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Les crédits budgétaires des Anciens Combattants pour 2006
Publié le mardi 28 février 2006, mis à jour le vendredi 3 mars 2006

Au cours de son 52ème Congrès national réuni à Tremblay en France (Seine St Denis - 93) du 26 au 29 octobre 2005, l’Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, Combattants pour l’Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l’Antifascisme, et la Paix (ARAC), a pris connaissance des crédits prévus en 2006 pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre.


  •  NOUS PROTESTONS CONTRE LA DISPARITION D’UN BUDGET AUTONOME DES ACVG dans le cadre de la mise en place de la Loi Organique relative aux lois de Finances (LOLF) qui escamote ainsi l’une des structures fondamentales revendiquées et acceptées par les gouvernements. Elle supprime, en effet, une des conditions de « l’adossement » du budget des ACVG au Ministère de la Défense.


  •  NOUS PROTESTONS CONTRE LE REFUS GOUVERNEMENTAL DE SATISFAIRE LES TROIS REVENDICATIONS PRIORITAIRES exprimées par le Mouvement ACVG et les Mutuelles.
    • ce buget n’a rien pour porter les retraites du Combattant à l’indice 48 au lieu de 33
    • ce buget n’a rien pour pour revaloriser à 130 points le plafond majorable des rentes mutualistes AC
    • ce buget n’a rien pour pour les veuves pensionnées, ni les veuves d’AC.


  •  Nous prenons acte de acte de la mesure d’égalité homme-femme proposée par l’introduction de la notion de « conjoint survivant » dans le code des pensions militaires d’invalidité, et d’un léger relèvement des crédits sociaux de l’ONAC (mesures d’un faible coût : 500.000 euros pour chacune).
  •  NOUS CONSTATONS :
    • que les crédits 2006 sont, selon le Ministre lui-même, en retrait de 1,5 % sur 2005,
    • que ces crédits ne représentent que l’ajustement en année pleine des besoins incompressibles pour financer les droits à réparations acquis les années précédentes (telle l’augmentation du nombre de bénéficiaires de la retraite du Combattant et des rentes mutualistes AC)
    • que l’augmentation des crédits revendiquée par le Ministre n’est que le résultat d’un tour de passe-passe, consistant à y intégrer (pour la première fois) les 207 millions d’euros destinés à l’indemnisation des orphelins de la barbarie nazie figurant auparavant au budget du Premier Ministre.
  •  NOUS PROTESTONS :
    • Contre cette situation et la duplicité d’un gouvernement qui - depuis plusieurs années - proclame « prioritaire »… pour l’année suivante ! des mesures tel que le relèvement de la retraite du Combattant… sans jamais les mettre en œuvre !
    • Contre « Les promesses qui demeurent des promesses deviennent à la longue des mensonges ! »
  •  NOUS APPELONS DONC,

    tous les adhérents de l’ARAC, et au-delà tous les Anciens Combattants et Victimes de Guerre, toutes celles et tous ceux qui - Anciens Combattants ou non combattants - ont à cœur la préservation des valeurs de justice et de droit à réparation,

    • à mettre en œuvre les initiatives les plus larges et les plus vigoureuses de protestation en direction du gouvernement, des Préfets et des Sous-Préfets représentant départementaux du gouvernement.
    • à s’associer aux mouvements de revendications et de protestations de toutes les forces vives du peuple français en lutte contre la casse des acquis nés de la Résistance et du Programme de son Conseil national en matière d’emplois, de santé, de liberté, de retraite dans la dignité, de pouvoir d’achat, de respect du droit à réparation, etc.
    • à solliciter des élus régionaux, départementaux et locaux, aide et appui dans notre action pour le droit à réparation
    • à développer une pression permanente auprès des parlementaires, en les invitant à ne pas être complices des mauvais coup qui nous sont portés, mais au contraire de remplir la mission que leur ont confié leurs électeurs, et de défendre les intérêts de ceux-ci, parmi lesquels les Anciens Combattants et Victimes de Guerre.
    • à réclamer aux Députés et Sénateurs d’amender les crédits prévus pour 2006 en imposant au gouvernement la satisfaction des revendications prioritaires promises et non réalisées ; à défaut d’accord gouvernemental, il leur faut alors le sanctionner en rejetant le budget.

    Nous sommes Anciens Combattants Victimes de Guerre mais aussi Citoyens. Nous sommes donc frappés à ce double titre par la politique gouvernementale.

    La précarité et la misère font de ravages pour nous et nos familles.

    Chacun doit prendre ses responsabilités pour la dignité des hommes et des femmes, et pour le respect des droits à réparation des Anciens Combattants et Victimes de guerre.