un travail patient et multiforme. La loi du 23 février, dont l’ARAC demande l’abrogation, en porte témoignage. Face à cette offensive, un collectif d’historiens appelle à prendre en considération la réalité des faits et des coûts. Un livre indispensable pour mieux comprendre le colonialisme d’aujourd’hui et les restes d’hier, leurs origines et leurs effets.

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      N° 743-744 - juin-juillet 2008 w  

    La France s’arrime aux Etats-Unis
     
    Le nouveau rôle de l’OTAN : « plus de fortes capacités opérationnelles et de nouvelles relations politiques ». Des mots pour masquer l’objec¬tif de faire de l’OTAN une force d’intervention au service des am¬bitions politiques, économiques, stratégiques et militaires nord-américaines.

    Ce rôle de gendarme du monde, ce redécoupage, les États-Unis veulent le faire assurer par d’autres, veulent engager les pays de l’OTAN dans des conflits lourds aux profits exclusivement nord-américains. Il n’aura pas fallu longtemps au chef de l’Etat pour passer par pertes et profits l’indépendance de la France, héritage du général de Gaulle jamais contesté en France. Dès la conférence de Bucarest, chargée de faire passer l’OTAN d’une stratégie de défense à celle permanente, Nicolas Sarkozy s’est employé à jurer allégeance à l’OTAN.

    Il met fin ainsi abruptement, sans débat avec la représentation nationale et avec le peuple français, à l’indépendance de la France en matière de défense, de vision du monde et marque ainsi un tournant historique néfaste pour le respect des institutions internationales légitimes comme l’ONU.

    En faisant ainsi, il engage la France dans une course nouvelle à l’armement. Ne nous y trompons pas, cette intégration à marche forcée de l’OTAN signifie que la France accepte de facto de servir d’armée godillot du gendarme autoproclamé que sont les USA enlisés dans ses guerres impérialistes à travers le monde chargé de lui assurer des réserves pétrolières dans le monde tout autant que de préserver un espace vital à son industrie lourde. Elle va donc devoir projeter hommes, matériels et investissements sur des conflits qui n’ont ni la légitimité de la raison humaine, ni celle de l’ONU pour la plupart. Cette demande se construit avec la complicité des deux puissances nucléaires européennes, la France et la Grande-Bretagne.

    L’OTAN devient une force destinée à soulager les États-Unis tant financièrement que par la fourniture de chair à canon. En abandonnant l’indépendance géopolitique de la France, Nicolas Sarkozy rend un piètre service aux peuples. Il renforce le camp de plus en plus honni d’un bloc occidental méprisant à l’égard du reste du monde, bafouant les décisions collectives de l’Assemblée générale de l’ONU, et aux avant-postes pour rappeler les règles internationales du droit. De qui se moque-t-on ? Il ne s’agit que de permettre aux grandes puissances, en faisant allégeance aux Etats-Unis, de développer une politique digne d’un nouvel âge du néocolonialisme. De Gaulle, dans son rejet catégorique de voir la France servir des intérêts qui n’étaient ni les siens, ni ceux des peuples, s’était illustré en refusant toute hégémonie politique et militaire de l’OTAN. C’est cette indépendance qui a préservé le monde d’un plus grand chaos encore que celui que nous vivons actuellement dans le monde.

    Un engrenage dangereux pour la France

    Au désordre actuel et combat de la planète, conséquence de la mondialisation capitaliste et des dérèglements d’un système économique et social dans le monde, rien ne serait plus dangereux pour les générations futures que de prétendre le contenir par la force brutale de guerres aux relents impérialistes. Si, comme le disait Paul Vaillant-Couturier, « l’intelligence défend la paix et a horreur de la guerre », alors l’intelligence condamne l’existence même d’une force autoproclamée régente du monde qu’est l’OTAN, comme elle condamne la stratégie du président Sarkozy de mettre fin à la voie originale, libre, respectueuse et universelle de la France dans le monde.

    Patrick STAAT

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  • Articles de cette rubrique
    1. Le Réveil des Combattants N° 735-736 – octobre - novembre 2007
      10 décembre 2007

    2. Le Réveil des Combattants N° 768-769 - janvier-février 2011.
      24 février 2011

    3. Ne pas demeurer l’arme au pied
      14 septembre 2006

    4. Campagne double : Vigilance et urgence
      14 septembre 2006

    5. En suivant la retraite du combattant
      14 septembre 2006

    6. Carte du combattant, proposition de loi 1939-1945
      14 septembre 2006

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      14 septembre 2006

    8. Agent orange, dioxine et leurs conséquences
      14 septembre 2006

    9. Alerte ! Les anciens de l’OAS relèvent la tête
      14 septembre 2006

    10. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’août-septembre 2006.
      14 septembre 2006

    11. ARAC-Cuba solidarité
      15 septembre 2006

    12. Papon : un nouveau scandale
      15 septembre 2006

    13. Veuves d’anciens combattants : Groupe de travail sur leur situation financière
      15 septembre 2006

    14. Cérémonies du souvenir organisées par l ’ARAC
      15 septembre 2006

    15. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’avril-mai 2006.
      20 mai 2006

    16. Trois questions à Claude Delevacq, secrétaire général de L’ARAC
      20 mai 2006

    17. Loi de finances 2006 : Les dispositions définitives.
      21 mai 2006

    18. Yzeure (Allier) : L’agent orange fait toujours des victimes au Vietnam
      21 mai 2006

    19. Yvonne Hagnauer : résistante, pédagogue et Juste parmi les Nations
      21 mai 2006

    20. Le cri des enfants de harkis
      21 mai 2006

    21. Le 19 mars est un combat
      21 mai 2006

    22. Dans l’union, les cinq mutuelles AC en action
      21 mai 2006

    23. Psychotraumatismes de guerre : Un colloque en préparation
      21 mai 2006

    24. Les articles de notre journal : "Réveil des Combattants".
      21 mai 2006

    25. Campagne double : Scandaleuse attitude du ministre des Anciens Combattants.
      5 juillet 2006

    26. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de juin-juillet 2006.
      5 juillet 2006

    27. Colloque sur les psychotraumatismes de guerre
      5 juillet 2006

    28. Services départementaux de l’ONAC : Quel recrutement dans les cinq ans ?
      5 juillet 2006

    29. Croix de guerre Algérie-Tunisie-Maroc - Médaille des évadés
      5 juillet 2006

    30. L’ARAC représentée au CA national de l’ONAC.
      5 juillet 2006

    31. Des anticolonialistes en assemblée générale.
      5 juillet 2006

    32. L’ARAC au Tréport : Succès du rassemblement national.
      5 juillet 2006

    33. Le génocide arménien : Un crime imprescriptible oublié
      6 juillet 2006

    34. Anciens d’Algérie , appel à témoignage
      6 juillet 2006

    35. Guantanamo : A propos des emprisonnés
      6 juillet 2006

    36. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", d’octobre-novembre 2006
      21 novembre 2006

    37. Legs aux associations
      21 novembre 2006

    38. Jeunes porte-drapeaux à l’honneur
      21 novembre 2006

    39. Avec le Comité Vietnam : « Les enfants et le buffle »
      21 novembre 2006

    40. Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
      21 novembre 2006

    41. Cuba élu au Conseil des droits de l’homme à Genève
      21 novembre 2006

    42. Cuba : Solidarité, liberté et justice
      21 novembre 2006

    43. Cuba : Mieux se connaître pour mieux coopérer
      21 novembre 2006

    44. Aide cubaine à la santé et à l’éducation en Bolivie
      21 novembre 2006

    45. Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
      21 novembre 2006

    46. Le 14 Juillet aux Ulis
      21 novembre 2006

    47. Assemblée générale de l’UFAC : Des revendications réaffirmées clairement
      21 novembre 2006

    48. Carnet de santé et aménagements des automobiles
      21 novembre 2006

    49. Les 90es anniversaires du feu d’Henri Barbusse et de l’ONAC sont bien engagés
      21 novembre 2006

    50. Veuves d’anciens combattants : Une allocation pour les plus démunies
      27 janvier 2007

    51. ONAC : Une carte de la France interactive
      27 janvier 2007

    52. Rente mutualiste : Le plafond porté à 1 649 € au 1er-01-2007
      27 janvier 2007

    53. Anciens harkis et supplétifs : Revalorisation de l’allocation de reconnaissance
      27 janvier 2007

    54. La décristallisation : "Une indemnité de rupture"
      27 janvier 2007

    55. Frais des bénévoles et réduction d’impôts
      27 janvier 2007

    56. Cébazat (63) : Exposition cour la mémoire
      27 janvier 2007

    57. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de décembre 2006 - janvier 2007
      27 janvier 2007

    58. Les Ulis (91) : Un débat d’actualité
      27 janvier 2007

    59. Le Réveil des Combattants N° 727-728 – février-mars 2007
      8 avril 2007

    60. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants", de février - mars 2007
      8 avril 2007

    61. Le Réveil des Combattants N° 729-730 – avril-mai 2007
      27 mai 2007

    62. A lire dans notre journal, "Le Réveil des Combattants" d’avril-mai 2007
      27 mai 2007

    63. Le Réveil des Combattants N° 731-732 – juin-juillet 2007
      9 juillet 2007

    64. Le Réveil des Combattants N° 733-734 – août-septembre 2007
      23 septembre 2007

    65. Le Réveil des Combattants N° 737-738 – décembre 2007 - janvier 2008.
      19 janvier 2008

    66. Le Réveil des Combattants N° 739-740 – février - mars 2008
      24 mars 2008

    67. Le Réveil des Combattants N° 741-742 – avril-mai 2008
      5 mai 2008

    68. Le Réveil des Combattants N° 772 - mai 2011.
      14 juin 2011

    69. Le Réveil des Combattants N° 743-744 – juin-juillet 2008
      3 juillet 2008

    70. Le Réveil des Combattants N° 745-746 – août-septembre 2008
      27 septembre 2008

    71. Le Réveil des Combattants N° 747-748 – octobre-novembre 2008
      30 novembre 2008

    72. Le Réveil des Combattants N° 759 – février 2010
      2 mars 2010

    73. Le Réveil des Combattants N° 764 – août-septembre 2010.
      30 septembre 2010

    74. Le Réveil des Combattants N° 766-767 – novembre - décembre 2010.
      31 décembre 2010

    75. Le Réveil des Combattants N° 770-771 - mars-avril 2011.
      12 avril 2011

    76. Le Réveil des Combattants N° 771 - avril 2011.
      18 mai 2011

    77. Le Réveil des Combattants N° 777 - octobre 2011.
      1er janvier 2012

    78. Le Réveil des Combattants N° 776 - septembre 2011.
      1er janvier 2012

    79. Le Réveil des Combattants N° 773 - juin 2011.
      31 décembre 2011

    80. Le Réveil des Combattants N° 774-775 - juillet-août 2011.
      31 décembre 2011

    81. Le Réveil des Combattants N° 778 - novembre 2011.
      1er janvier 2012

    82. Le Réveil des Combattants n°789 de décembre 2012 - janvier 2013.
      23 janvier 2013

    83. 8 mai 2006 : Message de l’UFAC
      20 mai 2006

    84. 8 mars 1962 : Charonne : La mémoire des crimes
      27 janvier 2007

    85. 90e anniversaire de la création de l’ONAC
      5 juillet 2006

    86. 90e anniversaire de l’ARAC : Le combat d’un siècle pour la paix, pour la vie
      27 janvier 2007

    87. 1936 : Solidarité avec l’Espagne républicaine berceau de la Résistance française.
      5 juillet 2006